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Musique douce
Musique de tension
-Ca rentre, là.
Police !
Musique rap
Sonnerie
Brouhaha
-Bonjour à tous ! -BONJOUR.
-Nous allons voir la colectomie.
Il s'agit de l'ablation du colon.
Un geste fréquent en chirurgie.
La colectomie totale
est l'ablation du colon
ainsi que du caecum et l'appendice.
Musique de tension
On arrête tout.
-QUOI ? -QUOI ?
-On arrête !
Propos mêlés
Et personne
ne bouge pour l'instant.
On reste là le temps que la police arrive.
Musique pesante
-Tu me laisses parler.
-Oui, cheffe. -Ouais...
-Bonjour, Capitaine.
La Division des affaires non élucidées.
-Bonjour. -Bonjour.
-On s'est parlé au téléphone.
-Vous parliez de liens supposés
entre Malherbe
et la maison hantée.
-Les meurtres ont des similitudes... -Avec son mode opératoire.
Un pervers !
Pousser une famille à s'entretuer. -Voilà le dossier.
-On ne veut rien de vous.
Ni de celle de votre père.
-Je comprends pas.
-Malherbe a porté plainte.
-Quoi ?
-Contre vous.
-Vous l'avez menacé
malgré l'interdiction !
S'il te plaît, fous-moi la paix.
Pas de morale. Vibreur
-Capitaine, vous voulez nous aider ?
Tenez-vous éloignée de Malherbe. -Vous 2 !
Soupir
-Fonctionnaires de merde.
-Pardon ?
-Vous avez
entendu.
-Faut toujours que tu fasses tout foirer !
Putain !
-Julia...
Sirène Musique de tension
-A549.
-Morte d'un AVC.
-Apparemment.
Ecrasement du thorax. Coeur et poumons perforés.
Eclatement de l'abdomen.
Une mort violente empêche le don du corps.
Elle ne devrait pas être là.
-Vous avez le vrai nom de... A549 ?
-Oui, sauf que c'est pas elle.
L'A549, c'est un autre macchabée.
On sait pas
comment elle est arrivée ici.
-Ah ouais...
-On sait quoi ? -Rien.
Pas d'objet, pas d'habit.
On a rien qui l'identifie.
Elle devrait pas être là.
-J'ai vu des brûlures et des lacérations
comme si on l'avait trainée.
Vu la violence du 1er choc, elle était déjà morte.
-Pourquoi y a pas de sang ?
-Les corps sont
préparés avant.
-Ca doit être un festival
d'empreintes.
Mel ? -Oui.
-Personne sort d'ici avant qu'on ait les empreintes.
-OK.
On va avoir besoin de prendre
toutes vos empreintes, un par un.
Personne ne bouge ! Personne ne bouge !
Vous vous rasseyez.
-J'ai pas compris.
-J'ai sorti le corps de ce tiroir-là.
Tout était normal.
Le sac était fermé. Y avait une étiquette.
Un dossier.
Quelqu'un l'a déplacé ici.
Et lui a pris ses papiers.
Ce corps, je le connais.
Quand un corps a été utilisé,
on le met toujours à gauche
et on y touche plus.
-S'il devait être brûlé, pourquoi le ressortir ?
-Des gens qui donnent leur corps, c'est rare.
Alors on les rentabilise.
Ce matin, c'était
bien pour une colectomie.
-Si vous l'aviez pas ressorti, il serait parti au crématorium ?
-Voilà, c'est ça.
-On l'a mis là pour ça.
-Sans preuve, pas de crime...
-Celui qui a fait ça connaît l'organisation de la fac.
Qui a accès
à la morgue ?
-Bah moi, mon collègue... les profs... les étudiants...
-Eux aussi ?
-Tout le monde.
-En vrai, c'est interdit,
mais les clés circulent.
Surtout lors des fêtes.
-Ah... et c'était quand, la dernière fête ?
-Jeudi soir, corpo.
-C'est quoi ?
-Le bureau des élèves. J'imagine que c'était arrosé...
-Ah bah ça, ils boivent.
Non, mais ils se lancent des défis façon bizutage.
Ils viennent voir mes cadavres. Mes chariots avaient bougé.
-Il y avait qui dans ce tiroir avant la soirée ?
-Elle.
La vraie A549.
Je le sais.
Je l'y ai mise.
