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Musique intrigante
Il toque. -Police ! Ouvrez.
-Capitaine ! Capitaine ! C'est positif, on a la came.
-On l'embarque. Vous prenez l'ordi, lĂ .
Vous avez checké là -haut ? -Négatif.
-Ouais, Julia ? On va avoir besoin de toi ici.
Générique
Discussion lointaine
Musique intrigante
-Simone Ménard, 65 ans, jeune retraitée sans histoires...
Et dealeuse de drogue.
-Morte y a moins de 12 heures.
ArrĂȘt cardiaque traumatique, vu les blessures.
Battue Ă mort.
-Vu la quantité de matos retrouvée, elle devait brasser du fric.
Suffit qu'elle ait pas remboursé. -Ca colle pas.
La mise en scÚne, à genoux, comme ça...
C'est spécifique pour des dealers. -Ou des dealers fans de Moyen Age.
Ils ont utilisé une discipline.
-Une discipline ? -Un fouet Ă noeuds.
-Le FidĂšle Berger...
-Vous faites quoi ? Attendez 2 secondes !
-Touchez pas ! -Qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est aussi dans votre intĂ©rĂȘt que la scientifique
vienne relever les empreintes. -Vous communiquez pas les infos !
-Plaignez-vous au labo ! -Ah ouais ?
-C'est quoi, ce mec qui fume ? -Le corps est à l'étage.
-T'as entendu ? -Protocole, 9 lettres, 4 syllabes.
-T'as joué avec ma grand-mÚre à Des chiffres et des lettres ?
-Elle est oĂč, ta grand-mĂšre ? -Dans ton cul !
Cris
-Eh ! Eh !
Touchez Ă rien. C'est clair ? On attend le "go" de la Crim'.
Protocole : 3 syllabes. Julia. -Ils sont chauds chez toi.
-L'ordi de la victime, je peux avancer dessus ?
J'ai besoin de creuser ses liens avec le réseau.
-OK. En bonne intelligence.
-La fille de la victime est Ă la DPJ.
On y va. -Novak, il est oĂč ?
-Y a pas de Novak. Ca fait des heures qu'il est injoignable.
Musique mélancolique
-Julia, que s'est-il passé ?
Que s'est-il passé que je puisse pas entendre ?
-C'est un cauchemar.
Je vais me réveiller.
Elle sanglote.
Je lui avais dit d'installer un systĂšme d'alarme.
-On a retrouvé de la drogue
chez votre mĂšre. -Elle avait arrĂȘtĂ©.
Ca a pas de sens. -Vous savez si elle dealait ?
-Dealait ? Non.
Elle a eu des soucis
d'addiction il y a longtemps, mais c'était il y a longtemps.
C'est un cauchemar. C'est un cauchemar !
C'est un cauchemar. -Astrid.
On va trouver celui qui a fait ça. Je vous le promets. D'accord ?
Ca va aller.
-Venez avec moi.
Sanglots
-Notre victime est celle du milieu ?
Reste Ă savoir qui sont les femmes autour.
-Tu peux rechercher ?
-Ouais.
-Novak, du nouveau ?
-Je l'ai appelé 2 fois, rien. -Quel relou !
-Elle est belle, hein ?
-Que faisait-elle ici ? Elle travaillait ?
-Oui, quelques mois.
-C'était quand, vous vous rappelez ?
-Non, ça remonte, je saurais pas vous le dire.
-Ah ouais.
-Pourquoi ? Vous la connaissez ? -Oui, Julia, c'est une amie.
-Ah... -Vous n'avez pas gardé des photos ?
-Non. -Elle serait ravie de les revoir.
-Non, j'ai que celle-là . -Je vous laisse mon numéro.
Je suis M. Lisica.
Musique douce
Hennissement
Si vous retrouvez quelque chose. Au revoir.
-Au revoir.
-AllĂŽ, Anna ? C'est moi.
Je viens de recevoir la visite de ton fils.
-Des femmes Ă retraite insuffisante
passent sous les radars.
Simone Ménard, elle a commencé à bosser à 16 ans comme serveuse.
Elle a travaillé au black, sa retraite atteignait pas le SMIC.
-Comment elles entrent en contact
avec les boss ? -Elles se refilent la came,
y a peu de contact
avec le boss.
