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Original subtitles

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Capitaine Poldark !

Docteur Enys !

Tu as surv�cu au voyage.

J'ai �vit� les �meutes � Londres, mais pas � Exeter.

On n'est pas civilis�s, ici.

J'ai vu pire.

Et sauv� pire. Viens rencontrer mes amis.

Paul, Zacky, Mark, voici Dwight Enys.

Je lui dois ma cicatrice.

J'ai fait des progr�s depuis.

Il �tudiera les maladies des mineurs.

Y a de quoi faire.

Vous �tes souffrant ?

J'ai le c�ur et les poumons d'un b�uf.

Alors, on ne se verra que pour le plaisir.

Viens rencontrer ma femme.

Demelza,

mon ami, le Dr Dwight Enys.

Celui qui a raccommod� son visage ?

Ta c�l�brit� te pr�c�de.

Mon infamie, tu veux dire.

Je me ferai discret,

je ne tiens pas � �tre connu.

Belle image de bonheur conjugal !

Profites-en bien

tant que �a dure.

Vous semblez en forme.

Plus qu'un mois et je suis d�j� plus grosse que Prudie.

"En cas de doute, on purge." C'est notre maxime.

Faire saigner, bouillir, cloquer et suer.

Gu�rir est une science, madame.

Peu de gens comprennent ses myst�res.

Ou son co�t.

Tout le monde ne peut s'offrir des traitements co�teux.

La nature procure de bons rem�des.

Qui �tes-vous ?

Docteur Dwight Enys.

Il vient �tudier les maladies mini�res.

Il est au bon endroit.

Pas s'il veut gagner sa vie.

Seuls les mineurs sont malades et ne paient pas.

Les gu�rir est une r�compense en soi.

Quand vous dormirez dehors en mangeant des chardons,

vous aurez une autre opinion sur la question.

Et Grambler ?

On est endett�s jusqu'au cou.

On n'a plus de minerai, le prix du cuivre s'effondre...

On dormira tous bient�t dehors.

Arr�te de jouer avec lui, Mark !

C'est fini pour moi.

Je ne vivrai plus.

Jamais.

Si Bertram s'�loigne de ces lieux,

il faudra sans doute que je m'�prenne

d'une certaine �toile brillante et que je l'�pouse.

Il est bien au-dessus de moi.

Dans son �clat rayonnant

et sa lumi�re collat�rale,

faudrait-il que je sois consol�e,

m�me loin de sa sph�re ?

Mon amour ?

J'ai un peu mal.

Je vais me d�tendre les jambes.

D�j� de retour ?

Je souffre de vous voir souffrir.

C'est r�ciproque.

Va chercher le linge.

Je sais ce qui vous gu�rirait.

Il habite Truro et est capitaine de navire.

Je ne pense plus � lui. Faites de m�me.

Je cherche un moyen de me changer les id�es.

Seigneur !

O� est la bouteille de cognac ?

Nous devrions aller l�-haut.

Tout semble s'arranger.

Et si la fin est heureuse,

le pass� amer s'efface

devant cette douceur si bienvenue.

Vas-tu nous annoncer une bonne nouvelle ?

C'est toi qui vas bient�t nous en annoncer une.

Comment avons-nous fait un b�b� aussi parfait ?

J'ai peur, Ross.

De trop l'aimer.

De ne pas survivre s'il lui arrivait malheur.

Je te promets

que je ferai tout pour lui offrir un monde meilleur.

Je serai le meilleur des hommes pour elle.

Et pour moi ?

Je suis d�j� bien meilleur gr�ce � toi.

Ross et Demelza ont une fille.

Je leur souhaite d'�tre heureux.

Madame Poldark, de Trenwith.

Je vous en prie, restez assise.

Ross n'est pas l� et...

Julia dort.

C'est vous que je viens voir.

Moi ?

Je vous offre � boire ?

Je vous en prie, ne vous d�rangez pas.

C'est tr�s joli.

Une petite chose qu'elle aura en souvenir.

Je sais qu'il n'est

ni en or ni en argent.

Ni m�me en cuivre.

Il est bien plus pr�cieux.

L'amour d'une m�re pour son enfant

est plus fort que tout. N'est-ce pas ?

Pas s�r que Ross soit d'accord.

