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LE BISON BLANC
Qu'est-ce qui se passe ?
Quelqu'un l�-haut, et il �tait perc� de partout.
- D�sol�, Mr. Bixby. - Bon Dieu, Mr. Otis,
En septembre 1974, Wild Bill Hickok retournait dans l'Ouest.
Je ne l'ai pas remis
car il avait un autre nom et une araign�e au plafond.
Un r�ve qui lui rongeait le c�ur.
Un cauchemar
qu'il devait effacer
pour �viter de sombrer dans la folie furieuse.
Je sais� J'y �tais.
- Bonjour Mr. Otis. - Bonjour.
Navr� pour le feu d'artifice de cette nuit.
Enfin� maintenant je comprends.
J'aimerais en dire autant.
Faut pas me la faire.
Il y a longtemps t'as eu la trouille de ta vie.
C'est une cicatrice qui ne dispara�t pas.
D'abord les yeux ne supportent m�me plus la lueur de la lune.
�a vous ronge les m�ninges�
Le cauchemar commence
et il empire.
Ce bison blanc me fonce dessus.
Ce r�ve n'est pas dangereux.
Dave Morrow a abattu le dernier bison blanc il y a un mois.
Au fin fond du Cimmaron.
O� allez-vous ?
Un type de votre classe n'envisage pas
de farfouiller dans les Black Hills ?
Une nouvelle terre promise.
Elle promet un aller simple
pour un cimeti�re sioux.
Nom de Dieu !
O� est la petite ?
Elle joue au milieu des �toiles.
Cheval fou, mon fils,
le chef de guerre des Oglalas, ne peut sangloter comme une squaw.
Alors, je te retire ton vrai nom.
- Tu seras "Ver-de-terre�. - O� repose son corps ?
Sur la table sacr�e� au-dessus du lac.
� l'�cart des Blancs et � l'abri des loups.
Tu dois affronter le Bison Sacr�.
Sinon, ta fille sera tortur�e � tout jamais.
En la drapant dans la peau blanche,
tu chasseras les esprits du mal.
�coute, � Grand Manitou.
La voix �trangl�e, je t'appelle.
Le c�ur serr�, je t'implore.
Aide-moi � trouver le bison blanc.
La fum�e porte ma voix.
Je te remercie, � Grand Manitou.
Cheyenne.
Dix minutes d'arr�t.
C'est quoi, ces monticules ?
Des os de bisons.
Les vestiges de 60 millions de t�tes
aux fronti�res du Kansas.
Mon Dieu !
Bon sang de bois.
- Salut, Peter. -Bill !
James Otis pour les autres.
On m'a dit que t'avais rempil� avec Cody
et que tu te faisais un paquet. - On se fout de ma gueule.
Hey, Margoulin !
Pas de place pour toi, ici.
Repars.
Alors, t'as des id�es de suicide ?
Les Sioux n�ont pas oubli� la mort de Whistler.
Je suis dans le rond.
Tu esp�res te cacher derri�re des binocles ?
Tu es le pestif�r�, ici.
T'as plus d'amis.
Tu parles pour toi, aussi ?
Venant de toi, c'est �norme !
Avance sur la pointe des pieds.
Tom Custer est ici avec quelques hommes.
Il a jur� de te faire la peau, s'il te revoit.
J'ouvrirai l'�il. Je suppose que je ne te reverrai pas.
J'en pleurerai pas.
Au revoir James Otis. Bonne chance,
il vous en faudra.
- Le Cap. Custer ? - Dans l'arri�re salle.
Nom de Dieu, foutez-vous au repos !
Paddy, un autre pichet ! Que se passe-t-il ?
Scott signale que Bill Hickok
vient de d�barquer du train.
Il porte un faux nom
et il se planque derri�re des lunettes noires.
- Que fait-il ici ? - D'apr�s le Sergent,
c'est pour l'or ou le bison blanc.
Je m'en fiche.
C'est un vieux copain de Paddy
et ma main � couper qu'il va s'amener ici.
Je le recevrai.
Je vais enfin retrouver cet enfoir�.
Kileen, va dire � Scott au d�p�t de s'accrocher
aux basques d'Hickok.
Je veux savoir o� il va !
Et au trot !
