All language subtitles for In.Memoriam.S01E05

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Original subtitles

On dit rien de ce qui s'est passé, OK?

On l'a entendue crier, puis lĂ , on l'a vue en bas et c'est tout.

Il faut opérer Mme Abassi. La vie du bébé est en danger.

- On va encore mentir? - On n'est pas obligés de mentir.

On peut dire que Judith l'a cùlissée en bas du balcon.

J'ai ça en dedans de moi, là. On vient tous de là.

C'est comme si on pouvait pas s'en sauver.

- T'as rien pris depuis un mois. - Je dois sortir de ma tĂȘte.

Je m'excuse d'avoir essayé de t'embrasser.

Tu sais que ça m'arrive souvent de repenser à nous deux.

Bonjour.

On a retrouvé ça dans le fond du terrain.

Qu'est-ce que tu faisais? Je vais te guérir.

Je vais dire que c'est un accident, mais je veux ma part.

- Tu vas avoir ton 5 millions. - Je pense que t'as pas compris.

Je veux qu'on mette au clair que t'es pas une victime, lĂ .

Quand as-tu recommencé à voir ton ostie de loser toxique?

Il est dans la marde Ă  cause d'une dette de dope.

T'es pas heureux avec mon frĂšre.

On s'en va ensemble. - Je peux pas.

Paul-Emile avait pas juste des chums dans la police.

Il y a moyen de vous protéger.

(musique sombre)

(Paul-Emile): Depuis que sa mĂšre est morte,

elle ne mange plus, elle s'isole.

MĂȘme son frĂšre jumeau arrive pas Ă  lui parler.

C'est bon.

(raclement de gorge)

Avez-vous remarqué des symptÎmes physiques inhabituels?

Tremblements, fiĂšvre? - Les deux.

Récemment, aussi, elle a des crises nocturnes,

des cauchemars, des sueurs froides.

Je vais la référer en psychiatrie.

A votre place, je me préparerais

à l'éventualité d'une hospitalisation.

Est-ce qu'elle pourrait ĂȘtre soignĂ©e Ă  domicile?

C'est prĂ©cisĂ©ment d'ĂȘtre dans le lieu

ou sa mÚre s'est suicidée qui est un enjeu.

Judith souffre d'un trouble de stress post-traumatique.

Si elle est pas soignée, sa condition va empirer.

Je vous remercie de vous ĂȘtre dĂ©placĂ©.

Je vous laisse quand mĂȘme la rĂ©fĂ©rence, au cas ou.

(indicatif musical)

(fortes respirations)

Retourne jouer dehors.

Mais qu'est-ce que tu fais lĂ ?

Je pense qu'il faut que tu quittes le manoir.

Tu penses que tu peux juste rentrer dans ma chambre de mĂȘme

puis me dire de crisser mon camp?

Va-t'en. C'est mieux pour toi.

Tu sais-tu qu'est-ce qui serait mieux pour moi?

Que tout cet ostie de jeu-là, il ait jamais existé.

OK?

La prochaine épreuve est...

Est quoi?

Ca va se passer en forĂȘt.

Tu vas ĂȘtre toute seule

en forĂȘt.

â™Ș

â™Ș

Mmm! C'a l'air bon.

Oui. Tiens.

Ca va te prendre des forces, hein?

Un petit coup Ă  donner. (rires)

AprÚs ça, tu vas pouvoir lùcher ta job, penser à toi.

(rires)

C'est juste du bon.

- AllĂŽ. - HĂ©! Salut.

Elle va ou?

Je sais pas.

Se mettre dans la marde, I guess.

J'ai parlé à ma boss

puis je vais peut-ĂȘtre prendre une sabbatique.

De six mois, pas plus.

Pourquoi?

Pour... pour toi.

Pour nous.

J'ai...

je veux bien faire ça.

Toi puis moi, lĂ , j'ai...

j'ai le goût que ça marche, je...

je veux ĂȘtre lĂ  pour nous.

Je t'aime.

(coups Ă  une porte)

C'est moi.

(coups Ă  la porte)

- T'as-tu le cash? - T'as-tu du stock?

- Je t'en ai donné hier. - Il t'en reste-tu, oui ou non?

Tu dis que t'as le cash, right?

Estie, Arnaud, arrĂȘte de me faire chier!

Jul' vient de me texter, il passe demain matin.

... je m'en cĂąlisse.

