All language subtitles for My Brilliant Friend - 01x08 - La Promessa (The Promise).AMZN.WEBRip-WEB-DL.NTb.French.orig.Addic7ed.com

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew Download
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish Download
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Il faut que ce soit net et précis.

Pardon, chef.

Tu veux que je te fasse un dessin ? Regarde ton collègue.

- Bonjour. - Bonjour, Stefano.

- Bonjour, Stefano. - Don Fernando...

Voici tous les modèles. On vient de les finir.

Alors, Lila ?

Dis-moi, ça te plaît ?

Oui.

Don Fernando, venez voir.

Attends.

J'ai plus important à faire.

Qu'y a-t-il ? Tu n'aimes pas ?

- Non, c'est juste que... - Don Fernando...

Le talon n'est pas

comme sur le dessin.

Et cette couleur est trop foncée.

On est obligés de modifier, c'est des dessins.

C'est pas ce qu'on avait dit.

C'est les dessins d'une gamine.

Le talon doit être comme ça, sinon il va casser.

Et celle-ci ? Elle est différente aussi.

Il y avait un lacet sur le cou-de-pied,

il cassait sans arrêt.

Je vous ai demandé de réaliser les dessins de Lila,

pas d'autres chaussures.

- Je crois qu'on se comprend pas. - Comment ça ?

Ces modifications sont minimes.

Elles étaient nécessaires.

Tu en es sûre ?

Elles sont très belles.

Tu as bien travaillé, Rino.

Elles sont robustes, mais légères.

Plus bas ! J'ai dit quoi pour la coupe ?

Elle doit être nette et précise !

Les théoriciens du communisme n'ont pas caché leur haine

de la religion.

Marx l'appelle "l'opium du peuple".

Pour Lénine, c'est de "l'alcool spirituel".

Et Gramsci...

Lila aimait beaucoup Stefano.

Moi, je n'aimais pas Antonio.

Cela me mettait en colère.

Je ne pouvais pas me laisser embrasser

par quelqu'un que je n'aimais pas.

Il fallait que je le quitte.

Greco...

vous dessinez au lieu de m'écouter ?

Je dessine...

mais je vous écoute.

Ca ne vous intéresse pas ?

Non.

Pourquoi ?

Parce que je pense que l'homme

est tellement exposé à la furie aveugle du hasard

que s'en remettre au Saint-Esprit, à Dieu,

c'est comme collectionner des timbres pendant que la ville brûle.

Sortez, je vous prie.

Dehors !

Dans le couloir, vous réfléchirez à votre remarque désobligeante.

Sortez.

Bon, où en étions-nous ?

Qu'y a-t-il ? Que fais-tu ici ?

Le prof de religion m'a mise dehors.

Toi, l'élève modèle ?

Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Le prof s'est mis à dire du mal des communistes.

Il m'a interpelée,

et moi, je lui ai répondu.

Je sais même plus ce que j'ai dit.

Attends, je vais régler ça.

C'est bien, Elena, tu as été très courageuse.

Mais tu risques gros.

Tu encours un blâme.

Bon...

Je vais lui parler.

Attendez-moi ici.

Pourquoi tu n'écris pas un texte sur ton conflit avec le prêtre ?

Pour quoi faire ?

Je collabore à une revue appelée "Naples, Hospice des pauvres".

- Tu l'as déjà lue ? - Non.

On s'occupe des problèmes de la ville.

On écrit des pamphlets

et des articles de fond.

J'ai écrit cet article.

Celui-ci a été écrit par une fille qui est en seconde, comme toi.

Tu écris aussi des poèmes ?

Non, quelle idée !

Tu écriras ton article ?

D'accord.

Je vais essayer.

Tu peux entrer,

mais tu dois t'excuser pour ta remarque désobligeante.

Vas-y, petite, on se voit demain en classe.

- Merci, Mme la professeure. - Courage.

- Il y aura ton nom ? - Oui.

Vraiment ? Elena Greco ?