Surtout avec les drogues de synthĂšse.
-J'ai pas le souvenir qu'on parlait boulot comme ça quand on était
ensemble. -Si.
-Ca nous arrivait ? -Ca te manque ?
-C'est pas de la coke ? -Nope.
-C'est quoi ?
-Cathinone de synthĂšse.
-Ca s'achĂšte sur Internet, non ? -Non.
LĂ , on a affaire
à une bande organisée. -Et qu'est-ce que tu vas faire ?
-J'ai besoin d'une indic'.
-Un tonton-mamie dealeuse ? -Postule
aux Stups, on cherche du monde.
-Je t'ai cherchée partout.
On a le résultat de l'autopsie.
-On me cherche partout, moi ?
Bonjour, déjà . -Je vous rejoins, ça me concerne.
-Ouais.
Le pensionnat
du FidĂšle Berger a fait scandale Ă cause de mauvais traitements
sur des filles à problÚmes placées là -bas.
-On croirait que t'es là depuis le début.
-Une association d'ex-victimes s'est créée récemment,
un confrÚre m'en a parlé. -Mauvais traitements,
filles à problÚmes, ça fait penser à une punition à l'ancienne.
Toi, oĂč t'Ă©tais ? -Mon fils Ă©tait malade.
-Ca t'empĂȘche de rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone ?
-On y va ?
-Cathinone de synthĂšse,
de la méphédrone et du tramadol.
Un sacré cocktail de substances.
-Donc elle consommait ? -Ca arrive
qu'elles touchent.
-Depuis quand ?
-Depuis longtemps.
Une consommation de plusieurs années.
-La consommation pousse au deal,
non ? -C'est pas exclu.
-Y a un détail, là .
J'ai fait des prélÚvements
sur les lacérations, mais c'est pas exploitable.
C'est tout pour moi.
-La dealeuse est une ancienne
du pensionnat. -OĂč elle aurait subi
des maltraitances physiques. -Ca rejoint ta théorie :
la punition.
Peut-ĂȘtre que le coupable est dans son entourage de l'Ă©poque.
-On va aller au pensionnat. Il est toujours en activité ?
-C'est plus qu'un couvent, mais les archives du pensionnat
sont toujours sur place. -Julia ? T'es pas d'accord ?
-Si. C'est juste que j'ai pas l'habitude, mais...
-Pas l'habitude de quoi ? -Que tu ailles dans mon sens.
-Quand c'est bien, faut le dire.
Chant religieux
-Depuis la parution de l'article, les langues se sont déliées,
y a eu des nouvelles plaintes pour maltraitance.
-C'est les archives du pensionnat ? -Les dossiers des anciennes.
-Je dois les réquisitionner.
-Votre enquĂȘte,
c'est Ă la suite des plaintes ?
C'est ça ?
-Et vous ĂȘtes ? -Pardon.
Laura Lemonnier, ancienne du pensionnat.
Je suis bénévole pour trier
les archives, j'étais bibliothécaire,
je suis pas dépaysée.
-Vous m'excusez ?
Musique intrigante
Raph, c'est moi.
Dis-moi, j'ai besoin que tu me confirmes un truc.
-Excusez-la, elle a...
parfois ce qu'on pourrait qualifier de fulgurance.
*-Laura Lemonnier, elle fait pas partie du réseau ?
-Oui, Laura Lemonnier fait partie du réseau.
Attends, t'as une autre ancienne du pensionnat qui deale ?
-Y a un lien entre la drogue et le pensionnat.
Avec ce lien, on trouve le tueur de Simone.
Ouais. On se tient au courant.
-OK.
-On n'a pas fini de bosser avec les Stups.
-CÎme, sérieux, manteau, chaussures,
on va ĂȘtre en retard. Coups de klaxon
T'es dĂ©jĂ prĂȘt ? C'est super.
-On s'active, chaussures, manteau.
-Le petit déjeuner ?
-Check.
-Les dents ?
-Check.
-Bon, ben Ă©coute... On va ĂȘtre en avance.
Il se passe quoi ?
-Rien.
-Il se passe un truc.
Si, je te connais comme si je t'avais fait.
Depuis quand tu veux aller à l'école ?
