All language subtitles for Eric.2024.S01E02.1080p.WEB.H264-NHTFS

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Original subtitles

Quarante-huit heures se sont écoulées depuis qu'Edgar Anderson a été aperçu

vers 8 h sur le chemin de l'école.

Nous demandons à quiconque ayant la moindre information de se manifester.

Prenez votre téléphone et aidez-nous à ramener Edgar.

Commissaire.

Greg.

Vous avez laissé un CM1 aller seul à l'école,

le regrettez-vous ?

Ne changez pas de sujet, Greg.

- Commissaire ! - Mary.

Les crimes violents et homicides ont grimpé de 4,7 % cette année.

Inscrivez-vous cet incident dans cette catégorie ?

Je ne fais que citer la presse.

Certainement pas, et encore moins parmi les homicides.

Au passage, Mary : c'est vous, la presse.

Et Marlon Rochelle ?

Quand un autre enfant disparaît,

la ville a mieux à faire que de ramasser les déchets.

Vous avez un suspect ?

On y travaille. Nous demandons au public de rester alerte.

Ça peut être un voisin, un ami. On n'écarte aucune piste.

Ces enfants devraient aller en classe et entamer leur journée.

Mais avant cela,

je voudrais permettre aux parents d'Edgar

d'adresser quelques mots.

Edgar, si tu me regardes…

Pardonne-moi, mon grand.

Rentre à la maison.

Prouve à tous ces journalistes que tu n'es pas mort.

Bon sang.

Non ! Sors de là !

Bien, on va en rester là.

En cas d'avancement, on vous tiendra informés.

Merci à tous.

Le corps ou un suspect.

Trouve les deux et tu garderas peut-être ton job.

DISPARU ENFANT PERDU

ON PENSE À TOI EDGAR

- Merci. - Je peux t'aider ?

- Tu peux prendre ça ? - Bien sûr.

GOOD DAY SUNSHINE

Tu te souviens de Sebastian ?

Salut, je suis vraiment désolé.

Elle rime à quoi, cette formule ? Elle ne veut plus rien dire.

- Où l'avez-vous connue ? - C'était ma prof.

Vincent, qu'est-ce qui te prend ?

- Franchement, Cassie. - Pardon, Sebastian.

C'est rien. Je vais…

- C'est ça. - Bon, les affichettes…

- Distribue-les de Broadway à la 9e. - Non, je dois aller bosser.

- Quoi ? - J'ai un plan, d'accord ?

La marionnette d'Edgar doit apparaître dans l'émission.

On a trouvé son t-shirt, Vincent.

- Déchiré, et couvert de sang. - Je sais.

S'il était mort ?

- Si on l'avait enlevé ? - Arrête, dis pas ça !

Il est pas mort.

Je le retrouverai.

Ta mère a proposé une récompense.

Vingt-cinq mille dollars.

- Ils veulent aider. - Pas question.

L'argent a plus de chances de le ramener qu'une marionnette.

Vincent !

Pourquoi tu as dit "Pardonne-moi" ?

"Pardonne-moi, mon grand."

C'était de circonstance.

T'as merdé comme il faut.

Va-t'en.

Il aime l'école, Edgar ?

Il aimait…

Il aime dessiner.

Il est peu sociable. Ça n'a rien d'étonnant,

il est fils unique.

Il ne rentre pas, il s'éloigne. De la maison.

Parents difficiles.

Ils crachent du feu, ici.

On enseigne aux enfants en espérant qu'ils en tirent quelque chose.

Qui d'autre que ses parents le récupère ?

C'est sa mère, la plupart du temps. Parfois, son père.

Et lui, qui est-ce ?

On va commencer, Mme Ryan.

Excusez-moi.

C'est notre remise des prix semestrielle.

Ça fait plaisir aux mamans.

Merci.

Bon sang. Il avait un gamin et en attendait un autre ?

Je vois. Bon, on se retrouve plus tard.

Ouais, carrément.

À plus.

Tu m'expliques ?

Kennedy, le flic que tu voulais arrêter ?

Tué hier soir, le chauffard a pris la fuite.

Merde.

Ouais. Sa femme, enceinte, se retrouve seule avec le petit.

Quelques gars vont trinquer à sa mémoire.

Tu devrais faire profil bas.

Sûrement un étudiant bourré qui a volé la voiture de son vieux.

