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Original subtitles

Encore la Croix Rouge,

qui vient visiter le Paradis des ghettos.

Il feraient mieux d'aller voir � Dachau ou � Buchenwald.

Ce qui m'�tonne, c'est que personne ne se demande

de quel droit les nazis peuvent mettre tout un peuple en prison.

�a para�t normal d'emprisonner des Juifs pourvu qu'on ne les tue pas.

Je ne suis pas s�r qu'ils ne soient pas assassin�s. Syst�matiquement.

J'ai entendu un policier tch�que il parlait d'un camp, Auschwitz.

Abraham refait son num�ro.

Je commence � en avoir marre de la Croix Rouge.

Maria...

Je ne t'ai jamais parl� de mon petit fr�re Rudi.

Seulement de tes parents.

Et d'Inga.

Rudi a pu s'enfuir.

Il est probablement mort aujourd'hui.

Il en a probablement tu� quelques uns avant de se faire avoir, mais

il avait cinq ans de moins que moi,

et il a toujours pris ma d�fense. Il �tait costaud!

� t'entendre, ta famille �tait merveilleuse.

Oui, je ne la reverrai plus jamais.

Je me fous un peu de ne pas revoir Inga.

Elle me faisait parvenir des lettres par un sergent SS.

Un type que sa famille connaissait.

- Mais, � quel prix! - Ne la juge pas s�v�rement.

Pourquoi pas? Elle a toujours �t� plus forte que moi.

- Peut-�tre que c'est moi qui l'ai voulu. - Tu sais que tu as du talent.

Tu parles! Quelle d�ception pour mes parents.

En r�alit�, Rudi et moi...

On n'a pas �t� capables de faire ce que voulait notre p�re.

Je suis s�re qu'il t'aime.

Et qu'Inga t'aime aussi.

C'est pas �vident.

- Elle aurait d� avoir la force de lui dire non! - Il ne faut pas la d�tester.

Il faudra lui pardonner, lui dire que tu l'aimes.

Je crois que je n'aurai m�me pas ce choix.

On va tous crever ici.

Karl...

Fais attention.

- Ils peuvent me coincer, je m'en fous. - Il n'y a pas que toi.

On est tous dans le coup.

Rudi...

Qu'a-t-il pu t'arriver?

Varsovie.

- Rien � signaler. - Alors on y va.

- Tu es trop vieux pour jouer � �a. - Je suis trop vieux pour tout.

- Envoie un plus jeune. - Les plus jeunes font de meilleurs soldats,

si j'y reste, ce sera juste une perte pour la pharmacie.

Allez! Surtout... Je suis bien prot�g�.

- Qui peut arr�ter Mo�se et Aaron? - Faut y aller!

H�... Regarde-le! Allez, viens, sors de l�!

Allez! Allez, grouille, grouille!

- Non... - Allez, avance, grouille!

Non! Arr�tez!

- Anton? - Tu as eu de la chance de passer.

Mon ami, le meilleur guide de la r�gion.

Par l�!

Voil� l'argent.

Je croyais que vous deviez en avoir une douzaine?

Un revolver... C'est tout ce qu'on peut donner.

Nous �tions d'accord, cette somme �tait pour une douzaine de revolvers.

Vous n'en voulez pas? Je le reprends.

Tout ce qu'on vous demande, c'est un peu de coop�ration.

Nous avons le m�me ennemi, n'est-ce pas?

Et... Les munitions?

Tr�s bien, Anton!

�a va, tout va bien!

Anton, mon ami...

Il est possible qu'un jour nous nous battions c�te � c�te.

C'est possible.

- J'ai pas confiance en eux. - Donne-leur une chance.

- Si jamais ils nous aident � tuer les Allemands. - Les Juifs ne se battent pas.

Et le petit?

Je l'ai d�j� vu dans le coin plusieurs fois.

Il doit m�me pas avoir treize ans.

Canon... Barillet...

Chien... D�tente...

Et crosse. Toi, mets-toi l� et prends-le.

Les jambes �cart�es, le bras arm� en avant...

Quand tu vises...

Tu dois apercevoir la cible, entre le V du viseur.

Respire un bon coup, presse jusqu'� mi-course...

Attends! Recommence � presser, lentement, attention.

Tu es pr�t? En joue... Feu!

Il ne nous manque plus que les munitions

- Et quelques centaines de revolvers. - Pr�t?

Enfin, c'est d�j� un d�but.

En joue... Feu!

Vous �tes le commandant d'Auschwitz et votre travail,

va se r�sumer � doubler la surface de ce camp.

Je comprends, Reichf�hrer, Qui va effectuer les travaux?

Vous aurez plus d'ouvriers que vous n'en voudrez.

L'IG Farben les r�cup�re pour ses diff�rentes usines.

Ils feront ce que nous leur dirons.

Nous leur avons suffisamment accord� d'ouvriers.

Les nouveaux prisonniers seront principalement des Juifs?

Treblinka, Belzec... Les autres camps...

Remplissent leur r�le de r�partition.

Nous envisageons ces solutions sur une plus grande �chelle.

C'est-�-dire?

C'est-�-dire, la solution finale du probl�me juif.

Je saurai m�riter votre confiance.

Depuis mon enfance, on m'a appris � servir et � ob�ir.

Parfait!

Dorf sera votre contact avec Berlin, Faites connaissance.

Bien entendu.

- Nous �tudions les origines de Dorf? - Si vous y tenez.

Il y a certaines plaintes � son sujet... Il serait arrogant, exigeant...

Nous n'avons rien trouv�

Son p�re �tait socialiste, et alors?

Sa m�re a pu se remarier avec un demi-Juif. Une fois encore, et alors?

J'aurais souhait� une preuve plus concr�te.

Vous souhaitez le remplacer?

O� est-ce pour m'atteindre?

Reinhart, mon ami...

Si c'est moi qui suis la cible ou Dorf,

Qui sera le prochain?

