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ALLEMAGNE DE L'EST - 1980
C'est elle ?
Oui.
Elle n'aura pas une seconde d'avance.
Elle est comme �a.
- Elle est comment ? - Si elle avait 6 ans,
on pourrait dire qu'elle boude.
Elle est seule ici ?
Sa d�tention a disloqu� son cercle d'amis.
Le Dr Wolff travaille ici avec nous. Elle vient de Berlin,
de l'h�pital de la Charit� et a d�cid� de...
- On s'est d�j� pr�sent�es. - Bon...
On va continuer avec la fracture de la cheville.
�a a compl�tement d�senfl�. On va enlever les drains.
On va regarder la jambe. �a m'a l'air super, tout �a !
Tu pourras bient�t rejouer au foot.
T'es milieu ?
- Centre ? - Centre droit.
Donc c'est la jambe qui tire.
Tu peux aussi tirer avec la gauche ?
Pas bien.
- C'est juste pour pas tomber. - C'est ton entra�neur qui dit �a ?
- Faut que j'en parle avec lui. - Pourquoi ?
L'adversaire saura que tu dois aller � droite pour passer au centre.
�a y est, c'est fait.
Tu as �t� courageux.
�a lui a fait peur, au petit, que vous fassiez cette grimace.
Il s'est tendu et a eu encore plus mal.
Je suis navr�.
Mais il avait devin� que vous tentiez de faire diversion.
En tout cas, il va continuer de tirer avec la jambe droite.
- Bon app�tit. - Bon app�tit.
Bon app�tit.
- �a, c'est Berlin. - Typique !
Je peux vous ramener. �a peut durer, j'ai souvent attendu ici.
Merci.
Alors, �a vous pla�t ?
Le travail, le service.
C'est mon premier jour.
Vous ne devriez pas vous isoler.
Ici, les gens sont susceptibles. Berlin, la Charit�,
la capitale.
Ils ont vite l'impression d'�tre d�class�s.
C'est pour �a que vous parlez si savamment ?
Pour ne pas donner l'impression d'�tre d�class� ?
Vous auriez d� me demander au croisement.
On est sur le bon chemin.
Qu'est-ce que j'aurais d� vous demander ?
O� j'habite. Mais vous le savez d�j�.
Et pourquoi je suis venue en province.
Mais �a aussi, vous le savez d�j�.
Arr�tez de faire l'�tonn�. Vous leur avez parl�.
Vous vous �tes organis�.
Moi, je vais m'isoler.
Arr�tez-vous !
� demain.
Bonjour, je suis Mme Bungert.
Faut que je vous montre la cave.
- �a peut pas attendre demain ? - Demain, j'ai pas le temps.
L�, tout de suite ?
Un instant.
Faut commander maintenant. Il vous faut une tonne au moins.
Une tonne et demie. Vous aimez prendre des bains.
Jeudi, c'est votre tour de nettoyer l'escalier.
Vous me l'avez d�j� dit.
En �t�, � la serpilli�re. Pas en hiver.
�pouvantable dans l'�me.
Magie, d�mons, profondeur et solennit�
caract�risent l'interpr�tation de Furtw�ngler.
J'avais l'impression d'entendre cette ouverture
pour la premi�re fois.
- L�chez-moi ! L�chez-moi. - Du calme !
Reprends-toi.
Bon, calmez-vous.
L�chez-la !
Ils vont te l�cher.
Stella ?
Essaie de t'asseoir.
Tu peux faire �a ?
Essaie.
- C'est bien. - Putain !
Je reviens.
Tout va bien se passer.
C'est une m�ningite.
- Due aux tiques ? - Sans doute.
Vous avez remarqu� des piq�res ?
Elle s'est cach�e dans les champs. Pendant 6 jours.
La r�gion est pleine de tiques, d'apr�s le dossier.
Normalement, je les lis.
Il faut faire une ponction lombaire.
Recroqueville-toi.
Compl�tement.
Comme �a.
�a va faire tr�s mal mais il ne t'arrivera rien.
C'est la 4e fois que cette fille est incarc�r�e, et chaque fois...
Stella.
- Comment ? - Cette fille s'appelle Stella.
Oui, �a fait 4 fois, et chaque fois,
elle simule parce qu'elle ne veut pas bosser.
On en parle demain, je dois y aller.
Je peux vous ramener.
Je suis en v�lo.
� demain.
- �a ne doit pas sortir d'ici. - Non.
Vous savez pas lire ? On vous montrera votre table.