Ou Francis.

Les hommes ne comprennent pas ces choses-l�.

Julia Grace Poldark,

je te baptise au nom du P�re,

et du Fils,

et du Saint-Esprit.

Amen.

Ross ne m'a pas �cout�e.

Je voulais deux bapt�mes.

Un pour sa famille et un pour la mienne.

Auquel serais-je all�e ?

Aux deux. Vous �tes comme Ross.

Alors que moi...

- J'ai du mal � respirer. - Qu'y a-t-il ?

Mon corset est trop serr�, il va �clater.

Je m'�tonne que le capitaine Poldark

accueille cette racaille chez lui.

Serait-il oblig� de revoir ses principes � la baisse ?

Dors-tu assez, Ross ?

Je n'ai pas � me plaindre.

Un enfant, �a change tout.

Diriger une mine, aussi.

- On ne peut les n�gliger. - M�me si on essaie.

Ma femme est parfaite, n'est-ce pas ?

Qu'ai-je donc fait pour la m�riter ?

La mal�diction des Poldark.

Quand nous donnons notre c�ur, c'est pour la vie.

Elles sont tr�s diff�rentes.

Chacune a ses qualit�s.

Vous pourriez aimer les deux.

Peut-�tre bien.

Je t'envie.

- Pour ma vie de r�ve ? - Ne l'est-elle pas ?

Ne t'apporte-t-elle pas

le confort, une raison de vivre, la certitude ?

On est en Cornouailles.

Rien n'est certain.

Comme pr�vu, Choake a vendu ses parts de Leisure.

� qui ?

Fichtre !

Sant� et prosp�rit�, Ross !

� toi aussi, George.

Surtout pour ta r�cente acquisition.

Mes parts de Leisure ? Sois flatt�.

Bien s�r.

Tu es un investisseur avis�.

Et les autres actionnaires ?

Deux ou trois veulent vendre.

- On doit les racheter. - Comment ?

Aucune id�e.

Plut�t mourir de faim que de le voir racheter ma mine.

Ruth Treneglos a fini de me critiquer ?

Oubliez-la. Elle ne g�chera pas cette belle journ�e.

Verity !

J'aimerais que vous connaissiez ce bonheur.

Ne g�chez pas le v�tre en pensant � moi.

C'est qui, eux ?

On n'a plus de tourte aux poireaux.

C'est une procession fun�raire ?

C'est pas vrai !

Monsieur Carne !

Comment allez-vous ?

Madame Carne.

Ravi que vous ayez pu venir.

C'est par ici.

N'entre pas, Nelly.

Cet endroit respire la crasse et l'abomination.

Honte � toi, ma fille.

Tu fr�quentes

des gens endimanch�s

en m�prisant ta propre famille

que tu d�laisses.

D'o� leur pr�sence ici.

J'aimerais vous pr�senter mes amis et ma famille,

et surtout votre petite-fille.

Suivez-moi.

Mon cousin Francis,

mes amis John et Ruth Treneglos,

le Dr Dwight Enys.

Votre serviteur, monsieur.

Vous �tes pas mon serviteur.

Et pas mon ami non plus.

Couvrez-vous, mademoiselle.

Vous devez �tre d�cente et modeste,

et pas �taler vos attributs pour faire saliver les hommes.

Quelle insolence !

John, avez-vous entendu ?

Pourceau effront� !

Excusez-vous ou je vous rosserai.

Calmez-vous, John.

Vous �tes tous les deux mes invit�s,

vous ne frapperez pas mon beau-p�re.

Qu'il vienne ! J'ai fait de la boxe,

je sais me battre.

Taisez-vous. On ne vous demande pas votre avis.

En tant qu'h�te, permettez-moi de vous pr�senter mes excuses.

Si Ruth les accepte.

Bien entendu, si Ross veut prot�ger

son nouveau parent,

nous saurons nous montrer tol�rants

pour ceux qui ne le sont pas.

Les com�diens ne sont pas partis ?

Ils l'�taient.

Elle m'avait dit qu'elle reviendrait.

Je n'y croyais pas.

N'attends pas trop.

J'y vais de ce pas.

Keren !

On dirait un agneau qui va � l'abattoir.

- Ils sont partis. - Bon d�barras.