Ces petits d�tails ne doivent pas nous distraire

Le programme d'Auschwitz a toutes les priorit�s.

Assur�ment Reichf�hrer.

Erik?

Qu'y-a-t-il? �a va pas?

Je m'excuse, ch�rie. Je t'ai r�veill�e.

Tu ne dors pas bien depuis ton dernier voyage.

- Sinc�rement, tu m'inqui�tes. - Tu n'as pas � t'inqui�ter pour moi.

Je vais tr�s bien...

Toi, il faut que tu pr�serves ta sant�.

- Les enfants ont besoin de toi. - Je vais tr�s bien.

Je sais que tu me joues la com�die.

Depuis le jour o� je t'ai emmen�e chez ce vieux docteur, il y a sept ans.

Tu savais que tu �tais malade mais tu ne voulais pas le montrer.

Tu as beaucoup de courage.

Tu es plus courageuse que ton mari avec ses bottes et son uniforme.

Comment peux-tu dire �a?

Tout ce que tu as pu faire ces derni�res ann�es.

Marta, la guerre est perdue.

Nous l'avons perdue, le jour o� les Am�ricains se sont impliqu�s.

Notre seul espoir c'est de r�aliser la meilleure affaire possible.

Il faut jouer les Anglais, les Fran�ais et les Am�ricains, contre les Russes.

�a ne se pr�sente pas tr�s bien.

Mais, nous allons gagner.

Crois-le si �a te fait plaisir. Mais je vois ce qui se passe.

- Je d�teste d'entendre parler comme �a. - Ch�rie!

Un jour on dira de nos agissements en Pologne qu'ils �taient monstrueux.

- Ainsi qu'en Russie. - Je ne les �couterai pas.

Ils essaieront de t'obliger � �couter.

S'ils r�ussissent, il faudra dire aux enfants et te r�p�ter,

que depuis toujours, j'�tais un fid�le serviteur du Reich.

Un homme fondamentalement honn�te,

qui s'est content� d'ob�ir aux ordres.

Des ordres qui venaient du sommet.

Personne ne pourra te calomnier.

Je n'y comprends plus rien.

Hans Frank se vante d'empocher des millions.

Himmler ne parle que de ses usines. Mais, il... Il...

Il y a aussi ce demi-fou � Auschwitz.

Celui qui a le commandement du camp. Et...

Il dit, il faut croire, ob�ir... Agir.

Je donnerai beaucoup pour �tre comme lui.

C'est un homme charmant... il adore ses enfants.

Il aime les animaux, la nature,

Erik... Tu vaux mieux que tous ces hommes.

Que tous les Frank, les Hesse...

Tu vaux mieux que tous ceux qui commandent.

Serre-moi fort, Marta.

Erik...

Il ne faut pas douter de toi.

Mon ch�ri... Tu as si froid!

Major Dorf.

Quoi?

Vous voulez r�p�ter! Oh non, non!

Que se passe-t-il?

J'arrive tout de suite, le temps de m'habiller.

Que se passe-t-il?

Ils ont essay� d'assassiner Heydrich.

On a lanc� une bombe sur sa voiture � Prague.

Il ne devrait pas y survivre.

C'est horrible!

Reprends-toi.

Sois agressif! C'est la chance de ta vie.

S'il meurt, tu pourras lui succ�der.

Inga!

Je t'ai d�j� dit de ne pas me suivre.

Je veux t'aider, rien de plus.

- Prier ne sortira pas Karl de Theresenstadt. - Et toi, tu peux?

Non, je ne te mentirais pas. Je t'aime.

Tu peux divorcer,

c'est un ennemi du Reich. Toi, tu es chr�tienne.

Tu te rappelles nos rendez-vous au camp?

J'ai besoin de toi.

- Va t'en, je veux plus te voir. - Inga ch�rie...

Va t'en! Je te d�teste.

Je vous d�teste tous!

Vous �tes incapables d'aimer. L'argent seul vous int�resse.

Vous �tes cruels

Nous vous avons laiss� faire sans r�agir.

Nous sommes en guerre et bien s�r c'est cruel.

Beaucoup d'innocents souffrent.

Je n'ai rien contre Karl... Rien de personnel contre les Juifs.

Laisse-moi tranquille.

- Madame? - Le p�re Lichtenberg est l�?

Non Madame... Il est parti. Ils l'ont emmen�.

Ils veulent qu'il arr�te de parler en faveur des Juifs.

O� �a? Ils n'avaient pas le droit de l'arr�ter.

C'�tait un pr�tre trop born�.

Tout le monde lui disait d'oublier les Juifs.

Que cela ne nous concernait pas, mais il en parlait toujours.

Vous savez o� il est?

De quel droit ont ils os� faire �a?

Il y a longtemps qu'ils font ce qu'ils veulent.

Ils l'ont envoy� � Dachau.

Je n'ai aucune nouvelle depuis son d�part.

Je peux te raccompagner?

J'esp�re que cette visite � l'�glise t'aura fait changer d'avis.

- Tu peux faire mieux que m'accompagner. - Ah bon?

- Je vais peut-�tre devenir croyant. - C'est pas �a, te fatigue pas.

Tu me connais, je ferai n'importe quoi pour toi.

D�nonce-moi, accuse-moi d'un crime, c'est pas difficile.

- Et ils m'enverront pr�s de Karl. - Tu es folle!

- Tu veux aller en prison? - Je sais ce qui est arriv� au P�re.

- Je veux �tre d�port�e. - Ces camps sont horribles,

tu ne pourras jamais tenir.

Dis � la Gestapo que j'ai voulu te soudoyer pour parler � Karl.

- Tout ce que tu voudras. - Tu renoncerais � ta libert� pour lui?

Oui.

Pour une d�sinfection massive, ce que vous r�clamez Major,

Nous recommandons ceci. Le Zyklon B.

Je ne suis pas chimiste, vous pourriez m'expliquer?

