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Mate un peu ce con-là.
- Ma jolie ! - Il arrive.
- Tout frais de Shanghai. - Tu l'as vu ?
Où ils l'emmènent ?
Pourquoi tu le fixes ?
T'aimes les bridés ?
Ils l'emmènent chez lui.
C'est ton nouveau colocataire.
Ne pousse pas !
Il dormira bien à côté de toi.
Il doit faire du karaté la nuit.
On t'a trouvé un pote chinois.
Tu ne vas rien piger à ce qu'il dit.
On va devoir trouver un interprète.
- Tant pis. - Je suis Dante.
Il a la trique pour le bridé.
Ne t'énerve pas.
Ce regard qui tue !
Les yeux revolver.
Allez donc faire l'amour.
Avec sa petite bite.
Ça pue, ici.
On se croirait dans un hôtel de passe.
Le canapé est confortable ?
Vous êtes de mauvais poil.
Non. Pourquoi je le serais ?
Vous me demandez juste de me taper un vieux vicieux
pour votre carrière.
Pas pour sauver ma carrière,
- mais la vôtre aussi. - Pitié.
Nos destins sont liés.
Et si le procureur nous poursuit ?
J'aimerais avoir les mêmes choses que vous à lui offrir.
Ne soyez pas vulgaire.
Ne jouez pas les prudes.
Pardon ?
Les photos, les messages échangés avec Tavares ?
Comment on appelle ça ? Des "sextos" ?
- Je ne vous suis pas. - N'ayez pas honte.
Vous êtes sexy et indépendante.
Vous faites ce que vous voulez.
Arrêtez vos conneries.
Vous m'embobinez pour que je m'envoie le vieux.
- C'est tout. - Vous couchez avec Tavares,
ce déchet ambulant,
une vermine abjecte.
Ce serait si dur de faire plaisir
à un vieux monsieur ?
Qui a dit que je me tapais Tavares ?
Dites-moi que ce n'est pas vrai.
Je le savais.
Pensez à votre avenir.
Pensez-y.
Frida et Evaristo veulent nous faire sauter.
Votre corps peut désamorcer la bombe.
Arrêtez. Lâchez-moi.
Il n'y a pas d'autre solution ?
Excusez-moi.
Si vos charmes ne suffisent pas à régler ce souci,
le procureur sera sûrement calmé
par une vidéo virale. Qu'en dites-vous ?
On filme tout, et voilà.
Mais si on filme, on me verra aussi.
On ne verra pas votre visage, ça va de soi.
Vous êtes fou. Non.
- Non. - Rox.
On est en danger. S'il vous plaît.
Facile à dire, pour vous.
Rox.
Je vais réfléchir.
Oui !
Juste réfléchir.
Si je le fais,
je garde la vidéo.
Ma Rox ! Super !
Je ne suis pas "votre Rox".
Allez.
- Allez. - Arrêtez.
Jurez, pour la vidéo.
Vous aurez la vidéo et la caméra.
Tu veux ma photo ?
Quoi ?
Quoi ?
Pas net, celui-là.
Linda. Jack.
Linda.
Ça va ?
Oui.
- Ravie de te voir. - Idem.
J'ai trouvé quelques trucs.
Je ne sais pas.
Tu en veux peut-être.
Mais tu n'es pas obligé.
Ça a peut-être une valeur sentimentale.
Tu es sûre, ça va ?
Ça va aller.
Besoin de rien ?
À bientôt.
Il n'y aurait pas du steak, ou une entrecôte ?
- Quoi ? - S'il y a de la viande, c'est du chien.
Qu'est-ce que t'as ?
Merde !
Lève-toi, Dentier.
La vache ! Putain de Chinetoque.
Merde !
Il déchire.
Allez ! On va becter !
Mate ça.
Comme un porc à l'abattoir.
À l'infirmerie, et qu'il se change.
Qu'est-il arrivé ?
Le bridé l'a rétamé.
- Le Chinois va déménager. - Non, attends.