Il semblait contrarié au Lux.

Il parlait sans cesse d'un truc lié à 8.

J'ai laissé couler, mais sur l'enregistrement, il était…

Minute, quel enregistrement ?

Tu portais un micro ?

Kennedy a parlé de 8. C'est qui ?

Putain, Mikey. Cette obsession pour Le Lux…

Cripp…

Faut que tu lâches l'affaire. Tu perds du temps.

On a mis un terme à ces conneries à La Sierra.

Quant à ce 8, là, on s'en branle !

Kennedy racontait un tas de conneries.

Trouve-moi les tarés, les tordus, les pédés.

Quarante-huit heures ?

Le pauvre est soit mort, soit séquestré quelque part.

Abrégeons les souffrances de sa mère.

Je veux des pistes.

Vincent, on pensait pas te voir. Ils testent la nouvelle marionnette.

- Oui. - Mush dit…

Bonjour, cher inconnu. Tout va bien ?

Vincent est là.

Qu'est-ce…

Salut.

Je ferais quoi, chez moi ?

Faites comme si je n'étais pas là. Poursuivez la répétition.

Très bien.

Bon, on reprend, allez-y.

Mac la taupe dit…

Je me suis perdu.

J'ai pris à droite, puis à gauche.

J'ai compris, Mac la taupe.

C'est une taupe écossaise.

Pourquoi ça ?

Tout ce que la direction nous a fait remonter,

c'est qu'en moyenne,

seulement 9 % des enfants de New York aiment le grand air.

Mais il y a tout un monde invisible à nos yeux.

On les voit remonter,

sortir des égouts.

Un monde magique que Mac considère comme sa maison.

- Bug et Mush veulent l'accompagner. - Oui.

- Mais Mac dit… - Toi, la serpillière,

pourquoi tu voudrais aller t'enfoncer dans la merde en kilt ?

Cours, petit, cours.

Car il n'y a que dans les ténèbres qu'on aperçoit les étoiles.

Et tu fais comment, depuis les égouts ?

Arrête un peu.

Désolé, mais Mac n'est qu'un parasite.

Oubliez les rongeurs dans les égouts. Notre truc, c'est les parcs, les skylines.

Va pour le petit nouveau,

mais, Seigneur, prends pitié, c'est quoi cette merde ?

Joue pas au con, Vincent. Il essaie, au moins.

Bon, faisons une pause.

Ouais, Veronica, repose ta bouche.

Non, sérieux. Tu m'as habitué à mieux.

- Frappe l'homme à terre. - Pas besoin.

Tu as tous les journaux au cul, du Post au New York Times,

parce que t'as laissé un môme de neuf ans aller seul à l'école.

Voilà. Là, je te reconnais bien.

S'il vous plaît.

- Vous permettez ? - Oui.

Je sais que c'est pourri, mais que veux-tu que j'y fasse ?

Tu as mieux ?

Peut-être bien.

Vraiment ?

- Ronnie ne le pensait pas. - Si.

Putain.

Mon pauvre vieux.

Des nouvelles ?

Donne-moi cinq minutes.

Je reviens.

Vincent, Vincent, Vincent.

La ferme !

Si tu voulais te débarrasser de moi,

ce serait déjà fait.

Spence, j'attends toujours les vidéos de surveillance.

Ça fait deux jours. Je sais, c'est laborieux, mais fais un effort.

Le dernier témoin est une femme qui l'aurait vu près de l'école.

Te voilà. Les archives ont sorti d'autres dossiers.

Tous les criminels à moins de cinq pâtés de maisons.

Certains datent. Il y en a un paquet.

Merci.

Je vais chercher les vidéos devant l'appartement des Anderson.

Personnes disparues, j'écoute.

Tout à fait.

Je vois, tu peux répéter ?

C'est gentil, fais au plus vite. Merci, Donny.

Merde.

GEORGE LOVETT

Si vous avez encore inondé, M. Partridge, c'est pour votre pomme.

Je ne vais pas repeindre et changer la moquette chaque fois que vous…

M. Lovett ? Inspecteur Michael Ledroit. On peut entrer ?

C'est le foutoir. Je me préparais des œufs.

On veut juste jeter un coup d'œil.

Où mène cette porte ? Vérifie.

- Vous avez la clé ? - C'est juste la chaufferie.