Si tu m'aides pas à régler mon craving,

toi aussi, tu vas ĂȘtre dans la marde.

Je serai pas capable de faire la prochaine épreuve à jeun.

- T'as pas le cash? - Non!

Non, je l'ai pas puis si je "choke",

penses-tu qu'ils vont vouloir m'en donner, du cash,

déjà que je viens de leur coûter 30 millions, là...

Il n'y a plus personne qui me parle au manoir.

Bien fais-le, le cĂąlisse de jeu, Judith!

Je peux pas! Je peux pas le faire!

Pas Ă  jeun. OK?

Qu'est-ce qu'il y a?

Quand j'étais petite, à un moment donné, j'ai passé,

genre, 14 heures perdue dans ce bois-lĂ ,

puis ça m'a fuckée, puis je suis pas retournée depuis.

Ca fait que lĂ , il faut que j'y aille.

Il faut que tu m'aides, OK?

J'ai juste besoin d'un petit quelque chose, c'est tout.

Tu comprends?

Oui, mais...

si je t'en donne, lĂ , tu vas parler Ă  ta famille aprĂšs.

Ouais. Oui, oui.

Si tu t'arranges pour l'avoir Ă  80 000...

Djou, tu vas l'avoir, right? - Je sais pas.

Je sais pas, mais au pire, on décrisse.

Hein? S'il te plaĂźt.

Tiens...

Je t'en donne juste un peu, puis tu y vas smooth.

Ouais.

Puis tu vas parler Ă  ta famille aprĂšs.

- Ouais. - OK.

- Ouais, je te jure, promis. - OK.

Merci. Merci.

OK, puis c'est quel genre de 5 Ă  7?

Diane a passé trois candidats à l'interne

en entrevue aujourd'hui.

Pff! Voyons. Déjà?

Ouais, elle part deux semaines demain matin,

puis elle voulait régler ça avant de s'en aller.

Mais lĂ , c'est...

parce que c'est clair que mon CV torche votre monde Ă  l'interne.

Je m'excuse, lĂ . Je pensais t'aider.

Non, non, regarde. Tu vas m'aider, OK?

Tu vas m'amener avec toi

puis tu vas me prĂ©senter Ă  elle, puis mĂȘme si...

Non, je veux pas gosser la big boss pour rien.

Elle a d'autres choses Ă  faire.

5 min, OK?

Je te demande juste 5 min avec elle ce soir, s'il te plaĂźt.

Pour ton vieux chum, hum?

OK, mais fais-toi pas trop d'attentes.

OK. Promis.

HĂ©! Trop smatte. OK?

- Bye. - Bye.

Djou?

Djou, t'es-tu correcte?

Fuck...

Fuck! Djou!

Djou! Fuck!

Fuck! Djou! Hum...

Fuck...

Tiens... Tiens-toi.

OK...

(gémissements d'efforts)

Ah! Ah! Fuck... Djou!

Qu'est-ce que tu fais lĂ , estie? Hein?

Qu'est-ce que tu fais... - J'ai pas le choix, man.

Judith... Judith!

Vite, ouvre la porte! Estie, tabarnak.

Qu'est-ce que tu lui as fait, estie?!

- J'ai rien fait. C'est elle! - LĂąche-la! HĂ©! LĂąche-la!

N'y touche plus. - Judith, tiens-moi, tiens-moi.

Tiens-moi, tiens-moi...

LĂąche-la, crisse!

Tu le sais, je peux pas partir sans mon cash!

Je peux pas partir sans mon cash!

De quoi tu parles, ton cash, estie?

Décrisse, estie!

Tu décrisses ou bien j'appelle la police!

Si t'appelles la police,

je leur dis que Judith a failli tuer quelqu'un,

vous allez tous la suivre en prison

parce que vous ĂȘtes complices!

Fuck you, estie.

Try me, bitch!

Ecoute, Paul-Emile, je pense qu'ils ont raison.

C'est mieux pour elle.

Tu me feras pas accroire qu'il y a pas d'autres options?

Ce serait temporaire.

Je peux faire venir tous les spécialistes que je veux.

Sauf s'ils pensent tous qu'il faut qu'elle sorte de la maison.

Il y a personne qui va sortir d'ici!

C'est-tu clair, ça? Personne!

Elle est ou, la petite, lĂ ?

Judith?

Judith!

- Judith! - Cherche-la!

Checke, envoyez-moi chier si vous voulez,

mais lĂ , j'ai pas le choix de vous demander de m'aider.