Mets-le avec nous.
Je suis en deuil, j'ai besoin de choses positives.
Il est cool, ce gars.
Il est cool, non ?
Mais Dentier a voulu le friter.
Moralité, Bruce Lee lui a fait bouffer ses dents.
Attends.
C'est fini, la cour.
- Fini. - Direction le pavillon.
- Tavares. - Il pige ?
Il parle quelle langue ? Il est chinois ou quoi ?
- Chinois, oui. - Il est chinois.
Emmène-le au pavillon, ce Chinois.
Sérieux ? Ne déconne pas.
Allez.
- On se détend. - Rebollo !
Attends.
- Allez. - Il loge avec vous.
C'est d'accord.
T'as entendu, Rebollo ?
Un Tavares chinois ! Génial !
- On a un Chinois. - On va le dire au patron.
Quoi ? Allez.
Bouge.
Conchita.
M. Jack.
Il va bien ?
Mieux, oui.
Il ne pleure plus.
C'est un bon petit.
Tant mieux.
Quoi ?
C'est pour toi.
Allô ?
Écoute-moi bien. Je suis avec Pablo.
Fais un sourire à papa.
Comme tu vois, il va bien.
Mais ne joue pas avec le feu.
Si tu le touches, je te tue.
Trouve mon fric.
Ma patience a des limites. Fais vite.
Espèce d'ordure.
Azucenita, mon amour.
J'ai tant de peine pour toi.
Ne sois pas triste.
Je viens d'enterrer mon frère.
Écoute.
Je me sens mal, moi aussi.
- Très mal. - La question n'est pas là.
Certains oublient leur place.
Montre-leur où elle est. Et où est la nôtre.
On y travaille.
- Juré. - Je veux qu'ils meurent.
Qu'ils souffrent.
Qu'ils pleurent.
Qu'ils supplient comme des rats.
Tu vas en faire de la purée, les mettre en morceaux.
Comme mon cœur est en morceaux.
Oui, ma chérie.
Ça va s'améliorer.
- Tu verras. - Fais-le.
Je ne leur pardonnerai jamais
d'avoir osé toucher à un cheveu
de Quico.
Fais-en de la charpie.
Je ne me sens pas super, mais pas trop mal non plus.
Ce n'est pas comme à la télé.
Je ne vais pas pleurer et hurler. Non.
C'est plutôt...
Je ne l'avais pas vu depuis longtemps.
Le deuil est un processus complexe.
Kübler-Ross le décrit bien.
C'est qui ? Il bosse ici ?
Non, c'est un psychologue que j'ai étudié.
Cool.
C'est normal d'être dans le déni.
Je ne suis pas dans le déni. Moi ? Non.
Ils l'ont massacré, se sont acharnés.
On aurait dit...
Qu'ils avaient passé Quico au hachoir.
C'est drôle. Je sais.
J'étais en colère, et tout.
Mais ça ne change rien à ma vie. Je fais quoi ?
Je ne sais pas. Ça dépend de vous.
Vous avez des souvenirs ?
Il était tout le temps en taule.
C'est pour ça que mon parrain
a été comme mon père.
Une fois, ma mère était bourrée.
Elle a dit qu'il était en taule à cause du parrain.
Oui.
C'est pour ça qu'il veille sur moi.
Par culpabilité.
Mon paternel me manque.
- Beaucoup ? - Non.
Et vos amis ?
- Quoi ? - Ils vous épaulent ?
Pas trop, non.
Si encore il était vivant, et m'avait dit une connerie...
Mais non. Il est mort.
Il vous manque ?
Le mort ?
Oui.
Il ne m'a laissé qu'un doigt en souvenir.
Et encore, mon parrain l'a bouffé.
Et maintenant ?
- Dites. - Je ne sais pas.
Eh bien...
Il faut que je pleure ?
Vous avez envie ?
- Non. - C'est sûr ?
Je ne vous pardonne pas
d'avoir appelé la hiérarchie.
Démerdez-vous avec eux, maintenant.
