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Original subtitles

Jamais vu une horloge avant ?

Blouson noir, blouson noir Frappe, frappe, frappe !

Blouson noir, blouson noir Casse, casse, casse !

Regardez-moi �a ! Salut poup�e !

Blouson noir, blouson noir Frappe, frappe, frappe !

Blouson noir, blouson noir Casse, casse, casse !

Blouson noir, blouson noir Tue, tue, tue !

� l'attaque, camarades.

Gauche, droite. Gauche, droite...

Circulez, allons ! Circulez !

Blouson noir, blouson noir Frappe, frappe, frappe...

Blouson noir, blouson noir Casse, casse, casse...

Satisfaite, Joanie ?

Rentre imm�diatement � Londres !

J'aurais d� te pr�venir.

Te voir est toujours un plaisir.

Du th�, s'il vous pla�t.

Alors, quoi de neuf ?

La maison aux oiseaux est-elle d�j� occup�e ?

Non. Pas de nouvelle petite amie.

L'endroit est � toi pour cet �t�.

Mon ami et moi y serons pour deux �t�s.

Je l'appelle mon "oiseau de cimeti�re".

Comment le trouves-tu ?

J'aime beaucoup.

Veux-tu que je retourne � Londres ?

Je veux que tu restes, Freya.

G�nial.

C'est ici que je donne le meilleur de moi-m�me.

M. Wells ? Votre passeport.

- Il faut que je m'assoie. - Venez � cette table.

Bonjour, monsieur.

- Tout va bien ? - Bien, merci.

- J'appelle un docteur ? - Non.

- Merci beaucoup. - Je vous en prie.

- Bonjour. - Major Holland, Miss Freya Nielssen.

Bienvenue � Weymouth.

Merci.

Excusez mon accoutrement de parfait touriste.

Il a �t� agress� par une bande de blousons noirs.

- Pourquoi ? - L'argent sans doute.

Ils vous ont pris beaucoup ?

Je n'avais pas beaucoup de liquide.

Mais pourquoi vous ont-ils frapp� ?

- Tenez. Cela vous fera du bien. - Merci.

Je suis navr� pour tous ces d�sagr�ments.

Je vous en prie. �a me permet de boire un coup aussi.

Bonjour, monsieur.

Capitaine Gregory, Miss Nielssen.

Enchant�.

Capitaine et Major...

Ils sont sous tes ordres ?

Oui.

Et j'en ai toute une ribambelle � la maison.

Si vous voulez bien nous excuser.

Encore merci.

Allons-y.

O� tout cela s'est-il pass� ?

Il ne veut peut-�tre pas en parler.

Je n'aurais jamais imagin� qu'une telle chose

puisse m'arriver en Angleterre.

Notre pays n'est pas habit� que de vieilles dames qui tricotent.

Je vous crois.

J'esp�rais tomber sur vous, pas sur des loubards.

Nous sommes parties prenantes de cette violence gratuite.

D�sol�. Vous n'�tes s�rement pas en �tat

de m'�couter moraliser sur votre m�saventure.

J'aime �couter les gens qui ont des convictions.

Mon probl�me, c'est que je n'arrive pas � les croire.

Quelle chance !

Vous croyez ?

- Oui. - Pas moi.

Les gens qui ont r�ponse � tout sont plus heureux.

Alors, pourquoi ne pas �tre l'un d'entre eux ?

Je viens de vous le dire. Je n'aime pas les certitudes.

Je serais plus pr�sentable si j'allais me rafra�chir.

Veuillez m'excuser.

Il me pla�t.

Je l'aurais pari�.

Il sort de l'ordinaire. C'est un bon commencement.

Un peu l�ger, non ?

Certes.

Tes... amis militaires...

sont-ils m�l�s � ton myst�rieux projet ?

Oui.

�a avance ?

- Tr�s bien ! - "Tr�s bien"...

"Top secret".

Quelqu'un m'a dit que...

quand un bureaucrate veut garder son job,

il classe tout sous le sceau du secret.

Est-ce vrai ?

C'est probablement vrai, parfois.

Je d�teste tes secrets, Bernard.

Freya...

Si je te r�v�lais...

ne serait-ce qu'une infime partie

de ce que tu nommes mes "secrets",

je signerais ta condamnation � mort.

Tu peux me faire confiance.

Veux-tu prendre un ap�ritif, ou partir � la recherche...

Qu'est-ce que t'en penses ?

Pas mal. � moi.

T'as vu �a ?

Et toi, si t'allais voir ailleurs ?

Je veux parler � ma s�ur !

Alors, Joanie ?

L'argent de l'Am�ricain te donne des ailes ?

Le fric c'est le fric.

- Quel genre d'homme peut-il bien �tre ? - � la recherche d'un bon coup,

- un vicelard. - Peut-�tre.

C'est nous contre le reste du monde et �a depuis qu'on est gamins.

Il m'a offert son bras pour traverser la rue.

Oui ?

Oui, un vrai boy-scout !

Blouson noir, blouson noir Frappe, frappe, frappe...

Blouson noir, blouson noir

Casse, casse, casse...

Le dernier en selle est un puceau !

Jamais vu un bateau avant ?

Prenez-vous-en � quelqu'un d'autre. J'ai pas un penny sur moi.

