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Zulu
Il est touch� !
Ach�ve-le, Troy !
Bonjour, Reese.
Horne, tu sais...
L�che �a.
O� est l'argent, Reese ?
O� est l'argent ?
� l'int�rieur.
Je voulais pas...
Si tu l'ouvres encore, je t'explose la t�te.
Au moindre geste stupide de ta part,
je t'ex�cute sans sourciller.
Comment �a va, Sarita ?
Bien, Horne.
O� est Ross ?
Par l�...
Il rentrera � quelle heure ?
Quand le soleil sera au z�nith.
Merci.
Merci, Sarita.
Tu chanteras pour les esprits ?
C'est la tradition.
Tu leur diras...
qu'il �tait jeune.
Qu'il avait tout � d�couvrir.
Dis-leur que je regrette la tournure de la situation.
Je chanterai cela.
Dis � Ross que je suis navr�
et de ne pas me poursuivre.
Je lui dirai, Horne.
Mais il sera � tes trousses.
Alors je le tuerai lui aussi.
Adieu, Sarita.
Adieu, Horne.
- Commence � d�charger, Rex. - Compris, Dan.
C'�tait bien cette balade, ch�rie ?
C'�tait dr�le !
Merci, Dan.
Doucement.
Merci.
- Vous �tes Swope ? - Lui-m�me.
Je suis le maire, M. Dollar.
Monsieur le maire, voici Sarah, ma femme.
Je vous pr�sente notre fille, Sandy.
Sandy, voici le maire.
- Bonjour. - Comment allez-vous ?
Pouvons-nous y aller ?
Pas encore.
M. Acres nous attend � la banque,
ne le faisons pas attendre.
J'ai dit pas tout de suite.
Alors quand ?
Quand ma femme et ma fille seront install�es � l'h�tel.
Viens, ch�rie.
Dan, apporte nos affaires dans la chambre.
Tout de suite, M. Swope.
Bonjour, Ted.
- Vas-tu m'aider ? - Bien s�r.
Tu es tout simplement magnifique.
Pas autant qu'auparavant,
toi non plus ceci dit.
Il y a eu beaucoup de changements.
Nous sommes install�s, avons des familles.
Je suis le maire,
Bob Acres est banquier.
Tout est diff�rent.
Tu as peur que je bouleverse tout �a ?
Non, en fait...
C'est que tout a chang� par ici.
Pas moi.
J'ai un rendez-vous important...
Je comprends.
Je suis navr� par le comportement du maire,
il n'a aucune raison de vous parler ainsi.
Il a ses raisons.
Je m'appelle Dan Carruthers.
Leah Parker.
Je vous connais.
J'ai entendu le maire prononcer votre nom.
Julie est votre s�ur ?
Elle vit avec ses parents � l'ouest d'ici ?
Sacrebleu !
Elle parle de vous en permanence.
Nous sommes tr�s bons amis, Julie et moi.
Vous m'en direz tant.
C'est sur le chemin de ma diligence.
Votre s�ur, c'est un ange. Elle est tr�s belle.
Vos parents aussi !
Nous partons dans une heure.
Merci.
Nous nous reverrons ?
Avec plaisir.
Puis-je vous aider ?
Je cherche Horne.
Il n'est pas en ville.
- Rentre-t-il aujourd'hui ? - Aucune id�e.
Je suis aussi qualifi� que le sheriff,
peut-�tre m�me plus.
- Je suis Leah Parker... - Vous �tes la fille d'Henry ?
Oui.
Tiens donc...
Dites-lui que je le cherche.
M. Acres voudrait vous voir.
Pas moi.
Cependant, vous n'avez pas le choix.
En souvenir du bon vieux temps ?
Viens-en au fait.
Comme tu veux.
Nous refusons que tu nous poses le moindre souci,
nous �liminons cette possibilit� en t'�liminant toi.
Nous avons peur que tu puisses...
Pourquoi avez-vous peur de moi ?
D�patouillez-vous de vos man�uvres politiques infectes.
Je suis ravie de constater votre inqui�tude.
J'aime vous voir ramper dans votre crasse
car telle est votre place.
Entrez, M. Swope.
Assurez-vous que Mme Parker monte � bord de la diligence.
Faites-moi confiance, venez Mme Parker.
M. Swope,
voici Bob Acres, le banquier de la ville.
Dollar m'a dit que vous �tiez le meilleur.
Il a fait du bon boulot � Dodge, Sedalia et Wichita.
Il travaille seul maintenant.
Depuis, il a tu� Jake Timbers et Rafe Ludlow.
Il est aussi r�put� pour ses talents de tireur...
Fermez-la.