Qu'ils règlent vos problèmes.
Et c'est quoi, cette pétition ?
Vous ne nous écoutez pas.
Quoi ?
Attendez ici.
Je ne vous écoute pas ?
- Non. - Non ? Connard.
C'est une blague.
Attends.
Tu vas voir.
D'accord.
Ne faites pas cette tête-là.
Vous avez tous des trucs à cacher.
Vous voulez qu'on en parle ?
On en parle un peu ?
Dans ce cas, stop.
Foutez-moi la paix.
Oui ?
Attendez.
Bon Dieu.
C'est fait.
C'était le procureur. Je dois
le rassurer.
On a une autre pétition.
Et une autre exigence.
On veut une télé dans la salle des gardes
pour regarder le foot.
Une télé ? Super. Qui va la payer ?
Tavares nous la donne.
C'est une blague ?
Putain. Ça, c'est typiquement
du populisme, de la démagogie.
Faites ce que vous voulez.
Mais arrêtez de chialer comme des pisseuses.
Vous autorisez la télé ?
Dégagez. Au boulot.
- Tu la mettra en place. - Tas de cons.
Rox.
Souriez. J'ai réglé
les détails de votre tête-à-tête.
Monsieur...
Je...
J'ai bien réfléchi et...
Je ne comprends pas.
Il n'appelle pas.
Il n'a pas envoyé un seul texto.
Je suis ton rabatteur.
Tout est réglé.
Quand tu le verras,
fais comme s'il te plaisait, comme si tu étais ravie.
Et là...
Tu lui polis le manche.
Une pipe ?
Suce-le, oui.
Suce-le.
Cinq mois que je n'ai pas vu mes gosses.
- Cinq mois ? - Oui, docteur.
Votre femme ne les amène pas ?
Il faut qu'on parle.
- Une minute. - Bien sûr.
Pardon.
Excusez-moi.
Va déjeuner, Luciano. Merci.
D'accord.
Qu'est-il arrivé ?
- Ça va. - Qui t'a fait ça ?
Je vais bien, Frida.
Jack me met la pression. Je ne tiendrai pas un jour de plus.
- Tu vois ? - Pas ici. Attends.
Viens.
Ouvrez, s'il vous plaît.
Vous pouvez garder un œil sur le nouveau ?
- Oui. - Ça va.
D'accord. Viens.
- Raconte-moi. - Jack me harcèle.
Je dois trouver le blé de Tavares, et me tirer.
Je ne tiendrai pas un jour de plus ici.
Moins fort.
Je n'en peux plus.
Il faut que je sorte et que j'aille chercher mon fils.
Tu viendras avec nous.
Ton fils a besoin de toi vivant. Sois prudent.
- Ça peut déraper. - Écoute-moi !
Tu ne m'écoutes pas.
Aux États-Unis, Dante Pardo n'existe pas.
Lázaro n'est pas un criminel.
Frida.
Penses-y.
La porte.
- Ça va, docteur ? - Oui.
Merci.
- Raccompagnez le détenu. - D'accord.
Allons-y.
Regarde.
Tes nouveaux copains. On est cool, nous.
On est des mecs bien.
Les plus cool.
Les caïds.
Lui ? Bocinas.
Bocinas.
Salut.
Mosco.
Santito, c'est moi. Tiens.
Tu veux goûter ?
Vas-y, c'est Santito qui régale.
Il aime ça.
Oui, ça lui plaît.
Génial.
On est entre potes. Tout va bien.
Il est bien, le bridé.
- Le Chinois ? - Le Chinois.
Mosco.
C'est toi ?
Il est en colère.
Mosco. Bocina.
Bocina. Santito.
Bouteille.
Oui, carrément.
- Vas-y. - Whisky.
Dis-le bien.
Whisky.
Génial.
Il en a les yeux qui brillent.
Comme ça.
Oui, c'est bien.
C'est carrément cool.
On a adopté un expert en karaté.
Mosco.
Tu en veux encore ?
