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- Chicago, Monsieur ? - Evanston.
Non, rien pour Evanston.
Nightfall and you
Lovely you
Underneath a wreath of heaven's pale blue
You are poetry
You are melody
You're a prayer that's granted
I'm enchanted
Nightfall and dreams
Lovely dreams
Underneath a wreath of golden moonbeams
In those hours small
You're my all in all
You're my poem
Of nightfall, dear
Vous avez du feu ?
- Oui. - Merci.
Merci.
Ah, ces cars sont toujours en retard.
Les embouteillages.
- Il va faire chaud ce soir, hein ? - Ouais.
Je me demande comment ils font sous les tropiques.
Ils ont l'habitude.
Ouais, ouais, je suppose que c'est l'explication.
�a me pla�t, en fait, les tropiques.
Vous connaissez ?
J'y ai fait la guerre.
J'ai �t� r�form�. C�ur d�faillant.
- Vous avez combattu ? - Un peu.
- O� �tiez-vous ? - A Okinawa.
J'ai jamais �t� plus loin que Yosemite.
On y allait l'�t�
avant que �a devienne difficile.
- Des probl�mes ? - Derni�rement.
Qu'est-ce que vous faites ?
De la recherche. Je ferais bien de rentrer.
Ma femme va croire que je suis rest� boire un coup.
Merci.
C'est libre ?
Elle est seule, si c'est ce que vous voulez savoir.
Vodka gla�ons avec du citron.
Un peu ou beaucoup ?
Beaucoup, s�rement.
Que diriez-vous si je vous demandais de me pr�ter 5 dollars ?
C'est bien ce que je pensais.
Qu'est-ce qui vous fait croire que je les ai.
Vous semblez sortir de chez le coiffeur.
Un type fauch� ne va pas chez le coiffeur.
Vous �tes fut�e.
Je me trouve dans une situation stupide.
J'ai oubli� mon portefeuille ou je l'ai perdu. Je ne sais pas.
Mais je sais que cet homme va vouloir que je paie.
Je ne peux pas rester toute la nuit devant un martini ti�de.
Je comprends mais
si je vous en payais un frais ?
A ce que vous me dites, je vois que vous ne comprenez pas.
Je vous les renverrai demain matin.
On dirait que vous �tes sinc�re.
Voil� mon permis. Vous pouvez noter le num�ro.
Marie Gardner. 807 North Normandy.
Le num�ro est l� dans le coin en haut.
C'est juste.
S'il vous pla�t !
Tout le monde para�t tr�s occup�.
Merci.
L'addition, s'il vous pla�t.
Soixante-dix. Sur cinq.
Un instant ! Je vous offre un verre ?
Aucune femme ne l'a fait.
Que buvez-vous ?
- Une vodka. - Et un autre martini pour moi.
�a vous ennuie si je regarde ?
Vous voyez quelque chose de familier ?
Non, je ne connais rien de semblable.
Vous venez souvent en aide aux femmes dans les bars ?
Seulement celles qui prennent un verre et sont sans le sou.
Comment �tes-vous arriv�e ici ?
Une amie m'a pos� un lapin.
Je ne voulais pas d�ner seule.
Mais boire seule, si.
J'esp�rais trouver quelqu'un de sympa avec qui parler.
Une femme comme vous ?
Les hommes que je connais ne parlent qu'� leurs �pouses.
Ou � leurs secr�taires.
Ils ont l'air de trouver la conversation d�mod�e.
Vous �tes am�re.
Endurcie.
Vous avez probablement �t� entour�e de soupirants depuis votre plus jeune �ge.
Vous semblez avoir perdu toute illusion
mais pas au point de tirer un trait sur les relations avec les hommes.
Je sens un fr�missement ?
Oui.
J'aime �viter les pr�liminaires inutiles.
�a �vite les probl�mes ensuite.
Qu'est-ce qui vous fait croire � un ensuite ?
Je pensais � un d�ner peut-�tre.
Tant qu'on est au clair.
J'appr�cierais vraiment.
Vous donnez l'impression d'avoir un probl�me.
Vanning. Je m'appelle Jim Vanning.
Oui, j'ai des probl�mes. Comme tout le monde.
- Vous d�sirez un box ? - Oui, merci.
Bonsoir Mme Fraser.
Bonsoir, M. Fraser.
Fatigu� ?
Oui, un peu.
Du nouveau ?
Je v�rifie toujours.
Vanning est encore l� ?
Oui, je lui ai parl� ce soir.
- Tu lui as parl� ? - Oui, enfin...
Je lui ai demand� du feu.
Il a dit quelque chose ?
Rien dont je puisse me servir. Pas facile.
J'ai apport� ton costume marron chez le teinturier.
Il te faudrait de nouvelles chaussures.
J'attendrai les soldes.
Tu ne t'ach�tes jamais rien.
Ne t'inqui�te pas.
C'est bien. Un jour, tu seras quelqu'un d'important.
Un enqu�teur d'assurances ne devient jamais important.
J'aimerais en avoir fini avec �a.
Tu y arriveras.
Merci.
Il n'a pas beaucoup travaill� aujourd'hui.
Il a march� de long en large dans sa chambre.
Il n'arr�tait pas de regarder le calendrier
accroch� � la porte du placard.
Tu crois qu'il se sait observ� ?
J'ai utilis� les jumelles.
On s'y attache. Tu vois, Laura ? C'est comme si...
Presque comme s'il avait besoin d'�tre prot�g�.
Toi, ce dont tu as besoin, c'est d'un verre et de rago�t d'agneau. Viens !
Je ne comprends toujours pas.
Beaucoup de gens tr�s bien se rencontrent dans les bars et les restaurants.
Oui, et pleurent sur l'�paule de l'autre.
Et retournent vers leurs �pouses le lendemain matin.
C'est une question ?
J'ai l'air mari� ?
Vous m'en avez dit si peu sur vous que vous pouvez �tre n'importe qui.
M�me la cr�ature du fond des mers.
C'�tait de la curiosit�.
