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"Jack Quartermaine savait qu'il �tait un homme mort."
Non, non, non.
"Jack Quartermaine pensait qu'il �tait un homme mort."
Non, non.
"Jack Quartermaine craignait d'�tre un homme mort."
Soup�onnait.
Imaginait ?
Allons, Frank. D�cide-toi !
L'ACCORD D'AZERBA�DJAN Frank Collins
Pourquoi tu souris ?
Papa, grand-papa est ici !
Bienvenue � ta nouvelle maison, papa.
C'est plus petit que dans mes souvenirs.
Tu as pas mal de choses, grand-papa.
Je peux le faire, Jordie. Je ne suis pas handicap�.
Personne ne pense �a, Eddie.
- Je veux que tu sois bien accueilli. - Eduardo.
C'est Eduardo, pas Eddie.
D'accord. Mais je pourrais t'appeler papa.
Bon, ce sera Eduardo.
D'accord. C'est tout.
�a t'a pris du temps.
- D'accord. - Bon sang.
Tu sais o� j'ai eu �a ?
Juge Phillips, Cour supr�me.
Il m'a donn� ceci quand j'ai plaid� devant lui � la cour f�d�rale.
Il n'avait jamais entendu un argumentaire plus solide
de la part d'un avocat de toute sa vie.
J'esp�re que les lits superpos�s, �a te va.
Oui. Je me suis habitu� aux lits superpos�s.
- En prison ? - Je pr�f�re dire "en taule".
Bon, je retourne au travail, alors je vous laisse vous installer.
- Papa. Papa ? - Oui ?
Combien de temps grand-papa va-t-il rester ici ?
Je l'ignore, fiston.
Papa, j'ai besoin de mon espace.
�videmment. �coute...
Ta m�re et moi allons trouver une solution, d'accord ?
Mais entre-temps, on est coinc�s avec lui.
Alors, essaie d'en profiter, d'accord ?
Si tu le dis.
Les pommes de terre sont un peu sal�es.
J'ai mis un peu de sel dans l'eau, papa.
Pour ajouter du go�t.
Le sel, c'est mauvais pour la sant�.
�a cause la r�tention d'eau.
�a affaiblit les muscles.
Tu finiras par ressembler � ton p�re.
J'ai encore le m�me poids qu'en taule.
Tiens, touche � �a.
Tu as des plans demain, papa ?
Comme d'habitude.
Je vais rejoindre des amis.
Prendre un caf�, me plaindre de la m�t�o.
J'enseigne demain, mais Frank pourrait te conduire.
Frank doit �crire.
Tu fais encore �a ?
C'�tait quoi, ton dernier livre ?
L'�nigme de Copenhague.
C'�tait il y a dix ans, non ?
Cinq.
C'est presque la m�me chose.
Je pensais que tu abandonnerais cette carri�re.
Tu es � sec.
Je ne pense pas que �a va fonctionner.
Que veux-tu dire ?
D'abord, je ne suis pas certain d'�tre � l'aise
avec le fait qu'un ex-d�tenu habite sous notre toit.
C'est de mon p�re que tu parles, Frank.
Et �a fait longtemps.
Il a pay� sa dette envers la soci�t�.
Il a m�me obtenu son dipl�me de droit pendant qu'il �tait en prison.
�a compte, non ?
S'il est si dou� comme avocat, pourquoi ne reste-t-il pas chez lui ?
Il a failli mettre le feu en oubliant d'�teindre le po�le.
�a.
Et les voisins se plaignaient, car il cognait chez eux
� toute heure parce qu'il se trompait d'appartement.
Quand le concierge l'a trouv� endormi sous la fontaine...
- Il a dit que �a en �tait trop. - Oui.
Si c'est si grave, ch�rie,
il devait peut-�tre aller dans une r�sidence.
Il est dans une r�sidence. La n�tre.
Ne t'en fais pas pour papa.
Tu ne remarqueras m�me pas qu'il est ici.
�a fonctionne ?
- Quoi ? - Tes pouvoirs t�l�pathiques.
Tu la regardes chaque jour, mais tu ne vas jamais lui parler.
Si tu veux qu'elle sache que tu es int�ress� par elle,
elle va devoir lire dans tes pens�es.
Salut, je viens de vous texter.
On se rejoint � la caf�t�ria ?
Salut.
Salut.
Jordan, c'est �a ?
Tu connais mon nom ?
Tu es dans mon cours de physique.
Je m'appelle Annie.
Enchant�.
Officiellement, je veux dire.
Tu auditionnes pour le spectacle ?
Le spectacle de vari�t�s.
Tu chantes ?
Oui, je chante.
G�nial. Moi aussi. Mon nom est l�.
Oui, il est l�.
Il est l�.
On se voit aux auditions, alors ?
On pourra peut-�tre chanter ensemble.
Chanter.
"Jack Quartermaine savait qu'il �tait un homme mort.
"C'est ce qu'il avait induit en acceptant la mission."
D�duit.
Eduardo, tu m'as fait peur.
Oui, mais tu as utilis� le mauvais mot.
Tu dois dire "d�duit".
Celui qui parle induit, celui qui �coute d�duit.
Oui. D'accord. Merci.
Il m'est arriv� un truc amusant une fois.
Je plaidais une cause devant le juge Hightower.
Chaque avocat de la r�gion savait que c'�tait un v�ritable abruti.
D'accord.
Il a utilis� le mot "induit" de mani�re incorrecte, comme toi.
Oui, comme...
Bon, �coute, Eduardo. J'adorerais en savoir plus.
Mais je travaille en ce moment.
- Oui. - Tu comprends ?
Je ne veux pas t'interrompre. Continue.
D'accord. Bien.
Mais c'est ce que tu fais.
Oui. D'accord.
Je pensais qu'un homme dans ta situation
aimerait recevoir quelques critiques constructives.
Attends.
Comment �a, dans ma situation ?
Oui, Frank, tu n'es pas exactement
dans la liste des meilleurs vendeurs du mois, non ?
Tu �cris un livre aux cinq ans.
"D�duit."
Cinq ans.
C'est parti, b�b�.
Mission...
C'est une blague, j'esp�re.
Tu peux baisser le son, s'il te pla�t ?
Eduardo ?
Baisse la musique, d'accord ?
Eduardo.
H� ! Attention !
C'est un album qui vaut cher !
Dois-tu le faire jouer aussi fort ?
J'aime entendre les nuances subtiles.
C'est de la polka.
Tiens �a.
C'est l'heure du vinaigre.
C'est quoi, l'heure du vinaigre.
Une demi-tasse de vinaigre, deux fois par jour.
Mieux que n'importe quel m�dicament. Tu en veux ?
Non, �a va, merci.
Tu as vu le restant du repas tha�landais ?
Je me le gardais pour d�ner.
Je l'ai jet�.
�a contenait assez de produits chimiques, d'agents de conservation
et de glutamate monosodique pour tuer un bison.
Oui.
Bon, �coute, Eduardo.
Je sais que la situation est difficile pour nous deux,
mais en d�bit de �a, je crois qu'il serait utile
d'�tablir certaines r�gles de base.
Qu'en dis-tu ?
"D�pit."
- Quoi ? - Tu veux dire "en d�pit".
Ou peut-�tre "malgr�".
Mais "en d�bit de", �a ne se dit pas.
Merci, Eduardo.
- H� ! - Tr�s bien.
Je pensais qu'on avait d�j� pay� les imp�ts fonciers.
Non.
�a, c'�tait pour l'an dernier. L�, c'est pour cette ann�e.
�a n'a pas �t� pay�, car on gardait l'argent pour l'hypoth�que.
Bon, on va trouver une solution. Comme toujours.
Tout ira bien si j'arrive � finir mon roman.
Comment �a s'est pass� aujourd'hui ?
Avant ou apr�s la musique polka ?
- Papa ? - Oui.
Soit il reste derri�re moi � corriger mon orthographe,
soit il se permet de critiquer mes choix alimentaires.
- Il se sent seul. - Oui. Oui.
