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Pense pas que de me donner des ordres va aider ta cause.
Et si je dis ce qu'il y avait dans les enveloppes?
- Il bluffe. - Le pavillon Paul-Emile...
Peu importe ce qui arrive, on reste une famille.
C'est pas normal, séquestrer sa famille pendant un an.
On s'en va. - Je peux pas les laisser tomber.
Vous pensez que ce qui est arrivé à maman est ma faute.
Ils veulent que je parte.
- C'est moi qui mange la marde. - Si t'es pas bien avec...
- Non, c'est compliqué. - Si tu veux ton 40 000 piasses,
tu retournes à Montréal. - Prenez soin de votre Lucile.
Il faudrait pas qu'elle retourne Ă l'asile.
Pour accéder à la prochaine épreuve, abattez un chien.
- C'est bon, t'es correct. - Tire pas!
(coup de feu, cris)
(déclics du jouet)
Ya! Ya!
(imitation d'explosions)
(homme): Reviens ici!
(femme): Tu vas faire quoi, m'attacher aprĂšs une chaise?
- On va jaser. - Non, c'est fini!
Là , Mathilde, on va régler ça,
mais tu ne pars pas avec les enfants.
InquiĂšte-toi pas, je vais juste partir avec les miens.
(gémissement de douleur)
Toi, si jamais tu fais ça, je te...
Pourquoi vous criez?
Mathilde.
Mathilde, lĂąche-le.
Tu lĂąches mon gars!
(verrouillage de la porte, coups contre la porte)
Qu'est-ce qu'il y a?
- C'est correct. - Mathilde, ouvre la porte.
- Maman! - Ouvre la porte!
(coups contre la porte) - Maman!
Tu me fais mal. - Fais-toi-en pas, Julien.
Papa arrive. - Maman...
Mathilde!
(musique douce)
(musique de tension)
(respiration tremblante)
(reniflement, soupir)
La prochaine épreuve débute ce soir,
aprĂšs le repas.
HĂ©, on peut-tu avoir un tabarnak de break?
Si personne tirait, on perdait tout.
On sépare à la fin. Je voulais rendre service.
Moi, si j'étais toi,
je crisserais mon camp, mais genre lĂ , lĂ .
(ouverture du robinet)
(fermeture du robinet)
(sonnerie)
Tiens, prends ça.
Non, non, non, tu le rappelleras une autre fois, lĂ .
(voix tremblante): AllĂŽ.
Je peux pas te parler longtemps. - Ah, non, non, c'est pas grave.
HĂ©, je voulais juste savoir si t'avais pris le temps
de réfléchir à ce qu'on s'est dit.
Ouais, c'est ça, je pense que je vais rester
une couple de jours de plus, mais je vais te rappeler, OK?
Euh... t'es-tu correcte?
Oui, oui, oui, c'est juste que c'est beaucoup de gestion,
le testament puis tout, mais...
mais ça avance bien.
Hum-hum.
Hé, il s'est-tu passé quelque chose ou...
Tout est beau. Je te rappelle, OK?
Bye. - Euh...
Let's go.
(musique douce)
âȘ
En tout cas, merci.
Je sais mĂȘme pas
si j'aurais été capable de faire ce que vous avez fait.
Parce que lĂ , je pense que Farah aurait pu
partir avec tout Ă la fin.
Elle a dit qu'elle séparerait avec nous si elle gagnait.
Bien oui, c'est pour ça qu'elle a tiré
dÚs qu'elle a vu que vous hésitiez.
C'est la mĂȘme affaire avec les enveloppes, lĂ .
On la sort du jeu.
Elle nous "bullshite", on peut pas lui faire confiance.
A la prochaine épreuve, on la crisse dehors.
Tu fais ça comment, la crisser dehors?
C'est pas une table, tu peux pas la prendre puis la sortir.
Voyons, lĂ ...
- Non! - C'est pas ça qu'elle dit.
Elle dit pas de la tirer par les cheveux,
elle dit de la faire perdre en suivant les rĂšgles.
C'est tout. Right? - Exact.
