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Si t'appelles la police, je leur dis que Judith a failli
tuer quelqu'un, vous irez en prison, vous ĂȘtes complices!
1, c'est moi qui donne le cash. 2, tu sors de la vie de Judith.
- Estie de famille de minables. - Il y a pas 80 000 lĂ -dedans.
- Je paie juste pour ma soeur. - Ton pÚre a assassiné ta mÚre!
J'ai besoin de temps, Victor. Respecte ça ou sors de ma vie!
T'es comme ton pĂšre. Mais lui assumait ĂȘtre un trou du cul!
- T'es venu pour le cash? - Oui.
Vous serez déposés à quatre endroits différents,
le dernier ou la derniÚre arrivée sera éliminé.
Judith!! (coup de feu)
Petite, j'ai passé 14 heures perdue dans ce bois-là ,
puis ça m'a fuckée, puis je suis pas retournée depuis.
Julien, Andrew et Judith doivent ĂȘtre au manoir Ă 13 h.
- Comment ça, Judith? - T'es arrivée en dernier.
C'a pas de sens de la forcer Ă continuer.
C'est comme ça.
Je l'ai trouvée à la guérite en train de parler avec une amie.
Tu sais ce que ça veut dire, ça?
Ca, ça veut dire que maman va avoir une conséquence.
T'as dit que c'était si on s'en allait de la maison.
Je suis mĂȘme pas partie. - ArrĂȘte de jouer sur les mots!!
LĂ , tu vas venir avec moi.
Tu vas lui dire qu'elle mangera pas
jusqu'Ă demain Ă cause de toi.
Je suis pas partie!
C'est quoi, ça?
Une lettre que du monde de ma classe m'a écrite.
Tu l'as ouverte?
Je pense que tu comprends pas qu'il faut faire des sacrifices
pour aider maman.
Donne-moi la lettre!
Donne la lettre! - C'est pas juste.
La vie, elle est pas juste.
Mais tu peux faire un sacrifice pour aider ta famille
ou penser Ă ton petit bonheur!
Tu viens avec moi!
(indicatif musical)
(propos inaudibles)
Oui, c'est Arnaud, laissez un message, puis whatever!
(bip)
Léo, s'il te plaßt...
Je veux juste savoir c'est quoi, la prochaine épreuve.
J'ai pas le droit de vous le dire.
- Tu l'as dit hier à Judith. - Oui, mais c'était une erreur.
C'était pas une erreur. C'est parce que tu tiens à elle.
Tu le sais, qu'elle est pas en état de continuer le jeu.
On arrĂȘte tout, on arrĂȘte le jeu, on garde ça entre nous.
- Lucile... - Laisse-moi finir!
On paie Farah, on splitte, toute la gang,
puis tout le monde rentre Ă la maison.
C'est un testament. C'est régi par la loi.
Mais ça se contourne, les lois.
Si on se met tous d'accord, hein...
il est ou, le problĂšme?
Aux derniĂšres nouvelles, Julien ne veut plus vous parler.
(musique morbide)
- C'est pas moi qui ai appelé... - Chut!
- C'est pas m... - Chut!
Ecoute-moi!
Tu n'existes plus.
Tout le monde "t'hait".
MĂȘme maman.
C'est pas vrai.
T'as dix secondes pour sacrer ton camp.
Dix, neuf...
huit...
sept...
(musique angoissante)
Il était comment, Arnaud?
Quand t'es allé lui porter le cash,
il était-tu... fùché?
Il était-tu triste?
- Djou, il est pas bon pour toi. - Comment il était?
Je vais te le dire, il m'a mĂȘme pas posĂ© de questions sur toi.
Lui, il a pris le cash, il a pris ses affaires, il est parti.
Mais pourquoi il m'a appelée tantÎt, d'abord?
Je sais pas. C'est peut-ĂȘtre un pocket call.
Il t'a-tu rappelée par aprÚs? - Hum-hum.