Tu nous demandes pas de t'aider, tu nous menaces.

Je voulais pas by-passer Judith,

mais lĂ , checke, elle ne se gĂšre plus...

Si on n'a pas 80 000 pour demain,

on se fait descendre tous les deux, j'ai pas le choix, lĂ .

Come on.

- OK. - OK?

On a-tu le choix?

A deux conditions.

Un, c'est moi qui donne le cash parce que je te truste pas.

Estie...

Puis deux, tu sors de la vie de Judith.

Si elle te texte, t'envoies un mail, tu la "ghostes".

OK? Tu disparais.

Checke, je le sais que vous ne m'aimez pas,

mais moi, je l'aime, Judith.

Ca fait que c'est Ă  prendre ou Ă  laisser.

Alright. Deal.

Estie de famille de minables...

C'est beau, retourne dans ton estie de motel de loser.

Ouais.

Bien, je vais dire salut Ă  ton chum, d'abord.

Qu'est-ce que tu viens de dire?

Eille! Qu'est-ce que tu viens de dire?

Pourquoi il a dit ça?

- Hein? - Pourquoi il a dit ça?

On va commencer l'épreuve.

Comment ça tu le connais?

J'ai...

j'ai dormi au motel.

T'as quoi? Depuis quand?

Je suis désolé, on a un horaire à respecter.

Léo, c'est parce que Judith va se faire passer pour une dette

de dope si on va pas chercher 40 000 piastres chaque.

Si tu pouvais repousser l'épreuve...

A moins que t'aimes mieux qu'elle finisse

avec une balle dans la tĂȘte comme notre mĂšre.

Demain matin, 10 h.

- Envoye, grouille. - OK.

Je pense que c'est Ă  lui Ă  qui elle va donner le poste.

Je la joue comment avec elle?

TĂ©teux? - Non. HonnĂȘte.

HĂ©! AllĂŽ, Diane.

- Fanny, allĂŽ. - PrĂȘte pour demain?

Mes valises sont pas encore prĂȘtes, Ă©videmment.

C'est un bon classique, ça. (rires)

Votre visage me dit quelque chose.

Julien de Léry.

Donato, enchanté.

Salut.

Ca fait que c'est ça,

c'est une approche beaucoup plus data driven.

Avec l'analyse technique, on se fie pas "sur" le sell side

ou de l'humeur de Powell, c'est le modĂšle qui parle.

Au final, c'est juste empirique.

Ca va?

Oui.

- Je sais pas... - Non, j'écoute.

Ouais, mais c'est une conversation de job,

puis tu travailles pas ici. - Je comprends.

Bien, je vais aller me prendre un autre martini.

Bonne soirée. - Merci.

- On se parle plus tard? - Oui.

Avez-vous réussi à retirer l'argent?

Ouais.

OK.

Regarde, je veux juste commencer par te dire que je t'aime

puis que je te trouve forte, puis...

sensible, belle, puis...

Il faut pas que tu voies ça comme ça, OK?

Comment tu veux que je le voie?

Mon chum me ment en pleine face

puis s'en va dormir au motel, estie, pour m'espionner.

Bien non! Non, je t'espionnais pas.

Tu m'as menti pareil!

Moi, j'ai passé les 18 premiÚres années de ma vie,

OK,

Ă  pas savoir sur qui me fier.

Avec une mÚre qui était pas là pour me protéger

puis un pĂšre paranoiaque

qui me jouait dans le dos puis qui s'arrangeait

pour qu'on se joue dans le dos nous autres avec.

- C'est pas ça que je fais là... - Laisse-moi finir!

Victor...

T'es mon premier chum.

J'ai 39 ans

puis t'es le premier gars Ă  qui je fais confiance dans la vie.

Regarde, je m'inquiétais.

OK, le monde me disait plein de choses

puis toi, bien, tu me parlais pas, lĂ .

Quand j'ai appris que tu t'étais fait interner en psychiatrie...

Qui t'a dit ça?

La fleuriste.

- La fleuriste? - C'est pas ça, le point.

Le point, c'est que j'avais peur qu'il t'arrive quelque chose,

puis mĂȘme ta tante Kilda m'a dit

que ta mĂšre s'est peut-ĂȘtre fait tuer par ton pĂšre...

- T'as parlé à ma tante, là? - Non, regarde...

Ecoute-moi, je suis en train de te dire

que ton pĂšre a peut-ĂȘtre assassinĂ© ta mĂšre!