Cochons d'hypocrites !

Pourquoi ils sont venus ?

Parce que je les ai invit�s.

Ils voulaient m'humilier.

Ils ont �chou�.

Ils auront vite oubli�.

Pas moi.

Tu m'as manqu�.

Beaucoup ?

Je mangeais plus.

Ils disent tous �a.

Je reste pas longtemps.

Je repars demain.

Tu reviens quand ?

Peut-�tre jamais.

Plus jamais ?

Qu'est-ce qui me retient ici ?

Lui trouver une maison ?

En une semaine ?

Comment ?

Pourquoi ?

C'est la condition pour qu'elle l'�pouse.

Tu peux les aider. Il y a la maison � Mellin.

Elle n'est pas habitable.

Elle l'aime ?

Elle le dit.

Et lui, il l'aime ?

�perdument.

Ils devraient se marier.

Pourquoi ?

L'amour doit l'emporter.

M�me s'il faut un peu aider.

Au contraire...

Certains obstacles ne peuvent �tre surmont�s.

Et ne doivent pas l'�tre, dans l'int�r�t de tous.

Il aurait aim� cette journ�e.

Il s'en serait d�lect�.

Ce grand patriarche et meneur d'hommes.

Est-ce m�prisable ?

C'est un exemple � suivre.

Et vous ne le pouvez pas ?

C'�tait une question, pas un jugement.

Papa va te lire une histoire ?

Papa...

a des affaires � r�gler en ville.

Tu pars longtemps ?

Le temps de trouver les fonds pour racheter

les parts des actionnaires anxieux.

T'es pr�t ?

Morbleu ! Pourquoi t'es si press�e ?

Ficher le camp en douce,

c'est pas bien, pas honn�te et pas correct.

On doit �tre rentr�s � 17 h pour nourrir Julia.

On y va.

Qu'est-ce qui t'am�ne en ville ?

Un fol optimisme ?

L'espoir que mon banquier me pr�tera

de quoi racheter les parts des actionnaires m�contents.

- Avant de les vendre aux Warleggan. - Bonne chance.

Changeons de sujet.

Tu as eu vent des �meutes de Launceston ?

�a t'�tonne ?

Les gens se lassent de voir les riches s'enrichir.

Les Fran�ais brandissent hachettes et piques.

Ils feront bient�t pareil ici.

Le prix du cuivre a encore chut�.

Grambler ne paie plus ses ouvriers.

L'industrie est � l'agonie.

Que peut-on faire ?

Attendre patiemment que le prix remonte.

Merci.

On a tous des emprunts � rembourser.

Si on ne vend pas � bas prix, on ne vendra pas.

Si les fonderies �taient g�r�es honn�tement...

C'est pas le cas ?

Ils n'ench�rissent pas entre eux et nous paient une mis�re.

Dommage que les mines ne soient pas soud�es.

On garderait la production

pour qu'ils paient le juste prix.

Il n'y a pas de solution, alors ?

Sauf si les mines cr�aient leur propre fonderie.

On pourrait ench�rir,

acheter du minerai, extraire du cuivre,

s'occuper de la fusion.

Les actionnaires seraient ravis.

Je n'ai pu m'emp�cher de vous �couter.

Vous comptez ouvrir une fonderie ?

Je ne compte rien ouvrir du tout.

Je dis que si les mines cr�aient une fonderie

qui ench�rirait, ach�terait,

raffinerait et vendrait sa production,

elles garderaient les b�n�fices,

au lieu de les donner aux Warleggan.

Absolument g�nial.

Que puis-je pour vous, madame ?

Je m'appelle Poldark.

C'est Verity qui vous envoie ?

Elle ne sait pas que je suis l�.

Personne ne le sait.

On m'a clairement dit que Verity n'�tait pas pour moi.

J'ai tourn� la page. Je me suis engag� ailleurs.

- Vous �tes mari� ? - � mon navire.

� ma profession.

- C'est mieux comme �a. - Mais...

Je ne pense plus � elle.

Navr� que vous soyez venue pour rien.

Si vous voulez emprunter

pour racheter les parts des actionnaires,

il n'y a qu'une solution.

Vous devez hypoth�quer Nampara.

Et risquer de perdre ma maison ?

