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La prochaine épreuve est un test de polygraphe.
Tous ceux qui auront menti seront éliminés.
Aurais-tu pu empĂȘcher ta mĂšre de se suicider?
Je savais qu'il y avait un gun, mais j'ai rien dit.
- Qu'est-ce que vous voulez? - Posez pas de questions.
Faites juste comme je vous dis. - Je ne veux pas
que tu vives ce que j'ai traversé à l'époque.
- L'époque a changé, maman. - Paul-Emile m'a déjà dit
que Léo était forcé de travailler pour lui.
As-tu couché avec Julien hier?
- Oui. - Es-tu encore amoureux d'Andrew?
- Oui. - Tu vas partir avec mon frĂšre!
- Ca m'a juste surpris, OK? - Ferme ta crisse de gueule!
Sais-tu tous les sacrifices que j'ai faits pour éliminer Arnaud?
Et le stuff que j'ai "shooté" à Judith! T'as fait quoi, toi,
Ă part brailler?
Judith et Andrew passent en finale.
Julien a menti Ă la question:
"Est-ce Ă cause de toi que ta mĂšre a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e
Ă la station-service?" - Je le savais, estie!
Je m'en veux pour maman. Mais pas pour toi.
(musique sombre)
âȘ
Ca va, Mathieu? Il s'est-tu passé quelque chose?
Il est ou, ton pĂšre, lĂ ?
Je vais revenir.
âȘ
Qu'est-ce que tu fais? (exclamation de surprise)
(indicatif musical)
- Je voulais pas. - Chut, chut, chut.
(reniflement)
J'avais tellement peur qu'elle sache que c'était moi.
Je me demande encore si... si elle savait avant de mourir.
Je sais pas comment t'as fait.
Pour vivre avec ça tout ce temps-là .
Sans en parler Ă personne.
Il y a pas un jour que j'y pense pas.
Petit chat...
Mais toi, au moins, t'avais l'excuse d'avoir neuf ans.
Math, lui...
Il faut qu'il paie, crisse!
C'est pas vrai qu'il va partir avec le cash
puis continuer Ă vivre sa vie.
Non. C'est fini, ce temps-lĂ .
Il faut faire tomber Andrew.
Qu'est-ce que tu fais? Tu vas ou, lĂ ?
- Dans la chambre Ă Farah. - Non, non, come on!
Babe, ostie... Regarde, c'est ça, le jeu, là .
Il fallait aller loin, on est allés loin, c'est tout.
That's it, lĂ . Je m'excuse.
Je voulais pas te faire vivre ça, OK?
Mais toi, t'as couché avec mon frÚre, là , tabarnac!
Regarde, c'est correct, je te pardonne.
Eille, je t'aime!
Hein?!
Hé, ça va-tu?
J'entendais que ça brassait puis j'osais pas descendre.
Es-tu correcte?
Peux-tu...
... te prendre dans mes bras?
OK. OK. (sanglots)
J'ai besoin de toi. - Oui, oui, je suis lĂ .
Je serai tout le temps lĂ , OK? - OK...
- OK? Ouais. - OK.
Je suis correcte, lĂ . Je suis correcte.
Toi, t'as-tu trouvé de quoi?
Euh, oui.
Marcel Lamarre, c'est le mari de votre mairesse.
Hein?
Ostie!
C'est lui!
C'est lui qui a arrĂȘtĂ© maman!
Hein?!
C'est lui qui est venu au manoir quand elle s'est tuée.
- Qu'est-ce que tu fais? - Je m'en vais chez la mairesse.
Tu es sûre que ça va fonctionner?
Oui, oui. Ca va fonctionner.
Je ne veux pas te perdre une deuxiĂšme fois.
Maman...
Tu ne me perdras plus jamais.
OK? - Oui.
Ca va bien aller.
OK.
(musique sombre)
(annonce indistincte au haut-parleur)
(soupir)
(musique douce)
(chocs sourds)
Ah...
(Julien): T'as pas confiance en moi?