DÚs qu'on sait c'est quoi la prochaine épreuve,
on se concerte puis on se débarrasse d'elle.
- Parfait pour moi. - (Mathieu): Ouais, moi aussi.
Je m'en occupe.
(vomissement, crachat)
HĂ©.
Ca va? - Ah, il y a rien qui sort, lĂ .
Je sais pas...
OK, mais t'es-tu correcte?
Non, lĂ , je ne suis plus capable, estie.
Je suis supposĂ©e ĂȘtre en detox, moi, lĂ .
Oui, je sais, je comprends.
Je peux pas croire qu'on a...
Crisse, Ju, je ne peux plus, lĂ .
Regarde, calme-toi, lĂ .
Regarde qu'est-ce qu'on va faire.
On va essayer de finir le jeu moi, Lucile puis Andrew.
Ca se peut, ça, OK? On fait ça? C'est beau?
C'est parce que je veux pas en rajouter, mais j'ai peur de...
On fait ça, je vais leur parler puis ça va ĂȘtre correct.
OK? - Hum-hum.
Merci.
- HĂ©. - HĂ©.
Elle est correcte?
Toi? Ca va?
Je te comprends.
Ca m'a fait penser Ă ...
au petit gars au front.
HĂ©.
Je...
Je pensais que je voyais quelqu'un du coin de l'oeil.
J'ai eu peur, j'ai tiré.
Je m'en veux, mais...
mais c'est resté un réflexe.
Mais là , j'ai décidé de le faire.
Hé, hé, ça va.
Ca va, OK? (fermeture d'une porte)
Oh, euh... je vais retourner dehors.
Ca va?
Non, non, je veux pas qu'il nous voie...
- Pourquoi? - Non, non, ça va.
C'est compliqué puis je voudrais pas...
T'inquiĂšte, OK?
- HĂ©. - HĂ©.
Judith est-tu correcte?
Elle a juste besoin d'ĂȘtre toute seule.
Ah.
Hé, ça va?
- Ouais. - Vous parliez de quoi?
- De Judith. - Ah, OK.
(soupir)
(reniflement)
(notification)
(gémissements de douleur)
(propos indistincts)
(gémissement de douleur) - Hé!
Décrisse ou j'appelle la police!
Non, Judith, va-t'en!
- La police? - Ouais.
Ils vont arriver vite quand ils vont savoir
que tu séquestres la fille à Paul-Emile de Léry.
Je te jure que c'est pas une famille
que tu veux te mettre Ă dos.
Non, touche-la pas, mon estie!
Ta yeule!
C'est dur d'appeler les boeufs avec une balle dans la tĂȘte.
(petits gémissements d'Arnaud)
Dans trois jours, je repasse icitte
puis tu me donnes 80 000.
Sinon, je vous passe tous les deux.
Je sais que c'est le double
de ce qu'il nous doit, mais une de Léry,
ça aura pas de misÚre à trouver ça, hein?
(déclic de l'arme)
Puis toi, si tu te sauves encore,
je la torture puis je t'envoie des photos.
T'as-tu compris?
(plus fort): On se comprend? - Oui.
Trois jours.
(fermeture de la porte)
Hé, hé, regarde-moi.
Regarde-moi. T'es-tu correct? T'es-tu correct?
HĂ©.
Il va l'avoir son crisse de cash, OK?
OK? HĂ©. - T'es-tu correcte?
Oui.
(propos indistincts)
Judith, es-tu correcte?
Regarde, c'est Victor, le chum Ă ta soeur.
Regarde, il faut appeler la police, là , ç'a pas de sens.
Si je fais ça, il va le tuer puis moi avec, ça fait que...
Voyons! C'est qui ce gars-lĂ ?
Regarde, je te juge pas.
Je veux juste t'aider. Puis je sais que c'est ton chum.
Ex-chum.
Je l'ai laissé quand je suis rentrée en désintox.
C'est un dealer, puis il s'est fait voler 40 000 $ de stock,
ça fait que là , il faut qu'il le rembourse.