T'es qui, toi? Tu rentres dans ma vie puis...

Je peux pas rester ici jusqu'à ce que tu te fasses réinterner!

C'est Djou qui s'est fait interner, estie!

Parce qu'elle a fucking vu ma mĂšre se tuer!

Puis toi, tu t'en vas croire

une vieille fleuriste sénile puis ma tante complotiste.

Pour vrai, lĂ ?

Moi... j'ai besoin de temps, Victor!

J'ai besoin de temps!

Puis si tu peux pas respecter ça,

bien, sors de ma vie, estie, décùlisse...

- Lucile... - Va-t'en!

Va-t'en.

â™Ș

Pas sûr que j'aurais utilisé "empirique"

pour décrire l'analyse technique.

Vous auriez utilisé quel mot?

"Spéculatif".

"Esotérique". (rires)

J'espĂšre qu'il fait pas partie des candidats pour le poste.

Je devais prendre ma décision demain avant de partir,

mais j'ai peut-ĂȘtre prĂ©cipitĂ© le processus.

Vous auriez passé à cÎté de moi, imaginez.

(rires)

Est-ce que j'ai dit quelque chose?

Votre pÚre était un homme d'affaires exécrable,

rancunier, déloyal.

Je vous cacherai pas que je le porte pas dans mon coeur.

Comme plusieurs, dont ses enfants.

Ah?

Son testament est plus cruel que toutes ses décisions

de business mises ensemble.

Vous m'en voyez désolée.

Si ça peut faire de moi une meilleure personne, tant mieux.

C'est vrai que le trading,

c'est vraiment parfait pour aider son prochain.

(rires) - Ca dépend.

Quand je vais chercher des fonds pour mes clients,

bien, je leur permets de s'acheter une maison,

de sécuriser leur futur.

J'injecte de l'argent dans l'économie, aussi.

Ca peut ĂȘtre romantique, l'argent,

quand on le voit sous le bon oeil.

Je pense qu'on peut enrichir le monde sans le décrisser.

Puis, comme Fanny a toujours admiré votre éthique,

j'ai voulu saisir ma chance.

MĂȘme si ça impliquait de "crasher" votre beau 5 Ă  7.

(rires)

8 h 30 Ă  mon bureau demain.

Je vais vous donner l'entrevue de ma vie.

Vous ĂȘtes bien parti.

â™Ș

Judith, écoute-moi, OK?

Arnaud, il a... il a menacé

de nous dénoncer à la police si on le sauvait pas.

Mais de quoi tu parles?

Il a menacé de te dénoncer toi, pour Farah.

Il nous a demandé de l'argent. Il profite de toi, là.

Bien non, mais... ça se peut pas, là.

On s'aime, il m'aime...

Il ferait pas ça, là.

Bien non. Non. Il t'aime pas.

De toute façon, regarde, c'est réglé.

Tu vas avoir ta part Ă  la fin du jeu.

Là, tu prends tes affaires puis tu retournes en désintox.

OK, mais je veux vous aider...

- Non, c'est pas une négociation. - Je peux vous aider.

C'est le temps que tu t'aides, toi, OK?

Je sais c'est quoi, la prochaine épreuve.

Je vais me sacrifier pour que vous passiez Ă  la prochaine.

Never trust a junkie, comme on dit.

Si t'avais rien Ă  te reprocher,

on n'aurait pas cette discussion-lĂ .

HĂ©, regarde, j'avais peur pour ma blonde, OK?

Moi... aussi! OK?

S'ils nous avaient donné le cash avant,

on n'en serait pas lĂ .

Ah, fuck it.

C'est pas de mĂȘme que je voulais que ça se passe!

Ouais?

AllĂŽ... T'es ou?

Condo.

Ca va?

Ouais, je viens de trouver une job.

Ah, c'est nice.

HĂ©, je voulais juste te dire que...

je veux vraiment arrĂȘter d'ĂȘtre un poids pour vous,

ça fait que...

Ca fait que je vais retourner en désintox demain

aprÚs l'épreuve.

Puis j'aimerais ça que ça soit toi qui m'amÚnes.

AllĂŽ?

Oui, je t'ai entendue.

C'est juste que t'as l'air de t'en crisser.

Vas-tu encore sortir du centre aprĂšs une heure?

Je vais m'arranger. On se parlera plus tard.

Non, non, non, on se parle, lĂ , hein?