Ma m�re est morte il y a cinq ans.
- Je sais qu'elle lui manque encore. - Je sais, je suis d�sol�.
Je comprends. Mais je suis �crivain.
Je ne peux pas �crire si je dois m'occuper de ton p�re.
H� ! Je viens d'avoir une id�e.
Pourquoi n'invite-t-il pas ses amis ici demain ?
- S�rieusement ? - Oui.
Tu veux que je m'occupe d'un groupe comme lui ?
Non, justement. Ils s'occupent entre eux.
Ils passent du temps ensemble pour que tu puisses travailler.
Qu'en dis-tu ?
Regardez et pleurez. Quinte flush.
Arnold a une couleur.
Justement, je gagne.
Tu dis des conneries !
Pourquoi vous criez ?
On joue pour des allumettes, bon sang !
Bon, tout est pr�t. Collations, bi�re au frigo.
Gabe, qu'est-ce que �a change ?
C'est une question de principe.
Une flush bat une couleur, pas vrai, Arnold ?
Seulement si c'est une quinte flush.
Voil�. Il a raison.
Vous trichez. Vous n'�tes qu'une bande de tricheurs.
H� ! Tu ne peux pas dire �a. Je suis un comptable agr��.
- On ne triche jamais ! - Amusez-vous.
Le poker.
Je me demandais ce que j'allais faire jusqu'� ma mort.
Bon, allez.
Oui, monsieur.
H� ! O� est la salle de bains ?
Gabe.
John. D'accord.
Au bout du couloir, premi�re porte � gauche.
Ma vessie ne tient presque plus le coup.
D'accord.
Comment �a fonctionne ?
Laisse tomber. C'est mauvais pour l'environnement.
J'ai apport� la vieille Betsy.
Alors, que se passe-t-il, Eddie ?
Je pensais que tu n'aimais pas ton gendre.
Que fais-tu � vivre chez lui ?
Ils traversent un moment difficile.
Ils m'ont demand� d'emm�nager pour les aider un peu.
C'est bien.
Oui.
Les familles interg�n�rationnelles, c'est tr�s gratifiant.
Attends d'oublier o� tu as mis le lait
et qu'ils le trouvent dans ton tiroir.
Ce n'est pas tr�s gratifiant.
Frank !
Les lumi�res se sont �teintes !
D'accord, Arnold.
- � la prochaine. - D'accord. Prends soin de toi.
- Walter. Au revoir. - Au revoir.
D'accord, Gabe. Doucement.
Attends-moi dans la voiture, papa. J'arrive tout de suite.
Oui.
Frank.
Merci d'avoir surveill� papa aujourd'hui.
- Pas de probl�me. - Je vois qu'il s'est amus�.
Je me demandais s'il pouvait revenir un autre jour ?
Tu sais, Denise, c'�tait plut�t un truc exceptionnel.
Je ne suis pas certain que �a va devenir r�current.
Je pourrais t'aider avec les frais.
- Non, ce n'est pas n�cessaire. - Non, je t'en prie.
Tu me rendrais un immense service. Tiens. Prends au moins 100 $.
- La maison de retraite demande 300 $. - Non. 300 $ par personne ?
Par jour.
Tu es s�rieuse ?
Non, on pourrait avoir une douzaine de gens dans la maison en m�me temps.
Et demander cent dollars par jour.
Tu veux avoir 12 personnes dans le salon ?
Non, non. Pas des personnes, Emma. Des clients.
Je ne sais pas, Frank.
C'est beaucoup de travail de prendre soin de personnes �g�es.
Attends. C'est toi qui as dit qu'ils s'occupaient entre eux.
Je ne connais rien sur les personnes �g�es.
Je suis professeure au secondaire.
Salut, papa.
Je peux te parler, une minute ?
Pas en ce moment, Jordie. Ta m�re et moi, on discute.
On dirait que vous vous disputez.
Tu n'as pas de devoirs � faire ?
Merci, papa.
En v�rit�, on a besoin de l'argent.
Essayons pour une semaine. Qu'en dis-tu ?
All� ? Salut, Denise.
Oui, c'est Frank Collins, on s'est vus l'autre jour.
Oui, exactement. �a va ? Bien.
Denise, aimerais-tu avoir une place pour ton p�re ?
En effet.
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Voil�.
- Papa ? - Oui.
Je dois te parler de quelque chose.
�a peut attendre, Jordan ? Je suis un peu occup�.
Excuse-moi.
- Tu as d�jeun� ? - Je vais manger � l'�cole.
Ton corps est une machine Il a besoin de carburant. Tiens.
Du granola fait maison.
J'en garde toujours un peu dans ma poche, au cas.
Merci, grand-papa.
H� ! Qu'est-ce que tu fais ?
C'�tait agr�able de recevoir tes amis l'autre jour,
alors j'ai d�cid� d'en inviter d'autres.
Je n'ai pas d'autres amis.
Pas encore.
Bonjour � tous ! Bienvenue ! Entrez ! Heureux de vous voir !
Merci. Merci beaucoup. Ch�que ou argent comptant.
On pr�f�re le comptant, mais peu importe.
Bonjour. Enchant�.
�a va ? Heureux de vous voir.
Merci. Merci beaucoup.
Entrez. Il y a plein de places. Plein de collations.
C'est g�nial. Merci.
Salut, Gabe ! �a va ?
Au revoir, papa.
Gabe, que fais-tu ici ?
Je ne sais pas, Denise a dit que je devais venir.
Bon. D'accord. � plus tard. Au revoir.
Bon.
Tout le monde, je m'appelle Frank.
Salut, tout le monde. Heureux de vous voir.
Pourquoi ne pas tous vous pr�senter
afin de mieux vous conna�tre ?
Dites-nous quelque chose � votre sujet.
Bien s�r, je m'appelle Lou. On m'appelle Big Lou.
En 1975,
j'ai pris part � la guerre du Vietnam, on m'a donn� une Purple Heart.
Encore la Purple Heart.
- Il est tomb� d'un jeep. - �a compte quand m�me.
Je m'appelle Bonnie. Je suis sa femme.
�a se voit.
Pas besoin de me pr�senter.
Non. Je m'appelle Dan North.
Dynamite Dan, le Van Man ? Vous voyez ?
Nos prix sont explosifs.
Oui ! Je me souviens de ces publicit�s.
Vous faisiez exploser des trucs.
Oui.
Pardon ?
Vous faisiez exploser des trucs dans les publicit�s.
D�sol�. Je n'entends plus tr�s bien.
Je faisais exploser des trucs dans mes publicit�s.
Je me souviens de cet endroit.
C'est un magasin de yogourt maintenant, non ?
Je ne peux pas manger de yogourt.
�a me donne le va-vite.
C'est quoi, le va-vite ?
Je m'appelle Millie, et voici mes petits-enfants.
Vous voulez les voir ?
Voici Alicia. Elle est mignonne, non ?
Et voici... Voici Owen.
Voici Candice et...
Voici Timothy.
Et sa s�ur jumelle s'appelle Tammy. Je vais vous la montrer.
Vous savez quoi ?
Je vais vous laisser faire connaissance.
Je vous laisse ici. J'allume la t�l�vision ?
H� ! Il est presque 11 h.
On peut regarder Devine mon prix.
- D'accord. - Oui. Devine mon prix.
Devine mon prix.
D'accord. �a s'en vient.
Servez-vous si vous avez faim.
S'il vous manque quoi que ce soit, demandez � Eduardo.
Pardon. Qu'a-t-il dit ?
Alors, tu le lui as dit ?
Tu veux rire ?
Si je dis � Annie que je me suis inscrit aux auditions
seulement pour pouvoir lui parler, elle va...
Elle va te trouver encore plus bizarre que tu l'es r�ellement ?
Merci.
Salut, Jordan.
Tu as choisi ta chanson ?
- Ma chanson ? - Oui. Pour l'audition ?
Je vais faire My Heart Will Go On. J'adore C�line.
Oui. Elle sait vraiment...