Attention, je passe mes journées
à tirer les vers du nez des gros méchants et des bandits,
c'est pas une petite boulette comme toi
qui va me la faire Ă l'envers. Qu'est-ce qui se passe ?
Y a quelqu'un qui t'embĂȘte Ă l'Ă©cole ?
-C'est une fille.
-Une fille t'embĂȘte ?
-Non, t'es bĂȘte.
-Ben oui !
Je suis bĂȘte. C'est une qui te plaĂźt ?
C'est ça ? Comment elle s'appelle ?
Tu veux pas me dire.
Par superstition, je comprends.
Elle sait qu'elle te plaĂźt ? Tu lui as dit ?
-Je sais pas trop comment faire.
-Personne sait comment faire, mais je peux te donner 2 conseils.
2 vrais conseils.
1er conseil : le regard.
TrĂšs important, quand elle te parle,
tu la regardes dans les yeux, toujours, c'est important.
2e conseil : l'humour.
-T'as pas un vrai conseil ? -C'est pas des vrais conseils ?
Ah bon ? Je croyais.
Alors, attends...
Ah... te rendre indispensable.
Si elle est nulle en maths, tu l'aides en maths.
-Elle est super forte en maths. -OK.
Ou français, peu importe.
Par exemple,
je sais pas... elle a mal au dos...
tu portes son cartable.
Si elle se dispute
avec une copine, tu l'écoutes, tu deviens une oreille, tu vois ?
Ca, c'est magique.
-C'est comme un sortilĂšge, t'es un sorcier.
Je dois contrĂŽler ses actions
pour qu'elle ne puisse pas résister.
-Oui... Et non, en mĂȘme temps.
Attends, CĂŽme... CĂŽme... Parce que...
C'est pas forcément une vraie formule magique.
-L'info clé,
c'est que la victime et Laura Lemonnier,
qui fait partie du rĂ©seau, viennent du mĂȘme pensionnat.
-C'est lié à la came. Le pensionnat, c'est secondaire.
-C'est une vengeance
liée au pensionnat, pensez aux coups de fouet.
-Le récent scandale
a dû réveiller des choses.
-Fouillez portables, mails...
-Il faut demander
aux cowboys des Stups. -Simone refilait la came
Ă Laura.
Maintenant,
sa copine est morte, faut mettre la pression Ă Laura.
Cet aprem, je fais un flag.
Tout est prĂȘt.
-OK, mais je viens avec toi.
-Un flag sur une livraison de stups, c'est pas la priorité.
-C'est pour faire chier Raph ?
-Va pas dans ce sens
maintenant.
Je sais différencier
pro et perso. -Oui.
Contrairement Ă certains. Tu vois ce que je veux dire.
Le meurtre, c'est la priorité.
Rien d'autre ?
MĂȘme pas sur le tĂ©lĂ©phone et l'ordinateur
que t'as confiés aux Stups ?
-La 3e sur la photo,
c'est Marie-Christine Bess.
Pas dans le réseau.
Rien Ă voir
avec la drogue.
-On va vérifier son dossier dans les archives.
-On est dessus.
On toque. -J'ai rendez-vous.
Je suis pas parfaitement Ă l'aise avec le fait
que les Stups scannent les données.
On risque
de passer à cÎté, et ce flag,
j'en ai pas été informé. -Je dérange ?
Je repasse ? -On n'aurait jamais fait le lien
entre elles sans eux.
Si on la convoque,
c'est pas pareil, je veux voir ce qu'elle a dans le ventre.
-T'avais déjà pris
ta décision, quoi.
-OK. Pour ĂȘtre sĂ»re de comprendre, les Stups ne vous ont pas informĂ©
de leur intention de faire un flag sur une scĂšne de crime
et vous réglez ça
avec le capitaine Scola ? -C'est sous contrĂŽle.
-Vous avez un problĂšme de communication
avec vos équipes ? -Non.
-Mel, son bébé, c'est pour quand ? -Fin janvier, je crois.
-Attends.
Julia, je respecte ton choix. Je voudrais comprendre pourquoi.
-Il faut une raison pour pas vouloir d'enfant ?
-Je te connais.
Elle rit.
C'est Ă Novak qu'on doit ce sourire ?