Je peux aller aux toilettes ?
Au fond du couloir � gauche.
- Pardon, les toilettes ? - L� devant.
Barbara ?
Merde, le bateau arrive.
Tiens. Faut que j'y aille.
Dis donc, t'es m�decin ?
�a aide, de mettre les jambes en l'air ?
Contre les varices ?
- Oui, c'est bien. - Vraiment bien ?
On a fait une petite excursion ?
C'est une belle r�gion. Surtout la nuit.
Venez, s'il vous pla�t.
Bonjour.
Je sais, je suis en retard.
Le s�rum est arriv�.
Je peux entrer un moment ?
Stella ne veut pas de perfusion.
Sauf si c'est vous, dit-elle.
Je peux vous emmener en voiture.
Vous pourrez rentrer vous reposer apr�s.
D'accord. Dans cinq minutes.
On vous a donn� un appart horrible.
Mais il y a un piano.
On y va ?
Vous en jouez ?
- Il est d�saccord�. - Donc vous en jouez.
�a vous arrive souvent ?
J'�tais injoignable pour quelques heures.
O� �tiez-vous ?
- La jeune fille est enceinte. - Quoi ?
Stella est enceinte.
Elle vous l'a dit ?
Je m'en suis aper�u en composant le s�rum.
Vous avez fait le s�rum vous-m�me ?
Sinon �a aurait pris 4 jours. Il aurait fallu passer par Rostock.
Et vous avez un labo ?
- � la clinique ? - Oui.
Le s�rum va vite agir.
Apr�s-demain, tu pourras lire et regarder par la fen�tre.
Dites-lui de sortir.
Je reviens.
LES AVENTURES DE HUCKLEBERRY FINN
"Ils suivront les traces que j'ai laiss�es en jetant des pierres,
"chercheront mon cadavre dans la rivi�re.
"Puis ils suivront les traces de farine jusqu'� l'�tang.
"Ils prendront le petit chemin
"pour trouver les brigands qui m'ont tu�.
"Ils chercheront partout mon cadavre dans la rivi�re.
"Puis ils en auront marre et ne s'occuperont plus de moi.
"�a ne me g�ne pas, je pourrai rester o� je veux."
Si Stella est vraiment enceinte, c'est une catastrophe.
Ils lui retireront l'enfant.
Elle veut le garder ?
Elle n'est pas au courant.
Vous ne lui avez pas demand� ?
Vous en �tes vraiment s�r ?
Je peux voir votre labo ?
Vous avez bien boss�.
Vous pouvez utiliser le labo quand vous voulez.
C'est vous qui l'avez install� ?
Il n'y a pas tous les instruments que je voudrais.
Je vais peut-�tre recevoir une centrifugeuse de Prague.
Qu'est-ce que vous faites en province ?
Vous veillez � ce que personne ne s'isole ?
�a me pla�t, ici.
Vous �tes suppos� me convaincre ?
De quoi ?
De retirer ma demande de sortie de territoire ?
"Les travailleurs et paysans ont financ� vos �tudes.
"Maintenant, c'est � votre tour de leur venir en aide."
Ce n'est pas faux.
J'aimerais bien aller � La Haye.
C'est l� qu'il y a ce Rembrandt.
Faites une demande de sortie de territoire.
Je dois y aller.
- Je peux y aller ? - Oui.
Vous n'avez rien remarqu� ?
Le tableau !
L'homme �tendu, c'est Aris Kindt. Il vient d'�tre pendu
pour vol.
Le Dr Tulp donne la le�on d'anatomie.
Ils auraient d� ouvrir l'abdomen d'abord...
... au lieu de diss�quer la main gauche.
Il y a une erreur...
avec la main.
Elle est invers�e.
C'est la main droite et elle est trop grande.
Je ne pense pas que Rembrandt ait pu faire une erreur.
Vous voyez l'atlas ?
C'est un atlas d'anatomie.
Ils le fixent tous.
Oui, lui...
tous.
La main est comme peinte d'apr�s l'atlas.
Rembrandt a peint quelque chose qu'on ne peut pas voir.
Qu'eux seuls peuvent voir. La reproduction d'une main.
Gr�ce � cette "erreur", on ne voit plus par le regard des m�decins.
On le voit lui, Aris Kindt...
la victime.
On est avec lui, pas avec eux.
Je suis crev�e, je dois y aller.
Moi aussi. Je vous ram�ne ?
J'ai besoin de prendre l'air.
Tr�s bien.
J'ai un peu frim�, l�.