Chanter.
Tu devrais faire vite. L'audition est dans deux semaines.
"Oui. Elle sait vraiment... chanter."
La ferme !
Non ! Tu vois ? Tu l'as �teint ?
Le bouton d'entr�e !
Tu devais appuyer sur le bouton d'entr�e !
De quoi tu parles ? J'en ai un chez moi.
Que doit-on faire avec ces jeux ?
- Il manque des morceaux. - Oublie �a.
- Tu peux frotter ma jambe ? - Fais-le toi-m�me.
Tiens. Mon fils me donne �a pour mon lumbago.
Merci. Voyons.
C'est bien.
La douleur s'en va tout de suite.
- Tu en veux ? - Merci.
Moi aussi, j'ai mal. Je peux en avoir ?
Bien s�r.
- H� ! - Quoi ?
- Tu en veux ? - Bien s�r ! Merci.
C'est vraiment bon.
Il y a quoi dans ces trucs ?
Et si on �tait tous
de minuscules microbes sur un organisme gigantesque ?
Et si cet organisme
�tait un microbe sur un autre organisme ?
Bonjour, je suis M. Ed.
Je suis un chevalier.
Ces bonbons sont excellents.
"Jack Quartermaine �tait dans un cul-de-sac."
Encore, Frank ?
J'�tais dans le m�me cul-de-sac dans Le Principe p�ruvien.
Puis, encore dans Les Rituels roumains
et dans Le Fil de Varsovie.
Ce qui, d'ailleurs, n'�tait pas ton meilleur titre.
- Alors ? - Alors,
c'est peut-�tre pour �a que c'est si dure de finir ce livre.
Peut-�tre
que je ne suis pas le seul � �tre dans un cul-de-sac.
Non.
Qu'est-ce que...
Allons, Frank, cesse de rigoler ! Il y a le feu ici.
- Bon. Merci. - Feu ! Feu !
� l'aide. � l'aide.
Vous appelez les pompiers pour qu'ils viennent ?
On aurait d� avoir un plan d'�vacuation.
O� est le feu ? Frank ! Allons !
H� ! O� est l'extincteur ?
- �a va. Du calme. - Esquiver et plonger.
Esquiver et plonger !
- Vers la porte avant ! - Du calme, tout le monde.
- Gabe ! Que fais-tu ? - Quoi ?
- On a faim. - Vous avez...
Feu ! Feu !
Je m'en viens. Laissez-moi passer.
Laissez-moi passer.
Non, non, non !
J'ai toujours voulu faire �a.
Eduardo !
Feu ! Feu !
On peut arr�ter ce truc ?
Enl�ve la pile.
Il faut appuyer sur le bouton.
- Je ne peux pas l'atteindre. - C'est typique.
Je l'ai. �a va. Je vais...
Voil�.
Je l'ai.
Il faut sortir la pile !
Appuie sur le bouton !
Tiens. Frappe-le avec �a. �a a toujours march� pour moi.
- Ah oui ? - Oui.
Ah oui ? D'accord.
- Frappe ! - Enl�ve la pile, Frank !
- Frappe ! - Appuie sur le bouton !
- Frappe ! - Quel bouton ?
Je ne sais pas. C'est ta maison !
Frappe, frappe ! Frappe !
Feu ! Feu !
Voyez-vous �a ? Un bouton.
C'est �teint ?
Oui.
Mon gars ?
- Tu sens tes pieds ? - Oui, j'ai senti �a.
Un instant.
Frank, c'est pour toi.
All� ? Oui. Tout va bien.
D'accord, oui. Au revoir.
D'accord.
Je vais bien.
L'entreprise de s�curit� voulait savoir...
Feu ! Feu !
Il reste du ma�s souffl� ?
Tu es s�r que tu vas bien ?
Oui, c'est juste un petit coup sur la t�te.
Et une chute dans l'escalier.
Et j'ai failli m'�touffer avec de la mousse chimique.
Mais si on se fie aux chiffres, �a en a valu le coup.
Tu as de la chance qu'il ne te soit rien arriv� de pire.
Eduardo, merci pour ton soutien.
Je ne parle pas de toi, idiot.
Je parle de tous les gens qui �taient ici.
Cet endroit aurait pu exploser.
Attends. Tu exag�res un peu.
�coute bien.
Tu as un �tablissement ill�gal de services sociaux chez toi.
Ce n'est pas une exag�ration.
Ch�ri, ce n'est peut-�tre pas une si bonne id�e, finalement.
Et cet argent ?
C'est plut�t bien comme id�e, tu ne trouves pas ?
D'ici � ce que je finisse mon livre, c'est la seule chose
qui nous emp�chera de perdre la maison.
Ou bien, tu pourrais te trouver un vrai emploi.
Papa.
Non, non. Non, ch�rie.
J'aimerais savoir ce qu'il pense r�ellement de moi.
Il n'a jamais cru que j'�tais assez bien pour sa fille.
- Ce n'est pas vrai, Frank. - Vraiment ?
Pose-lui la question.
Papa ?
J'invoque le 5e amendement.
Je vais te dire une chose, Frank.
Il y a longtemps, j'ai commis une erreur.
�a m'a co�t� bien des ann�es.
Je n'ai pas vu ma fille grandir.
Je me suis promis qu'en sortant de prison,
je serais un honn�te citoyen.
C'est ta maison, alors tu fais ce que tu veux.
Mais ne compte pas sur moi pour t'aider.
Et s'il avait raison ?
Bien s�r que non.
�tre �crivain est un vrai travail.
M�me si tu n'as pas vendu de livre depuis cinq ans
et que tu ne fais pas d'argent en ce moment.
Tu as une date limite que tu ne respecteras pas.
Tu as l'impression d'avoir �chou�, mais �a ne veut pas dire que...
Je ne parlais pas de �a, en fait.
Eduardo ? �a va ?
Qui es-tu ?
Papa ?
Que faites-vous chez moi ?
Non, non, Eduardo, tu es chez nous.
H� !
- O� suis-je ? - Tu fais un cauchemar, papa.
�a va aller.
Que fais-tu ? O� m'emm�nes-tu ?
Esmeralda !
Encore un peu d'eau, papa.
Bien.
Grand-papa s'en remettra ?
Oui. Oui.
Il est juste un peu m�l�, c'est tout.
Mais �a va aller.
Bon. Rendors-toi, Jordie.
�a va, Eduardo.
�a va.
Bon. Millie, deux pilules par jour.
Merci beaucoup.
Salut, Dan. Qu'avons-nous l� ?
Une fois par jour. D'accord, merci.
Oui, une pilule deux fois par jour. Merci.
Salut ! Big Lou, avec...
Une fois aux trois heures. Compris.
Tu peux doubler sa dose ? �a le calme.
- Compris. - Ma femme la triplerait.
Allez, maman, on y va.
Je vais le plus vite possible.
Bonjour. Je m'appelle Beverly. Voici ma m�re, Blanche.
- Bonjour, Blanche. - Bonjour.
En fait, il faut s'inscrire normalement, mais...
On va faire une exception.
J'ai besoin d'un endroit pour elle dans le jour
jusqu'� la fin de la probation de mon p�re,
et tous les autres endroits en ville sont pleins.
- Bev, je peux rester seule. - Pas de discussion, maman !
Je suis d�j� en retard pour une r�union.
Elle peut rester ?
Pardon. Je ne veux pas m'imposer.
Pas du tout. On est heureux de t'accueillir.
- G�nial. - Merci.
- Je viens la chercher � 17 h. Merci. - Bien.
D'accord.
- Blanche. - Oui ?
Tu sais jouer au fer � cheval ?
- Voyons. - D'accord.
SERVICES SOCIAUX
Ned Tooley au si�ge social. On a un probl�me.
- Tu as d�pass� la ligne. - De quoi tu parles ?
- Tu triches ! - Quoi ? Je n'entends rien.
Un peu plus sur ton nez.
Tu es tr�s sensible au soleil.
J'ai l'air d'un maudit mime fran�ais.