- Non, non. - Andrew, écoute-moi!
Non. Non.
C'est quoi, tu vas retourner avec lui?
Non, j'ai dit que je faisais le jeu jusqu'Ă la fin.
Mais pourquoi? Pour l'argent?
Si c'est ça, on va te le donner, ton cash.
Parce que j'étais blessé, Andrew, mais je t'aime.
Je t'aime, estie!
Ta façon de m'aimer, c'est me forcer à avouer devant Mathieu
que j'ai couchĂ© avec toi, hein? - ArrĂȘte, c'Ă©tait l'Ă©preuve, ça!
Right.
Vous ĂȘtes pareils, vous deux.
Dis pas ça.
HonnĂȘtement, non.
OK.
Mais si t'es pour donner l'argent Ă Mathieu,
on va ĂȘtre obligĂ©s de se battre contre toi jusqu'Ă la fin.
(musique sombre)
On ne peut pas faire une enquĂȘte de cette ampleur-lĂ
dans un délai aussi court.
Mais je ne vous demande pas de faire une enquĂȘte.
Je vous demande de diffuser mon témoignage et je vous garantis
que c'est d'intĂ©rĂȘt public.
Etes-vous allée voir la police?
Non, ma famille reçoit des menaces d'un policier.
OK, bien, raison de plus
pour prendre le temps de bien faire les choses.
Mais Paul-Emile de Léry est pas l'homme que vous pensez!
C'est un criminel qui continue Ă causer des dommages
mĂȘme aprĂšs sa mort.
Ca vous prend quoi pour avoir envie de m'aider, en fait?
On veut vous aider, Mme Abbassi,
on est partis de Montréal juste pour ça.
Mais si vous voulez éviter des conséquences légales...
Mais je m'en fous, des conséquences légales,
je veux juste ĂȘtre entendue.
On veut autant que vous que la vérité sorte.
OK. Regardez...
Tout ce que je vous demande,
c'est d'enregistrer mon témoignage,
puis aprÚs, vous déciderez si vous le diffusez ou pas.
Je vous attends au bar.
Ca va ĂȘtre correct.
Ca va ĂȘtre correct! (soupir)
(croassement de corneilles)
Maman a dit de rester ici!
Je veux voir si Lucile est correcte.
(respiration haletante)
Mathilde, calme-toi...
Calme...
LĂ , je vais te dire ce qui va se passer.
Tu vas appeler la police.
Puis tu vas leur dire que t'as battu ta femme.
Excuse-moi.
Puis ta fille.
Je voulais pas, lĂ ...
Je m'en fous.
Mathilde! J'ai besoin de toi, Mathilde.
Vous ĂȘtes tout pour moi.
Recule.
Je t'aime, mon amour.
Appelle-moi plus comme ça!
Recule.
Je veux pas que tu me laisses.
Sinon, t'es aussi bien de me tirer.
- Recule! - Vas-y.
Vas-y.
(sanglots de Mathilde) - Ah!!
Non! (étranglement)
(rugissements de Paul-Emile)
(pas s'approchant)
(soupir)
Il m'a reviré de bord.
Il m'a dit qu'on est tous pareils.
Il a raison.
On a des excuses pour tout.
Comme papa.
Depuis qu'on est arrivés ici
qu'on dit que c'est la faute du jeu.
C'est la faute du jeu.
On était-tu obligés d'aller jusque-là ?
Je voulais aider Arnaud.
Toi t'avais besoin de cash pour tes avocats.
On n'avait pas le choix.
C'est pas vrai. C'est encore une excuse, ça.
J'ai fraudé du monde
puis il y a un gars qui s'est tué à cause de moi.
Bien beau me dire que je voulais pas mal faire,
c'est ça, les fucking faits.
(soupir) - Bien quoi?
Tu vas plaider coupable et aller en prison?
(soupir)
OK, tu veux vraiment faire ça?
(musique triste)
Il faut que j'assume ce que j'ai fait.
