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C'est pas bien.
Pas correct.
- Pas normal. - Choquant.
- �a durera pas. - Aucune chance.
- Elle s'est vue ? - Il l'a regard�e ?
La morveuse.
- Trop bien pour �tre bonniche. - Pas assez pour les civilit�s.
C'est n'importe quoi.
Il est pas encore rentr�, Garrick.
O� il peut �tre ?
Monsieur.
Ross.
J'ai cru que tu dormirais en ville.
J'ai une maison, non ? Et une �pouse.
Parfois, j'oublie.
Que je vis ici ?
Que je suis ta femme.
Je vais te rafra�chir la m�moire.
Que fais-tu debout ?
J'ai du travail.
J'ai pr�vu autre chose.
Je t'�coute.
Oui, Ross.
�a va surprendre les gens.
Ils comprendront pas. Je comprends pas.
Quoi ?
Comment tout �a est arriv�. Nous deux.
Il n'y a rien � comprendre.
Il faut juste accepter la r�alit�.
C'est pas cens� �tre un secret ?
Il n'y a pas de raison.
Bonjour.
Une temp�te s'annonce ?
Une temp�te de sardines.
Elles tardent, cette ann�e.
On a peur qu'elles d�vient vers l'Irlande.
Si �a arrive, vous n'aurez rien cet hiver.
On mourra tout bonnement de faim.
Esp�rons une issue heureuse.
Je ne suis pas magicien.
Je ne puis sortir de l'argent de nulle part !
Qu'ils attendent.
- P�re t'envoie ? - Pour quoi faire ?
Me passer un savon ? Me critiquer ?
Ou bien est-ce ma femme ?
Elle doute de ma comp�tence ?
Elle a tort de s'en faire ?
Son ignorance la prot�ge.
Mais pas ses soup�ons.
Le jeu, les filles de joie. Quel homme se refuse ces plaisirs ?
Moi.
- Depuis quand ? - Mon mariage.
Ta fille de cuisine ?
Rends-toi � l'�vidence.
Avec une telle femme,
tu n'auras plus tes entr�es dans les f�tes respectables.
Tu seras mis au ban de la soci�t�.
Tu devras te r�signer...
� une vie paisible, loin du monde ?
Je ferai de mon mieux pour le supporter.
Je te laisse annoncer la nouvelle.
Demelza ?
Bon sang ! Il ne manquait plus que �a.
Que diable cherche-t-il � prouver ?
Je ne vous imaginais pas mari�.
Elle est riche ?
Pas du tout.
Il avait le choix, parmi les filles des familles en vue.
Au lieu de �a, il �pouse sa fille de cuisine.
�a d�passe l'entendement.
Il peut tout perdre.
Il doit �tre fou.
Sinon pourquoi en rabattre autant ?
Elle est belle ?
� sa fa�on.
Malgr� nos biens, nous luttons pour �tre accept�s.
Comment fera-t-il, une souillon � son bras ?
Sa famille ne lui pardonnera jamais.
Ni la haute soci�t�.
Les portes lui seront claqu�es au nez,
son entreprise fera faillite,
et tu te d�lecteras de le voir dans le caniveau avec sa putain.
Alors, vous l'aimez ?
On s'entend bien.
Tr�s cher Ross,
je suis la derni�re � critiquer votre choix,
mais j'aimerais �tre la premi�re...
"... � vous adresser mes v�ux.
P�re r�clame toute mon attention,
mais je viendrai bient�t vous rendre visite."
Bon, on a une amie, au moins.
Une visite ?
Qui a le temps de faire �a ?
�a veut dire quoi, "rendre visite" ?
Je vais leur rendre visite, moi.
Quoi ?
Vous me regardez de travers depuis l'�glise.
Comment on devrait faire ? On sait plus trop qui t'es.
Mlle Bonniche-Fille de cuisine s'est transform�e
en ma�tresse de maison.
Vous croyez que �a me fait pas bizarre, � moi aussi ?
Vous croyez vraiment
que je m'attendais � une chose pareille ?
C'est vous qui l'avez cherch�.
Comment �a ?
Vous m'avez tout appris.
Si je vaux mieux que ce que j'aurais esp�r�,
c'est parce que vous m'avez �duqu�e !