Voici mon arri�re-petit-fils, Duncan.
C'est un professionnel des gaufres.
Il travaille dans une des meilleures boutiques de gaufres de Pittsburgh.
- Et... - Vous voulez bien m'excuser ?
Bien s�r.
- Pardon. - Je peux t'aider ?
Je cherchais la salle de bains.
Au bout du couloir � gauche.
Merci.
Super, la musique.
Tu aimes la polka ?
Comme tout le monde, non ?
Merci.
Eduardo ! Viens m'aider � battre ce tricheur !
Bon, qu'as-tu dit ?
Tu ne joues pas ?
Je n'ai jamais appris comment.
C'est facile. Je peux t'enseigner, si tu veux.
Recule comme �a. Recule ton bras.
Regarde. Attends, je vais te montrer.
- D'accord. - C'est �a. Vers l'arri�re.
Oui, voil�. Derri�re. C'est �a.
Blanche, tu as beaucoup de gr�ce.
J'�tais danseuse. Sur Broadway.
Vraiment ?
Rempla�ante dans West Side Story.
Je n'ai jamais dans� sur sc�ne, par contre.
Maudite Chita Rivera. Elle n'a jamais manqu� un spectacle.
Tu sais quoi ?
Tu prends ton �lan, un, deux, trois, puis tu lances.
D'accord.
Je demande simplement de repousser la date limite, Harry.
Non. Non.
Je ne reste pas assis
� attendre que l'inspiration arrive.
Je te rappelle.
- Je peux vous aider ? - Bonjour ! Ned Tooley.
Des services sociaux.
J'ai quelques questions sur votre entreprise. Je peux entrer ?
- Bien s�r, entrez. - Non !
- Eduardo, qu'y a-t-il ? - La ferme, Frank.
D'accord.
Avez-vous un permis pour entrer ici ?
Non. C'est seulement une visite amicale.
Bon. Soyons amis sur le perron, alors.
Ferme la porte, Frank. Oui.
Comment peut-on vous aider, monsieur ?
J'ai seulement quelques questions.
Depuis quand avez-vous une r�sidence pour a�n�s ?
- Je dirais... - Ne r�ponds pas � �a, Frank.
Pardon. �tes-vous l'avocat de M. Collins ?
Non, je suis le beau-p�re de M. Collins.
Tr�s bien.
Avez-vous un permis pour votre r�sidence ?
- En principe, je... - Ne r�ponds pas, Frank.
Tr�s bien.
Je vois que �a n'ira nulle part aujourd'hui.
Mais je dois vous dire, M. Collins, que si vous n'avez pas de permis
pour cette r�sidence, je vais devoir, par les pouvoirs qui me sont conf�r�s
par les services sociaux de la ville, vous forcer � fermer.
Je reviendrai.
Bonne journ�e.
Merci. C'�tait impressionnant.
Un �tudiant de premi�re ann�e en droit aurait pu faire �a.
Je te l'avais dit. Tu auras besoin d'un permis pour cet endroit.
Alors, qu'est-ce que je fais ?
Je connais ce genre de gars. Il sera de retour demain.
La mairie ferme � 17 h.
On ferait mieux d'y aller.
Que vas-tu faire avec les gens dans ta cour ?
Frank, on peut s'arr�ter ? Je dois aller � la salle de bains.
Je t'avais dit d'y aller avant de monter en voiture.
Je l'ai fait. Je dois y retourner.
Tu vas devoir attendre qu'on arrive.
Comme tu veux. Ce n'est pas ma voiture.
Et voici la deuxi�me femme de mon fils. Ou la troisi�me.
Elles se ressemblent toutes apr�s un certain temps.
Mes enfants veulent me placer dans une r�sidence.
Dis-leur que tu ne veux pas y aller.
Je le leur ai dit. Ils essaient d'obtenir un ordre de la cour
pour me forcer � y aller.
Ils veulent vraiment l'argent que mon Henry m'a laiss�.
Prends-toi un avocat.
Qui peut se permettre un avocat ?
- Frank ? - Oui ?
Frank ! Il y a une abeille dans la voiture !
Ignorez-la.
- Restez calmes. - Je suis allergique aux abeilles.
- Non ! - � quel point ?
Si je me fais piquer, je ne suis pas certaine de mourir.
Ne la f�chez pas. Les abeilles s'�nervent quand on les f�che.
Laissez-la sortir par la fen�tre.
- Je l'ai ! Je l'ai ! - Tu fais expr�s.
- Frappe-la ! - Elle est d�j� f�ch�e.
Elle est sur moi. Elle veut mon parfum.
- Tu peux te ranger ? Range-toi ! - Je ne peux pas.
Je conduis, Dan.
Je vais l'attraper.
Gabe, Gabe,
�a va me faire des bleus. Je t'en prie.
- Quoi ? - Elle m'a piqu�e !
- Vite, mon sac � main ! - Bon sang !
- J'ai mon EpiPen ! - O� ? O� ?
Dans mon sac � main.
- Fais quelque chose ! - Calmez-vous.
- Qu'est-ce que je fais ? - Plante �a dans ma cuisse.
- D'accord. - Fais quelque chose !
Je vais le faire !
Voil� l'abeille. Elle est encore en vie.
Vous savez quoi ? Je ne me suis pas fait piquer.
C'�tait seulement ma broche.
Elle vient de sortir par la fen�tre.
Pas de morts.
En effet. Pas de morts.
O� sommes-nous, d�j� ?
Quoi ? Tu dis que je ne t'emm�ne jamais nulle part.
- �a ne marche pas. - Merci.
Bon, tout semble en ordre. �a fera 90 $.
C'est super.
Voil�.
Merci.
- Suivant. - Excusez-moi. Et notre permis ?
Certainement. Laissez-moi v�rifier.
Le temps d'attente est de 12 � 18 mois.
- Dix-huit mois ? - Oui.
Parfois, c'est 12, parfois, c'est 18.
C'est pourquoi on le mentionne.
Non, j'ai besoin du permis aujourd'hui !
- Bien. - Bon.
Vous auriez d� faire la demande il y a 18 mois. Ou 12.
Suivant.
- O� est la salle de bains ? - L�-bas, monsieur.
Qu'allez-vous prendre ?
Le sp�cial.
Oui, le sp�cial, c'est bon.
Je vais prendre le sp�cial.
Moi aussi, alors.
- D'accord. - Je prends le sp�cial.
- C'est simple avec vous. - Que prenez-vous ?
- Le sp�cial ! - Le sp�cial !
C'est quoi, le sp�cial ?
Un filet mignon avec sauce au poivre,
riz pilaf et �pi de ma�s.
Je suis intol�rant au lactose.
Vous pouvez remplacer le steak par du poulet ?
- Bien s�r. - Je veux le ma�s sans �pi.
- Pas d'�pi. - Je prends juste le sp�cial.
Mais avec des frites au lieu du riz.
- D'accord. - Je suis v�g�talienne.
- Seulement de l'eau. - D'accord.
Je veux le riz pilaf, mais sans amandes. Je ne peux pas.
- Sans amandes. - Et sans sel dans son assiette.
J'aimerais un Rob Roy.
Avec fromage ?
- Laissez tomber. - D'accord.
Je vais aller v�rifier aupr�s du chef.
�a va. Je ne prendrai rien.
On doit trouver le moyen d'obtenir le permis plus rapidement.
Pas dans cette ville.
� moins...
� moins que quoi ?
� moins qu'on prenne un permis d�j� existant.
On fait une offre � quelqu'un qui a d�j� eu une entreprise du genre
et qui a gard� le permis sans poursuivre ses activit�s.
Oui !
Eduardo, tu es un g�nie ! Merci !
Oui !
Non, merci pour l'id�e. C'est super.
O� sommes-nous ?
O� est mon Esmeralda ?
- Qui est Esmeralda ? - C'�tait sa femme.
Eduardo. Eduardo ?
- Qui es-tu ? - Tout va bien.
Quoi ? Qui es-tu ?
Qui sont ces gens ?