M. Swope....
Les Sawyers ont tu� deux citoyens
et ont braqu� la banque � hauteur de 50000 dollars.
Jusqu'� ce que l'argent soit retrouv�,
tous les commerces seront ferm�s cette semaine.
Nous vous chargeons de retrouver cet argent.
D'o� notre t�l�graphe.
Qui est le Sheriff de cette ville ?
C'est son boulot.
Il s'appelle Horne.
Il a v�cu avec les Sawyer.
Il est parti � leur recherche, on ne sait pas s'il reviendra.
Nous comprenons son d�sarroi,
mais ce qui nous inqui�te, c'est notre argent.
Que proposez-vous ?
5000 dollars si vous rapportez l'argent,
on vous le promet.
Chaque Sawyer � un contrat de 5000 dollars sur sa t�te.
� vous de voir.
Il reste des zones d'ombre.
Vous avez des hommes,
pourquoi ne pas envoyer une faction ?
On ne pr�f�re pas utiliser ce moyen.
Nous voulons assurer le bien-�tre des concitoyens.
Nous avons encore une condition � poser.
Elle concerne Horne.
Quand la ville �tait solide, c'�tait l'homme qu'il nous fallait.
Il est trop coriace maintenant.
Trop coriace pour vous ?
C'est devenu un probl�me pour notre stabilit� politique.
Notre ville est en paix,
ses m�thodes douteuses n'ont plus leur place ici.
- C'est une question de bien-�tre. - Le v�tre.
Si vous voulez...
N�anmoins, Horne doit dispara�tre.
C'est � vous de vous en assurer.
Ils ont besoin de repos.
D�sol� pour tout �a.
Tu sais, papa viendra me chercher.
Il y aura une fusillade entre vous deux.
Tu ne veux pas �a, moi non plus.
J'oublierai jamais....
Quand papa t'a ramen� � la maison.
T'avais totalement perdu la t�te.
Les Comanches t'en avaient fait voir.
Tu te rappelles...
quand je suis tomb� en chassant le castor ?
Si tu m'avais pas aid�, je serais mort.
Tu m'as beaucoup aid� depuis.
T'as l'argent, laisse-moi filer.
Qu'en dis-tu ?
Tu me laisses partir ?
Retourne t'asseoir par l�-bas.
Par ici, ch�rie.
Fais attention.
- Je vous d�barrasse. - Merci.
Je reviens avant la fin de la semaine.
Juste � temps pour l'anniversaire de Sandy.
Tu me ram�neras un cadeau cette fois-ci.
Ma ch�rie,
je te ram�nerai le plus beau des cadeaux.
N'oublie pas.
Je n'oublierai pas, ch�rie.
- Une semaine. - Une semaine.
Sois prudent, Sam.
Au revoir, Sandy.
Au revoir, papa.
Sois gentille.
Je voulais vous accompagner.
Je suis l� si besoin.
Merci.
Quel dommage que vous deviez partir, Mme Parker.
On aurait pu faire connaissance.
On joue pas dans la m�me cat�gorie.
Au revoir, papa !
Au revoir !
M. Swope ?
Je suis navr�e que votre fille ait vu une femme
quitter la ville sous votre escorte.
Elle ne vous a pas vu.
Elle est aveugle.
Brigands...
Ce sont les Kiowas, n'est-ce pas ?
Ils savent que vous quittez les lieux.
C'est s�r, votre maison est plus confortable qu'un tipi.
On ne partira pas, Joe Withers.
La derni�re diligence part demain. Selon Henry, vous aussi.
On ne partira pas.
C'est un dollar pour la farine.
Un dollar ?
Henry m'en faisait cadeau !
Peut-�tre, mais c'est la mienne.
J'ai dit un dollar.
Voil� !
Merci pour cette farine, Mme Parker.
En avant !
Les temps sont durs pour Joe, mais pour nous aussi.
Il ne fallait pas lui faire cadeau de cette farine.
Tu aurais pu en tirer 3 ou 4 dollars.
Quoi qu'il en soit, je lui ai vendu un dollar.
Il nous en faut encore 60
et nous ferons face � la fermeture.
Nous paierons pour la diligence et nous garderons la maison.
Tu penses que Leah ne ram�nera pas l'argent.
Je lui ai �crit qu'on en avait besoin,
elle m'a r�pondu qu'elle venait � la maison.
Pourquoi elle viendrait dans ce cas ?
Elle gagne bien sa vie en tant qu'enseignante.
Elle n'a rien � faire ici...
n'est-ce pas ?
Elle vient ici pour nous aider.
Comme une bonne fille.
Il manque dix dollars.
O� sont-ils ?
Julie a pris l'argent.
Pourquoi ?
Elle m'a dit qu'elle prendrait la derni�re diligence demain.