On se parle, on va se parler. - Ju, laisse faire, lĂ .

Tu veux que je te croie? T'aimerais ça?

Comme Mathieu, il voudrait que je vous croie,

les petits menteurs.

Vous ĂȘtes drĂŽles, vous autres.

(pleurs de Judith)

J'aurais pas dĂ» t'appeler.

Excuse.

Oh non...

Oh non, non, non. Fuck!

Bonjour. - Bonjour.

J'avais rendez-vous avec Diane Cartier

voilĂ  cinq minutes.

Julien de Léry.

Vous ĂȘtes pas dans le registre.

Appelez-la.

Elle est sur le point de quitter pour l'aéroport.

Ecoutez, pouvez-vous juste l'appeler? Je suis attendu.

Excusez-moi de vous déranger,

j'ai M. Julien de Léry à la réception

qui dit que vous...

Sans problĂšme. Merci.

Elle veut pas vous voir.

C'est une joke? Je suis en retard de 5 minutes.

Désolée.

Eille!

On se parle tantĂŽt.

Pour une fille qui aime pas le monde fake,

ta boss, c'est une estie de visage Ă  deux faces!

Hier soir, elle m'a quasiment donné une job.

Qu'est-ce qui se passe ce matin?

Je sais pas ce qui m'étonne le plus, que t'aies fraudé du monde

ou que tu sois assez cave pour penser que ça se saurait pas.

Tu penses qu'on fait pas de background check?

Il y a rien de prouvé. Ca s'en va en procÚs.

Si j'étais toi, je penserais à changer de carriÚre, mon gars.

T'es pareil comme ton pĂšre, Julien.

C'est juste que lui, il assumait que c'était un trou-de-cul.

HĂ©! Regarde, c'est beau.

(carillon)

(toussotement)

Qu'est-ce que tu fais lĂ ?

- Je viens pour l'épreuve. - Pff!

T'es venu pour le cash.

Ouais.

Vous pouvez me suivre.

Je voulais pas que ça se passe comme ça.

- Je m'en fous. - Tu sais que Mathieu...

Andrew, je m'en fous!

â™Ș

L'épreuve va comme suit:

vous serez déposés à quatre endroits différents,

tous à égale distance du manoir.

A chaque 5 min,

vous entendrez une corne de brume.

Ce sera la seule façon de vous diriger.

Vous portez un bracelet GPS,

donc si vous partez avant mon signal,

je serai avisé

et vous serez automatiquement éliminé.

Si vous vous perdez,

personne ira vous chercher.

C'est à vos risques et périls.

Le dernier ou la derniÚre arrivée à la balançoire

sera éliminé.

Lucile!

Lucile! T'es ou?

Judith! Judith!

Ecoute ma voix! Est-ce que tu m'entends?

T'es sûr qu'il y a 80 000, hein?

T'as-tu compté?

Si tu veux, je peux partir avec aussi.

Non, c'est bon. Je m'excuse.

Merci de faire ça. - C'est correct.

On fait ce que n'importe quelle famille de minables ferait.

C'est pas ça que je voulais dire.

C'est pas grave.

Je peux-tu te poser une question, Arnaud?

Ouais.

Judith, lĂ ,

elle parle-tu de moi, des fois?

C'est arrivé.

Elle t'a-tu déjà parlé de la fois ou...

notre mĂšre est partie avec nous autres?

Ouais.

Elle a dit quoi?

Elle a dit que...

que ta mĂšre s'est fait arrĂȘter parce que...

Parce que quoi?

Parce que t'as dit Ă  quelqu'un d'appeler la police.

Je me demandais ce qu'elle disait.

Le pire, c'est que c'est Julien qui a dit que j'ai fait ça,

mais c'est pas vrai.

J'ai jamais fait ça.

Tu vois, c'est ça qui est fou, chez nous.

Quand tu dis la vérité, il y a personne qui te croit,

et quand tu meurs, il y a personne qui voit rien aller.

Comme en ce moment.

Ils pensent tous que je suis de leur bord, mais Ă  la fin...

il va juste rester moi puis mon chum.

Eux autres, ils auront rien.

MĂȘme pas Judith.

Ca te fait-tu de quoi que je te dise ça?

Come on...

Tu l'aimes pour vrai?

Oui...

Fuck! C'est lui, man! C'est lui!

(chuchotant): C'est correct. Je m'en occupe.

Hé, ça va bien aller. - Ouais.