Tu dois lire l'article et me dire ce que tu en penses.

C'est un cadeau de Stefano.

Il te va bien.

Sa mère et sa soeur me reprochent de lui faire dépenser de l'argent.

Si je vais pas bosser à l'épicerie, elles refusent d'y aller aussi.

Et alors ?

J'ai dit que j'irais tout de suite,

mais je suis pas la bienvenue.

Ces jours-ci, je vais choisir ma robe de mariée.

Tu viens avec moi ?

Ne dis pas non, sinon je vais tuer ma belle-soeur et ma belle-mère.

D'accord, je viendrai avec toi.

En échange, tu dois me dire si mon article est bon.

Je suis incapable de te dire si c'est bien ou pas.

S'il te plaît, si tu ne m'aides pas, je n'oserai pas le donner à Nino.

Nino... Depuis quand t'es amie avec Sarratore ?

Je suis pas son amie.

Je le vois parfois à l'école.

Je peux barrer des choses ?

Oui.

Je peux déplacer des choses ?

Tu es vraiment douée,

c'est pour ça que tu as de bonnes notes.

Je veux plus rien lire de ce que tu écris.

Pourquoi ?

Parce que ça me fait du mal.

- Je vais tout recopier. - Je vais le faire.

Non, laisse-moi le faire.

Sur la page, il y avait ce que j'avais écrit,

mais c'était plus limpide, plus immédiat.

Les ratures, les déplacements, les ajouts,

me donnèrent l'impression de m'être échappée de moi-même

et de courir cent pas devant, avec une énergie

et une harmonie

que la Elena laissée derrière ignorait posséder.

Mme Galiani a raison.

A quel sujet ?

Tu écris mieux que moi.

Mme Galiani exagère.

Je garde l'article.

Ecoute...

On fait un bout de chemin ensemble ?

Qu'en dis-tu ?

Bien sûr.

Sarratore ! Viens voir.

Tu m'attends un instant ?

Salut, Elena.

Allons-y.

- C'était qui ? - Personne.

J'étais près de l'école, alors je suis passé.

Pourquoi ?

Je voulais te voir.

J'ai acheté un costume pour le mariage.

- Il est où ? - Au magasin.

Il faut faire les ourlets.

Mais je suis pas venu pour ça.

J'ai acheté un costume dans l'espoir de t'accompagner.

Ca me ferait plaisir.

Un mariage était un événement où nul ne pouvait faire mauvaise figure,

mais moi, ça ne m'intéressait plus.

Depuis que Nino m'avait demandé d'écrire un article,

j'étais secrètement convaincue que je n'existerais vraiment

qu'à partir du moment où ma signature apparaîtrait :

Elena Greco.

Si toutes avaient sa silhouette !

Tout lui va.

Pour une jeune mariée romantique, baroque.

Elle est magnifique, une robe de rêve.

Très romantique, c'est vrai.

Sinon, je la prendrai pour mon mariage.

Ne dis pas de bêtises. Elle est pour Lila.

Tu as vu ce qu'elle est belle ?

Elle me plaît beaucoup aussi.

C'est un tissu plus noble, donc plus onéreux,

à cause des broderies.

Je me moque de l'argent.

Tourne-toi, pour que je l'admire.

Magnifique, hein ?

Je suis pas convaincue.

On dirait Cendrillon.

C'est la robe la plus élégante, la plus chère du magasin.

On n'en a jamais vu dans le quartier

et tu n'es pas convaincue ?

Et si on essayait du satin vert ?

Ou un organdi rouge ?

Un beau tulle noir ?

Ou encore mieux, jaune ?

Quoi que vous choisissiez,

envoyez-moi la photo de mariage pour l'exposer en vitrine.

Je pourrai dire que c'est moi qui ai habillé cette jolie fille.

Lenu, qu'en penses-tu ?

Montre-moi laquelle tu préfères.

Tout à l'heure, celle-ci vous plaisait.