Bon, tu vois. LĂ , on arrĂȘte de parler de lui, lĂ , OK?
Ce qui est important, là , c'est que tu retournes en désintox'.
Mais pourquoi? Je suis pas éliminée.
Djou, come on, tu peux pas faire le jeu dans cet état-là .
- On a une dette Ă payer. - On va s'arranger.
HĂ©!
Donne-moi juste cinq minutes, lĂ .
Il faut que je m'occupe d'Andrew, OK? Hum?
Il faut pas que ça infecte.
(petit cri de douleur) Fuck...
Envoye, arrĂȘte de grouiller, toi!
Tu veux-tu gagner ou pas? - Je voyais rien.
Il t'a vu, lui?
Tu viens de pas passer l'épreuve physique du jeu
contre le gars qui gagne sa vie en plaçant des REER.
Je suis encore dans le jeu.
Trouve une façon de le remettre de ton bord!
Tu fais ce que tu veux, je m'en crisse. Mets-le de ton bord!
No fucking way!
OK? Au pire, je le sors à la prochaine épreuve.
Non! C'est lui qui va te sortir.
(fermeture de porte au loin)
Fuck! Fuck!
Fuck!
(ronronnement de moteur)
- Elle est ou, Judith, lĂ ? - Partie voir Arnaud au motel.
- Mais tu l'as laissée faire? - J'ai fait ce que j'ai pu.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise? Arnaud, il est parti.
- OK... - Je m'en vais voir Julien.
Texte-moi s'il y a de quoi. - Oui!
Fuck! Fuck!
HĂ©!
OK, OK! Y a-tu moyen que les affaires se passent bien, lĂ ?
C'est toujours la mĂȘme ostie d'affaire.
Je peux pas me fier sur personne dans la vie, moi, lĂ .
- Come on, babe. - Quoi?
Quoi? Tu vas me dire que je peux me fier sur toi?
- Bien, lĂ , oui! - Ah oui? Pour vrai?
OK, pogne ton cell, puis gĂšre Julien!
- Qu'est-ce que tu fais? - Je m'en vais gérer le reste.
- Arnaud! - Madame, madame, madame, madame.
Mme de Léry, je vous demande de quitter les lieux.
- Il est ou? Je veux le voir. - C'est une scĂšne de crime.
- Quoi? - Excusez-moi.
Sergent détective Liliane Barnabé.
Vous connaissez Arnaud Hébert?
Oui...
C'est quoi, l'affaire? C'est quoi qui se passe?
Venez avec moi!
(musique en sourdine)
AllĂŽ. (propos inaudibles)
Merci.
Avec tout ce qui se passe,
ce serait le fun que tu répondes à ton cell.
Regarde, je l'ai fermé en arrivant, je me suis couché.
Je pense que je peux convaincre LĂ©o d'arrĂȘter le jeu.
C'est allé trop loin,
puis je pense qu'il se dit la mĂȘme affaire,
mais il faut que tu reviennes...
puis que tu lui dises que t'es d'accord.
Ma position a pas changé.
Si je gagne,
je paie Farah, puis je splitte le reste avec toi et Judith.
- Et pas Mathieu. - Non.
Je comprends pas pourquoi tu t'acharnes Ă tous vouloir
nous garder ensemble.
Mathieu, c'est un fucking sociopathe.
C'est le clone de papa.
C'est à cause d'eux que maman s'est tuée.
Ju...
Maman, lĂ ...
elle nous a abandonnés.
Mais voyons, Lucile...
c'est ce que tu penses depuis tout ce temps-lĂ ?
Qu'elle nous a abandonnés?
Quand...
Quand papa, il m'a battue,
elle m'a laissée toute seule,
dans mon lit.
Elle s'est tuée devant Judith.
Ca fait que, oui...
elle a "choké".
Moi, je vous "chokerai" pas.
OK?
Ca fait que, s'il te plaĂźt, "choke"-nous pas toi non plus.
On est juste nous autres.
OK?
Bien...
je vais y penser.