HĂ©, boy. (notification)
(murmurant): Oh, fuck!
Il faut que je retourne au manoir,
mais je reviens dĂšs que je peux.
Peux-tu juste checker qu'il est correct?
Oui, oui.
Ca fait qu'on...
On s'est pas vus, OK?
En effet.
HĂ©.
Je devrais-tu m'inquiéter pour Lucile?
Pas Ă date.
Merde. Crisse.
(fermeture d'une porte)
(pas approchant)
Excusez, lĂ , il fallait vraiment que je sorte d'icitte.
Veux-tu t'assoir?
Je leur ai parlé de ce qu'on s'est dit tantÎt
puis on est tous d'accord pour que tu t'en ailles.
Julien nous a expliqué puis on comprend trÚs bien.
- On est fiers de toi, lĂ . - Ouais.
C'est vraiment pas facile de demander de l'aide
puis on va te soutenir.
Thanks, guys, mais...
mais je vais rester.
- Tu vomissais tantĂŽt, lĂ . - J'ai pas vomi.
Je suis correcte. - Ouais...
Mais le médecin en moi te dirait que t'as besoin de te reposer.
Plus qu'on est, plus qu'on a de chances de gagner.
Regarde, je comprends, lĂ ,
mais tu le sais que c'est une mauvaise idée.
Vous m'avez sortie de la marde tellement souvent
puis j'ai jamais rien fait pour vous remercier.
Laissez-moi rester, OK?
Judith.
Là , on s'entend que... - Je vais me gérer!
Promis.
Merci.
(Arnaud): Tu la connais d'ou, Judith?
Je... je sors avec sa soeur.
Puis vous, ça fait combien de temps que vous sortez ensemble?
Ca fait... ça fait une couple d'années.
Puis toi?
Oh, cinq mois.
Tu t'embarques dans quelque chose, man.
Ouais.
Ouais, je sais que sa mĂšre est morte jeune, lĂ ,
que Lucile a renié son pÚre à 18 ans
parce qu'ils s'entendaient pas.
Ah ouais, c'est tout?
Non, non, non.
J'entends plein de choses de plein de monde, lĂ .
Comme quoi?
Comme... bien, tu sais, que...
sa mÚre s'est suicidée,
mais il y a des gens qui disent que c'était un meurtre.
C'est du mémérage, ça.
Il y a aussi...
J'ai aussi entendu parler d'une histoire de poste de gaz, lĂ .
De poste de gaz? Ca me dit rien, ça.
T'as-tu entendu parler des jeux?
Les jeux? Non, pas vraiment.
C'était fucked up, ça.
Djou disait que son pÚre faisait des compétitions
pour n'importe quoi.
Genre, si tu perds, t'as pas de cadeau Ă Noel
ou, genre, tu sais, tu vas pas en voyage avec la famille.
Puis... puis les jeux, c'était quoi, mettons?
Des jeux fucked up.
C'était juste pour leur apprendre des leçons, tu sais.
C'est comme un gourou, lĂ .
Hum-hum.
Si ça te dérange pas, on va en reparler.
Parce que... - Ouais, pas de stress.
J'ai un petit peu mal Ă la tĂȘte, lĂ .
Leur mĂšre, une fois, elle s'est fait pogner...
en train de se sauver avec ses kids
pour aller chez sa belle-soeur,
Ă une station-service, justement.
C'est peut-ĂȘtre de ça que tu parles, toi.
Bien, oui.
Oui, oui, c'est ça. Ca doit ĂȘtre ça.
(déclic d'un briquet)
(ouverture de la porte)
(fermeture de la porte)
Plus haut, maman.
C'est assez haut, lĂ , Judith.
- AllĂŽ. - AllĂŽ, mon grand.
- Tu veux-tu pousser ta soeur? - Oui, OK.
Vas-y.
J'aime mieux quand c'est toi.
Oh, c'est pas grave, mon coeur.
C'est-tu papa qui t'a fait ça?
Tu penses qu'il pourrait me faire ça à moi aussi?
Je le laisserai pas faire. Viens.