Merci. Quelle heure est-il ?
T�t.
J'ai une s�ance � 8 heures et un d�fil� � midi.
Vous �tes mannequin ?
Comment croyez-vous que je paie mon loyer ?
J'aurais d� m'en douter. Que vous �tiez mannequin...
Croyez-le si vous voulez, je suis artiste.
Bo�tes de soupe ou couchers de soleil ?
Boites de soupe, dentifrice, voitures et des filles de temps � autre.
Je parie que vous �tes bon.
Je travaille en solo, chez moi.
Je m'en sors pas mal.
J'ai un travail urgent pour un magazine.
Vous ne voudriez pas poser pour moi ?
Je prends cher.
Mais pour vous, je ferai une exception.
Vous souriez.
Au bar, vous donniez l'impression d'avoir de gros soucis.
Ils vont et viennent.
- Les soucis ? - Les sourires.
Notez votre adresse et votre num�ro de t�l�phone. Je...
j'oublie les choses.
Pas les choses importantes, j'esp�re.
Si on disait demain ?
D'accord. Venez me chercher chez Robinson � Beverly Hills.
Je devrais avoir fini vers 2 heures.
Bien.
C'est l'ensuite dont vous parliez ?
Le d�but. Des questions sur le...
le reste ?
Vous parlez de la suite d'ensuite ?
Pas de questions.
A condition que vous n'en posiez pas.
D'accord.
Tr�s bien, Rayburn.
Merci, mademoiselle. Vous pouvez partir.
Vous avez bien travaill� � mettre notre ami en confiance.
Esp�ce de...
Tu parleras plus tard.
Vous rentrez chez vous et oubliez que vous avez vu cet individu.
Tu vas pas t'enfuir � nouveau, hein ?
Le fais pas !
Viens, on va aller sur la plage prendre un peu la brise.
Il va nous falloir avoir les id�es claires.
Tu nous a donn�s du fil � retordre, Rayburn.
Si c'est ton nom ces temps-ci.
On a d�pens� beaucoup d'argent pour te retrouver.
Et c'est pas d�ductible des imp�ts.
Tu vas la fermer ?
�a ne me d�range pas. J'aime la fa�on dont tu te comportes.
D�j�, t'es pas all� voir les flics.
Tu parles !
Et tu n'as pas fait de foin. Tu as disparu. �a me pla�t aussi.
L'ennui, c'est que tu as disparu trop t�t.
Maintenant, tu nous dis ce qu'on veut savoir et tu pourras rentrer chez toi.
On ne dira rien aux flics.
Je vois ce que vous voulez dire.
Tu parleras t�t ou tard.
Je peux pas faire �a.
C'est parce que t'es un dur.
Mais l� o� on va, tu seras plus un vrai dur
et tu parleras. Tu nous diras tout ce qu'on veut savoir.
J'ai pas envie de me faire cogner. Si je savais, je vous dirais.
Un conte � dormir debout.
Tu sais o� �a va te mener ?
Nulle part.
Et on sera tous nulle part.
C'est un vrai dur, John. Trop coriace.
Qu'en dis-tu, John ?
Je dis qu'il est coriace.
Je ne suis pas coriace. J'ai la trouille.
Maintenant, il essaie d'�tre dr�le.
Tu veux conduire, John et me laisser ta place pr�s de lui ?
Non, t'�nerve pas, Red.
Patiente un peu, tu t'amuseras plus tard.
Il s'amusera ?
Plus ils sont coriaces,
Plus c'est amusant...
Tra-la
�a va mieux ?
Ouais.
�coute, Red, c'est sa soir�e.
Elle sera peut-�tre courte, ou longue.
Mais il doit rester vivant jusqu'� ce qu'on ait une r�ponse. Vu ?
Oh, John, t'es un sentimental.
Pas autant que toi !
C'est ton probl�me, tu sais ?
Ta fontanelle s'est jamais referm�e quand t'�tais gosse.
Ta bouche non plus d'ailleurs.
Malin. Pas de papiers, pas d'adresse.
Si c'est chez lui, on sait pas o� il habite.
Et les �tiquettes de blanchisseries ?
Si tu en trouves une sur un col de chemise, �a t'avance � quoi ?
La police retrouve toujours les gens avec �a.
Eh bien ! Eh bien !
Marie Gardner. 807 North Normandy.
�a doit �tre la fille avec qui il �tait.
Salut, l'ami.
Pourquoi n'en finissez-vous pas ?
�a change. Tu crois qu'on va te tuer ?
Oui, je crois que vous allez me tuer.
�a aurait pu arriver n'importe quand depuis l'hiver. Et c'est ce soir.
- Il prend �a plut�t bien. - Normal.
Quand on a 350 briques, on peut, non ?
C'est l'argent, hein ? qui te fait te sentir bien ?
Je sais pas o� est l'argent.
R�p�te un peu.
R�p�te-le et tu verras comme c'est ridicule.
Je sais pas o� sont les 350000.
C'est pourtant vrai.
Beau costume.
- Il me pla�t. - C'est toi qui l'as choisi ?
Oui.
Cher ?
Plut�t.
Pas ce que j'ach�terais si j'avais tout cet argent.
�coute, t'es pas idiot.
T'es d'un bord, moi de l'autre. On part de l�, d'accord ?
Si tu veux rester en vie
et si tu veux avoir une vie longue et heureuse,
tu vas nous dire o� t'as mis ce fric.
On te gardera jusqu'� ce qu'on mette la main dessus
et puis on te laissera partir. T'as compris ?
Tout � fait, mais je ne peux pas vous le dire,
je ne sais pas o� il est. Vous comprenez ?
Non, vraiment pas.
Je te vois bien �garer 10 voire 100 dollars.
Mais je n'imagine pas que tu aies pu laisser autant de fric
te glisser entre les doigts.
Et �a am�ne une autre interrogation.
Si t'as perdu ce fric, il est dans le Wyoming, comt� de Jackson Hole.
Et dans ce cas, tu serais pas ici.