Vous avez raison.

Elle me plaît aussi.

Mais je ne vois pas Pinuccia la porter.

Pour elle, je verrais plutôt...

Celle-ci.

Elle est très belle.

Elle semble faite pour toi.

En revanche, pour Lila, je ne sais pas...

Celle-ci.

Je la vois bien sur Lila.

Même si elle est moins raffinée.

Sa silhouette sera mieux valorisée par les lignes simples

et traditionnelles.

Mais oui, Lenu a raison.

On a vu les autres, voyons celle-là aussi.

Giuseppina, portons la robe dans la cabine d'essayage.

Lenu, viens m'aider.

C'est ça qu'on t'apprend à l'école ?

Quoi ?

A utiliser les mots pour embobiner les gens.

Je n'embobine personne.

Je dis ce que je pense, sans exagérer,

sans blesser.

Je fais pareil dans mes devoirs.

Nino dit que Galiani a raison,

que j'écris bien, mieux que lui.

C'est pas parce qu'on parle bien qu'on embobine les gens.

Je voulais pas être vache.

Je voulais juste te dire que tu sais te faire aimer.

La différence entre toi et moi, c'est que les gens ont peur de moi,

mais pas de toi.

Ca a toujours été comme ça, depuis notre enfance.

Tous pensent que tu es la gentille et moi, la méchante.

Et c'est pas vrai ?

Je plaisante.

Antonio se ferait tuer pour toi.

Il te remercie d'avoir donné du travail à sa soeur.

C'est Stefano qui a embauché Ada à l'épicerie.

Moi, je suis méchante.

Elles sont faites main, avec semelle en cuir.

- Comment vous vous sentez ? - Bien, le talon est un peu haut.

Ca vous donne de l'allure.

Vraiment ?

On les a avec talon bas.

Les voilà, sentez la souplesse du cuir.

Elles sont confortables et élégantes.

Celles-ci sont plus belles.

Elles me vont bien.

Elles coûtent combien ?

15 000 lires.

Mais on vous fera une remise.

Je les voulais dans une autre couleur.

On a aussi d'autres coloris.

Les modèles sont en vitrine, venez voir.

Si j'avais autant d'argent, je serais en Amérique.

Bonne journée.

Quelle crève-la-faim !

On doit baisser les prix.

Avec ces matériaux et le temps de fabrication, c'est impossible.

Vous avez encadré les dessins,

maintenant, encadrez les godasses.

On vit dans un quartier de pouilleux.

Ca, c'est des chaussures pour des gens friqués.

On doit accéder aux magasins du centre.

Pour accéder aux magasins du centre, il faut traiter avec les Solara.

On invite à nouveau ce con de Marcello chez nous ?

Oui, Rino...

à nouveau.

Les Solara, c'est des fumiers,

c'est pour ça qu'ils savent vendre, et pas nous.

Stefano, tu as entendu, tu comprends ce que je veux dire.

Stefano, n'y pense même pas.

Si tu parles avec les Solara, Lila te tuera, tu le sais.

S'il te plaît, essaie de comprendre, il faut voir grand.

Pourquoi le garage Gorresio ne vend plus une seule mobylette ?

Pourquoi la mercière ne se fait que de l'argent de poche ?

C'est du menu fretin.

Les chaussures Cerullo sont belles.

Si on arrive à sortir de ce quartier, elles auront beaucoup de succès.

Mais on a besoin de marchés rentables.

Tu comprends, oui ou non ?

Ouvre !

Je t'ai dit d'ouvrir !

Fais pas la gamine !

Tu ne vois pas que Stefano fait ça pour toi, pour nous ?

Si on veut avoir un avenir,

Silvio Solara doit être ton témoin de mariage.

Pourquoi tu n'ouvres pas ? Je dois défoncer la porte ?

Silvio Solara introduira nos souliers dans les magasins.

Tu veux tout gâcher ?

Tu veux saboter les sacrifices de toute une famille ?

