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VIE ET SOCIÉTÉ
GOOD DAY SUNSHINE LE DUO PRÉFÉRÉ DES AMÉRICAINS
QUI DIT N'AVOIR JAMAIS PÉCHÉ N'EST QU'UN MENTEUR
Bonjour.
L'AIDE JURIDIQUE QU'IL VOUS FAUT RENATA CLARK
Tu aurais dû me réveiller, Lennie. Je dois filer.
Puis merde, oublie le boulot.
De quoi tu parles ?
Cette structure va me prendre un temps fou.
Sa tête va déjà prendre 10 heures.
Purée. Jerry t'a…
Il t'a licencié.
Impossible.
- C'est mon émission. - La nôtre.
Évidemment.
Mais tu sais… Bug, Mush et moi, c'est…
Je possède 60 % des parts.
Tu n'as pas ton mot Ă dire.
On a assuré, ils adorent Eric et vont l'intégrer. Il a fait un carton.
Oui, c'est vrai.
Ils veulent Eric, mais plus de toi.
Parce que t'es qu'une merde incapable de garder son mĂ´me.
Je vais leur parler pour m'assurer que tu sois bien indemnisé
et que tu gardes ta couverture santé, dentaire, tout.
Ça tombe bien, j'ai pété ma facette.
Parfait, profites-en. Suis une thérapie.
Oublie, rends-moi service : va en désintox.
Va te faire foutre, espèce d'enfoiré de traître.
J'ai tout essayé. Je suis désolé pour Edgar, mais tu t'autosabotes.
Désolé pour Edgar, mais au diable la morale ? La loyauté ?
Au diable l'amitié ?
Sale putain de parasite hypocrite de bas étage.
Et tu te dis artiste ?
Peckinpah et Kubrick te disaient rien avant de me rencontrer.
Quand on a rencontré Henson, ce Dieu vivant,
tu te serais presque branlé
en t'écoutant dire à quel point, toi aussi, tu adorais Burr Tillstrom.
J'avais honte pour toi. Lui aussi était gêné.
On savait bien que tu étais
un artiste en carton dénué de passion qui aurait dû rester
divertir sa grand-mère avec sa chaussette
dans le trou du cul du monde qui l'a vu naître.
On n'a pas tous ta chance, hein, Vinny ?
Au moins, j'ai pas Ă payer pour baiser.
T'as parlé à Cassie ?
Comme ça, elle aussi en a marre de toi ?
- Va te faire foutre. - Il a raison.
Toi aussi, sale perte de temps. Vous pouvez tous les deux crever.
- Bonjour. - Bonjour.
On s'est vues au commissariat.
- Merci. - Pas de quoi.
Vous avez un bébé ?
La sœur de Marlon, Anita. Je garde son bébé deux jours par semaine.
Que voulez-vous, Mme Anderson ?
Je voulais vous donner quelque chose.
C'est…
Vous l'avez peut-être vue à la télé, elle est avocate.
En effet.
Vous pourriez l'appeler.
Bon, d'accord.
En vérité, j'avais juste besoin de parler à quelqu'un.
Le père d'Edgar et moi, on a eu une dispute,
bruyante et extrĂŞmement violente,
la veille de sa disparition.
Je me suis mise Ă penser
qu'il a peut-être voulu s'éloigner de nous.
J'ai sûrement pas été une bonne mère à chaque instant.
Votre fils avait-il Ă manger, un lit ? Recevait-il de l'amour ?
Oui.
On essaie de garder son enfant au chaud, en sécurité,
alors qu'on ignore si on aura encore un toit.
On essaie de le maintenir dans le droit chemin,
alors que des garçons, à peine adultes, vendent du crack devant chez nous.
Dites-moi ce que vous faisiez,
et je vous dirai s'il était bien ou non.
- Je ne sais pas. - Pour du réconfort, ne venez pas me voir.
Non.
Je n'en veux pas.
Je suis en colère.
La colère ? Je connais.