Tu serais l�-bas, en train de le chercher si tu l'avais pas.
Le Wyoming, c'est grand.
Et 350.000, c'est beaucoup.
La plupart des gens que je connais examineraient
tous les recoins de l'�tat � la loupe.
On n'avance pas.
Mets toi un peu � ma place.
Je veux vraiment ce fric.
Tellement que je serais pr�t � t'en laisser un peu.
50.000. T'en penses quoi ?
C'est bien mais je r�p�te que je ne sais pas o� il est.
C'est d�finitif ?
Pour moi, �a l'est.
Non, pas encore. Pas d�finitif.
Debout !
Te fais pas d'id�e � propos des veilleurs de nuit.
T'auras pas plus de compagnie que tu n'en as. En route !
Ben ?
Ce n'est rien, ch�rie. Rendors-toi.
Je peux t'�tre utile ?
Non, merci.
Qu'y a-t-il ? Pourquoi ne dors-tu pas ?
A cause de ce que je ne comprends pas.
Tu trouveras.
Oui. Avec ce que j'ai, je pourrais le cueillir demain.
En ajoutant ce qu'ils ont � Chicago, il est bon pour la chaise �lectrique.
mais l'argent ne sera pas retrouv�. C'est pour �a que c'est dur de dormir.
- Si c'est ce qu'il m�rite... - Si...
Il y a un "si" ?
Si seulement je pouvais lui parler,
lui faire dire ce qui s'est pass�.
Ben, tu fais tout ce que tu peux.
Oui, et c'est ce qui m'�nerve.
C'est la meilleure filature que j'ai jamais faite.
Je sais tout ce qu'il fait. C'est au point que
je peux le laisser le soir et le retrouver le matin.
Il aime la soupe de pois cass� et laisse 10 cents de pourboire
alors qu'il devrait en laisser 15.
Il lave ses chaussettes le soir, s'endort avec la radio allum�e.
D'ailleurs, il y a une lampe � changer, il a plein de gr�sillements.
Ouais, je sais tout sur lui sauf ce que je veux savoir.
Il est malin donc, � vivre comme �a, en ayant cach� l'argent
Peut-�tre. Ou peut-�tre est-il innocent.
Tu penses toujours �a, hein ?
Il n'a pas fait �a seul.
Il devait avoir des complices.
Je l'ai suivi pas � pas pendant 3 mois, jour apr�s jour, heure apr�s heure.
J'ai fouill� sa chambre en son absence.
J'ai presque v�cu sa vie.
J'ai l'impression de le comprendre, de le conna�tre.
Je suis heureuse que tu m'aies suivie, Ben, il y a 11 ans. Tr�s heureuse.
Oui, et tu serais encore plus heureuse si je pouvais dormir, hein ?
Oh, ch�ri, regarde l'heure !
Une fois toutes les 5 secondes. Regarde !
Un, deux, trois, quatre, cinq.
La m�moire te revient, l'ami ?
Rappelle-toi. Tu �tais parti camper.
Au Wyoming, toi et ton pote, le docteur, hein ?
Tu te rappelleras peut-�tre ce que tu as fait de l'argent.
Notre argent.
Les temp�ratures pourraient �tre en dessous de z�ro...
Les routes risquent d'�tre verglac�es.
Bulletin sp�cial pour la station de rangers de la zone.
Il est conseill� aux campeurs de quitter la zone pour �viter d'�tre bloqu�s.
Les nouvelles internationales...
On ferait mieux de d�camper d'ici.
Les temp�ratures vont descendre au-dessous de z�ro.
La m�t�o pr�voit 15 cm de neige et ce n'est que le d�but.
La route plus au nord va �tre ferm�e.
Si le front froid se d�place, on aura vraiment des probl�mes.
Froid ou pas, Doc, on va manger de la truite,
frite de la seule fa�on possible, au beurre, pann�e.
Je suis plut�t amateur de semoule de ma�s.
Doc, tiens t'en � la m�decine, je m'occupe de la cuisine.
D'accord.
Qu'est-ce que tu crois qu'on devrait faire ?
Suivre les conseils.
On s'en va par le sud au r�veil.
On n'est m�me pas rest�s 2 semaines. J'aurais pu rester 2 mois.
Pas d'�ch�ances, pas de directeur artistique qui appelle en pleine nuit...
Et toi ? Pr�t � reprendre la m�decine ?
Pas du tout.
On est venus chasser.
De quoi on aura l'air si on rentre � Chicago sans troph�e.
Ce grand m�le qu'on a vu hier dans la vall�e.
Pos� l� comme la Statue de la Libert�.
Magnifique, non ?
- Pourquoi n'as-tu pas tir� ? - Et toi ?
T'as raison en tout cas. Pann�, c'est meilleur qu'avec du ma�s.
Super caf�, hein ?
Meilleur que dans la marine.
Tu feras un bon mari.
Oh, oui.
Tu n'as pas encore trouv� la bonne, c'est �a ?
Oui, je crois que c'est �a.
Tu sauras quand tu la verras.
Comme j'ai su qu'Eva �tait celle qu'il me fallait.
�videmment, j'imagine que 20 ans de diff�rence, c'est beaucoup.
C'est ce que beaucoup pensent.
J'aurais d� �pouser quelqu'un plus proche de mon �ge.
Oh, qu'est-ce que c'est, 20 ans ?
Elle ne t'en a jamais rien dit ?
Pourquoi l'aurait-elle fait ?
Tu es son meilleur ami.
Je voulais aborder le sujet depuis qu'on est arriv�s ici.
Je me disais que, ici, loin de tout,
que je pourrais te dire combien j'appr�cie...
- Doc! - ta force de caract�re.
Eva est encore jeune et ne s'est pas encore trouv�e...
et un autre homme aurait pu....
Ces 10 jours nous ont fait du bien � tous.
Regarde !
Il va d�raper.
- Tu as les cl�s ? - Elles sont dans la voiture.
Vous avez eu de la chance. Il n'y a que vous deux ?
Allons.
Je vais regarder ce bras.