Elle ne m'a rien dit.
Pourquoi elle se confierait � toi ?
Je vais r�gler �a tout de suite.
Tu as pris de l'argent, rends-le-moi.
Je regrette, Maman.
Je dois prendre la diligence demain.
Pas avec mon argent.
Donne-moi �a.
Piti� maman, il me faut cet argent.
Je ne peux pas voyager � l'�il, pas apr�s ce que tu lui as dit.
J'ai pas la langue dans ma poche, m�me avec lui.
J'aurais d�j� d� le faire quand papa a fait le pr�t.
- Il n'avait pas le choix. - �a nous a fait que du mal.
On s'en serait bien pass�.
Aujourd'hui, il faut payer ou partir.
Je veux ces dix dollars.
Ce n'est pas contre toi,
mais les temps sont durs.
Ton p�re fait cadeau des vivres.
Ces dix dollars comptent beaucoup.
Mon d�part ne te fait donc rien.
Arr�te-toi ici.
J'esp�re que tu souffres de ta blessure
et que tu finiras par mourir.
Ce ne sera pas le cas.
Je suis ici, papa !
Oui, par ici !
Tire-lui dessus !
J'essaie de te flanquer la frousse, en vain !
Pourquoi tu me laisses pas partir ?
J'avais pr�venu Toby de pas faire ce coup,
que c'�tait ta ville.
Il �tait d�termin�, je devais l'accompagner.
C'est Toby qui les a tu�s, pas moi.
Ils te croiront si tu leur dis �a.
Dis-leur qu'il a avou� avant de mourir.
Tu m'entends, Horne !
Allez, tire ! Tue-moi !
Tu ne le feras pas, tu sais pourquoi ?
Parce que je suis le fils de Ross Sawyer !
Toi et lui...
vous Vous respectez,
Je vais me contenter d'attendre.
D'attendre que tu te vides de ton sang.
Ensuite, je m'enfuirai avec les 50000 dollars.
Il fait froid, tu veux me donner une couverture ?
Ne tire pas !
C'est soi-disant pour un usage m�dical,
il n'en est rien.
O� allons-nous ?
Au paradis, en enfer... Partout entre les deux ?
Je vous y autorise, M. Swope.
Non merci.
Vous ne buvez pas ?
Pas pendant mon service.
Vous travaillez l� ?
Puis-je vous demander, histoire de faire la conversation,
qui donc fait l'objet de votre dur labeur ?
Vous voulez pas savoir.
Peut-�tre que si.
Il s'agit de Ross, Toby et Reese Sawyer.
5000 dollars chacun.
Morts ou vifs ?
Morts.
C'est beaucoup d'argent, 15000 dollars.
C'est pour l'argent ou le frisson de la chasse ?
Ni l'un, ni l'autre.
C'est pour ma petite fille.
Je vais y aller, Sarita.
Horne sait que tu es en route.
Tant mieux.
Il va te tuer, Ross.
Possible.
J'enverrai du pollen au loin
pour celui qui est avec moi depuis 30 ans.
De si belles ann�es.
De belles ann�es...
Adieu.
Adieu.
Ross va voir tout �a !
De la fa�on dont il monte � cheval,
il finira � pied, comme nous deux.
� pied ?
Tu vas pas marcher longtemps, tu vas saigner � mort !
Tu me ferais pas ce coup-l�.
Ne fais pas �a.
Tu peux pas me tirer dessus.
Ne tire pas, Horne.
Fais pas �a Horne, s'il te pla�t.
Fais pas �a.
Voyons voir qui se videra de son sang...
Debout !
Debout !
Les Indiens vont nous faire du mal ?
Ils attendent qu'on parte pour s'installer.
Que nous arrive-t-il ?
C'est ma faute, Julie.
Je nous ai mis dans le p�trin.
Ta m�re, toi et moi.
On doit pouvoir faire quelque chose.
On a connu pire.
On peut pas rester sans rien faire.
On est coinc�s dans cette situation.
Je ne sais pas quoi faire.
Nous prendrons une d�cision demain.
Sommes-nous forc�s de partir ?
La diligence ne passera plus.
Nous mourrons de faim.
Peut-�tre que nous devrons les affronter.
On peut acheter � manger avec l'argent de maman.
C'est � ta m�re de d�cider.
- Demande-lui. - Mais tu es mon p�re !
Je le sais.
Je suis d�sol� pour tout �a.
Mon Dieu, faites que Leah arrive � la maison.
Que ferez-vous si Horne � mis la main sur les Sawyer ?
Je sais o� il va les emmener.
Chez votre p�re.
Vous allez les r�cup�rer ?
Je vais essayer.
Qu'en est-il de 15000 dollars ?