Vas-y.
- Le chinetoque. - Tiens.
Chinetoque !
Il est bien, lui.
Tiens.
Il a bon goût, tu vois ?
Il vient de Chine.
Via Nuevo León, Santito.
Oui, c'est ça !
Allô ?
Frida ? C'est moi.
Ça va ?
Oui, tout va bien.
J'ai suivi Jack jusqu'à une maison et j'ai vu Pablo.
Vous êtes sûre ?
Certaine. J'ai aussi vu Conchita.
Mon ancienne nounou. J'ignore ce qu'elle fait là.
C'est bizarre.
N'entrez pas seule.
Je serai là demain. Attendez-moi.
D'accord.
Au revoir.
Roxanita, comment ça va ?
Bonsoir. Entrez.
- Bonsoir. - Entrez.
Vous êtes charmante.
Merci.
- Vraiment jolie. - C'est vrai ?
Merci mille fois d'être venue.
Merci beaucoup.
- Merci à vous. - Merci.
Monsieur le procureur.
Très jolie.
Du vin ?
- Très bien. - Oui ?
- Venez dans la chambre. - Je pose mon sac.
Pour être franc, je me sens un peu bizarre.
Je vais vous dire pourquoi.
Ma femme est morte il y a dix ans.
Je n'ai pas fréquenté de femme depuis.
C'est déroutant.
- Roxanita. - Oui ?
Du vin rouge, ça va ?
- Oui, ça ira très bien. Merci. - Bien.
Pas de chichis.
Je ne veux pas vous manquer de respect.
Si, soyez irrespectueux.
- Allez-y. - Santé.
Santé.
Que fait une femme comme vous...
à La Rotunda ? Une telle beauté.
Une femme si unique.
Merci, procureur.
Je le pense. Vous êtes aussi belle qu'unique.
Merci, procureur.
Vous savez quoi ?
Chaque fois que vous dites "procureur", je me sens...
Bizarre. Ça me monte à la tête.
Laquelle ?
La...
La tête.
D'accord.
Pour vous répondre,
quant à La Rotunda...
J'y suis à cause de mon oncle. Il était garde à Sierra Chica.
- Il est décédé. - Tiens donc.
C'est bête.
La prostate.
Je vois, la prostate.
Oh, non. Non.
C'est...
Cancer de la prostate.
On en a...
Juste au cas où. Mais non.
Ce n'est presque jamais nécessaire.
- Mon procureur. - Santé.
Bref,
on commence à être à l'aise ?
- Oui. - Vous avez l'air...
Vous semblez
très tendu.
- Je le suis. - Oui ?
Oui.
Vous sentez très bon.
- Vraiment, délicieux. - Oui ?
Vous portiez le même parfum lors de notre rencontre.
Quelle coïncidence.
C'est la deuxième fois que je le porte.
Aujourd'hui.
- Il n'y a pas de coïncidences. - Non ?
Les rencontres se font grâce au destin.
Il n'y a jamais de coïncidence.
Votre âme et la mienne
se connaissaient.
La vôtre, mûre. La mienne, jeune.
On dit
que l'homme a l'âge...
de la femme qu'il caresse.
Caressez-moi, alors.
Oui.
Vous faites des UV ?
Vous êtes bronzée.
C'est exactement la couleur
des cuisses de ma femme.
Ne parlons pas de choses tristes.
- Non. - Pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, c'est la fête.
Mon procureur.
- Ça vous plaît ? - Oui.
Quand voulez-vous votre heure de lecture ?
- Docteur. - Silvestre.
Merci.
Remplissez le formulaire et donnez-le-moi plus tard.
Tout va bien ?
C'est Linda.
Elle a suivi Jack jusqu'à une maison.
Elle y a vu son ancienne nounou.
Écoute.
Pablo est là-bas.
Demain, on y va toutes les deux.
Faites très attention.
Oui.
Je n'ai jamais rien fait de pareil.
J'ignore ce qui peut arriver.
Tout ira bien.