Que faites-vous l� ?
Pourquoi suis-je assis ici ?
Je dois rentrer chez moi.
Ramenez-moi � la maison.
Appelez ma femme. Dites-lui o� je suis.
Tout va bien.
Pardon ?
H� ! Parle-nous du juge le plus idiot
devant qui tu as plaid� une cause.
Le juge Hightower.
�videmment.
Un abruti de premi�re classe.
Je plaidais ma cause devant lui,
et toute l'affaire reposait sur une seule preuve
qui �tait plut�t circonstancielle selon moi.
Mais il fallait que je le prouve.
Tr�s bien, Millie. On se voit dans la voiture. Bien.
Bon, vous deux.
- Merci d'avoir pay�. - De rien, Big.
- Tr�s bien, Dan. - Vas-y.
Merci.
C'est un comportement de gentilhomme.
Un instant. O� est Gabe ?
- Pardon, monsieur. - Oui ?
Quelqu'un veut vous parler.
Il est l�.
- Gabe ? - Frank ? C'est toi ?
Oui, �a va ?
Pas exactement. J'ai besoin d'aide.
- Je m'en occupe. - Merci.
TOILETTE DES HOMMES
Entre.
D'accord.
Bon, que se passe-t-il, Gabe ?
Je n'arrive pas � me lever.
Je n'y arrive pas ! Mes muscles ne fonctionnent pas.
Peut-�tre une mauvaise circulation dans les jambes. Je n'y arrive pas.
Bon. Que dois-je faire ?
Aide-moi � me lever de cette toilette.
J'avais peur que tu dises �a.
Bon, d'accord. Attends.
Tu as fini ?
Oui, et pour r�pondre � ta prochaine question, oui, je me suis essuy�.
- Je n'allais pas te le demander. - Bon.
Tu es pr�t ? Pr�t ? Un, deux...
- Bon. �a ne marchera pas. - D'accord.
- Laisse-moi m'approcher. - Oui.
- D'accord. Accroche-toi � moi. - Bon, �a y est.
D'accord, on y va. Je te tiens. Bon, un, deux, trois.
Allez, pousse. Pousse !
Utilise tes abdominaux. Voil�. Bon. Donne-toi un �lan.
- Je l'ai. Oui. - Un �lan. Un �lan.
- Oui, oui. - C'est �a. Un �lan.
- D'accord. Attends. - Qu'est-ce que je fais ?
Gabe !
- Je suis tremp� ! - Moi aussi.
Je n'ai pas de pantalon !
Vas-tu venir me voir ?
Je serai seul, je danserai, tu le sais
Parle-moi de tes ennuis, de tes doutes
Donne-moi tout, de long en large
Et...
J'abandonne !
Quel est le probl�me ?
J'essaie de faire du rap avec �a, mais �a ne marche pas.
C'est ton style ? Le rap ?
Je ne sais pas.
Je n'ai pas vraiment de style.
Tout le monde a un style, Jordie. Il faut simplement le trouver.
Allez. On a besoin de ton aide.
Bon, j'ai trouv� le portail des entreprises de la ville.
Bien. Cherche les permis d'exploitation.
Il a eu une autre crise aujourd'hui.
Il ignorait o� il �tait, il ne reconnaissait personne.
C'est la deuxi�me fois cette semaine.
Tu crois que son cas empire ?
Je ne sais pas. Mais j'ai aid� un homme sur la toilette aujourd'hui,
alors je peux prendre soin de ton p�re.
Tu n'as pas peur de trop t'attacher � tes clients ?
Pas des clients, Emma. Des gens.
- J'ai trouv� quelque chose. - Oui ? Quoi donc ?
Exactement ce qu'on cherche.
Un permis pour une garderie inactif depuis 15 ans.
GARDERIE PAPA
Qu'en dis-tu ?
Parfait.
- On est en affaires ! - Oui !
- Bien jou�. - Super !
Garderie Papa, hein ? Je me souviens de �a.
�a fait une �ternit�.
Vous n'aimiez pas �a ?
Si j'aimais �a ?
C'est une dr�le fa�on de l'exprimer.
Parfois, dans mes cauchemars,
je les entends encore.
Les cris. Les pleurs. Les selles.
C'�tait une p�riode sombre. J'ai tout perdu.
Mon �nergie. Ma volont�. Ma voiture !
Parfois, je me regarde dans le miroir
et je ne me reconnais pas.
Vous �tes s�rs de vouloir acheter �a ?
On esp�rait que vous nous donniez le permis
gratuitement.
J'aime votre style.
Vous commencez les n�gociations tout en bas.
Ne vous en faites pas, je ne vais pas vous arnaquer.
Disons 100 000 $, et c'est � vous.
D'un seul coup, ou 50 000 maintenant et 50 000 plus tard.
- Cinquante mille, �a me va. - Charlie,
on n'a pas 50 000 $.
On tente d'ouvrir un centre pour a�n�s.
Pour qu'ils aient un endroit amusant et s�curitaire o� aller.
C'est vraiment touchant.
Je respecte �a, vraiment.
Dix mille et c'est r�gl� ?
Je peux te donner 2 000 $.
Mon Dieu, oui !
Je veux dire, oui.
J'accepte � contrec�ur et je confirme ce contrat.
Vous avez du comptant ?
PERMIS D'EXPLOITATION
- "Garderie Papa" ? - En fait, on change de nom.
Ce sera
"Garderie Grand-papa."
Brillant. Je peux visiter les lieux ?
Pas sans mandat.
Il vous faut une autorisation pour entrer dans une maison priv�e.
Vous vous arr�tez vraiment aux d�tails, pas vrai ?
�coutez, j'essaie seulement de faire mon travail.
Je veux m'assurer que les lieux sont s�curitaires
afin que personne ne soit bless�.
Raison de plus pour vous d'obtenir un mandat.
D'accord.
Je reviendrai.
Avec des amis.
Eduardo.
Je sais qu'on n'a pas toujours �t� d'accord, toi et moi.
Ah oui, vraiment ?
Mais je te remercie d'avoir achet� le permis.
Je vais te rembourser les 2 000 $, un jour.
Oublie �a.
Emma et toi m'avez accueilli ici, c'est la moindre des choses.
Oui. Je me demandais une chose.
Tu veux que je prenne un rendez-vous pour toi ?
Pour voir un m�decin ?
Un m�decin ? Pour quoi ?
Pour les crises.
Mais de quoi tu parles, Frank ?
Quand tu deviens confus et d�sorient� ?
�a pourrait �tre grave.
�coute, m�me si je t'ai aid�,
�a ne veut pas dire que tu peux te m�ler de ma vie.
- Non, je ne voulais pas. - Mettons les choses au clair.
Je n'ai pas besoin de voir un m�decin, je n'ai aucun probl�me.
Occupe-toi de ton entreprise et fiche-moi la paix !
Spectacles de vari�t�s AUDITIONS
Bonne chance !
Trouve ton propre style.
Vas-tu venir me voir ?
Je serai seul, je danserai, tu le sais
Parle-moi de tes ennuis, de tes doutes
Donne-moi tout, de long en large
L'amour est �trange Si r�el dans le noir
Pense aux choses tendres Auxquelles on travaillait
Le changement lent Peut nous s�parer
Quand la lumi�re p�n�tre ton c�ur
Ne m'oublie pas
Non, non, non, non
Ne m'oublie pas
Seras-tu pr�s de moi ?
Regarde vers moi Ou ne m'aime jamais
La pluie tombe, la pluie tombe
Doucement
Je dis la, la-la-la-la
La-la-la-la
La-la-la-la-la-la-la-la-la-la
La-la-la-la La-la-la-la
GARDERIE PAPA - DERNI�RE PR�VUE INSPECTION - 01/03/2003
La-la-la-la-la-la-la-la-la-la
La-la-la-la La-la-la-la
Quand tu passeras
Tu es nul.
- Merci. - Je d�teste la magie.
- Moi aussi. - Allons � ta chambre
pour faire autre chose.