�a aussi, je vais les r�cup�rer, si possible.
- Merci. - Je vous en prie.
C'est vraiment toi ?
C'est moi, Julie.
- Voici M. Swope. - Enchant�, Mlle.
Comment allez-vous ?
Raconte-moi tout, Leah !
J'y compte bien, ma ch�rie.
�a fait une paye !
Des ann�es, maman, de trop longues ann�es.
J'ai dit � ton p�re que tu viendrais.
Qu'on pouvait compter sur toi.
Maman, voici M. Swope.
Comment allez-vous ?
Entrez, le d�ner est bient�t pr�t.
C'est le dernier voyage demain.
Tu vas me manquer, Dan.
Oui, toi aussi.
Laisse-moi partir avec toi demain.
Partir avec moi ?
Je n'ai pas d'argent, mais je le veux vraiment.
Mets-toi � ma place.
Je veux d�couvrir le monde, parler avec les gens.
J'en ai marre de ce vieux ranch,
de ces diligences et leurs passagers.
Et de leur conducteur...
Je n'ai pas dit �a.
Je tiens � toi, tu le sais.
Mais hors de question de fuir avec toi en diligence.
Je ne peux pas rester ici.
Je vais devenir dingue si je reste.
Je veux voir autre chose.
Je veux profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard.
T'as dit : "Partons ensemble."
J'ai toujours voulu �a.
Mais tu veux simplement partir, peu importe avec qui.
Dans ce cas, ce ne sera pas moi.
D�s que j'ai re�u ta lettre, dans laquelle tu disais que tu venais,
j'�tais rassur�e, Leah.
Tu n'avais pas � venir en personne.
Peut-�tre �tais-tu inqui�te.
Je n'ai re�u aucune lettre.
Ah non ?
�a n'a pas vraiment d'importance.
Tu es l�, c'est tout.
Mais je t'ai �crit, le mois dernier,
au sujet des ennuis que nous a caus�s ton p�re.
Le service de diligence ferme.
La derni�re part demain.
Nous devons trouver 200 dollars ou nous serons forc�s de d�m�nager.
Tu as bien re�u cette lettre,
n'est-ce pas ?
Je n'ai re�u aucune lettre, maman.
On ne peut pas rester ici si tu ne nous as pas apport� l'argent.
60 dollars suffiront.
Tu les as, rassure-moi ?
Tu les as ?
Alors pourquoi es-tu rentr�e ?
Je ne sais pas, maman.
Je ne sais pas.
M. Parker, j'ai besoin d'un cheval rapidement.
D�sol� de ne pas pouvoir vous aider
mais je ne peux pas vous en donner un.
Henry peut vous vendre un cheval.
Ces chevaux ne nous appartiennent pas.
Ils sont pour les diligences.
Ils ne savent pas combien nous en avons.
Tu leur diras que l'un est mort.
�a ne me pla�t pas.
Combien pour un cheval, M. Swope ?
Je n'ai que 25 dollars sur moi, Mme Parker.
C'est d�j� mieux que rien.
Henry, tu selleras le cheval de M. Swope
� la premi�re heure, demain.
- Vous voulez du pain de ma�s ? - Oui, merci beaucoup.
Leah ?
Tu dois bien avoir 35 dollars, au moins ?
Je voudrais bien, mais je ne les ai pas.
Leah vient tout juste de rentrer.
Tu pourrais la laisser manger sans marchander !
Que tu le veuilles ou non, l'argent est primordial.
D'autant plus aujourd'hui, car nous en avons besoin
et nous n'avons rien.
Quelque part et de quelque fa�on que ce soit
j'en trouverai.
�loignez-vous, Mme Parker !
Pansez-moi l'�paule, s'il vous pla�t.
S'il vous pla�t !
Tu dois m'aider, Horne !
Mme Parker ?
Vous pouvez vous occuper de lui.
Il a perdu �norm�ment de sang.
Je ne suis peut-�tre pas le bienvenu mais je suis ici.
Je vais attendre la diligence du matin.
J'esp�re qu'il n'y aura aucun probl�me.
Que t'est-il arriv� ?
Assieds-toi, je vais te panser.
M. Parker ?
J'aimerais parler � Swope.
Entendu.
Pourquoi es-tu ici ?
Pour lui.
Ou peut-�tre pour toi.
Ou pour l'argent ?
En effet.
Tu ne me l'enl�veras pas.
Je n'aurais peut-�tre pas � le faire.
Bon, eh bien...
Nous n'avons plus de k�ros�ne.
Esp�rons qu'il tienne jusqu'au matin.
Il n'y a pas de diligence avant 7 heures.
Tu allumes tout de m�me les lampes ?