Tu veux faire quoi ?

Lila !

Ouvre !

Connasse !

T'es qu'une conne !

Connasse !

Lila ?

Allez, réponds !

Stefano avait conclu un accord avec les Solara

pour placer les chaussures Cerullo dans les magasins du centre.

Selon cet accord, Silvio Solara

devait être le témoin de mariage,

celui chargé de remettre les alliances aux mariés.

C'est quoi, le problème ? Parlons-en !

T'es en train d'énerver ton père et ton frère !

Ca peut se résoudre, sors, pour qu'on en parle.

Je t'en prie, Lila.

Je t'en prie.

Le témoin de mariage devenait une sorte de parent

et les familles se liaient à vie.

Ouvre, Lila.

Ferme.

Lila, qu'est-ce que tu fabriques ?

Pourquoi tu as insulté Stefano ?

C'est un salaud, un traître.

Ni Silvio ni aucun autre Solara ne viendra à mon mariage.

Car il n'y aura pas de mariage.

Je ne veux plus jamais voir Stefano.

Silvio n'est pas comme Marcello.

C'est pas lui qui a forcé Ada à monter en voiture.

C'est pas lui qui a tiré le jour de l'An

et qui a tabassé Antonio.

C'est pas Silvio Solara qui s'est incrusté chez toi,

et c'est pas lui qui a dit des horreurs sur toi.

Il a menacé de mettre le feu à la cordonnerie.

Oui, mais il ne l'a pas fait.

Tu as rejeté un Solara.

Tu connais les règles du quartier.

Tu dois donner quelque chose en échange.

Excuse-moi, mais...

tu veux faire quoi ?

Tu dis que tu veux changer les choses.

Tu veux que Stefano, ta famille, Rino, le quartier, aillent mieux,

et puis tu veux tout faire capoter ?

Le mariage, les chaussures...

Du coup, c'est les Solara qui gagnent.

Si je pense à ce qui m'est arrivé...

Mme Galiani a voulu que je m'excuse auprès du prof de religion.

Si j'avais refusé,

que se serait-il passé ?

J'aurais pu être renvoyée.

Qui était perdant ? Moi ou le prof de religion ?

Penses-y.

Même si Silvio sera témoin de mariage

et aidera Rino et Stefano à vendre les chaussures,

il n'aura aucune prise sur ta vie.

On est différents des vieilles générations.

Toi et Stefano, vous êtes différents,

vous pouvez vraiment changer le quartier,

mais seulement si vous êtes ensemble.

Peut-être que Stefano ne m'aime pas vraiment.

Bien sûr que si.

Il fait tout ce que tu dis.

Quand il ne risque pas son argent.

Lila ?

Je peux ouvrir ?

Lenu...

Reste.

Je suis inquiet.

Le magasin m'a coûté cher,

l'appartement aussi.

J'en voulais pas.

Tu te souviens ?

Tu sais pourquoi je les ai gardées ?

Elles me rappellent tes mains de petite fille au travail.

Si tu m'épouses,

je te promets que ces mains ne s'abîmeront plus jamais.

Elles sont neuves.

Je ne les ai jamais mises.

Pourquoi ?

Elles me serrent.

Vraiment ?

Tu sais combien je t'aime.

Mais il y a des choses qu'on est obligés de faire.

Tu comprends ?

Marcello Solara ne doit pas mettre les pieds à mon mariage.

- Je fais comment ? - J'en sais rien.

Mais tu dois me le promettre.

D'accord, Lila.

Je te le promets.

Il n'y mettra pas les pieds.

C'est bon ?

On arrête de se chamailler ?

Viens ici.

Viens ici.

Bonjour.

Maîtresse...

vous vous souvenez de moi ?

Je ne la connais pas. C'est qui ?

Mais... c'est Cerullo.

Je vous ai apporté un faire-part.

Je vais me marier.

Je serais heureuse que vous veniez à mon mariage.

Je connais Cerullo, mais elle, j'ignore qui c'est.