Comment t'as fait
pour le convaincre ? -Il est pas borné,
il a entendu mes arguments et puis... C'est Novak, quoi.
-C'est mignon.
-Quoi ?
-T'as encore des sentiments ? -Non.
Enfin, je...
J'en sais rien, en fait.
-C'est dur de pas savoir.
-Je veux pas te mentir.
-Tu te mens Ă toi-mĂȘme, Julia.
Je suis pas une machine. -Moi non plus.
C'est difficile d'ĂȘtre lĂ avec toi.
-On se concentre sur l'enquĂȘte. C'est mieux.
-Ouais.
Sonnette
-C'est pour quoi ? -Me Lesica.
Je viens au sujet de l'association des anciens du FidĂšle Berger.
J'aide mon confrÚre à réunir les plaintes.
-Non, je veux pas porter plainte. -Excusez-moi. On peut...
On peut discuter quelques minutes ?
-Entrez.
-C'est vous qui dessinez ?
-Oui, j'étais prof d'arts plastiques.
-Dites-moi...
C'est vous avec Laura et Simone.
-Vous sortez ça d'oĂč ?
-Les archives du pensionnat.
Ecoutez, Simone est morte récemment.
Je suis désolé.
A ce que je sais,
elle a été tuée.
Bris de verre
Attendez. Ca va ?
-Pardon... Ca va. Excusez-moi.
Je suis tellement maladroite.
Je casse tout, vous savez.
Puis je me cogne aussi tout le temps.
Vous voyez, ça ? Ca date d'avant-hier.
J'ai passé la nuit aux urgences. -Ca nous arrive à tous.
-Non, pas Ă tous.
D'aprÚs les médecins, je suis mal latéralisée,
comme ils disent.
-Latéralisée ? -Ils disent aussi
que c'est... Ă cause des coups.
-Les coups ? -Au pensionnat.
Vous ĂȘtes lĂ pour ça, non ?
Vous savez, quand...
Quand on me frappait, moi, je...
J'observais la scĂšne de loin.
J'étais plus du tout dans mon corps.
Cris
Musique pesante
Bon... Je vais arranger ça.
-Ca vous dérange si je jette un oeil sur votre travail ?
-Au contraire.
Déclencheur
Simone filait un mauvais coton.
-Vous ĂȘtes restĂ©es proches aprĂšs le pensionnat ?
-Oui, mais on s'est fùchées depuis peu.
Elle me proposait de la drogue. Je touche pas à ça.
-Avec tout ça, vous avez jamais eu envie de porter plainte ?
-Pour quoi faire ? C'est du passé.
-Je vous dérange pas plus. Merci.
Au revoir. -Et mes toiles ?
Comment vous les trouvez ? -Ah, les toiles ? Oui... Bien.
En mĂȘme temps, faut le voir chez soi.
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde.
J'adore. L'aigle est mon animal totem.
-Impossible. -C'est vrai.
AprĂšs...
Je sais pas si c'est vrai. C'est un chaman qui me l'a dit.
-Ah ! Un chaman ! -Un chaman.
Qui se drogue, donc... Je vais y aller. Au revoir.
-Au revoir.
-C'est Lemonnier ?
SirĂšnes de police
Cris indistincts
-Contre le mur. C'est la police.
Pleurs -Laissez-la !
Non ! Laissez-la !
C'est ma petite-fille !
Pleurs
-Ca va aller.
-C'est positif. On a trouvé la came dans le landau.
-Ca fait peur, mais ça va aller.
Chut... Pleurs
Musique mélancolique
Pleurs d'un nouveau-né
-Allez-y, prenez-la.
N'ayez pas peur. Allez-y. Ca va bien se passer.
-C'est une fille ?
Pleurs
-VoilĂ , c'est super.
Gazouillis
-Reprenez-la, s'il vous plaĂźt, pardon.
-Julia, que s'est-il passé ?
Qu'est-ce qu'il s'est passé
que je puisse pas entendre ?
Echo Que tu puisses pas me dire ?
-Je veux pas le garder.
-Le bébé sera confié à la DDASS pour une éventuelle adoption.
Vous avez 2 mois pour revenir sur votre choix et le récupérer.
Le bébé va bien. Tout est normal.