Enlevons-lui son manteau.
Doucement.
Ne vous inqui�tez pas. C'est professionnel.
Voyons un peu.
Bien, �a semble �tre une simple fracture.
Je vais mettre une attelle provisoire.
Vous avez de la chance. �a aurait pu �tre bien pire.
C'est certain.
Trouve-moi des b�tons plats.
- Il dit qu'on a de la chance. - On n'a jamais eu autant de chance.
- Voil�, Doc. - C'est ce qu'il faut.
- Allez, allez, pressons. - Tu vas la fermer ?
Je r�fl�chis � la suite.
On va vous conduire � Moose. C'est � une dizaine de kilom�tres.
Il faut faire une radio.
Manquait plus que �a.
Voil�.
Je vais utiliser votre cravate.
Ce n'est pas id�al, mais �a fera l'affaire.
Terminez, Doc.
A qui est cette voiture ?
- A moi. - Donnez moi votre portefeuille.
Allez ! Donnez-le moi.
Votre carte grise et votre permis.
Je ne vais pas conduire sans.
Ici.
Trop visible.
La neige va les recouvrir, la route sera ferm�e.
Personne ne viendra avant le printemps.
J'ai dit "pas ici", Red.
Vous campiez dans le coin ?
Ne m'oblige pas � trop r�fl�chir.
Allons-y.
Pourquoi ne nous laissez-vous pas ici ?
On ne sait rien de vous.
T'as eu le temps de r�fl�chir, non ?
Alors, �a te revient ?
On peut peut-�tre en finir et tout ira bien.
Comme sur des roulettes.
Ouais, comme sur des roulettes.
Qu'en dis-tu, John?
C'est ce qu'on appelle le point de non retour, l'ami.
Supposez qu'on veuille vous tuer si vous ne parliez pas, vous parleriez, non ?
On pourrait pas m'arr�ter.
Et moi, je ne parlerais pas ?
Je crois que t'es furieux, furieux qu'on t'ait retrouv�.
C'est �a ou t'es un de ces cr�tins qui veulent montrer leur courage.
Il est toujours l�-bas.
O� �a, l�-bas ?
Je ne sais pas.
Laisse-moi y mettre un de ses pieds, John, un seul.
Il ne plaisante pas.
Quand Red �tait gosse, il n'y avait pas d'aire de jeux...
C'est un d�linquant adulte en quelque sorte.
Je l'ai vu agir.
T'es bon pour tirer dans le ventre, Red?
Ou tires-tu seulement dans le dos ?
Red!
Vas-y, Red.
Appuie sur la d�tente.
- Oui ? - Vanning.
Partez !
Je vous en prie !
Que voulez-vous ?
- Parler franchement. - Vous ?
- Expliquez-vous. - �a ne m'int�resse pas.
C'est vous qui allez parler.
Il faut voir un m�decin.
Pas mal. Je vais essayer de ne pas laisser du sang partout.
Je connais un m�decin qui pourrait peut-�tre venir.
Arr�tez votre cin�ma.
Vous vous souvenez ?
Vous m'avez pi�g�. Je reviens de la guerre, ma petite.
Comment vous �tes retrouv�e avec ces types ?
Vous n'avez rien � voir avec eux et vous le savez comme moi.
L'argent !
Vous avez fait �a pour l'argent, �videmment !
Vous r�pondez toujours � vos propres questions ?
Pourquoi alors ?
Je ne les ai pas aid�s et quand bien m�me ?
Vous avez commis un d�lit, vous �tes en fuite.
Vous vous ferez prendre.
Je n'en sais pas plus, et �a me suffit.
Vous essayez encore de me rouler ?
Ce n'est pas mon genre, Jim.
C'est Jim, hein ? Donnez-moi du feu.
Qu'avez-vous fait ? Pourquoi la police vous cherche-t-elle ?
La police ? Vous pensiez que c'�tait la police ?
Ce n'est pas le cas ?
C'est pour �a que vous �tes partie si vite ?
Je... je suis venu ici.
Je suis venu comme le pigeon vers sa cage...
Je n'ai m�me pas cherch� votre adresse.
Je devais m'en souvenir � cause de votre permis.
Mais ce bout de papier... ils doivent l'avoir.
Et ils vont se douter que je suis revenu ici.
Vous ne pouvez pas rester ici. Habillez-vous et prenez des affaires.
Ou croyez-vous que les gens bien ne fuient pas, qu'ils appellent la police ?
C'est exactement �a.
Deux hommes sont en route et vont vous sortir de votre petite vie si vite
que vous ne comprendrez pas ce qui vous arrive. Appelez la police !
Peut-�tre vous en sortirez-vous ce soir mais dans une semaine, dans un mois ?
Pourquoi moi ?
C'est la question que je me suis pos�.
Parce que vous avez eu la malchance de me parler ce soir.
Il faut me faire confiance.
J'essaie. Croyez-moi, j'essaie.
Ce serait plus facile si vous m'en disiez plus.
Je vous en dirai plus pendant que vous vous habillez.
Laissez la porte entrouverte. Vous pourrez m'entendre.
J'attends.
Vous m'entendez ?
Pas tr�s bien.
C'est mieux ?
Beaucoup mieux.
C'�tait dans le Wyoming l'hiver dernier.
Doc Gurston, un ami, et moi avons aid� deux hommes.
Leur voiture avait quitt� la route.
�teignez ces lumi�res.
Je n'y verrai rien.
Restez dans le noir.
Vous disiez que leur voiture avait quitt� la route.
Ils nous ont oblig�s � les conduire � notre campement.
Tr�s bien.
Allez l�-bas pr�s du feu.
Bien s�r.
- Oui, pourquoi pas ? - Pourquoi pas quoi ?
Un �change de tirs, puis un suicide.
Comme �a, on n'est pas impliqu�s.
Tu me surprends.
C�est l'air de la montagne. �a m'aide � r�fl�chir.
�a me pla�t, Red. C'est net et sans bavures.
Je ne sais pas ce que vous avez fait pour �tre si d�sesp�r�s.
