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Un homme de 49 ans a été arrêté hier soir
après avoir ouvert le feu sur un restaurant.
On dénombre 14 morts
dont 3 enfants et 4 blessés graves...
Mercredi, une douzaine d'entreprises ont été saccagées
et de nombreux débris de verre jonchent encore les trottoirs.
Après qu'un policier ait tiré sur un homme noir désarmé,
la ville a connu deux nuits d'émeutes.
T'es là, Papi?
Qui est là?
C'est moi, Max.
Salut, Papi.
Je préfère trois heures d'avance à une minute de retard.
Maman m'a dit de passer.
- Je peux revenir demain. - Avance!
Elle devrait savoir que j'ai mieux à faire.
C'est à toi.
Alors?
Si tu vois un bon coup, trouve encore mieux.
Tu dois déployer toutes tes pièces.
Oh, ça change tout!
C'était bien.
Mais n'as-tu pas joué un peu trop vite?
Je savais que je n'aurais pas dû ouvrir cette porte.
J'ai besoin que tu m'aides.
Vous n'êtes pas sensés faire vos devoirs seuls?
Je suis trop nul. Il veut mille mots!
J'en suis incapable.
C'est normal. Si tu te dis que tu n'es pas capable,
tu n'y arriveras pas.
C'est quoi le sujet?
Mon héros.
Pourquoi je connaîtrais les héros?
Peut-être que pendant la guerre...
Que sais-tu exactement sur la guerre?
Peu de choses.
- Peu de choses? - Ouais.
Ils vous apprennent quoi à l'école hébraïque?
Peu de choses?
Il s'est passé beaucoup de choses dans cette période.
Il faut que tu m'aides.
S'il te plaît!
Je ne sais pas trop.
Il y aurait peut-être quelqu'un...
Mais ça remonte à loin.
Tu dois juste l'avoir connu.
C'était avant de venir en Amérique?
Calme-toi un peu!
D'accord?
Si tu veux entendre cette histoire,
laisse-moi la raconter.
D'accord?
Ce qui est important c'est...
L'homme dont je veux te raconter l'histoire.
Et cet homme là, vivait
dans la ville de Debrecen
en Hongrie.
Tu veux pas travailler?
Tu m'entends?
T'as quelque chose à dire?
Et cet homme si spécial,
n'était qu'un homme ordinaire.
Mais le contexte était extraordinaire.
Au boulot!
Il s'appelait Saül.
C'était un bon travailleur.
Jeune et fort.
Il cassait des cailloux de l'aube jusqu'au crépuscule,
sous un soleil de plomb.
Faisant tranquillement ce qu'on lui demandait.
Sa vraie nature, il la gardait pour lui.
Non, non.
- Tu l'as aidé? - Oui.
Et j'ai dû rincer ma chemise, elle était couverte de boue.
C'était un homme pieu.
Il était avocat.
Il aurait pu devenir juge ou maire
s'il n'avait pas vécu au mauvais moment,
au mauvais endroit.
Judith est là.
Bonjour Saül.
Comment ça va?
T'as créé des problèmes et compliqué la vie
de tout le monde?
Où veux-tu en venir?
Tu marches dans une direction quand tout le monde va dans l'autre.
Ecoute,
je ne m'occupe pas de toi,
ne t'occupe pas de moi.
Ce que je fais de ma vie ne te regarde pas.
Si tu continues à fréquenter tous ces types, alors...
Saül, s'il te plait.
C'est ma soeur.
Elle est passée dire bonjour.
Pardon.
On se voit demain.
Tous ces gars et moi,
on fait partis des tiens.
Seuls les lâches tournent le dos aux leurs.
Tu crois toujours en la justice?
Ces juges et politiciens avec qui tu travaillais
ne t'accepteraient plus à la Mairie.
Tu n'es même plus avocat.
Tu casses des cailloux.
C'est la guerre.
On doit se battre.