Et ça va sûrement aider
Ă avoir une peine de prison moins longue.
T'avais dit que tu ne me laisserais plus toute seule.
Je m'excuse, Djou.
Je veux arrĂȘter de me sentir mal tout le temps.
(soupirs)
(musique triste)
Je t'ai entendu parler avec Julien.
Tu peux pas séparer avec eux autres, là !
Je veux juste pas qu'ils gagnent.
Je m'exprime mal. Je veux juste...
Regarde...
Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait, OK?
Si je gagne, lĂ ,
si je repars avec l'argent, c'est comme...
C'est comme si je remets les comptes à zéro.
Il faut que je gagne, sinon c'est juste...
C'est ça que tu veux pour vrai, là , tu veux que je m'en aille?
Eille, attends...
(coups Ă la porte)
Ah!
Bonjour!
Que me vaut l'honneur?
Votre mari est-tu lĂ ?
Non. C'est Ă quel sujet?
Appelez-le, s'il vous plaĂźt.
Ah, ça sera pas possible.
Il est assez occupé, ces temps-ci.
Je sais qu'il travaille pour mon pĂšre.
OK, rentrez.
Et voilĂ .
Euh, désolée, on n'a rien commandé encore.
C'est offert par un client.
(tremblant): Oh, c'est lui!
C'est le policier Lamarre!
S'il nous suit, c'est mieux qu'on laisse tout tomber.
- Non. - C'est un homme dangereux!
- Non, c'est trop important. - Farah!
Je ne veux pas risquer qu'il s'en prenne Ă nous.
Il peut rien nous faire. On est dans un lieu public.
- Allons-nous-en, s'il te plaĂźt. - OK. Deux secondes.
Deux secondes.
Chérie!
Ne... Ne fais pas ça!
Reste ici. Fais-moi confiance.
OK?
Je vous demandais pas grand-chose.
Vous vous levez, vous payez, puis vous partez.
(rire de Lamarre)
Quoi? Vous allez me battre?
Je pense que vous sous-estimez c'est quoi,
une femme qui a failli perdre son enfant.
Il n'y a plus grand-chose qui me fait peur.
(sonnerie de téléphone)
Je casse pas des jambes, Mme Abbassi.
Je casse des vies.
Demandez Ă votre mĂšre.
Va chier!
J'ai juste un call Ă faire Ă la DPJ
pour dire que vous avez voulu vous suicider
pendant que vous étiez enceinte
puis le petit Salim va se ramasser au centre de dépannage.
Je me suis fait pousser en bas.
Oui, mais sur les rapports de police,
vous dites que vous ĂȘtes tombĂ©e.
Difficile de s'imaginer que c'est pas volontaire.
Vous ĂȘtes vraiment un trou de cul, hein?
(sonnerie de téléphone)
Quelque part ou aller?
- Oui. - Rentre Ă la maison.
Il y a une situation, lĂ , en ce moment.
C'est parce que Lucile de Léry est ici.
Elle est au courant pour InĂšs.
OK, j'arrive.
Il faut que j'y aille.
Forcez-moi pas Ă appeler la DPJ.
Bonne journée, InÚs.
(claquement de porte)
Je vous écoute.
PremiĂšrement, tu vas lĂącher InĂšs puis Farah.
Regarde, là , moi, je suis ici pour vous protéger.
- On t'a rien demandé. - Pas vous, non.
(Victor): Moi, je pense que c'est toi que tu protĂšges.
Vous insinuez quoi, lĂ ?
Tu veux pas que la police vienne au manoir pour cacher
ton lien avec le meurtre de ma mĂšre.
Je le sais que c'est pas un suicide.
Mon pÚre et Léo étaient là .
Puis c'est toi qui es venu constater le décÚs.
Ca fait que pourquoi il n'y a pas eu d'enquĂȘte?!
Quand je vais dire Ă tes petits amis policiers que t'harcĂšles
une pauvre femme depuis presque 20 ans, il y aura une enquĂȘte
qui va s'ouvrir puis on va savoir la vérité.