Vous avez peur, Doc?
Je devrais l'�tre. Mais je n'arrive pas � croire que c'est r�el.
On n'a m�me pas encore pris notre 2� tasse de caf�.
Je dois op�rer � Chicago, Lundi.
On allait � Moose ce soir pour appeler ma femme,
et lui dire qu'on rentrait demain matin.
C'est inutile, Ed.
Nous voulions vous aider !
C'est tr�s triste. Vraiment dramatique.
La ferme, Red. Vous avez raison, l'ami.
Un homme doit savoir pourquoi il meurt.
Et vous avez la meilleure raison.
Red et moi ont a d�valis� une banque. Sur du velours.
Pas d'empreinte, pas d'identification, pas de casier.
On doit prot�ger �a. On voudrait pas avoir mauvaise r�putation.
On a 300 briques ici.
Alors, mettez-vous un peu � notre place.
Tr�s bien, Doc,
je vais compter jusqu'� 5.
Courez !
A 5, je vais tirer.
Vous avez compris ?
Un instant !
Un !
Deux !
Trois !
J'ai jamais su compter au-del� !
Vous n'avez pas pris votre second caf� non plus, hein ?
Allez-y !
Ne dites pas que je ne vous ai pas demand�.
Vous avez fini de payer votre voiture ?
Je viens de l'acheter.
Petit chanceux ! Vous n'aurez pas � faire d'autres versements.
Donne-le lui.
Tourne-toi.
Assieds-toi !
Ne te retourne pas, regarde devant toi.
Voil� ce qu'on va faire...
Je vais te lancer une cartouche.
Tu vas la ramasser, la mettre dans le canon.
Tu prends le fusil, tu le regardes dans les yeux,
et tu appuies sur la d�tente. T'en penses quoi ?
Je t'offre le suicide parfait.
Pas question !
Tu vas le faire, tu sais pourquoi ?
Si je te tire dessus d'ici, �a va bien me prendre
cinq, peut-�tre six coups pour faire le travail.
Alors fais-toi une faveur. Tu vois ? Propre et net.
Allez, Red. Cesse de tergiverser.
A toi de d�cider.
Tu veux que je compte comme pour le docteur ?
Je t'attends dans la voiture.
Pourquoi tu nous fait perdre notre temps ?
T'as envie de jouer un tour avec le fusil, hein ?
Tu veux essayer ?
Eh bien, vas-y !
Vas-y ! Tente ta chance !
Donnez-moi une minute pour me faire � l'id�e, d'accord ?
Non, c'est trop long.
Une demi-minute.
Tr�s bien.
Allez, Red.
Le tir de Red m'a envoy� un �clat de rocher sur le cr�ne.
Je paraissais mort.
C'est ce qu'ils ont cru. Ils sont partis.
Il y a une autre sortie ?
Marie Gardner.
T'as peur d'une fille ?
Vanning est peut-�tre l�.
Il n'est pas idiot � ce point.
Tu prends les choses trop calmement. J'aime pas �a.
Un mannequin, hein ?
Elle ont toutes ces books photo.
"Compton Model Agency, Dunkirk, 7-3-8-9-9." On a ce qu'on cherchait.
Bien vu, John. Vraiment bien vu !
Ouais, je suis comme �a.
On peut pas tout avoir, hein ?
Non, je suppose que non.
- All� ? - Ben ?
- Oui. - Tu n'es plus ici.
Non. Tu t'es rendormie alors je me suis habill� et je suis venu ici
et j'ai bien fait.
- Ben, il est quelle heure ? - Presque 4 heures
J'avais une bonne intuition. Je t'avais dit qu'il allait partir.
Il est toujours l� ?
Oui, il y a une fille avec lui, Laura.
J'avais vu juste.
Je t'avais dit qu'il n'�tait pas tout seul.
�coute, ch�rie, reste � l'appartement aujourd'hui,
au cas o� je t'appellerais d'urgence pour m'apporter une valise avec des v�tements.
O� vas-tu ?
Je ne sais pas, Laura, mais je pense qu'il y fera froid.
Pr�pare mes affaires, ch�rie et retourne te coucher.
Il te reste encore du caf� dans ta gar�onni�re ?
Oui, du caf�, des danseuses, tout ce qu'il faut. Bonne nuit, ch�rie.
- Voil� ! - Merci.
C'est une infirmi�re qu'il vous fallait, pas moi.
Est-ce que c'est le...
Je m'en occupe.
Mon linge sale.
Qu'est-ce que c'est ?
Des extenseurs de chaussettes.
Et on parle des femmes !
Vous avez rendez-vous t�t demain ?
Je vais aller chercher des draps. Vous dormirez l�.
Vous ne pouvez pas imaginer combien de fois j'ai regard� la nuit tomber ici.
Je sais o� chaque ombre se trouve.
Le poteau de t�l�phone, le meubl� de l'autre c�t�,
la vieille cl�ture de fer l�-bas.
Et chaque soir, demain se rapproche
et mes chances s'am�liorent.
Que doit-il se passer demain, Jim ?
�a vous ennuie si... Demain ?
Peut-�tre le jour d'apr�s.
Les routes vers l'endroit o� on campait seront ouvertes.
Les chasse-neige ont travaill� deux semaines d�j�.
�a fait des semaines que j'attends ce moment.
Il reste un jour et, toc, je rencontre ces deux types.
Vous avez sans doute oubli�.
La soci�t� a un organisme qui peut s'occuper de votre probl�me.
P- O-L-I-C-E?
Bien... Disons que vous �tes la police.
Je vous dis que deux inconnus ont un accident.
Le docteur et moi, on va les aider.
Ils descendent le docteur,
effacent les empreintes sur le fusil, essaient de me faire me suicider.
�a ressemble � une affaire ordinaire, hein ?
�a arrive tous les jours.
C'est toujours difficile d'expliquer les choses qui sont arriv�es.
Vous n'avez rien entendu encore.
J'�tais l�,
je sortais de... Je ne sais pas au bout de combien de temps.