Elle a écouté la T.S. F
L'armée allemande serait en pleine déroute.
Je ne veux pas que tu parles à Judith
ni à aucun d'entre eux.
Il faut qu'on pense aussi à lui.
Je t'aime.
Moi aussi.
Saül aimait sa ville et son pays.
Et par dessus tout, Florence, sa femme adorée.
Son amour d'enfance.
Même les âmes les plus envieuses
admettaient qu'on ne pouvait être plus heureux.
Mais,
la guerre transforme les gens en bêtes sauvages.
La ville était devenue un lieu de suspicion,
de méfiance
et de désespoir.
Il n'y avait qu'au fond des bois, qu'ils se sentaient encore libres.
Amen.
Il est très dificile de réussir à en parler.
Mais...
Qui est là?
Judith.
Tu m'as dit de ne pas venir
mais c'est important.
L'Amiral Horthy est rentré de voyage.
Il a été accueilli par les allemands.
Le 1 er Ministre Kallay a démissionné.
Continue.
Hitler a donné l'ordre de nous envahir.
Des trains vont nous conduire dans des camps.
Les allemands arrivent.
Tout le monde avait peur.
Les gens devaient prouver leur loyauté envers les allemands.
Faites monter les femmes en premier!
On les pressait de se hâter
tant qu'il restait des emplois à destination.
Ils promettaient de s'occuper de ceux restés au pays.
Ils promettaient n'importe quoi pour qu'ils montent dans les trains.
Certains se voyaient rentrer en Hongrie après la guerre.
Les autres ne savaient que penser.
Laissez vos bagages, je les prendrai après.
Le frère était monté contre son frère,
le père contre son fils.
Un pas de travers et vous les aviez sur le dos.
Les dernières nouvelles?
Après avoir mis les juifs dans des ghettos,
ils les embarquent dans des camions.
- Comme en Pologne. - Ne soyons pas pessimistes.
Et les Russes?
On a capté des messages à la radio.
Ils pourraient être là dans deux mois.
Les allemands nous auront déjà exterminés.
En plus, les Condors font tout pour les aider.
J'ai entendu des officiers Nazi.
Ils disaient que la police d'ici
était plus coopérative que n'importe où.
Il faut trouver un moyen de s'échapper.
Ici, Londres...
Il y a deux heures, le QG des forces alliées en Europe
a donné des nouvelles du débarquement.
Les forces britanniques, américaines et canadiennes
ont débarquées en Normandie.
Le Général Eisenhower - Excellente nouvelle!
A donné comme ordre: "Paris!"
Paris...
Le temps qu'ils arrivent, il sera trop tard.
...qu'ils rejoignaient le camp de Teresienstadt.
Où est le QG des Nazis?
A côté de la grande place.
Montre-moi!
Qu'est-ce que tu as?
Monsieur Kovacs?
Asseyez-vous.
Elle va s'en sortir?
Elle va rester là longtemps?
Je suis désolé, Saül.
C'est un cancer du sein.
Je suis un vieil ami de votre famille,
mais les médicaments sont rares en ce moment.
Faites-moi confiance. Je ferai de mon mieux.
Allez! Allez!
Travaille!
Je t'ai vu revenir de la forêt, l'autre jour.
Plus vite!
Judith dit que tu es le meilleur avocat de Hongrie.
On a besoin de gens comme toi, intelligents.
Je ne veux pas être mêlé à tout ça.
Ne t'arrête pas!
Pose-le là dessus!
Ma femme est très malade.
Elle a besoin de moi.
Ici, Londres!
C'est la BBC qui vous parle.
Voici les nouvelles.
Les allemands sont intervenus en Hongrie
après le refus du Premier Ministre de déporter les juifs de son pays.
Voyant en ce geste un soutien aux alliés,
les allemands ont reprit le control du pays.
De nouvelles lois agressives
ne concernant que la population juive ont été instaurées.
