Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Restauration par les Archives du British Film Institute
et Granada International
grâce à la Fondation David Lean
LES AMANTS PASSIONNÉS
Des vacances !
Des vacances en Suisse !
C'étaient les premières vraies vacances
depuis des années, pour Howard et moi.
Il devait me rejoindre dès qu'il pourrait partir.
J'imaginais tout cela
comme si je n'avais jamais quitté l'Angleterre.
Du pain blanc !
Du beurre !
Un merveilleux café...
et de la crème !
Le soleil brillait.
Au-dessous de nous, on voyait la côte française.
Comment seront les gens que nous allons rencontrer là-bas ?
La chambre d'hôtel sera-t-elle confortable ?
Non, merci.
Bien sûr, elle était très confortable.
La secrétaire d'Howard était venue avec moi
et elle était très impressionnée.
C'est ravissant.
- C'est ravissant, n'est-ce pas ? - Tout à fait.
La chambre de Mlle a la même vue ?
Oui, elle est dans le corridor.
Je vais la voir.
Je vous rejoins dans une demi-heure.
J'étais consciente que cette chambre s'ouvrait sur une autre,
comme souvent dans les hôtels.
Mais je ne cherchais pas à savoir qui serait à côté.
Il n'y avait aucune raison.
Bien sûr, monsieur, entrez donc.
On vous attendait plus tôt.
Je suis très en retard. J'ai raté la correspondance à Bâle.
La chambre est prête, c'est la 6.
Pas d'autres bagages ?
La cuisine est fermée,
mais si vous avez faim, je peux trouver quelque chose.
Non, merci. J'ai dîné dans le train.
J'entendais un faible murmure de voix.
Je lisais au lit.
Je devais être à moitié endormie.
Et curieusement, même si je ne l'avais pas revu depuis neuf ans,
je me suis mise à penser à lui.
Qu'aurais-je fait si j'avais su qu'il se trouvait à quelques pas ?
Aurais-je paniqué ?
Me serais-je enfuie ?
Non, j'aurais voulu le voir et l'entendre.
Mais j'étais allongée, à penser dans le noir...
Neuf ans plus tôt, la veille du Jour de l'an...
Tu es heureuse ?
- Je n'en ai pas l'air ? - Tu es magnifique !
- Que fais-tu aujourd'hui ? - J'enseigne à l'université.
- Tu as enfin conquis le monde. - Quoi ?
- C'est bon de te revoir. - Tu es où ? Dans une loge ?
Au-dessus. Il faut que je parte...
C'est merveilleux de t'avoir revu, Steven.
- Au revoir, Mary. - Au revoir.
Et bonne année !
- Comment pourrai-je te joindre ? - Je t'appellerai.
Quoi ?
Je pensais t'avoir perdue.
Bonne année, ma chérie.
Bonne année, Howard.
Je t'ai cherché partout.
Je me suis perdu dans la danse.
- Bonne année, ma chère Pat. - Heureuse année. Très bonne année.
Il s'est passé une chose extraordinaire.
J'ai rencontré Mary.
Elle est quelque part par là...
C'est drôle, non ? Après tant d'années.
Dansons.
Quelle étrange vision !
- Combien peut-il y avoir de gens ? - Des milliers...
- Le son est étrange. - Très.
Ils ont tous l'air suspendus par d'invisibles fils.
Cela fait quatre...
Quatre hommes costumés en squelette.
L'un danse avec la femme qui sort d'un tableau de Gainsborough.
Là, au centre de la piste.
C'est difficile de distinguer quelqu'un.
- Comment va-t-elle ? - Mary ? Bien.
Elle est là-haut.
- Tu veux la rencontrer ? - J'aimerais beaucoup.
- Où sont les autres ? Ils dansent ? - Ils essayent.
Tu vas danser ou tu ne fais que regarder ?
- Tu t'amuses ? - Beaucoup.
La voilà.
- Je dois vraiment la rencontrer ? - Bien sûr que non.
Tu te rappelles Steven Stratton ?
- Comment allez-vous ? - Je vous présente Mlle Moore.
On s'est rencontrés à New York ?
Non, c'était à Burnmoor il y a 5 ans.
Bien sûr ! Heureux de vous revoir. Veuillez m'excuser...
Ces fêtes sont de plus en plus surpeuplées.
- On vous laisse quelque part ? - Non, merci. Nous allons marcher.
- Nous devrions dîner ensemble. - Avec plaisir. Bonne nuit.
Je n'arrive pas à me rappeler son nom...
Justin !
Il est dans la haute finance, je crois.