Vous avez femme et enfant.

Vous me le d�conseillez ?

Avec insistance.

La journ�e a �t� bonne ?

Tr�s frustrante.

Au moins, Julia est heureuse.

Elle l'est.

Tu es confin�e ici. Tu le supportes bien ?

Plut�t bien, oui.

Mark Daniel vous demande.

- C'est contagieux. - Quoi ?

L'insouciance.

- Sacr�e veinarde ! - Tr�s exigeante.

Elle nous en demande trop.

Elle pensait qu'on y arriverait pas.

C'est mal conna�tre Mark !

Vous avez bien avanc�.

�a fait quatre nuits que je dors pas.

Tu es s�r de toi ?

- Tu la connais � peine. - Peut-�tre...

Mais je la d�sire de tout mon c�ur.

J'esp�re qu'elle te le rendra bien.

Ils ne l'aiment pas.

Ils aiment Mark. C'est une �trang�re pour eux.

Moi aussi.

Ils m'aiment, moi.

Ils font des concessions pour toi.

C'est �a ?

On va l'arranger.

Ce sera un vrai palais, tu verras.

Je t'ai trouv� un logement.

Formidable ! O� ?

Mingoose Cottage.

C'est pas exceptionnel, mais �a te d�pannera.

Pouvez-vous me pr�senter mon voisin ?

Tu connais la mari�e ?

Il me conna�tra en dansant avec moi.

� votre service, madame.

J'ai r�fl�chi, Ross.

Keren a...

des go�ts raffin�s, il faudra que j'assume.

Je pourrai travailler plus � la mine ?

J'aimerais bien,

mais �a d�pendra de la vente aux ench�res.

Ainsi donc, nous y voil�.

Demain, c'est la vente aux ench�res.

Le prix sera fix� par les fonderies,

et je ne peux racheter les parts sans risquer de tout perdre.

Cette maison, nos terres,

tout ce qui nous fait vivre.

Tu dois regretter d'avoir �pous� un fripon aussi mis�rable.

Je devrais ?

Apr�s ce que tu as fait pour moi ?

La grande dame que je suis

n'oublie pas ce qu'elle serait sans toi.

Quoi ?

Les femmes...

n'ont pas �t� cr��es sur le m�me mod�le.

Certaines

ne sont jamais satisfaites.

Certaines ne veulent pas �tre rabaiss�es.

Et d'autres bravent l'adversit� et se retroussent les manches.

Tu aurais pr�f�r� �pouser une riche ?

J'ai pleinement conscience de ma chance.

On demande � papa combien de cuivre on vendra ?

- "On" ? - C'est notre mine.

Grambler.

� la vente aux ench�res.

Un lot ou deux ?

Maman est devenue une experte.

On esp�re en tirer un bon prix.

Ce ne sera pas le cas.

Et si les prix ne d�collent pas,

papa mettra en gage les bijoux de famille.

Quelqu'un les rach�tera peut-�tre pour maman.

Messieurs, la vente aux ench�res va commencer.

Tout d'abord, du minerai de fer en provenance de Grambler.

Quarante-cinq tonnes.

Un d�sastre !

- Scandaleux. - Honteux.

Les lots ont �t� rachet�s � moiti� prix.

Bient�t on les paiera pour qu'ils les rach�tent.

Tu es devenu extr�mement ennuyeux depuis que tu es p�re.

Je m'en excuse.

Ne t'en fais pas, je vais y rem�dier.

Comme tu n'as plus l'occasion de t'amuser,

je t'ai d�got� une invitation.

- Pour ? - Une superbe r�ception.

Si �a ne te redonne pas le sourire...

Messieurs,

vous n'�tes s�rement pas satisfaits de la vente.

Qui diable pourrait l'�tre ?

Si vous voulez bien me suivre.

Donnez-nous votre parole.

Rien de ce qui sera dit ici ne devra �tre r�p�t�.

Jinny ?

Tu sortiras la tourte du four. Je pars retrouver Ross.

Une fonderie ?

Dirig�e par les mines ?

L'id�e est s�duisante, mais vous n'aurez que des ennuis.

On le sait.

Les fonderies ne voudront pas de concurrents.

Les Warleggan les soutiendront.

Nous tous ici

sommes pr�ts � nous solidariser.