Pas de mouvement, rien.
Et puis... je me suis souvenu.
J'ai pris le sac de Doc pour me soigner.
Me soigner ?
J'avais une issue.
Ils s'�taient tromp�s de sac,
pris celui du docteur et laiss� l'argent.
Je pouvais apporter le sac � n'importe quelle station de police,
leur dire de trouver les voleurs et ils auraient les assassins.
Je sais que j'avais ce sac.
J'ai d� le laisser quelque part, pr�s de cette cabane peut-�tre.
Vous ne souvenez pas ?
Non, il neigeait tr�s fort.
Je suis arriv� � Moose le matin.
On avait d�j� trouv� le corps de Doc. Et mon fusil.
Ils me recherchaient.
Vous auriez d� aller tout leur raconter.
�a n'aurait pas coll�. Un sac plein d'argent qui s'�vapore.
- Et les empreintes de pas ? - La neige les avait recouvertes.
Il y avait la voiture accident�e, celle qu'ils conduisaient.
�a ne prouve pas qu'ils sont venus au campement.
Non, Marie, il me fallait un t�moin. Quelqu'un qui puisse parler.
Quelque chose comme ce sac d'argent.
Et il y avait un autre petit d�tail.
Doc Gurston avait une jeune �pouse.
Elle m'avait envoy� des lettres compromettantes.
La police les a trouv�es chez moi.
Regardez...
UN ARTISTE RECHERCH� POUR MEURTRE Mes empreintes �taient sur le fusil.
Vous l'aimiez ?
Doc et moi �tions de vieux amis.
C'est une r�ponse ?
Il me parait important que vous me croyiez.
Je cherchais sans doute, mais elle �tait sur le march�.
Et �a s'est arr�t� l�, croyez-moi.
Je vous crois.
J'ai fait du stop jusqu'� la Nouvelle Orl�ans
et trouv� un boulot sur les quais.
J'ai dit m'appeler Wilson.
Puis je suis parti pour Dallas.
J'ai fait le camionneur.
Et puis j'ai fini par venir ici, j'ai achet� de quoi peindre et me suis planqu�.
Je me suis fait appeler Vanning.
Au bout d'un mois j'ai fini par avoir mon premier contrat.
Vous savez, le pire...
Eva, la femme du m�decin, a offert une r�compense pour mon arrestation.
Elle avait les moyens. Elle a h�rit� de 250 millions
sans jamais quitter Chicago.
Vous disiez vouloir aller dans le Wyoming pour trouver l'argent.
- Pourquoi �a doit �tre ce soir ? - Ils m'ont retrouv�.
Vous leur avez �chapp�.
Ils m'ont trouv� une fois, ils me retrouveront.
En tout cas, j'ai peur.
Vous ne savez pas ce que c'est de vivre le dos au mur, Marie.
�a vous change en profondeur.
R�ellement.
Je vais chercher les draps.
Je rencontre toujours l'homme qu'il ne faut pas.
C'est un don,
de commencer des relations vou�es � l'�chec. C'est ce que dit le psy.
Vous parlez de moi ?
Vous n'allez pas laisser tomber ?
Impossible. Ils m'ont retrouv� ce soir.
Un de ces jours, il faudra que vous rencontriez l'amie
qui m'a pos� un lapin ce soir.
On m'a dit qu'il y avait des cars pour Moose, Wyoming.
On attend le feu vert pour 9 h ou 10 h ce soir.
- Combien ? - Aller simple ?
Non, aller-retour.
39,11. Un ticket ?
Deux, s'il vous pla�t.
Porte 3. 11 h 5 ce soir.
�a ira.
Je viens de commencer !
Excusez-moi, je me demandais :
mon pote est d�j� venu ?
Un jeune gars, 1,80 m, costume gris, cheveux blonds.
Vous venez de le rater.
Il a pris les billets ?
Vous pouvez le rattraper. Il doit �tre aux bagages.
Oh, tr�s bien. A quelle heure le car ce soir ?
Porte 3, 11 h 5.
Tr�s bien, merci beaucoup.
On ne laisse pas son empreinte dans les sables du temps qui passe en restant assis.
PR�SENTATION DE LA MODE DE PRINTEMPS
En dessous un corsage en lin.
Une nouvelle conception du dos,
et l'effet d'ouverture sur l'arri�re du manteau au niveau du d�collet�.
Le manteau violet donne un effet floral merveilleux.
Cent quatre vingt neuf. Qui porte 189?
Moi.
En piste, ch�rie.
Le mannequin suivant porte une des nouvelles robes fourreau
de lin beige p�le.
Elle a un double boutonnage sur le devant,
l'arri�re est l�g�rement galb�
et elle se boutonne juste au-dessous du genou.
Le petit noeud blanc tr�s gai sous le menton
met en valeur un grand canotier de paille.
Les accessoires qui accompagnent sont beige p�le.
Vous remarquerez les gants et les chaussures l�g�res.
Allez-y.
L�-bas, ch�rie. La robe de chiffon beige, num�ro 372.
Quelle heure est-il ?
1 h 30
Combien de changements me reste-t-il ?
Trois.
Il ne peut pas attendre 2 h ?
Je lui ai dit de venir � 2 heures.
On aura fini � cette heure-l�.
Tu me connais. Jamais une seconde de retard.
Pas encore pr�te ? D�p�chons ! Tu es la suivante.
Cette charmante petite robe,
parfaite pour un apr�s-midi d'�t�
est dans des tons doux p�che et beige.
Elle a des manches trois quart,
et une belle jupe de mousseline tr�s fluide.
Va.
Num�ro 18. Loretta va t'aider � la passer.
Vos amis sont l�. Ils demandent quand tu termines.
Mes amis ?
Franchement, �a ne me regarde pas
mais une fille comme toi avec ces deux serre-livres d�pareill�s...
O� sont-ils all�s ?
Ils attendent l�.
Mme Lipton, faites-moi passer.
Enfile le num�ro 18 en vitesse.
Cette robe
est une robe de bal en mousseline bleue amidonn�e.