Le cadavre de l'amphi, je l'avais jamais vu.
Musique de tension
-Y a pas de caméra.
C'est la seule porte qui donne sur la rue.
Tu viens ? -J'en peux plus.
-Qu'est-ce qu'il y a ? -Je veux savoir.
Je veux savoir, c'est ma fille.
Je veux connaître son nom, voir à qui elle ressemble !
-J'ai accouché sous X. Tu comprends ?
On a aucun droit sur elle.
-T'as renoncé, donc je dois renoncer ?
Musique pesante
-J'ai déposé une lettre quelques jours avant ses 18 ans
avec mon nom, etc., elle m'a pas contactée.
-Tu l'as abandonnée, pas moi !
Tu peux pas m'en vouloir de vouloir la connaître.
-Elle a une famille ! Je peux pas effacer le passé.
-"Effacer le passé ?" Les traces...
"Effacer le passé..." "Traces."
-Quoi ?
-Y avait pas de traces...
-C'est-à-dire ?
Musique de tension
-Vous aviez jamais vu le corps ? -Jamais.
-Vous l'avez pas préparé... -Non.
-Vous l'avez pas nettoyé ? -Non, personne.
-Y avait pas de sang. Pourquoi ?
Musique douce
-Elle a pris un coup derrière.
Y a du sang séché.
Propos indistincts
...Soupir
-C'est la corpo ?
-Quasiment.
On a les noms des 3 absents. -Chut !
Silence !
Votre attention.
On commence ?
Vous vous demandez ce qu'il se passe.
Pourquoi ce corps...
Et pourquoi tous ces flics.
Petit rappel des faits...
Vous pouvez intervenir.
Les étudiants sont soumis à une forte pression.
Vous êtes en permanence jugés, notés, évalués...
Les stages, les examens, les internats...
Donc lors des dîners de corpo,
on se lâche.
On décompresse.
C'est normal.
On vous juge pas. On sait.
On a été étudiants, et de notre temps...
Oh bah si... On était pas dans le...
Dans le peloton de tête ni les derniers.
Bref, on boit beaucoup...
Plus que d'habitude, en tout cas.
Plus que de raison. On repousse les limites.
On les repousse encore et encore.
Et trop loin.
Comme jeudi.
Musique rythmée Cris festifs
Certains d'entre vous ont eu la brillante idée
de sortir bien chargés,
de prendre une voiture et en avant les conneries.
L'excitation, l'alcool, on maîtrise rien.
Choc
-Putain, c'est quoi ?
-Je sais pas.
Musique de tension
-On a pas vu la dame.
Elle a été trainée.
D'où son état.
C'est pas joli.
Alors,
quand ils ont compris...
ça dessoûle, mais ils paniquent pas.
Ils ont une solution.
-On fait quoi ?
-T'inquiète, je sais.
Viens m'aider.
-Ils ont les clés de la morgue.
Comme la plupart de vous.
Et ils savent où mettre
le corps pour que dès lundi, crématorium.
Remarquez, j'avoue, c'est pas con.
Pas de corps, pas de preuve, pas de crime.
Ils prient pour que ça passe.
Sauf que ça passe pas.
Néanmoins, on a 2 bonnes nouvelles.
La 1re, c'est que...
cette pauvre femme, elle était déjà morte.
Donc pas de sang.
Et la 2e bonne nouvelle :
en Droit français,
faute avouée, moitié pardonnée.
Je vais vous donner un bon conseil.
Parlez. Parlez maintenant.
Aidez-nous à comprendre. Vous taisez pas.
Vous aurez moins de soucis. On comprendra...
Y a des caméras dans la rue, dans la fac...
Même des discrètes...
On va prendre tout ça, l'éplucher, l'analyser...
Et on trouvera.
La balle est dans votre camp.
Musique douce
Musique pesante
-Ils auraient eu l'accident ici. Ils avaient bu et l'ont pas vue.
Ou elle était par terre,
ou le coupable a jeté le corps.
Ils ont déshabillé le corps et jeté les habits là.
Ils sont entrés par là.
Ils risquent quoi ?
-C'est 2 ans minimum. Mais ils devraient rester libres.
Mais la fac, c'est fini.
-J'ai vérifié, il y a aucune disparition qui correspond.
Le seul indice, c'est les vêtements.
Un uniforme plutôt standard, hôtel, hôpital...