- Il est très riche, aussi. - Il a l'air sympathique.
Je l'ai à peine connu.
- Ils sont heureux ? - Je le pense.
C'est le genre de vie dont Mary rêvait.
Elle était très amoureuse de toi ?
C'est ce que je croyais...
Mais elle l'a épousé.
C'est le biologiste, n'est-ce pas ?
Je pensais que tu l'avais oublié.
Je m'en souviens très bien.
Tu ne donnais pas cette impression.
L'ennemi ne doit jamais savoir qu'il est observé.
L'ennemi ?
Disons l'ami, alors...
Tu t'es amusée ?
J'aimerais que les affaires aillent mieux dans les jours à venir.
Tu n'as pas froid ?
M'aimeras-tu toujours, Mary ?
Toujours !
"... et l'infini lui-même possède plus de frontières que l'amitié.
"Car un jour, une nuit, entraînés par une main invisible,
"tous s'abandonnent..."
"À l'amour !"
Réveille-toi, chérie, on est arrivés.
Je ne dormais pas vraiment.
Bonne année, Bates.
Bonne nuit, ma chérie.
Bonne année.
Je n'aimerai personne comme toi.
Pourquoi tu ne m'épouses pas ?
Je ne le sais pas moi-même.
Et même si je le savais, tu ne le comprendrais pas.
Si deux personnes s'aiment vraiment, ils veulent rester ensemble.
Ils veulent s'appartenir.
Je ne veux appartenir qu'à moi-même.
Ta vie sera un échec.
Ne sois pas fâché contre moi.
Je ne peux pas m'en empêcher.
Pourquoi ne puis-je aimer normalement ?
Ta vie sera un échec.
Attention, s'il vous plaît,
les passagers pour Berlin
sont priés de se présenter aux douanes.
Je serai de retour jeudi.
Vos bagages sont enregistrés.
J'ai pris cette écharpe, au cas où il ferait froid.
Tu vas aller à la campagne ?
Je reste en ville. Je ne sais pas...
Au revoir.
- Amuse-toi bien. - Merci. Bon voyage.
Au revoir, Mlle Layton.
La tache disparaît avec 5 % d'acide sulfurique,
et lavée avec de la potasse d'alumine et du bleu de méthylène...
On distingue assez bien les spores. Regardez.
Je pense aller quelques jours à la campagne.
Je ne sais pas.
Bonne nuit, Mary, et merci beaucoup.
De la part de qui ?
Un instant...
Mme Justin ?
On vous demande au téléphone.
- Qui ? - Un certain M. Stratton.
Merci, Joan.
Bonjour, Steven.
Quelle surprise !
Comment vas-tu ?
Je vais très bien.
Je viens de trouver ton numéro dans l'annuaire.
Oui, c'est drôle.
Tu dois être très prise, mais je pensais que...
Quand ?
Peut-être, je n'en suis pas sûre.
Je prends mon agenda.
Oui, ce sera parfait...
Attends...
Samedi ?
Ce serait merveilleux !
Bonjour, Mary. Entre.
Je suis en retard.
- Le taxi a eu du mal à trouver. - Ils cherchent toujours.
Tu entres ?
Ils ont changé le nom de la rue.
On a demandé à un policier.
Quelle pièce charmante !
Ce fauteuil est confortable.
Que veux-tu boire ?
- La même chose que toi. - Du sherry ?
Je pensais que tu ne viendrais pas me voir.
J'ai failli ne pas appeler.
Je suis contente que tu l'aies fait.
Je n'ai pas le temps de déjeuner pendant la semaine.
- C'est presque prêt. - Tu n'as pas fait la cuisine ?
Mais si, je suis un très bon cuisinier.
Je peux t'aider ?
Non, bois ton sherry et mets-toi à l'aise.
- Tu es toujours imprévisible. - Que veux-tu dire ?
Tous les professeurs font la cuisine ?
Seulement les biologistes.
Tout cela t'appartient ?
C'est bien arrangé. C'est toi qui l'as fait ?
Je ne savais pas que tu avais cette photo de moi.
- Pourquoi je souriais comme ça ? - À cause de moi.
- Laisse-moi porter quelque chose. - Non, assieds-toi.
C'est superbe.
Oui, ça a l'air superbement bon.
Je me suis régalée.
J'espère que le café sera bon.
Je ne me sers pas souvent de ça.
Ça a l'air d'aller.
En fait, ça sent le café.
Tes livres sont toujours mélangés !
Sherlock Holmes à côté d'Aristote.
Il y a des livres à toi.
J'ai vu ça.