Certains pourront m�me

investir de belles sommes.

Tout ceci doit rester secret.

Alors avant de commencer,

qui veut se joindre � nous ?

Qu'en penses-tu, Ross ?

Serait-ce trop risqu� ?

Votre cousin est � l'origine du projet.

C'est vrai ?

On ne peut pas continuer comme �a.

Je pr�f�re perdre en me battant que de me r�signer.

Et M. Francis Poldark ?

Au niveau financier, actuellement,

la situation est d�licate.

Et donc,

je ne vous suivrai pas,

mais je vous souhaite de r�ussir,

messieurs, sinc�rement.

Qui dirigera votre groupe ? Ce sera vous, Tonkin ?

Non, je n'en serais pas capable.

Mais on a d�cid� de qui le fera.

Une r�ception !

Chez George Warleggan.

Que dis-tu de �a, mon tr�sor ?

Ta maman est une dame. Ton papa, un gentilhomme.

Son nom de famille existe depuis des si�cles.

C'est un nom r�put�.

Madame Poldark ?

Pardonnez-moi.

N'ayez pas peur. Je dois vous parler.

Bonnes ou mauvaises nouvelles ?

Les deux.

Les ench�res �taient mauvaises.

J'ai encore un travail ?

Et moi, j'en ai un nouveau.

Je me suis mal comport�.

J'ai un temp�rament fougueux.

J'essaie pourtant de me contr�ler.

Dieu me garde de me quereller avec ceux qui m'estiment.

Capitaine, j'ai � faire.

�coutez-moi, je vous en prie.

Depuis votre visite,

je suis tourment�.

Je pensais l'avoir oubli�e.

Je me trompais.

M. Francis fera pas partie de la fonderie ?

Il ne veut pas.

Comme ceux qui ont emprunt� aux Warleggan.

Si George le sait, il demandera � �tre rembours�.

Et ils seront tous ruin�s.

J'ai trouv� un compromis.

Ceux qui empruntent aux Warleggan tairont leur nom.

Les autres pourront se faire conna�tre.

J'ai emprunt� � Pascoe,

George ne pourra rien contre moi.

Qu'attendez-vous de moi ?

Que vous me disiez si je peux esp�rer.

Puisque son p�re est d�c�d�, ai-je une chance ?

Puis-je la voir ? Comment ? Quand ?

Je ne sais pas.

Mon mari ne doit pas vous voir ici.

Lui aussi est contre moi ? Il ne l'�tait pas.

Il veut pas que je me m�le de ce qui me regarde pas.

Il va bient�t rentrer.

Je dois y aller.

- Vous parlerez � Verity ? - Non.

Enfin, pas pour le moment.

Je vous �crirai.

Dieu vous b�nisse.

Je ne vous d�cevrai pas.

Pas plus qu'elle.

Tu m'as l'air bien joyeuse. Qu'y a-t-il ?

Rien.

On a re�u une lettre.

On est invit�s � la f�te de George Warleggan.

Je suis tr�s heureuse.

Je leur ferai oublier le bapt�me.

Je leur montrerai que je peux �tre bien habill�e

et avoir des mani�res distingu�es, tout comme eux.

Tu n'iras pas.

Pourquoi ?

C'est pas ce genre de f�te.

N'aie pas l'air d�sol�e comme �a.

On va jouer aux cartes, parier de l'argent

et parler affaires toute la journ�e.

Mais toi, tu iras ?

Pour faire plaisir � Francis

et ne pas �veiller les soup�ons de George sur mon projet.

Tu as de la chance d'y �chapper.

Cher capt�ne Blamey

Tu vas o� ?

En ville.

Pour quoi faire ?

Une affaire urgente.

Il me faut une cape, Verity m'aidera.

Quoi ?

Choisir une cape !

Je te souhaite de ne jamais conna�tre pire souci.

Ne me retarde pas, je file � une f�te.

Jud, sors les chevaux !

Tu me g�tes.

Il te pla�t ?

J'aime �tre appr�ci�e.

Qui n'aime pas �a ?

Ta femme ne t'appr�cie pas ?

Ma femme...

veut faire de moi un homme meilleur.

Comme ton p�re ?

Je ne serai jamais cet homme-l�.