Pour vrai.
(musique triste)
Qu'est-ce qu'il y a?
Je t'ai entendue parler de ta mĂšre qui...
Je m'excuse.
C'est pas vraiment un sujet joyeux.
Mais ĂȘtes-vous certains de ce que Judith a vu?
(sonnerie de téléphone) - Mais oui! Elle était là .
Farah?
Qu'est-ce qui se passe?
OK. OK, c'est beau. Je m'en viens. Oui.
Regarde, je m'en viens, lĂ .
Excuse-moi, c'est une urgence. Ca fait que je...
Merci.
(pas rapides)
Vous le connaissez d'ou exactement?
C'est mon chum.
Bien... C'est mon ex.
Depuis quand vous n'ĂȘtes plus ensemble?
Je sais pas, genre un mois.
Qu'est-ce qu'il faisait ici exactement?
Je l'ai laissé, puis là ,
il l'a pas pris.
Pourquoi vous l'avez laissé?
Juste de mĂȘme, lĂ . La vie.
Et comment vous saviez qu'il Ă©tait ici? Vous vous ĂȘtes revus?
Oui, genre, deux, trois fois.
Parce qu'il voulait vraiment qu'on se voie.
Il était insistant?
Oui.
Mais lĂ , je suis revenue
parce que mon frÚre lui a parlé, il lui a parlé parce que...
Votre frĂšre?
Oui.
Il y a un témoin qui croit avoir entendu un coup de feu
dans sa chambre ce matin.
Si votre frĂšre Ă©tait lĂ , peut-ĂȘtre qu'il aurait entendu
quelque chose, vu quelque chose.
(voix en sourdine): Ecoutez, je suis consciente que...
(propos en sourdine)
Judith!
(notification de message)
Je trouve ça le fun que tu m'aies relancĂ© vite de mĂȘme.
Surprenant, mais le fun.
Je veux juste m'assurer qu'il y a pas de malaise.
HĂ©, man, on s'en torche.
C'est pas grave. - Oui.
OK. Alright, OK. Merci.
Merci, je suis pas habitué de faire ça, là .
(raclement de gorge)
Je pense que c'est juste le fait de revenir dans le coin...
- Je comprends, je comprends. - Tout ça, ça me fait rusher.
Mais c'est sûr que le stress, c'est pas évident pour...
Hum.
D'ailleurs, j'ai un petit service Ă te demander.
- Oui? - Euh...
J'aurais besoin d'un renouvellement
pour ma dextroamphétamine.
Mon médecin est en voyage.
Ca fait que je suis pas capable, puis avec tout ce qui se passe,
on dirait que j'ai mon TDAH puis l'anxiété dans le tapis.
Ca fait que je me demandais si tu pouvais pas me dépanner.
- Combien de milligrammes? - 70.
- 70? - Oui.
Oui, c'est beaucoup, mais avec tout ce qui se passe...
Eh boy, ah non, oublie ça, en tant que pharmacien,
je peux te dépanner, mais pas pour du 70 mg, voyons!
- Oui, mais ça m'aiderait. - C'est la dose maximale.
Tu peux tuer quelqu'un avec ça.
Non, je sais, mais j'en ai besoin.
Quel Ăąge? - Hum?
- T'as des kids, toi? - Oui.
Tu devrais dire Ă ta blonde de "slacker" sur les photos,
parce que les réseaux sociaux, c'est social.
Ils ont quel Ăąge?
- Deux, puis quatre. - Ah, cute.
Ta blonde, elle sait-tu, que tu fourres des gars
quand tu vas dans des congrĂšs?
C'est juste pour me dépanner.
OK.
Merci.
(musique intrigante)
C'est juste pour aider maman Ă aller mieux.
C'est pas moi, tu sais.
C'est pas grave, mon loup.
C'est pas moi!
(musique intrigante)
Vous me... prenez au dépourvu, là ,
mais est-ce qu'elle vous a dit sur quoi elle enquĂȘtait?