�videmment.
Je ne devrais pas ?
�a n'a pas d'importance.
Ce qui compte...
c'est que ce marshal � une sacoche remplie de billets...
- Myra, non ! - Tr�s bien !
Tu ne changeras donc jamais ?
Non.
Mais toi non plus, Myra.
C'est dr�le quand on y pense...
Si l'un d'entre nous changeait,
nous ne nous battrions plus pour savoir � qui est la faute.
Quand cesserez-vous de vous tirer les uns sur les autres ?
Quand les femmes cesseront-elles d'�tre des femmes ?
�a me fait du mal, ce que tu dis.
�a aussi, �a va te faire mal.
Tu n'es pas tr�s douce.
Toi non plus.
Tiens.
Reese, ma m�re va vous apporter � manger.
Merci.
Leah, je te pr�sente Reese Sawyer.
Reese, voici ma s�ur Leah.
Elle enseigne � Santa Fe.
Enchant�e, M. Sawyer.
Nous nous sommes rencontr�s � Amarillo.
J'y enseigne �galement.
Et pas qu'un peu !
De quoi parlez-vous tous les deux ?
De l'�cole.
Tu pourrais aller loin avec 50000 dollars.
Tu pourrais t'acheter une nouvelle robe et du bon maquillage.
Je n'aurais plus � m�langer baies et farine pour en faire.
Tu es enseignante.
Tu es all�e dans les grandes villes.
Fais le compte et dis-moi...
Qu'est-ce que je pourrais avoir avec 50000 dollars ?
Des ennuis, maman. Beaucoup d'ennuis.
Je n'allais pas vous voler, M. Horne.
Je n'ai aucun doute l�-dessus, Julie.
Merci.
Ce n'est pas quelque chose que j'entends souvent, ici.
Leah, aide-moi.
J'ai besoin de quelque chose, de quelqu'un...
� quoi ressemble la vie hors d'ici ?
Tout le monde a une r�ponse diff�rente � cette question.
Je n'ai pas de r�ponse.
Je n'en ai aucune.
Comment �tait la tienne ?
La mienne ?
La vie ressemblait � un magasin de bonbons.
� chaque coin se trouvait une friandise.
J'aimais tout et j'ai tout achet�.
Mais comme tout dans ce monde, la vie � un prix, et je l'ai pay�.
J'ai pay� cher certains moments de ma vie
que je ne pourrais jamais racheter.
Comme les bonbons, en abuser peut te rendre malade.
Mais on doit exp�rimenter avant de savoir.
Une fois que tu sais, tu ne peux t'emp�cher de recommencer.
C'est comme un m�dicament qui apaise la douleur
mais ne te gu�rit jamais.
Il y a toujours plus de sucreries, d'exp�riences � vivre.
�a n'en finit jamais.
Ne vaut-il pas mieux trop vivre que pas assez ?
Oh, non.
Je ne comprends pas.
Un jour, tu comprendras.
Tu comprendras.
Je pars avec la diligence du matin.
O� iras-tu ?
N'importe o�.
Et o� trouveras-tu de l'argent ?
Pr�te en moi.
Tu dois bien avoir au moins 10 dollars.
D�s que j'arriverai, je trouverai un travail et je te rembourserai.
Je n'ai pas cet argent.
Tu ne veux pas que je parte ! Tu es comme maman !
- Je n'en ai pas ! - Mais si !
- TU es enseignante, c'est oblig� ! - Non.
Jamais je n'aurais cru que ma s�ur ne me ferait pas confiance
pour 10 dollars.
Je m'en vais.
Si tu ne me pr�tes pas d'argent, quelqu'un d'autre le fera.
Il reste du caf�, Mme Parker ?
Servez-vous.
Il doit �tre froid. Attendez, je vais vous le r�chauffer.
Je t'entends, tu sais.
Il y a 50 000 dollars dans cette sacoche.
Je sais.
Je te file la moiti� contre un flingue.
Jamais de la vie.
Je te donne tout le pognon.
Donne-moi une arme et tout est � toi.
La r�compense pour ta t�te est de 5000 dollars.
J'en ai besoin.
Que ce soit de l'argent sale ou pas.
Je me contrefiche d'o� vient cet argent.
La pire hypoth�se serait que j'aie � tuer Horne.
Dans le meilleur des cas, je devrais te tuer, toi.
Allons, tu n'as pas � me tuer. T'auras qu'� m'arr�ter.
La r�compense n'est donn�e que si tu es mort !
Swope ?
Vous aurez la chambre � l'entr�e. Premi�re porte � gauche.
- Merci. - M. Swope ?
D'habitude, c'est 3 dollars la chambre.
Pour vous, c'est offert.