- J'aimerais voir Miss Verity. - Par ici.

Vous �tes de ce voyage urgent chez le tailleur ?

S'habiller est la seule chose qui compte pour une femme ?

Pas du tout.

C'est important, bien s�r.

Mais je n'ach�te pas de rubans quand on a du mal

� vendre notre cuivre.

Et puis, Francis d�pense pour des choses plus importantes.

Quoi, par exemple ?

Le jeu.

Le plaisir.

Pour lui, pas pour sa femme. Ni ses ouvriers.

Eux, il ne les g�te pas.

Elle par contre, oui.

G�n�reusement.

J'aimerais tant...

Pouvoir m'aider ?

Moi aussi, j'aimerais, Ross.

Mais ce que nous aimerions ne compte plus.

La prochaine fois, je vous accompagnerai.

Vous n'avez pas eu peur ? Quels regards !

J'ai d�j� vu �a.

� Illugan, quand on n'avait plus de ma�s.

Ceux qui ont faim ont ce regard.

Son grand-p�re �tait forgeron ?

Comment est-ce possible ?

Devenir riche en deux g�n�rations ?

Et le rester en pleine crise alors que Francis et toi �tes ruin�s.

On n'a pas la m�me fa�on de g�rer nos affaires.

Qui est-ce ?

L'inf�me Matthew Sanson.

Directeur de fabriques et c�r�alier.

Inf�me au point de causer la faillite de Francis ?

Inf�me de toute part. George le soutient,

ce qui fait de lui...

Un homme intouchable.

Un homme plein de ressources, mais h�las

sans g�n�rosit�.

- Il t'a pas offert ce collier ? - Non.

Celui qui me l'a offert est un homme de go�t.

Puis-je vous laisser seule ?

Ne partez pas. Vous devez m'aider � choisir.

Que dites-vous de celui-ci ?

Ou celui-l�, peut-�tre.

Miss Verity ?

Vous �tes m�decin ?

Dites-moi,

que prescrivez-vous contre l'ennui ?

Je connais mal cette maladie.

Vous aurez certainement l'occasion de l'�tudier.

Je ne crois pas, monsieur.

Mes patients souffrent rarement de cette maladie.

� votre sant� !

Dommage qu'il n'ait pas votre talent aux cartes

ou dans d'autres domaines.

Il sera bient�t ruin�.

Et tu le d�laisseras.

Sa femme aussi l'a d�laiss� depuis longtemps.

Les hommes regrettent toujours leur choix ?

Je n'en sais rien.

Et vous ?

Je ne regrette rien.

Quand �a arrivera,

vous saurez o� me trouver.

J'ai toujours eu un faible pour vous, milord.

J'avais perdu tout espoir,

mais le hasard...

Capitaine, je vous pr�sente ma cousine.

Mme Demelza Poldark, la femme de Ross.

Enchant�, madame.

Moi aussi, monsieur.

Pourrais-je

avoir le plaisir de vous offrir

un sirop ou un caf� ?

- Ce serait... - Non !

Merci, mais je dois refuser.

Ce ne serait pas une bonne id�e. Au revoir.

Quel est l'enjeu ?

Mieux vaut pas le savoir.

Au contraire.

Tu le sauras bient�t.

Veuillez m'excuser, messieurs.

Ce fut un plaisir.

Comme toujours.

Verity !

Quel mal y avait-il � l'�couter ?

Je ne veux rien entendre de lui.

Rien ?

Me crois-tu si je te dis

que je n'aime pas voir Francis se ruiner ?

Les affaires sont les affaires.

Pas quand il s'agit de ruiner un ami.

Confie �a � un tiers, tu auras la conscience tranquille.

Merci pour ton hospitalit�.

Miss Verity, je vous en prie.

- �coutez-moi. - Je ne peux pas !

Ces gens doivent �tre fouett�s !

Attention, M. Sanson !

Payez �a !

Quinze shillings le boisseau !

Quinze shillings !

Pas un penny de moins !

Toutes ces ann�es, je n'ai pens� qu'� vous.

J'ai attendu, en esp�rant qu'un jour...

Je ne le supporterai pas. Devrons-nous revivre tout �a ?

La s�paration

et le chagrin.