Avec le labo
puis l'analyse du tableau.
� demain.
- T'as re�u l'argent ? - Oui.
Faut l'emballer et que ce soit �tanche.
Par la mer ?
- Quand ? - Bient�t.
Tr�s vite.
Bonjour.
Vous avez des ennuis ?
Non.
Vous vous �tes perdu ?
Mon coll�gue est parti...
... pisser ?
Tu veux autre chose ?
Non, je vois pas quoi.
Dis-moi quoi, je te le procure.
Je sais pas.
C'est rembourr�.
J'ai lu qu'il y en avait des chauffants.
Non, en hiver, faut mettre des gants.
Elle va jusqu'� combien ?
200.
Mais pas ici, sur nos routes.
- Bonjour. - Bonjour.
"C'est une Mercedes ?"
"Elle co�te combien ?"
"Faut attendre longtemps ? On a attendu 8 ans pour notre petite.
"Et on peut pas se plaindre."
�a valait le coup, au moins ?
Merde !
Je vais chercher un caf�. Vous en voulez un ?
Oui.
Stella veut vous voir.
Bien.
"On n'avait jamais �t� aussi riches.
"Les cigares, c'�tait superbe.
"On parlait toute la nuit, allong�s dans la for�t.
"On �tait compl�tement insouciants.
"Je lisais des livres
"puis je racontais � Jim ce qui m'�tait arriv�
"sur cette �pave avec le passeur."
Qu'est-ce qu'il y a, docteur ?
- Je suis crev�e. - Ben, dors !
Je peux pas.
La lune s'est lev�e
Les �toiles brillent
dans la vo�te c�leste...
Caf� ?
La for�t sombre se tait
Le brouillard tombe
sur la prairie...
- Allez... - Je vais revenir plus tard.
Et je reprendrai la lecture.
Ils ont dit que je pourrais lire.
Ils vont bient�t venir me chercher.
Tu peux faire quelque chose pour moi, docteur ?
Je vais essayer.
Je veux pas retourner � Torgau, je supporte pas.
Docteur, je vais avoir un enfant.
Faut le faire partir.
- Tu ne veux pas le garder ? - Non.
Non, faut le faire partir d'ici.
De Torgau, le faire partir de ce putain de pays.
Merci.
Merde.
Pardon.
Venez ! Allongez-vous une heure.
- Non, c'est bon. - Je viendrai vous r�veiller
et vous prendrez ma place.
Je m'en occupe.
Merci.
Oui.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous avez pu dormir ?
- Oui. - Je vous ai apport� du caf�.
Merci.
Vous allez noter �a dans votre rapport ?
"Dr W. commence � prendre confiance..."
Un truc du genre.
Je travaillais � l'h�pital d'Eberswalde.
Il y avait de nouvelles machines venues de Nouvelle-Z�lande
pour sauver les pr�matur�s
qui ne s'adaptaient pas aux couveuses.
Le mode d'emploi : 260 pages en anglais.
Je m'y suis mis.
Une assistante, avec qui j'avais eu...
parlait un peu l'anglais et m'aidait.
Elle voulait m'impressionner.
Une nuit, o� j'�tais �puis�, elle m'a apport� une couverture,
m'a dit de dormir, elle ferait le reste.
Elle a branch� les machines et fait une seule erreur.
Elle a confondu Celsius et Fahrenheit.
�a a g�n�r� trop de pression.
La r�tine des pr�matur�s s'est d�coll�e.
Ils �taient deux : Maik et Jennifer.
On a pu les sauver.
Mais ils �taient aveugles � vie.
J'�tais responsable.
La recherche a imm�diatement �t� bloqu�e.
Fini Berlin, l'h�pital de la Charit�.
Ces messieurs m'ont propos� d'�touffer l'affaire.
J'ai �t� mut� dans un h�pital de province.
En �change de mon silence
et des rapports que je r�dige.
Je n'ai pas d'ambition dans ce domaine.
�a fait combien de temps ?
Trois ans.
C'�tait quoi, comme machines ?
Celles de Nouvelle-Z�lande.
Elle �tait trop longue, l'histoire ?
Trop facile ?
Vous pourriez aider Stella ?
La garder ici plus longtemps ?
Oui.
Deux, trois jours peut-�tre.
Et apr�s ?
Vous connaissez Torgau ? L'Institution de Torgau ?
Vous �tes tous dou�s pour les euph�mismes.
Torgau est un camp d'extermination socialiste.
Je vous ai pos� une question !
Quoi ?