Pourquoi cette panique ?
� Hay en 69, il a tu� mon cheval puis abattu
2 de mes soldats dans le dos. - Foutaises !
Bill n'a jamais tir� dans le dos de quelqu'un !
Tu me traites de menteur ?
Tu �tais rond-d�fonc�.
J'�tais au bar, ce soir-l��
Je suis au courant.
Tu veux une couverture en marbre ?
Tes deux rigolos ont attrap� Bill par derri�re.
Il a descendu ta carne pour qu'elle ne tue personne.
Elle ruait dans tous les sens.
On n�est plus copains ?
Tu ne m'as jamais fil� le frisson.�.
Vous aviez raison. Hickok vient par ici.
On va le coincer.
Plonge derri�re ton bar et ferme-la ou tu y passes avec lui !
Miles, quand il entre, vous lui tombez dessus !
Faites le danser avant que je lui fasse sa f�te.
Venez les gars, on va se distraire un peu.
Allez, en rythme !
Encore, Bill !
C'�tait Tom Custer. Il s'est taill� vers Had�s.
Tu as pris un risque.
- On �tait en dettes. - Pas � ce point-l�.
- Poker Jenny bosse dans le coin ? - C'est la veuve Schermerhorn.
Elle a ouvert une maison plus au Nord� Fetterman.
Je vais justement par l�.
On dit que les Sioux pullulent le long de la piste.
Garde tes pistolets au chaud.
Bouffez-moi ces r�nes, vieilles baudruches !
Secouez-vous le train, flemmards !
Et oui, m'sieur Otis,
ce cul-terreux de Custer leur a bien mis cette fois.
Vous n'aimez pas l'or ?
Je me d�foncerais le cul dans cette caisse
pour m'enliser dans cette ville de mes deux
si ce n'�tait pas pour l'or ?
Surveillez votre langage.
Quand ce g�n�ral
s'est point� dans les Black Hills,
il a invit� ces emplum�s � se foutre en guerre.
Et le temps que ces connards soient r�tam�s,
des milliers de loquedus auront la tronche d�coup�e.
Vous �tes grossier.
Il y a une dame.
Quoi� �a ?
Encore un mot et je vous corrige.
Trop aimable, Mr. Otis.
Surveillez vos expressions, Mr. Coxy.
Saloperie de temps !
Donne-moi �a !
Nom d'une mule, je me fais autant tremper que vous !
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Un tendron.
Un tendron qui fait dans son froc.
� ta place, je ne ferais pas �a.
Vous ne pouvez pas me virer d'ici !
Vous n'allez pas�
Non !
Attendez-moi !
Me laissez pas ici !
On n'a pas le droit de laisser un Blanc ici.
Je l'avais pr�venu.
Vous �tes plut�t genre vieille carne !
Allez, secouez-vous un peu !
Eh, le guignol !
Venez m'aider.
Je vais les attacher � la carriole.
Il y a plus s�rieux, par ici.
Celui-ci, c'est Jim Hauley,
l'autre, c'est Deck Baker.
lls creusaient une mine, l�-haut.
Bon, on les emm�ne.
Prenez Jim par les pieds
avant qu'il devienne raide.
Je m'occupe des chevaux.
Vous l'avez eu ?
J'ai d� lui chauffer les oreilles.
Nom d'une mule, quelle rapidit� !
Je croyais que vous n'aviez jamais touch� une arme !
Cette dame fait le trottoir dans les all�es du seigneur.
Elle l'a prise au mauvais endroit.
Vous continuerez le voyage pr�s de moi.
C'est incompr�hensible.
Aucun Indien sens� ne sort par ce temps pourri.
C'est ridicule, m�me pour un Sioux.
Alors, inutile de s'inqui�ter.
Et voil�, on y est !
Fetterman !
Plus affriolante qu'une truie � neuf pis.
- Qu'est-ce que tu trimballes ? - Des chasseurs de bisons.
Qui les a rectifi�s ?
Eux-m�mes !
Ils ont vid� deux bouteilles.
Celui aux chaussettes grises
a dit avoir vu un bison blanc,
l�-haut, dans les Black Hills.
L'autre lui a r�pondu qu'il mentait,
que c'�tait des conneries.