Comme quoi ?
Je n'ai pas fait �a depuis longtemps.
POLKA ESSENTIELLE
- C'est mon pr�f�r�. - Le mien aussi.
- Dansons la polka ! - Allons-y !
- �a semble bien aller ici ? - En effet.
�coute �a.
"Garderie Grand-papa est la solution � vos probl�mes de soins aux a�n�s.
"Profitez d'activit�s amusantes et de divertissement
"dans un environnement chaleureux et amical."
Tu crois que je devrais suivre un cours de premiers soins ?
�a pourrait aider � la vente.
Frank. Et ton livre ?
�a va devoir attendre maintenant qu'on a le permis.
Je dois me concentrer sur Garderie Grand-papa.
Je pensais que le but de tout �a, c'�tait de te permettre d'�crire.
Oui.
En fait,
le but �tait le sauver notre maison.
Voici un avis de saisie.
�a date d'il y a deux semaines.
Oui. Bon, �coute. Ne t'en fais pas, d'accord ?
Je vais tout arranger.
Dans deux semaines, on va payer les imp�ts fonciers
et l'hypoth�que, et tout ira comme sur des roulettes.
Tout ira bien.
Frank ? Tu devrais venir ici.
Eduardo ne va pas bien.
On ne faisait que danser.
Qui es-tu ? Reste loin de moi !
- Papa, c'est moi. C'est Emma. - Je n'aime pas �a.
O� suis-je ? Je veux rentrer chez moi.
Eduardo.
H� ! Parle-nous de ceci.
Je ne sais pas qui... Quoi encore ?
Dis-nous o� tu as eu ce globe.
Juge Phillips, Cour supr�me d'�tat.
Il me l'a donn� apr�s que j'ai plaid� devant lui.
Oui ? Tu as gagn� ?
Oui.
J'ai gagn�.
J'ai gagn�.
On a des ennuis en bas.
Je peux vous aider, M. Tooley ? Vous devez revoir notre permis ?
Non. Il est d�j� au dossier.
Mais ce qu'il nous manque,
c'est une inspection depuis 2003.
On ignore si les lieux sont conformes aux r�glements.
Si vous n'avez pas de mandat...
Comme celui-ci ?
AVIS PUBLIC FERM�
Par les pouvoirs qui me sont conf�r�s par l'inspecteur de la ville,
par le bureau des services sociaux et par le gros bon sens,
je d�clare cet endroit ferm� jusqu'� nouvel ordre.
Allons, Tooley. Laissez-nous une chance.
Ces gens avaient besoin d'un endroit. Mon mari leur en a donn� un.
�a ne fonctionne pas ainsi.
Et voici une amende pour les infractions.
Cinquante mille dollars ? Je ne paierai pas �a !
Dans ce cas, on va saisir votre maison et la vendre pour payer l'amende.
Probl�me r�gl�. Bonne journ�e.
C'est un d�sastre.
Tu vas devoir venir travailler avec moi, papa.
D�sol�, tout le monde. On va tout r�gler, promis.
- Pardon. Au revoir. - Au revoir, Lou.
- Je ne veux pas partir. - �a va, maman.
On t'a d�j� choisi un bel endroit.
- Mais je veux rester ici. - Pas de discussion. On y va !
Pardon, Bill.
Qu'allons-nous faire ?
Je ne sais pas. Demande donc � ton p�re.
�a veut dire quoi, �a ?
C'est � cause de lui si on a tous ces ennuis !
Sans sa musique, son vinaigre
et ses balades dans la maison au milieu de la nuit,
j'aurais pu finir mon livre, et tout irait bien !
Ne bl�me pas mon p�re parce que tu n'as pas fini ton livre !
Pourquoi ? C'est sa faute !
Ce n'est pas sa faute, Frank. C'est la tienne !
Je suis ta femme et ta plus grande admiratrice,
mais tu n'as rien �crit du tout depuis cinq ans.
�a n'a rien � voir avec mon p�re.
On n'arrive pas � payer nos imp�ts fonciers et notre hypoth�que,
et en plus, on doit 50 000 $ � la ville !
Oui. Ton p�re aimerait peut-�tre payer �a.
Je pensais que c'�tait un avocat plein aux as,
mais il est l� � profiter de nous et � vivre ici gratuitement.
Pourquoi ne peut-il pas payer ?
J'aimerais pouvoir le faire.
Papa.
D�sol�e, tu n'aurais pas d� entendre �a.
Non, je suis content de l'avoir entendu.
J'aurais d� vous dire la v�rit� il y a longtemps.
� quel sujet ?
La raison pour laquelle j'ai accept� d'emm�nager ici.
La raison pour laquelle je ne suis pas dans un club de luxe
� boire des martinis et � jouer au mini-golf.
Je suis ruin�.
Quoi ?
Je n'ai plus un sou.
Tu n'avais pas de r�gime de retraite ou d'investissements ?
Les deux. J'avais tout �a. J'ai tout perdu.
- Comment ? - Une princesse nig�rienne d'Internet
voulait faire sortir sa famille du pays.
Elle disait avoir des millions et avoir besoin d'un compte bancaire.
Tu t'es fait prendre dans une arnaque sur Internet.
Elle �tait tellement convaincante.
Et je me sentais tellement seul.
Apr�s la mort de ta m�re, j'ai un peu perdu la t�te.
As-tu appel� la police ?
De quoi j'aurais l'air ? Un ex-d�tenu qui se fait arnaquer.
J'�tais trop humili�.
Mais tu as pay� le permis.
O� as-tu trouv� les 2 000 $ ?
Mon ch�que de s�curit� sociale.
Tu m'as donn� l'argent de ton ch�que de s�curit� sociale ?
C'�tait la moindre des choses, comme j'ai dit.
J'aurais d� vous le dire avant.
Je suis d�sol�.
- Que fais-tu ? - D'apr�s toi ?
Mes valises.
O� vas-tu aller ?
Je ne veux pas �tre un fardeau pour ma fille et toi.
Tu n'es pas un fardeau, Eduardo. On aime que tu sois ici.
Tu sais quelle est la sanction pour parjure ?
Arr�te de rigoler. Tu ne t'en vas pas.
LE PROTOCOLE PRAVDA Frank Collins
Quoi ?
Attends.
Tu as la premi�re �dition de Protocole Pravda ?
- Oui. - Et L'Accord d'Azerba�djan ?
Tu as Les Manuscrits moldaves.
Et tu as Le Fil de Varsovie ?
Pas ton meilleur titre.
- O� les as-tu eus ? - Je les ai achet�s.
Quoi ? J'aurais pu te donner des exemplaires gratuits.
Oui, mais en les achetant,
j'aidais tes ventes,
et j'aime bien l'id�e que mon gendre soit
- parmi les meilleurs vendeurs. - Ah oui ?
M�me s'il n'est pas assez bien pour ta fille ?
Tous les p�res disent �a.
Dans ton cas, j'avais tort.
Je suis fier de toi, Frank.
Et je suis fier d'�tre ton beau-p�re.
�a veut dire que je peux t'appeler papa ?
N'exag�re pas.
D'accord.
Tu crois qu'on peut remettre la Garderie Grand-papa sur pied ?
Tu es �crivain et moi, avocat.
Si on collabore, je suis s�r qu'on peut trouver une solution.
C'est un vrai bordel, tout �a.
Qui faisait tes imp�ts, un chimpanz� ?
Tu peux faire quelque chose pour lui, Walter ?
Bien s�r que oui, je suis un comptable agr��.
D'abord, on va demander une prolongation.
�a te donnera 30 jours de plus.
- Trente jours ? - Oui.
Je ne vais pas trouver cet argent en 30 jours.
Tu n'en auras pas besoin.
On va les poursuivre, ces enfoir�s.
Je m'adresse au tribunal pour souligner que cette cause
ne porte pas simplement sur une infraction � un code,
mais sur le droit constitutionnel � l'association libre,
garanti par le premier amendement.
Qu'en dis-tu, Frank ?