Une disparition suspecte impliquant un membre
de votre famille, puis elle veut nous rencontrer.
OK. Bien, lĂ , je vais parler Ă ma famille pour savoir
ce qui se passe, mais dites rien de plus qu'au début, OK?
Sinon quoi? Vous allez nous faire quoi, cette fois?
Maman, s'il te plaĂźt. Je vais ĂȘtre franche, Lucile.
Moi, je ne vous fais plus confiance pour les 30 millions.
Voyons, tu vas l'avoir, ton argent.
Pas si vous vous faites arrĂȘter avant la fin du jeu.
Je m'arrange avec Léo pour avoir l'argent plus tÎt.
- On n'en veut plus. Partez! - Laisse-moi gérer avec Lucile!
Non. On parle Ă personne, vous gardez l'argent,
et on part chacun de notre cÎté.
Maman, t'aides pas en ce moment. Tu mérites cet argent.
Je n'en veux pas. C'est ma vie, Farah.
Tu n'avais pas à faire ça, et tu m'as menti,
par-dessus le marché!
Si je le fais pas pour toi, je le fais pour mon bébé.
Tu veux que la DPJ te l'enlÚve comme ils t'ont enlevée à moi?
Mme Abbassi, j'ai passé ma carriÚre
à défendre des victimes d'agressions sexuelles.
J'ai tout fait pour mes clientes, puis de savoir
que mon pÚre vous a fait ça,
vous pouvez pas savoir Ă quel point j'ai honte!
Puis je vais tout faire pour vous prouver
qu'on n'est pas comme lui.
J'ai juste besoin que vous me donniez une chance.
Salim manquerait de rien.
C'est comme ça que tu vas l'appeler?
C'est beau.
Donnez-moi 24 heures.
Je vous décevrai pas.
Je vais y aller.
Oh, tu t'en vas.
On n'a mĂȘme pas eu le temps de se parler.
Je m'excuse, je suis pressé, j'ai quelque chose à gérer.
Julien, Léo m'a dit pour le jeu.
Juste avant que vous arriviez.
Je veux que tu saches que j'approuve pas,
et Léo non plus.
Pourquoi il continue Ă le faire?
Il me dit qu'il est obligé.
Obligé? Mon pÚre est mort.
Il était capable de beaucoup de choses.
Léo dit que son testament, il le préparait depuis des années.
Il a jamais pris
que vous le blĂąmiez pour la mort de Mathilde.
Partez de lĂ !
Partez de lĂ , vous gagnerez pas.
Lucile, elle pense qu'elle peut arrĂȘter le jeu.
Tu sous-estimes ton pĂšre.
Je te tiens au courant. OK?
Merci d'ĂȘtre lĂ .
Encore.
Mathieu!!
Qu'est-ce que vous lui avez fait?
Qu'est-ce que vous avez fait Ă Arnaud? Fuck you!
Des gens l'ont entendu se faire tirer au motel.
Il est pas parti avec ses affaires.
T'es un estie de menteur!
Estie... Je viens de te sortir de la marde, OK?
J'ai pris le cash, je lui ai donné et je suis parti.
Regarde, j'en ai rien Ă crisser, de ce gars-lĂ .
La police dit qu'il est disparu, puis peut-ĂȘtre mort.
- Quoi? - Je veux juste savoir.
Je veux juste savoir qu'est-ce qui est arrivé.
As-tu parlé à la police?
HĂ©! Je te parle!
As-tu parlé à la police?
As-tu dit que j'étais allé le voir?
Oui, parce que je suis allée au motel, parce que je me demandais
il était ou, puis...
Petite crisse de conne!
Tu sais ce que ça veut dire, ça?
Ca, ça veut dire que la police s'en vient ici,
puis ils vont nous poser des questions Ă cause de toi.
CĂąlisse, tabarnac...
VoilĂ ce qu'on va faire. Regarde-moi!
On va s'asseoir,
tu vas me dire exactement ce que tu leur as dit.