Vous ĂȘtes sĂ»re de pas vouloir le voir ?
-Partez, s'il vous plaĂźt.
Musique intrigante
Pleurs de bébé
-Aidez-nous. Coopérez pour que les coupables paient.
Pas les gens comme vous, victimes du systĂšme.
On vous protégera et le juge sera clément
si vous livrez la tĂȘte du rĂ©seau.
Alors ?
-Vous étiez avec Simone
au pensionnat ?
-J'évite d'y penser, c'est trop de mauvais souvenirs.
-On revient Ă notre histoire.
-Votre addiction date de cette époque ?
-Les bonnes soeurs nous bourraient de médocs.
-On se recentre sur le réseau ?
La revente finance votre consommation ?
-Vous revendiez les cachets
de l'infirmerie au pensionnat.
Il fallait une échappatoire...
Ă cet enfer ?
-Le tatouage sur votre poignet...
pourquoi un aigle noir ?
-Je comprends pas pourquoi on doit parler
de tout ça.
-Vous Ă©tiez oĂč la nuit du 15 ?
-La nuit du 15 ?
J'étais chez ma fille.
-Des preuves ?
-Je dirai plus rien sans mon avocate.
Musique pesante
-Regarde...
-T'as été avocat, tu sais ce que c'est, une garde à vue ?
Lemonnier était là au motif de recel de drogue,
pas pour une affaire criminelle. -Y a plus grave que tes trafics.
Y a une femme qui est morte, on doit éliminer les suspects,
le commissaire de cette DPJ, c'est moi, d'accord ?
Sans déconner. -Quoi ?
En bonne intelligence ? J'avais un début de relation de confiance,
elle allait coopérer. -Désolée.
-T'es dĂ©solĂ©e ? Tu peux l'ĂȘtre. Commissaire ou pas,
je veux pas de lui pendant mes interrogatoires.
-Raph ! -Toi, Ă la rigueur.
Mais laisse-moi bosser. -Elle peut et moi pas.
La cour de récré.
Le V sur le poignet de la victime, c'est pas un V.
C'est un aigle, Laura Lemonnier a le mĂȘme sur le poignet. Regarde.
C'est tous les dessins de Marie-Christine Bess,
y a des aigles partout.
C'est la 3e sur la photo. -Elle a un alibi ?
-Elle a passé la nuit aux urgences.
Pour moi, cet aigle, c'est le symbole d'un pacte,
au-delĂ de la drogue, ces femmes ont un secret en commun,
qui date du pensionnat.
Musique intrigante
3 femmes, toutes traumatisées, des séquelles longues.
Peut-ĂȘtre que c'est du cĂŽtĂ© de leurs traumas qu'on trouvera.
-Le texte du carnet est codé, comme des énigmes,
avec l'aigle noir, partout.
Quand on parle de l'aigle noir, Lemonnier a peur de parler.
-Marie-Christine Bess était pas à l'aise avec son passé.
-Les gars, j'ai trouvé.
C'est le code AVOCAT, A=K.
-A=K ? -Oui.
Personne a fait les scouts ?
On s'en servait pour les jeux de piste.
On décale l'alphabet
de quelques lettres, A=K, B=L,
C=M, etc.
J'ai décodé
une page.
Je vous montre.
"Rendez-vous
"Ă la chapelle pour manger des bonbons."
-Et les bonbons, c'est
peut-ĂȘtre les mĂ©docs ?
-Possible.
-Elles se retrouvaient la nuit dans le parc pour se droguer.
-La derniĂšre page, c'est le 22 juillet 73.
-22 juillet 73,
ça correspond à quoi ? Faut qu'on trouve.
Sonnerie
-Anna, je pourrai pas m'en occuper.
J'ai pas le choix.
-Je te soutiendrai.
*-Maman, t'es là ? Maman, je suis rentré.
Musique mélancolique
-En 73 ? Vous avez la date exacte ?
Bah oui.
Oui, j'attends, merci.
Disparition d'une religieuse en 73, Eugénie, jamais retrouvée.
Oui ?
Merci. Merci, Ă bientĂŽt.
22 juillet 73, au jour prĂšs.
-Elles ont arrĂȘtĂ© d'Ă©crire le journal
le jour de la disparition d'une soeur du pensionnat ?