Je peux-tu savoir t'es qui?

Je suis le frÚre de Judith de Léry.

Tiens.

C'est mieux de payer en mains propres

parce que je truste pas les junkies.

Vite de mĂȘme, il y a pas 80 000 lĂ -dedans.

Il y a 40 000.

- C'était 40 par personne. - Je sais.

Je paye juste pour ma soeur.

Il paye-tu sa cote?

Il est-tu dans la chambre?

Tu sais ce que ça veut dire pour lui?

Oui.

Attends un peu, attends un peu...

Tu me laisses-tu juste lui parler?

C'est correct. - Oui? C'est correct?

Assis-toi.

Oh...

Tu sais, mettons que c'était à refaire, là...

toi, tu me traiterais-tu encore de minable?

Mon estie!

Tu dis Ă  Judith que je l'aime, OK?

Judith dit le contraire.

(corne de brume)

(musique stressante)

(corne de brume)

Lucile!

Lucile! T'es ou?

(écho)

Judith!

- (Judith): T'es ou? - OK, je suis lĂ !

OK, bouge pas! Bouge pas! Je m'en viens! OK?

Je marche vers toi!

OK!

â™Ș

(corne de brume)

(détonations)

(détonations)

Ah!

(détonations)

Ah!

Lucile!

â™Ș

(craquement) - Julien?

Julien, c'est toi?

(gémissements)

(corne de brume)

(toussotements)

Je vois rien!

(toussotements) (voix entremĂȘlĂ©es)

(gémissements de peur)

Maman?

Ah! Ah!

(Lucile): Djou, je ne t'entends plus!

Djou... - Ah! Ah!

C'est beau, c'est beau... Djou! Chut!

Regarde-moi, regarde-moi. C'est moi. Chut.

(vomissements)

Chut... chut...

(respiration saccadée)

Regarde, c'est moi. C'est moi. OK?

OK, c'est beau, je suis lĂ .

- (Léo): Judith? - T'es correcte.

Judith...

Ca va? Ah! Ah...

A quoi t'as pensé?

Qu'est-ce que t'as fait lĂ ?

- J'étais allée rejoindre maman. - Non!

Il faut pas.

- C'est Ă  cause de moi. - Non. Non, non, non.

C'est pas de ta faute.

C'est de ma faute.

C'est pas de ta faute.

(gémissements)

Andrew!

Andrew!

(corne de brume)

Go, go, go!

Viens, viens, viens! Viens-t'en! Viens-t'en!

Go!

C'est beau, c'est beau, c'est beau.

HĂ©, regarde-moi, regarde-moi. Qu'est-ce qui se passe?

Pour vrai? Tu veux jouer à ça, toi, mon estie de...

- Woh! - Fuck you!

Venez m'aider!

Go, go, go, va les aider.

(gémissements)

(toussotements)

Qu'est-ce qu'elle a? Qu'est-ce qui s'est passé?

Je pense qu'elle s'est cognĂ© la tĂȘte.

OK, viens-t'en. Viens, viens, viens.

T'es capable de marcher?

OK.

On la dépose ici.

OK...

T'es-tu correcte? Qu'est-ce qui se passe?

Qu'est-ce que t'as? - Touche-moi pas, crisse!

C'est quand la prochaine épreuve?

Julien, Andrew,

et Judith doivent ĂȘtre au manoir demain Ă  13 h.

Comment ça, Judith?

C'est toi qui es arrivée en dernier.

Moi, je suis éliminée

parce que j'ai aidé ma soeur?

C'est moi qui l'ai traßnée jusqu'ici, estie!

C'a pas de sens

de la forcer Ă  continuer.

C'est comme ça.

(Lucile): Voyons, crisse.

Bon, vous m'appellerez s'il y a de quoi.

Moi, je dors pas icitte.

â™Ș

(Paul-Emile): Je t'avais demandé de la ramener!

Tu l'as fait interner!

Toi, lĂ , j'ai un appel Ă  faire...

puis tu te ramasses en dedans.

Mais Paul-Emile,

personne va croire Judith si on pense qu'elle est folle.

Qu'est-ce que vous avez fait Ă  Arnaud?

Il y a des gens qui l'ont entendu se faire tirer au motel!

- Hein? - T'es un estie de menteur!

Je viens de te sortir de la marde, OK?!

J'ai pris le cash, je lui ai donné puis je suis parti!

Sous-titrage: Epilogue Services Techniques Inc.

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