Qu'est-ce que vous cherchez ?

Vous ne devriez pas me parler.

Pourquoi faites-vous �a ?

Pas que pour l'argent ! Pour vous amuser ?

Un jour, j'aurais mon propre yacht.

Vous m'en voyez ravi.

Si vous avez quelque chose � dire, dites-le, sinon partez.

- "Ou j'appelle les flics" ? - Je vous pr�f�re en libert�.

Tant que je ne sers pas de cobaye � vos petits jeux,

vous pouvez faire ce qui vous pla�t !

Il faut �tre deux pour jouer.

�coutez, je vous avais invit�e � boire un verre.

C'est faux. Vous ne m'avez invit�e nulle part.

Vous avez invit� une minette ramass�e dans la rue.

Vous vous prenez pour qui ? Lady Godiva ?

Vous n'�tes qu'un voyeur.

Je ne suis pas celle que vous croyez.

Vous ne m'avez m�me pas demand� mon nom.

Un si joli visage n'a pas besoin de nom.

D'accord, tout est de ma faute.

Je me suis m�pris.

Je dois me rattraper.

Comment vous appelez-vous ?

Joan !

Moi, c'est Simon.

Enchant�e, Simon.

Enchant�, Joan.

Joli jouet.

- Que faites-vous ici ? - En vacances.

- De quoi ? - De tout.

Je travaillais dans les assurances. J'ai tout largu�.

- C'est la belle vie. - Quoi ?

Pouvoir tout larguer.

Quand on n'aime pas ce qu'on fait.

Vos amis ne sont jamais tr�s loin.

Petite correction. Joanie est ma s�ur.

- Pas possible ! - Oh si !

Et je suis certain qu'elle n'est pas ton style.

C'est pour �a que tu la laisses tra�ner dans les rues ?

- Descends de ce bateau, Joanie. - Restez o� vous �tes.

Si j'�tais � la place de Simon...

je la laisserais partir.

Si tu veux aller p�cher, "Simple Simon",

tu peux y aller...

- Ne recommence jamais �a. - Je fais ce que je veux, King.

Jamais un type ne posera ses sales pattes sur toi.

Allez ! Allez Simon !

On se tire d'ici !

Au revoir !

Bon voyage !

Que Dieu te b�nisse !

Allez Joan, montez !

Sautez !

Bien fait pour sa gueule !

� ton retour "Simple Simon",

tu es un homme mort.

Joan ?

Des regrets d'�tre venue ?

Oh non, j'aimerais passer le reste de ma vie ici.

Ce serait agr�able.

Ne tournons pas autour du pot.

Qu'allez-vous faire maintenant ? Je ne peux pas retourner � Weymouth.

King ne me fait pas peur.

Moi si.

La derni�re fois que j'ai tent� de sortir avec un homme,

il m'a enferm�e une semaine dans un placard.

Boucl�e dans un placard � 20 ans !

Vous n'avez pas de famille ?

Non.

King est ma seule famille.

Vous devriez �tre contente d'en �tre d�barrass�e.

- Qui dit �a ? - Moi.

Vous vous trompez.

Je me retrouve sur un bateau au milieu de l'oc�an

alors que King guette notre retour.

Pas seulement. Vous le savez.

Vous avez eu le choix entre lui et moi.

N'y accordez pas tant d'importance.

Vous avez tout le temps de r�fl�chir maintenant,

alors que vous avez saut� instinctivement.

- Je ne vous �coute pas. - Ne faites pas l'enfant.

- Vous ne voulez pas de cette bande. - Et de vous non plus ! Arr�tez !

- Pourquoi m'avoir choisi ? - Vous aviez l'air friqu�.

- C'est l'unique raison ? - Oui.

Pourquoi es-tu revenue ?

Soyez maudit, soyez maudit !

Un sale vicieux ! Vous �tes comme King l'avait dit !

Je vais me servir une bi�re. Vous en voulez une ?

- Je ne bois pas. - La loi selon King ?

Joan, je suis d�sol�.

J'ai �t� maladroit et brutal. Tout est de ma faute.

- Pardonnez-moi. - De quoi ?

Ramenez-moi � terre, s'il vous pla�t, Simon.

- Et King ? - C'est mon probl�me.

J'ai fait le plein ! On pourrait aller jusqu'en France si vous le vouliez.

Je ne parle pas fran�ais. Pourquoi n'y allez-vous pas ?

- Passez donc votre vie � fuir. - Cela m'�loignerait de vous.

Je dois affronter mes probl�mes.

Ramenez-moi � terre.

Retrouver votre bande ?

Je sais o� me cacher jusqu'� ce que �a se calme.

Si vous voulez vraiment partir, je ne peux pas vous en emp�cher.

Mais j'aimerais que vous restiez.

Je n'aurai personne avec qui me battre.

Je vous en prie, ramenez-moi � terre, Simon.

Vous viendrez me chercher � Gloucester Tree.

Un oiseau dans une cage dor�e.

Un oiseau dor� dans une cage rouill�e.

Ces gars de la s�curit� ont une imagination de gardiens de prison.

- �a vous surprend ? - Nous gaspillons nos talents !

Bernard m'a racont� sa derni�re visite au minist�re.

"Quel genre d'�ducation ?", a demand� ce noble personnage.