Je me souviens de celui-là.
Que peux-tu bien en faire ? Tu me l'avais offert à Noël.
Noir ?
S'il te plaît.
"Dieu donna à chacun un bol d'argile."
"C'est dans ce bol que chacun boit la vie."
On met des années à comprendre certaines choses.
C'est toujours deux sucres ?
Est-ce que tu joues toujours ?
Très peu, seulement pour le plaisir.
"La musique qu'ils aiment révèle leur âme..."
- Tu te souviens de ça aussi ? - Bien sûr.
Tu me l'as écrit dans une lettre.
Je l'ai copié dans un livre pour t'impressionner.
- Je le savais. - Vraiment ?
J'avais quand même aimé.
On fait des bêtises quand on est jeune.
Comme nos conversations sur ce que je voulais faire dans la vie...
Je voulais conquérir le monde. Tu te souviens ?
Un chevalier en habit de lumière.
Je le pensais vraiment !
Je ne croyais jamais devenir
grisonnant et dégarni,
gras et terne.
Et il y avait autre chose.
Respectable.
Oui, c'est ça.
La nuit tombe tôt.
Le déjeuner a duré longtemps.
On voit les lumières de la ville à travers le parc.
Je dois rentrer.
L'autre nuit, c'était très beau d'ici.
La lumière dégoulinait sur un immeuble.
Le ciel entier devenait incandescent.
Alors, je me suis mis à penser à des choses oubliées.
Quelles choses ?
Des choses à propos de toi.
Je croyais avoir tout oublié jusqu'à l'autre nuit.
Maintenant, je me rappelle chaque détail.
Moi aussi.
On se connaissait si bien que soudain,
il a semblé que ces dernières années n'avaient jamais existé.
Dans la semaine, lorsqu'il pouvait, nous déjeunions ensemble.
Mais les samedis et les dimanches nous appartenaient.
C'était merveilleux.
Nous avions déjà fait cela, autrefois.
Mais les jours passant, de nouvelles choses apparaissaient.
Je ne connaissais pas le plaisir de marcher au bras d'un homme.
Tout le monde connaît ça,
mais pour moi, c'était une découverte.
Tout semblait si naturel.
Il était facile de ne pas penser aux conséquences.
Nous étions heureux, et cela justifiait ce qu'on vivait.
Du moins pour un temps.
Je pensais...
Oui, je sais.
Il faudra pourtant le faire.
Non, pas maintenant !
La banque de Rome.
La banque allemande.
Les notes sur le débat avec Perano, c'est très important.
Mon avis sur ses biens immobiliers.
Un document sur notre bureau de Berlin. Je ne l'ai pas lu.
Mlle Layton, ce sera tout.
Et corrigez-le pour moi,
je dois rendre mon rapport demain.
Tu es allée à la campagne ?
Je voulais y aller cette semaine.
Je croyais ne pas pouvoir rentrer.
- Tu as des projets ? - Seulement pour ce soir.
Je vais au théâtre avec Steven Stratton.
Vous êtes beaucoup sortis ensemble ?
Non...
Tu veux encore du thé ?
Je n'ai pas fini celui-ci.
Quel est le spectacle ?
Une comédie musicale au Royalty. Ça s'appelle Premier Amour.
J'en veux bien un peu plus, maintenant.
Ça ne te dérange pas ?
Bien sûr que non. J'ai un rapport à faire.
C'est dommage...
- Qui d'autre as-tu rencontré ? - Les gens habituels.
Ta voix n'est pas comme d'habitude.
Pas du tout.
Je suis aussi responsable que toi.
Ce n'est pas à toi, mais à moi de le faire.
- Ce n'est pas juste. - C'est mieux pour lui.
Cela serait humiliant pour lui si tu venais.
Je comprends.
Ça va aller. Vraiment, ça ira.
Quand vas-tu ...
Une liqueur ?
Non, merci. L'addition, s'il vous plaît.
- Tu vas lui dire ce soir ? - Je ne pense pas.
J'attendrai le meilleur moment, mais ne t'en fais pas.
Je vais quand même m'inquiéter.
Je sais ce qu'il va dire.
Il me l'a dit à l'époque...
Que notre amour, le tien et le mien, n'était pas ce que je désirais.
Que je ne pourrai jamais appartenir à quelqu'un ...
Je t'appartiendrai !
Oui, Justin.
Elle les a oubliés.
Ils sont au rang D, numéros 24 et 25.
Laissez-la les prendre si elle le désire.
Merci beaucoup. Au revoir.
Bien, continuons.
Où en étais-je ?