Ouvrez-la, M. Lovett.

Il n'y a rien que des babioles et de vieux lits de camp. Allez-y.

Un magazine pour enfants ?

Oui, j'aime les mots croisés.

Ledroit, viens ici.

Viens voir.

Non, attends.

Abaisse ta lampe.

Un jus de fruits ?

Ouvrez cette porte. Je veux fouiller immédiatement.

Bonjour. Edgar Anderson, disparu depuis deux jours.

S'il vous plaît, c'est mon fils. Merci. Monsieur, s'il vous plaît.

Un garçon disparu depuis deux jours. Edgar Anderson.

- Monsieur, vous avez… - Virez de là !

Putain de ville de merde.

La ville qui réalise les rêves. Mignon, votre petit.

FAITES CONFIANCE À JÉSUS

- Ça roule, patron ? - T'es à la bourre.

Les flics disent qu'ils se penchent sur l'affaire,

mais j'ignore ce qu'ils font précisément. C'est juste…

Tu as fini ton repas ?

J'essaie de parler, là.

En bref, ils servent à rien.

Le Fils de Sam n'est que la partie émergée de l'iceberg,

alors je prends les choses en main.

Ceci est la nouvelle marionnette. Pour mon petit.

Là, on met des coups d'épée dans l'eau.

Jerry accorde tout le budget d'automne à Hector et les Abeilles.

Sérieux, Lennie. Hector et ses abeilles de merde ?

- Ouais. - Putains d'amateurs.

Je l'avais dit. Je t'ai pas dit qu'ils viendraient fouiner,

attirés par l'odeur du sang ?

Bordel. Bon, très bien.

Tu sais quoi ? Parle à Jerry de mon projet.

Parle-lui de ça. D'accord ? Ça.

Pas de cette merde bigleuse que Jackson veut nous vendre.

Parle-lui plutôt de ça.

Et c'est quoi, ça ?

Parce que ça, c'est… c'est n'importe quoi.

Ce ne sont que des croquis. Des…

Il me faut une marionnette. Un…

Tout ce que tu t'efforces de faire, c'est d'insulter notre travail, Vinny.

Dis-moi tout :

avec tout ce qui se passe dans ta vie,

comment fais-tu pour qu'on ne ressente aucune compassion pour toi ?

J'ai pas d'émission, ni mon meilleur marionnettiste.

J'ai… J'ai que dalle, d'accord ?

Et toi, tu viens enfoncer des portes ouvertes.

J'ai besoin de solutions.

Je lui préparais du pain perdu.

Quoi ?

Il n'en a pas voulu.

Je lui préparais du pain perdu…

le matin où il…

Tu sais, le matin…

C'est l'idée d'Edgar.

Et je veux qu'elle prenne vie.

Si elle apparaît dans l'émission,

peut-être qu'il la verra

et qu'il reviendra.

- Entendu. - Tu viens à la soirée ?

Vingt-cinq ans d'émissions à succès, ça se fête.

Jerry, dis-moi.

On peut se parler un instant ?

Je te rejoins.

Avez-vous vu mon fils ? Il a disparu.

Madame. Monsieur. Madame, avez-vous vu ce petit garçon ?

Mon fils a disparu.

Merci beaucoup.

Avez-vous vu ce petit garçon ? Pouvez-vous jeter un œil ?

Merci infiniment. Monsieur ?

Edgar !

Excusez-moi, pardon. Je dois passer, désolée. Edgar ! Pardon.

Excusez-moi. Pardon. Edgar ! Excusez-moi.

Edgar ! Excusez-moi.

Regarde où tu vas !

Il est là.

Vous portez la veste de mon fils !

Fichez-moi la paix, putain.

… concierge de l'immeuble d'Edgar Anderson, âgé de neuf ans,

a été arrêté suite à la disparition de l'enfant.

George Lovett a été placé en garde à vue ce matin…

Non, on… On lui doit bien ça.

Il ne devrait pas être ici.

Je sais, mais laissons-le nous vendre son idée avant de décider.

Sérieusement…

Je sais, mais il fait ça pour…

C'est une super idée. L'émission mérite bien ça, non ?

- Vincent. - Jerry.

Je… Toutes mes condoléances.

Pourquoi ? Il n'est pas encore mort.

Fous-lui la paix, c'est pas lui qui a paumé ton môme.

La ferme.