Truc de nettoyage... La liste est longue.
-Ca vient pas de la fac.
-Je suis persuadée d'avoir vu ce genre d'uniforme.
-A la maternité ? -Bah oui, je suis con.
-Une maternité...
y en a une juste ici.
-Ouais.
Propos indistincts
-Bonjour. -Bonjour.
Pleurs de bébés
-Bonjour.
-Bonjour.
-Vous êtes ?
-La directrice.
-Vous avez eu une photo ?
-Bien sûr, oui.
Elle travaillait ici
depuis 3 mois.
Eva Verborin.
J'ai son dossier.
Vous me suivez ?
Tout est là. -Merci.
-Elle est arrivée
de Béziers il y a 3 mois.
J'ai tiqué sur son CV, vu son Bac +5.
C'est pas fréquent pour être à l'accueil.
J'ai rassemblé ses affaires.
-Merci.
-Vous l'avez vue quand ?
-Mercredi soir.
-C'est pas jeudi ?
-Non, c'est
son jour de repos.
-On a le nom...
Eva Verborin.
Et son adresse : 51 avenue S. Bolivar à Paris.
T'envoies une équipe ? -Je préviens le proc.
-OK, à tout à l'heure.
-Et ça, c'est quoi ?
-Ca, peut-être. Mais je suis pas sûre.
-C'est-à-dire ?
-Elle avait des soucis.
Des soucis avec un homme.
-Un homme listé ?
-C'est possible. Il est venu ici plusieurs fois.
-Vous pourriez le décrire ?
-Il portait une casquette bleue. Mais j'ai jamais vu son visage.
-Et ces noms, c'est qui ?
-Ceux qui ont pris son fils.
-Attends, quoi ?
-Comment ça ?
-Après le dernier passage de l'homme,
Eva pleurait.
Je lui ai demandé qui c'était.
Elle a pas voulu me dire.
Elle m'a juste dit qu'elle avait un fils né ici.
Elle voulait le revoir.
-J'ai trouvé ! Eva Verborin !
Accouchement le 22 juin 2014. Le père est pas inscrit.
-Mais y a le prénom de l'enfant.
-Et alors quoi ?
-Comme elle cherche son fils, peut-être qu'il a été adopté.
-Ca change rien. Il peut avoir été adopté après.
Et il a atterri dans une famille.
-Et ils peuvent
changer le prénom.
-Y a pas d'Alexis.
-On convoque les familles pour leur demander.
-C'est parti.
-Si votre fille veut vous contacter, vous le saurez.
-Elle veut pas savoir qui je suis ?
-Elle vient d'avoir 18 ans.
Et ce cap de la majorité, c'est surtout légal.
Pour certains, le besoin de connaître leurs origines
peut arriver bien plus tard.
Tout au long de leur vie.
Par exemple, quand ils deviennent parent...
-Ou jamais.
Musique pesante
-En accouchant, vous avez fait un cadeau
à votre fille en acceptant la rencontre.
Si ce jour arrive, vous serez là.
-Vous avez un fils de 10 ans.
-Oui, Marcel.
-Je dois être direct, désolé. A-t-il été adopté ?
-Mais pas du tout...
-18 heures de travail, 4,2 kg, je suis sa mère.
-Il a 10 ans, c'est un pré-ado.
A la maison, c'est pas facile.
Il vous a dit ça ?
-Je résume les dires de Madame. -Je...
-Me coupez pas ! OK ? Vous êtes divorcés...
Je vais vous poser les questions juste après.
Ca va aller ? Merci.
-Oui, d'accord, il a pas été adopté.
Je vous envoie une photo. C'est sur votre portable.
-Donc...
il n'est pas adopté.
-Non.
-Vous avez jamais vu cette femme.
-Je confirme. -Merci.
A vous !
-Vous la reconnaissez ?
Musique sombre
-Vous la connaissez ?
Prenez votre temps.
-Oui, aux Buttes Chaumont.
Je t'ai dit...
-Elle était au parc.
Des enfants jouent.
Musique pesante
-Elle a touché aux cheveux de mon fils.
-Je me souviens...
qu'elle lui a touché le crâne.
Il m'a dit qu'elle lui avait enlevé quelque chose.
-Bonjour.
Tu t'appelles Tom ?
-Oui. -Eva.
Je te cherchais.