On va se préparer à répondre, sinon, toute la famille
va ĂȘtre dans la marde, toi y compris.
C'est correct, c'est correct, c'est correct, c'est correct.
C'est correct.
- Je vais t'avoir. - Non...
- S'il te plaĂźt! - Non!
Tu viens?
(rires des enfants)
âȘ
Je sais.
J'avais quand mĂȘme raison, je pense, d'ĂȘtre fĂąchĂ©.
Tu... On dirait que tu joues avec moi, Andrew.
Tu me fais sentir que je te fais encore de quoi,
puis aprÚs ça, il n'y a plus rien.
Tu m'as frappé, Julien.
Oui, puis j'aurais jamais dĂ» aller lĂ , je sais.
Andrew, ça me rend fou de te voir avec lui.
Jure-moi que c'est pas lui qui t'envoie, s'il te plaĂźt.
(rĂąles de plaisir)
âȘ
(propos inaudibles)
Ca faisait quelques années qu'il sortait avec ma soeur.
Je pensais que c'était terminé.
On a appris derniÚrement que c'était pas le cas.
Donc, vous le connaissez.
Oui. Mettons qu'il venait pas souvent aux partys de famille.
Saviez-vous qu'il logeait dans un motel pas loin d'ici?
Oui, ça, je l'ai appris hier, donc c'est pour ça
que je suis allé le voir ce matin, en fait.
Pour?
Pour lui dire de laisser ma soeur tranquille.
- Sa réaction? - Hum?
Sa réaction, à Arnaud Hébert?
Ecoutez... Il m'a envoyé chier. C'a duré à peine 20 secondes.
Il avait l'air complÚtement intoxiqué.
OK.
Puis pourquoi vous vous ĂȘtes mĂȘlĂ© de ça?
Votre soeur est pas capable de s'en occuper elle-mĂȘme?
Je devrais peut-ĂȘtre pas vous dire ça,
mais ma soeur, c'est une junkie.
Elle le voyait en cachette pour consommer.
Je peux-tu vous montrer quelque chose?
- Oui. - OK.
(coups Ă la porte) - Yo!
AllĂŽ!
Ah, je savais pas que vous veniez ici.
C'est quoi? Vous voulez parler... Ă lui?
Mais ça va-tu? Je peux-tu vous aider? Ca va?
- Oui, ça va. Vous? - Bien, non. Je dirais que non.
Selon les circonstances, ça va pas vraiment, là .
Mon ex est disparu, ça fait que j'ai déjà été plus... wouh!
Ca fait que non. C'est ça.
Mais vous avez l'air... pleine d'énergie.
Oui. On a bu un café tantÎt, là .
On a bu un café, right?
Oui. Oui, oui, on a bu.
C'est ça. Ca fait... que ça donne de l'énergie,
mais je comprends pas trop, lĂ , c'est quoi que vous insinuez?
Hein? Pourquoi vous faites pas votre job Ă la place de chercher
de la marde dans la vie du monde?
Allez donc le chercher, Arnaud! Il est pas ici.
Ca fait que... - C'est bon. C'est bon...
Tabarnac, pour qui elle se prend, elle?
Djou, c'est correct, OK. Je reviendrai plus tard.
Je suis désolé pour ça.
Je vous retiens pas plus longtemps.
Si j'ai d'autres questions, je vous rappelle.
Oui.
Est-ce que vous restez dans le coin encore un bout?
Non, non, non, non. Deux, trois jours max.
Je prolongerais si j'étais vous.
- OK. - Ca va, je connais le chemin.
- Parfait. Au revoir. - Au revoir.
(fermeture de porte)
Bonne nuit, papa.
Bonne nuit, mon grand.
Je t'aime.
HĂ©!
Viens t'asseoir!
Je suis fier de toi.
T'es un petit guerrier.
C'est les guerriers qui sauvent le monde.
Ils sauvent le monde parce qu'ils s'arrangent
pour se faire respecter.