Lennie m'a dit que tu bûchais sur une nouvelle marionnette.

Oui, en effet.

C'est exact.

Il a un nom, ce bonhomme ?

Absolument.

- Eric. - Et la lumière fut.

Eric ?

Oui.

Il va prendre Hector, sa Gloria, qu'il rêve de butiner,

puis son jardin à la con, et n'en faire qu'une putain de bouchée.

Il va vous faire traverser vos écrans.

- Tu ne devrais pas être là. - Jerry.

On… on se doit d'écouter sa présentation.

Vincent a l'appui de tout le monde, et je sens qu'il tient quelque chose.

D'accord. Vendredi.

À 14 h, je réunirai l'équipe.

Sors le grand jeu.

Le grand jeu.

Bien.

Vendredi, 14 h, le grand jeu.

- Merci, Lennie. - Te foire pas.

Sérieux, mec, t'es un vrai pote.

Comme toujours.

C'est toi qui l'as enlevé ?

Tu l'as toujours apprécié.

Lennie, dernière répétition dans cinq minutes.

J'arrive.

Allô ?

Vincent.

C'est la police.

- Larry. - Tu auras tes vidéos ce soir.

On a les résultats d'analyse : groupe sanguin O, rhésus positif.

Vérifie son dossier médical.

Et je veux tout savoir sur George Lovett, s'il a déjà consulté des psys.

Dis-moi quand Mlle Clark est là, ainsi que les Anderson.

Elle est déjà là et exige de parler à son client.

Un certain William a appelé. Tu es censé le connaître.

Mlle Clark.

Comme ça, vous allez encore laisser un noir innocent se faire coffrer ?

Toujours un plaisir. Il a fait l'objet d'une condamnation pour viol sur mineur.

Rejetée en appel il y a neuf ans, inspecteur.

Il habite en dessous des Anderson

et est le dernier à avoir vu le petit le matin de sa disparition.

Je ferais un piètre inspecteur si je l'interrogeais pas.

Je… je fais de mon mieux.

Faites mieux, ce n'est pas suffisant.

- Où avez-vous grandi ? - Hell's Kitchen.

Pour finir ici ? Vous étiez plus à l'abri chez vous.

Je vous épelle "raciste" ?

NYPD.

Après vous.

Merci.

Arrête de piétiner.

PIÈCE À CONVICTION

Vous reconnaissez ceci, M. Lovett ?

On l'a trouvé dans votre sous-sol.

- Pourquoi était-ce là ? - Mon client n'a pas à répondre.

On pense qu'il appartient à Edgar Anderson.

Avez-vous fait venir Edgar chez vous ?

Oui.

- Que faisait-il chez vous ? - Il aimait dessiner.

Sur le mur ?

À part les araignées au milieu de la moisissure, ça dérangerait qui ?

Il aimait se mettre dans le noir. Il s'y sentait en sécurité.

Vous accueillez beaucoup d'enfants chez…

Non, certainement pas.

J'insiste, mon client n'a pas à répondre.

- Pourquoi Edgar était-il chez vous ? - Pour échapper aux disputes.

- De qui ? - De ses parents.

Il les a entendus, ce matin-là ?

Ils se battent sans cesse.

- Surtout ce matin-là. - Pas plus qu'un autre.

J'ai autre chose à vous montrer.

On a trouvé son t-shirt. Vous le reconnaissez ?

Regardez bien.

Il y a du sang dessus.

Savez-vous où est Edgar, M. Lovett ?

Regardez-moi.

Savez-vous où il est ?

Vous avez été en prison.

Sanction rejetée en appel.

- Je me suis racheté. - Seuls les coupables font ça.

- Êtes-vous coupable ? - Inspecteur.

J'exige un instant avec mon client.

M. Lovett, quel est votre groupe sanguin, je vous prie ?

Groupe O.

Le plus commun qui soit.

M. et Mme Anderson.

Alors ? C'est lui qui a Edgar ?

C'est pas George, il ferait jamais ça.

Tu n'en sais rien, tais-toi.

Bon sang, Cassie.

On a fouillé l'appartement de M. Lovett.

On a trouvé des dessins d'enfants dans sa cave et une brique de jus.

Ça vous dit quelque chose ?

- Oui. - Oui.

Saviez-vous qu'il allait chez lui ?