"Le président a dit..."
"Tant que la banque allemande constatera que les taux d'intérêt
"ne seront pas au niveau des taux d'investissement,
"elle ne suivra pas les taux d'épargne
"sur le marché...
"Les restrictions imposées par le régime
"ont assuré une marge de sécurité à cet égard.
"Il a expliqué que, depuis, on a trouvé d'autres moyens
"de stabiliser le niveau des prix internes.
"Les effets sur le marché normal ont été largement neutralisés.
"À l'issue de cet entretien, j'ai eu le sentiment
"que ses protestations hâtives manquaient de sincérité."
Je continuerai demain.
Bien, M. Justin.
Dois-je résumer ce que vous m'avez dit ?
- Non, vous le ferez demain. - Y a-t-il autre chose ?
Rien, merci. Bonne nuit.
Nous sommes presque arrivés.
Tu m'appelles demain ?
Oui, vers midi.
Bonne nuit, mon amour.
C'est toi, Mary ?
Merci, Steven, je me suis bien amusée.
Nous n'allons pas vous laisser partir comme ça. Entrez donc.
Non, merci. Mon taxi attend.
Allez le payer et venez prendre un verre.
J'arrive dans une minute.
- Je vous dois combien ? - Trois shillings.
Donnez-moi votre manteau.
Mary nous rejoint tout de suite.
Elle vous a dit que j'étais en Allemagne et en Italie ?
Oui.
Vous avez fait bon séjour ?
J'ai passé la plupart du temps avec les membres du gouvernement.
C'était intéressant, bien sûr.
Pour ces choses, il faut un certain goût pour l'intrigue.
Asseyez-vous.
Que buvez-vous ? Whisky-soda ?
Tu as passé une bonne soirée ?
Oui, très bonne.
On met de la musique ?
Prenez une cigarette, Stratton.
Où avez-vous dîné ?
Dans ce restaurant français avec le serveur fou.
Qu'ils arrêtent de nous envoyer des iris.
C'est agressif.
- Comment était le spectacle ? - Très bien.
De bonnes places ?
Excellentes.
Assieds-toi.
Je t'apporte un verre.
Un petit.
Quand Mary est entrée, j'allais dire
que ce qui me frappe chez les Allemands,
c'est leur triste confiance en eux.
En quoi est-ce triste ?
Croire que la force se trouve dans le muscle est triste.
Vous ne croyez pas ?
Un glaçon ?
Ne te lève pas.
Je trouve qu'il existe un défaut dans l'esprit germanique
qui se révèle à chaque fois qu'ils prennent le pouvoir.
C'est une sorte d'hystérie romantique.
Peut-être pas romantique, mais hystérique, en tout cas.
Et qui semble les transformer,
d'individus assez mesurés et intelligents
plutôt sentimentaux,
en une dangereuse foule
qui peut croire si fort en un mensonge que celui-ci devient...
la vérité !
- Steven, il est tard. - Qu'il finisse son verre.
- Ça ne va pas ? - Que se passe-t-il ?
Il sait qu'on n'était pas au théâtre.
Je vois...
Désolé que vous l'ayez découvert ainsi,
mais vous devez savoir la vérité.
Mary et moi nous sommes toujours aimés,
et nous nous aimons encore.
Une erreur a été commise, il y a des années.
Et vous voulez la réparer ?
C'est un choc de découvrir que sa femme aime un autre homme.
Quand on croit son mariage heureux et précieux,
le choc est encore plus grand.
Steven, pars maintenant.
Des tas d'idées étranges vous traversent l'esprit.
On pense même à tuer.
Steven, va-t'en.
Je veux parler avec Howard.
Mary a raison. Vous feriez mieux de partir.
Et te laisser ici ?
Il vaut mieux que tu partes.
Ça va aller.
- Je te revois quand ? - Je ne sais pas.
Sortez !
Je n'arrive plus à réfléchir.
Bonne nuit, Steven.
Alors ?
Je voudrais voir Mme Justin.
Veuillez attendre un instant.
Excusez l'état de la pièce.
Désolée, Mme Justin n'est pas là.
Puis-je faire quelque chose ?
M. Justin est là ?
J'ai peur qu'il ne soit très occupé.
C'est personnel et très important.
Je suis désolée, c'est tout à fait impossible.
Voulez-vous laisser un message ?
Non, merci.
Poursuivons.
Mlle Layton, laissez-nous un instant.
Pourquoi êtes-vous venu ?
Vous n'avez pas lu la lettre de Mary ?
Si, je l'ai lue.
Vous pensiez que je n'y verrais que du feu ?
