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-Je vous ai dit, c'est au manoir des Tourelles.
Ils sont morts. Il faut y aller.
-J'ai bien compris. On prend contact avec la gendarmerie.
Mais la personne qui vous a prévenue, c'est qui ?
-Je la connais pas.
-Je les ai eus,
ils étaient pas trop chauds,
mais j'ai insisté.
-Elle est en danger. La mère.
Musique angoissante
-Je vois
un arbre
centenaire.
Des chasseurs.
-Des chasseurs.
-Bon.
Pour résumer,
on vous a prévenue des meurtres, sans savoir
qui est ce "on".
-C'est Mélissa.
-Ah.
-Une petite fille.
-Et euh... on peut la voir ?
-Compliqué.
-Oui, j'ai cru comprendre. Et lui parler ?
-Compliqué. -Pourquoi c'est compliqué ?
-Elle est morte.
Là-bas, il y a longtemps.
Son âme est restée.
Et là, ça recommence.
-Je vais appeler la gendarmerie, m'excuser,
vous la raccompagnez. -Vous parlez avec les morts ?
-Oui. Et j'entends les secrets qui hurlent.
-S'il vous plaît.
-La gendarmerie a rappelé.
La maison, ils ont trouvé 3 corps dedans.
Musique angoissante
Générique
Musique inquiétante
-Y a quelqu'un ?
-Le gendarme m'a dit
que le corps du père était toujours dans la bibliothèque, ici.
-Comment t'as eu un plan ?
-Dans le dossier d'une vieille affaire.
Y a déjà eu des meurtres ici. -Ah ouais ?
-9 en tout. A chaque fois pour des histoires de famille.
-On est sur un cimetière indien ?
-Pas tout à fait, mais presque.
Un cimetière catholique de 1919.
Le 1er propriétaire y faisait du spiritisme.
Il a été retrouvé égorgé, 1re victime.
Fracas
L'horloge sonne.
-T'as entendu ? C'était quoi ?
-Je sais pas. Il y a toujours des bestioles
dans ces baraques.
-Capitaine Scola ? -Oui.
-Brigadier Diop. On s'est déjà parlé.
-Bonjour. -Mon chef m'a
chargé du dossier. Il aime pas qu'on lui impose de travailler
avec vous. La cosaisine
à la demande du commissaire Lisica.
-Comme l'affaire vient de chez nous, oui.
-C'est pas habituel.
Suivez-moi.
Comment il a convaincu le procureur ?
Il est magicien ?
-Dans le genre.
Waouh... -Romain Lequennec,
le père.
Les 2 autres sont ses enfants.
Tués d'une balle dans le coeur hier vers 22h.
Musique inquiétante
-Il a été déplacé, le corps, non ?
-Les 2 enfants aussi dans leurs lits.
-Une mise en scène ?
-Mmh.
-Soirée normale dans une famille normale.
C'est la mère ?
-Emilie
Lequennec, on la recherche.
L'arme était là avec ce pilulier et ce portefeuille.
Il est à Emilie Lequennec, la mère.
-Il faut un permis
pour une telle arme numérotée.
Je vais faire vérifier sa provenance.
-Et pour Emilie Lequennec,
une piste ? -Des traces dehors.
Une trace partait de la maison, sans être suivie.
Musique angoissante
-Allez, Mme Gauthier. -Sabine.
-Mme Gauthier, comment vous avez su ?
Je veux dire...
Qui vous a prévenue ?
-Mélissa.
-J'ai 3 morts,
ne mentez pas. -12.
12 morts. Avec les 9 autres.
Musique angoissante
Je vois comment
vous êtes.
Vous avez une pensée rationnelle.
Tu-tu-tu-tu.
-Il y a 3 meurtres, si vous m'expliquez pas,
je vais forcément penser à une complicité.
-Complicité
de meurtre ?
Pourquoi j'aurais fait ça ? -Je sais pas,
vous avez fait des... Comment vous dites ?
Nettoyages énergétiques. Dans cette maison.
A la demande d'Emilie Lequennec.
Son mari a déposé une main
courante
pour abus de faiblesse.