Au revoir, Elena.

La maîtresse ne va pas bien.

Le 12 mars arriva.

Lila voulut que j'aille à son ancien appartement

et que je l'aide à se laver, à se coiffer

et à enfiler la robe que moi, pensai-je à la fois fière et triste,

j'avais choisie pour elle.

- C'est quoi, ça ? - Je sais pas le faire.

Tu sais rien faire. Allez, enfile ça.

Magne-toi, tu dois te préparer.

Fiche-lui la paix.

J'ai presque fini.

- Ca va, ma chemise ? - Rassure-toi, j'ai du métier.

A ton avis, je fais une erreur ?

En faisant quoi ?

En me mariant.

Tu penses au témoin de mariage ?

Non.

Je pense à la maîtresse.

Pourquoi elle ne m'a pas laissée entrer ?

Parce que c'est une vieille mégère.

Quoi qu'il arrive, poursuis tes études.

J'en ai encore pour deux ans.

Puis, j'aurai mon diplôme.

Non.

N'arrête jamais. Je te donnerai des sous.

Tu dois toujours étudier.

Promets-le-moi.

Ne ris pas.

Tu dois me le promettre.

Promis.

A un moment donné, même l'école, c'est fini.

Pas pour toi.

Lenu...

Tu es mon amie prodigieuse.

Tu dois devenir la meilleure de tous.

Garçons et filles.

Lève-toi.

Elles sont moches.

C'est pas vrai.

Les rêves dans ma tête ont échoué sous mes pieds.

Super, Pasquale !

T'as vu comment je l'ai doublé, ce cocu !

T'as fait du beau boulot sur la voiture de mon patron.

C'est beau, ici.

Je l'ai bichonnée, comme si ça avait été la tienne.

Il n'y avait pas le feu.

Tu as roulé si vite, j'en étais malade.

Lenu, tu te plains sans arrêt.

Son amie s'est mariée, elle voudrait se marier aussi.

Je ne vois pas pourquoi je parle avec vous.

- Carmela, tu ne veux pas te marier ? - Si, même demain !

- Avec qui ? - Je sais avec qui.

Mais qui voudrait de toi ? Allons-y, on va être en retard.

Lenu, je t'accompagne.

Pasquale !

Les amis, j'ai réservé une table !

Rejoignons Gigliola.

Elena, viens à notre table.

Je préfère être avec eux.

Pourquoi le fils de Melina te tourne autour ?

Personne ne me tourne autour.

- Tu me prends pour une idiote ? - Non.

- Alors, viens à notre table. - Non.

Viens t'asseoir près de moi.

On te paie pas des études

pour que tu gâches ta vie avec un mécano qui a une mère folle.

Où étais-tu passée ? On t'a perdue de vue.

Je suis venue avec Ada et Carmela.

Ada et Carmela ? Tais-toi donc !

On est là depuis un quart d'heure

et on nous a même pas servi une bouteille d'eau.

On attend les jeunes mariés.

On a pas le droit de boire ?

Tous les mariages, c'est pareil.

Vive les mariés !

Félicitations !

Un baiser ! Un baiser !

Elena, où vas-tu ? Reviens !

Arrête d'être toujours sur son dos !

C'est moi qui avais présenté Alfonso à Marisa.

Je ne pensais pas qu'ils se lieraient d'amitié

et qu'il l'inviterait au mariage de son frère.

Pourtant si.

Pour obtenir l'autorisation de ses parents,

elle avait emmené Nino de force avec elle.

Sa présence inattendue contribua au désordre émotif de ma journée.

Tu as vu où ta fille est allée s'asseoir ?

N'y pense pas, laisse-la s'amuser.

Lenu, je t'ai gardé une place.

Arrête, maman veut pas me voir avec toi.

Les hors-d'oeuvre arrivent !

J'ai lu ton article sur les chiffres de la misère.

Il était très intéressant.

Tu écris un nouvel article ?