Je m'accroche si fort à la mienne qu'elle…
m'a transpercé le cœur.
Mais l'important, c'est ce qu'on fait de cette colère.
Vous voulez l'exploiter ?
Oui.
Je vous écoute.
Comme le maire Lindsay,
je veux être la solution, pas le problème.
L'augmentation du financement fédéral
visera à améliorer les relations avec la police et réduire la criminalité.
En chassant les gens dans la rue
pour les placer dans des logements hors de prix ?
En fermant des refuges pour gentrifier ?
Et comment comptez-vous financer votre projet de "nettoyage" ?
En s'en tenant au plan, c'est ce qu'on fait Ă la mairie.
ArrĂŞtez !
Nous allons délocaliser les personnes sans abri
et créer des refuges dans d'autres zones.
Certains craignent que la mairie ne soit corrompue,
ainsi que la police, les logements sociaux…
Sauf votre respect, Mike, s'il y a eu de la corruption,
elle a été éradiquée
depuis longtemps.
Ou peut-ĂŞtre
que vous faites profil bas.
DISPARU - EDGAR ANDERSON RÉCOMPENSE : 25 000 $
Raya ! Je sais que t'es lĂ !
T'as pas vu Raya ? Raya, c'est Tracks !
- Où est cette pétasse ? - Dégage de chez moi !
- Elle me doit du blé. - Elle est pas là , cherche-la.
C'est ce que je fais, ducon.
Je bougerai pas tant qu'elle sera pas rentrée.
Qu'est-ce que tu fabriques ?
- Je veux juste ma thune. - Sors de chez moi.
- Je veux mon blé. - Fous le camp…
J'irai nulle part, mon gars !
T'as affaire à Tracks ! File-moi mon fric, enfoiré !
Donne-moi mon putain de fric ! Espèce d'enfoiré !
- On n'échappe pas à Tracks ! - Tout va bien.
Ça va aller, rendors-toi.
Je veux ma maman.
C'est fini, il est parti.
Vous gardez souvent des ordures ?
Un t-shirt ensanglanté, c'est peu commun.
Le patron n'aime pas,
mais si quelque chose est en bon état, comme une vieille télé ou un bon fauteuil,
on peut le garder… et l'utiliser.
Vous l'avez trouvé dans la poubelle.
Les images montrent que vous l'avez ramassé derrière la benne.
Vous l'avez regardé et mis dans votre poche.
Je l'ai ramassé parce qu'il avait un joli motif.
Puis j'ai vu le sang, et ça m'a fait réfléchir.
- À quoi ? - Je voulais faire ce qui est juste, mais…
Aux yeux de qui ?
Vous ne l'avez pas vu ce jour-là , vous êtes sûr ?
Non ?
Et ce gamin ?
Marlon Rochelle. Vous l'avez vu ?
Désolé, monsieur.
J'ai besoin de lui.
Avant ça, vous avez laissé quelque chose près de la benne.
Du linge.
On en laisse pour les gars qui bossent de nuit.
Une salopette propre. Ça leur évite de remonter à l'usine.
Ton camion part.
Alors ? T'as fait quoi ?
T'as encore baisé un chien ?
Je peux jeter un œil ?
Bien sûr, si vous avez un mandat.
On se connaît ?
Mais oui, ça me revient.
Vous me faites penser… à Eddie Murphy.
Le feu arrière est cassé.
Réparez-le.
Je n'ai pas faim.
Faut manger, petit gars.
Lâche-moi !
Je vais te massacrer !
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je t'ai vu me suivre. Tu m'as suivi ?
Ă€ travers la grille.
Tu sais pas que c'est dangereux ?
T'as mis les pieds en enfer.
C'est la vérité, bonhomme.
Non ! Ne t'approche pas de moi !
HĂ© ! Ferme ta gueule !
Ça va aller.
Tu aimes dessiner ?
Qui c'est, celui-lĂ ?
Il a de grandes dents.
Je vais te trouver un vrai repas.