Ce soir, avant de vous coucher, prenez vos jouets préférés
puis mettez-les dans votre sac Ă dos, OK?
- Pourquoi? - C'est une surprise.
OK?
Allez jouer.
Viens-t'en!
Tu pues la clope.
J'espĂšre que tu me comprends d'ĂȘtre inquiet, quand mĂȘme.
Retourne donc en désintox.
Je peux pas.
Djou, pour vrai, Ă trois, on va ĂȘtre capable de finir le jeu.
- C'est pas ça. - C'est quoi?
Je m'excuse, j'aurais vraiment dĂ» ĂȘtre plus lĂ pour toi.
- ArrĂȘte. - Non, pour vrai.
T'es tombée dans la dope pour oublier tout ça.
Je le sais, parce que moi,
j'ai fait pas mal la mĂȘme affaire avec la job.
Mais toi, au moins, t'as essayĂ© d'arrĂȘter.
Tu sais, gùche pas ça, là .
Sinon, tu vas te retrouver autant dans la marde que moi.
C'est peut-ĂȘtre une bonne affaire
que je sois obligé de revenir icitte.
T'es ce que j'ai de plus précieux, Djou.
Vraiment.
Ju.
C'est pas de ta faute, ce qui m'arrive.
(respiration tremblante de Julien)
Il faut que t'arrĂȘtes de te sentir coupable pour tout.
Ca te tenterait-tu qu'on s'achĂšte de quoi
avec le cash Ă papa quand ça va ĂȘtre fini?
Tu sais, un duplex, quelque chose.
Tant que c'est toi qui t'occupes des plantes.
C'est clair.
Ils vont couper l'Internet d'ici un mois,
mais les voisins ont dit que je pouvais me connecter chez eux.
Mais maman, je t'ai dit que j'allais te le payer.
Mais non, voyons! Garde l'argent pour le bébé.
Tu l'élÚves toute seule, tu vas en avoir besoin.
Et puis les voisins me doivent des services.
Ca va, ma chérie? Tout va bien?
(expiration)
Oui, oui, c'est juste qu'il fait un peu chaud
dans mon bureau, c'est tout.
Mais ça me fait du bien de te parler.
(coups Ă la porte)
Il faut que je retourne travailler, maman.
Je t'aime. Bye. - Je t'aime.
(reniflement)
Le souper est bientĂŽt prĂȘt.
OK, j'arrive.
Andrew?
Tu m'en veux, hein?
Pour les chiens.
Je suis désolée, je voulais forcer personne.
Mais j'ai besoin de cet argent. Paul-Emile me les doit.
OK.
J'arrive dans deux minutes.
Euh...
Ils vont se mettre contre toi pour te sortir du jeu.
Juste...
Prépare-toi.
(musique de tension)
âȘ
Je demanderais Ă tous ceux qui ne participent plus au jeu
de quitter le manoir, s'il vous plaĂźt.
Pas juste la piĂšce, lĂ . Le manoir au complet?
C'est une des rÚgles de l'épreuve.
Bien, bonne chance, gang.
Alors, les rĂšgles sont simples.
Interdit de quitter le manoir.
L'épreuve prendra fin quand quelqu'un sortira à l'extérieur.
D'ici là , vous serez obligés
de rester dans le manoir indéfiniment.
Ca fait que si quelqu'un sort, lĂ ,
sur la terrasse, dans la cour...
La personne sera éliminée.
Bonne chance.
âȘ Pousse, pousse, petit bourgeon âȘ
âȘ Le soleil reviendra bien vite âȘ
âȘ Pousse, pousse, petit bourgeon âȘ
âȘ Le printemps âȘ - C'est quoi, ça?
Chut, chut, chut.
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ (rires d'enfants)
C'est maman.
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bien vite âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ L'automne s'installera bientĂŽt âȘ
âȘ Virevolte, petit flocon âȘ
âȘ La tempĂȘte arrivera bien vite âȘ
âȘ Virevolte, petit flocon âȘ (dĂ©clics d'un jouet)
âȘ L'hiver s'accrochera bientĂŽt âȘ
âȘ Pousse, pousse, petit bourgeon âȘ
âȘ Le soleil reviendra bien vite âȘ
âȘ Pousse, pousse, petit bourgeon âȘ
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bien vite âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ - HĂ©.