Dès aujourd'hui, tous les juifs devront porter
l'étoile jaune de David.
Leurs voitures ont été confisquées,
et leurs téléphones coupés.
Les magasins juifs ont été fermés
et les vitrines brisées.
J'aimerais pouvoir te ramener à la maison.
Je peux avoir de l'eau?
On devrait partir maintenant.
Je te cacherais dans une couverture.
Et on se sauverait.
Ou alors, je pourrais
te transformer en femme minuscule,
...en femme minuscule,
et te mettre dans ma poche.
Tu n'as pas de poche.
Je n'ai pas de poche?
Ah non, j'en ai pas! Il faudra m'en faire une.
Je veux rentrer à la maison.
Tu dois aller travailler.
Tu pourrais venir travailler avec moi.
Tu devrais venir. Les corvées c'est toujours pour toi.
Ça va?
Assieds-toi!
Infirmière!
- Pardon. - Poussez-vous!
Calmez-vous.
Respirez lentement.
Par le nez.
Je suis désolé, mais en raison de la nouvelle réglementation,
je ne peux plus vous donner de traitement.
Quelle règlementation?
Je ne peux rien faire.
Vous êtes juifs.
Je suis désolé.
Les temps ont changés.
Avec de la viande, tu reprendras des forces.
Retourne t'allonger.
Florence?
Tu as des rêves secrets?
Oui. Pourquoi?
Moi,
j'aimerais qu'on puisse agir
pour tous ces gens.
J'ai quelque chose à te demander.
Je veux terminer ma vie
sans trop souffrir.
Il faut que tu te reposes.
Non.
Je veux mourir sans souffrir.
Tu ne vas pas mourir.
Tu es juste un peu malade.
Je suis désolée.
Je ne voulais pas te faire de mal.
Tu ne peux pas.
Tu ne peux pas me faire de mal, parce que je t'aime.
Plus que tout au monde.
Occupe-toi de Judith.
C'est une gentille fille.
S'il te plaît.
Veille sur elle.
Promets-le-moi.
Je te le promets.
Florence?
Pour la première fois de sa vie, il ne savait pas quoi faire.
Paris, attend.
Dans le calme.
Puis, les boulangers, plombiers, cordonniers et leurs femmes
ont frappé.
Ils sont descendus dans les rues pour construire les barricades...
Les mains en l'air! Ne bougez pas!
Devant le mur!
Lève tes mains!
Pas un geste!
Contre le mur!
Vous êtes cernés!
Résistez et vous serez tués!
D'autres rebelles sont cachés ici?
Amenez-les dehors!
Amenez-les dehors!
Avancez!
Ne me touche pas!
Laisse-la tranquille!
Avance!
Descendez!
Allez!
Avance!
Rentre là!
Plus vite!
Tuez-les!
Courez! Allez!
Attrapez ces salopards!
Attrapez-les!
Dépêchez-vous!
Allez!
Attrapez-les!
Retournons les chercher!
C'est impossible!
On ne peut pas les laisser là-bas.
Tu veux les attaquer?
Il y a combien de gardes? Quatre, cinq?
Zoltan,
on n'a aucune chance de réussir!
Je connais quelqu'un.
Il peut nous aider.
On va les libérer!
Allons-y!
La Gestapo,
m'a demandé de leur remettre toutes les prisonnières juives.
C'est urgent?
Dans quatre ou cinq jours.
Je pense que vu le contexte militaire,
la Gestapo aura d'autres priorités.
Vous êtes prêt à leur désobéir?
On peut dire que la résistance a attaqué le camion
et qu'on garde les femmes le temps d'éliminer les rebelles.
Juste quelques jours.
Très bien.
Vous pouvez disposer.
Saül?
Saül?
Ils ont investi notre planque.
Les Condors ont embarqué les femmes.
On ignore ce qu'ils veulent leur faire.
On a besoin de ton aide.