Je te promets que ça ira.
Merci.
Viens, mon beau procureur.
- Je viens ? - Oui.
- Quoi ? - Elle est dure, comme du titane.
- Du titane ? - Oui.
Elle est
en titane ?
Oui ?
Mets-moi ton titane.
Tu vas voir.
Si douce.
C'est vrai qu'elle est dure.
À genoux.
Tu aimes ça ?
J'adore.
- Plus vite. - Attends.
- Si douce. - Pas si vite.
Je crache dessus.
C'est bon, ça.
- C'est bon ? - Oui.
- Plus haut. - Oui ?
- Vas-y. - Oui.
- Je te suce ? - Quoi ?
Tu veux une pipe ?
Bien sûr.
Après.
Après ?
Écoute...
Retire-toi plus vite. Plus vite.
Comme ça, c'est bien. Vite !
Vas-y, plus vite.
Attends un peu.
Tu es comme sur les photos.
Exactement pareil.
- Des photos ? - Celles que tu m'as envoyées.
C'est bon !
Plus vite, plus vite.
- Encore ! - Attends.
- Encore ! - Plus vite ?
C'est ça que tu veux ?
Comme ça ?
Procureur ?
Tu es lourd.
Procureur.
Arrête de déconner.
Procureur.
Putain de merde.
Non. Bordel de merde.
Non.
J'ai ce que tu voulais.
Tu seras attendu demain à midi, à Archer Park.
Allez-y demain, Frida. Jack ne sera pas là.
Mais faites bien attention.
Déjà fini ? C'est un éjaculateur précoce ?
Je crois qu'il est mort.
Mort de plaisir, oui.
L'extase fatale.
Je suis sérieuse. Le vieux est mort.
Quoi ? Comment ça, mort ?
- Il ne bouge plus. - Il dort.
Après une belle partie de jambe en l'air, c'est normal.
- Il ne bouge pas ! - Vérifiez.
Ne me faites pas de frayeur. Vérifiez.
- Vérifiez. - Comment ?
Mettez le haut-parleur.
Prête ?
- Oui. - Vérifiez son pouls.
Vous le sentez ? Il doit dormir.
- Il dort. - Je ne sens rien.
- Écoutez son cœur. - La ferme !
S'il n'y a rien, bouche à bouche.
Je ne sais pas faire ça.
Faites comme dans les films. Couvrez sa bouche
et soufflez. Couvrez et soufflez.
Un, deux, trois, soufflez. Comptez et soufflez.
- Comptez, soufflez. - Deux, trois.
Comptez.
Jusqu'à trois.
J'ai compté, mais il est mort.
Il ne se réveille pas.
Du calme, Roxana. Je serai bientôt là.
Pauvre procureur.
Si tu te réveilles, je jure...
de te sucer toute la nuit.
Pendant un an !
Allez !
- Recommence. - T'es con ?
Qu'est-ce que tu fous ?
- Tu cherches la merde ? - Ça suffit.
On joue, c'est tout.
Ça suffit.
Je t'ai fait la passe pour que tu marques.
Il y a quoi ?
- Quoi ? - Je vais buter les Tavares.
De quoi ?
Ils leur filent une télé,
pour voir le match. Et nous ?
Qu'est-ce que ça fait ?
Qu'est-ce que tu dis ?
On a un truc merdique, ils ont un écran géant.
C'est de l'arnaque.
C'est la faute de ce con de Peniche.
Peniche !
Du calme.
- Tout ça pour un match ? - C'est l'équipe national.
J'en parlerai à Peniche, mais stop.
On se calme.
Ramasse le ballon.
- Tout de suite. - Assez.
Ça suffit.
Magne-toi, connard.
Et merde.
Qu'est-il arrivé ?
Vous l'avez tué.
Vous l'avez tué, Roxana.
Non. Il n'a même pas tenu jusqu'au bout.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
- C'est votre faute, tout ça. - La ferme.
C'est votre faute. Vous l'avez tué.