Si tu fais ça...
je leur donne le gun qui a tué ta mÚre...
avec les empreintes de Léo dessus.
Quoi?
C'est lui qui a tué leur mÚre? - Non.
Mais il était là quand c'est arrivé.
Il a touché au corps puis au gun.
Ca fait que votre pÚre s'est servi de ça
pour le forcer Ă travailler pour lui pendant 20 ans.
Puis aujourd'hui, lĂ ,
pour vous faire finir le jeu.
Sinon, il le dénonce à la police.
Ca va, lĂ .
Hein?
Vous ĂȘtes rendus au bout.
Le jeu est presque fini.
Je veux juste savoir ce qui est arrivé à ma mÚre.
Tu vas le savoir.
AprÚs la derniÚre épreuve,
je donne le code du coffre-fort de votre pÚre à Léo.
Puis qu'est-ce qu'il y a dans le coffre?
Une lettre de Paul-Emile qui vous dit
ce qui est arrivé pour vrai.
Fais juste me donner le code et on arrĂȘte tout ça, OK?
Je touche deux millions si vous vous rendez au bout.
Ca fait que...
je vous donnerai pas le code avant que ça soit fini.
(raclement de gorge)
Tu me diras combien tu vends ton condo.
J'hairais pas ça, avoir un pied-à -terre à Montréal.
Tu penses qu'Andrew va "splitter" avec toi s'il gagne?
T'as l'air confiant pour un gars
qui a reçu une piastre au lieu de 84 millions.
Hum-hum!
Le reste s'en vient.
Je t'imagine tellement aller le voir Ă toutes les semaines
puis lui lécher le cul...
Tu le voyais deux fois par année.
Pas grave,
parce que tu t'es fait crosser solide puis tu le mérites.
Ah ouais...
(coup sec) OK!
Toi, tu penses que vous méritez le cash plus que moi? Hum?
Vous arrĂȘtez pas de chialer qu'il vous a traumatisĂ©s, lĂ ,
mais vous, ce que vous m'avez fait vivre Ă moi, lĂ ...
Ca compte pas, ça?
Vous m'avez crossé, mes tabarnacs!
Tu sais, je m'en veux de ce que je t'ai fait, Math.
Je m'en veux pour vrai. Ca va me suivre toute ma vie.
Mais quand je vois ce que t'es devenu...
j'ai aucune pitié pour toi.
On va commencer bientĂŽt.
Vous pouvez attendre dans la salle de jeu.
En tout cas, bonne chance.
Il paraĂźt que les gais, en prison,
c'est pas eux autres qui ont le plus de fun.
On t'attendait.
On va commencer.
(Paul-Emile): Judith, Julien,
Mathieu,
Lucile...
Je dois d'abord vous fĂ©liciter de vous ĂȘtre rendus jusqu'ici.
Votre cran, votre abnégation,
votre instinct de tueur vous honorent.
C'est une valeur
que j'ai toujours admirée chez vous, ça, le courage.
Le mĂȘme dont vous avez fait preuve
en me reniant, en m'effaçant de votre vie
au lieu d'assumer que votre mĂšre est morte,
parce que vous l'avez poussée plus profondément
dans la dépression.
Avec la prochaine épreuve,
je vous offre une derniĂšre occasion
d'assumer ce que vous avez fait.
Bonne chance.
LĂ , on va s'enlever une affaire de la tĂȘte, lĂ .
Il n'y a personne ici qui est Ă blĂąmer pour la mort de maman.
Personne...
Surtout pas toi, Léo.
Votre pÚre s'est arrangé avec la police pour accuser Léo
du meurtre de votre mĂšre.
Quoi?!
C'est pour ça qu'il est obligé de diriger le jeu.
C'est-tu vrai, ça?
Si personne gagne, je me ramasse en prison.
Jamais j'aurais fait de mal Ă Mathilde.
Je l'aimais beaucoup, votre mĂšre.