Mon genre d'�ducation ! Ce type �tait quasi illettr�.

Vous ne supportez pas l'autorit�.

Si �a ne tenait qu'� vous, tous nos enfants seraient des beatniks.

- Vu les circonstances, qu'importe ? - Impossible de pr�dire les circonstances.

Apprenons-leur � ne compter que sur eux-m�mes.

La noblesse des esprits ind�pendants.

Ces valeurs ont-elles un sens pour vous, Gregory ?

Je ne r�fl�chis pas � ce type d'interrogation.

Vous, un des d�fenseurs de l'Empire ? Une t�che qui demande pourtant r�flexion.

Je vous promets d'y penser.

Une brute ne peut obtenir l'ob�issance.

Seul un gentleman obtient la loyaut�.

Tirez les rideaux, voulez-vous, Dingle ? 11h55.

Mettez l'appareil en marche.

Bonjour, les enfants.

J'esp�re que vous n'�tes pas d'humeur rebelle ce matin.

Nous aimerions vous parler directement.

C'est impossible.

Nous voulons vous voir en chair et en os.

Redressez-vous, s'il vous pla�t.

Bon.

C'est le jour des questions. Je vous �coute.

- Monsieur ? - Oui, George.

Est-il vrai que les fr�res et les s�urs ne peuvent se marier entre eux ?

Oui.

- Vous n'�tes pas fr�res et s�urs. - Mais nous sommes neuf !

Si chaque gar�on �pouse une fille, l'un d'entre nous se retrouvera seul.

Tes calculs sont exacts, mais tu n'as pas � te pr�occuper de �a.

J'aime la boxe, mais les autres ne veulent pas se battre avec moi.

Il frappe trop fort.

M. Stuart te procurera un punching-ball.

Pas lui en personne, bien s�r !

Quand on sera grands, les filles ressembleront-elles � Miss Vermont ?

Vous resterez comme vous �tes. En plus grand, bien s�r.

- Une question difficile. - Je ferai de mon mieux, Victoria.

Lors de nos conversations,

vous nous parlez de responsabilit�, de devoir et de tout �a.

Navr� d'avoir pu para�tre pompeux Victoria.

Ce n'est pas �a.

Mais vous dites toujours : "D�s le moment venu..."

Nous voulons savoir quand ce moment viendra.

Vous ne comprendrez certaines choses que lorsque vous serez plus �g�s.

Nous vous expliquerons tout

quand vous serez en �ge de comprendre

mais pas avant.

Mais nous sommes assez grands maintenant.

- Et nous pouvons comprendre. - Faites-moi confiance, les enfants.

- Laissez-moi en �tre le seul juge. - Ce n'est pas d�mocratique !

Ce sera tout pour ce matin. Il est temps d'aller manger.

Je vous reparlerai demain.

- Bonne journ�e ! - Bonne journ�e !

Un jour, nous devrons tout leur dire.

J'esp�rais pouvoir �viter �a.

Quel est cet endroit ?

�a ?

Une maison de bourgeois !

Une femme vient parfois ici.

C'est elle qui fait �a.

Vous aimez ?

Et vous ?

Je ne sais pas.

On entre ?

- Vous avez pr�vu de nous cacher ici ? - Oui. Un probl�me ?

- �a doit �tre ferm�. - �videmment, c'est ferm� !

- Je vais casser un carreau. - Non.

Un peu de respect pour la propri�t� d'autrui.

Ils sont � la maison aux oiseaux.

- Besoin d'aide ? - Je n'en suis pas encore l� !

- Cet endroit est fabuleux. - �a vous pla�t vraiment ?

Par temps de brouillard, tout devient sauvage et myst�rieux.

Ces falaises. Le ciel toujours mouvant.

Je ne vous saisis pas.

- Parfois vous semblez... - Vous me croyez b�te ?

- ...et parfois si diff�rente. - Avez-vous d�cid� de rester ?

- Je n'ai rien d�cid� du tout. - On ne peut pas vivre que de bi�re.

Je vais vous pr�parer � manger avant votre d�part.

Je vais voir ce qu'il reste dans le garde-manger.

Qu'y a-t-il ?

Je me suis coup�e avec cette fichue bo�te !

C'est tout ce qu'il y a. Vous devrez vous contenter de biscuits.

- Laissez-moi voir ce doigt. - Ce n'est rien.

- Montrez-le-moi. - �a ira !

C'est horrible !

Allez, venez manger.

Retournez au bateau, Simon.

C'est ce que vous voulez ?

Oui.

J'ai peur.

De votre fr�re ?

De vous.

Vous n'aviez pas peur avant.

Vous ne m'aviez pas encore embrass�e.

Je pourrais continuer � vous embrasser.

Je ne vous retiens pas et pourtant vous restez.

Es-tu l� ?

J'�tais � Paris. O� crois-tu que je sois ?

Es-tu vraiment l� ? Ou pensais-tu � autre chose ?

Je ne pensais � rien.

Alors, tu es heureuse.

- Ne plus penser rend heureux ? - Parfois.

Et parfois non.

Je ne suis pas heureuse.

Pourquoi ?

- Aucune importance. - Dis-moi.

Je ne veux pas seulement �tre la petite amie de quelqu'un.

Veux-tu m'�pouser ?

Une simple lubie.