T'es-tu correct? - (pĂšre): LĂąche mon gars!
(coups contre la porte) Ouvre la porte!
âȘ La tempĂȘte arrivera bien vite âȘ
C'est moi qu'il vise.
Maman, tu me fais mal. - Mathilde!
(coups contre la porte)
Maman, lĂąche-moi!
Fais-toi-en pas, Julien. Papa arrive.
Non, Julien, fais pas ça!
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
Sors, sors petite feuille
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bien vite âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ Le vent s'installera bientĂŽt âȘ
(gémissement)
(cri de Mathilde)
Il veut juste me faire chier.
Pourquoi il fait ça, estie? Il est malade.
(Lucile): T'avais neuf ans.
Mais si j'avais pas ouvert la porte,
ce serait pas arrivé.
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
(pleurs de la mĂšre)
T'as bien fait, OK?
Papa, il va toujours ĂȘtre lĂ pour te protĂ©ger.
Tu le comprends, ça?
Oui. Oui.
(Judith): Ju, t'étais un kid.
Ouais, mais c'est quand mĂȘme moi qui ai ouvert la porte.
Je suis juste un estie de lĂąche.
C'est pas vrai, ça.
Mais oui, crisse, c'est vrai!
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
J'ai crissé mon camp.
Je t'ai laissée toute seule.
(respiration tremblante)
Pourquoi il me fait ça, estie? C'est bien une marde.
- Chut, OK, OK. - C'est un estie de malade!
- Regarde-moi, regarde-moi. - Un estie de malade!
Pourquoi il me fait ça, man? - Chut. ArrĂȘte, OK?
C'est ça qu'il veut. C'est ça qu'il veut.
Il veut que tu te sentes coupable par rapport Ă maman.
Mais marchera pas, OK?
Ca marchera pas parce qu'on est lĂ .
Respire. Chut.
âȘ L'hiver s'accrochera bientĂŽt âȘ
Guys.
Elle est ou, Farah?
âȘ Pousse, pousse petit bourgeon âȘ
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
(coups Ă la porte)
Bonsoir. Excusez-moi de vous déranger.
Etes-vous Kilda de Léry?
Ca dépend de ce qu'on me veut.
Ouais, non, on se connaĂźt pas.
Je suis le chum de Lucile de Léry.
Entrez.
Hum.
Je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous.
Je sais pas trop ce que j'espĂšre en venant ici.
Bien, moi non plus, parce que la derniĂšre fois
que j'ai parlé à ta blonde, elle m'a traitée de folle
puis elle a menacé d'appeler la police.
Ca fait que vous ĂȘtes la soeur de Paul-Emile?
(petit rire)
Ca fait combien de temps que vous ĂȘtes ensemble?
Oh, pff, quelques mois, lĂ .
Je sais que ma question va avoir l'air bizarre,
mais j'ai besoin de...
Il faut que je sache, lĂ .
Est-ce que je dois m'inquiéter de Paul-Emile?
- C'est parce qu'il est mort. - Oui, non, mais de son vivant.
Est-ce qu'il aurait été du genre à faire du mal à ses enfants?
Ecoute, je te connais pas.
Je raconterai pas ma vie au premier gars qui débarque ici.
Je sais que Mathilde s'est sauvée avec ses enfants
puis qu'elle voulait venir ici, chez vous.
T'es-tu journaliste, toi?
Si oui, tu peux te lever puis t'en aller...
Pourquoi elle voulait venir se cacher chez vous?
Ca avait-tu rapport avec un jeu?
(soupirant): Elle avait peur.
OK, pourquoi?
Peur qu'il s'en prenne aux enfants.
Jusqu'ou il aurait pu aller, d'aprĂšs vous?
Tu me jures que t'es pas dans les médias?
Regardez, moi, je m'inquiĂšte, OK?