Nous ?
On l'a �duqu�e ?
On l'a chang�e.
Elle devrait nous remercier.
- Elle fait tes corv�es. - Et les tiennes.
C'est mieux que d'ob�ir
� un laideron mal lun� � anglaises.
Maudit minerai de fer !
�a n'en finit jamais.
Quand trouvera-t-on du cuivre ?
Si c'est le cas, dans plusieurs mois.
Pourra-t-on tenir ?
Avec de la volont� et des hommes.
Sans oublier la chance.
Le prix du minerai doit augmenter.
Sinon c'est une perte de temps.
Cette r�union avec les actionnaires...
�a ne m'enchante gu�re.
Il n'y a toujours pas de cuivre.
Je dois leur demander des fonds pour l'abattage.
Ils sont tes amis, non ?
S'ils l'�taient, ils sont en train de se raviser.
J'aimerais n'avoir rien d'autre � faire qu'admirer la vue.
Elles prendraient volontiers votre place.
Vous avez de quoi tenir l'hiver. Sans sardines, elles n'ont rien.
Alors, autant ne pas se reproduire.
Des f�licitations s'imposent.
Votre fils John vient de se marier.
Avec Ruth Teague.
Elle sait ce qu'elle veut.
Tous mes v�ux.
Il ne faudrait pas oublier
la pr�sence d'un jeune mari� parmi nous.
En effet.
F�licitations, capitaine.
Tous nos v�ux de bonheur � tous les deux.
Merci, messieurs.
Veuillez m'excuser.
Je dois voir Henshawe avant notre r�union.
J'avoue que je ne suis pas rassur�.
Tr�s t�t, il a eu des d�m�l�s avec la justice,
il a manqu� de respect au juge,
et maintenant, il �pouse sa domestique.
- Le trouvez-vous �cervel� ? - Je le trouve trop hardi.
Peut-on se fier � un homme dot� de si peu de bon sens ?
Est-il de taille pour g�rer une mine ?
Mais surtout,
suis-je pr�t � lui confier plus d'argent ?
Non, monsieur.
Je n'ai aucune raison d'investir davantage.
Revenez avec du cuivre et je verrai.
D'ici l�, ce sera sans moi et sans mes guin�es.
�tes-vous tous de cet avis ?
Pas moi.
Moi non plus.
Merci, messieurs.
Navr� que les nouvelles soient mauvaises.
Tu as les bougies, la ficelle et l'�tamine ?
Ouvre-le.
C'est un livre.
Pour t'exercer � �crire.
Ainsi que du ruban pour attacher ta crini�re.
Je n'y connais rien.
S'il te d�pla�t, donne-le � Prudie.
T'ai-je dit que j'ai �crit � ton p�re ?
Ross, pas �a.
Il sera contrari� d'apprendre que je reste.
Ton devoir est ici.
C'est vrai, Ross.
Rien n'a chang�.
Rien ?
Je dors moins.
D'autres dol�ances ?
J'en ai aucune.
Moi si.
Laquelle ?
Tu dois venir � la mine.
- De quoi �a aurait l'air ? - Eh bien ?
D'une fille de cuisine pr�tentieuse.
Je n'en vois aucune.
Une femme doit s'int�resser au travail de son mari.
Je m'y int�resse !
Parfait. Va pour demain, alors.
Pousse donc plus fort !
Est-ce raisonnable ? Grambler peut attendre.
- Le Dr Choake a prescrit du repos. - Il n'a pas de mine en faillite.
Ni un bon � rien en guise de fils.
Je suis flatt�, p�re.
Mais pas assez pour te comporter en homme
et en digne h�ritier de Trenwith.
P�re !
Je n'ai jamais vu pareil minerai. Il est imp�n�trable.
La chance nous a abandonn�s.
Tant qu'il reste les sardines.
On vit gr�ce � la mine et la p�che. Croisons les doigts.
Capitaine, ma femme Demelza.
Ravi de vous rencontrer.
Bonjour, monsieur.
Rien � l'horizon.
Demelza est fille de mineur.
Son p�re travaille � Illugan.
Il pourrait nous rejoindre.
Je pr�f�rerais autant me crever un �il.
On s'entend mieux en gardant nos distances.