J'ai �t� mari� et divorc�, je suis bien plus vieux que toi,

mais je n'ai jamais connu une telle qui�tude avant.

Comme si je n'avais plus peur de mourir.

Alors, j'ai de la chance...

Merci, Simon.

C'est King !

Il y a quelqu'un ?

Je suis �tourdie...

mais pas � ce point !

Ainsi, ils sont deux ?

Cet endroit est tr�s fr�quent�. Que puis-je pour vous ?

Voulez-vous bien sortir de ma chambre ?

O� est Joanie ?

Je ne sais pas.

O� sont-ils all�s ?

Vous pouvez aussi bien me demander d'o� ils venaient,

qui ils sont,

je n'en ai pas la moindre id�e.

Et si vous voulez qu'on en discute, alors, �loignez-vous de ce lit.

L'homme est un de vos amis.

Possible,

- mais les probabilit�s sont contre. - Quel sens de l'humour !

- Je n'aime pas qu'on se paie ma t�te. - Je compatis.

Je connais votre genre.

Conversation brillante, vie dissolue.

Aucune moralit�.

- Ma moralit� diff�re juste de la v�tre. - Vous n'en avez pas !

Vous croyez que ces d�chets sont tout ce qui compte ?

Je suis d�j� venu. Je les connais.

Ils me d�go�tent.

Tout d�pend de la fa�on dont on les regarde.

- Je devrais les aimer ? - Bien s�r, pourquoi pas ?

Que vient faire ma morale avec votre Joanie ?

Quel �trange gar�on.

Je suis �trange ? D'accord !

Je vais vous montrer � quel point je suis �trange !

- Vous faites vos merdes avec �a ? - Donnez-moi �a !

Donnez-moi �a ! Je n'ai rien � voir

avec votre Joanie !

Ils ont tellement de signification pour moi...

Comment pouvez-vous �tre aussi cruel ?

J'ai �prouv� du plaisir ! Ch�re madame !

Je ne vous crois pas !

O� es-tu, "Simple Simon" ?

Alerte au niveau de la barri�re de s�curit�, monsieur.

Les pauvres diables ont d� tomber.

Vous avez de la chance d'�tre en vie, jeune homme.

Pourquoi ?

Quel genre d'�tablissement est-ce, ici ? Une morgue ?

B�timent C, salle de conf�rence.

Son nom est Simon Wells. Il est Am�ricain.

Major, que voulez-vous que je sache sur ce type ?

� toi de me le dire. Qu'est-ce que ta bande lui veut ?

Et votre bande lui veut quoi ?

Joue pas au malin.

Hier, vous l'avez tabass� et aujourd'hui vous le pourchassez par ici !

Major, Major, Major.

Je me permets de vous rappeler mes droits de loyal sujet de Sa Majest�.

Tu as des droits, toi ?

Je suis dans la merde, hein ?

Elle bouge !

- O� sommes-nous ? - Personne ne doit parler !

Prenez ma main. Suivez-moi.

Ta main est aussi froide que de la glace.

Vous �tes br�lante ! Elle est br�lante.

Dites-nous o� nous sommes.

Il ne faut pas parler. C'est trop dangereux.

Simon ! Sa main est glac�e !

Elle ne se r�chauffe pas quand je la touche !

Eh bien... Nous sommes sous terre.

Il fait froid, ici.

Ta main r�agit normalement.

Elle devient chaude quand je la touche. Pas la sienne.

Attendez.

Vous pouvez parler maintenant, mais pas trop fort.

Ils n'ont pas d'yeux ici.

Ils parlent des cam�ras. Ils nous surveillent constamment.

Mais ils ne connaissent pas notre cachette.

- Qui ? - Nos professeurs.

- Pourrions-nous leur parler ? - Non, c'est impossible.

- Pourquoi ? - Ils ne sont pas ici.

Et si l'�il vous voit, la Mort Noire viendra vous chercher.

- Vous �tes venus nous sauver ? - Vous sauver de quoi ?

Je savais que tu te trompais. Ils ne savent rien.

Simon, j'ai si froid.

Pouvez-vous nous montrer comment partir d'ici ?

De l'endroit o� on vous a trouv�, vous ne pourrez aller nulle part.

Restez encore un peu avec nous.

Nous sommes tremp�s.

C'est si important ? Nous, �a ne nous d�range pas.

Vous n'attrapez jamais froid ?

Je ne comprends pas.

- Avez-vous des couvertures ? - Richard va aller en chercher.

Allez, les enfants. Il est temps d'aller au lit.

- Sinon, ils vont s'en apercevoir. - On ne peut pas rester ?

Je viens de dire non.

On peut la toucher ? Tu as dit qu'elle �tait chaude.

�a ne vous d�range pas ? C'est la premi�re fois pour eux.

D'accord.

Henry, o� vas-tu ?

Au promontoire. J'ai rat� mon tour.

Rat�, c'est rat�. Tu seras puni. Tu devras attendre demain.

Je m'en fiche.

Tu as vu ces deux-l�. Richard a vu un oiseau, une fois.

Moi, je n'ai jamais rien vu.

C'est bon, vas-y. Mais ne tra�ne pas.

Je vais m'assurer qu'ils sont couch�s. Je reviens.

Merci.

Cet endroit semble �tre sous contr�le militaire.