Ferme la porte derrière moi, et pas un bruit.
Ne laisse entrer que moi, pigé ?
Bon, je reviens vite. Ne sors pas.
C'est dangereux.
- Vous avez une réservation ? - Non.
Je dois lui trouver un cadeau.
- Vincent. - Jerry.
Puis merde !
Va pour le cheeseburger, suivi de la queue de homard.
- Apportez plus de vin. - Bien, monsieur.
Tu te souviens de Benji K et Artie ?
Le mec avec la bouche en cul de poule et Herman Monstre, lĂ ? Non.
Ils font quoi pour te soudoyer ?
Ils t'offrent plus de sexe qu'Hefner ?
Il paraît qu'il est rancunier. Garde ça pour toi.
Excusez-moi, messieurs.
Oui, excusez-nous, messieurs.
Tu as parlé à Lennie ?
Tous les jours pendant 15 ans de carrière.
C'est pas contre toi.
C'est absolument contre moi, Gerald.
C'est pour ça que ça ne peut plus durer.
"Merci pour l'idée, Vincent. Ça t'ennuie si on te la met profond ?"
- Tu cries. - Estimez-vous heureux.
Je devrais hurler, plutĂ´t !
Ça ne vous suffisait pas que mon fils
ait disparu, vous deviez me prendre la seule chose qui me reste ?
- Eric… - Il n'est pas à vendre, Jerry.
C'est qu'un tas de colle et de fourrure
jusqu'Ă ce que quelqu'un lui fourre le cul !
- Vincent ! - Moi !
Arrête ça tout de suite.
Juste Ă temps ! Salut, papa.
Tu vas te lever et sortir d'ici immédiatement.
Repose-le.
C'est qui, la marionnette ?
- Jerry. - Robert.
Vincent.
Je sais que les temps sont durs,
mais j'ai eu le commissaire Nelson
qui m'a assuré que la police faisait de son mieux.
Rappelez la cavalerie,
le grand Robert Anderson a consulté son carnet d'adresses
et tout va bien.
J'en ai assez de ton sarcasme et du récit réinventé
de ton enfance soi-disant difficile.
On va parler de ça maintenant ?
- Tu as toujours été seul. - En effet.
As-tu déjà cherché à saisir pourquoi ?
Oui.
Tes absences, le manque de nageurs.
Les marques de fabrique d'un fils unique et solitaire.
La fragilité émotionnelle d'Anne Anderson, ma mère, ta femme.
Ajoute à tout ça l'indifférence déchirante
qu'on t'inspirait, maman et moi, et tu obtiens…
Ravi de voir que tes séances avec le Dr Mason ont servi.
Ah oui, ce cher Dr Mason
et ses traitements d'enfer.
- La vue de son bureau était incroyable. - Arrête !
Ta mère pense que tu devrais retourner en désintox.
Je n'ai pas de problème.
- Tu sens l'alcool, Vincent. - J'ai perdu mon fils.
Tu sens l'alcool depuis longtemps.
Tu ne consommes pas que ça, je présume ?
De l'herbe aussi.
De la vodka, un peu de coke.
Il paraît que c'est super, mais j'évite le crack.
Pars en désintox maintenant, ta mère et moi te soutiendrons.
Sinon…
Sinon quoi ?
Pourquoi tu trembles ?
Tu me fais peur.
Papa.
Mush, oĂą vas-tu ?
Non !
Bug, je m'envole.
N'aie pas peur, c'est super !
Tu vois la statue de la Liberté ?
Elle te fait signe ?
C'est vachement haut. Bug ?
Bug ?
Mon dernier épisode commence à remonter.
Bug n'avait pas les cheveux longs, avant ?
Oui, mais tous les enfants ont coupé leurs cheveux.
Si tu cherches de l'alcool, j'ai tout jeté.
Tu m'as balancé à la police ?
Tu m'as menti, Vincent. Que voulais-tu que je fasse ?
Je ne sais pas, me soutenir, peut-ĂŞtre ?