Je dois rentrer. Sinon les tourtes vont br�ler.
Au plaisir de vous revoir.
J'avais si peur de te faire honte.
Pourquoi ?
- Je sais pas me tenir. - Sois toi-m�me.
- Je suis quoi ? - Une dame.
Non, et j'y connais rien.
Tu apprends vite.
Non, Ross.
Je suis venue parce que tu me l'as demand�,
mais je m'y risquerai plus.
Les mineurs, c'est mon milieu,
mais tes semblables seront moins gentils.
Bon Dieu !
Ce pendard va m'entendre !
Eh, le ventru !
Reviens ici, mis�rable vip�re !
Voleur, magouilleur !
J'ai pass� la moiti� de la matin�e � cuisiner.
Laisse-le.
Tu voulais m'avoir ? Faut �tre plus rapide !
On a m�me plus le droit de manger un bout !
Tu ne m'as pas entendu ?
Si, mais...
Ma femme n'a pas � se battre avec un domestique. C'est d�plac�.
Non, Ross.
Je sais que c'est pas digne.
- Je m'en souviendrai. - Ce sera inutile.
C'est le seul moyen de te rappeler ton statut.
- Tu t'occuperas de tout ? - Non.
Tu es la ma�tresse de Nampara.
� toi d'engager tes propres serviteurs.
Avec joie, madame.
� partir de quand ?
- Demain, ce sera parfait. - D'accord.
Merci, madame.
Elle m'a fait la r�v�rence.
Il faudra t'y faire.
Non, j'y arriverai jamais.
Je dois aller voir mon oncle. Accompagne-moi.
Non, je peux pas.
Faut encore hacher le veau et pr�parer la p�te.
Demain, cette excuse ne sera plus valable.
Comment va le patient ?
Par chance, il me reste du sang.
Son �tat s'am�liore nettement.
S'il suit mon traitement,
il pourra savourer un bon repas de No�l.
Comment vas-tu faire, Ross ?
Sans fille de cuisine ?
Ma femme vient justement d'en engager une autre.
Quel sacr� toupet !
Tu es comme ton p�re.
Les Poldark de Nampara
�taient connus pour leur m�pris des convenances.
Bonne journ�e � vous.
Nous nous r�jouissons de la nouvelle.
Francis a promptement vu le bon c�t� de la chose.
- Lequel ? - Une femme te divertira.
Il se dit qu'il y a moins de risque
de te voir chevaucher ici pour enlever Elizabeth !
P�re !
Calmez-vous, voyons !
Mon c�ur !
- Mon c�ur ! - Le m�decin, vite.
Choake m'a promis un repas de No�l !
Il demande � te voir.
Je n'ai plus le moindre espoir
en ce bas monde.
Et en mon h�ritage.
Nous savons que Francis n'a pas ton �toffe.
Mon oncle.
Veille sur lui pour moi.
Bien s�r.
Ainsi que sur notre famille...
et notre r�putation.
Vous avez ma parole.
On va le regretter.
Pas moi.
Est-ce terrible de n'�prouver que du soulagement ?
Mes choix l'ont d��u.
M�me celui de ton �pouse ?
Il disait qu'elle saurait tr�s bien tenir Trenwith
et que je serais m�diocre.
Prouve-lui le contraire.
Parce que je poss�de le domaine ?
La moiti� est hypoth�qu�e, l'autre le sera bient�t.
Mais maintenant,
je suis devenu un homme important.
Pourquoi vous �tes pas � l'enterrement ?
C'est pour les gens de la haute et la famille.
Pas ceux qui sont comme moi.
Vous �tes pas de la famille ?
Ross dirait que si,
mais je sais o� est ma place.
Elle est o� ?
Entre les deux.
Ni d'un c�t� ni de l'autre.
Mets-y plus de farine.
�a collera moins.
Tu vois ?
Je lui avais dit.
Trop de chapons et de cr�me.
Regarde-moi. Un �uf poch�, un peu de bouillon.
Je me porte comme un charme.
Mieux que Francis, en tout cas.
Grambler l'�puise, sans doute.
Ainsi qu'un joli morceau pr�nomm� Margaret.
Y as-tu go�t� aussi r�cemment ?
Mes go�ts sont plus raffin�s, ces temps-ci.