Le Zyklon B renferme de l'acide prussique, se pr�sente sous forme de cristaux,

si on l'expose � l'air libre, il se vaporise.

On a proc�d� � des essais?

Il est employ� pour nettoyer des zones infest�es de poux, rats, vermine...

- Il n'a pas �t� essay� sur... - Des �tres humains?

Oui... Sur les cat�gories habituelles, les criminels, les incurables.

Vous le savez mieux que moi, Major. Nous ne sommes que des chimistes.

J'ai entendu dire, que les sujets agonisaient longtemps.

Je peux vous dire que c'est un produit remarquable pour la d�sinfection, les fumigations.

Il n'encrasse pas les appareils et il n'y a pas d'ampoule � briser,

comme pour l'oxyde de carbone.

Pourquoi l'oxyde de carbone en particulier?

Certaines rumeurs...

Le Zyklon B.

Je vous passe commande pour le Major Heuse � Auschwitz.

C'est un plaisir de traiter avec les services de s�curit�.

Les documents d'exp�dition devront pr�ciser que le Zyklon B,

ne peut �tre utilis� qu'en tant que produit d�sinfectant.

Entendu... Vous voulez une d�monstration?

Il n'y a pas de danger?

Aucun... Un seul cristal.

Des douches... Un syst�me d'�coulement.

La pi�ce est herm�tique quand les portes sont ferm�es.

On met les moteurs en route, les gaz s'�chappent par les douches.

Pas besoin de diesel,

Nous avons command� du Zyklon B fabriqu� par une firme de Hambourg.

Des cristaux jet�s sur le sol et le gaz se d�gage.

- Le Zyklon B n'est pas trop cher? - Command� en grosses quantit�s,

nous pouvons arriver � un demi pfenning par unit�.

Belzec, Sobibor, Maidanek,

Treblinka, Chelnau, Auschwitz,

La quantit� ne pose pas de probl�me?

Dorf! Heuse!

G�n�ral Kaltenbrunner...

Avec le Major Heuse, nous reconsid�rions le traitement sp�cial.

Le traitement sp�cial...

On m'avait pr�venu quand j'ai succ�d� � Heydrich,

que j'allais h�riter d'un ma�tre de la terminologie.

Heuse, veuillez nous excuser.

Dorf!

Je suis diff�rent de ce demi-Juif qui vous commandait.

- On vous a abus�. - � son enterrement, j'ai vu ses enfants...

B�tards.

Sur son lit de mort, il g�missait, implorant son pardon pour ses crimes.

- Il d�lirait. - Ne perdez pas votre temps � le d�fendre.

- Pensez plut�t � vous. - Je n'ai pas � me d�fendre,

j'ai fait preuve de diligence pour mettre au point l'op�ration Reinhart.

Les quotas ont �t� d�pass�s,

les Juifs de Pologne sont d�port�s en nombre croissant.

Heydrich est mort, je commande les SS.

Vous avez menti au sujet de votre p�re. Un communiste.

Il y a eu une enqu�te et cela a �t� reconnu sans fondement.

Les commandants des camps se plaignent de vous.

Vous �tes arrogant... Intriguant.

Cela vous dit quelque chose?

�a ressemble � Theresienstadt.

La race sup�rieure...

Les moissonneurs...

Des enfants des ghettos.

C'est horrible!

Un de nos agents les a d�couverts � Prague.

La Croix Rouge pourrait tomber dessus.

Bien entendu, ce n'est pas sign�.

Allez voir Eichmann, je veux savoir qui a cr�� ces horreurs.

Soyez tranquille... Je trouverai.

J'ai le pressentiment qu'il y en a d'autres, c'est intol�rable.

Il faut savoir qui sont ces Rembrandt de pacotille.

Trouvez-les moi!

Felscher...

Les croquis que nous avions fini... Impossible de les retrouver.

Oui je sais,

Je les ai vendus.

Quoi!

- Tu les as vendus! - Les Tch�ques ont donn� un bon prix.

On �tait d'accord, les dessins devaient rester cach�s ici.

Si les nazis tombent dessus!

Tu n'avais pas le droit de vendre mes dessins!

Pas plus que ceux de Weiss!

Qu'est-ce que �a peut faire? On veut que le monde sache!

�a ne fait rien.

J'avais tellement envie de cigarettes,

et d'un pot de marmelade.

J'en ai vendu que quatre. Je ne recommencerai plus.

Je partagerai les cigarettes.

Esp�rons que la Gestapo ne mettra pas la main dessus.

C'est un crime de vouloir un paquet de cigarettes?

Pauvre Felscher!

Je me demande si tous nos efforts en valent la peine.

Moi aussi.

Ces d�portations... Ils continuent d'envoyer les vieillards et les malades en Pologne.

Pourquoi?

Il y a longtemps que je n'essaie plus de les comprendre.

Karl... Va ouvrir.

Comment t'es arriv�e l�?

Oh, ch�ri...

Rentrer dans un camp ne pose pas de probl�mes.

- Tu es un peu p�le, tu as maigri. - Non, non.

Je vais bien.

Tu vois, j'ai du travail.

Des amis.

Frey, Felscher et... Maria Kalova.

Nous avons souvent entendu parler de vous, Inga.

Je suis tr�s heureuse de vous connaitre.

Comme vous le voyez, il y a pire que Theresuenstadt.

Oui, c'est vrai... Nous sommes toujours vivants.

Pour quoi tu es venue ici?

Pour �tre avec toi.

Je suppose que vous pr�f�rez rester seuls.

J'�tais persuad� de ne plus jamais te revoir.

Moi, je t'avais dit de ne jamais d�sesp�rer.

Oui, je me souviens de tes lettres.

Si folles d'espoir et d'amour.

Je me souviens aussi de celui qui les apportait.

- M�ller t'a tout dit? - Il s'en est vant�.

- Pourquoi? - Parce que je voulais te revoir.

- Je cherchais un moyen de te rejoindre. - Tu as choisi le plus horrible.