Il faut les avertir de notre pr�sence. Tu vas attraper une pneumonie.

Si seulement je pouvais me s�cher.

Restons ici et essayons d'apprendre ce qui se passe.

Ces enfants finiront par parler.

La mer ne semble pas si dangereuse d'ici, mais si belle.

Les falaises sont dangereuses. Vous devez faire attention.

- Aucun moyen pour descendre ? - Non.

Vous vous sentez mieux ? Avez-vous d�cid� de rester ?

Certaines questions ont besoin de r�ponses.

Commen�ons par le commencement.

- Comment t'appelles-tu ? - Victoria.

Victoria, moi c'est Simon, et je te pr�sente Joan.

Je vous ai sauv� la vie.

J'ai appris comment faire en cours de gym.

J'appr�cie, camarade.

Vous ne voulez pas sortir de l'eau et rentrer ?

Les autres sont d�j� l�.

- Aller o� ? - � l'int�rieur !

Voulez-vous que je vous aide ?

Faites confiance � un gamin et voil� ce qui arrive.

Recommence !

Vous venez ?

- Tu as dit que les autres �taient l�. - Ils sont l� !

Alors � l'attaque, camarade.

Ouvre-la.

Ouvre-la !

Je ne peux pas. Pas de l'int�rieur.

�a ne marche pas de l'int�rieur.

Vous n'avez pas le droit de parler ici. Suivez-moi.

- Quel �ge as-tu, Victoria ? - 11 ans.

On a tous 11 ans. Nous sommes tous n�s la m�me semaine.

- Depuis combien de temps �tes-vous l� ? - Depuis toujours.

Et vos parents ? Ils viennent vous voir ?

On croyait que c'�tait vous, nos parents.

Je vois.

Et la cause de votre froid ?

Vous ne pouvez comprendre certaines choses.

Vous saurez en temps voulu.

Quand vous serez capable de comprendre, pas avant.

J'en ai trouv� un autre !

- Ne mens pas, Henry. - C'est vrai !

J'en ai trouv� un autre !

Je lui ai sauv� la vie, Victoria.

- Vous voulez une couverture ? - Non.

- �a ne vous g�ne pas d'�tre mouill� ? - Non.

Est-il chaud, lui aussi, Simon ?

Oui, Victoria.

J'ai failli me noyer � cause de toi, Joanie.

Avant de t'�nerver, King, touche le visage du gar�on.

- Joanie... - Touche son visage !

Il est mort.

Je vous dis qu'il est mort !

Ce n'est rien, Henry. Ne fais pas attention � ce qu'il dit.

Nous allons rester et trouver un moyen de vous aider.

- Allez vous coucher, les enfants. - Au lit, maintenant.

Je me fous de vos petites affaires.

Vous pouvez les garder, vos barbel�s !

C'est pas nous qui avons balanc� le Yankee par-dessus.

Et un petit diff�rend entre amis n'a aucun int�r�t pour vous.

Laissons-le partir.

Eh bien...

Merci de votre compr�hension, Major.

- Il m�riterait une bonne le�on. - Oui, mais je ne crois pas qu'il mente.

Viens ici, Joanie.

- Fais ce que je te dis ! - Elle reste o� elle est.

Bien que je ne t'aime pas, tu restes son fr�re.

Oui.

Viens ici, Joanie.

J'imagine qu'on devra se battre, une fois sorti d'ici.

- Tout de suite ! - Un peu de patience...

J'ai promis aux enfants de rester cette nuit.

Je n'ai rien promis � ces zombies !

Je ne resterai pas l� � vous regarder !

- Que crois-tu que l'on va foutre ? - Ne parle pas si salement, Joanie !

C'est toi qui es sale ! Tu penses salement !

Tu m'isoles, tu fais tout ce que tu peux

pour m'emp�cher de devenir une femme.

Tout �a parce que tu n'as jamais connu de fille.

- C'est faux, Joanie. - C'est la v�rit� !

Je veux juste te prot�ger d'hommes comme lui.

D'hommes comme quoi ?

De tous les hommes !

Me laisserais-tu aller avec Ted, Sid ou un autre ?

- Aucun homme ! Jamais ! - Fous-moi la paix.

Fous-moi la paix.

Ne t'approche jamais de l'un d'entre eux.

Ou je vous tuerai.

Je vais rester ici te surveiller.

Pour qui me prends-tu ?

Tiens...

Essuie-toi.

Attention � ta t�te.

- Tu as dit deux intrus. - Non, non... trois.

Rom�o et Juliette...

et...

et le type qui a cass� ma statue.

- Un type dangereux, je pense. - Tu as appel� la police ?

- J'aurais d� ? - Ils n'auraient rien pu faire.

C'est ce que j'ai pens�.

Cet endroit exerce une attraction fatale sur les amoureux.

- Pourquoi fatale ? - Une simple expression.

Cet endroit n'est pas responsable de tout.

Le temps passe. Les gens changent.

Il nous rapproche parfois. Et parfois nous �loigne.

J'ai tant chang� que �a ? En dehors d'�tre devenu vieux et moche ?

Quelle importance ?

Tu es devenu un homme qui a un but.

Toi aussi, tu as un but.

Oui, mais moi...

j'en parle � qui veut bien m'�couter. Le tien reste secret.