Vous ne descendez pas ?
Je n'en ai pas la force.
Moi non plus.
Mais l'une de nous doit les accueillir.
Elle n'est pas venue.
Sa femme.
L'occasion n'est pas propice.
Transmettez-lui mes v�ux.
Pourquoi ne pas le faire en personne ?
Je ne saurais par o� commencer.
Souffrante ?
Malgr� la perspective d'un t�te-�-t�te avec Ross ?
Elle aura moins d'occasions, maintenant qu'il a une femme.
Tu dois �tre soulag�e.
Comment �a ?
Tu n'es pas la seule � jeter l'opprobre sur notre famille.
Estime-toi heureuse. Voil� � quoi tu as �chapp�.
Docteur Choake.
Je t'ai perc� � jour.
�tais-je insondable ?
C'est ce que je croyais,
mais ton r�cent mariage a tout clarifi�.
Tu aimes faire des pieds de nez � la soci�t�, car tu te crois
sup�rieur aux subtilit�s qui la r�gissent.
Pas sup�rieur.
J'y suis indiff�rent.
Leisure vous satisfait ?
Piti�, ne m'en parlez pas.
La mine est toujours un pari.
Le parieur croise rarement un bon Samaritain.
C'est-�-dire ?
Une personne d�sireuse de racheter une mise sans valeur.
Si quelqu'un se manifestait, seriez-vous int�ress� ?
Que t'ai-je dit ?
Je n'exige pas que ma femme croch�te en buvant du th�,
mais qu'elle se souvienne
qu'elle n'est pas une b�te de somme.
Heureuse ?
Oui.
J'esp�re que tu le seras encore plus quand tu sauras qui vient.
Entrez donc.
C'est tr�s gentil de m'avoir invit�e.
D�sirez-vous boire ?
Non, laissez. Je m'en occupe.
- Je ne veux pas vous d�ranger. - Nullement.
Nous avions h�te. N'est-ce pas, Demelza ?
Oui, Ross.
La maison est silencieuse depuis la mort de p�re.
Toutefois, Elizabeth joue de la harpe
et parle en fran�ais � Geoffrey Charles.
Je fais de la broderie et tante Agatha, du filage.
Et Francis ?
Il est...
souvent absent.
Cette tarte est d�licieuse. L'avez-vous faite ?
La cr�me ! Je vais voir si elle a pris.
Elle pense que vous allez m'ouvrir les yeux sur notre union.
- Que puis-je faire ? - Vous trouverez.
O� allez-vous ? Vous ne pouvez pas...
Satan� cuivre ! Il se cache bien.
Il faut proc�der � l'abattage.
C'est notre seul espoir.
Pr�ts ?
- Du th� ? - Merci...
mais non.
Il est un peu t�t.
Oui, en effet.
Merci, Jinny.
Vous savez,
je tiens �norm�ment � Ross.
Je n'imaginais pas qu'une femme en serait digne.
- En apprenant pour vous, j'ai �t�... - Horrifi�e ?
Soulag�e.
Avant de vous rencontrer, il �tait...
bris�.
Perdu.
J'ai �t� soulag�e qu'il trouve quelqu'un pour le consoler
et rompre sa solitude.
Mais maintenant, je vois que c'est plus que cela.
Vous lui avez donn� de l'espoir.
Une vie sans espoir n'est que d�solation.
- Et une vie sans amour... - C'est pas �a.
- Alors, vous... - Si je l'aime ?
Plus que tout.
Mais je ne pourrais jamais esp�rer...
qu'un jour, il...
Il est gentil avec moi.
Quand on est au lit,
je crois bien que je le satisfais.
J'en suis certaine.
Mais j'appellerais pas �a de l'amour.
Il n'a jamais utilis� ce mot avec moi.
Je doute qu'il le fasse.
Aimer est le plus pr�cieux tr�sor de la vie.
Et d'�tre aim� en retour.
Ma ch�re, peu m'importe
d'o� vous venez, quel nom porte votre p�re
ou si vous savez faire la r�v�rence.
J'ai souvent voulu savoir comment faire.
Vous voulez bien m'apprendre ?
- � gauche ! - Non, � droite !
D�cidez-vous, bon Dieu !
Qu'�tes-vous donc en train de fabriquer ?