Que voulez-vous dire ?
Elle n'a pas écrit cette lettre seule. Vous la lui avez dictée.
N'est-ce pas ?
À vrai dire, non.
Écoutez-moi, Stratton, je ne vous ai pas invité à venir.
Je ne veux pas discuter avec vous.
Mais puisque vous êtes là, je vais vous dire ce que je pense.
Asseyez-vous.
Dites-lui que je le verrai à New York.
Et ne me passez plus de communications.
Si je pensais que vous pouviez avoir une vie commune avec Mary,
j'aurais ressenti les choses autrement.
Mais je ne crois pas que ça marcherait.
Comment pouvez-vous le savoir ?
Vous dites aimer Mary ?
Oui, je l'ai toujours aimée.
Vous l'aimez peut-être, mais vous ne la connaissez pas, moi si.
Notre mariage était très réussi jusqu'à maintenant.
Il était basé sur la liberté et la compréhension,
plus une profonde affection.
Cette sorte d’union, nous la voulions tous les deux.
Votre amour est de l'espèce romantique.
Cet amour est très exigeant.
Il demande l'intimité,
le don de soi et la priorité devant toute chose.
Ce n'est pas cet amour que Mary attend.
Vous avez presque réussi à la persuader.
Ensemble, vous êtes dangereux.
Je ne vous blâme pas, mais vous ne pouvez rien y changer.
Vous devez rester éloignés l'un de l'autre,
et je veillerai à ce que vous le soyez.
Je comprends votre point de vue,
mais c'est celui d'un banquier glacial
et je ne le partage pas du tout.
Nous sommes des êtres humains, pas des marchandises.
Mary vient avec moi à Washington.
Nous partons cette nuit.
Je crois que vous avez peur.
Oui, j'ai peur.
Je veux la voir.
D’accord.
Tu vas bien ?
Ils ne m'ont pas laissé te parler au téléphone.
Quand je suis venu te voir, ils m'ont dit que tu étais sortie.
Oui, je sais.
J'espérais que tu me téléphonerais,
et j'ai reçu cette lettre.
Je n'aurais pas dû l'écrire.
Je n'aurais pas dû te laisser avec lui.
C'était mieux ainsi.
Il pense que tu vas rester avec lui.
Je reste, Steven.
Je n'aurais pas dû écrire cette lettre, c'était lâche.
- J'aurais dû te le dire. - Me dire quoi ?
Que je ne viendrais pas avec toi.
Il y a moins de 24 heures, tu m'as dit que tu m'aimais.
- Tu le pensais. - Oui, c'est vrai.
Je t'ai demandé comment tu pouvais m'aimer et en épouser un autre.
Je me souviens.
Ton mariage ne peut être que malheureux.
Il ne l'a pas été, pas du tout.
Mais maintenant, il l'est. Tu le sais.
Je ne suis pas bonne, Steven.
Je voulais ton amour,
mais aussi l'affection d'Howard et la sécurité qu'il m'apportait.
Je peux te donner la sécurité
et beaucoup plus que de l’affection.
Tu ne me connais pas vraiment.
Mon amour ne vaut pas grand-chose.
Il me suffit.
C'est celui dont j'ai toujours rêvé.
Ne dis pas cela.
S'il te plaît.
Je ne peux pas te suivre,
je ne peux pas.
Voudras-tu toujours n'appartenir qu'à toi-même ?
C'était il y a neuf ans.
Et même après neuf ans,
je me couchais en pensant à lui.
Je me demande ce que j'aurais fait
si j'avais su qu'il était à quelques pas de moi.
Si le destin avait été doux et généreux,
nous ne nous serions jamais revus.
Mais le destin n'est ni doux ni généreux.
Il nous a réunis près d'un lac ensoleillé,
aux pieds de montagnes enneigées pendant des vacances en Suisse.
Votre dame de compagnie est là.
Bonjour, Madame. Un télégramme de M. Justin.
Il pense quitter Londres aujourd'hui.
- Vous avez bien dormi ? - Très bien. Il va faire chaud.
J'ai senti que la journée serait magnifique et elle l'est.
Ses premières vacances depuis longtemps
et il passe les premiers jours à travailler !
C'est encore la Royal Commission.
- Le café est bon ? - Je ne sais pas, j'ai pris du thé.
C'est toi ?
Tombée du ciel.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Quand es-tu arrivé ? - Très tard la nuit dernière.
Juste une lueur et le portier pour m'accueillir.
Et je te vois ici.
- La secrétaire de mon mari. - Comment allez-vous ?