Si on les laisse entre leurs mains, ils les tueront.
Saül,
Florence est morte.
Personne ne peut plus rien pour elle.
On a besoin de ton aide.
Ce n'est plus que les résistants.
Ils arrêtent tout le monde.
Ils ont embarqué Judith.
J'apprécie votre gentillesse.
Merci.
Sortez!
Je m'occupe du sac.
Non!
Non!
Je peux vous aider?
Et voilà!
Rolf Von Heiden.
Votre nom?
Qui commande?
Qui est votre chef?
Nom et grade!
Nom et grade!
Oui?
Qui est votre chef?
Nom et...
Merci, monsieur.
Je comprends.
Merci.
Gabor!
Qui est votre chef?
Nom et grade?
Chef?
Rassemblez les prisonnières.
Les SS arrivent.
Les SS?
Oui.
Je m'appelle...
Je m'appelle Rolf Von Heiden.
Général dans les services secrets.
Qui est votre chef?
Heil Hitler!
Qui est votre chef?
C'est moi.
Nom et grade!
Capitaine Havas.
Capitaine Havas,
je suis Rolf Von Heiden,
Général dans les services secrets.
Bien, Général.
Soyez assuré de notre aide.
Capitaine Havas,
connaissez-vous les directives stipulant que chaque prisonnier
doit être traité avec humanité?
Oui, Général.
Nous traitons tous nos prisonniers
conformément à ces directives.
Il ment.
Ce sont des criminels, des bêtes sauvages!
Tais-toi!
Laissez-la parler!
Ils nous affament.
Ils nous violent.
Ce sont tous des bêtes sauvages.
Alors, Capitaine?
Général,
vous ne pouvez pas opposer
la parole d'une juive
à celle d'un
Officier Condor.
Ce que j'ai dit est vrai.
Ce sont des criminels, des violeurs!
Je cherche une femme.
Judith Bartosz.
C'est une...
Une juive.
Je la connais.
Ils l'ont emmenée ailleurs.
Qui?
Eux.
Qui?
Lui.
J'ignore de quoi elle parle.
Nous traitons tous nos prisonniers
en totale conformité avec la loi.
Ça veut dire quoi, Général?
Vous êtes tous en état d'arrestation.
Reculez!
Reculez!
A genoux!
Général...
Je n'ai qu'obéi aux ordres de mes supérieurs.
Je n'ai rien fait d'autre.
Judith Bartosz, où est-elle?
Je ne sais pas.
Judith Bartosz, où est-elle?
Vous faites une énorme erreur.
Dites-le-moi, ou je vous tue.
Les Nazis l'ont emmenée.
Où?
Où?
Ils l'ont déportée.
Tous ceux du ghetto,
ont été déportés
en Pologne.
Nous devons terminer le combat.
Vous êtes qui?
Vous comptez me faire quoi?
Quoi?
Partons avant l'arrivée des Condors!
Ils arrivent. Ils seront bientôt là.
Rejoignez tous vos positions!
Allez!
- Allez! - Mets-toi là, Robi.
A côté de moi!
Faites moins de bruit!
Silence!
Attendez mes ordres!
Et quoi qu'il arrive, tirez jusqu'à votre dernière balle.
Attendez!
Attendez mon ordre pour tirer.
En position!
Avancez!
Tirez!
Tenez vos positions!
Ouvrez les portes!
Allez!
Ouvrez les portes!
- Allez, allez! - Sortez!
Avance!
Avance!
Allez!
Regarde-moi!
Tu en penses quoi?
Que penses-tu de ces héros?
Ces jeux auxquels tu joues...
Ce ne sont pas de vrais héros.
Les vrais héros,
combattent avec peu de moyens.
Avec leurs poings.
Ils souffrent pour de vrai.
Ils se battent.
Ils savent se battre.
Tu vas nous quitter?
Je le dois.
J'ai fait une promesse.