Cette robe est haute devant, basse � l'arri�re selon la mode actuelle.
L'ourlet irr�gulier rappelle les ann�es 20.
La taille est entour�e de velours bleu �lectrique.
Cette robe a �t� dessin�e par Jean Louis.
C'est un fourreau serr� en paillettes mauves,
port�e avec une des toutes nouvelles capes Capri.
fait de m�tres d'organdi multicolore.
Une belle symphonie de mauve, rose et cerise fonc�.
Allons-y
Vous n'aviez pas dit 1,30 ?
- En route ! - Non, madame.
1,40. Vous avez le re�u � la main.
Partons.
Oh, oui. Le voici.
Toutes mes excuses, jeune homme.
Avancez, je vous dirai o� aller.
Hier soir, vous disiez qu'il me faudrait une infirmi�re.
Vous avez donn� les premiers secours de mani�re efficace.
Mme Lipton doit �tre furieuse.
Je vous pr�sente une de ses pr�f�r�s, le num�ro 18.
650 dollars de paillettes.
Mme Lipton ne sait pas ce qu'en aurait fait un calibre 45.
On va s'arr�ter � une boutique acheter des jeans, une veste et des bottes.
Il va faire tr�s froid l� o� on va.
Hier, mon probl�me �tait d'annuler un rendez-vous ce soir
avec un type que je connais.
Si je l'appelais pour lui dire que je ne viendrai pas,
que je pars dans le Wyoming, bottes aux pieds
avec un homme recherch� pour meurtre.
Si je vous laissais l�, ils vous retrouveraient vite.
Je veux venir avec vous de toutes fa�ons.
Vous �tes l'homme le plus recherch� que je connaisse.
Bonjour, mesdames et messieurs,
vous allons faire un arr�t pour le petit d�jeuner.
L'arr�t durera 30 minutes. J'esp�re que vous avez bien dormi.
Je suis heureuse de ne pas �tre un homme. J'aurais � voir �a tous les matins.
Tu te trompes. Tu vas voir �a tous les matins toute ta vie.
Est-ce une demande en mariage, Monsieur ?
Je n'ai pas le droit de te le demander.
Tu crois que je pourrais te laisser partir ?
Apr�s avoir pass� les deux nuits les moins banales de ma vie � tes c�t�s.
On s'est pas d�j� rencontr�s auparavant ?
J'avais la m�me impression.
Oui ? Ah, je sais...
Il y a un soir ou deux, sur Hollywood Boulevard,
Las Palmas, vous vous souvenez ? Je vous ai demand� du feu.
Ouais... Vous attendiez un bus et on a parl� des tropiques.
C'est bien �a.
Et que faites-vous ici ?
J'allais vous poser la m�me question.
Je vais � Butte, Montana pour un boulot.
je ne vous avais pas vu. On est dans le m�me bus ?
J'imagine. Je ne vous ai pas vu non plus.
D�p�chez-vous si vous voulez un petit d�jeuner.
Ils respectent les horaires. A plus tard, hein ?
On va bient�t arriver � Moose.
Tu as ton permis de conduire ?
Le num�ro est toujours en haut � gauche ?
A l'arriv�e, tu iras chez Charley, c'est un garage.
Il loue des voitures. Tu en loueras une.
O� seras-tu ?
Il y a une �glise � la sortie de la ville. Je serai dans le coin.
Klaxonne en arrivant.
Je suis contente qu'on soit d�barrass�s de ces deux types.
Si on s'en est d�barrass�.
Prochain arr�t, Moose, Wyoming.
Nous y serons dans 10 minutes.
On a une belle vue sur les montagnes de cette ville.
Les Alpes d'Am�rique, c'est comme �a qu'on les appelle,
elles s'�l�vent � plus de 2000 m�tres au dessus de la vall�e.
Le sommet le plus �lev� culmine � 4000 m�tres.
Que voulez-vous ?
Le nom de Rayburn signifie quelque chose pour vous ?
�a devrait ?
Allons marcher un peu.
Qui �tes-vous ?
Je m'appelle Fraser, Ben Fraser.
Et alors ?
Je travaille avec la police.
Et on fait quoi maintenant ?
On marche un peu et on bavarde.
A quel sujet ? Vous allez m'arr�ter ?
C'est plus compliqu� que �a.
C'est vous le m�decin.
C'est dr�le que vous disiez �a.
Je voulais �tre m�decin, pour pouvoir aider les gens.
Vous avez choisi le bon moyen pour �a.
Qu'importe. Maintenant, j'ai besoin de votre aide.
Arr�tez-moi, qu'on en finisse.
Venez, on va marcher.
Je suis fatigu�. Vous ne pouvez imaginer � quel point, M. Fraser.
A vrai dire, je suis content que vous ayez fini par m'attraper.
Arr�tez-moi, s'il vous pla�t.
Votre "arr�tez-moi" devient un peu monotone.
Allons...
Je vous surveille depuis quelque temps, vous savez.
- O� est la fille ? - Elle n'a rien � voir l�-dedans.
- Comment je m'en assure ? - Je viens de la rencontrer.
Qu'en sais-je ? Vous pouviez la conna�tre avant.
Il y a une chose dont je suis s�r.
Un homme qui a 350.000 dollars ne reste pas la nuit
avec ses aquarelles pour honorer une commande d'agence.
Et je vous ai vu commander � d�ner.
Et choisir le hamburger au lieu du filet mignon.
�a doit �tre dur de ne pas pouvoir prendre ces cocktails de crevettes.
Quelle sorte de flic �tes-vous ?
J'ai jamais dit que j'�tais flic.
Vous savez ce que sont les Bons de Couvertures des Banques ?
Non.
Admettons que vous braquiez une banque. La banque ne perd pas l'argent.
Ils sont couverts par une assurance. Ma compagnie paie.
Ils remboursent jusqu'au dernier centime.
Une assurance, hein ?
Quand j'ai commenc� � Seattle,
j'avais pour seule piste des voitures vol�es.