Je m'inquiĂšte pour Lucile.
LĂ , pour le testament,
il leur fait faire des choses et...
Mathilde,
elle est jamais arrivée.
Elle m'a téléphoné en pleine nuit
pour me dire qu'elle s'en venait avec les enfants
puis elle s'est jamais rendue.
Puis elle est morte pas longtemps aprĂšs.
Ouais. Ouais, ça, c'est le suicide.
Elle Ă©tait prĂȘte Ă partir en pleine nuit
pour protéger des enfants, elle se serait jamais tuée.
Mais Paul-Emile, lui, il aimait ses enfants?
Comme un psychopathe mégalomane peut aimer ses enfants.
C'était ses enfants.
Ils lui appartenaient, ils étaient là juste pour lui,
ils avaient pas d'autre fonction.
Si ça se trouve, là , ça fait 15 ans
qu'il se demande comment se venger d'eux autres.
Ca fait que ce qu'il leur fait faire au manoir, lĂ ,
bien oui, oui, je m'inquiĂšterais.
Merci.
Mais c'est pas compliqué, il me semble.
Elle a mis une chaise devant la porte.
Bien, défonce la porte! Je le sais-tu, moi.
Trouve une solution, parce que le bar ferme Ă 2 h.
J'ai pas envie de coucher Ă l'hĂŽtel, OK?
Merci. Texte-moi quand c'est fini, bye.
- Oh, shit! - Excuse-moi. Désolé. Désolé.
Je suis désolé.
HĂ©. HĂ©.
Excuse-moi. - Ca va. Ca va.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
J'ai commencé une pharmacie pas loin.
- OK. - Puis toi?
Ah oui, t'as... Ton pÚre, c'est ça?
Ouais, ouais, c'est ça, ouais.
HĂ©, je suis content de te voir.
Ouais, moi aussi.
D'habitude, quand on renverse une biĂšre sur quelqu'un,
on lui en paye une. Je dis ça...
Ah, oui, oui, oui. Excuse-moi. Veux-tu une biĂšre?
- Bien, oui. - OK. Excusez-moi.
Je vais prendre... - Une blonde.
... une blonde.
(musique de tension)
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
- Farah! - Elle veut rien savoir.
On veut juste te parler, lĂ .
(soupir de frustration)
Je vais aller fumer une clope dans ma chambre, lĂ .
Je suis aprĂšs virer folle.
OK, OK. C'est moi qui sors. Ca finit lĂ .
- Djou, reste... - Non, je vais péter un plomb.
Puis Judith avec. - Elle, il faut qu'elle parte.
On va trouver une solution. - Il faut que quelqu'un parte.
Je propose que ce soit moi, OK? - Elle nous tient en otage!
C'est à cause d'elle qu'on a "gunné" des chiens,
c'est elle qui nous force Ă lire les enveloppes.
Qu'est-ce que tu penses qui va se passer si tu pars, hein?
Laissez-moi lui parler.
Elle me fait confiance.
OK?
Oui, fais ça, moi, je vais aller parler à Judith.
(rires d'enfants)
- Bonne chance. - OK.
(chanson assourdie)
Farah? C'est moi.
Je suis tout seul.
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors, petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ Tombe, tombe, petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bien vite âȘ
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
âȘ Virevolte, petit flocon âȘ
âȘ L'hiver s'accrochera bientĂŽt âȘ
(ambiance assourdissante)
- Non, ils vont jamais accepter. - Bien, je bougerai pas d'ci.
Farah, si c'est pas cette épreuve-là ,
ils vont te sortir Ă l'autre d'aprĂšs.
Je peux peut-ĂȘtre les convaincre
de te donner un certain montant, mais pas 14 millions.
- Combien? 1000? - Mets-toi Ă leur place, OK?
Moi aussi, je serais fùché que quelqu'un débarque
sans explication pour prendre l'argent de mon pĂšre.
Non...
Il faut que tu leur expliques pourquoi t'es lĂ .
Parce qu'ils te donneront pas 14 millions sans raison.