Va à cette adresse.
Ils devraient pouvoir t'aider.
Qui sont-ils?
Le Betar.
Des résistants polonais.
Ils ont des informations sur les convois de déportés.
Au revoir, Saül.
Continue ton combat, mon ami.
Merci pour tout ce que tu as fait, mon ami.
Ceci est une simple évacuation pour votre sécurité personnelle...
Approchez!
Nous, combattants du Betar, mouvement révisionniste sioniste,
au nom de Vladimir Jabotinsky,
promettons de combattre jusqu'au dernier.
Nous ne nous rendrons jamais.
Et donnerons nos vies pour l'honneur des nôtres.
...où de nouveaux appartements entièrement rénovés vous attendent.
On est prêt à partir.
Prenez vos affaires et sortez!
Allez!
Je vais jeter un oeil.
Ne fais pas de bruit.
Reste tranquille. Ils vont bientôt revenir.
Un homme normal mettrait un mois pour aller
à pieds de Debrecen jusqu'en Pologne.
Saül, le fit en huit jours.
Il aurait pu aller au bout du monde pour retrouver Judith.
Vivante ou morte.
Aronson,
le chef du ghetto juif.
On lui a donné l'ordre d'évacuer 62 familles juives
avant la fin de l'après-midi.
Il savait ce que voulait dire "évacuer".
Auschwitz.
Et ça signifiait aussi que s'il échouait,
les siens pourraient être dans le train.
Frère Ezra...
Bonjour.
Aronson, que pouvons-nous faire pour toi?
Forbach a ordonné d'évacuer cet immeuble.
Il a demandé 5000 victimes. Tu lui en as donné le double
pour sauver ta peau.
Si je ne lui donne pas ce qu'il veut
il nous tuera tous.
S'il vous plaît!
Assied-toi et reste là!
Ne bouge pas!
Les gars...
Toi,
le chef du conseil juif,
tu es accusé d'espionnage et de trahison.
J'ai sauvé 50 personnes. Ils en ont tuées 1000,
mais j'en ai sauvé 50. Regarde, ton cousin est là!
Tout le monde est là!
Tu es condamné à mort.
Ecoutez-moi.
- Je ne suis pas... - Si!
Non! Je vous en supplie!
Après huit jours de marche,
Saül arriva aux portes du ghetto polonais.
- Je peux vous aider? - Je vais dans le ghetto.
Je dois aller dans le ghetto.
La police allemande m'a dit
d'aller dans le ghetto.
Allez au fond,
et enregistrez-vous auprès de la police du ghetto juif.
Merci.
Je m'appelle Saül Kovacs.
On m'a dit de venir ici.
La soeur de ma femme
a été déportée depuis la Hongrie.
Qui es-tu?
Je suis à la recherche de Judith Bartosz.
On m'a dit de venir ici
vous demander de l'aide.
Vous ne la connaissez pas?
Un verre d'eau, s'il vous plaît.
Où t'as eu ça?
Mon ami, Jeno, m'a dit que...
que vous pourriez m'aider.
Alors, je pourrai vous aider
si vous m'aidez à trouver Judith.
Si ça tourne mal, on va tous mourir.
- Ça va aller. - Comment tu le sais?
J'en sais rien.
Bonsoir!
Sur ordre du Colonel Forbach,
nous amenons ce juif au QG, pour interrogatoire.
Votre ordre de mission?
Oh, bien sûr.
C'est bon?
Vos papiers!
Sortez!
Avance!
Général!
Heil Hitler, Colonel!
Je suis le Général SS, Ludwig Von Manheim.
Coordinateur du bureau de Monsieur Himmler.
C'est une lettre de monsieur Himmler.
Vous êtes relevé de vos fonctions pour ne pas avoir
déporté tous les juifs vers l'Est de la Pologne.
Je reprends le commandement du ghetto
et de toutes les opérations.
A vos ordres, Général!