Le dernier a �t� abattu il y a un mois.
J'ai trois autres clients pour toi, � l'int�rieur.
Dans leurs poches, tu trouveras de quoi te payer.
Merci, trop aimable.
Allonge-les dans la neige, qu'ils gardent leur fra�cheur.
Il a r�ellement pu voir un bison blanc ?
C'est un coup des Sioux pour �loigner les chercheurs d'or.
Je cherche un coin pour pieuter.
Il n'y en a qu'un. Chez Mme Schermerhomn.
Bon Dieu, les chats !
lls ont tenu le coup.
Un poivrot borgne
me file 10 dollars pour piquer les chats errants.
Ce ne serait pas Charlie Zane ?
C'est lui. Vous le connaissez ?
Je le connais.
R�chauffez-vous pr�s du po�le.
Du caf� ? Il ferait flotter un colt.
Je vous en serais reconnaissant.
Pas de chichi entre nous.
Je suis Mme Schermerhorn.
Mes hommages.
Je vous connais ?
James Otis.
Otis, �a ne me dit rien.
Pourtant, vous me rappelez un�
Retournez-vous !
Poker Jenny, sans doute ?
Petit salaud ! Tu m'as bien eue !
C'est Un spectacle pour une veuve �plor�e ?
Je t'ai toujours vite mis en route.
- C'est du joli ! - C'�tait quand, notre nuit d'amour ?
�a fait une �ternit�, �il-de-chat.
Oui, pour moi aussi.
Que viens-tu faire dans ce trou ?
L'or de Custer.
Il y en a quelques pinc�es dans les collines.
Tu dois crever de faim.
Ne bouge pas.
Tu as appris que je m'�tais maqu�e avec Lucas Schermerhorn ?
Le jour o� j'ai appris que tu �tais veuve.
Sois pas vache.
Lucas a fait bien des envieux.
Merci, �il-de-chat.
Pourquoi "�il-de-chat" ?
Tu verrais ton �il quand tu fais l'amour
ou quand tu d�gaines�
Je suis tr�s courtois. J'�vite toujours une bagarre.
Courtois. Bien s�r.
Tu fais toujours sauter la t�te de quelqu'un bien poliment.
Je suis trop sur les genoux pour discuter.
Je vais te border dans mon lit.
Je saurais pas m'y prendre.
- Toi ? �a serait la meilleure. - Sans blague.
Je vais hisser les couleurs.
Une de tes putes m'a bien align�. Je ne suis pas pr�s de remettre �a.
J'y suis peut-�tre pour quelque chose.
- Je cours le risque. - Pas moi.
D'accord.
Roupille un bon coup.
Mais comme tu es joueur,
je te parie qu'� ton r�veil,
tu changeras d'avis. - On verra.
Je laisse la porte ouverte.
J�sus, Marie, Joseph !
Tu te croyais
� Armageddon !
C'est rien.
Cette t�te m'a pi�g� !
D'o� elle sort ?
A l'�poque o� Cody chassait pour les chemins de fer,
on offrait �a aux nababs.
On t'a refil� une t�te qui vaut 2 000 dollars en or ?
C'est du toc !
Elle est peinte. J'ai mis des yeux roses.
Je la ferai r�parer.
Je ne veux plus la voir !
D'accord, d�mon,
si �a doit �tre tout ou rien,
je suis ton homme.
�a te travaille le cerveau ?
C'est un cauchemar.
Il me colle comme une sangsue.
Si je ne descends pas ce bison, ce r�ve me tuera.
Comme si j'�tais entra�n� vers la tombe.
Tu dois l'oublier.
- Je dois le concr�tiser. - Un r�ve ?
C'est le seul moyen.
Rassure-toi. Je pars demain.
Frozen Dog est un nid � rats.
Assieds-toi dos au mur. Personne ne t'aidera.
J'y suis habitu�.
J'ai perdu mon pari.
Pas toi� Moi.
Laissez passer cette dame. C'est dix dollars la minute.
Un peu d'or pour 60 secondes.
La grande cavalcade, mais faut payer apr�s,
sinon demain, vous serez dans une petite bo�te.
Allez, on fait la queue !
T'en fais pas.
Retrouve-la et tu auras droit au grand jeu.