-Vous faites quoi ?
Elle était bizarre. -Exact...
-Ces personnes
qui essaient d'être gentils, mais malaisants.
-Vous êtes sûr ?
Et dans un jardin public ?
-Elle a abordé votre fils,
l'a agressé...
lui a tiré les cheveux ?
-Bonjour.
Moi, c'est Eva.
-Et vous avez prévenu le gardien. -Exact.
-Relisez et signez en bas.
-Allô ?
Appuyez... Est-ce que vous m'entendez ?
-Voilà, tenez.
Musique pesante
Merci.
-Merci.
Sonnerie
-Désolée, je dois répondre. Ouais ?
-Capitaine Scola, je vous dérange ?
-Non, je vous écoute.
-On voudrait le dossier.
*La maison hantée...
*-Ca vous intéresse ?
-Le lien évoqué entre votre coupable,
B. Leconte et Malherbe,
*ça se confirme : ils étaient proches en prison.
-J'envoie ça.
-Merci.
-Attends.
Tiens.
C'est la copie de la lettre pour Emma.
Je sais pas si elle l'a lue.
Emma,
dans quelques jours, tu auras 18 ans...
l'âge que j'avais ce 26 mars 99 lorsque tu es née.
Si tu lis ces mots, c'est que tu as ouvert la lettre
pour connaître tes origines.
J'essaie de t'imaginer.
Tu es une adulte aujourd'hui.
Alors j'imagine tes yeux, tes mains,
tenant cette feuille...
C'est difficile de trouver les mots.
Pardonne-moi, ils risquent d'être maladroits.
J'espère qu'ils iront jusqu'à toi.
Sache que tu es le fruit d'un amour fou.
Cet amour est né dans l'enfance et a grandi.
Il a envahi tout mon être pendant des années.
Et ce beau garçon qui était mon socle, mon âme soeur,
m'a brutalement quittée
sans que je ne puisse expliquer pourquoi.
Mon monde s'est effondré et j'ai découvert ta présence,
son enfant.
Toi.
J'imagine combien il est difficile de comprendre
et encore plus de pardonner.
Mais je te promets qu'à l'instant où j'ai fait mon choix,
seul ton bonheur m'importait.
J'ai dû renoncer à toi
pour t'offrir ce que je ne pouvais t'apporter.
Ce bouleversement dans ma vie, aussi miraculeux soit-il,
avec ce que j'avais vécu, me paraissait insurmontable.
Ma vie était détruite, je n'existais plus.
Je ne pouvais pas t'accueillir.
Je t'imagine donc et je t'espère heureuse,
libre, forte...
-Eva Verborin avait le même mode opératoire.
Elle suit les familles.
Elle aborde l'enfant,
lui arrache des cheveux.
-Pour l'ADN...
-Ouais, voilà...
-Elle cherchait...
-D'après les parents, aucun
n'a été adopté.
-Ils ont pu mentir.
-J'ai lancé une recherche d'état civil.
C'est long pour les mineurs.
-Avec son identité,
c'est pas plus clair...
-On est mauvais...
-Parle pour toi. Je suis au top.
-Mais je rêve...
-Il est où, Novak ?
Mel rit.
-Sérieusement, il est où ?
-Je sais pas, Julia. -Certains travaillent.
Comme nous...
-Demande le dossier.
-D'accord. A tout à l'heure. -Bonjour.
-Bonjour. -Commissaire Lisica.
DPJ de Paris.
Vous avez reçu
une réquisition pour accéder aux archives.
Je viens, car ça tarde.
-Ah, d'accord. C'était à quel nom ?
-Verborin.
-Je m'en rappelle, j'ai déjà répondu. A une dame, je crois.
Une lieutenant. -Vous êtes sûre ?
-Oui, j'ai le mail.
-Je peux voir ?
-Oui. -Ah oui, effectivement, E. Verborin.
Accouchée sous X. Je le savais.
Si je me déplace en personne,
c'est que j'ai l'impression que ça a été traité rapidement.
Je comprends... Vous protégez les enfants.
Quand un lourdaud de flic débarque...
-Vous n'êtes pas lourd...
-C'est gentil.
N'empêche qu'il y avait une autre demande...
-Ah bon ? Sûr ?
-Oui, j'ai signé la réquisition.
-Ah, à quel nom ?
-Scola... S, C, O. Julia.