Tu m'en crois vraiment capable ?
De tuer notre fils ?
Tu sais, Vincent, je ne sais plus.
Eh bien, moi, je sais.
Si tu cherches ta vodka, tu la trouveras pas.
J'ai rencontré une femme dont le fils a disparu depuis juin.
- Il s'appelle Marlon Rochelle. - Quel est le rapport ?
Je t'en veux tellement.
Tu m'en veux ? Mais c'est merveilleux.
Je veux que tu partes.
Je t'ai préparé un sac avec des pantalons, des chemises.
Il te faut un manteau, un chewing-gum est collé à ta parka.
- Cassie. - C'est pas que je ne t'aime plus,
mais j'en peux plus. J'ai ce vide à l'intérieur.
Je crois que je dois…
Je dois juste…
- Il va revenir, d'accord ? - D'accord.
S'il revient,
je dois ĂŞtre un parent exemplaire, et j'en suis incapable avec toi.
Et toi non plus, tu comprends ?
Parce qu'il y a cette tension entre nous.
Je ne sais pas quand, mais on s'est éloignés,
et de notre fils aussi.
Tu baises un autre.
Bingo.
Qui c'est ?
C'est qui, le veinard qui se régale ? Putain !
- Je l'ai connu à l'école. - L'espingouin ? Ce gamin ?
Il est portugais.
Pardon, c'est super.
C'est un homme merveilleux, si attentionné.
- Il travaille au camion Sunshine. - Il assure !
Au camion Sunshine ? Donc je le paie. Enfin, c'est du bénévolat.
- Il touche rien. Quel mec super. - Il est super !
Il a distribué des flyers avec moi toute la nuit.
Est-il venu ici ?
Dans cet appartement ? Il connaît Edgar ? Il l'a vu ?
Oui, il l'a vu plusieurs fois.
Et oui, il est venu ce matin-lĂ
pour s'assurer que j'allais bien parce qu'on avait encore passé
une de nos soirées de merde.
Il a pu l'enlever.
Quoi ? Il m'a volé ma femme, il aurait très bien pu me voler mon fils.
Vincent, tu me fatigues, putain.
Combien de mois… non.
Pendant combien d'années j'ai supporté tes coucheries ?
Réveille-toi, vraiment.
Ce n'est pas juste un rĂŞve, lĂ .
Regarde-toi. Regarde-toi ! Qu'est-ce que tu fais ?
Notre fils a disparu, et toi, tu bois et tu fabriques des marionnettes.
Eric va m'aider Ă trouver Edgar.
Vincent, la police ne trouve pas Edgar.
MĂŞme elle n'y arrive pas. Une marionnette y arriverait ?
Oui, ma putain de marionnette va y arriver.
VoilĂ Ă qui tu parles.
- Tu suggères quoi ? - Mon Dieu.
Les flyers ne fonctionnent pas, et baiser un môme…
Vincent, je suis enceinte.
Quoi ?
De lui, je suppose ?
En effet.
- Je pensais pas… - Purée.
… que ça arriverait après Edgar. On n'a jamais…
Pourvu que je sois pas la mère la plus vieille de l'aire de jeu.
- C'est fou, hein ? - Ouais, c'est assez fou.
Écoute, tu es une bonne mère.
Tu es une super maman. N'importe quel enfant serait chanceux…
Bon, je vais sortir retrouver notre fils
et le ramener vivant, donc…
VoilĂ .
Tu devrais voir ses dessins sur le mur de George.
Ils sont… tellement beaux !
J'ignore comment on a pu faire un enfant aussi beau, alors qu'on…
Va te faire foutre.
DISPARU
Putain de taré !
Salut, tu l'as ?
- Vas-y mollo, d'accord ? - Merci.
Raya, rapplique.
Tu as mon argent ?
Ouais, bientĂ´t.
T'as jusqu'Ă la fin de la semaine, alors trouve un moyen
parce que c'est fini, les passes.