Dans 48 heures, vous devrez
vous rendre au rapport à Berlin
avec votre officier subordonné.
Mais à présent,
vous allez me dire
combien de personnes sont dans le ghetto, de soldats...
L'état de nos réserves, armement, munitions...
Oui, Général.
Très bien.
Allons-y!
Il y a actuellement 49000 juifs dans le ghetto
mais nous en attendons plus aujourd'hui.
Des jeunes femmes arrivant de Slovaquie.
L'occasion pour nos soldats de s'amuser un peu.
Le 1 er Ministre Slovaque nous paye pour amener ces juives à Auschwitz,
mais nous avons d'abord pensé au moral de nos troupes.
Dites-moi,
ce Ministre slovaque, c'est un militaire?
Non, c'est un des cadres du parti Nazi.
Très écouté au sein du Reich, il est notre allié.
Continuez.
J'ai actuellement,
285 soldats sous mon commandement,
et 42 policiers pour le ghetto.
Tous, me sont d'une grande loyauté.
Et au niveau armement?
Nous avons 855 armes
et suffisamment de nourriture.
Mais nous affamons les juifs
pour les inciter à partir pour Auschwitz.
Merci pour ces précisions, Colonel.
Où sont les registres des juifs qu'on vous a livrés?
Ils sont envoyés directement à Berlin.
Colonel Forbach!
Colonel Forbach,
Capitaine Hohberg, je vous livre 1800 juives de Slovaquie.
Nous devions en recevoir 3000.
Certaines ont résisté.
Nous avons dû les éliminer.
Oh, Colonel...
Oui, Général?
- Vous êtes en état d'arrestation. - Quoi?
- C'est une erreur. - Ce télégramme,
vient du QG de la gestapo à Berlin.
Vous avez saisi de l'or, de l'argent
et des antiquités et vous les avez
envoyés à votre femme.
Mais c'était à des juifs!
J'ai dépossédé des juifs, pas le Reich!
Vous devez connaître les lois.
Tous les biens volés à des juifs,
appartiennent au Reich.
C'est un crime très grave.
- Emmenez-le! - Général!
C'est incroyable! C'est scandaleux!
C'est une conspiration! Vous ne pouvez pas faire ça!
Vous le payerez Général! C'est une conspiration!
Vous allez le payer! Je vous ferai arrêter!
C'est de la haute trahison!
Général!
- J'appellerai le quartier général! - Commence par la fermer!
Ça ne se passera pas comme ça.
Que signifie sa présence ici?
Je ne sais pas.
Ils vont nous déporter à Auschwitz?
Auschwitz?
Où ils gazent les juifs.
- Ils les gazent? - Oui, oui!
Hommes, femmes, enfants et même les bébés.
Je croyais les allemands civilisés.
Moi aussi.
On a eu l'occasion de quitter l'Allemagne,
mais aujourd'hui, regarde-nous.
Pas de panique, mes frères.
Je suis du Betar.
Et lui aussi.
Vous voulez agir?
Si on ne fait rien, on va tous mourir.
Venez à la synagogue cet après-midi.
Le Betar prend le control du ghetto.
Tous ceux qui sont jeunes et bien portants
doivent nous rejoindre
et nous aider à gagner cette guerre.
Mais comment?
Comment allons-nous les battre?
Pas en restant assis
à attendre l'arrivée des Russes.
On s'est battu.
Et on se battra encore.
Stop, stop! Ne tire pas!
Je suis avec vous!
Le plan a fonctionné.
On a pris leur QG.
Je vais prévenir les autres.
Tel un animal mortellement blessé,
détruisant tout sur son passage,
les allemands se retiraient de Pologne.
Saül et son armée de résurrection devaient essayer de les retenir
jusqu'à l'arrivée des russes.
On raconte partout
que nos troupes grandissent.
Des hommes et des femmes
quittent villes et villages
pour venir se battre avec nous.