Merci infiniment.
Heureux veinards qui allez d�couvrir la belle Frieda.
� la r�publique �
Ruin� et fourbu ?
James Otis.
Je cherche un poivrot borgne appel� Charlie Zane.
Un type royal.
Il a des cheveux blancs � cause des peaux-rouges.
Il a fait dans son froc contre les Kiowa.
Salut, vieux tromblon.
- Custer a vraiment trouv� de l'or ? - Il est tomb� dessus.
Alors qu'est-ce que tu fais ici ?
Il faut des outils.
- Alors je me fais du fric. - Les chats.
Tu veux mettre de l'ordre dans ce trou ?
Je ne suis plus Marshall.
Je sais pourquoi tu es l�.
Le bison blanc.
Je te croyais trop g�teux pour les contes de f�es.
Tu croirais un t�moin ?
�a d�pend qui.
Te fous pas de moi !
J'�tais avec le g�n�ral � French Creek
et cet enfoir� de bison a charg� tout le 7e de cavalerie.
Alors �a serait vrai ?
Qu'est-ce que tu marmonnes ?
Vieux tromblon,
sinc�rement,
tu as vu un bison blanc ? - Si je l'ai vu ?
Il m'a fait tomber un pan de montagne sur la tronche !
Barman. 2 cruchons de gin.
Et pas la pisse que tu refiles � ces bouseux.
La camelote, je la vends. Je ne la fabrique pas.
- 5 dollars la bouteille. - Tu nous crois fauch�s, Mr� ?
Brady.
Il y avait un faux-cul, l�-bas, aux Nations
appel� Brady.
Il a vendu 6 tonneaux � Mo-Wi et ses Comanches.
Une fois ronds d�fonc�s,
ils ont fait Une vir�e
et tu� la moiti� de mon effectif.
C'est vraiment horrible, Mr� ?
Jack Kileen, le siffleur ?
Vous savez, Mr. Kileen,
y a autant de Brady que de bouses de vache, ici.
Je suis qu'un pauvre type
qui essaye de se faire du fric.
Pour vous prouver ma bonne foi,
c'est la maison qui r�gale. - C'est bigrement g�n�reux.
Un peu trop, m�me.
Vous vous �tes assez vautr�s sur ma table.
Tu disais ?
T'es sourdingue !
- Surveille ces guignols ! - D'accord.
500 dollars si vous me d�pannez en cas de grabuge.
- Qui est-ce ? - O� �a?
Derri�re ta verrerie.
La grande bringue, c'est Jack Kileen.
La plus belle salope qui soit.
J'�tais � Julesberg.
Je l'ai vu d�foncer un type qui vendait des Winchesters aux Indiens.
Le petit nerveux, c'est Kid Jelly.
Un petit vicelard.
Salement vicelard.
Alors, non merci.
C'est pas pour moi.
�a le pourrait si Kileen apprend qui vous �tes.
Vous parlez de quoi ?
Je parle du grabuge � Cheyenne avant-hier.
Vous parlez de votre mort.
Tom Custer a voulu me tendre un pi�ge chez Paddy.
Un des Kileen �tait avec lui.
Quel est le programme ?
Brady va envoyer le serveur offrir la tourn�e du patron.
Il va laisser tomber le morceau comme une bouse de bison.
J'ai entendu le bruit.
Sors tes bottes merdeuses de l�
ou tu les auras dans ta petite bo�te.
Ta maman ne t'a jamais dit de pas p�ter avec ta bouche ?
Mon calibre, c'est du 36.
J'ai �t� mal �lev�.
Pauvre vieux connard.
Texas est en place.
Le petit s'am�ne.
Occupe-toi du texan.
Astique ta bille de verre !
Couvre-moi, vieux tromblon.
Ce soir, c'est pour toi.
Mais on se reverra.
Vaudrait mieux pas se revoir.
- Vous ne croyez pas� - T'as parl� !
- Sur ma t�te� - Elle pourrait sauter.
C'est Wild Bill Hickok !
Il en a eu deux d'un seul coup !
T'as pas gard� ton nom longtemps.
T'es grill�, dans le coin.
Il vaut mieux se tirer.
La question, c'est o� ?