Quand je pense que ce monstre... Ce porc,

- a os� te toucher. - Karl, crois-moi, je t'en supplie.

J'ai vraiment tout essay�.

Je te jure... Que je n'ai jamais rien �prouv�.

Tout ce que j'ai fait, c'�tait pour toi.

Je le trouvais ignoble... Je le d�teste davantage maintenant.

J'aurais peut-�tre pr�f�r�, ne plus jamais te revoir.

C'est vrai?

Il y en a beaucoup qui sont seuls.

Sans jamais recevoir de lettres des leurs,

et qui ont r�ussi � survivre.

Felscher n'a aucune nouvelles de sa famille depuis quatre ans.

Le mari de Maria Kalova a �t� tu� par la Gestapo.

Je pensais b�tement que tu �tais... diff�rent des autres.

Que tu avais besoin de mon amour,

Ne serait-ce que dans une lettre.

Oui.

Oui, c'est vrai.

J'aurai jamais pu survivre, sans nouvelles de toi.

Peu importe la fa�on dont elles me parvenaient.

- Ch�ri. - Oui.

Il faut oublier tout �a aujourd'hui.

Tu te souviens, tu m'appelais ta Saskia.

La femme de Rembrandt et son mod�le.

Ensemble, nous survivrons.

Un jour nous serons libres, maintenant, j'en suis s�re.

Les nazis se d�barrasseront de nous avant de capituler.

Non, il ne faut pas se d�courager. Je serai � tes c�t�s.

Tu sais � c�t� de qui tu restes? Un peintre rat�,

Qui n'a qu'un peu de poumon, � la place du c�ur.

Karl! Faut pas dire �a.

Toi, tu es vivant.

Je me rappelle le jour o� ton p�re est parti pour la Pologne.

Il a embrass� ta m�re,

il lui a dit, peu importe ce qui se passera.

Amor vinci omnia.

L'amour est le plus fort.

Pourquoi tu es venue?

Parce que je suis ta femme.

Parce que je t'aime tr�s fort.

Peu importe ce qui pourra se passer.

Je serai pr�s de toi maintenant.

Moi aussi je t'aime tr�s fort.

Il en faut six mille tous les jours.

- Nous les choisirons sur quelles bases? - Vous �tes membres du Conseil juif,

- vous connaissez vos cong�n�res. - Que va-t-on leur dire?

Dites-leur la v�rit�

Nous acceptons de les transporter dans des camps familiaux, en Russie.

- Des camps de travail? - En effet.

Plein air, nourriture, les parents et les enfants vivent ensemble.

C'est pr�f�rable � ce trou qu'est devenu Varsovie, par votre faute.

- Il est possible qu'ils r�sistent. - Votre peuple n'a jamais r�sist�.

Depuis le meurtre d'Heydrich, nous ne pouvons plus �tre aussi cl�ments.

Mais au rythme de six mille d�port�s par jour,

- le ghetto va se vider rapidement. - Non.

Nous voulons juste chasser l'exc�dent.

Les personnes comme vous, les officiels, la police,

les m�decins... vous resterez. Suis-je assez clair?

Parfait. Alors, n'oubliez pas,

Je vous ai dit 16 h, 7 jours sur 7,

j'attends six mille Juifs � la gare.

Tu as d�couvert quelque chose?

- Ces trains ne vont pas en Russie. - O� vont-ils alors?

- � Treblinka, c'est � trois heures � peine. - Treblinka?

- Un nouveau camp de travail? - C'est un camp de la mort.

Les Polonais chr�tiens vont dans un camp de travail,

les Juifs vont dans un �norme b�timent.

Les SS leur disent que c'est pour les d�crasser.

Mais c'est ce dont on avait parl�.

Ils ont des panneaux bidons, r�parations, tailleurs, confection...

Ils disent lavez-vous, on vous confiera un travail apr�s.

Ils n'en sortent jamais. On les gaze jusqu'� ce qu'ils cr�vent.

- Ils en tuent six mille par jour? - Oui, des familles enti�res.

Les m�res avec les enfants,

les vieux.

Alors, c'est toi qui avais raison.

Excuse-moi, je ne pouvais pas savoir.

L'arm�e britannique poursuit sa progression en Afrique du Nord.

Cinq villes de la fronti�re libyo-tunisienne,

sont tomb�es aux mains de la 8e arm�e.

Les forces alli�es ont effectu� 141 raids

au-dessus de la France et des Pays-Bas,

au cours des derni�res 24 heures.

Les r�sistants polonais nous ont appris que les nazis se livraient

aux pires atrocit�s sur la population polonaise,

allant jusqu'� fusiller les civils.

Ceci termine nos �missions en direct de la BBC.

Allant jusqu'� fusiller des civils... Ils savent pour Treblinka,

les chambres � gaz, les exterminations, les ghettos

et pas un mot � la BBC.

Alors vous comprenez pourquoi nous sommes sionistes.

- Ils ne nous ont peut-�tre pas crus. - Ils ont d�cid� de ne pas le croire.

On leur a envoy� des messages. Les Juifs polonais sont extermin�s.

Il faut l'annoncer.

Ils ont r�pondu... Nous avons bien re�u votre �mission,

Mais nous avons des demandes plus press�es.

Ils croient que nous mentons... �a semble tellement �norme

- que personne ne peut le croire. - Il n'y a qu'une solution.

- Il faut d'autres armes. - Anton, le type chr�tien,

il faut retourner le voir.

On peut peut-�tre �viter la d�portation � certaines personnes.

J'ai vu des b�timents vides devant la gare.

Je pense qu'on pourrait y installer une clinique.

On pourrait en sauver quelques-uns,

mais la solution, c'est le fusil.

Avancez!

Merde, pourquoi ils se battent pas! On est un demi-million.

Ils ne sont qu'une poign�e.

Quitte � crever... Battons-nous!

Joseph...

Le petit qui porte un cartable, c'est un de mes �l�ves.

Rien ne t'oblige � regarder, Berta.