Il sera mieux au salon si Demelza veut danser.
Permettez, mesdames.
Pliez. Un, deux, trois, pliez.
Pliez, pliez. Un, deux, trois.
Sur les pointes.
Un, deux, trois, pliez.
Derri�re, le pied.
Un, deux, trois, pied en avant.
La serviette.
Il faut la poser � c�t�...
Lentement.
Pliez, et un, deux, trois.
Bien.
- L'homme que voyait Verity... - Le Cpt Blamey.
- Pas de nouvelles ? - Non, heureusement.
Ross, tu devrais avoir honte.
Pourquoi ?
Tu les as laiss�s se s�parer.
- Qu'aurais-je pu faire ? - Tenir t�te � ton oncle.
Aujourd'hui encore, elle tient �norm�ment � lui.
Qu'elle cesse.
Pour quelle raison ?
Doit-on enterrer l'espoir et renoncer � l'amour ?
Que sais-tu de l'amour ?
J'en sais un peu.
C'est tout ?
Alors, il va falloir t'entra�ner.
SOIES FINES
Vous devez vraiment rentrer ?
Francis a besoin de moi, mais je reviendrai bient�t.
Cette journ�e vous a d�plu ?
Non, j'ai simplement peur d'avoir d�pens� trop d'argent.
- Pour rien. - Quelle id�e !
Mes mesures risquent peut-�tre de changer d'ici peu.
Ma ch�re, dois-je comprendre...
- Ross va �tre aux anges ! - Ne lui dites encore rien.
Je lui plais depuis peu de temps.
Quand j'aurai l'air d'un canard, il risque de l'oublier.
Ross n'oublie rien.
Si on doit trouver du cuivre, c'est maintenant ou jamais.
Vous venez voir l'ultime allumage ?
Une explosion suffira ?
On n'a pas les moyens de faire plus.
- C'est la cloche. - Il faut partir.
Vite.
- Qu'y a-t-il ? - Rien, monsieur.
Ross.
Quoi ?
Parfois...
j'ai l'impression de te m�contenter.
Je donne des ordres et n'en re�ois aucun,
mais je suis loin d'�tre f�ch�.
- Comment le saurais-je ? - Je m'efforcerai d'�tre clair.
Partons. D�p�che-toi.
O� va-t-on ?
Bonne p�che, Mark.
Excellente, Ross.
On table sur plus de 250 000.
J'en suis ravi. Ce sera profitable cet hiver.
Pour s�r. Bonne soir�e, Ross.
- Madame. - Bonsoir, Mark.
- Ross, madame. - Bonsoir.
Tout le monde est content.
Ils t'aiment bien.
S�rement pas.
Je le sais, je suis comme eux.
Tu es un gentilhomme.
Tu n'as aucun m�pris.
Tu les nourris, tu les emploies.
Et je t'ai �pous�e ?
Non, pas �a.
Ils savent pas quoi en penser,
mais ils t'aiment bien quand m�me.
Et toi ?
Tu m'aimes bien ?
Je pourrais apprendre.
Moi aussi.
Toujours rien.
Pourtant, on y est presque.
Mais on n'a plus de poudre.
Ni de capital ni d'investisseurs. On a de quoi tenir ?
Un optimiste dirait trois mois.
Et un r�aliste ?
Deux.
Je dois trouver des fonds.
Je ne vous dis pas cela de gaiet� de c�ur,
mais le capital diminue.
Je comprends.
Je me renseigne
sur d'�ventuels sp�culateurs.
Et ?
Choake vous a fait du tort.
Son avis sur votre mariage...
Ross Poldark, le franc-tireur.
Un risque �norme pour les investisseurs prudents.
C'est ma faute.
Vous ne pouviez pas pr�voir la roche.
Mais je pouvais pr�voir qu'�pouser ma servante
allait choquer les investisseurs.
Il est trop tard pour la quitter pour une riche h�riti�re.
Je me suis pr�cipit�.
Mais c'est fait.
Comment s'annonce la suite ?
On peut tenir jusqu'� la semaine avant No�l.
Disons celle d'apr�s.
Si je dois c�der la moiti� de ma maison,
autant ne pas g�cher leur No�l.