- Tous les enfants y vont. - Ce n'est pas le sujet.

- George connaît Edgar depuis toujours. - Justement.

On ne tire encore aucune conclusion.

Arrête ça.

À la télé, on dit que s'il était vivant, vous l'auriez déjà retrouvé.

S'il vous plaît… éteignez votre télé.

On a analysé le groupe sanguin sur le t-shirt.

On va le comparer à celui d'Edgar.

- Quel est le groupe sanguin ? - O positif.

A positif. Edgar est A positif.

Oups.

C'est bon signe.

Est-ce que ça aiderait si on offrait une récompense ?

Peut-être. Dès qu'on a quelque chose, je vous appelle.

- Inspecteur Ledroit. - Navré, je dois y aller.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu empestes l'alcool.

Cassie, attends. Cassie !

- Mikey. - Quoi ?

Alors, ce t-shirt ?

Lovett a le même groupe sanguin.

Le black ?

Tu le tiens.

Il aurait passé la journée à réparer une fuite au deuxième.

On attend des témoins pour confirmer.

Mais on a trouvé des dessins d'enfants sur les murs de sa cave.

Garde-le tant que tu n'as pas d'aveux.

- Il a un avocat ? - Renata Clark.

Merde, quelle emmerdeuse.

Surtout quand elle sait son client coupable.

La criminelle prendra le relais d'ici à la fin de la semaine.

Mikey, la mère de Marlon Rochelle t'a laissé un autre message.

Je ne sais plus quoi dire.

Marlon Rochelle ? Encore ?

Son fils s'est évaporé depuis belle lurette.

Mais ce gamin ? Sa mère a une chance d'enterrer son fils.

Il faut fêter les victoires.

À vendredi, pour notre dîner.

Lorenza a cuisiné toute la semaine.

Et plus de descentes au Lux, compris ?

Tu viens ce soir ? À la veillée de Kennedy ?

Je ne connais plus grand monde aux mœurs.

Je connais sa femme. Certaines d'entre nous se sont connues en dactylo.

Dana et moi avons traversé bien des choses.

Bonne soirée.

Bonne soirée.

Pas intéressé, Ledroit ?

On se cotise pour la veuve de Kennedy.

Quelle perte terrible.

Tiens.

Sa veuve appréciera le geste.

Quel connard. Il a intérêt à rentrer dans le rang.

Ça fait presque trois jours. D'autres pistes ?

Reculez ! Poussez-vous, laissez-les passer.

Respectez leur vie privée. Ils ont perdu leur fils.

- Prends ça. - Bien.

Il n'y est pas.

Absolument.

J'ai grandi en ville.

Je me suis toujours senti bien et en sécurité ici.

Vous essuyez des critiques depuis un moment à la mairie,

avec la montée du sans-abrisme qui s'étend sur notre…

Je t'en prie.

S'il te plaît, peut-on juste…

Est-ce qu'on peut en discuter ? Du chèque de ma mère ?

S'il te plaît, parlons-en. Donne la télécommande, putain.

Tu savais qu'il allait chez George ?

Tous les enfants y vont.

Tu l'as laissé aller là-bas ?

On parle de George. Edgar a grandi avec lui.

Alors, donne-moi un nom.

Trouve quelqu'un qui saura me dire où est mon fils !

C'est aussi mon fils !

Vincent, tu crois vraiment que je veux l'argent de tes parents ?

On obtiendra des infos. Sans carotte, personne n'agit.

Tu leur vends ton âme pour de l'argent. Ils ne comprennent que ça.

C'est leur petit-fils.

Cite-moi une fois où ils ont montré de l'intérêt pour lui !

Tu en es incapable, alors je récupère ça.

J'ai besoin que tu me soutiennes. On doit se serrer les coudes.

J'ai cru l'apercevoir aujourd'hui.

C'était juste une veste.

Une veste semblable à la sienne.

Que font ses dessins dans ton sac ?

Je te l'ai dit, je suis sur un nouveau projet.

Si je fais passer Eric dans l'émission,

- Eric ? - … Edgar le verra.

Il verra alors à quel point on l'aime, et à quel point on veut qu'il revienne.

Il saura quoi faire.

C'est pas vrai.

Tu perds la tête.

Pas du tout. Quoi ?

Tu aurais dû dire que tu es parti le chercher.

À la police.

Elle t'a percé à jour, Vincent.