Je suis un serviteur de l'�tat.

Tu n'y �tais pas oblig�.

Il m'a sembl� ne pas avoir le choix.

Il est trop tard pour ma vie priv�e.

Trop tard, pourquoi ?

Je vis avec une r�alit�.

Nous avons lib�r� un pouvoir capable de faire fondre les pierres.

Nous devons nous tenir pr�ts quand il sera temps.

Tu crois vraiment que c'est in�luctable ?

Certainement. �a ne fait aucun doute.

On ne peut rien faire pour l'emp�cher ?

Rien.

Au travail, alors. Au travail !

Je n'y crois pas !

Excusez-moi, chef. Puis-je vous parler ?

Nous n'avons rien trouv�.

Nous cherchons trois personnes.

Seuls ceux qui servent l'�tat ont des secrets pour leur ma�tre !

Je suis navr� de devoir te quitter.

- L'appel du devoir ? - L'appel du devoir.

Mes cheveux sont gris, mais ce n'est pas l'effet des ann�es,

non plus blanchis en une seule nuit,

comme ces hommes en proie � de soudaines terreurs ;

mes membres sont courb�s, non par le travail,

mais rouill�s et engourdis dans un vil repos.

Car ils ont �t� la proie d'un cachot, et j'ai eu le sort de ceux

� qui on a interdit la jouissance de la terre et de l'air...

comme un fruit d�fendu.

- Qu'est-ce qu'il y a, Joan ? - Une migraine.

J'ai besoin d'air.

J'ai amen� � manger.

- Qu'est-ce que c'est ? - Le d�jeuner !

C'est ce que vous mangez d'habitude ?

Oui. C'est plein de min�raux et de vitamines.

On le fabrique nous-m�mes au labo.

Avez-vous �t� un enfant, Holland ?

Vous n'attendez pas de r�ponse, n'est-ce pas ?

Il manque toujours un enfant depuis deux jours.

- Il est dans la cachette ! - Oui.

Donnez-moi l'autorisation d'enqu�ter.

N'avez-vous jamais eu de cachette ?

Jusqu'� maintenant, Holland...

votre unique pr�occupation a �t� un lapin �gar�.

Dois-je me r�p�ter ? La sant� mentale des enfants

importe plus que vos exigences de s�curit�.

Ce sera tout, Holland.

Merci beaucoup.

Nous avons un probl�me plus s�rieux.

Contentez-vous de la question pratique

et ne tentez pas de m'expliquer les d�tails scientifiques.

Je suis contre ces nouvelles dispositions.

Ce n'est pas de votre ressort, Talbot.

Nous devons nous tenir pr�ts.

�a rend les observations difficiles.

Nous ne savons toujours pas comment maintenir leur immunit�.

Et ?

Rappelez-vous comment nous en avons perdu deux.

Qu'y a-t-il, Talbot ?

Mary d�veloppe les m�mes sympt�mes.

Mary ?

Je vais te faire une piq�re.

Ils sont apparus comme par magie, Joanie.

Les frissons n'apparaissent pas par magie.

C'est d'�tre rest�s enferm�s.

�a va aller.

On nous punit pour nos p�ch�s, comme le prisonnier du cachot

du Prisonnier de Chillon.

Mais nos parents viendront ouvrir la porte magique.

Il n'y a rien de magique.

- Tu ne peux t'en tenir qu'aux faits. - Quels faits, William ?

Nous sommes dans un vaisseau spatial en route vers les �toiles.

Nous apprenons l'histoire de la Terre

afin de b�tir une nouvelle civilisation, une fois l�-bas.

Ce sera un long voyage.

Une fois arriv�s, nos professeurs seront morts.

- Tu oublies le lapin. - Le lapin a toujours �t� � bord.

Parle-moi de ce lapin.

- On l'a trouv� ici. - On aimait jouer avec lui.

Il s'est endormi, il a perdu ses poils.

La Mort Noire est venue et l'a emport�.

Je ne peux pas tout vous expliquer. Mais, il faut qu'on vous sorte d'ici.

Peux-tu me montrer les portes ?

Il y a la porte de la cave, et l'ascenseur

que la Mort Noire utilise pour descendre.

- Il y en a une autre. - Montre-la-moi.

Non. Les yeux vont le voir !

Aucune importance, j'ai aveugl� les cam�ras.

- On n'a plus le temps. - Que fais-tu, Simon ?

Ne t'inqui�te pas. Attends ici.

Bonjour.

Vous devriez voir par vous-m�me, chef.

Il est l�.

J'ai mis la cachette sous surveillance.

Que fait-il ?

- Il suit l'un des enfants. - Le jeune William.

Ing�nieux, le jeune William. Mais, il a oubli� les 1 m 80 de Wells.

�teignez-moi �a ! Je hais ces engins !

- Ils sont indispensables ! - Et pas indispensable de me le dire !

Les autres sont soit morts, soit avec lui.

Avec la mar�e, il a pu atteindre la grotte.

La porte de la grotte a mal fonctionn�.

Ou bien il n'est pas pass� par la falaise.

Contr�lez la maison aux oiseaux. Que Miss Nielsen ne se doute de rien.

Puis l'entr�e de la grotte.

Quand nous aurons trouv�, nous pourrons nous en d�barrasser.

Cela n'a que trop tra�n� !