Il se monte un camp, au Nord.
Un coin appel� Deadwood Gulch.
Tu sais ce que je crains le plus ?
- Plus que les Indiens ? - Plus que de crever.
Quoi ?
D'avoir la trouille.
- L�-dedans ? - Non, l� dehors.
� l'Est ?
C'est le territoire Sioux.
Il n'y a rien � part les Collines Noires
et le bison blanc.
Tu as tu� beaucoup de types ?
Surtout des Indiens.
Tu peux pas les souffrir, les Indiens ?
Phil Sheridan l'a dit�
Un bon Indien est un Indien mort.
Prends pas de coup de sang.
Il est hors de port�e.
Il n'a pas l'air seul.
Vaut mieux changer d'air.
Sers-toi du fusil. Je prends la Winchester.
Laisse tomber. C'est pas pour nous.
Regarde au fond.
Une sauterie indienne qui tourne mal.
Des Absarokees qui ont pi�g� un Sioux !
Qu'est-ce qu'ils foutent en pays sioux ?
Le t�l�graphe mocassin leur a parl� du bison blanc.
J'en vois quinze.
�coute ce qu'il leur balance.
Faut les avoir bien accroch�es !
Il a aucune chance.
Quinze contre un.
Contre trois.
Tu lui files Un coup de main ?
Je les contourne.
Gaffe, Cap !
Je te salue, �il Blanc.
Mon c�ur chante.
Merci de m'avoir aid�
� tuer mes ennemis.
Fr�re ! Tu es tr�s courageux.
Viens dans mon campement.
Je dois refuser.
Le soleil est d�j� haut.
Les tipis de mon peuple sont loin.
Mais je ne t'oublierai pas.
Je lui fais sa f�te ?
Il n'est pas manchot avec un fusil.
T'es malade de lui tourner le dos !
Un type courageux ne tire jamais dans le dos.
Tu le laisses rameuter ses copains ?
T'es plus bouseux qu'un fermier ! Il chasse le bison.
- Je le descends ! - On ne saura jamais.
- Quoi ? - S'il sait o� le trouver.
Des Indiens ?
J'ai cru entendre un bison.
Attends, j'ai ma lorgnette.
Mets un peu d'ambiance.
Je l'vois !
C'est pas vrai !
- |l a travers� la paroi ! - Non, il y a une caverne.
On y passera la nuit.
Et l'autre emplum� ?
Il ne se pointera pas.
T'es s�r de toi ?
Il n'est pas dans mon r�ve.
Casse des brindilles.
Pr�pare plusieurs exemplaires.
Tu vas entrer dans ce trou � rats ?
Je ne suis pas seul.
Le monstre a fil�.
Il y a une ouverture dans le fond.
Il va revenir.
C'est pas dans mon r�ve.
Il faut qu'il neige.
� gros flocons.
J'aurais pr�f�r� que tu n'sortes pas �a.
La jument s'est d�tach�e.
Cet empaf� a tu� la jument.
Il s'est taill� sur l'autre versant.
Cr�nom de bois, attends !
Charlie?
range ta p�toire !
C'est entre Hickok et moi !
Hickok, je suis l� !
Tire quelques balles
Alors,
Regarde, je suis l� !
Secoue-toi !
J'ai pas envie de tirer dans de la viande froide.
Serre-les bien, Cap !
- Je vais te ramener. - T'en m�le pas !
Gyp, o� est Ben ?
Il s'est taill�.
Bon, � toi de jouer.
Sinon, Hickok va profiter de la temp�te.
Cap, fous-toi le nez dans la neige !
Tes colts ne servent � rien par ces temps-l� !
Barre-toi, ou je t'�corche vif.
Les rougeauds rejoignent la cavalerie !
Le d�mon est mort.
Je te remercie.
Que font des blancs sur ce territoire ?
Ici, c'est Pa Sappa.� Terre des Lacotas.
Ces montagnes m'appartiennent.
Maintenant
l'oiseau des temp�tes
d�vore le ciel.
Bient�t la neige recouvrira tout.
Viens dans mon campement,
mon fr�re.
Nous ferons de la bonne m�decine.
J'accepte, mon fr�re.
Dr�lement roublard.
Quoi ?
Tu l'as bien poss�d�.