Nous ne serons plus s�par�s, je vous le jure. Plus jamais.

- On doit partir. C'est dangereux. - Tout de suite.

Suivez-moi.

Je sais qui vous �tes !

Arr�tez !

Je ne pouvais pas choisir entre bleu et gris,

alors je n'ai rien achet�.

Navr� que tu y sois all�e pour rien.

Vous avez entendu les �meutes ?

On �tait plong�es dans la mousseline et les calicots.

Verity, on y retournera la semaine prochaine.

Vous aurez le temps ?

Certainement.

Comment �tait la r�ception ?

Ennuyeuse comme tu le craignais ?

Pire que �a.

J'ai bien peur qu'il y ait d'autres �meutes.

Comment Verity et moi avons pu rater �a ?

On a tellement caus� que le monde autour avait disparu.

Verity semblait de bonne humeur.

C'est bien vrai.

Elle m�rite d'�tre heureuse.

Qu'elle en profite.

Pourquoi ?

Sa vie va �tre boulevers�e.

Mais pas en mieux.

Il y avait un monde fou � Truro.

Les mineurs ont envahi les rues. On parle d'�meute.

Elle arrivera bient�t chez nous.

Apr�s toutes ces ann�es...

On en parlait d�j� avant ma naissance.

Le vieux John Trenwith

a donn� le premier coup de pioche un an avant sa mort.

Il y a deux cents ans.

La mine n'a jamais ferm�.

Pas une seule fois.

Il y a peu, elle nous rapportait des milliers.

Ce n'est pas juste.

Pas juste du tout.

Qu'y a-t-il ?

Voulez-vous lui dire ?

Je vous laisse ce plaisir.

Depuis des mois, Grambler fait faillite.

"Francis" fait faillite.

On ne pouvait plus rembourser notre pr�t.

� cause de son vice et de son incomp�tence.

Ainsi, dans l'espoir de r�cup�rer ces pertes,

- Francis a mis en gage... - "Pari�".

La mine.

� une partie de cartes.

Il a perdu.

Qu'est-ce que �a signifie ?

Pour Francis...

La perte de ses revenus.

La perte de sa fiert�.

La perte de son h�ritage familial.

Pour Verity et Elizabeth, un d�clin radical

de leur train de vie.

Pour les Warleggan,

l'occasion d'affirmer leur pouvoir en fermant une mine rivale.

Et pour les pauvres mineurs, une �preuve insurmontable.

Tout �a parce qu'un homme a �t� faible

et les autres, avides.

J'ai si souvent envi� Elizabeth.

Pourquoi ?

Pourquoi enviais-tu Francis ?

Rien ne vous oblige � venir.

Elizabeth !

Ce que j'ai fait est impardonnable.

Mais...

mon amour pour vous...

Mon amour sera...

toujours...

Mes amis...

cette mine appartient aux Poldark depuis 200 ans.

Depuis des g�n�rations, nos familles y travaillent ensemble.

Je souhaitais de tout mon c�ur

que mon fils la reprenne un jour, mais...

le temps

et les circonstances ont an�anti cet espoir.

Peut-�tre qu'un jour, nous nous retrouverons ici

pour sa r�surrection, mais...

pour le moment...

Il est exactement midi pile.

Elizabeth ?

Que puis-je faire ?

Francis ne m'a jamais pos� cette question.

Il n'ose pas.

Vous le savez,

ce n'est pas ce qu'il avait projet�.

Pourtant, nous y sommes.

Et nous r�sisterons.

Nous vivrons reclus et ferons des �conomies.

Il y a bien plus mal lotis que nous.

Que Francis s'apitoie sur son sort.

Moi, je ne le ferai pas.

Il va devoir se m�fier.

Il est jeune.

Et beau gar�on.

Et na�f.

Et libre.

Tu l'envies ?

Parfois.

Tu avais raison.

Je vois le monde diff�remment depuis que Julia est n�e.

Les enjeux sont plus grands.

Les pertes, plus douloureuses.

Mais je n'�changerais pas ma place avec la sienne.

L'incertitude rend ma vie plus pr�cieuse.

Et notre pauvret�, plus riche.

�a veut dire quoi,

"Resurgam" ?

"Je me rel�verai".

On y arrivera ?

Je l'esp�re.

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