Mais je prendrai les 25 dollars pour le cheval.
Voil� vos 25 dollars.
Merci, Mme Parker.
Viens m'aider � pr�parer la chambre.
On m'a promis 5000 dollars si je ramenais cette sacoche.
Ils ne te font pas confiance.
Et je ne leur fais pas confiance.
Je le sais. C'est toujours comme �a.
On est utiles que lorsqu'ils ont besoin de nous.
C'est ce qu'il m'est arriv� � Dodge City et � Sedalia.
Et c'est � mon tour, c'est �a ?
Ils ne valent pas le coup que tu te battes pour eux.
Si j'�tais toi, je reprendrais la route.
C'est ce que je comptais faire.
D�s que je les livrerai, lui et le bl�.
�coute...
J'ai une petite fille.
Elle est aveugle.
J'ai besoin de cet argent pour elle.
J'en ai vraiment besoin.
Le seul moyen de l'obtenir, c'est de te le prendre.
Ou de le tuer.
�a ne marche pas comme �a, avec moi.
Une fois mort, le petit rapportera gros.
Son p�re aussi.
Tu devras d'abord me tuer.
Je m'occuperai de �a demain matin.
Peut-�tre que d'ici l�...
tu seras d�j� mort.
Je vous ai apport� du caf�.
Merci, Julie.
Me pr�teriez-vous 10 dollars ?
Je veux partir au matin
mais maman et Leah refusent de me pr�ter de l'argent.
Mon p�re n'a rien du tout.
Je trouverai un travail en ville. Je vous rembourserai tr�s vite.
Je tiens toujours mes promesses.
Toujours.
Dans ma poche.
Il n'y a que des billets de 50.
Prenez-en un.
Julie, il se fait tard.
Je reviendrai plus tard.
De quoi parliez-vous ?
Tu es superbe.
Et tu utilises � nouveau ton regard charmeur.
Il n'y a aucun mal � regarder.
Pourquoi Julie ne t'a pas emprunt� de l'argent, � toi ?
Elle voulait 10 dollars, je lui en ai donn� 50.
C'est un pr�t d'ami, bien s�r.
D'ami ?
J'en ai 300 de plus dans la poche.
T'es sur la paille ?
Tu peux tout acheter avec 300 dollars : un homme, une femme...
M�me un revolver...
Et c'est exactement ce que tu veux.
Reese m'a propos� 300 dollars pour un revolver.
C'est beaucoup d'argent.
T'as accept� ?
J'aurais pr�f�r� que tu n'aies pas � le demander.
Toutes mes excuses.
Pour quoi ?
Comme tu l'as d�j� dit :
Tu veux une r�ponse ? Pose une question...
Tu n'as pas � t'excuser.
Je t'aime toujours.
Et je d�teste toujours ton instinct.
Rien ne change finalement.
Ni toi, ni moi.
Soyons francs l'un envers l'autre.
On devrait exploser, hurler, se frapper.
Ou essayons quelque chose de nouveau,
quelque chose comme...
la v�rit�, par exemple.
- C'est ce que tu veux vraiment ? - Oui.
Je pr�f�re perdre que d'attendre ind�finiment.
Pour une femme, attendre �quivaut � perdre.
Tu me trouves culott�e ?
Si c'est le cas, je m'en fiche.
� l'�poque, j'�tais trop timide pour m'exprimer ouvertement.
Tu avais de la bouteille.
Celui qui avait tout v�cu et savait tout.
J'aimais celui que tu semblais �tre et je d�testais celui que tu �tais.
Je ne le comprenais pas, autrefois.
Aujourd'hui, j'ai v�cu ces choses.
Alors, je veux ma r�ponse.
Si je n'ai aim� qu'une femme dans ma vie, c'est toi.
Mais la r�ponse est non.
C'est une bonne horloge.
Elle est toujours � l'heure.
Je la remonte en fonction des montres des passagers.
La diligence arrive � 7 heures ?
Vous allez rester l� toute la nuit ?
Oui, toute la nuit.
Je vais vous chercher du bois pour le feu.
Je peux avoir une couverture ?
File-moi une arme.
Sinon ta famille saura quel genre de le�ons tu donnes.
T'as ma parole.
Bonne nuit, M. Parker.
Bonne nuit.
Laissez les derni�res lampes allum�es.
Je ne peux pas dormir comme �a !
Un jour s'ach�ve, un autre commence.
Un jour comme les autres.
Celui-ci sera diff�rent.
Ross va venir.
Il viendra.
Reese t'a donn� 50 dollars ?
En effet.
Approche.
Je dois te dire quelque chose.
Une chose que j'aurais aim� qu'on me dise il y a des ann�es
quand je m'appr�tais � partir d'ici, tout comme toi.