J'apporte la t�te du sanglier
Orn�e de laurier et de romarin
Je vous prie, mes ma�tres, r�jouissez-vous
Quot estis in convivio
Caput apri defero
Reddens laudes Domino
Une lettre de Francis.
Il nous invite � passer No�l � Trenwith.
Qu'y a-t-il ?
Je n'oserais pas.
Vas-y, toi.
Nous irons ensemble ou pas du tout.
Ross, je suis pas de leur monde.
Ils me feront manger avec les domestiques.
Devrais-je avoir honte de toi ?
C'est pas �a.
Tu estimes qu'ils valent mieux que toi ?
Non, mais...
c'est ce qu'ils penseront.
Peut-�tre pas Verity, mais...
Elizabeth.
Tu es injuste envers elle.
Et envers moi.
Toi ?
Tu me crois capable d'admirer quelqu'un de mal intentionn�.
Tu l'admires ?
Elizabeth est n�e pour �a.
Et moi, pour cueillir des navets.
Tu fais quoi ?
J'accepte l'invitation.
Je leur ai offert un bien triste No�l.
Tu leur as offert presque douze mois de travail.
Bienvenue.
Ma ch�re, merci d'�tre venue.
Je vais vous pr�senter tante Agatha.
Mari�e, dites-vous ?
� mon neveu ? On ne m'a rien dit.
Mais si, ma tante.
- Je vous l'ai dit. - Ils me cachent tout.
Alors, mon amie, d'o� venez-vous ?
D'Illugan, madame.
Qui connaissons-nous l�-bas ?
Les Cardew ?
Vous connaissez Sir John.
Et les Perrin de Helston Hall ?
Non, madame.
J'ai vu passer six g�n�rations de Poldark.
Remarquable, n'est-ce pas ?
Je n'ai pas l'air assez vieille ? Vous avez raison.
Allez � c�t� d'Elizabeth,
que je voie si vous soutenez la comparaison.
Tante Agatha.
Allez-y, mon enfant.
Allez !
Mignonne.
Traits l�g�rement plus grossiers.
Mais elle saura suffisamment s'arranger
quand il le faudra.
J'ai cru qu'elle allait me d�tester.
Je lui reproche pas. � sa place, je l'aurais fait.
Je te croyais plus sens�e.
Vous croyez que j'ignore � quoi vous jouez ?
Vous la prenez sous votre aile, vous �tes amicale.
"Ross, voyez comme je suis gentille et g�n�reuse.
Regardez la perle que vous avez perdue."
Vous �tes ridicule.
Vraiment ?
Qu'est-ce ?
J'ai pass� commande.
C'est une surprise.
Ce n'est qu'une f�te de famille.
Inutile de t'appr�ter.
Verity m'a dit qu'on se changeait pour r�veillonner.
Ne serre pas ton corset.
On est bien nourris, ici. Je connais ton app�tit.
Vous avez �t� tr�s pr�venante avec Demelza.
Comment ne pas l'�tre ? On dirait un faune apeur�.
Elle est jeune.
Tout ceci doit beaucoup l'intimider.
Vous ne r�prouvez donc pas mon choix.
De quel droit ferais-je cela ?
De plus, j'ai bien trop � penser.
Grambler est au plus mal,
et Francis dilapide au jeu son h�ritage.
Navr� de l'apprendre.
Il y a pire.
D'apr�s les rumeurs...
Non.
D'apr�s les �chos,
il aurait une ma�tresse.
Est-ce vrai ?
Si c'est le cas, c'est un idiot.
J'ai une faim de loup.
Quand d�nons-nous ?
Je tiens � peine debout.
Et si je me retiens pas de vomir ?
Ils vont me trouver vulgaire et simplette.
Ross va regretter notre union.
Laissez-moi vous aider.
Je ne serrerai pas trop fort.
Merci.
Faites confiance � votre mari
et croyez en vous.
De la visite � cette heure ?
Nous sommes simplement pass�s vous pr�senter
nos meilleurs v�ux.
Si nous d�rangeons,
nous pouvons partir.
Par mes narines !
Quelle est cette odeur ? Du cygne ? De la perdrix ?
Mme Tabb, ajoutez quatre couverts.
Ross Poldark.
Le c�l�bre ermite.