-Tu penses à ce que je pense ? -C'est lié à sa disparition.
-Si elle est morte, j'ai une idée de l'endroit
oĂč le corps est enterrĂ©.
Qu'est-ce qu'il y a ? -T'as fait un truc Ă tes cheveux ?
-Non, pourquoi ? -Si, ça se voit.
Viens, on va faire une balade nocturne.
-Dans un couvent ?
Je t'ai connu plus romantique.
-Y a rien ici. -Je suis sûre que c'est par là .
J'en suis sûre.
-Y a rien, là . -Si, c'est là , j'en suis sûre.
Tiens, regarde. C'est ça.
Musique intrigante
T'as vu ?
-Une croix avec des fleurs.
-La derniÚre fois, les fleurs étaient pas là .
-T'es sûre ? -Ouais.
Craquements
Chut !
Sonnerie
-C'est Raph, décroche.
-Qu'est-ce que vous faites ici ?
-Vous vous rappelez ces pensionnaires ?
-Je ne peux rien pour vous.
J'imagine qu'il faut une autorisation pour faire
ce que vous faites.
-Ecoutez, ma soeur...
Je respecte la priĂšre, vraiment, mais il existe un proverbe...
turc...
qui dit qu'une heure de justice vaut 70 ans de priĂšre.
J'imagine
que vous voulez voir un monde plus juste, non ?
Si on peut aider le bon Dieu...
Musique douce
-J'en ai vu passer tellement, des pensionnaires.
-L'aigle noir, ça vous parle ?
-L'aigle noir ?
C'était le surnom
d'une des religieuses...
-Soeur Eugénie ?
-Oui, voilà , c'est ça.
-Je vais demander une excavation.
Musique intrigante
-On peut dire que Simone et ses 2 amies ont tué
soeur Eugénie.
-Quelqu'un a découvert sa mort et s'est vengé.
-Donc les 2 autres sont en danger.
-Papa ! Papa !
Réveille-toi.
-Quelle heure il est ? J'ai pas mis mon réveil ?
-Il était dans le canapé.
-Ca te fait marrer, toi ?
Dis-moi,
tu voulais pas arriver plus tÎt à l'école ?
Comment ça s'est passé ?
-Tu m'as dit de me rendre indispensable.
Elle est toujours avec ses copines, c'est dur.
-Ah. -Sa meilleure copine,
elle est pas forte en maths.
-Ah, je comprends, t'as dragué sa meilleure copine
pour que celle qui te plaĂźt te remarque ?
-Oui. Ca a super bien marché. -Bien sûr !
Allez... -Mais Papa...
Pourquoi toi, t'as pas de copine, toi aussi ?
Musique légÚre
-Euh... on va ĂȘtre en retard. Allez, viens. En route.
-Laura Lemonnier devrait ĂȘtre en dĂ©tention provisoire,
c'est quoi, ce bordel ? -Elle a obligation de se présenter.
En théorie. -Quelle théorie ?
-Elle s'est pas présentée. -Putain !
-On est sur le coup. -Tu comprends rien.
Elle aurait dû rester enfermée.
Fallait insister avec le proc'. -Me dis pas comment travailler.
ArrĂȘte avec Julia. Tu lui as assez pourri la vie.
-De quoi tu parles ?
-Elle veut rien construire.
Pas besoin d'un master en psycho pour savoir que c'est ta faute,
ce qui y a eu y a 25 ans.
-Vous aviez acheté un appart'.
"Rien construire" ?
Pourquoi ? -Laisse tomber.
-Fin de non-recevoir. -Ouais.
On a libéré Laura pour la pister,
elle est sur écoute !
T'as le rapport sur ton bureau...
Commissaire de merde !
-Lemonnier est plus en garde Ă vue.
Et Marie-Christine ? *-On est en route.
C'est bien soeur Eugénie, disparue en 73, Eugénie Dassor.
Gémissements d'efforts au loin
-Je te rappelle.
J'ai vu ce nom
dans les archives. -Lequel ?
-Dassor.
-Moi, j'ai rien vu Ă ce nom-lĂ .
C'est pas des religieuses, que des pensionnaires.
-On a le dossier de Marie-Christine Bess ?
-Bess ?