D'où vient cette cicatrice ?

Vincent, d'où te vient cette coupure au front ?

Quel est ton groupe sanguin ?

Je vais rendre son chèque à ma mère.

DISPARU : LE PETIT-FILS DE 9 ANS DE L'ENTREPRENEUR ROBERT ANDERSON

Tu ne m'apprécies peut-être pas, mais tu as besoin de moi, Vincent.

J'entends rien.

Toi seul sais comment marche son cerveau.

J'entends rien.

Si je passe à la télé, le gamin me verra.

Fais-moi passer dans l'émission, et il reviendra.

- Je me permets. - T'es pas sérieux ?

Le seul moyen d'arranger les choses,

c'est de faire ce que le petit t'a demandé.

Tais-toi.

Tu es le plus merdique des pères de merde.

Tiens, tiens.

Là, tu m'entends.

On t'a déjà dit que tu étais un enfoiré ?

M. Lovett.

Arrêtez, vous savez bien que je ne dirai rien sans mon avocat.

Quelque chose à me dire ?

- Qu'est-ce que c'est ? - Tenez.

Vous savez bien qui c'est.

C'est censé être moi ?

Vraiment ?

C'était pas moi la première fois, et là non plus.

Non pas que ça change quoi que ce soit.

Dites, j'ai 72 ans.

J'ai pas bandé depuis si longtemps que même Jésus y verrait un miracle.

Et je n'aime pas les enfants de cette façon, c'est répugnant.

Je vais vous dire :

plus vous me gardez ici,

plus vous tarderez à trouver le ravisseur du petit Edgar.

À vous de voir, inspecteur.

Taylor.

Ouvre-moi.

Attends mes ordres.

Yo, Yuusuf !

- Quoi ? - J'ai ce que tu voulais.

T'en as mis, du temps.

De rien, connard.

Je t'emmerde.

Vincent. Ta mère attend ta venue ?

Non, ce serait pas drôle sinon.

Tia, ma mère est là ?

Tia, as-tu récupéré le linge de M. Anderson au pressing ?

Oui, Mme Anderson. Je vais le ranger.

Maman.

Tu aurais pu appeler d'abord, Vincent.

Si tu avais répondu à mes appels et annoncé ta venue,

je t'aurais préparé de quoi manger.

Dégage de là.

- Je n'ai pas faim. - Bois au moins un thé.

La police vous en a-t-elle dit plus sur l'arrestation ?

- Non. - Un noir, quelle surprise.

Bon sang, maman. L'argent. On a pas besoin de ton argent.

Tu fais toujours ça quand tu fais une bêtise.

- Le thé te fera du bien. - Il va nous falloir plus corsé.

Tu sembles épuisé. Tu deviens grognon quand tu dors mal.

Ton argent ne ramènera pas Edgar.

D'accord ?

Il ne fallait pas le perdre, pour commencer.

Tu as raison, je suis crevé.

Je peux rester dormir ?

Le lit n'est pas fait.

On ne va pas demander à Tia de le faire maintenant, tu la connais.

Pourquoi tu ne rentres pas ?

Elle ne t'a pas encore mis à la porte, j'espère ?

Et l'hôtel ? Tu as besoin d'argent ?

Non, je n'ai pas besoin d'argent pour aller dans un hôtel miteux.

C'est pas vrai. Ça recommence, je le vois.

Comme quand tu étais petit. Tu parles tout seul.

Tu disais :

"C'est pas parce que tu ne le vois pas qu'il n'est pas là, maman."

Je dois y aller.

Parfois, tu quittais l'école,

puis il y a eu cet été de tes 16 ans.

Tu sais ce que je faisais à l'époque ?

Tu dois reprendre ton traitement.

Pas question.

J'ai peut-être gardé le numéro du Dr Mason.

Non. Je t'en prie, maman. Tu peux m'écouter ?

Qu'est-ce qui te prend ?

- J'ai peur. Je suis terrifié ! - Tais-toi donc !

Ton père travaille.

Tu sais, Vincent,

tu dois arrêter d'accuser tout le monde de tes malheurs

et comprendre que la solution est au fond de toi.

On n'a pas besoin de ton argent.

Achète plus de cuivre.

J'ai 2 000 mètres carrés et 12 salles de bain

qui ont besoin de tuyaux en cuivre.

Papa ?