Accouchée sous X en...
-C'est pas possible, on donne pas ces informations.
-Oh, écoutez...
Vous êtes sûre ? -Bah oui...
-Excusez-moi. Pardon.
Ouais, j'écoute.
-Le mec à la casquette bleue, à la maternité, est revenu.
-Envoyez une équipe.
-C'est fait. T'es où ?
-J'arrive.
-Attends, Novak...
On se projette trop.
-Je sais pas, je sais pas.
-Une femme qui meurt
*sous les coups d'un mec, c'est plus fréquent, non ?
*Même s'il a vu l'aide sociale à l'enfance...
-Elle ne donne pas ces infos.
-Allô ? Bips
-Voilà mon souci.
Mon équipe va interpeller un dangereux suspect
meurtrier.
Y a que vous qui puissiez m'aider.
Il va nous échapper. -Non, faut pas.
Musique douce
Bon bah, ça reste entre nous.
-Capitaine Scola.
Merci. Antoine Douarnez ?
-Eva vous a appelés ? Elle va mal.
-Vous êtes qui ?
-Son ex.
6 ans ensemble. Son fils est mort, elle va mal.
-Attendez, Alexis, son fils, est mort ?
-Oui !
Il s'est passé un truc ?
-Je suis désolée. -Quoi ?
Vous allez me dire !
-Scola, à Caen, mars 1999.
Bah voilà, j'ai qu'un résultat, une fille.
-Je peux regarder ? -Oui.
-Emma Elion, 25 ans, serveuse.
Merci beaucoup.
-De rien. -Très beau chemisier.
C'est de la soie ? -Euh, oui.
-Magnifique.
-Bah merci...
A bientôt.
-Pourquoi pas...
-Oh, la vache...
-Salut, Didier. -BONJOUR, COMMISSAIRE.
-Ils sont beaux.
-Bonjour. Commissaire Lisica. -Bonjour.
Comme je disais, c'est Alexis.
-Ah... -Il était beau.
C'était pas mon fils, mais c'était tout comme.
On était une famille.
Il avait une forme grave de myopathie.
Elle s'est déclarée à ses 3 ans.
-Vous étiez ensemble ?
-Il se fatiguait de plus en plus.
Il tombait beaucoup. Ses muscles étaient faibles.
Les médecins ont fait des tests et ont découvert...
Eva était courageuse. Le petit aussi.
Sa vie ne tournait plus qu'autour de lui.
-Et, pardon, mais le... Le père biologique ?
-Je sais pas qui c'est.
Il l'a pas reconnu. Eva en parlait pas.
-Il est mort quand ?
-Y a 2 ans.
Eva s'est effondrée, ça a été un enfer.
J'ai essayé de l'aider. J'y arrivais pas. Je suis parti.
-Pourquoi être revenu ?
-Elle m'a appelé.
J'avais plus de nouvelles depuis 1 an.
Elle m'a demandé
de venir, c'était important.
-Elle a dit pourquoi ?
-Non, elle a refusé. Elle a juré que c'était sérieux.
J'étais tellement sûr d'elle, j'ai payé... 5 000 euros.
Et j'ai plus eu de nouvelles. Je me suis inquiété.
Je suis venu.
-Elle a payé des tests ADN.
-Des tests ADN ? -Ouais.
-Genre test de paternité ? Elle cherchait son père ?
-Non, son fils.
-Mais il est mort ! Dans nos bras.
J'aurais dû rester avec elle.
Elle serait encore vivante.
-Elle a pas eu d'autres enfants ?
Musique douce
-C'est une maladie génétique. Ca veut dire quoi ?
Eva était malade ?
Ca venait du père ? -Non.
La forme d'Alexis se transmet par la mère.
Une femme peut être porteuse sans être malade.
-Y avait aucun cas dans la famille ?
-Non, aucun.
-Aucun ? -Aucun.
Musique pesante
-On va vous laisser. Merci.
Julia...
t'as une autre explication ?
-C'était pas son fils. Y a eu un échange à la maternité.
-C'est bon, je les ai. -T'as les 7 ?
-Ouais, ils sont nés le 21, 22, 23 juin.
Là, j'ai Marcel Meunier, 21 juin 2014 à 23h12.
-Tom Larnois, 23 juin.
-Vincent Couturier, 22 juin.