Et pour être sûr, il a
aussi posté des commentaires
virulents à votre égard
sur les réseaux sociaux.
Comment vous saviez, s'il vous plaît, Sabine ?
Sabine, qui a fait ça ?
-C'est cette maison.
Le 1er propriétaire a invoqué les morts.
Et après,
ils sont plus repartis. -Bah non.
-Je vois... un arbre centenaire.
-C'est quoi, ça ?
-Le mirador des chasseurs.
-Aux chasseurs ?
-Je vois... des chasseurs.
-Emilie !
Voix étouffée Emilie ! Vous m'entendez ?
Emilie ?
Ca va ?
Appelez les secours.
Emilie, regardez-moi.
Emilie.
-Vous êtes en colère, mais pas
contre moi. C'est à cause de votre enfant.
Musique intrigante
Votre mère.
Elle sait.
Parlez-lui.
Sonnette
-Ca va, mon chéri ?
Qu'est-ce qui se passe ?
-Tu savais que Julia était
enceinte. -Sophia m'a appelée.
Tu es allé à Notre-Dame-du-Hamel ?
-C'est toi qui l'as envoyée là-bas.
Tu savais qu'elle abandonnerait le bébé. Tu m'as rien dit.
Et pire, tu l'as aidée à se cacher.
-Je voulais vous protéger. C'était mon tour de te protéger.
-De qui ? De quoi ?
Hein ?
Je me suis jamais pardonné d'abandonner Julia.
Ca fait 20 ans ! Tu sais que ça aurait pu tout changer ?
-Qu'est-ce que j'aurais dû faire ?
-Réfléchir avant de décider à ma place !
-C'est toi qui as quitté Julia et elle a gardé le secret.
-Je l'aurais quittée si t'avais pas tué mon père ?
Musique dramatique
-J'ai 2 mauvaises
nouvelles, laquelle d'abord ? -La moins mauvaise.
-Emilie Lequennec est en état de choc.
Elle est sous sédatif.
On pourra pas l'interroger pour l'instant.
-Il y a un médecin ici ? -Mmh mmh.
-Il s'occupe des Lequennec ? -Mmh mmh.
-Faites-le venir. Si elle voit un visage connu,
ça peut l'aider. C'est quoi l'autre ?
-Des traces de poudre sur ses mains.
Et sur l'arme, ses empreintes.
-Elle aurait tué sa famille ?
Pourquoi ?
-Elle était un peu fragile. Elle nous a appelés.
Elle entendait des voix, ça la terrorisait.
-Ces voix disaient quoi ?
-Je sais pas, c'était confus, ses propos étaient pas clairs.
-Bon. On l'interrogera demain. D'accord ?
Merci.
-Brigadier.
Musique inquiétante
Musique pesante
Sonnerie de téléphone
-Allô ?
-T'as planté la DiANE ?
-Hein ?
-Les affaires non élucidées, ça fait 2 fois, Papa !
-Oh merde, j'ai oublié.
-Ah oui ! Ca fait 20 ans que tu penses qu'à Malherbe,
me dis pas
que t'as oublié. C'est quand ça t'arrange.
Bon.
*T'as rappelé le neurologue ?
-Je te dis que ça va très bien.
-Rappelle l'inspecteur Marchetti.
C'est important. Papa, s'il te plaît.
Allez, à plus tard.
Musique intrigante
Il grogne.
-C'est dur de voir ses parents vieillir.
En plus quelqu'un comme ton père...
T'inquiète pas, ça va aller.
-Disons qu'elle est coupable,
qu'elle a agi dans un moment de démence, ça colle
avec la violence et son état.
-Mais pas avec
la froideur de la mise en scène.
-Non, ça colle pas. On a une idée de la provenance de l'arme ?
-Volée en Allemagne, revendue au marché noir,
intraçable. -Il faut juste
comprendre comment on peut passer d'un état à l'autre.
-Oui. Bon.
Mel, je te dépose ?
-Ouais. -A demain.
-A demain.
-A demain.
Musique mélancolique
-J'ai vu ma mère.
Elle m'a tout raconté.
-J'aurais tellement aimé savoir, Julia.