Quand on est jeune, on est trop impatient pour attendre.
S'enfuir est la solution de facilit�.
Mais si on ne sait ni o� ni pour quoi.
- Tu n'es pas oblig�e... - Si, justement.
Apr�s avoir connu la mis�re et la solitude,
et que tu es loin de tous ceux que tu connais,
tu commences � te trouver des excuses.
Tu abandonnes tous tes principes
car c'est la seule chose que tu as � offrir.
Je n'ai jamais �t� enseignante.
J'offrais mes services aux hommes.
Je voudrais te dire que j'avais mes raisons, mais...
Ne dis plus rien.
Je refuse de te croire.
Ne pars pas.
Je ne peux pas rester ici.
Je ne peux plus supporter de voir papa comme cela.
Sans courage.
Incapable d'agir.
S'il y a une chose que je connais, ce sont les hommes.
Papa peut se bagarrer avec un homme mais pas avec la femme qu'il aime.
Il ne supporterait pas de lui faire du mal.
Mais t�t ou tard, il y sera oblig�.
Ramassez le revolver, Parker.
Dans deux heures, je partirai avec la premi�re diligence.
J'emporterai la sacoche.
Tous ceux qui se mettront en travers de mon chemin mourront.
Parker, ce revolver n'est pas arriv� ici tout seul,
Surveillez vos femmes.
Si vous y parvenez.
J'aurais d� vous d�foncer le cr�ne quand j'en ai eu l'occasion.
Mais vous ne l'avez pas fait.
Aucun homme ne m'a jamais parl� comme �a auparavant.
Oui, je perds mon combat contre cette terre
jour apr�s jour, mois apr�s mois.
Cette chaleur br�le tout mon courage,
et ce vent gelant le peu qu'il me restait.
Mais j'ai ma fiert� !
Non, vous n'avez plus aucune fiert�.
Gelez ou br�lez, comme vous voulez.
Mais doublez-moi encore et vous mourrez !
Tu �tais oblig� de faire �a ?
Alors, Swope....
Tu vas faire quoi ?
Il me faut ces 5000 dollars.
Quand on retournera en ville,
je peux te trouver 2000 ou 3000 dollars.
Ce ne sera pas assez.
Il m'en faut 5000.
Tr�s bien.
C'est quoi, la suite ?
Je m'en vais apr�s le petit-d�jeuner.
- Je dois t'en emp�cher. - TU n'as pas � intervenir.
Si je pensais pouvoir te tuer, je le ferais.
J'ai ce revolver depuis 15 ou 20 ans.
Je suis prudent.
J'observe mon adversaire et je r�fl�chis.
Si je peux le battre, je fonce.
Sinon, je me sauve.
Bonne chance, Horne.
Bonjour !
Vous �tes plut�t loin de tout.
Mon cheval est tomb� dans un trou et s'est cass� une jambe.
Vous pourriez me d�poser � la station de diligences ?
C'est pas du tout sur ma route.
Je peux vous amener chez moi et vous vendre un cheval.
C'est mieux que de marcher.
Je monte � l'arri�re.
Il est six heures.
Il te reste une heure � vivre.
Ross sera l� avant la diligence.
La ville est par l�-bas.
Je ne vais pas dans cette direction.
Je remonte le canyon pour trouver Ross.
Il vaut 5000 dollars.
Il me les faut.
Je ne peux pas te laisser faire.
Tu dois livrer Reese et avec ta blessure...
tu peux pas te charger de moi aussi.
Et tu ne me tirerais pas dans le dos, non ?
Ce n'est pas ce que Horne a voulu dire.
Bien s�r que si.
Et il a raison.
Je n'ai plus la force de me battre.
Et je n'ai plus de fiert�.
En r�alit�...
je suis rest� assis sans rien faire laissant le monde m'�craser.
Ne faites jamais �a.
Vous devez vous battre � chaque instant.
Sinon, un jour viendra....
O� il y aura un combat, que vous perdrez
avant m�me de savoir que vous l'avez livr�.
O� as-tu eu l'argent pour ton billet ?
Je m'en vais, papa. Quelle diff�rence cela fait-il ?
O� as-tu eu cet argent ?
Vous et votre m�re me tenez toujours t�te.
C'est fini, tout �a.
R�ponds � ma question !
Je l'ai emprunt� � Reese Sawyer.
Tu as emprunt� de l'argent � ce brigand ?
Et que lui as-tu promis en �change ?
- Un revolver, peut-�tre ? - Non, papa.
J'y ai pens�. J'ai pens� � tout cet argent.
Mais ce n'�tait pas moi.
J'y ai aussi song�. Mais quelqu'un m'a devanc�e.