Vous m'avez forcée à venir !
- Qu'est-ce que vous avez fait ? - Rien.
Il a pris un truc ?
- Vous lui avez donné quoi ? - Rien. Il a pris une pilule
pour bander.
Fait chier.
Procureur.
Reposez en paix.
Procureur.
Que Dieu veille sur vous.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Réfléchir, d'abord.
Habillez-vous.
J'en veux un peu.
Ça va ?
Tu fais la gueule ?
Lâche-moi un peu.
Tu bois tout seul.
Et tu dégages un truc craignos.
Il se passe quoi ?
C'est ta sentence ?
Si ce n'est pas ça...
c'est ta femme.
Elle est morte.
Désolé.
Je m'inquiète...
pour un petit gars grand comme ça.
T'as un fils ?
Ne t'en fais pas.
Je garderai le secret.
Vous êtes sûre, c'est là ?
C'est sa voiture.
- Il est là ? - Oui.
Il est là.
Et s'il vous voit ?
Ça ne doit pas arriver.
- Ça ira. - S'il vous voie,
on aura des ennuis.
Ça va aller. On attends qu'il parte et on y va.
Ce n'est rien.
Il faut faire encore plus attention.
Tout ira bien.
Attendons.
Vous vous êtes connus où ?
Pardon ?
Avec Lázaro. Vous le connaissiez avant ?
Non, c'était à La Rotunda.
Je le vois,
comme d'autres détenus, régulièrement.
Et il vous plaît.
Non. Enfin, il est gentil.
- Mais... - Il vous plaît.
Avant, il était...
Il était très différent.
Comment ça ?
Globalement. Il était beaucoup plus joyeux.
On l'était tous.
Il aime vraiment Pablo.
Ça en dit long sur un homme.
Merde.
- C'est lui ? - Oui.
Et s'il vous voit ?
Ne bougez pas.
Il vient par ici ?
Attendez. Il monte dans sa voiture.
Allez, allez.
Attendons encore.
Ne bougez pas.
Il va partir.
Il s'en va.
On attends encore.
Par où passe-t-il ?
On ne risque plus rien.
Allons-y.
- On frappe ? - Oui.
J'arrive.
Linda !
- Conchita. - Bonjour, Linda.
- Linda. - Quelle joie de te voir !
Je suis navrée pour ton père.
Quel drame !
- C'est très triste. - Merci.
Bonjour, madame.
Enchantée, je suis Frida.
Enchantée.
- On peut entrer ? - Non. Où allez-vous ?
Pablo. Salut.
Je suis l'amie de ton père.
Viens, on t'emmène voir papa. Viens.
On y va.
Laissez-le, il ne veut pas.
Conchita. On l'emmène.
On le rend à son père.
- On le ramène à son père. - Non.
Je dois appeler sa famille.
Frida, s'il vous plaît.
Je suis responsable.
- Il faut... - Non.
- Non. - On va voir son père.
- Je suis responsable de lui. - Il a été enlevé.
Laissez-le.
Non, pas maintenant.
- Quoi ? - Non.
- Linda. - Que se passe-t-il ?
- Que se passe-t-il ? - Silence.
Fais bien gaffe.
Qui est-ce et que fait-elle ici ?
Non. Pardon.
Ne faites pas ça.
Réponds à ma question !
Réponds !
Qui est-ce et que fait-elle ici ?
Du calme.
Posez votre arme.
Du calme ?
Allez chercher de l'aide !
Pablo !
Non !
- Rentrez ! - Non.
Pas ça !
- Conchita. - Oui ?
Emmenez le petit dans la chambre.
Oui, monsieur.
S'il vous plaît.
Calmez-vous.
Pitié.
Écoutez.
- Tu es un criminel. - Non, Linda.
Linda, non !
Pitié, non.
Pitié.
Comprends bien une chose.
La situation va devenir
très sanguinolente
si tu ne me réponds pas.
Qui es-tu et que fais-tu ici ?
Sous-titres : Rhys Guillerme
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