Pourquoi pas?

�a ne peut pas �tre pire,

On nous donnera du travail.

- C'est un camp familial. - Je sais,

et au moins on sera ensemble.

Le docteur Weiss. Que fait-il l�?

Docteur Weiss, que venez-vous faire l�?

Vous �tes trop malade pour voyager, allez � la clinique avec votre femme.

- Mais je ne suis pas malade. - Allez � la clinique.

Pourquoi?

Nous essayons de vous �viter la d�portation. Jouez les malades.

Pas la peine de me le dire deux fois.

Tous les trois, vous ne pouvez pas voyager.

Cet enfant semble souffrir du typhus. Allez � la clinique.

Asseyez-vous l�, tenez.

Vous �tes tous trop malades pour voyager.

� quoi on joue ici?

C'est la clinique de la gare, on a eu l'autorisation hier,

ces pauvres gens sont trop malades pour voyager.

Si je n'ai pas mon quota, j'aurai des probl�mes.

Personne n'aura de probl�mes.

Nous avons re�u l'ordre de ne pas accepter les malades du typhus,

ou du chol�ra, � bord de ces trains.

Sortez d'ici tout de suite!

Foutez la paix � mes malades ou je fais un rapport!

Restez bien en ligne.

Les familles ne doivent pas se s�parer.

Commencez � monter dans les wagons.

Serrez bien les rangs, s'il vous pla�t.

Les familles doivent rester group�es.

Ils s'en vont.

Six mille aujourd'hui, six mille demain.

Nous avons essay� d'en sauver six ou dix.

Peut-�tre m�me vingt.

Est-ce que �a rime � quelque chose?

Serrez-vous dans les wagons...

Les familles resteront r�unies pendant le voyage...

et au camp... D�p�chons, serrez les rangs.

Tout le monde contre le mur!

Fouillez-moi tout!

Il faut les trouver!

D�montez le plancher!

Vous voyez qui a pu faire �a?

Je pourrais vous donner des noms. Nous choyons cette vermine.

Nous leur accordons des privil�ges.

- Voil� comment des Juifs nous remercient. - Calmez-vous Major.

Entre nous, c'est pas si mal.

Nous voulons les identit�s de tous vos artistes.

Leurs �uvres, leurs �crits, tout ce qu'ils ont dessin� ou peint.

Et les complices qui ont permis la propagation de ces atrocit�s.

�a ne devrait pas pr�senter de difficult�s.

Nous les trouverons, mais pourquoi vous int�ressez-vous � ces �uvres?

Nous ne voulons pas que les Juifs se manifestent. Notre programme entre dans une nouvelle phase,

nous ne voulons pas de critiques de la part des pays neutres

Allez me les chercher.

Qu'est-ce qui se passe?

Vous ne paraissez pas �tre � votre aise Major.

Vous �tes en sueur.

"Il se leva sur le tr�ne d'Egypte un nouveau roi qui ne connaissait pas Joseph."

C'est Kaltenbrunner, notre nouveau roi, n'est-ce pas Major?

- Je commence? - Je vous en prie, vous �tes ici chez vous.

Je suis Adolf Eichmann. Voici le Major Dorf, de Berlin.

Votre nom est celui de la ville o� vous avez �t� arr�t�?

- Vous? - Otto Felscher, de Karlsruhe.

Emil Frey, de Prague.

C'est le chef d'atelier, c'est lui le responsable.

Chut! Major!

- Vous? - Karl Weiss de Berlin.

Approchez-vous...

Dites-moi qui est le responsable de ces horreurs.

Faites ce que le Major a dit! D�p�chez-vous!

- Allons... - Celui-ci, c'est moi.

Et... Celui-l�, c'est moi.

Felscher...

J'ai fait celui-l�.

Eh bien, nous avan�ons.

Le Major a fait le voyage de Berlin pour d�couvrir le nombre de ces horreurs,

qui existent, o� elles sont cach�es, o� vous les avez envoy�es,

et les noms de vos contacts avec l'ext�rieur.

Pr�t? Nous commen�ons par vous?

C'est tr�s facile, il n'y en a pas d'autres.

Weiss?

Ce sont les seuls qui existent.

Vous?

Mais... Je... euh...

- Parlez, nous �coutons. - Oh...

Le commandant connait notre rythme de production.

- Nous dessinons des portraits... - Ne dis pas n'importe quoi!

Sinc�rement, je n'en connais pas d'autres.

Weiss?

Quel est le r�le de l'artiste?

Le r�le de l'artiste?

Il me semble que ce serait d'�gayer la vie.

Vous croyez que ces immondices vont �gayer la vie?

Des d�portations... Des ghettos d'enfants...

Comment pouvez-vous produire de telles horreurs

et pr�tendre qu'il s'agit d'�uvre d'art.

Parce que c'est �a la v�rit�.

Alors dites-moi pourquoi la Croix Rouge a pu inspecter ce camp,

une douzaine de fois, sans faire ces constatations?

Dites � Weiss que sa femme vient d'arriver de Berlin,

Il pourrait peut-�tre changer d'avis.

Weiss, le Commandant m'apprend que votre femme,

est arriv�e de Berlin, tout r�cemment.

C'est vrai.

Je suis certain qu'elle vous demanderait de dire la v�rit�.

Je vous dis la v�rit�.

- Felscher? - Euh...

- Vous voulez dire quelque chose? - Non, il ne veut rien dire.

Laissez-le r�pondre.

Non... Non, rien.

Weiss.

J'ai l'impression de vous connaitre. C'est possible?

Je ne me souviens pas de vous... Je...

Je vous parle de berlinois � berlinois.

Oublions les Tch�ques et les Autrichiens.

Les Berlinois me gardent � Buchenwald, depuis quatre ans.

Les Berlinois ont envoy� mes parents � Varsovie.

Vous avez un probl�me, vous les Juifs, vous n'oubliez pas le pass�.