Si t'as l'id�e de le refroidir, oublie.
- La neige te g�le les m�ninges ? - Je lui ai donn� ma parole.
Ta parole � un peau-rouge ?
Autant entasser des puces dans une grange !
Allume un feu et fais-nous � bouffer !
Sois le bienvenu.
C'est toi que les Sioux appellent Okute, le tueur ?
Celui qui a tu� le faiseur de paix ?
C'est une question � poser � un fr�re ?
C'est toi l'assassin� Hickok ?
Les Cheyennes m'appellent Pahaska.
Longs cheveux ?
Viens quand tu seras pr�t.
P'tit gars, faire confiance au Seigneur, c'est d�j� coton.
Mais tendre la main � un peau-rouge
c'est avoir envie de finir manchot. - |l n'est pas comme les autres.
- Il est en guerre. - Non.
I! porte ses plumes d'aigle comme un chef !
Fais gaffe !
Entre !
Longs cheveux
tu n'as pas de fusil.
J'ai pris celui-ci au d�mon.
- ll est � toi. - Je te remercie.
Mais, mon ami utilisait le mien.
Lui� n'en a pas.
Nom d'une mule !
Je n'ai rien � donner en �change.
Tu partages ton abri et ta nourriture.
Il faudrait une babiole.
Attends !
J'ai une petite merveille.
Comment t'appelle-t-on ?
-"Je suis un petit serpent". - Je ne crois pas.
Tu es un petit serpent ?
Ver de terre ?
On m'appelle ver de terre.
Et barbe blanche ?
Les Cheyennes l'appellent Ochinee.
N'A-qu'un-�il ?
C'est lui.
Le grand guerrier de Sand Creek ?
Tu parles la langue fourchue.
�a n'est pas vrai.
Ton �il de verre est Un vrai �il ?
Regarde !
Je ne suis pas Ochinee ?
Je ne suis pas le grand N'A-qu'un-�il ?
�a suffit, Charlie !
Il fait le pitre. Il n'y a rien de magique.
C'est du verre. Comme des perles.
Ce n'est pas un vrai �il.
Mais c'est Ochinee ?
C'est N'A-qu'un-�il.
Fais la bouffe.
Des cr�pes et des steaks de bison.
Quand on parle bouffe, j'irradie.
Alors irradie � fond, il a un loup dans le ventre.
Il faut marquer ces rochers de notre eau.
Ce n'est pas un peu de pisse qui arr�tera le bison.
C'est ainsi que le loup marque son territoire.
Chante ton chant de mort.
Je te frapperai comme tu as frapp� la petite.
Je la draperai dans ta peau.
Voil� mes paroles !
Ce bison m'appartient.
Tu peux courir !
Il sera � celui qui le tuera.
� moi seul !
Bravo, Cap.
Tu nous as fourr� une �pine dans le pied.
T'�nerve pas.
Terminons le mur.
Pourquoi �tes-vous sur ma terre ?
On ne vous a pas demand� de venir.
Le Grand Esprit nous a donn� ces collines.
Tu dis : on ne veut pas devenir civilis�s.
On refuse ta civilisation.
C'est la v�rit� indienne.
Parle-moi de ta v�rit�.
Premi�rement
le Grand Esprit ne vous a pas donn� ces collines.
Vous les avez prises par la force
aux Cheyennes, aux Shoshones et aux Arapahos.
Et c'est au tour des blancs.
lls n'ont pas d'honneur.
Avec eux, la mort n'a plus de saison.
- On appelle �a le progr�s. - La cupidit�.
Je serais maudit parce que ma peau est rouge ?
C'est mal d'�tre n� l� o� est n� mon p�re ?
C'est mal de mourir pour mon peuple ?
C'est toujours la v�rit� indienne.
Quelle est la v�rit�, alors ?
Sois franc avec ton sauvage. Dis-lui qu'il est foutu !
Au temps de Sitting Bull,
les Sioux engageaient 10.000 guerriers dans une bataille.
Aujourd'hui, c'est le tour des blancs.
Ceux que tu vois ne repr�sentent qu'une poign�e.
lls sont plus nombreux que les troupeaux de bisons autrefois.
On ne peut pas r�sister aux blancs.