Mais peu importe ce que je vais dire, je vais ĂȘtre la mĂ©chante.
Tu sous-estimes à quel point ils détestent leur pÚre.
Regarde, tout ce que je peux dire,
c'est que ma mÚre a travaillé pour lui, qu'il l'a détruite,
que j'ai passé cinq ans en famille d'accueil à cause de ça
et que je partirai pas d'ici avant qu'elle ait été compensée.
OK.
Quand t'es allée voir leur pÚre...
tu lui as demandé combien?
- Cinq millions? - Elle partira pas, sinon.
- CĂąlisse! - Il a raison.
Si elle était game d'extorquer papa sur son lit de mort, là ,
elle partira pas si on la paye pas.
Elle propose un compromis, c'est quand mĂȘme pas rien.
Puis elle m'a dit que sa mÚre a travaillé pour votre pÚre
puis qu'il l'a détruite.
Qu'est-ce qui te dit que c'est vrai?
- Elle avait l'air honnĂȘte. - Oh, wow!
Aussi honnĂȘte que quand elle a dit
papa allait faire un don Ă sa fondation?
HĂ©, au pire, on est quatre puis elle est toute seule.
Ca fait trois fois, là , ça fait trois épreuves
qu'elle nous fait chier! - Elle est brillante.
Trois fois plus puis elle part avec notre cash.
Justement, vous voulez perdre 5 millions ou 84?
Regarde, je changerai pas d'idée, OK?
Bien, qu'elle se tanne vite, parce que je vais faire
un Shining et cĂąlisser un coup de hache dans sa porte.
Tabarnak!
(musique de tension)
âȘ Pousse, pousse petite fleur âȘ
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
âȘ Sors, sors petite feuille âȘ
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors petite fleur âȘ
âȘ L'Ă©tĂ© nous rĂ©chauffera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bien vite âȘ
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
âȘ L'automne s'installera bientĂŽt âȘ
âȘ Virevolte petit flocon âȘ
âȘ Le tempĂȘte arrivera bien vite âȘ
âȘ Virevolte petit flocon âȘ
âȘ L'hiver s'accrochera bientĂŽt âȘ
(rires d'enfants)
âȘ Le soleil reviendra bien vite âȘ
âȘ Pousse, pousse petit bourgeon âȘ
âȘ Le printemps sera lĂ bientĂŽt âȘ
âȘ Sors, sors petite fleur âȘ
âȘ Les abeilles danseront bien vite âȘ
âȘ Sors, sors petite fleur âȘ
(soupir de Djou)
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
âȘ Le vent soufflera bientĂŽt âȘ
âȘ Tombe, tombe petite feuille âȘ
C'est vrai ce que t'as dit?
Que tu t'es sauvé quand t'es allé en Europe?
Ouais, bien, je me suis sauvé de mon pÚre.
Hum.
Mais pas de toi, lĂ .
OK.
Parce que je pensais que tu voulais ĂȘtre loin de moi aussi.
Non. Non.
C'est pas grave. Anyway, t'es heureux, astheure.
Hum?
Andrew, qu'est-ce qui se passe avec mon frĂšre?
Non, c'est... c'est une mauvaise période.
ArrĂȘte.
Chaque fois que je reviens Ă Noel, il me semble que...
Je sais pas, on ne se parle plus.
Tu restes dans ton coin. - Je parle déjà pas beaucoup.
Oh! Non, ça, c'est pas vrai.
Je te connais.
Tu parles... tu parles limite trop d'habitude.
Quand on était ensemble, tu parlais tout le temps.
On pouvait jaser...
(rire)
Oui.
C'est vrai. - Hum.
Regarde, dis que c'est correct, lĂ .
On va lui donner son cinq millions.
OK.
(pas s'éloignant)
âȘ
(rire)
Tu trinquais pas de mĂȘme au bac.
Ouais...
j'ai jamais été un gros buveur.
- T'es-tu nerveux? - Non.
C'est-tu moi qui te rends nerveux?
Non.
(rires)
Non, non, c'est pas ça. C'est juste...