J'attache beaucoup d'importance � ces dessins.

On m'a parl� de votre femme.

Comme elle est chr�tienne, �a peut s'arranger.

S'arranger?

Je peux �tudier votre dossier.

Sinon, ils vous confieront � Ram,

Et votre femme ne voudra pas vous voir quand il aura fini.

Il n'y a pas de complot, et...

et il n'y a pas d'autres dessins.

� vous de les convaincre de changer d'avis.

Emmenez-les!

- Vous �tes aussi p�le que ces Juifs. - Ah oui?

Vous n'avez pas � �tre pr�occup�,

Ram va les convaincre de dire la v�rit�.

Vous rentrerez � Berlin... En h�ros!

Karl!

Pourquoi ils vous emm�nent?

Inga! T'approche pas!

Non Inga, ils ne me toucheront pas, recule!

Laissez-le, il n'a rien fait!

Je t'en prie, t'approche pas, on va rien me faire!

Allez!

Allez!

Par ici! Magnez-vous!

Frey...

- Frey, tu m'entends? - Oui, oui.

Oui.

- Felscher... Tu nous entends? - Oui.

- Qu'est-ce qu'ils vont nous faire? - Nous torturer.

- C'est bien leur genre. - N'oublie pas notre accord.

C'est ma faute... C'est moi qui ai vendu les dessins.

Felscher, Ils vont nous tabasser, pas nous tuer.

Je supporterai pas les coups. J'ai plus de soixante ans.

Je ne pourrai jamais tenir.

- Je n'ai jamais eu envie de devenir un h�ros. - Tu vas t'�tonner.

On dit qu'apr�s quelques coups, tu t'insensibilises, tu sens plus rien.

Pleure pas Felscher!

- Vous �tes d�j� all�s en Italie? - Non.

- J'en ai envie depuis des ann�es. - J'ai une id�e...

On ira tous les trois, avec nos femmes. On verra tout.

Florence... Venise...

Oubliez Arezzo, pense � Piero della Francesca.

Il faudra pas manquer les fresques de San Lorenzo.

Sienne, P�rouse, Orvieto...

Si vous voulez, je vous laisse fixer l'itin�raire.

Tu veux peut-�tre parler avant qu'on commence?

Non, je ne sais rien... Piti�!

Pas un mot...

Felscher, on les emmerde. On a attendu trop longtemps.

Et toi, tu pr�f�res retourner dans le bureau du commandant et parler?

J'ai rien � vous dire.

L'Italie, Weiss, l'Italie...

L'Italie, Florence... Rome...

Italie, Weiss, l�Italie...

- Tu veux parler? - Non... Non!

Oh non.

Termin�!

Le vieux est mort.

- Weiss et Frey refusent de parler. - Il faut qu'ils parlent.

Alors, il va falloir les travailler de nouveau.

Attention! Surtout ne les tuez pas.

Ils finiront � Auschwitz.

Une fois qu'ils auront parl�.

Le Major Dorf te fait dire

qu'� la seconde o� tu diras la v�rit� sur ces dessins, il te lib�rera.

Mais je ne sais rien!

C'�tait le dernier, nous les avons sortis juste � temps.

Ils repr�sentent quelque chose, �a vaut peut-�tre la peine.

Oui, pour que le monde connaisse la v�rit�, un jour.

Vaut mieux les enterrer.

J'ai eu trop envie de les porter au commandant et lui dire...

Tenez, les voil� et maintenant, rendez-moi Karl.

- Il n'aurait jamais pu l'accepter. - Je l'esp�re.

Je l'esp�re tellement.

Frey...

- Frey... Est-ce que tu m'entends? - Oui.

J'ai les mains bousill�es.

Moi aussi.

Il va se passer longtemps avant qu'on puisse repeindre.

On va peut-�tre finir comme Felscher.

On avait pas le droit de l'obliger � r�sister.

Il a fait ce qu'il croyait �tre juste.

Ne pense plus � lui... Non.

J'ai �t� trouillard toute ma vie.

Tout gosse, j'�vitais toujours de me battre.

J'ai chial� le premier jour d'�cole.

Moi non plus, je n'ai jamais r�v� de devenir un h�ros.

L'Italie, Frey.

Michel-Ange, David...

La Chapelle Sixtine.

On r�cup�re les v�tements.

Tous les ouvriers sont Juifs, des �quipes sp�ciales.

Qu'est-ce qu'ils deviennent?

On les �limine en temps voulu.

La s�lection. Ceux qui vont travailler, � droite,

ceux qui b�n�ficient d'un traitement sp�cial, � gauche.

L'int�rieur d'une chambre avant d'envoyer le Zyklon B.

Pendant... apr�s.

Les �quipes sp�ciales entrent et �vacuent les corps.

Nous r�cup�rons les dents, les cheveux...

Hoess s'est bien assur� qu'il n'y a pas de chapardage?

� Maidanek, des hommes sont pass�s en cour martiale pour vol.

Il a veill� � tout. Photo suivante!

Le cr�matoire... Ce sont des essais avec des courroies.

Les fosses o� sont enterr�es les cendres.

Lumi�re, s'il vous pla�t!

Bien, vous avez accompli votre nouvelle mission,

avec votre conscience professionnelle habituelle.

Je voulais vous en parler, si je pouvais �tre mut� � Berlin,

je faciliterai votre travail.

Vous �tes un homme de terrain, ne vous frottez pas aux politiciens.

Restez en Pologne, travailler avec les commandants.

En fait, il s'agit de ma femme. J'ai un probl�me.

- Elle est triste parce que son mari est loin? - Non, ce n'est pas �a.

Madame Dorf est malade.

Elle a le c�ur malade et mes absences ont un effet n�faste.

Amenez-la � l'h�pital, ou en vacances, rien n'est trop beau pour les femmes des SS.

Je vous remercie mon g�n�ral, mais avec les bombardements,

- et les p�nuries, je devrais �tre � Berlin avec elle. - Vous me d�cevez.