C'�tait excellent, mais tu devrais mettre un pantalon.
Oui.
Tu en penses quoi, Jordie ? Pantalon ou non ?
Peu importe.
- Qu'est-ce que tu as ? - Rien.
Je vais repasser mon pantalon.
- Frank. - Oui.
Parfois, "rien" ne veut pas dire "rien".
Je n'ai pas �t� un bon p�re pour Emma quand elle �tait petite.
Ne fais pas la m�me erreur.
- Salut. - Salut.
Alors,
je viens de parler � ton grand-p�re.
D�sol� de ne pas t'avoir �cout�.
- Ce n'est pas grave. - Et l'audition ?
Devine.
Je ne voulais m�me pas �tre dans un spectacle stupide.
Annie va d�couvrir que j'ai �chou�
et elle va s�rement m'ignorer pour le reste de l'ann�e.
Ou peut-�tre qu'elle verra ce que je vois.
Un brave jeune homme qui a essay� quelque chose de nouveau.
Et qui a �chou�.
Tu sais combien de livres j'ai d� �crire
avant que mon premier soit publi� ?
Je ne sais pas.
Vingt-trois.
- Vraiment ? - Oui, vraiment.
Le succ�s et l'�chec, c'est deux c�t�s d'une m�me m�daille.
La seule fa�on d'�chouer,
c'est de ne pas essayer.
Alors peu importe ce qui arrive, n'oublie pas une chose.
Je suis fier de toi. Toujours.
D'accord ?
Millie ?
- Millie, qu'y a-t-il ? - C'est Blanche.
C'�tait une femme merveilleuse.
Elle �tait si polie.
Elle avait un sourire amical.
Gentille avec tout le monde.
Elle a trouv� mon EpiPen dans mon sac, et ce n'est pas chose facile.
Qu'est-ce qui vous prend ? Vous parlez comme si elle �tait morte.
C'est tout comme.
Ses enfants l'ont plac�e dans la pire r�sidence de la r�gion.
LES HECTARES OMBRAG�S R�sidence-services
Les Hectares ombrag�s, c'est le dernier arr�t avant la mort.
On dit qu'ils servent du tapioca avec chaque repas.
Allons, tout le monde, il faut faire quelque chose !
Vous ne pouvez pas rester l� � vous plaindre comme des...
Des vieux. Dis-le, Frank.
- Je ne voulais pas dire �a. - Pourquoi ? On est vieux.
Tu sais combien de temps �a me prend pour sortir de la baignoire ?
Mon genou me fait mal chaque fois qu'il pleut.
Et j'en entends parler chaque fois qu'il pleut.
Je prends tellement de pilules que je fais des cliquetis en marchant.
D'accord.
Vous �tes vieux.
Mais �a ne veut pas dire que vous ne servez � rien.
En tout, il y a environ 500 ann�es d'exp�rience dans cette pi�ce.
Oui, vous mettez vos dents dans un verre pr�s du lit.
Peut-�tre que des parties de votre corps pendouillent
et que vous devez uriner toutes les 20 minutes.
Dix.
Mais votre amie a des ennuis, et si vous ne l'aidez pas,
vous �tes pire qu'elle ne l'est dans cette r�sidence.
Vous pourriez aussi bien �tre d�j� morts.
Mon gendre a raison.
On ne peut pas laisser cette femme merveilleuse pourrir l�-bas
parce que sa belle-fille se fiche d'elle.
On doit faire quelque chose.
J'embarque.
- On embarque. - On embarque.
- J'embarque ! - Moi aussi.
Tant qu'on pr�voit des pauses pipi.
Je d�teste �tre rabat-joie, mais papa,
tu dois aller en cour demain.
Tu passes devant le juge
pour sauver la Garderie Grand-papa.
Tu as raison.
Il faut donc
entrer dans la r�sidence de Blanche, la trouver,
�viter le gardien de s�curit�, la sortir de l�
et se rendre au tribunal avant 10 h.
J'embarque.
Bon, l'entr�e principale est ici.
Il y a d'autres entr�es sur les c�t�s, mais elles sont verrouill�es.
Il y a des gardiens de s�curit� 24 heures par jour.
Il y a des cam�ras dans les couloirs qui filment tout.
Le syst�me d'alarme se met en marche
d�s qu'un r�sident quitte la propri�t�.
�a semble impossible.
Au Vietnam, c'�tait notre quotidien.
Tenez.
J'allais donner ceci � mes petits-enfants pour No�l.
L'an dernier, ils m'ont donn� un g�teau aux fruits.
Qu'ils aillent au diable.
Je ne sais pas. L'endroit ressemble � Fort Knox.
Vous pensez qu'ils vont nous laisser entrer comme �a ?
On va devoir �tre rus�s
et passer inaper�us.
Oui. On ne doit surtout pas attirer l'attention.
Un instant.
- Je peux vous aider ? - Oui.
On vient de 1-800-Clowns.
Vous avez command� du divertissement aujourd'hui ?
Il doit y avoir une erreur.
Je ne vois rien � ce sujet dans notre horaire.
V�rifiez de nouveau, madame.
On ne s'est pas habill�s ainsi pour rien.
Qu'y a-t-il, Cujo ? Tu sens un chaton ?
Vous ne pouvez pas aller l� sans laissez-passer ! Revenez !
- Attendez ici. Revenez ! - C'est son chien !
Vous ne pouvez pas...
Allons-y.
E-6.
� l'eau.
Blanche Clark. Chambre 113.
Voil�, Gabe. Bon.
Vous deux, faites diversion aupr�s des gardiens.
Eduardo, allons chercher Blanche.
Revenez !
S�curit�. On a un probl�me.
Velma s'est s�rement encore servie dans l'armoire � pilules.
Elle dit qu'elle a vu des clowns.
Reste ici. Je vais aller voir.
Que faites-vous ici ?
Qu'est-ce que...
Voil�. La 113.
Attends, regarde.
Sal ? On en a perdu une autre.
Sal ?
BUREAU S�CURIT� PERSONNEL AUTORIS� SEULEMENT
H� !
Blanche ?
C'est moi, Eduardo.
On est venus te sortir d'ici.
R�ception.
Velma, appelle la police. Il y a plein de clowns ici.
Compris.
Bozo � Emmett. R�ponds, Emmett. Vous �tes o� ? � vous.
Tu nous as envoy� � la mauvaise chambre, Gabe.
Tu es s�r qu'il est �crit 113 ?
C'est 118. D�sol�.
Je crois que j'ai besoin de lunettes.
Bon, j'esp�re que c'est la bonne,
car on a moins d'une heure pour t'emmener au tribunal.
C'est par l�. Par l�.
Vous allez couler.
Pardon.
Tu crois que grand-papa va arriver � temps ?
Il le faut, ch�ri. Sinon, on aura de graves ennuis.
Veuillez vous lever.
Voyons.
Les services sociaux contre Frank Collins.
Veuillez approcher.
Monsieur le juge ?
Je peux vous parler ?
- Blanche ! - Eduardo !
Eduardo !
Comment m'as-tu reconnu ?
Je reconna�trais tes yeux n'importe o�.
D'accord. Fais tes bagages. On va te sortir d'ici.
D'accord. Pas besoin de me le dire deux fois.
H� ! Emmett � Gloussement, Emmett � Gloussement.
On quitte le sommet.
Quoi ?
Que se passe-t-il ?
Je vous tiens, vous et votre chien invisible.
Quoi encore ?
Attention.
Attention. Attention.
- On fait quoi ? - On se fond dans la masse.
Des clowns !
On a r�ussi !
Bon. Mais on n'est pas sortis du bois. Il manque encore Big Lou et Bonnie.
Allons-y. Allons-y.
Emmett � Grelot, Emmett � Grelot.
Emmett � Grelot.
Qui rira le dernier, le clown ?
- L�chez-le ! - Madame. Doucement.
- L�chez ma femme ! - Qu'est-ce que...
Lou !
Tu as toujours �t� mon h�ros.
Ils sont l� !
On ne laisse personne derri�re !