Maintenant, nous contrôlons le ghetto.
Venez, on a du boulot!
Je suis sûr qu'on va réussir.
On va réussir.
Et maintenant?
Ils ont des armes?
Quelques armes de guerre,
des pistolets,
des fusils de chasse,
des couteaux à pain...
Tout le monde a quelque chose.
J'ai eu mon contact dans l'armée clandestine polonaise.
Ça pourrait concerner Judith.
Les trains du sud, rejoignent directement les camps.
Je suis désolé.
Tenons-nous prêts.
Les allemands seront là au matin.
Gardez vos armes chargées et prêtes à tirer.
Tirez avec discernement.
Chaque balle doit être utile.
Nos ennemis sont à l'extérieur de ces murs.
Ils veulent nous tuer.
Je sais que vous avez peur.
Mais soyez courageux.
Ils ne doivent plus décider de notre futur.
Aujourd'hui, c'est nous qui décidons.
Nous prenons les armes et nous combattons.
L'infanterie et des blindés arrivent par le sud!
Beaucoup d'hommes et des tanks.
Rejoignez vos positions!
Dans 5 minutes, ils seront là.
Venez!
Restez derrière!
Trouvez un abri!
Economisez vos munitions!
Mettez-vous à couvert!
Ne vous exposez pas!
Venez là!
On va les affronter sur la place!
Un tank arrive par la droite!
Maintenant!
Reculez!
Tirez!
Maintenant!
Ne restez pas là! Repliez-vous!
Tenez vos positions!
Venez tous!
Venez!
Venez!
Attention!
Saül, reviens!
Ici, Londres! Ici, Londres!
Voilà!
Hé, reste avec moi!
- Reste avec moi! - Tu n'as pas de poche!
Tu me feras une poche.
Docteur! Docteur!
Poussez-vous!
- Sauvez-le! - Je vais essayer.
Je ferai de mon mieux.
Il faut le sauver.
Je ne peux rien faire.
Vous êtes juifs.
Allez!
- Je t'aime. - Moi aussi.
Saül, réveille-toi!
Saül!
Réveille-toi!
Réveille-toi!
Saül, réveille-toi!
Saül, réveille-toi!
C'est moi.
Judith.
Je me suis enfuie du train.
Et je me suis cachée.
Puis, j'ai entendu parler de la révolte.
Alors, je suis venu avec les autres.
Ezra! Ezra!
J'ai plus de munitions!
Je dois les rejoindre.
Ça va?
Oui.
Je dois les rejoindre.
Grenade!
Baissez-vous!
Couvrez-moi!
Allons-y!
Allez, allez, allez!
Continuez!
Allez!
Les mains en l'air!
Saül, ça va?
Saül?
Saül tua son dernier soldat allemand
le 16 mai 1944.
Il y a quelque chose en chacun nous.
Une chose qui nous permet
de nous comporter de manière extraordinaire.
Pour Saül, cette chose était
son immense
et éternel amour pour sa femme, Florence.
Il voulait juste rentrer chez lui.
Les gens le saluaient fièrement
quand ils le croisaient dans la rue.
Les enfants le suppliaient de jouer avec eux.
Tu nous as manqué à la cérémonie.
Ils disent que c'est Dieu qui t'a envoyé.
Je ne suis qu'un homme ordinaire.
Juste un homme ordinaire.
Elle était son seul lien avec celle qu'il avait aimé.
A présent, il veillerait toujours sur elle.
Tu l'as revu?
La vie suit son cours.
Il commence à être tard.
Comment tu l'as connu?
Tu étais en Pologne?
Mon histoire n'a que peu d'intérêt.
Allez, ta mère va se demander où tu es.
Papi...
Je dois aller me reposer.
Reviens me voir et je te raconterai une autre histoire.
Ça pourrait recommencer?
C'est possible.
C'est pour ça que tu dois être fort.
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