Nos arm�es sont mises en d�route � Stalingrad,

Les Anglais et les Am�ricains d�truisent nos villes,

et vous vous plaignez parce que votre femme est souffrante?

- J'aurais cru que mon d�vouement envers les SS... - Major!

Vous avez de la chance de continuer � porter cet uniforme.

Vous avez des ennemis,

- Vous dissimulez vos origines. - C'est faux!

O� est la diff�rence? Les hommes pensent le contraire.

Je trouve que je ne suis pas trait� loyalement.

Continuez � faire votre travail. Il faut que ces camps fonctionnent.

Vous pourrez �tre mut� plus tard... Peut-�tre!

Les cadavres enterr�s � Babi Yar doivent �tre d�terr�s et br�l�s.

Il ne doit rester aucune trace de ces morts.

Cet ordre est prioritaire.

Le cr�matoire ne remplit pas sa fonction.

Nous sugg�rons un programme d'incin�ration en plein air,

pour d�truire tous les corps.

Des b�chers de traverses de chemin de fer, arros�es d'essence,

devraient se r�v�ler plus efficaces.

Je m'en doutais depuis longtemps.

Ces histoires � propos d'espions, de saboteurs...

- Ces maladies contagieuses... - O� as-tu trouv� ces photocopies?

�a n'a pas d'importance!

Tu �tais si vindicatif, � propos des gens qui mentaient � ton sujet,

je savais qu'il se passait quelque chose. Qu'en dit Kaltenbrunner?

- Je retourne en Pologne demain. - Tu n'as pas protest�?

- Apr�s tout ce que tu as fait! - Plus rien n'a d'importance,

La Pologne, l'Ukraine...

- Tout s'�croule. - Non, ne dis pas �a!

Kaltenbrunner sait que tu penses �a? Je comprends que ta carri�re pi�tine.

Tes derni�res lettres, ton comportement, prouvent que tu en as assez.

- Tu en as m�me honte. - En effet, �a m'arrive.

Tu ne dois pas capituler...

Tu dois faire ce qu'on te dit, Jusqu'au bout.

C'est le seul moyen de prouver que tu es dans ton bon droit.

Marta!

Ma douce et tendre Marta...

Je me suis tromp� sur ton compte. Je croyais que tu serais folle de rage.

J'ai tout de m�me supervis�, l'assassinat de femmes et d'enfants!

- Oh, je t'en prie, arr�te! - Ce qui te met en col�re,

- c'est que je ne suis pas fier de mon travail! - Il faut en �tre fier!

Il faut faire ce qu'on te dit, jusqu'au bout.

C'est le seul moyen de faire comprendre que tu as raison.

Te moque pas de moi... Erik!

- Te fiche pas de moi. - Je ne me fiche pas de toi, ch�rie.

Je suis sid�r� de ma propre b�tise.

�videmment... Je n'ai pas le choix!

Il faut que je me remette au travail avec encore plus d'enthousiasme.

J'ai peur que nous soyons punis un jour.

Punis?

Oui... Nous tous!

Ch�rie, tu n'as rien fait de mal...

J'ai toujours �t� un bon soldat.

Ces lettres...

Ces gens compl�tement nus...

Ces chambres � gaz... Ces b�chers fun�raires...

C'est pour �a qu'il faut aller jusqu'au bout.

Pour que personne ne sache.

Que personne ne puisse raconter de mensonges sur toi.

Nous appelons �a des camps de famille. Ils y vont sans appr�hension.

- Ils ne se rendent pas compte? - Certains se r�voltent.

Nous les matons rapidement.

Ravissant.

Major, voici le professeur Pfannenstiel, expert en hygi�ne � Berlin.

Un sp�cialiste de l'assainissement, nous aurons besoin de lui.

Si je peux vous aider, j'en serai heureux.

- Mais, o� est le... - � l'int�rieur.

Et les sujets?

Il y a un groupe qui attend. Vous le verrez bient�t.

Leur s�jour doit �tre aussi agr�able que possible,

ce gazon, cette musique... Les familles restent r�unies.

Oui, oui, oui. C'est bien charitable.

Nous entrons?

- Apr�s vous professeur. - Merci.

Dorf!

- Kaltenbrunner s'est d�barrass� de vous? - Pas du tout.

Il ne veut plus vous voir � Berlin, alors il vous envoie visiter les camps.

On dit que vous n'avez pas l'estomac tr�s solide.

Il l'est suffisamment.

Je ne savais pas, si vous souhaitiez assister � une d�monstration.

La chaleur et l'odeur sont parfois difficiles � supporter.

Il y a 46 installations semblables.

C'est tr�s fonctionnel.

Dorf...

Il vous a vir� parce que les peintres juifs ont refus� de parler.

Qui vous a dit �a?

- Certains r�pandent des calomnies. - Je n'y suis pour rien!

Je les entasse l�-dedans, je gaze, je br�le, je fais mon boulot.

- C'est le proc�d� utilis�? - On leur dit que c'est pour l'hygi�ne,

- Douches de d�crassage... - Ils n'ont pas de raison de s'y opposer.

- Quel est votre d�bit quotidien? - Douze mille.

Quand tous les fours sont allum�s et quand l'IG Farben,

n'est pas au t�l�phone pour demander des Juifs pour ses usines.

Le Major Hoess effectue un travail particuli�rement d�licat.

Il doit faire preuve d'efficacit� et de discr�tion.

Je suis au courant, je ne parlerai pas de ma visite. Les savants apprennent � �tre discrets.

Professeur, pourriez-vous trouver un moyen d'�viter cette fum�e?

Les Polonais sentent cette odeur � des kilom�tres.

Vous parlez d'un secret!

Quel produit utilisez-vous?

� travers ce trou, on envoie des cristaux de Zyklon B.

Ils se vaporisent au contact de l'air, tout est r�gl� en quelques minutes.

Nous avons des probl�mes de fonctionnement,

il a fallu que nous organisions notre r�seau de distribution.