Reese m'avait menac�e de vous r�v�ler
la v�rit� sur les le�ons que je donnais.
Quelles le�ons ?
Tes cours de lecture sur les �tiquettes
des bouteilles de whisky ?
Tes cours d'�criture pendant lesquels
tu signais tous les registres des h�tels de l'ouest ?
Tes cours de math�matiques nocturnes ?
Je ne suis pas un idiot.
Je suis au courant depuis bien longtemps.
Ma ch�rie, je ne t'en veux pas.
Je suis plus � bl�mer que toi.
Quant � toi, jeune fille...
Range-moi tes affaires.
Tu n'iras nulle part. Tu restes � la maison.
Allez !
Il nous reste assez de nourriture pour 3 ou 4 jours.
Avec un tout petit peu plus d'argent,
nous pourrons encore tenir une ann�e.
On va trouver une solution.
Habillez-vous et venez prendre le petit-d�jeuner.
On b�nira notre repas comme on le faisait autrefois.
Peut-�tre cela pourra-t-il nous r�unir � nouveau.
Nous serons ensemble.
Tu vas poser la question � maman ?
Je ne demande rien.
Je dicte.
Que fais-tu, Myra ?
Je fais nos bagages.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce qu'on s'en va.
� cause de toi.
C'est toi qui lui as donn� cette arme.
- C'est toi, hein ? - Oui, c'est moi.
Si c'est ce que tu voulais savoir, laisse-moi, j'ai du travail.
Qu'est-ce qu'il t'est arriv� ?
Ces derni�res ann�es, tu n'as fait que te plaindre et grogner
et chercher la petite b�te.
Rien n'est jamais assez bien pour toi.
Et toi, qu'as-tu fait ces derni�res ann�es,
� part me rendre folle
� parler et � boire au lieu d'agir ?
- Tu n'es qu'un ivrogne ! - Tais-toi !
�coute-moi, maintenant.
J'ai pr�venu Julie.
Elle n'ira nulle part.
Nous non plus.
On reste ici. Quoiqu'il advienne.
Maintenant, retourne dans la salle
et range ces casseroles comme je te l'ai montr�.
Je ne peux pas te forcer � rester.
Mais j'esp�re que tu le feras...
car c'est ce qui est juste.
H�, vous !
H�, par ici !
Tu as dit que tu m'aimais.
Et tu m'as dit non.
Je voudrais savoir pourquoi.
- J'ai mes raisons. - Lesquelles ?
Tu as souill� ma vertu ?
Viol� mon honneur ?
Tu te prends pour qui ?
Tu es fort et coriace alors ne joue pas les innocents.
Les temps sont durs dans notre pays.
Ici, les femmes �l�vent leurs enfants seules,
prennent soin d'eux et les nourrissent
avant de se demander s'ils ne seraient pas mieux morts.
Il n'y a aucune vertu � prendre,
d'honneur � bafouer ou de r�gles sacr�es � suivre.
Il n'y a que la vie et la mort.
C'est ce que tu en fais qui importe.
Je ne vais pas perdre espoir avant de pleurer,
de te supplier ou de ramper devant toi.
Quelles sont tes raisons ? Dis-le-moi !
Ross Sawyer a �t� comme un p�re pour moi. Quand il arrivera....
Et il va arriver...
Je ne veux pas le tuer.
Lui non plus, ne veut pas me tuer.
Cependant...
laisse-moi seul, le temps que tout soit r�gl�.
Ross n'est pas venu.
Il m'a laiss� tomber.
Il m'a laiss� tomber...
Je n'ai jamais voulu te tirer dessus.
Il est l�.
Je t'avais dit qu'il viendrait.
Je t'avais pr�venu.
Tu as sign� ton arr�t de mort, Horne !
Debout !
Je savais que tu ne m'abandonnerais, papa.
Tais-toi, Reese.
J'ai abattu un homme en chemin...
Je ne sais pas qui c'�tait. Il a voulu m'arr�ter.
Je n'ai jamais voulu �a.
Je suis venu chercher mon fils.
Arr�te papa, il va te tuer.
Boucle-la, Reese.
C'est entre Horne et moi.
Je ne pars plus.
Mon p�re refuse que je m'en aille.
J'imagine que c'est mieux ainsi.
Eh bien.....
Si tu ne pars pas, alors c'est moi qui viendrai ici.
Demain ?
� demain.
Je reviens vite.
D�s que tout est r�gl� avec la femme et la fille de Swope.
Je viendrai en voiture. Tu pourras prendre tes affaires.
- Tu veux savoir o� on ira ? - Peu importe.
Nous sommes en retard !
En route !
Je vais aller dire � ces Indiens
de d�barrasser le plancher.
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