Je suis en colère, Julia.
Contre moi aussi.
-On était tous paumés.
On a fait comme on a pu. C'est
la faute de personne.
Comment t'as su pour ta mère ?
-Une intuition.
On va interroger la mère de famille. Viens, je t'emmène.
Ca nous fera du bien, une balade.
Musique intrigante
-Vous arrivez de Paris ?
-Oui.
-200 bornes en moto, ça doit être vivifiant.
-C'est le mot que je cherchais.
-Ca conserve, tu me remercieras. -Le commissaire Lisica.
-Enchanté, commissaire. -Enchanté.
Musique rythmée
-Ca lui arrive parfois de dire où elle va ?
-Si c'était que ça.
-Qu'est-ce que tu fous là ? -C'est Malherbe.
Le coupable. -T'as rien trouvé de mieux ?
-Je m'inquiète pour toi. -Ah ouais.
-Malherbe est libéré,
regarde. Une famille entière est assassinée.
-Mais regarde, c'est mon père.
-C'est lui le fossoyeur des familles ? Il fait pas peur.
-Il a tué un paquet de gens et sans mon père,
il aurait continué. Il l'a pas lâché.
Et la DiANE, ils en pensent quoi ?
Tu les as rappelés ? -J'ai pas de temps à perdre.
Avec des amateurs. -Ah ouais ? Moi non plus,
j'ai pas de temps à perdre avec toi.
Si t'as des éléments nouveaux, tu les appelles, eux.
-Mme Lequennec
est sous psychotropes. Et ça fait plusieurs années.
-Ses troubles sont antérieurs
à son arrivée ici ? -Oui.
Elle est bipolaire. D'où d'ailleurs l'achat de cette maison.
Son mari voulait pour sa femme un cadre apaisant.
-Pour lui, c'est un cadre apaisant.
-Sa maladie aurait pu provoquer des troubles,
des bouffées délirantes, des envies de tuer ?
-Pas si son traitement la stabilisait, et c'était le cas.
-Elle a pu l'arrêter ? -M. Lequennec
passait à la pharmacie chaque mois.
Il remplissait son pilulier, il la surveillait.
-Bonjour, Emilie. Vous vous souvenez de moi ?
Je vous ai retrouvée.
Vous pourriez
me raconter ?
-J'étais dans la maison.
Je suis descendue
dans le salon et... Et j'ai vu
mon mari, je croyais
qu'il lisait, mais... en fait, il était mort.
Musique de tension
Après, je suis montée à l'étage
et j'ai vu les enfants.
-Ca va aller, Emilie.
Et ce qui s'est passé
juste avant ?
-Je dormais et...
Et un coup de feu m'a réveillée.
Coup de feu suivi d'un cri de femme
-La marque sur votre poignet,
vous vous êtes disputés ?
-Vous êtes en sécurité, parlez-nous.
-Romain, mon mari, moi, je voulais qu'on déménage
et lui disait que cette maison était une chance et...
Et... Et cette voix...
Cette voix, j'ai entendu cette voix
et je voulais partir, mais...
Il m'a empêchée,
il m'a arrêtée, alors il m'a donné un somnifère et après...
Et après, j'ai dormi.
-Vous pouvez décrire
la voix ? -C'est une petite fille qui chante.
-Maman est morte
Papa est mort
Tout le monde est mort
-Et il y a une femme qui dit des choses.
Elle dit que c'est ma faute, que tout ce que je touche,
je le détruis et c'est toujours là, tout le temps.
Tout le temps la même chanson. Tout le temps. Tout le temps.
-Cette arme,
vous la reconnaissez ?
-Elle est dans ma table de nuit.
-Vous aviez si peur ?
-Bah oui, j'avais peur, mais...
Mais...
Cette arme les a tués,
c'est ça ? C'est ma faute ? C'est
ma faute !
-Vous n'y êtes pour rien. Préparez
un sédatif. Laissez-nous. -C'est la faute de la maison !
J'aurais dû partir... -Vous inquiétez pas.
-J'aurais dû partir.
-Calmez-vous. Calme.
-Sabrina, je vous présente
le commissaire Lisica et le capitaine Scola.