Et apr�s ?
Aucune id�e.
Je les ai appel�s.
Deux jours, pas plus.
C'est vrai, votre histoire ?
Maik et Jennifer.
Faut que je dorme.
L�chez-moi !
- Barbara ! - L�chez �a. L�chez !
J'arrive.
- Docteur Wolff ? - Oui.
Je viens de la part d'Andr�.
Du Dr Reiser.
Pour accorder le piano.
On ne va rien accorder, je veux prendre un bain.
Allez-vous-en.
Au revoir.
Andr� m'a donn� �a.
Pour vous.
- �a prendra combien de temps ? - Une heure.
Elle en veut, Tatjana Tasakina, pour son 3e titre olympique.
Elle est devenue maman, il y a 2 ans. Mais elle est en pleine forme.
Tatjana Tasakina, �a a l'air bien parti. Mais la RDA
avec Christiane Warzenberg tient bon, et puis Ulrike...
Chute du 3e �tage, rest� 20 minutes par terre.
C'est le concierge qui l'a trouv�.
Luxation du genou, blessure � la t�te.
On fait un lavage d'estomac.
On lui fait des radios. Il a bien support�.
Bien.
Tentative de suicide, faut pr�venir les autorit�s.
On va le laisser se r�veiller.
Apportez les radios.
Vous attendez que je vous dise merci ?
Je d�teste ce genre de surprises.
- L'accordeur ? - Oui.
Il vous a propos� un rendez-vous, il m'a dit.
Si j'ai besoin d'un accordeur, je m'en charge moi-m�me.
Vous avez raison : vous vous en chargez vous-m�me !
Exactement.
- Je ne vous aiderai pas. - Je ne veux pas d'aide.
Et la prise de courant cass�e ?
Et alors ?
Vous avez trouv� quelqu'un ?
C'est dur, de trouver un �lectricien.
Qu'est-ce que �a peut vous faire ?
Rien.
Et vous allez payer avec vos clopes de l'Ouest ?
On est pr�t.
Merci.
On ne voit rien, mais il y a peut-�tre un caillot.
Pour en �tre s�r, il faudrait ouvrir le cr�ne.
C'est tr�s risqu�, il est en train de se stabiliser.
On le laisse en observation.
Si �a ne s'am�liore pas, on op�rera.
Les r�flexes sont normaux.
Les sensations de chaud et de froid ?
Aussi.
Va falloir attendre.
Je suis aussi venu en v�lo.
Il y a une vieille croix au d�but du chemin.
Au bout de quelques m�tres, on rejoint une colline.
Et en bas, il y a la mer.
Le plus bel endroit que je connaisse.
Vous connaissez ?
La nuit, c'est encore plus beau.
C'est un raccourci par la for�t.
On y va ?
D�sol�e, mais je d�teste la mer, c'est comme �a.
� demain.
Gerhard a rencontr� une fille.
Elle veut passer � l'Ouest.
Il dit qu'il l'aime.
Parce qu'elle ne peut pas le suivre.
Barbara !
Je pourrais venir vers toi.
Vivre ici avec toi.
- Comment �a, ici ? - Ben ici.
C'est possible, certains l'ont fait.
Qui ?
On s'en fout.
Je pourrais �tre heureux ici avec toi.
En plus, ils me d�rouleraient le tapis rouge.
Tu d�lires !
On peut pas �tre heureux ici.
Il y a deux rochers, un gros, un petit.
T'attendras l�.
Le bateau pourra te voir la nuit. Il a un infrarouge.
�a va se passer tr�s vite.
Tu y seras ?
- Je t'attendrai au Danemark. - Au Danemark ?
C'est pas loin.
Quand ?
Ce week-end. Dans la nuit de samedi.
Ce week-end ?
Je suis de service.
Il faut que je me lib�re.
T'as besoin d'une excuse ?
Il y a s�rement encore un d�fil� !
Personne ne me croira.
Oui...
J'arrive.
Une r�union au restau. J'en ai pour une heure, pas plus.
Je te rapporte quelque chose ?
Je crois que je vais m'endormir.
Une fois de l'autre c�t�, tu pourras dormir tard.
Pourquoi ?
Je gagne assez, t'auras plus besoin de bosser.
Apprends par c�ur le plan des lieux. Puis br�le la feuille.
Merde.
Chut !
Ils sont partis pour combien de temps ?
- Une heure maximum. - �a va durer deux heures, alors.
Moi, c'est Steffi.
� la tienne.
Barbara.
Enchant�e.