Personne veut me parler.
Ah oui...
Batman...
il fait quoi quand les méchants veulent pas parler?
- Il les force. - Exactement.
T'es pas obligé de l'accepter, de te faire tasser.
Tu peux trouver ta façon de te faire entendre,
de te faire respecter.
Allez, va te coucher! Bonne nuit.
- Hé, t'étais ou? - J'arrive de voir Farah.
Il faut que je te parle. - Judith fait un bad trip!
- Hein? - Je sais pas...
Voyons...
Qu'est-ce qu'elle a pris? - Je sais pas, je sais pas...
(gémissements)
- C'est pas normal. Pas normal. - Chut, chut, chut!
Regarde, on est lĂ . Calme-toi, OK?
- Il faut que... Il faut... - Regarde-moi!
Calme-toi! Calme-toi! - J'ai rien pris. J'ai rien pris.
J'ai chaud, lĂ . Ca va pas du tout, lĂ .
C'est pas normal.
Qu'est-ce qu'on fait?
Je la monte à Montréal, puis je la rentre à l'hÎpital aprÚs?
Oui, oui! C'est la chose Ă faire.
Elle ira en désintox' aprÚs.
Oh, my God! Merci, merci, merci, merci.
Qu'est-ce qu'elle a?
Bien, elle a pris de la dope.
- Estie d'Arnaud Ă marde! - Oui...
Je suis content de te voir.
C'est moi qui lui ai dit de revenir pour arrĂȘter le jeu.
Comment ça, arrĂȘter le jeu?
Avec Léo, on va s'entendre pour faire comme si les épreuves
étaient finies, puis on va splitter le cash.
Murielle, elle dit que Léo est obligé de finir le jeu.
Hein?
Bien, pourquoi?
OK, et toi, tu lui as pas dit
qu'on allait s'entendre entre nous autres?
- Non. - OK...
Bon, je pense que je vais aller prendre une douche...
Je vais dormir avec elle. - OK. Bonne idée.
Eille! Merci d'ĂȘtre revenu.
(battements en sourdine)
Jean dit: "Avance de deux pas!"
Recule! Recule!
J'ai pas dit "Jean".
OK, c'est Ă toi.
Jean dit: "LĂšve les bras!"
Jean dit: "Serre-moi!"
Jean dit: "C'est qui que t'aimes le moins de nous quatre?"
OK, on arrĂȘte.
- C'est le jeu. - Non, maman se sent pas bien.
LĂ , on arrĂȘte.
Jean dit: "C'est qui que tu voudrais tuer entre nous quatre
si t'avais pas le choix?"
Va chercher Léo, s'il te plaßt.
Juste quand tu vas m'avoir dit la vérité. Qui tu veux tuer?
- Personne, Mathieu! - Mais je sais que c'est moi!
- ArrĂȘte! - Moi aussi, je veux te tuer.
Papa, il dit que t'es folle, qu'Ă cause de toi,
on est pris ici, t'es une mauvaise mĂšre!
Jean dit: "C'est qui que tu ne veux plus comme enfant, hein?"
C'est qui? - C'est toi! OK, c'est toi!
C'est ça que tu veux entendre?
âȘ
âȘ
âȘ
HĂ©...
âȘ
As-tu réussi à parler à Julien?
Oui. Je pense que c'est réglé.
Mon Dieu...
C'était pas compliqué.
L'as-tu sucé, coudonc?
(petit rire)
C'est une joke.
Mais pour vrai, l'as-tu sucé?
C'est réglé.
OK?
Allez, viens ici!
Viens ici!
Je m'excuse.
(soupir)
Je suis tellement fatigué.
Estie que j'ai de la pression!
Je suis chanceux de t'avoir.
Je suis tellement chanceux.
J'ai toujours été tout seul.
C'est la fin, lĂ .
Je n'aurai plus de famille.
Mais je vais t'avoir, toi.
Merci d'ĂȘtre lĂ .
Flatte-moi.