-Eva avait découvert l'échange. -Elle en est morte.
-Mais pourquoi y a eu échange ?
-Parce que Alexis est mort d'une myopathie
transmise par la mère et les parents savaient.
-Ils l'ont abandonné
pour en voler un ?
Quel genre de parents fait ça ?
-On juge pas, ici.
On cherche le tueur.
Musique sombre
-C'est lequel, son fils ?
Musique de tension
-Alors...
voilà les 2 bières, hop.
-Thank you. -Avec plaisir.
Musique douce
Vibreur ...
Musique pesante
-Vous êtes avec Novak ?
-Non. -Putain...
Non, mais...
C'est pour le boulot. On a une intervention.
Tu pourrais me prêter ton équipe ? -Quand ?
-Bah là, dans 2 heures.
-Non.
J'ai une intervention prévue. -Je sais.
Novak a appelé le procureur. Tu dois trancher.
-Lisica, c'est mon patron, il a qu'à me donner l'ordre.
-Tu le connais. -Oui.
Et toi ?
Mmh ?
C'est pour ça qu'il me demande rien.
Toujours un sourire par devant et il passe derrière.
-Ca va...
-"Ca va..." Ouais.
Quand je t'ai rencontrée...
t'étais détruite et je devais rien demander.
Quand il est revenu, t'as vrillé, et je devais rien demander.
Quand t'es partie, pareil.
Parce que tu veux pas te poser de questions.
T'as peur des réponses. Et tu me fais pas confiance.
-C'est vrai que j'ai peur. Des réponses font peur.
Mais c'est faux, j'ai confiance en toi.
T'es le seul en qui j'ai confiance. Raph...
Ca a rien à voir avec nous, Novak, le boulot.
On est pas assez nombreux, tu peux m'aider ?
-OK.
Dans 2 heures.
-Merci.
-Ils ont le dossier, on fait quoi ? -Tu déconnes ?
T'as rien écouté ?
On fait rien. Ils font.
-Je connais Malherbe mieux que personne.
-Je sais, ça fait 10 fois que tu le dis.
Tu fais rien, tu restes tranquille. Tu restes loin de lui.
-Parlons de flic à flic.
-Ah oui ?
D'égal à égal ? -Oui.
-T'as jamais voulu que je sois flic.
T'as tout fait pour me décourager.
-Je voulais te protéger. Ce métier n'est pas qu'un métier.
Ca me bouffe. Ca te bouffera aussi.
-Toi, tu peux t'arrêter.
-Tu sais comment il fait...
Si j'arrête, il s'en prendra à toi, à cause de moi.
J'aurais dû arrêter quand tu étais petite.
Etre là, près de toi. Je sais combien tu m'en veux.
On peut pas réparer le passé.
Toi et moi, c'est foutu.
Mais je peux encore te protéger.
S'il te plaît.
Musique douce
-C'est jamais foutu.
-J'ai peur que tu me pardonnes pas, pour Novak.
Pour tout ce que j'ai mal fait, ou pas fait.
-Tu m'as demandé pardon ? Tu m'as demandé ?
Une fois ?
-Pardon, ma chérie.
Pardon.
Musique rythmée
-Eh, Raph, vous faites quoi, là ?
-C'est annulé. -Mais non...
-A l'envers, toujours à l'envers. Et tu cours.
Musique pesante
-T'as annulé les interventions ? -Oui, sauf Meunier.
-Ca va pas ? Pourquoi ? -Ca va très bien.
C'est les Meunier qu'on cherche. -Tu m'expliques ?
-Tu te rappelles notre deal, non ? On se fait confiance.
-Novak ? -Quoi ?
Viens, je t'expliquerai.
-Ouvrez, Mme Meunier.
Y a quelqu'un ?
-Y a personne, ici.
-Comment t'as su ?
-Son bracelet... dont j'ai reconnu le logo : France Don.
Je te parie qu'elle a le gène. Fais venir la scientifique.
Je vais appeler le procureur.
Musique douce
-Novak, attends.
Tu la cherches ?
-De quoi tu parles ? -Arrête.
Tu disparais, tu me raccroches au nez...
Tu la cherches.
-Bah non, j'ai une vie. Ca tourne pas autour de toi.
Excuse-moi. Non. Ecoute.
Tu as raison, elle a une famille.
J'ai un fils. Chacun sa vie.