Ne t'inquiète pas, j'y travaille. Tu les aimes jeunes ?
Quoi ?
J'ai piqué ta curiosité.
T'as quoi de beau ?
Tu verras.
Ne prends qu'une seule portion.
J'ai la dalle, mec.
Tu fais encore affaire, Raya ?
Fais affaire avec le diable, tu finiras par payer.
Qu'est-ce que ça peut te foutre, poivrot ? Regarde-toi.
Je suis bien placé pour parler.
Au fond du gouffre, personne ne t'aidera Ă te relever.
Commissaire Nelson, je vais étudier ça.
Au revoir.
Putain.
Costello s'est fait cuisiner à la télé ce matin,
et la police s'est retrouvée entraînée dans ce merdier.
Nelson enquĂŞte Ă fond.
Maintenant, Renata se joint Ă la fĂŞte. Elle parle Ă la presse.
Tu as parlé à l'éboueur ?
Oui.
Il se serait peut-être trompé.
C'est bizarre, j'ai eu la sensation qu'on lui mettait la pression.
- Il pourrait craquer si je l'amène. - Je peux rien faire de ça.
Toujours sur cette liste ?
- On a arrêté quelques gars. - Qui ?
Un sénateur à la retraite,
une poignée de vendeurs véreux du Wyoming,
et un acteur dont la carrière était déjà finie ?
Je te le répète :
tu gaspilles du temps et des ressources avec Marlon Rochelle.
- C'est mon affaire, Cripp. - Certes.
Mais tu commences à fouiller le passé,
Ă ressortir de vieux dossiers.
Écoute, j'admire ta rigueur. Vraiment.
Mais on a fait notre job, on a fermé le Sierra.
Mais je m'en remets Ă toi, je ne suis que le capitaine.
Et les personnes disparues, c'est mon problème.
Exactement.
Tina, tu l'as fait veiller tard ? Il a le sang qui bout.
Pas tard, non.
Personnes disparues.
C'est Renata.
Bordel de merde.
Fais comme tu le sens, Ledroit, mais le temps presse.
Renata ! Deux fois en deux jours.
Très bien, merci.
Quelle connasse !
La mère de Marlon Rochelle l'a appelée.
J'ai parlé à Dana.
À 22 h ce soir, après son service. Prends le métro avec elle.
Merci, Tina. J'apprécie.
J'ai un cousin homo.
Un autre dossier Sierra sur ton bureau.
On l'avait renvoyé aux archives, mais je te l'ai ressorti.
POLICE DE NEW YORK
"Promotion de la prostitution."
La nuit va ĂŞtre longue.
- La presse prépare une polémique. - Tout ça pour une interview foireuse.
Tu dois montrer que tu donnes autant que tu prends.
- Les faire mentir. - Je sais.
Tu as raison. C'est pourquoi, grâce à ton soutien si précieux,
la mairie a fait un généreux don à l'association Good Day Sunshine.
J'espère gagner du soutien en parlant à l'événement de la semaine prochaine.
On doit voir qu'on œuvre pour la ville.
Pour tous les New-Yorkais, bien sûr.
Hudson Sanitation est en charge du programme de nettoyage,
mais Richie est inquiet.
Ce ne sont que quelques journalistes contrariés.
- Je sais. - Il faut que tu calmes le jeu.
Réconcilie les ambitions des uns avec celles du plus grand nombre.
Des gens bien se sentent en danger chez nous.
Exactement, Richie. Montre-moi un New-Yorkais
qui ne te remerciera pas d'avoir évacué les toxicos.
On s'installe, on vire ces clochards,
et on redonne vie au quartier.
Faut s'activer, qu'est-ce que tu attends ?
Mes hommes sont prêts, faisons ça demain soir.
Ça ne te dérange pas, si ?
En plus, quand ces bassins se rempliront, ces bidonvilles deviendront mortels.
Des cadavres joncheront nos rues.
Les gens nous imploreront de nettoyer.
Évitons le mot "nettoyage", parlons de "réhabilitation".