Au début, je suis resté pour vous protéger contre Paul-Emile,
puis quand vous ĂȘtes tous partis, bien...
je suis resté, parce qu'il m'a obligé.
OK! Regarde, c'est bien plate,
Léo, ce que notre pÚre t'a fait vivre, on est bien désolés,
mais on peut-tu juste finir le jeu, lĂ ?
Sinon, il y a personne ici qui va avoir son argent.
T'as le goût d'aller en prison, toi?
Non? Bon, bien, move, ostie, lĂ .
Si vous voulez bien me suivre.
(musique sombre)
(musique sombre)
(musique angoissante)
C'est l'heure de l'épreuve finale.
(sonnerie téléphonique) On va commencer.
Je vous avise qu'on a un témoin au bout de la ligne
pour confirmer la fin du jeu.
Je tiens Ă vous dire
qu'en aucun cas j'ai été consulté.
C'est quoi, les rĂšgles?
Ni pour l'élaboration des épreuves
ni pour le jeu en soi... - Léo, c'est quoi, les rÚgles?
(d'une voix forte): Vas-tu... te la fermer?!
J'ai fait tout ce que je pouvais
pour convaincre Paul-Emile de laisser tomber.
Je voulais que vous le sachiez.
Les rÚgles de l'épreuve sont simples.
Vous aurez deux minutes pour...
...pour vous tirer dans la main.
- Quoi? - Oh my God!
L'arme va contenir une seule balle.
Le premier qui passe a donc une chance sur six de tomber
sur celle-ci, et l'autre...
une sur cinq. - Léo, s'il te plaßt...
Si aprÚs deux minutes, personne n'a tiré,
l'héritage est perdu.
- Quoi?! - Léo...
Tu peux pas leur demander de faire ça.
Vous avez deux minutes.
OK, pour vrai, lĂ ... (propos indistincts)
On y va. On s'en va d'ici! T'as pas besoin de faire ça.
Laissez-moi réfléchir. Laissez-moi réfléchir.
Laissez-moi réfléchir! (respiration haletante)
Je sais que c'est fou, lĂ , OK?
Mais il y a juste une balle, lĂ , OK?
T'as cinq chances sur six que ça aille bien, OK?
On s'était dit qu'on allait le faire ensemble.
On n'a pas tout fait ça pour rien. Je veux le faire, OK?!
(propos indistincts de Mathieu)
Sinon, on perd 84 millions, c'est pas vrai?
Ca se peut, là . - (Léo): Une minute.
- Prends pas ce gun-lĂ , OK? - OK?
(Mathieu): Vas-y, OK? Fais juste...
- Oh, fuck... - Andrew! Andrew, pour vrai...
Andrew, pour vrai! - (Lucile): On va pas lĂ .
(Julien): Ca sert Ă rien!
(respiration haletante) - C'est correct.
(Julien): Fais pas ça.
Andrew, s'il te plaĂźt, pose le gun sur la table, OK?
Il reste une minute. (soupir terrifié d'Andrew)
(exclamations angoissées)
- (Lucile): Fuck! - (Julien): Fais pas ça.
(Lucile): Non!
Ah!!
(hurlement et cris) (déclic de l'arme)
(soupir)
(Léo): Trente secondes.
C'est bon, c'est bon...
Non, non, tu prends pas le gun. - Non, Djou, non, non!
Calme-toi! Calme-toi! (cri suffoqué)
(rugissement de Paul-Emile) - Papa?
(rugissements) Papa?
(respiration sifflante de Mathilde)
Retourne jouer dehors. (gargouillis suffoqués)
Retourne jouer dehors! Retourne dehors!
(toux de Mathilde)
Non, non, non, non, non, non!
Dépose ça, Judith.
Judith, dépose l'arme. Dépose, c'est dangereux.
Judith. C'est dangereux.
Dix secondes.
Neuf, huit, sept,
six,
cinq, quatre,
trois,
deux, un.
Le jeu est terminé. (exclamations de soulagement)
C'est bon, c'est ça qu'il fallait que tu fasses.