Le professeur Stratton. C'est ton titre, non ?
- Nous n'avions pas été présentés. - Tu prends ton café avec nous ?
Heureux que tu sois la première à me le proposer.
- Nous sommes aussi arrivées hier. - Êtes-vous déjà venu ici ?
Une ou deux fois, avant la guerre.
- Et aujourd'hui ? - Je fais l'école buissonnière.
Je devrais être ailleurs et cet endroit n'en fait pas partie.
Vous devez être à l'université ?
J'aime les villes d'étudiants.
- Vous vous y ennuyez, sans doute ? - Pas du tout.
Je vais répondre à ce télégramme.
Je suppose que ça devait arriver.
Cela a pris pas mal de temps.
Neuf ans...
Je suis heureuse que cela arrive dans un si bel endroit.
Cela aurait pu être à Londres, dans une gare ou dans la rue.
Il y a quelque chose d'extraordinaire.
J'ai pensé à toi la nuit dernière.
Moi aussi.
Je pensais que si tous les deux...
Je deviens bête.
Tu n'as pas changé, Steven.
Tu as l'air fatigué, tes yeux sont cernés.
- Tu as trop travaillé ? - Non.
Mais j'ai une folle envie d'aller dans la montagne.
Je pourrais t'accompagner ?
Ce serait contre les règles, non ?
Pourquoi ? Ce n'était pas prévu.
Je suppose que non.
J'ai eu envie de te rencontrer ainsi des centaines de fois.
C'est notre dernière chance pour le reste de notre vie.
Le soleil brille, le jour se lève, tu ne peux pas partir tout seul.
- Où allons-nous ? - Sur un sommet.
- Quoi ? - Sur un sommet.
C'est une nouvelle façon de faire de l'escalade ?
Je disais...
Quand t'es-tu marié ?
Pendant la guerre.
Avec qui ?
Tu l'as rencontrée un Jour de l’an.
Oui, je m'en souviens.
Nous sommes devenus pratiquement des étrangers.
Je suppose que nous le sommes.
Comment as-tu appris mon mariage ?
Je m'arrange pour avoir de tes nouvelles.
J'ai cherché ton nom dans l'annuaire qui est sorti après la guerre.
On atteint les nuages.
Moi aussi, je voulais savoir.
J'ai vu des photos de toi et de ton mari dans les magazines.
Tu devrais te couvrir.
- Comment va-t-il ? - Howard ? Bien, toujours prospère.
C'est curieux, non ?
- Tu ressembles à un fantôme. - Ça va s'éclaircir.
Il va faire de la politique ?
Oui. On en a beaucoup parlé.
En ce moment, nous sommes plus proches
et plus heureux que par le passé.
J'en suis ravi.
- Tu as une famille ? - Un garçon et une fille.
- De quel âge ? - Six et trois ans.
- Ils te ressemblent ? - Le garçon, un peu, je pense.
- Comment s'appelle-t-il ? - Peter.
Ils sont en vacances à la mer.
C'est un très bon nageur pour son âge.
Pat lui a appris quand j'étais en Amérique.
C'était une surprise pour mon retour.
Tu es très heureux, n'est-ce pas ?
Je pense l'être...
Ça s'est éclairci.
Voilà où on va, au sommet.
Tu as faim ?
- Tu veux que je t'aide ? - C'est une offre sérieuse ?
Tu m'aimeras toujours ?
Pour le meilleur et pour le pire ?
Dans la richesse ou dans la pauvreté ?
Jusqu'à ce que la mort nous sépare ?
Il y a de l'eau, du vin...
Les Suisses sont sympathiques.
Voici l'assaisonnement. Je fais la salade ?
Tu t'es marié quand ?
Marié ? Je ne suis pas marié.
Je ne pourrais pas en épouser une autre que toi.
À quoi penses-tu ?
Je rêve...
Je rêvais de choses ridicules.
Viens manger. C'est prêt.
J'ai toujours su qu'on se reverrait, mais je ne l'imaginais pas comme ça.
Pourquoi ?
Ce n'était ni dans une gare ni dans la rue, mais dans un endroit bondé.
Pourquoi ?
Après la dernière fois, je pensais que ce serait plus facile.
C'était difficile, ce matin ?
Non, c'était merveilleux.
Et maintenant, c'est difficile ?
C'est probablement déraisonnable, mais certainement pas difficile.
Nous sommes heureux de vous revoir.
Avez-vous déjeuné ?
Voici votre clé, la 7.
Je fais monter vos bagages.
Bonjour, M. Justin. On ne vous attendait pas si tôt.