- Il y a un meilleur chemin. - Je sais.
Tu conduis trop vite.
Tu pourrais v�rifier sur Google, Waze ou autre chose.
Plus vite. On doit s'y rendre ! De quoi tu parles ?
Monsieur le juge, avec tout le respect,
allons-nous vraiment les attendre toute la journ�e ?
�a suffit. Je mets fin � tout �a.
La cour prononce un jugement en faveur de...
Monsieur le juge, j'ai �t� retenu malgr� moi.
J'imagine que vous avez une bonne explication, M. Hernandez.
Tout � fait, monsieur.
Vous �tes pr�t � commencer ?
Oui, monsieur le juge. Je le suis.
Eduardo Hernandez pour le demandeur, M. Frank Collins.
Cette affaire est un exemple parfait d'abus de pouvoir.
Il semble que votre client exploitait
une r�sidence ill�gale pour a�n�s et qu'il s'est fait prendre.
Non, ce n'est pas...
Ce n'est pas...
C'�tait plut�t...
O� est...
Un instant. C'�tait... Qu'est-ce que...
M. Hernandez, vous allez bien ?
Un instant. Attendez.
Non !
C'�tait plut�t...
- Grand-papa a une crise. - Qu'est-ce que je disais ?
Monsieur le juge, c'est...
H�, h� !
C'est une exag�ration.
Mais qui es-tu ?
Papa ?
M. Collins, nous allons devoir mettre un terme � tout �a.
Non, je vous en prie, monsieur. Un instant. Il va se ressaisir.
Eduardo. Regarde-moi.
- O� sommes-nous ? - Dans un tribunal.
Tout le monde veut savoir
comment tu as plaid� devant le juge Hightower.
Le juge Hightower.
Un abruti de premi�re classe.
Quel est le lien avec tout ceci ?
Monsieur le juge. C'est vrai.
Nous avons utilis� un permis 102-C
pour exploiter une entreprise 105-D.
Il est aussi vrai que nous ne r�pondons pas encore
� toutes les exigences d'une entreprise 105-D.
Mais l� n'est pas la question.
Cette amende exag�r�e et vindicative
porte directement atteinte � notre droit d'association libre.
Nous n'avons eu droit � aucun avertissement,
et cela viole notre droit de rem�dier aux infractions.
C'est anticonstitutionnel et antiam�ricain.
Et voil� pourquoi seul un abruti de premi�re classe
essaierait de s'en tirer avec une chose pareille.
Monsieur le juge ! Objection !
C'est votre avocat qui doit s'objecter, pas vous.
Pas la peine. Objection rejet�e.
M. Tooley, quand avez-vous cit� l'entreprise de M. Collins ?
Le cinq, monsieur le juge.
Vous n'avez pas inspect� les lieux
avant la citation ?
Nous n'avions pas de mandat pour entrer sur les lieux.
Il n'a donc re�u aucun avis d'infraction ?
Nous avons visit� l'entreprise de M. Collins � plusieurs reprises...
Mais il n'a pas eu l'occasion
de rectifier quoi que ce soit avant de recevoir une amende.
Il a eu suffisamment de temps pour se conformer aux r�glements.
- Suffisamment de temps. - Merci, M. Tooley.
- Mais... - Merci.
Monsieur le juge, je tiens � mentionner devant la cour
que tous ces gens sont venus pour soutenir la Garderie Grand-papa.
Pensez-vous qu'ils auraient parcouru tout ce chemin
s'ils ne croyaient pas en mon gendre ?
Oui, il a contrevenu � certains r�glements,
mais il a ouvert sa maison � des a�n�s
afin qu'ils puissent s'amuser,
passer du temps ensemble et peut-�tre, pour une fois,
se sentir appr�ci�s.
En fin de compte, monsieur le juge,
n'est-ce pas ce que nous voulons tous ?
On ne rajeunit pas.
M. Collins, vous avez contrevenu � quelques r�glements,
mais vos intentions sont nobles.
L'amende de 50 000 $ est donc annul�e.
- Monsieur le juge... - Mais vous ne pourrez pas
ignorer les r�glements.
Vous avez 90 jours pour rendre votre �tablissement conforme.
Merci, monsieur le juge.
Monsieur Hernandez ?
Oui, monsieur le juge ?
C'est bien de vous voir de ce c�t� du tribunal, Eduardo.
Merci, Bill.
Je tranche en faveur du plaignant.
Tu as r�ussi, Eduardo. Merci.
Tu devrais arr�ter de m'appeler Eduardo.
D'accord. Eddie ?
Vas-y donc pour "papa".
D'accord !
Je suis fi�re de toi.
Le voil� !
Comment osez-vous sortir ma belle-m�re de sa r�sidence ?
Et comment osez-vous ignorer la volont� de votre belle-m�re ?
- Qui �tes-vous ? - Je suis son avocat.
Nous allons contester le testament de son d�funt mari.
Il n'y a pas de raison d'aller jusque-l�.
On ne veut pas qu'un avocat se m�le de tout �a.
Bien. Demandons donc � votre m�re ce qu'elle veut.
Bien s�r. Maman, o� veux-tu vivre ?
Je veux vivre dans ma maison.
Bien s�r. Comme tu veux, maman.
On veut juste que tu sois heureuse.
Bien. Je vais pr�parer des documents pour rendre tout �a officiel.
Ce n'est pas que je ne vous fais pas confiance,
mais je ne vous fais pas confiance.
Allons-y.
Bien !
Bien.
Je vais faire la f�te.
�videmment.
Et maintenant ?
Vous avez entendu le juge. On a du pain sur la planche.
GRANDE R�OUVERTURE GARDERIE GRAND-PAPA
- Cinq. - Oui. Super.
Tu as d�j� fait exploser un camion ?
- Non. Non. - Qu'as-tu dit ?
J'ai dit "non". Je travaille en informatique.
- En informatique. - Qu'est-ce que tu dis ?
Non !
- �a s'est bien pass�. - Oui.
�coute, j'ai pens� � ce que tu m'as dit
au sujet d'aller voir un m�decin.
On va prendre un rendez-vous la semaine prochaine.
D'accord.
G�nial.
Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?
Disons qu'il se passe plein de choses et que je ne veux rien manquer.
Oui.
Salut, Jordan.
Salut, Annie. Que fais-tu ici ?
Je suis ici avec mes grands-parents.
J'ai appris pour ton audition.
D�sol�e.
Je ne voulais pas vraiment faire le spectacle, de toute fa�on.
Alors, pourquoi as-tu auditionn� ?
Je me disais que �a me permettrait de passer du temps avec toi.
Jordan, tu n'�tais pas oblig� d'auditionner pour �a.
Je veux te parler depuis que je t'ai vu en physique.
- Vraiment ? - Vraiment.
Puisque je n'ai pas pu voir ton audition,
tu pourrais me chanter ta chanson ?
Quand tu veux.
Des croustilles ?
Eh bien...
Maintenant que la Garderie Grand-papa est de nouveau sur pied,
tu peux te remettre � l'�criture de ton livre.
- Je ne sais pas trop. - Que veux-tu dire ?
Peut-�tre que Jack Quartermaine devrait prendre sa retraite.
Peut-�tre que je devrais �crire sur un autre sujet.
- Oui. - Quelque chose de nouveau
et d'original.
Tiens mon verre.
Eh bien...
- On est coinc�s ! - Qu'allons-nous faire ?
Que fait-on quand on arrive dans un cul-de-sac ?
On fonce !
LES HECTARES OMBRAG�S Frank Collins
Rencontre et s�ance d'autographes
Frank Collins Auteur, LES HECTARES OMBRAG�S
INSPIR� EN PARTIE DES PERSONNAGES CR��S PAR GEOFF RODKEY
DANS LE FILM "DADDY DAY CARE"
POUR HELEN OLIVER, QUI A TOUJOURS AIM� ET CRU EN SON FILS.
M�ME LORSQU'IL A DIT VOULOIR FAIRE DES FILMS.
French - Canadian
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