On a cr�� un service de vente de tout ce que nous r�cup�rons.

Il n'y a que les gros pontes � Berlin, qui voient l'argent.

Professeur...

Vous venez?

Ils sont merveilleusement calmes.

Nous avons instaur� un syst�me de travail � la cha�ne.

Mais je n'arrive pas � respecter le quota.

Ils se d�shabillent. On r�cup�re tout ce qui a de la valeur.

On les conduit � la douche. On les br�le et on enterre les cendres.

Remarquablement ing�nieux!

- Quand vous voudrez... - Allez-y!

Il faut avancer!

Vous voyez, ce sont des douches. Vous en avez pour cinq minutes.

�a vous d�crassera, �a tuera les poux.

Il y a un mouchard professeur, si vous voulez regarder.

Regarder? Moi?

Major Dorf...

J'ai d�j� eu l'occasion de regarder.

C'est fantastique,

Absolument fantastique!

C'est comme dans l'Enfer de Dante!

Et ses brebis...

Comme des lamentations dans une synagogue.

Quand le train arrive, montez dans les wagons.

Restez bien en ligne.

Les familles ne seront pas s�par�es pendant le voyage, ni au camp.

- Asseyez-vous l� bas et jouez les malades. - Attention, ils vous ont rep�r�.

- Ne vous inqui�tez pas. - Ils viennent par ici!

Berta, file par derri�re. Zalman, accompagnez-la.

- Tout le monde debout! - Ces gens sont malades.

Silence Weiss! Allez, debout... Vite!

- Que se passe-t-il ici? � quoi jouez-vous? - C'est une annexe de l'h�pital.

Ils n'ont pas l'air malades. Vous auriez pu me pr�venir.

J'ai pr�venu. C'est la pagaille dans votre bureau.

C'est pour les emp�cher de partir? C'est un peu trop gros.

J'ai de la fi�vre.

- Pas de traces d'autorisation. - Moi non plus, Capitaine.

D�molissez cette baraque! Br�lez tout!

Embarquez-les tous dans le premier train demain.

Madame Weiss, il faut que vous veniez avec moi.

- Permettez que nous chantions encore. - Malheureusement, non.

- Puis-je parler d'abord � mon mari? - Il sera peut-�tre � la gare.

- Madame... Vous revenez demain? - Bien entendu.

En attendant aujourd'hui, il faut apprendre votre Shakespeare.

Nous avons bien avanc� "La M�g�re apprivois�e."

Aaron... Je te confie la classe.

Il faut absolument continuer vos �tudes.

Il faut �tre instruit, si vous voulez r�ussir votre vie.

Au revoir les enfants.

Avancez! Serrez les rangs!

Avancez!

H�! La voil�!

- Madame Lowy... Monsieur Lowy. - Bonjour.

Je crois que nous allons faire le voyage ensemble.

Chaque fois que je prends le train, je me retrouve avec monsieur Lowy.

Effectivement, nous suivons la m�me route!

Nous sommes partis de Berlin pour Varsovie, et aujourd'hui...

Un camp de famille, en Russie. Non, ne pleure pas ch�rie.

De toutes fa�ons, nous avions envie de d�m�nager.

La R�sistance perd son imprimeur, Qu'est-ce qui va se passer?

Eva a appris � se servir de la presse.

Ils vont r�aliser de grandes choses. Je regrette de passer � c�t�.

Et mon fr�re, vous ne savez pas s'ils l'ont embarqu�?

Il s'est sauv�, il se cache chez Alma.

Montez dans les wagons. Ne tra�nez pas et serrez bien les rangs.

Les familles resteront r�unies pendant le voyage et au camp.

Avancez! Ne tra�nez pas!

Les familles doivent rester group�es.

Docteur Weiss... Je regrette.

Attendez, ma femme n'est pour rien dans cette histoire.

Elle donne des cours, elle peut servir d'interpr�te.

- Vous pouvez faire quelque chose. - N'y comptez pas docteur.

- Je risque ma t�te. - Tu ne te d�barrasseras pas de moi comme �a.

Je voulais juste faire mes adieux � notre vieil ami.

- Ils me feront ma f�te � moi aussi. - On te la fera avant eux.

Montez dans les wagons. Restez bien en rangs.

Montez dans les wagons.

On ne peut pas dire que c'est l'Orient-Express. Ma ch�rie, arr�te de pleurer!

J'arrive pas � me retenir. J'ai peur mon ch�ri.

Avancez! Et restez en rangs!

- Les familles doivent rester group�es. - Tant que nous serons ensemble,

Ils ne peuvent rien contre nous.

Montez dans les wagons...

Aujourd'hui, on change. Treblinka est plein, tu vas � Auschwitz.

Restez group�s!

Les familles resteront r�unies, pendant le voyage et au camp.

Aie foi en notre Dieu et tu seras r�compens�.

Entends, � Isra�l, le Seigneur est n�tre.

Le Seigneur est Un.

Tu ne pries pas?

J'ai jamais appris. Et toi?

Je ne prie plus depuis que ma famille a �t� tu�e.

Puisse le Dieu d'Isra�l vous prot�ger.

Rabbin, remonte-nous un peu le moral. Dans la Bible, il y a quelque chose?

David dit alors � ses hommes,

que chaque homme prenne son glaive.

Voil�, �a te convient?

Moi, j'y verrais que du feu!

- Et moi, je me suis d�j� fait peur! - Bon!

Rudi... Cette fois, n'h�site pas.

Il faut tuer, si tu es oblig�.

QG du bataillon, les lignes sont coup�es, j'ai un message pour le Capitaine.

- Quel capitaine? - J'en sais rien.

On m'a dit de porter �a. Tiens, voil�!

Von Kalt. Il est bien l�, non?

Von Kalt!

Glanz? Tout va bien?

- Donne tes cl�s, on veut les armes. - Ne tirez pas, tenez!

Les munitions sont l�-bas!

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