J'ai eu de la chance. Où est ma femme ?
Elle est allée déjeuner dehors.
Où ?
Elle a parlé d'une journée en montagne.
- A-t-elle dit quand elle revenait ? - Elle sera là pour dîner.
- Est-ce que tu y seras à temps ? - Je crois.
Vite, à l'hôtel.
"Vous serez avisé de notre nouvelle position...
"Bien cordialement."
Je ferais mieux de voir cette affaire Arnold.
Quel homme fatigant !
Oui, M. Justin.
"Mon cher Arnold..."
Ces nouvelles jumelles sont extraordinaires.
Elles ont des lentilles en verre traité.
Superbe.
"Quelle que soit la valeur sentimentale
"que vous mettez sur des actions,
"leur valeur réelle est purement marchande.
"Vous parlez de bonne volonté..."
Non, n'écrivez pas ça.
Un moment...
C'est fascinant...
"Je n'ai pas besoin de vous rappeler
"que la bonne volonté ne compte pas
"dans ce genre d'affaire.
"Vous me connaissez suffisamment
"pour comprendre
"que je ne me laisserai jamais influencer
"à ce sujet ou à un autre,
"par de pures
"considérations financières."
Où en étais-je ?
"... à ce sujet ou à un autre
"par de pures considérations irrationnelles."
"Considérations financières" !
- Pardon. - Ce n'est rien...
Écrivez :
"Je suis certain que vous vous êtes rafraîchi la mémoire
"depuis notre dernière correspondance.
"Dans tous les cas, je ne propose pas
"de nous y référer à nouveau.
"Le dossier complet sera transmis
"à nos conseillers juridiques et à nos comptables
"qui ne sont intéressés que par les faits.
"Bien cordialement."
Charmant...
C'est ma femme ?
Oui, je crois bien.
Oui, c'est elle.
Voulez-vous m'excuser un instant ?
La chambre 6, vite !
- Tu y seras à temps ? - L'arrêt du bus est à dix minutes.
Pourrais-je avoir ma clé ?
N'attends pas.
Je me demande dans combien de temps nous nous reverrons.
Je me posais aussi la question.
Peut-être dans neuf ans ?
J'espère que non.
J'ai été heureuse de te voir et de t'entendre.
Que disais-tu ?
Je disais...
J'aime te savoir heureux.
Au revoir, Mary.
Demande de divorce
L'hôtel Schweizerhof à Zurich ?
J'appelle de Londres.
Le professeur Stratton est-il chez vous ?
Nous n'avons personne de ce nom-là.
Je voudrais parler au professeur Stratton, de la part de Mme Justin.
Désolé, madame. Il est parti ce matin.
Savez-vous où il est ? C'est très important.
Je vais me renseigner.
Vous dites qu'il est biologiste.
C'est une description très vague.
Mme Justin ?
Le concierge me dit
que le professeur Stratton est à Genève.
Merci beaucoup.
Ici, Wilson and Maxwell and Wilson.
Je crois que vous connaissez les déplacements de M. Stratton.
Il part de Paris cette nuit.
Il arrivera à Londres demain soir, à 21 h, à la gare Victoria.
Chérie !
- Comment vont les enfants ? - Impatients de te voir.
C'est une demande de divorce.
Je ne me souviens pas ce que j'ai fait ni où je suis allée.
Il y a des cauchemars dont on ne sort jamais parce qu'ils sont réels.
Je crois être allée dans un restaurant.
Un homme n'arrêtait pas de me demander de l'argent.
Je ne m'en souviens pas vraiment.
Je ne pensais qu'à ce que j'avais fait à Steven.
Je devais faire quelque chose...
Je rentrai puis réalisai que je n'étais pas chez moi,
mais dans une chambre d'hôtel. Je n'arrivais pas à dormir.
Je me suis mise à marcher, toujours plus vite.
J'essayais de trouver quelque chose de nouveau à dire à l'avocat.
Il devait arrêter cela,
de n'importe quelle façon.
Il le fallait !
Perdez-vous l'esprit, M me Justin ?
J'essaie de garder toute ma tête. Il faut tout arrêter.
Vous devriez affronter les faits.
Si votre mari veut le divorce avec dommages et intérêts,
c'est qu'il a de bonnes raisons.
Mais c'est absurde.
Cette rencontre, les chambres contiguës...
On ne le savait pas !
Personne ne croira ce que vous me dites là.
Je comprends, je suis désolée.
Je m'emporte.
Qu'est-ce que je fais, alors ?
Que dire au professeur Stratton ?