De la brigade criminelle de Paris. -Je sais.
Tout le monde en parle depuis ce matin.
Pas étonnant que ça ait eu lieu cette nuit-là.
-Pourquoi ? -La météo,
personne dehors.
Pour un sale coup,
c'était parfait.
Mais j'étais avec mon mec devant un film.
-Vous les connaissiez ?
-Ils sont là depuis un an, mais... ils se mélangeaient pas.
Pour Paris,
on est des ploucs.
C'est pas pour vous.
-Ils se sont fait aucun ami ?
Pas d'activité ? Ils invitaient personne ?
-Non, enfin si, Baptiste,
mon mec, il est artisan, il leur a fait des travaux. Baptiste ?
Viens voir.
On parle des Lequennec.
-Quand ils sont arrivés au village,
les 6 premiers mois, j'étais beaucoup chez eux.
Et depuis, plus rien.
-Ils étaient comment ? -Pas très heureux.
-C'est-à-dire ?
Cette maison devait être une 2e chance.
Musique de tension
Ca s'est transformé en cauchemar.
Il écoutait pas sa femme.
Pour elle, c'était
une prison.
-Pourquoi une 2e chance ?
-Ca allait pas fort dans leur couple,
à cause de sa maladie.
C'était un nouveau départ.
Emilie est arrivée avec les enfants, le temps des travaux.
Lui, je...
Il est resté à Paris pour son ancien boulot.
Elle était pas
au courant du passé de la maison
et quand elle l'a appris, ça l'a fait flipper.
-Maman est morte
Papa est mort -Son mari lui a pas dit ?
-C'était une bonne affaire.
A cause de tous ces morts.
Le prix était bas. Elle était terrifiée,
lui voulait rentabiliser.
-Emilie prenait un traitement ?
-J'ai vu un pilulier chez elle.
-Elle a déjà pété un plomb ?
-Oui, enfin contre son mari.
Enfin, des engueulades de couple, quoi.
Très normales.
Qui s'engueule pas ?
Non ? -Non.
Musique douce
-Bonjour. -Bonjour.
-Les scellés.
-OK.
Ca, c'est
son traitement ? -Clozapine.
-Clozapine, attends, je connais. Ca me dit quelque chose.
C'est ça, je défendais
un client psychotique qui en prenait.
Quand t'arrêtes, tu deviens dingue.
-Ah ouais ? -Elle aurait
arrêté et donc elle aurait tué ?
-On a vérifié, son mari renouvelait le traitement
chaque mois. -Le mari aurait pu tuer
ses enfants et se suicider ? -Non, le suicide
a été écarté à l'autopsie.
-On peut vérifier ?
-Oui. Pas de souci. Je vais chercher le rapport.
-Merci, c'est gentil.
-Attends, c'est des scellés.
-Arrête, on dirait mon ex.
-Tu vas faire quoi, là ? -Chut, chut...
Regarde l'écriture.
C'est plus aligné. -Tu crois
qu'on les a ouvertes ? -J'en suis sûr. On va faire pareil.
-Non. On va faire analyser par le labo. S'il te plaît.
-C'est bon.
-Sérieux. -Tu t'inquiètes.
-Non. -J'adore.
-Ca va ?
-C'est pas de la clozapine. Le client que je défendais a été
arrêté après avoir pété les plombs, agressions violentes.
Il a arrêté son traitement, il supportait plus le goût amer.
-Ah. -Et ça, c'est du sucre pour moi.
-Tu crois qu'elle a décompensé à cause du sucre ?
-Mmh. Et qui s'en occupait ?
-Son mari.
-Exactement.
Une porte grince.
-Super.
Musique intrigante
Musique à suspense
-Quelle surprise
de tomber l'un sur l'autre.
Etretat, ça fait une trotte,
non ? En même temps,
le parc vaut le détour.
-Ouais. Les petits oiseaux,
les arbres, les chiens errants.
-Je sais que vous me suivez.
-Je t'ai foutu en taule une fois,
tu vas bientôt y retourner.
-Ah ? Pourquoi ? Qu'est-ce que je dois craindre ?