L'important, c'est de les virer.
Le commissaire Nelson veut qu'on en finisse.
Qu'on ne les voie plus.
M. Di Bari, un appel sur la ligne quatre.
AllĂ´ ?
La livraison est arrivée,
mais on a un problème.
Les flics viennent poser des questions.
Règle la situation.
ArrĂŞte tout.
Au charbon, tout doit disparaître ce soir !
Tout va bien ?
Absolument.
Encore oublié la clé ?
Des enfants ?
Plus vieux que vous.
L'un vit Ă Jackson,
l'autre Ă Atlanta.
Vous les voyez souvent ?
Non.
Mais je prie pour eux.
Je peux… ?
Désolé, j'irai vous en chercher.
Moi aussi, j'ai déjà touché le fond.
On m'a coffré pour un crime que je n'ai pas commis.
Comme tous les compagnons de cellule que j'ai côtoyés pendant 16 ans.
Il faut les dompter.
Les ténèbres.
Ne cédez pas.
Je ne sais rien de vous, George.
Je n'étais jamais venu ici.
Pourtant, Edgar…
La vie est faite…
aux trois quarts de curiosité.
Votre fils en avait encore plus.
Je vous voyais faire la course dans les escaliers.
Il voulait tellement gagner,
mais vous le battiez toujours.
Vous êtes comme mon père.
La victoire Ă tout prix.
Puis-je voir les dessins d'Edgar ?
Jolis, pas vrai ?
Attendez.
Je connais.
Je sais ce que c'est.
C'est un plan.
M. Wilson.
Tiens.
Grillé.
Je condense un mois de boulot sur une semaine.
Navré, Vincent n'est pas là .
Je ne suis pas lĂ pour lui.
On s'est déjà rencontrés.
Vraiment ? Exact.
L'autre soir ?
Au Sierra.
En 1979.
On m'a filé un avertissement.
- Mes collègues n'en savent rien. - J'ai quelques questions.
Très bien.
Vous connaissez Edgar depuis longtemps ?
Depuis toujours, oui.
J'ai créé un coin là -bas pour son berceau.
Déjà été seul avec lui ?
Non !
Enfin, oui,
de temps en temps.
Putain de merde.
Vous croyez que…
Vous me prenez pour un…
Écoutez-moi bien.
Comme vous pouvez le voir, j'adore les enfants, d'accord ?
J'adore Edgar, vous savez ?
Voilà , c'est… Bon sang.
Désolé, j'ai…
cette marionnette Ă finir pour bientĂ´t.
Entendu.
Je vous ai vu au Lux.
Super, je vous y ai vu aussi.
Vous le reconnaissez ?
Marlon Rochelle ?
- Il ne vivait pas très loin. - Il est jeune.
Quatorze ans.
Non, il ne me dit rien. Je…
Non.
Vous aimez bien ?
Le Lux ?
Oui, je m'y amuse bien. Les gens sont sympas.
Quelqu'un le reconnaîtrait, selon vous ?
Non, je ne sais pas trop.
Réfléchissez.
Je veux juste un nom.
Rien qu'un nom.
Ricardo.
Il traîne vers le terrain de basket près du Lux.
- D'accord. - Le matin, souvent.
Merci.
HĂ© ! Une autre bouteille.
AllĂ´ ? Une autre bouteille. Table cinq. OĂą est Ricardo ?
Je ne sais pas.
Avec quelqu'un, peut-ĂŞtre.
Salut !
Tu t'amuses bien ?
Misha, je paie ma tournée aux gars, la soirée a été longue.
Tu te joins Ă nous ?
J'ai mon chien Ă nourrir.
Tu es sûr ?
Juste une bière.
Entendu, une seule bière.
Merci d'avoir accepté de me voir, Mme Nokes.
Dana.
Vous les avez interpelés, lui et Cal, dans un club.
Je suis au courant.
Il était en colère en rentrant.
Ça lui arrive, il change d'humeur d'un coup et…
L'avez-vous entendu parler de 8 ?