Vous n'allez pas le revoir ?
Mais si, je lui ai téléphoné.
C'est très imprudent.
Je dois le rencontrer...
Ne voyez-vous pas ce que cela
aura comme conséquences pour lui ?
Son foyer, son travail, son bonheur, tout.
Je ne peux pas ne pas le voir.
Je vous suggère d'annuler ce rendez-vous.
J'ai eu peur que tu ne viennes pas.
Tu pleures ?
Ça va...
Il n'y aura pas de divorce.
Je viens de voir l'avocat.
Howard arrête la procédure.
Allons dans le parc.
Les femmes bien élevées ne fument pas dans la rue.
Le parc n'est pas la rue.
Il a donné une explication à l'avocat ?
Je suppose qu'il a décidé de me croire.
C'est vraiment tout ce que je sais.
Tu as passé de mauvais moments ?
Ne sois pas trop gentil avec moi.
Je ne le mérite pas.
- Ce n'était pas ta faute. - Quelque part, si.
Toute ma vie, j'ai été dure.
Non, tu ne l'as pas été.
Tu es heureux ?
Oui, je le suis. Que vas-tu faire ?
Je voulais en être sûre.
Tu ne m'as pas répondu.
Que vas-tu faire ?
Tu vas retourner vivre avec lui ?
Je ne sais pas vraiment.
J'ignore encore ce que je vais faire.
Il est en voyage.
Il rentre aujourd'hui.
En Suisse,
tu me disais que vous n'aviez jamais été si proches.
Je me demande pourquoi il a entamé cette procédure,
pour l'arrêter si soudainement.
Ça ne ressemble pas à l'homme que j'ai connu.
Tu es vraiment sûre ?
Tu devrais appeler ta femme pour la rassurer.
Il y a une cabine, là.
J'en ai pour une minute.
Il faut que je m'en aille.
On doit se dire adieu.
Au revoir, Mary.
Pense à moi parfois.
Oui, je le ferai.
Qu'y a-t-il, Smith ?
Il faut que je te voie.
Bien ... entre.
Je suis rentré aujourd'hui seulement.
J'ai été retenu à Madrid.
Joan me l'a dit. Tu as fait bon voyage ?
Oui, pas mauvais.
Beaucoup de gens m'ont demandé de tes nouvelles.
Veux-tu un café ?
Non, merci.
J'ai vu l'avocat.
Je sais que je n'aurais pas dû venir.
Ce n'est rien.
Tu ne t'assieds pas ?
Je viens te demander quelque chose.
Vois cela avec Maxwell.
Ce n'est pas cela.
Je suis venue te parler...
de Steven.
Howard, quoi que tu puisses penser
et malgré les apparences, il ne s'est rien passé.
- Tu ferais mieux de partir. - Écoute-moi.
Je ne t'ennuierai plus, je ferai tout...
Je sais que tu ne m'as pas épousé par amour,
mais par affection
et pour mon argent et ma position.
Ça m'était égal.
Je pensais que nous en profiterions ensemble.
Je n'attendais pas d'amour de ta part,
pas même une grande affection.
Je me serais contenté de bonté et de loyauté.
Tu m'as donné de l'amour, de la bonté et de la loyauté.
Mais c'était l'amour qu'on donne à un chien,
la bonté à un mendiant
et la loyauté d'un mauvais serviteur !
C'est peut-être ma faute.
Ça l'est probablement.
Je voulais ce mariage, aujourd'hui je n'en veux plus.
Je veux m'en débarrasser avec tout ce qu'il signifie.
Tu étais ma femme, tu m'as fait me haïr, me mépriser.
Je ne veux plus de toi.
Tu comprends ?
Je ne veux plus rien de toi.
Je ne veux même plus de ta gratitude.
Je veux que tu me laisses en paix.
Maintenant, sors d'ici !
Je suis désolé.
J'ai perdu la tête.
Je suis injuste.
Tu vois...
Il s'est passé quelque chose auquel je ne m'attendais pas.
Je m'en suis aperçu il y a quelques semaines.
C'est une drôle de manière de faire amende honorable
pour mon emportement,
mais je suis tombé amoureux de toi.
Mademoiselle, votre ticket !
Ça va, ressaisis-toi.
- Je peux vous aider ? - Non, merci, ce n'est rien.
Viens t'asseoir.
Ça va mieux ?
Ça va.
Rien ne presse.
On rentre à la maison ?
À la maison ?
Si tu le veux, c'est ta maison.
Adaptation : Sonia Nadeau et Gérard Cuq
Sous-titrage TITRA FILM Paris
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.