Ils ont des armes redoutables.
Ils ont la puissance.
Tu te soumettras ou tu seras bris�.
Tu vivras comme eux ou tu mourras.
�a, c'est parler franchement.
Alors je vais chanter mon chant de mort.
Je ne veux pas ta mort.
Pourtant tu es blanc.
Je suis ton fr�re et ton ami.
Longs cheveux,
il n'y aura pas de guerre entre nous.
Des conneries.
Allume une torche !
Je trouverais ma braguette si j'avais envie de pisser !
Il est entr� ?
Il a fil�.
La neige s'est arr�t�e, le vent est tomb�
et l'empaf� avait une carte dans sa manche.
Notre fr�re s'est barr� sans nous �gorger
ce qui est anormal pour un indien.
Il n'a pas laiss� de trace � suivre.
Pendant un moment, on a eu une chance.
Encore un jour peut-�tre�
Il n'y aura jamais de r�ponse.
Tout d�pend de la question.
Il nous dit de d�gager.
On va aller en d�battre.
Qu'est-ce qu'y a ?
Tu sens rien ?
C'est le bison !
Il vient par l� !
La nuit tombe vite.
Il faut se trouver une planque.
C'est le coin !
C'est Armageddon.
C'est Mon cauchemar.
C'est ici que j'ai combattu le bison blanc.
Bon Dieu de bois !
Une vision qui se r�alise !
On se place dos � ces pins !
Tu veux vraiment jouer le coup !
Et toi ?
2.000 dollars, � quoi �a sert � un mort ?
Il est �crit
que c'est pour ce soir.
Amen.
Prends la Winchester. Celui-l� ne tire qu'un coup.
�a suffira.
Il fait plus froid
que dans le c�ur d'une pute.
Je te couvre.
Tu roupilles ?
Sur ta gauche.
C'est un loup.
C'est Ver de terre.
Je le rectifie ?
Tu pourrais effrayer le bison.
Il nous a peut-�tre rep�r�s.
Il est l�.
Je sais qu'il est l�.
Bon Dieu, descends-le ! Tire !
Ouvre les yeux ! Sers-toi du fusil !
Qu'est-ce que tu fais ?
Ton fusil !
Rien de cass� ?
Le Wanagi est mort ?
Il s'est enfui.
On le reverra � la Saint-Glinglin.
Et ton fusil ?
Un chef de guerre n'utilise pas le fer d'un blanc.
Ce bison devait �tre tu� selon les rites
sinon je ne pourrai jamais plus porter mon nom.
Tu es Crazy Horse.
Pahaska, mon fr�re
nous avons �t� con�us par le m�me ventre.
Quelle montagne de bidoche !
- Qui l'a tu� ? - Le sauvage.
Il ne saura jamais qu'il est mort.
Cette peau lui appartient.
Va te faire voir !
Toi et ton cingl� rouge !
T'as pas le droit
de refiler 2.000 dollars
� un emplum� ! - Je te rembourserai.
T'as d�cid� de te foutre des plumes toi aussi !
Tu sais o� il peut se les mettre ?
On est quittes.
N'essaye pas vieux tromblon.
Ne me fais pas peur.
J'ai plus de cale�on de propre.
Pauvre petit connard !
Tu as perdu un ami.
�a m'en a tout l'air.
Et tu en as trouv� un.
Tout est termin� ?
Tout est termin�.
En drapant Petite femme dans cette peau,
elle sera en paix dans l'autre monde.
Et tu pourras porter ton nom ?
Alors, je te salue.
N'A-qu'un-�il m'a appel� ainsi.
Tu es Okute,
celui qui a tu� le faiseur de paix.
J'�tais jeune � l'�poque. J'avais le c�ur chaud.
- Tu as mal agi. - On ne peut y revenir.
Je ne le dirai � personne.
Nous sommes fr�res mais on ne doit plus se revoir.
Entends bien mes paroles. Nos chemins ne doivent plus se croiser.
Sinon, je ne verrai qu'un ennemi blanc
et tu ne verras qu'un Indien.
Et nous r�soudrons le Grand Myst�re.
Ohinyan, longs cheveux.
Chinyan, pour toujours.
Texte fran�ais : Michel Salva
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