Que vous me preniez une empreinte
pour la mettre sur une scène de crime ?
Non, vous l'avez déjà fait.
-On doit se salir les mains parfois.
T'aurais jamais dû
sortir. -Et grâce à qui ?
Grâce à votre fille. -Malherbe,
tu vois ça ?
C'est toi. C'est toi, cette histoire de crime,
là. -Vous n'avez pas le droit
de m'approcher.
Je peux porter plainte si je veux.
-Tu vas prendre perpète.
Tu vas...
Moi...
Tu...
T'aurais jamais dû sortir.
-Mais vous déraillez ?
C'est dommage.
Musique de tension
-Allô ?
Le bureau des affaires non élucidées.
Je peux être auditionné dans l'affaire Malherbe ?
Oui.
D'accord.
Après-demain, 9h, OK.
-Déjà qu'elle entendait des voix,
si on a remplacé son traitement par du sucre, tu m'étonnes !
-Mmh. -De là à tuer ta famille ?
-Si elle a tué, c'est le mari qui est responsable.
Il savait qu'elle avait une arme et il gérait son traitement.
-Pourquoi il aurait voulu la rendre folle ?
-Elle entendait des voix dans la maison.
Toujours les mêmes. -L'endroit est sinistre.
Fragile, tu peux tout croire. -Ca, elle est fragile.
C'est quoi, ces voix ?
Une petite fille, une chanson,
"tu détruis tout".
C'est bizarre. -Attends...
Elle entendait vraiment des voix ?
-Non, je sais pas. Il s'est passé plein de trucs.
Des meurtres, des suicides.
L'explication est peut-être là-bas.
-Excusez-moi. Il va être 23h,
si vous voulez une dernière tournée, c'est maintenant.
-Non. -23h, oh là là...
-Quoi ? -Je dois aller chercher Côme.
-On fait aussi hôtel. C'est pas le grand luxe, mais ça dépanne.
Le tonnerre gronde.
Et vu ce qu'il va tomber...
-On reste ici ? On a rendez-vous à 8h à la gendarmerie.
Donc autant rester, non ?
-Vous avez le Wi-Fi ? -Bien sûr.
Bon, OK.
*-Il était là avec un grand drap blanc et ses yeux noirs,
comme dans les films d'horreur.
-Ta mère te laisse en regarder ?
*C'est normal de faire des cauchemars,
même les grands en font.
-Tu y crois, toi, aux fantômes ?
-Ah ça...
-Eh, t'as de l'eau ?
-Normalement oui.
*-Papa, tu m'écoutes ou quoi ?
-Oui, oui, je suis tout ouïe. Oui, je t'écoute.
-Oui, je comprends mieux, l'enquête. Urgence pro.
-Attends, Laure, c'est pas du tout ce que tu crois.
Absolument pas. Vraiment, tu veux... *-Papa !
-Côme, tu devrais être au lit, va au lit.
-On se voit demain, non ?
-Oui, normalement, oui.
-Y a pas de normalement, tu le gardes, c'est pas négociable.
-Je vais faire ce que je peux.
-Bon, tu fais un bisou à papa ?
-Bisou, papa.
-Bisou, mon ange, bisou.
-T'as une tête de fantôme.
-Je te remercie.
-T'es sûr que ça va ? -Ouais,
ça va, ça va, c'est juste...
C'est juste cette enquête... Bips
-Merci. Je t'ai laissé un peu d'eau chaude, mais pas
de gel douche. -J'ai vu où était
le local technique, je vais crocheter la serrure.
-Bon bah, bonne nuit.
-Bonne nuit.
-Merci.
Black Red Gold, "Endless Hours"
Elle frappe.
-Tu dors pas ?
-Je pensais... La dépression de la mère,
La mort du père, des enfants,
ça fait beaucoup de similitudes
avec les anciens propriétaires.
J'ai envie d'y aller.
-Pourquoi tu veux y retourner ? -Je sais pas, enfin...
OK, elle est dépressive, elle a des hallus, bon,
mais elle entend des voix, une chanson,
la chanson de la petite, c'est hyper précis.
Peut-être qu'elle entend vraiment des voix.