J'ai trouv� la derni�re du lot. Immatricul�e � Washington.
Sur la route un peu plus haut.
A proximit�, les rangers ont trouv� le corps d'un m�decin.
Ils affirmaient qu'un certain Rayburn,
un artiste de Chicago, l'avait tu�.
Mais j'avais une autre th�orie.
Une autre th�orie ?
Comment �a se fait ?
Vous savez ce que c'est ?
Des douilles.
Exact. D'un calibre 38.
Je les ai ramass�es pr�s du feu.
Le docteur a �t� tu� par une balle d'un fusil calibre 30.
Alors elles n'ont rien � faire l�. A ceci pr�s.
Un des braqueurs, � Seattle
avait un calibre 38.
Oui, Red !
Et un des hommes qui vous a suivi chez Robinson.
Quelqu'un a d� le voir � Seattle!
Quand ils ont braqu� la banque,
il a tir� sur un des caissiers qui le poursuivait.
Il l'a rat� mais
j'ai ramass� �a � Seattle.
Les caract�ristiques sont les m�mes que celles que j'ai trouv�es pr�s du feu.
Tr�s bien.
Racontez moi. Je suis pr�t � vous �couter. Dites-moi tout.
Tout ce qui s'est pass�, depuis le d�but.
Heureux de vous faire votre connaissance, M. Fraser.
On peut se mettre tous les deux sur la ligne de d�part, non?
L'argent ?
Il est l�, quelque part.
A propos, je vous appelle comment ? Art ou Jim?
Appelez-moi Jim. C'est un pr�nom que j'aime de plus en plus.
Vous venez avec nous ou on va avec vous ?
Je vais avec vous � une condition.
On met la voiture sur ma note de frais.
D'accord.
Le raccourci est l�.
Vous �tes arm� ?
Non, jamais.
C'est pour �a qu'on paie des imp�ts. Les policiers portent des armes � notre place.
Allons y.
J'ai escalad� une cl�ture de ce genre et travers� une prairie.
Regardez ces traces de pas.
�a ne peut �tre qu'eux.
Reste ici, ch�rie.
�a doit �tre dans cette cabane.
Il doit �tre par l�. Je me souviens m'�tre arr�t� pour me reposer.
Tout est l�. Je viens de compter.
T'as pas de chance, mon gars. Vraiment pas de chance.
Un peu humide mais il va finir par s�cher.
Une minute, deux au plus...
On n'aurait plus �t� l� !
Oh, ouais.
Vous avez mal choisi votre moment.
- Qui �tes-vous ? - Un ami de Vanning.
Vous n'avez pas de chance non plus.
On va les attacher et les laisser l�.
Il y a des chasse neige dans le coin. On vous trouvera d'ici ce soir.
- Ma m�thode est plus s�re. - Et bruyante.
Un coup de feu s'entend � 15 km ici.
On va les attacher � l'int�rieur. Avec la corde l�.
Allez ! Allez ! Allez !
Un coup de feu dans la montagne. Et alors ?
�a pourrait �tre un gosse qui tire sur les �cureuils.
Vanning aussi.
Il a pas encore pay� l'addition.
Vas-tu faire ce que je te dis, Red?
D'accord. Chaque chose en son temps.
Mettez vos mains derri�re le dos.
J'ai boss� pour un type qui avait un yacht.
Il passait son temps sur le pont � fumer le cigare et � prendre le soleil.
C'�tait un homme imposant.
Pour moi, un Pacific.
Disons un 15 m�tres. Avec un moteur diesel.
J'irais d'�le en �le, pour les voir toutes,
et en choisir une pour moi.
Pour moi seul.
Vous n'y resteriez pas.
Vous penseriez � attaquer une autre banque.
Pour r�cup�rer 350.000 dollars.
Pas moi. Je reviendrais pas.
Et vous, Red, qu'allez-vous faire avec votre part ?
Je vais distribuer des bourses pour Harvard.
Voil�, ch�ri. Elle arrive.
Range �a, Red.
Toujours un faible pour Vanning?
Allez, finis de les attacher. Tous.
Tu m'aimes pas, hein ?
Non. J'ai support� tout ce que je pouvais supporter, Red.
Apr�s qu'on aura partag� le butin, j'aurai plus rien � faire avec toi.
Et pourquoi tu m'aimes pas ?
N'en rajoute pas.
Il faut que je sache.
Il faut vraiment que je sache.
Je me sentirais mieux si tu posais ce fusil.
Peut-�tre.
Et si tu posais le tien d'abord. T'en dis quoi, Red?
J'ai envie de te faire un nouveau nombril.
L'arme, Red. Allez !
Tu l'auras voulu.
Je suis � m�me d'exiger.
On pourrait rester comme �a toute la journ�e.
On pourrait.
On pourrait voir comment chacun s'en tire. T'en dis quoi ?
Bien. Tu joues � ta fa�on, moi � la mienne.
Voil� ce que je vais faire, Red.
Tu te souviens que tu as compt� avant de tuer le docteur ?
Je vais faire pareil. Je compte jusqu'� 3.
Si tu l'as pas rang� � 3, je vais te tuer. Compris ?
Un... Deux...
D'accord. D'accord, patron.
Je vous donne deux minutes, trois au plus.
�a va pas me prendre aussi longtemps.
Il ne faudra pas plus que �a aux agents f�d�raux pour arriver ici.
Je vais te raconter une histoire.
Arr�te, Red!
Je pourrais te tuer facilement l�, hein, Red ?
Tu n'imagines pas combien de fois j'y ai pens�.
Et � chaque fois, je pressais sur la d�tente.
Je ne le ferai pas, sauf si tu bouges.
Arr�te !
Je suis surpris que vos f�d�raux ne soient pas l�.
Je serais surpris s'ils venaient.
J'ai oubli� de les appeler.
Ce sac rempli d'argent para�t bien petit tout seul l� bas, non ?
Oui, tout seul l�-bas.
C'est vrai.
Allons lui tenir compagnie.
Sous-titres fran�ais : celajun
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