Il t'a offert quoi ?
Comme cadeau ?
Rien.
Moi, il me le donne toujours avant.
C'est mieux pour nous deux.
Regarde.
Il m'a dit qu'il m'aimait.
Attends.
Tu en veux ?
Regarde.
Il a dit qu'il voulait m'�pouser.
Il veut m'offrir une bague.
C'est dingue !
Elle est belle, tu trouves pas ?
C'est pas la plus ch�re.
- Elle est belle. - Oui.
Fais voir tes mains.
Attends,
elle est trop grande.
La vache, tu fais du 17 !
T'as de belles mains.
- Merci. - Tu t'en occupes ?
Tu choisirais laquelle ?
Celle-l�, peut-�tre.
Ouais, elle est super belle.
S'il m'�pouse,
tu crois qu'ils me laisseront sortir ?
Je crois pas.
Tu t'y connais, hein ?
Salut.
Ouvrez, c'est pour vous.
- Non. - Si.
Je vous en prie !
D�noue tes cheveux.
Penche-toi,
�carte les cuisses.
De la confiture, du pain et du fromage.
Quoi comme fromage ?
Du fromage fondu.
Tu aimes bien ?
Non.
Et hier ?
- Au petit d�jeuner ? - Le midi.
De la fricass�e.
On en a eu aussi.
La compote de rhubarbe �tait bonne.
Moi, j'ai eu du flan.
On a eu du flan, hier ?
Bon app�tit.
Encore du flan.
� tout � l'heure.
Les questions �taient bien.
Il n'a pas perdu la m�moire.
Vous vous faites encore du souci.
Je sais pas.
Tout est normal : les analyses, la m�moire, les r�actions.
- Ses parents, ils disent quoi ? - Ils sont soulag�s.
Ils lui ont trouv� quelque chose d'anormal ?
On se revoit, de toute fa�on. Bon app�tit.
Excusez-moi d'avoir �t� si abrupte, hier.
- Vous l'�tes toujours. - Non.
Si.
- J'ai un service � vous demander. - Ah, je vois !
Quoi, "Ah, je vois" ?
C'est pas grave.
Je peux avoir le week-end de libre ? C'est important.
Vous allez au d�fil� � Berlin ?
Non, je voudrais refaire l'appartement.
Eh bien, faites.
Ramona, la blouse va au sale. Merci.
Il va comment ?
�tonnamment bien.
Allez voir Mario, s'il vous pla�t.
C'est une commotion c�r�brale.
J'ai un mauvais pressentiment, je ne sais pas pourquoi.
J'aimerais lui faire faire une s�rie de tests demain.
- Vous pourriez m'aider ? - Je suis en cong�.
Moi aussi.
Vous ne pourriez pas trouver deux heures ?
Apr�s-demain, je peux.
Quand ?
� 11 h.
Bonne nuit.
� vous aussi.
Non !
Pas comme �a !
Non.
Demain, tu pourras rentrer chez toi.
Attends !
Je peux te parler ?
- Tu as rendu visite � Mario ? - Oui.
Tu peux venir ?
Pourquoi ?
Je suis le Dr Wolff, je m'occupe de Mario.
Tu viens de pleurer.
Non, j'ai pas pleur�.
Quand tu �tais avec Mario, dans la chambre.
Vous �tes ensemble, toi et Mario ?
C'est arriv� aujourd'hui par la poste.
JE NE PEUX PAS VIVRE SANS TOI
On rentrait d'une f�te � Stralsund,
o� j'ai dans� avec deux Cubains, juste dans�.
Werner l'a appel� pour lui raconter Dieu sait quoi.
Et tu as pleur� car tu te sens coupable.
Non,
parce qu'il est tellement froid.
Apr�s une tentative de suicide, on est souvent calme.
Quelque chose d�conne.
Je l'ai embrass�,
il m'a dit ce qu'il avait mang� ici. C'est pas normal.
S'il faisait la gueule, �a irait.
Mais il est si froid.
Mario ?
Oui.
Angie est venue te voir.
Oui.
Tu lui as �crit une lettre.
Quand ?
Une lettre d'adieu.
Tu lui as �crit quoi ?
Vous pourriez fermer la fen�tre ?
La fen�tre est ferm�e.
Merci.
Tu veux qu'Angie repasse demain ?
Qu'est-ce qu'on mange, demain ?
Vous savez ?
Merde !
C'est le Dr Wolff. Il faut absolument que je parle au Dr Reiser.
Ah, d'accord...