Quoi ? -Ce serait quoi, des fantômes ?
-Je sais pas, je...
Tu dors pas, je dors pas, on y va ?
-En pleine nuit dans une maison hantée ?
-T'as peur ? -Bien sûr !
-Mais je vais te protéger. -J'arrive.
-Grouille.
-2 minutes.
La moto ronronne.
Musique intrigante
-Si on se fait gauler, je dis que c'est toi.
T'as pas de plan de carrière,
toi.
Attends, il faut que je me situe.
Alors...
Ca, c'est la porte d'entrée.
Donc là, on est dans le salon.
Musique inquiétante
Fracas
Mais attends, attends.
Y a un truc que je comprends pas.
Regarde. Si on arrive du salon...
et qu'on arrive dans cette pièce...
normalement, ici, il y a une porte.
T'as un jour, toi aussi ? -Ouais.
-On essaie.
Prête ?
Grincement
*Rire féminin machiavélique
*-Allez, vas-y, ma chérie.
Tu détruis tout. Tu détruis tout.
*Rire masculin machiavélique
-Les voilà, tes voix.
Musique pesante
*-Vas-y, ma chérie,
ça enregistre. Qu'est-ce que tu vas nous chanter ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu enregistres sur la cassette
de ta soeur ! J'en peux plus de toi !
Tout ce que tu touches, tu le détruis.
C'est à cause de toi qu'elle est morte.
Tu détruis tout.
*-Maman est morte
Papa est mort
Tout le monde est mort Dans la maison
Mmh-mmh mmh-mmh mmh
Mmh-mmh mmh-mmh mmh -Elle était pas folle.
Elle était poussée à bout.
-Par quelqu'un qui connaît la maison.
Musique de tension
-La voilà justement.
-Vous vouliez me voir ? -Où est Baptiste Leconte ?
Ton petit copain.
-Il est pas rentré.
-Sabrina, son téléphone est éteint,
vous auriez pas une idée ?
-Non, je sais pas.
-Il a de la famille ?
-Je crois pas, non.
-Le soir du drame, Baptiste
était bien avec vous ?
-Ouais, on a regardé un film.
-Il est resté toute la nuit ?
-Euh, ouais, je crois. -Réfléchis
bien.
-Mmh...
-Sabrina, il faut dire la vérité.
-J'ai pris un somnifère, je sais pas.
-Vous l'avez pris ou il vous l'a donné ?
-C'est lui qui me l'a donné.
Pourquoi ? -Son véhicule a été retrouvé
près de la maison. Il a dû l'y laisser hier.
Son portable est tracé, on saura où il est.
-Il se cache, on dirait un aveu.
Pourquoi il les aurait tous tués et la mise en scène ?
*Tonalité appel vidéo
-Bonjour, Sabine.
*-Commissaire. Je savais que vous me recontacteriez.
Normal.
Pardon, on a été coupés.
Sabine, j'ai une demande particulière,
Dans l'affaire, on cherche quelqu'un,
on se demandait si...
Si vous pouviez le localiser.
-Il est vivant ?
-On espère.
-Alors, non, moi, je fais que les morts, désolée.
-Oui. -Sabine, bonjour.
Je peux vous faire écouter ça ? -Oui.
*-Maman est morte
Papa est mort
-Mélissa.
La petite qui m'a prévenue.
-Et elle vous a prévenue...
Elle a dit qui et pourquoi ?
-Non.
Mélissa Langueuil ?
Morte en 98 à 5 ans ? -Oui.
Elle s'est brisé la nuque dans l'escalier.
Elle était seule avec son frère, Eliott.
Ses parents s'en sont jamais remis,
la mère accusait son fils d'être responsable de sa mort,
le père était dépassé.
Un soir, la mère a disjoncté et l'a abattu.
Et elle a retourné l'arme contre elle.
Mélissa avait peur pour son frère.
Il est revenu dans la maison.
-Son frère,
Eliott Langueuil ?
-Il est revenu quand ? -L'an
dernier.
-OK, merci, Sabine.
-Tu crois aux forces
de l'au-delà ?
-Je veux pas savoir comment elle sait.
-OK.