Les enfants ne doivent pas le voir agoniser !

De ce c�t�, la serrure est normale.

C'est quoi une serrure, Simon ?

- Bonjour, Miss Nielssen. - Bonjour.

- Je ne vous d�range pas ? - Non.

Je suis Gregory.

- Nous nous sommes vus au Closter. - Je me rappelle.

Vous �tes un des petits soldats de Bernard.

C'est �a.

Je m'�tais promis de venir voir votre travail,

histoire d'enrichir mon esprit.

Tr�s intelligent.

Un effet int�ressant.

Une impression d'inachev�.

Allons...

Qu'est-ce qui, dans la vie n'est pas inachev� ?

Je ne pense jamais comme �a.

- Je peux entrer ? - Je vous en prie.

Merci.

Pardonnez-moi mes questions stupides.

Si vous me pardonnez mes r�ponses stupides.

Je devrais ?

Si je pouvais expliquer ce que je fais, je ne le ferais pas.

Oui...

Tout � fait.

Je vous remercie de votre accueil.

- Revenez quand vous voulez ! - Merci.

Rien � signaler, capitaine.

Je m'appelle Sid.

J'avais remarqu� que vous tra�niez dans le coin.

Vous avez peut-�tre remarqu� autre chose.

O� est King ?

Votre sens de l'humour est-il plus d�velopp� que le sien ?

Je ris tout le temps.

On l'a plus vu depuis qu'il est venu ici.

Voulez-vous que je le trouve pour vous ?

Vous savez peut-�tre o� il est.

Peut-�tre qu'il tra�ne quelque part, dans votre carri�re.

Silence. Du calme, s'il vous pla�t.

Mary n'est pas l� !

Pas d'inqui�tude, Victoria. Mary a d� rester au lit.

Les enfants, je vous ai r�unis � cette heure inhabituelle

car c'est important et j'ai besoin de votre coop�ration.

Je sais qu'il y a des grandes personnes dans votre cachette.

Je connais l'existence de votre cachette.

Et vous pourrez la garder.

Mais seulement si vous m'aidez. Est-ce bien compris ?

Si vous ne m'aidez pas, je serai forc� de vous en interdire l'entr�e.

NE LUI DITES RIEN

Maintenant, Victoria...

Combien de ces grandes personnes cachez-vous ?

Ne soyez pas t�tus. C'est tr�s important.

Les grandes personnes sont un danger pour vous.

Comment sont-ils entr�s ?

Tr�s bien. Je m'occuperai de �a plus tard.

Victoria.

Va les voir,

dis-leur d'aller � l'ascenseur o� nous viendrons les chercher.

Nous voulons les garder ici !

Vous ne pouvez pas.

Navr� de te dire �a,

mais ils sont en danger ici.

Ils tomberont malades s'ils restent avec vous.

Ils sont "chauds",

et rien de ce qui est "chaud" ne peut vivre avec vous.

Rappelez-vous ce qui est arriv� au lapin.

Vous essayez juste de nous effrayer !

On ne vous croit pas !

Vous avez tu� le lapin parce qu'on l'aimait

et envoy� la Mort Noire parce qu'on l'aimait !

Je vous aime. Je veux vous prot�ger.

Vous mentez ! Vous mentez !

Vous mentez ! Vous mentez !

R�fl�chissez, les enfants !

Vous devez faire ce que je dis.

King, King ! O� es-tu ?

La Mort Noire va venir et elle va t'emmener !

- Qu'y a-t-il, Henry ? - Elle vient pour vous !

Et vous vous endormirez comme le lapin !

On va sortir et vous venez avec nous.

Tu peux grimper et ouvrir la porte de la grotte ?

- Et quoi ? - L'autre porte est ferm�e � cl�.

- Et escalader ces falaises ? - Il faudra nager.

Avec ces rochers, cette mar�e, et des gosses ?

- Laissons-les nous cueillir. - Ne partez pas !

King, nous en avons trop vu.

Tu viens, oui ou non ?

Je sais que tra�ner en bande, c'est des gamineries,

mais que faire d'autre ?

Qu'aimeriez-vous faire ?

Je ne sais pas.

Il y a toujours quelque chose � faire.

Garde ! Amenez le canot par ici.

J'ai d� envoyer du monde car vous m'avez d�sob�i.

Les enfants !

La situation est grave.

Vous ne comprenez pas ce qui se passe.

Essayez de vous calmer. R�fl�chissez !

R�fl�chissez ! Vous devez faire ce que je vous demande.

Revenez, Howard.

On ne peut pas vous guider.

L�chez-moi, bont� divine ! L�chez-moi !

Je veux cette cl� !

Balancez ce truc ! �loignez �a !

�loignez �a !

Pourquoi avez-vous si peur ?

Parce qu'on va devenir aveugle !

Debout !

Donnez-moi �a.

- Cela ne vous m�nera � rien. - Nous sommes � �galit� !

Surveille-le.

Nous allons tous sortir d'ici.

Qu'ils enl�vent d'abord leurs v�tements.

Allez, d�shabillez-vous. Tous !

- Simon, on ne peut... - Pas de discussion.

On ne peut pas devant les autres !

Faites ce que je dis !

D'accord, les enfants, d�shabillez-vous.

C'est �a, Wells.