Putain, cette pile...
Musique mystérieuse
-Oh, putain. -J'appelle les urgences.
Qu'ils vérifient son alibi. -Oui.
Quelqu'un approche.
-Marie-Christine est pas chez elle. -Faut la trouver absolument.
Dassor, c'est ce nom qui me manquait pour faire le lien
avec Marie-Christine Bess. -Soeur Eugénie.
-Oui, Madame, l'aigle noir. C'est la mĂšre biologique
de Marie-Christine Bess. C'était dans son dossier.
-C'est en allant aux archives qu'elle a appris
que l'aigle noir était sa mÚre ? -Imagine,
tu découvres qu'avec tes copines, t'as tué ta mÚre.
-Marie-Christine a pas passé toute la nuit aux urgences.
Pendant 50 minutes, on la voit plus. Elle part et revient.
-Elle a plus d'alibi. -Marie-Christine a tué Simone
pour venger la mort de sa mĂšre ? -Elle va s'en prendre Ă Laura.
-Elle est oĂč ? -Les Stups la surveillent.
Musique intrigante
Crissement
-Véhicule suspect en vue.
*-Le portable de Lemonnier a borné ici.
-Ca descend.
-Bouge pas !
Crissement
Bouge pas !
Ne bouge pas !
Musique Ă suspense
Crissement des pneus
ArrĂȘte-toi ! ArrĂȘte-toi !
Bouge pas ! -LĂąche-moi ! Barre-toi de lĂ !
Musique intrigante
-Elle est oĂč, Lemonnier ? -Va voir lĂ -haut !
-Ecartez-vous !
Ecartez-vous.
Marie-Christine,
on sait ce qui s'est passé.
Vous étiez aux archives.
Et vous avez appris que l'aigle noir était votre mÚre.
Et là , vous avez vrillé.
-Envoyez une ambulance.
-Vous avez grandi prĂšs d'elle sans savoir.
Cris
Alors, vous avez tué Simone, car elle a tué votre mÚre.
C'est ça ?
Que s'est-il passé avec soeur Eugénie, vous y étiez ce soir-là ?
-Non, j'y étais pas. J'étais pas là , moi, ce soir-là .
Simone et Laura seraient montées sur le toit de la chapelle.
L'aigle noir
est arrivé.
Simone l'a poussée.
Elle est tombée.
Elles sont parties. A leur retour, elle était morte.
Cri d'aigle
-C'est ça
qu'elles vous ont
raconté ?
Vous avez promis.
C'était votre secret ?
-Je savais pas que c'était ma mÚre, je savais pas...
Ma mĂšre.
Toutes ces années, prÚs de moi.
Au pensionnat.
Cris
Peut-ĂȘtre qu'elle m'a aimĂ©e, un peu,
à sa façon à elle.
*Messages radio
SirĂšne de police
*Messages radio
-Ca va ? T'es blessé ? -Non, c'est rien.
-Tu rejoins les autres pour un verre ?
-Je crois pas, non. -T'es sûr ?
C'est pas souvent qu'on se retrouve sur une enquĂȘte.
-J'ai besoin de tourner la page, Julia.
Je vais prendre de la distance. Mmh ?
-OK.
Musique dramatique
Merci pour tout.
Sanglots
-Avec Laura, on a monté notre cabinet d'avocats
qu'aprĂšs la naissance de CĂŽme.
Elle venait de tomber enceinte quand elle a décroché
un poste important.
Elle était terrorisée qu'on découvre sa grossesse.
Elle avait pas peur d'ĂȘtre virĂ©e,
plutĂŽt d'ĂȘtre mise au placard.
Heureusement, sa grossesse se voyait pas trop.
MĂȘme pas du tout quand elle avait une robe large.
-T'es venu lĂ pour parler de ton ex ?
-Au lycée, je t'ai jamais vue en robe.
Jamais.
A la belle ferme,
tu portais que ça. -ArrĂȘte...
-Julia, regarde-moi. -ArrĂȘte.
-Regarde-moi, s'il te plaßt. Est-ce que tu étais enceinte ?
Julia ?
Est-ce qu'on a eu un enfant dont tu m'as jamais parlé ?
Julia ?
Elle sanglote.
Musique douce
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
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