Chéri ? C'est moi.

Tu as appelé au boulot, tout va bien ?

On en a déjà parlé !

Bon sang, regarde-toi…

Tu devais attendre mon retour.

Tu veux te joindre à moi ?

C'est ça, petit malin. Viens là.

Doucement.

Je vais te soulever.

Ça va aller.

Attention à tes bras.

- Tu es débordé. - Presque arrivés.

Je ne veux pas être un poids de plus.

Voilà.

Ça te dérange pas que je sorte ?

Tu es fiévreux, je peux rester.

Non.

Non, va travailler.

Tu as un petit à retrouver. Qui s'en chargera, sinon ?

Merci.

Tu m'expliques ?

Jaune, c'est pour toi. Vert, pour Caroline.

Puis, il y a le compte courant.

Je refuse d'aborder le sujet.

Ça ne fera pas disparaître le problème.

À plus tard !

J'ai un bourbon dix ans d'âge en réserve, il vient d'arriver.

- Plus tard. - Tu sais pas ce que tu rates.

Deux burgers ! Deux frites !

- Petit, tu as faim ? - Oui.

Pas plus de deux à la fois.

Inspecteur.

Où est Gator ?

Purée, c'est corsé.

Il va me falloir moins fort !

ACCÈS PRIVÉ

Mikey.

Faut qu'on parle.

Très bien.

Discutons.

Au comptoir.

J'ai un truc à te faire écouter, Gator.

Un temps, tu m'appelais Alex.

L'autre soir, quand j'ai chopé ces flics qui foutaient le bordel…

À chaque mammifère, son parasite. Moi, c'est les flics.

- J'ai capté des choses. - Tout le temps en train de travailler.

J'ai un bourbon dix ans d'âge en réserve, il vient d'arriver.

- Plus tard. - Tu sais pas ce que tu rates.

Deux burgers ! Deux frites !

- Petit, tu as faim ? - Oui.

Le gamin qui a disparu a neuf ans.

Dix en juillet.

Tu vas prétendre ignorer de quoi je parle ?

J'ai un bourbon dix ans d'âge en réserve…

Quoi que tu penses,

et qu'importe mon passé, Mikey,

cet endroit est clean.

J'ai retenu la leçon depuis La Sierra. J'ai payé ma dette.

Je satisfais toutes les envies, tant que ça reste légal.

J'ai insisté pour que tout soit en règle en mon absence, et ça n'a pas changé.

Certains des garçons ici semblent assez jeunes.

J'ai leurs papiers et les résultats des dépistages mensuels.

Je redirige les pervers et dis à mes gars de s'épiler avant de se faire enculer.

Je suis entrepreneur.

Mais le passé… J'ai fait table rase du passé, Mikey.

- Vraiment ? - Absolument.

Je vois, tu me crois pas.

Voilà, c'est par ici.

Mandy, ton fils est encore avec nous ce soir ?

C'est la dernière, promis. Son père le récupère dans dix minutes.

Charlie ? Fini, la tarte.

Tiens, le fameux bourbon qui t'intéressait tant.

Tu veux goûter ?

Dis.

Écoute-moi bien.

Je suis clean, Mikey. J'ai purgé ma peine.

Alors pourquoi tu continues de rôder ?

Merci, Gator.

DISPARU, ENFANT PERDU EDGAR ANDERSON

Les vidéos sont sur ton bureau.

Personnes disparues. Ledroit, j'écoute.

Tout le monde semble avoir oublié mon fils.

Il s'appelle Marlon Gabriel Rochelle.

Il a disparu depuis le 12 juin 1984.

Personne n'a oublié Marlon, Cecile.

La disparition d'Edgar Anderson soulève des problèmes plus profonds…

À vous l'antenne, Derek…

LE LUX

C'est assez solide ?

Pas le choix.

Tu comptes me filer ma part ?

Ta part de quoi, au juste ?

Cette merde te broie le cerveau.

Voilà notre héros du jour.

La légende qu'on nomme Vincent Anderson.

Tu dois arrêter d'accuser tout le monde de tes malheurs

et comprendre que la solution est au fond de toi.

On frôle la perfection.

ACTE DE NAISSANCE EDGAR ANDERSON

GROUPE SANGUIN : O +

Puis-je parler à l'inspecteur Ledroit ?

C'est fini,

allez... au lit !

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