Ce sont les enfants qui sont radioactifs.

Les enfants ?

Qu'avez-vous donc fait ?

Vous ne pourriez pas comprendre.

Je vais les sortir d'ici.

Vous ne pouvez pas faire �a. Ils sont dangereux !

S'il te pla�t, Simon !

Emm�ne-nous. S'il te pla�t !

Vous ne pouvez pas, Wells !

Vous ne pouvez pas !

Ah oui ?

Venez les enfants !

On peut se rhabiller ?

Oui.

�a n'a plus d'importance.

Vous vous rendez compte de ce que vous faites ?

- Et vous, ce que vous avez fait ? - Oui, certainement !

Attache-le au lit.

Attache-le au lit !

Viens, Joan. On n'a plus le temps.

Je veux venir aussi, Joan.

On ne peut pas la laisser. Elle est malade.

Fais attention.

Les enfants vont ouvrir les portes en se servant de leurs radiations.

La porte de la grotte est ferm�e. Je l'ai contr�l�e.

Faites garder cette issue.

Appelez un h�licopt�re au cas o�.

Et Gregory...

si Miss Nielsen est au studio, faites en sorte qu'elle ne s'aper�oive de rien.

Faites vite.

Bonjour !

Il y a quelqu'un ?

Voil�, ma ch�rie.

Une petite promenade.

Voil� le monde...

J'ai peur !

Il ne faut pas avoir peur.

Regarde.

Une petite chose.

Une petite fleur.

Laissez-moi partir !

- Ne t'approche pas ! - Je viens avec toi, King !

- Ce ne sont que des enfants, Bernard ! - Gregory !

Henry s'est enfui, en voiture.

Je vous connais.

L'homme qui comprend tout de la violence, c'est �a ?

L'homme qui a r�ponse � tout, c'est �a ?

Pourquoi faites-vous �a ?

� quoi sert tout �a ?

Que nous voulez-vous ?

R�pondez-moi !

Vous allez me r�pondre !

O� est le major Holland ?

- En bas. - Il est vivant ?

Il est vivant.

Gregory, allez le chercher. Le plus rapidement possible.

M. Wells...

vous et la jeune femme pouvez retourner � votre bateau.

Des enfants, Bernard !

Le pire, c'est que mes enfants vont se consid�rer comme des prisonniers

et des monstres.

- Est-ce toi qui leur a fait �a ? - Ils sont n�s comme �a.

Leurs m�res ont �t� expos�es

� un type et � un niveau de radiations inconnus,

accidentellement.

Je n'ai pas besoin de te dire que de tels accidents existent.

Plus de 300 ces quinze derni�res ann�es.

C'est un fait.

Nous n'arrivons pas � reproduire les conditions responsables

de l'apparition de ces enfants.

Si tu pouvais, tu le ferais ?

Certainement.

Il est maintenant d'une importance vitale

que tu essaies de me comprendre.

Et de comprendre ce que je fais.

La vie a le pouvoir de se transformer.

Apr�s la premi�re grande explosion,

d'�tranges et merveilleuses fleurs

totalement inconnues,

sont apparues dans le d�sert.

Pour survivre � une destruction in�vitable,

il faut des hommes nouveaux.

Un accident nous a donn� neuf enfants pr�cieux.

Les seuls �tres humains ayant une chance de survivre

dans les conditions qui existeront in�vitablement

quand le moment sera venu.

Chaque nation civilis�e cherche, cherche...

la mani�re de survivre � ce que nous avons trouv�.

- Je ne veux plus rien entendre. - Je ne voulais que tu saches.

Rappelle-toi mon inqui�tude � ton retour.

Tu as laiss� l'Am�ricain et la fille repartir.

Ils sont mourants.

Ils n'entreront en contact avec personne.

Une fois morts, nous effacerons leur trace.

Toi aussi, tu connais mon secret, maintenant.

Mes enfants sont la semence d'une nouvelle vie.

Quand le moment sera venu,

la "chose" elle-m�me ouvrira la porte.

Mes enfants sortiront...

pour h�riter de la terre.

Quelle terre, Bernard ?

Quelle terre leur laisserons-nous ?

Apr�s tout ce que l'homme a fait et ce qu'il lui reste � faire.

C'est tout ce dont tes r�ves sont faits ?

Envoyer neuf enfants glac�s

dans un univers en cendres.

Je n'ai pas le choix. Pas le choix du tout.

Tu refuses de me rejoindre.

Tu sais ce que ton refus signifie ?

Oui.

�a signifie que tu as dilapid�

tout le temps qui me restait.

�a va si vite, King. Le monde est si vaste !

Descends maintenant.

Je ne peux t'emmener nulle part.

Descends, Henry.

Non ! Pas maintenant !

J'ai pas envie de rentrer l�-bas. Les autres ne m'aiment pas.

Descends de la voiture.

Fais attention � toi.

Je t'ai sauv� la vie, King. Je veux rester.

Tu es du poison.

Sais-tu que tu es du poison ?

Tu es en train de me tuer.

Nous pouvons recommencer, Joan.

Recommencer depuis le d�but.

Impossible, Simon.

Nous ne pouvons pas laisser les enfants.

Au secours ! Au secours !

� l'aide !

� l'aide !

Traduction : Eric Synchro: Darthbleed

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