-T'es sûr ?
-Et toi ?
T'as jamais cherché à en savoir plus ?
-Non.
Pardon, cette affaire me... -T'inquiète, ça va.
-Je voudrais qu'on se fasse confiance.
Pour elle. -Pour elle.
-Deal ? -Deal.
-Ah, putain, fais chier !
-Désolé, l'avis de recherche a rien donné.
-Merde... -C'est toujours comme ça.
Plus le temps passe et moins on trouve.
Ca coûte une blinde. -C'est pas des pros.
Ils vont réapparaître, faire une erreur.
Elle soupire.
Le téléphone sonne.
Ouais ? *-Bonjour. Mme Meunier.
J'ai besoin d'aide. -Vous êtes où ?
-Dans la cour de l'immeuble.
*Un Monsieur m'a prêté son portable. Mon mari est fou.
Il me fait peur. A Marcel aussi. -Marcel est avec vous ?
-Oui. *-Votre mari est où ?
-Il est sorti, et on s'est échappés.
-Bougez pas, on arrive.
Musique de tension
Elle est là.
-Ca va aller, mon chéri.
-Ca va ? -Oui.
-Il est revenu ? -Non.
-Il est comment ?
-Un sweat bleu à capuche.
Un jeans. -Il est armé ?
-Non, je crois pas.
Cette Eva lui a fait quelque chose ?
-Venez avec moi.
On peut se parler ? -Oui.
Je reviens, mon chéri. -Je m'en occupe.
Allez viens, mon bonhomme.
Je m'appelle Capitaine Bénard.
On va parler et tu retrouveras ta mère.
-Il va se passer quoi ? -Venez, je vous explique.
-Tu t'installes et on vient te chercher après.
Tu restes avec Benoît.
Benoît, vous pouvez y aller ?
Musique de tension
-C'est lui, vous l'attrapez avant qu'il rentre.
*-OK, il arrive. Il arrive.
-Bien reçu, je me positionne.
-Police ! Arrête-toi ! Arrête-toi !
-Putain.
-Mon mari a tout fait.
-Police, arrête-toi !
-Vous saviez ?
Vous saviez que Marcel était pas votre fils ?
-Arrête-toi !
-Baissez vos armes. Baissez vos armes.
M. Meunier...
On va tous se calmer.
-Ma femme sait rien. Le petit non plus.
J'ai agi seul pour l'échange, le meurtre...
Quand Eva a voulu reprendre son fils, j'ai pété les plombs.
Calmez-vous... -Ne me touchez pas.
Je veux mon fils. -Y a une erreur.
-Y en a pas !
J'ai les tests ADN ! Vous me l'avez volé !
C'est mon fils, je vais le reprendre.
Musique sombre
-M. Meunier, écoutez, on peut comprendre.
Vous allez nous expliquer, on va écouter.
Mais pas ici, OK ?
-Faut que je saute.
-Et ton fils ? T'as pensé à ton fils ?
Il voudrait ça ? -Quand il saura....
Cri de rage
-Ecoute-moi, quand il saura...
il voudra te parler, tu vois.
Il voudra connaître la vérité.
-J'aurais jamais la force.
-Mais tu l'as, la force.
C'est ça
que tu lui apprendras.
Avoir la force d'affronter la réalité.
Assumer ses actes et ses conséquences.
Tu diras que tout le monde peut merder.
La différence, c'est d'assumer ou pas, à la fin.
Si tu le fais pas, il le paiera jusqu'à sa mort.
Il portera ça sur ses épaules jusqu'à sa mort !
Voilà le cadeau que tu laisseras.
Saute pas.
Saute pas.
Fais-le au moins pour lui. -Dites-lui que je l'aime.
-Fais pas ça ! Merde !
Merde ! Putain !
Musique sombre
-La pauvre... -Comment tu t'en remets ?
On va prendre sa version et l'orienter pour que ça aille.
Musique douce
-Bonjour.
-Bonjour.
-Vous voulez vous installer ?
-Euh, oui.
-Vous avez ici ou au comptoir.
-Je sais pas.
-Comptoir, ça fera moins de boulot.
-D'accord.
Rires éloignés
Brouhaha
-Je suis désolée, pardon.
-Y a pas de quoi, Emma...
-Oui...
Musique de tension
-Tu ressembles tellement à ta mère.
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
Musique douce
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