âȘ
âȘ
HĂ©!
HĂ©.
Tout le monde dort.
Non.
- Hein? - Non.
Quoi, non?
Fuck, Andrew, tu me niaises, lĂ !
Non, c'est fini, OK? C'est fini.
Tu peux pas me faire ça, là .
Andrew...
(musique triste)
HĂ©...
Léo.
Julien est d'accord pour arrĂȘter le jeu.
Il a dormi ici cette nuit... Ca fait qu'on arrĂȘte, lĂ ?
On est tous d'accord pour arrĂȘter.
Le testament est notarié.
Je dois faire des vérifications.
Oh, oh, oh! Le but, lĂ ...
Le but, c'est de pas faire de vérifications, OK?
C'est de régler ça entre nous autres, de tenir notre langue.
LĂ , il y a Farah qui va se faire interroger par la police.
Moi, j'ai acheté la paix de peine et de misÚre.
Ca fait que, s'il te plaĂźt, arrĂȘte de niaiser!
Je peux pas.
Comment ça, tu peux pas? C'est toi qui "calles" les shots!
Non.
C'est pas moi qui "calle" les shots.
(coups Ă la porte)
Qu'est-ce qu'elle a dit exactement, Murielle?
Pas grand-chose.
Que papa nous en voulait
de le blĂąmer pour la mort de maman.
(petit rire)
OK.
Puis elle t'a pas parlé de ce que... Judith a vu?
De quoi?
Elle avait l'air de se demander ce que t'avais vu.
C'est weird que tu dises ça.
Depuis qu'on est revenus, je fais des estie de rĂȘves fuckĂ©s.
Je vois, genre, Léo avec du sang sur les mains.
Paul-Emile qui essaie d'arrĂȘter le sang
dans le cou Ă maman.
Quand elle m'a dit d'aller jouer dehors,
j'ai eu l'impression que c'est Léo qui m'a dit ça, en fait.
Je ne sais plus ce que j'ai vu.
Julien, tu vas faire l'épreuve. Je vais parler à Murielle.
Moi aussi, je vais la faire. Je suis capable.
Je vous le dis, que j'ai pas consommé.
Je vous le fucking jure, je sais pas ce qui s'est passé,
mais Math est un estie plein de marde, parce que j'ai rien pris.
Je vais prendre ton char, donne-moi tes clés!
Pas un mot à Léo, OK?
Faites l'épreuve comme si de rien n'était.
(musique en sourdine)
Murielle, j'ai besoin que tu me dises tout.
Tout ce que t'as entendu dire, de tout le monde.
Parce que lĂ , c'est rendu que Djou, elle ne sait mĂȘme plus
ce qu'elle a vu.
Elle pense...
Elle pense que Léo puis papa étaient dans la piÚce avec elle.
Oui.
Ils étaient là tous les deux.
Il y avait ton pÚre, puis il y avait Léo
qui était auprÚs de Judith pour la calmer.
Mais Ă partir du moment ouĂč il y a du monde dans la piĂšce,
je veux dire, on ouvre une enquĂȘte, ça devenait suspect.
Ils ont dĂ» les interroger, quelque chose.
Il y a pas eu d'enquĂȘte, Lucile.
Il y a le policier qu'on voyait souvent
au manoir qui est venu faire un tour,
mais il y a jamais eu de suivi.
Enlevez vos mains du volant!
Sortez du véhicule immédiatement.
âȘ
Oui, bonjour, ici la boĂźte vocale de Victor Nolin.
Vous pouvez me laisser un message.
(bip)
AllĂŽ, Victor? C'est moi.
Euh...
Rappelle-moi, s'il te plaĂźt!
Je sais pas comment te dire ça, là ...
mais je pense que t'avais raison.
Que ma mĂšre...
Ma mÚre, elle s'est pas tuée.
(sanglot)
J'espĂšre pour toi que tu viens pas de nous faire perdre.
Sous-titrage: Epilogue Services Techniques Inc.
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