C'est o� ?
Savez-vous o� se trouve le Dr Reiser ?
- Le docteur n'est pas l�. - Je sais, mais il est o� ?
- Il est au Sch�tz. - Et c'est o� ?
- C'est le caf� de la place. - D'accord, merci.
Vous d�sirez ?
- Je cherche le Dr Reiser. - Il est l�-haut.
En haut de l'escalier � gauche.
Je cherche le Dr Reiser.
Je suis le Dr Wolff. Je viens de la clinique.
Il est dans la chambre de Friedl.
Je peux lui parler ?
Dr Reiser, y a quelqu'un pour vous.
Excusez-moi.
Elle est jolie, votre amie.
J'ai vu votre voiture. Il faut que je vous parle.
Vous vous vouvoyez ?
Les m�decins font-ils toujours �a ?
De temps en temps.
Barbara, j'arrive.
C'est pour vous.
Merci.
Klaus, faut que j'y aille.
Je repasse plus tard.
Attendez-moi.
- Elle va comment ? - Je lui ai donn� de la morphine.
C'est bien, elle ne souffrira pas.
D'apr�s ce que tu dis...
Vous aviez raison : il faut op�rer Mario.
Sa copine est pass�e cette nuit.
Il lui avait �crit une lettre d'adieu.
Il ne se souvient de rien.
Un tel choc peut provoquer une amn�sie. C'est normal.
Il se souvient de tout sauf de ses sentiments. �vapor�s.
Vous allez dire que je devrais aussi me faire op�rer
car mes sentiments...
On va � l'h�pital, je prends votre v�lo.
- C'�tait de la morphine ? - Oui.
- Elle a quoi ? - Friedl a un cancer et va mourir.
- Vous �tes de la famille ? - Non.
- Et l'officier ? - C'est son mari.
Vous les connaissez depuis longtemps ?
Depuis que Friedl est malade.
- �a vous arrive souvent ? - D'accompagner les mourants ?
D'aider les salauds ?
Quand ils sont malades, oui.
Barbara.
Il est quelle heure ?
Presque 2 h.
J'ai appel� Fabricius.
Vous le connaissez d'o� ?
C'�tait mon prof. Il arrive ce soir, il va op�rer.
- Et vous ferez l'anesth�sie. - Quoi ?
Vous savez faire �a, c'est dans votre dossier.
Schulze, elle peut bien le faire.
Vous ne voulez pas �tre l� ?
Si.
Bien.
Elle vous a donn� quoi ?
Des tomates, des courgettes,
des aubergines, des oignons.
Vous aimez la ratatouille ?
�a prend une demi-heure,
40 minutes maximum.
Venez,
c'est tellement bon.
�a ne sera pas long.
Que des histoires de m�decins ?
Oui.
C'est une des plus belles histoires : "Le M�decin de Campagne".
Un vieux m�decin tr�s laid va soigner une jeune fille qui a la phtisie.
En pleine campagne.
Elle a 17-18 ans, de la fi�vre.
C'est la temp�te, l'orage,
il ne peut plus rentrer, il doit rester.
Il fait des saign�es, ce genre de trucs.
La jeune fille n'a encore jamais aim�.
Et elle va mourir sans avoir aim�. Elle fait du vieux m�decin
son amant.
Il couche avec elle ?
Non, juste par procuration.
Pour toutes les amours qu'elle ne conna�tra pas,
elle imagine des histoires avec lui.
Elle d�crit sa passion, sa tendresse,
puis elle meurt.
Il repart chez sa femme, ses enfants.
Je vous l'offre.
Je peux vous aider ?
Vous aimez cuisiner ?
Je suis si content que tu sois l�.
Je ne peux pas, l�, maintenant.
Le Professeur Fabricius est au bloc. J'arrive.
- Il est ras� ? - Ramona l'a fait, tout est pr�t.
Bien.
Stella !
Barbara, tu es l�.
Les salauds !
C'est quoi ?
Des antalgiques.
Et l'autre piq�re ?
De la caf�ine.
�a fait quoi ?
�a maintient �veill�.
Barbara,
me laisse pas,
ne pars pas.
Barbara ?
Elle ne reviendra pas.
Vous l'avez arr�t�e ?
Rentre chez toi, Andr�.
Ne bouge pas.
Voil� l'argent.
Viens.
Mets tes pieds l�. Tiens-toi fort.
- Quoi ? - Tiens-toi fort.
Barbara !
Adaptation : Babelfisch Translations
Sous-titrage : Vdm
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