Je prends des notes sur les ouvriers dans les usines du nord.

Mais dès qu'on parle de ça, tout le monde s'ennuie.

Raconte-moi.

Un jour, j'étais dans le train

et j'ai vu des hommes seuls prendre le train pour Milan.

Ils quittaient femmes et enfants.

Qu'allaient-ils faire une fois arrivés à destination ?

Qu'allaient-ils manger ? Où dormiraient-ils ?

Certains avaient peut-être un parent, un ami,

mais la plupart n'avaient personne.

Je ne pourrais pas vivre comme ça.

- Moi, je ne sais pas. - Si tu savais ce qu'ils gagnent.

Une misère.

L'économie de notre pays marche grâce à ces hommes,

qui viennent de Naples, Palerme, Bari,

et vivent loin de leurs familles afin de les nourrir.

Mais personne ne parle d'eux.

Je voudrais parler de ça, raconter ça.

J'ai trouvé des statistiques, mais il y a peu de documentation.

Mesdames et messieurs, votre attention, s'il vous plaît.

Pour les jeunes mariés...

"Maria, Mari".

Tu lis un nouveau roman ?

Les romans ne servent à rien.

Les romans ne servent à rien.

Mesdames et messieurs,

on va pas rester assis toute la journée !

Il faut distraire les jeunes mariés !

Venez guincher.

Maestro, "Lazzarella".

Enzo, tu fais la femme, viens !

Il y en a deux, maintenant ?

On danse ?

Ma mère ne veut pas.

Tout le monde danse. Où est le problème ?

- Ne me serre pas. - Je ne te serre pas.

Je peux savoir qui c'est ?

A ton avis ?

- Tu ne le reconnais pas ? - Non.

C'est Nino.

L'aîné des Sarratore.

Il est venu avec sa soeur Marisa.

- Tu ne te souviens pas d'eux ? - Explique-moi.

Tu me demandes de menacer Sarratore et puis, tu parles avec son fils ?

Je me suis acheté un costume neuf

pour te regarder parler avec lui ?

Il est même pas rasé.

Il porte même pas de cravate.

Lenu...

Pourquoi tu ne danses pas ?

Je n'ai jamais dansé.

Jamais ?

Non, je me sens ridicule.

Depuis que je suis petit.

Pinuccia !

- Après, on danse ? - Oui, après !

Alfonso, reconnais-le,

c'est Galiani qui nous a donné le goût des études.

Elle nous a fait découvrir des romans :

"Un, personne et cent mille".

"Les Indifférents", de Moravia.

Elle me l'a prêté aussi.

Je l'ai relu récemment.

C'est un bon livre.

Donc, tu lis des romans.

Oui, et alors ?

Mon article a été publié ?

La revue est sortie, il y a 15 jours.

Quoi ? Tu as écrit un article ?

Ca alors, qui l'eût cru ?

On n'a pas publié ton article.

Il n'y avait pas de place.

Quel dommage !

Tant mieux, tu te serais attiré des ennuis.

Bon, il y aura d'autres occasions.

- Alfonso, on danse ? - Allons-y.

- Je vais y aller. - J'ai pas envie de partir.

Tu peux rester.

Je viendrai te chercher, Piazza Amedeo, à 19 h.

Merci.

Attends, reste.

Au moins pour le gâteau.

Non, j'ai pas envie.

Au plaisir, Lenu.

Ce que je voyais me rendait malade. J'avais la nausée.

Je compris ce que Mme Oliviero avait voulu dire

quand elle m'avait demandé si je connaissais la plèbe.

La plèbe, c'était nous.

Petite,

j'avais misé sur le pas de Lila pour fuir le quartier.

J'avais eu tort.

Le monde de ma mère, le quartier,

même Lila n'avait pas réussi à les fuir.

- Marcello ! - Rino.

Tu es venu.

Tu les aimes ?

Adaptation Giacinto Pizzuti

Sous-titrage Nice Fellow

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.