T'as bien fait.
- Fuck... - Andrew Darnly
est l'unique héritier de Paul-Emile de Léry.
(sanglots)
(Lamarre): Le code est le 9374.
Profite de ta liberté.
Bonne chance.
OK, Léo, regarde, je m'en occupe.
Je vais aller la chercher, la lettre, OK?
Je reviens, OK?
(propos indistincts) (claquement de talons)
(soupir)
(bips)
(musique angoissante)
âȘ
(reniflement)
Non, non, non, non.
Fais pas ça, Judith. Dépose ça. Regarde-moi.
Judith, c'est pas un jouet.
Tu fais mal Ă maman.
Non, non. C'est maman qui voulait me faire mal.
C'est maman. OK?
Ecoute papa. Ecoute papa, Judith.
(musique dramatique)
OK, on s'en va, lĂ .
Let's go. Let's go!
Qu'est-ce qu'il y a dans l'enveloppe, Lucile?
C'est pas important. Viens-t'en.
Ca dit quoi?
Il y a personne qui va lire cette lettre-lĂ , OK? Regarde!
Djou, tu vas juste mettre le gun sur la table.
Prends ma main. Viens-t'en, ma belle. On s'en va.
Tu vas venir avec moi.
S'il te plaĂźt, ma belle, s'il te plaĂźt.
Dis-moi que c'est pas vrai.
C'était un accident, Judith.
(Lucile): Mais c'est pas grave, on s'en va, OK?
On sort, on oublie ça.
(pleurant): Puis on fait comme avant, OK?
HĂ©, qu'est-ce que tu fais, lĂ ?
- S'il te plaĂźt... - Touche-moi pas!
OK, OK, Djou.
Fais pas ça. Djou, lùche ton arme!
- Judith! - Judith!
(Lucile): Judith, fais pas ça!
Baisse ton arme. (pleurs de Judith)
(Paul-Emile): Judith, dépose ça.
Ecoute papa. Ecoute papa, Judith.
OK? Ca va bien aller.
Non, non, regarde pas maman, tu me regardes moi!
- Jud... Jud... - Dépose l'arme par terre.
Tu déposes l'arme par terre. Oui, c'est ça, ma grande.
Oui, oui, oui. (coup de feu)
(cri de Mathilde)
(rĂąle)
(respiration affolée de Judith)
Il faut faire une pression sur le cou!
Paul-Emile!!
(respiration haletante)
Non... (rùles ensanglantés)
Non!
C'est correct, Judith. C'est correct.
Donne-moi ça.
C'est moi qui ai tué maman?
C'est pas ta faute.
C'était un accident.
C'est moi qui ai tué maman!!
(pleurs)
T'as juste essayé de la protéger.
(pleurs)
(sanglots bruyants)
C'est pas de ta faute.
C'est moi qui ai tué maman!
(Léo): C'est un accident.
(sanglots)
Tu voulais juste la protéger.
Je m'excuse!
Ici.
Et ici.
Bon!
On se revoit la semaine prochaine chez le notaire.
L'héritage est réparti comme suit.
Judith...
Quatorze millions.
Julien... Quatorze millions.
Lucile...
Quatorze millions.
Quatorze millions pour moi.
Je vais donner les 28 millions qui restent...
... Ă Farah.
A Mathieu...
(musique dramatique)
(musique douce)
âȘ
âȘ
La réputation de l'ancien homme d'affaires récemment décédé
Paul-Emile de Léry est dans la tourmente
à la suite d'allégations de viol et d'intimidation.
Dans une entrevue exclusive,
une de ses héritiÚres dénonce ses pratiques.
Farah Abbassi dit vouloir montrer le vrai visage
de celui qu'elle dépeint comme un homme
ayant usé d'abus de pouvoir et de corruption.
Depuis ce matin,
de nombreux internautes se joignent Ă Mme Abbassi...
âȘ
Sous-titrage: Epilogue Services Techniques Inc.
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