(soupir)
... toute l'histoire avec mon pĂšre, lĂ .
Hum.
L'héritage, les papiers.
- C'est stressant, hein. - Fuck, oui.
Ouais, ouais.
Hum.
Puis tu fais quoi dans la vie quand t'es stressé?
Je joue au squash.
(rires)
Quoi?
Le last call est dans pas loin, ça fait que...
Je vais me lever.
Je vais aller aux toilettes.
Puis si jamais t'as du stress Ă lĂącher...
(coups Ă une porte)
Farah, c'est moi.
HĂ©. - HĂ©.
Bon, bien, j'ai des bonnes nouvelles.
- Ah oui? - Oui.
J'ai parlé avec eux puis ils sont d'accord
pour te donner tes cinq millions.
Comment ça se fait?
On en a parlé puis...
Woh! Woh! - Qu'est-ce que tu fais?
- Ca suffit le niaisage. - HĂ©, lĂąche-moi!
HĂ©! HĂ©!
- Toi, lĂ , tu te tasses! - Non!
- T'as dit que t'étais d'accord. - Il fallait qu'elle l'ouvre
sa tabarnak de porte! - On s'est dit qu'on la payait!
Avec quoi, les quatre piasses de pension militaire par jour?
Regarde, c'est pas compliqué. Si on paye pas, elle sort pas.
Ca se mérite, de l'argent, OK?
Pourquoi tu penses qu'on paye le monde dans la vie?
Hein? Pour quoi?
On les paye pour renoncer, estie.
On les paye pour renoncer Ă leur temps libre,
Ă leurs fins de semaine, Ă leur vie de famille.
On les paye pour se piler dessus,
pour piler sur leur crisses de valeurs!
Puis plus que le sacrifice est grand, plus que ça coûte cher!
Eux autres, lĂ , puis moi, on n'a pas eu d'enfance.
Puis ça, ça l'a un prix.
Tu comprends-tu, ça? - Je bougerai pas.
- Tabarnak! - HĂ©!
- Sors sur le balcon, that's it. - Non!
- On va s'arranger aprĂšs. - Pas sans mes cinq millions.
- On va te les donner, mais sors! - De quoi tu parles, estie?
ArrĂȘte avec ton orgueil de marde!
Elle est dégueulasse comme son pÚre.
âȘ Reviendra bientĂŽt âȘ
âȘ Virevolte petite flocon âȘ
OK.
Lucile...
(chanson lointaine)
âȘ BientĂŽt âȘ
âȘ Pousse, pousse petit bourgeon âȘ
(frottement de lame)
Bien, voyons! Qu'est-ce que tu fais avec ça?
Je suis comme mon pĂšre? Hein?
Parfait, on va faire comme quand on était petits.
Quand papa comptait jusqu'Ă dix. OK, Andrew?
Dix.
- Neuf. - OK, là , ça va trop loin.
- Bien, sors! - Huit. Sept.
Six!
- Lùche ça, cùlisse! - Ta yeule, estie! Cinq!
Quatre! - Moi aussi, j'ai souffert.
- Trois! - Moi aussi, j'hais votre pĂšre.
- Deux... - Il a violé ma mÚre!
C'était une employée chez Lery Life, comme votre mÚre.
Il l'a violée, puis quand elle a voulu le dénoncer,
il a rien laissé d'elle, il l'a ruinée.
J'ai passé cinq ans en famille d'accueil à cause de lui.
Cinq ans que j'ai été privée d'elle.
T'arrĂȘtes de dire que je l'ai eue facile!
(musique de tension)
Je suis votre demi-soeur.
Le jeu est fini.
- HĂ©! HĂ©! - ArrĂȘte!
Aaah!
- Qu'est-ce que tu fais, lĂ ? - Je "calle" 911.
- Non, non, non, non! - Quoi, "non"?
Qu'est-ce que tu penses qui va se passer avec Judith,
quand les ambulanciers vont voir ça?
Je voulais juste qu'elle sorte, je voulais pas...
Sous-titrage: Epilogue Services Techniques Inc.
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