Non. Le lendemain soir, la femme de Cal a appelé, Kimberly.
J'ai compris.
À sa façon de parler, de la réconforter.
Il a dit les mots justes, qu'il était dévasté, mais…
il était soulagé.
"Soulagé" ?
- Comment… - Qu'il soit mort.
Ils ont bossé dix ans ensemble.
Et lui, il raccroche et retourne devant la télé.
Comme…
Je l'ai interrogé au sujet de la voiture. Elle est neuve,
hormis le pare-chocs enfoncé et la peinture écaillée.
C'est tout ce que je peux dire.
Mais il n'a pas digéré ce qu'a dit Cal.
Ça suffit pour l'enfermer ?
Une voiture de police, bien.
La plaque d'immatriculation. Alors, 338…
Vincent ?
Oui ?
C'est un plan.
Le dessin d'Edgar au sous-sol. C'est un plan.
Vous ne voyez pas ? C'est évident.
Je vois.
Vous avez mauvaise mine.
La vie est dure, j'y peux rien.
Je vais le retrouver… grâce à cette carte.
D'accord.
Montez, je vais vous faire du café.
- Venez. - Je n'en veux pas.
Croyez-moi fou si vous voulez.
Vraiment… ça ne fait rien.
Les vrais aveugles sont ceux qui ferment les yeux, vous verrez.
- Vincent. - Je le prouverai.
Ça va marcher, j'ai un nouveau plan.
Nouveau plan !
Tina, rentre.
Il est tard.
C'est allé, avec Dana ?
Très bien.
OĂą sont mes cassettes ?
Elles étaient…
Cripp les a demandées. J'ai dit qu'elles étaient aux archives.
Tu devrais les garder chez toi.
PÉDALE
Personnes disparues, ici Ledroit.
Je…
William Elliot.
Vous ĂŞtes un proche ?
Non.
Elliot.
Il est mort.
Sa sœur est là , chambre 517.
Ils refusent que je le touche.
Ils disent que je n'ai pas le droit.
Parle encore une fois aux flics, et ton chien y passe !
Pousse-toi !
J'ADORE NEW YORK
Bon petit gars.
Dis, bouffon, c'est moi ou tu m'ignores ?
On t'a déjà viré ?
- Quels connards. Différend artistique. - J'aurais pu te le prédire.
Où est-il passé ?
L'extincteur.
Il figure sur le plan.
Prouve Ă ces cons qu'ils ont tort.
Compte sur moi.
Yuusuf. Allez, je t'en prie. On partage tout, d'habitude.
C'est terminé. Et arrête tes conneries devant le gamin.
Tu crois vraiment qu'ils te paieront si tu le ramènes ?
Ils récompensent pas les gens comme nous.
Cause toujours, Raya.
Les flics te menotteront dans la seconde.
Mon plan est fiable.
Ton plan, c'est ça.
Yuusuf ! Allez !
Rembourse tes dettes autrement.
Va te faire foutre ! C'est ça.
Pas mal, petit gars.
C'est qui ?
Ton père ?
Vous vous disputez ?
Moi aussi, je me disputais avec le mien… tout le temps.
- Il t'a frappé ? - Non.
Les mots font tout aussi mal.
C'est ta maman ?
- Elle est comment ? - Gentille.
Elle a les yeux marron et d'épais cheveux bruns.
- Tes parents se disputent ? - Souvent.
Si tu voulais fuir les ennuis, qu'est-ce que tu fais lĂ ?
J'aime ta façon de taguer.
C'est ça, ta raison ?
Petit fou, va.
OĂą est le poivrot ?
Il fait des conneries quelque part. On est sur un projet.
Un projet ? Quoi, vous boursicotez ?
J'ai un mĂ´me pour tous les pervers
dans ton petit carnet, lĂ .
Une promesse est une dette.
Patience, tu sais à quel point ils raffolent de la chair fraîche.
C'est fini,
allez... au lit !
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