D'accord.
Sonnerie de téléphone
-Oui, Novak ? *-T'es au bureau ?
Je vais te donner un nom, regarde ce que tu trouves.
*-Vas-y. -Eliott Langueuil,
L, A, N, G, U, E, U, I, L.
-Né le 6 août 88.
-Je l'ai. Il a été témoin
dans une affaire de meurtre et de suicide.
Attends, il a changé de nom. Il s'appelle Baptiste Leconte.
-Merci, Mel.
-Merci.
-25 ans après la mort de sa soeur,
il retourne dans la maison, il y découvre une famille heureuse.
-Il leur fait subir ce qu'il a subi.
-C'est son obsession.
-Attends...
Il a pas pris sa bagnole,
il est encore dans le coin.
-Il se cache pas.
Il se cache pas, il nous attend.
Musique de tension
-Baisse ton arme !
Il est pas armé.
Avec ce fusil, ma mère a tué mon père.
Dans la pièce derrière. Avant de se donner la mort. Là.
Il m'a juste fallu
une lettre au procureur et j'ai pu
le récupérer.
C'est tout ce que j'ai d'eux.
-Et la cassette.
-Et la cassette.
*-Allez, vas-y,
ma chérie, ça enregistre.
Qu'est-ce que tu nous chantes ?
-Pourquoi les Lequennec ? Ils avaient l'air heureux.
-Heureux ? Personne n'a jamais été
heureux ici.
Non, personne.
Je leur ai dit de partir. Ils ont voulu rester. Ils ont choisi.
-Ils méritaient ça ?
-Oui.
Emilie est folle. Je l'ai juste poussée un peu.
-Qu'est-ce que tu fais ?
Tu enregistres sur la cassette de ta soeur ?
Ne touche pas à ses affaires.
J'en peux plus de toi.
Tout ce que tu touches, tu le détruis.
C'est à cause de toi qu'elle est morte.
-Maman est morte
Papa est mort
Tout le monde est mort Dans la maison
-Son mari la manipulait.
Regardez autour de vous, écoutez.
Baptiste chantonne.
Si on veut vivre,
on vient pas dans cette baraque sordide.
Il les a condamnés.
Et Emilie, bah avec moi, elle souriait.
-Ah oui, elle souriait ?
Ca veut dire quoi ?
T'as eu une histoire avec Emilie ?
-Je la rendais
heureuse. Elle trompait son mari avec moi,
on était bien, elle et moi.
-Ca a pas duré, elle t'a quitté.
Musique de tension
-On aurait pu avoir une autre vie.
-Joue pas avec ça. -Non !
-Elle a foiré. -Non !
-La famille, c'est une hypocrisie.
Vous direz pas le contraire ?
Musique pesante
-Elle va rester à l'hôpital sous surveillance.
Musique douce
-Je suis désolée, on peut pas remonter le temps.
-Non, mais je sais bien ça.
On peut le rattraper ?
Tu sais ce qu'il est devenu ?
-Je sais pas.
-Arrête, Julia, me dis pas que tu l'as pas cherché.
-Elle a une vie, une famille. Je respecte ça.
-Donc déjà, c'est une fille.
-Ca sert à quoi tout ça ?
Pourquoi elle voudrait
connaître ses parents ?
Baptiste a raison, c'est une hypocrisie.
-Une hypocrisie, la famille.
J'ai entendu ça quand mon père enquêtait sur Malherbe.
*-Après 12 ans,
le présumé tueur Malherbe est sorti de prison
pour vice de procédure. Le capitaine Scola a été reconnu
coupable d'avoir apporté des empreintes
sur des scènes de crime.
-Attends, c'est...
Musique de tension
Sonnerie de téléphone -Oui ?
-Tu peux vérifier si Baptiste Leconte a fait de la prison
et croisé Malherbe ?
-Alors...
T'es là ?
Oui, Malherbe et Baptiste se sont croisés.
Ils étaient à Fresnes en même temps.
-OK, merci.
-Quand il m'a dit ça, il m'a envoyé un message.
C'est les mots de Malherbe.
-Ah, la famille...
Quelle hypocrisie !
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
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