On vous voit si peu. � croire que vous �tes Robinson Cruso�.
Il a trouv� Vendredi.
Est-elle par ici ?
Ou se cache-t-elle dans l'arri�re-cuisine ?
On a tent� de tuer le roi ?
S�rement pour son gilet.
Il vaudrait plus que la moiti� des mines corniques.
Ses domestiques ne touchent plus leurs gages.
Je suis �tonn� que nul
n'ait aiguis� son couteau sur le roi de France.
Simple question de temps.
Le d�ner est servi.
Parfait !
Je vais faire les pr�sentations.
Sacr� Ross ! Vous nous aviez cach� cette jeune fille.
Ce n'�tait pas un secret.
Tout le comt� en parlait d�s juin.
Oui, les gens adorent jaser, n'est-ce pas ?
Bien r�pondu !
Joyeux No�l et au diable les comm�rages !
Elle est pr�te � en d�coudre.
Elle en fait un peu trop.
Voyez son assiette.
Elle y a � peine touch�.
Ses conqu�tes l'accaparent.
Et la mine, Ross ? Le cuivre coule � flots ?
Non, selon mon p�re.
Il y a de quoi �tre optimiste.
Ravi de l'entendre.
L'un de nous prosp�re.
Le crois-tu ?
Nous savourerons autant son �chec que sa r�ussite.
Notre ami Choake a vu le bon c�t� de mon offre.
Il m'a vendu ses parts de la mine de Leisure.
Et vos domestiques, Elizabeth ?
Avec m�re, nous trouvons que les filles ont de dr�les d'id�es
� vouloir s'�lever au-dessus de leur condition.
Je n'ai pas remarqu�. Auriez-vous �t� mal lotie ?
Cependant, j'ai mes propres gens.
Mes pauvres s�urs n'ont pas d'�poux.
� l'�vidence, pass� l'�ge de 23 ans,
que reste-t-il � esp�rer ?
Je pense qu'il ne faut jamais perdre espoir.
Parfois, il suffit d'attendre.
Et saisir l'occasion quand elle se pr�sente ?
Je m'incline devant vos comp�tences.
Mme Poldark, � vous de nous jouer quelque chose.
Pas musicienne ? Votre nurse ne vous a pas appris ?
Demelza chante.
- Alors, qu'elle chante. - Absolument !
Je cueillerais une belle rose
Pour mon amour
Je soufflerais les p�tales d'une rose rouge
L'amour est dans mon c�ur
Et essaie tant de prouver
Ce que ton c�ur sait d�j�
Je me piquerais le doigt
Sur une �pine
Je me piquerais le doigt � en saigner
Mon c�ur est rouge
M�lancolique et bless�
Il a besoin du tien
Je presserais un doigt
Sur ma langue
J'attendrais en le pressant
Mon c�ur me fera souffrir
Tant qu'il ne chantera pas
� l'unisson avec le tien
Bonne nuit !
Quelle chose �trange...
On envie � un homme ce qu'il poss�de
alors qu'il n'en est peut-�tre rien, en d�finitive.
Contrairement � soi.
Je m'�gare.
Ne fais pas attention.
Joyeux No�l, mon cousin.
Joyeux No�l.
Joyeux No�l, mon amour.
Merci, Francis.
Joyeux No�l.
Ce n'�tait pas si terrible.
J'esp�re que tu ne regretteras pas de m'avoir �pous�.
Pourquoi �a ?
Nous risquons d'�tre indigents.
Il y a des choses plus pr�cieuses.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est un �boulement ?
- Qu'y a-t-il ? - Du cuivre !
On a trouv� des tonnes de cuivre !
Comment je m'en suis sortie ?
Je t'ai pas fait trop honte ?
Pourquoi t'ai-je �pous�e ?
Je sais pas trop.
Pour r�pondre � un besoin ?
Pour rompre ma solitude ?
Parce qu'il fallait le faire ?
Je n'esp�rais pas grand-chose.
Au mieux, tu m'aurais chang� les id�es.
Tu aurais soign� mes plaies.
Mais j'avais tort.
Tu m'as sauv�.
Je suis ton humble serviteur.
Je t'aime.
J'esp�re qu'il te reste un peu d'amour � donner.
� qui ?
Notre enfant.
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