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- Patrick Prigent. On a fait le Bataclan ensemble.
Il veut que je reprenne la tĂŞte de son groupe.
- Ce sont d'excellents éléments. Faites-vous respecter d'eux.
Comme Patrick.
- Je vous présente Socrate.
Il nous vient des Stups de Paris.
- ArrĂŞte-toi !
- Ramène-nous des affaires.
- T'as pu voir pour moi ?- Je prends ma retraite.
- Un type est venu me voir.
On se connaît ?- Patrick m'envoie.
- Il est venu de ta part.
- Ecoute-le.
- Ca va pas durer longtemps.
Coups de feu
- Police !
Thème électro angoissant
Thème du générique
- D'accord. Attendez, je vous rappelle.
- Bonsoir.
Hélène Martinez,
brigade criminelle.
- SaĂŻd, BRI de Versailles.
Je filochais Sélim Khemissi, la victime, pour vérifier un tuyau.
Là , ça commence à tirer, le père et le fils tombent devant moi.
Je suis sorti de mon véhicule.
Les mecs ont tiré vers moi
puis après... ils ont pris la fuite.
- Et l'enfant ?
- Il se fait opérer.- OK.
On prend le relais, on vous tient au courant.
- C'est tout ?
- Oui.
Bon courage.
- Me laissez pas au bord de la route.
La guerre des services,
les egos, j'en ai rien Ă foutre.
Je viens de prendre la tĂŞte du groupe.
Mais je me sens pas au-dessus des autres brigades.
- Moi non plus.
- Si je peux vous aider à trouver les mecs qui ont fait ça,
je suis Ă votre service.
Parce que le petit...
Le petit, je l'ai ramassé par terre.
- OK.
On va vous appeler.
- Merci.- Reposez-vous.
- D'accord. Merci.- Bonsoir.
Son téléphone sonne.
- Oui, allĂ´ ?
- Comment vous vous sentez ?
- Ca va. *-Vous avez parlé à la Crim ?
- J'ai dit que je filochais le gars
suite Ă un tuyau.- Bien. Et le gamin ?
-Il se réveille.
Les médecins disent qu'il va s'en sortir.
-Evitez la presse. Laissez-moi parler.
Ca va le faire.
Puis avoir sauvé un enfant, c'est très positif pour la brigade.
Vous ĂŞtes toujours lĂ ?
- Oui. *-Rentrez pas tout de suite.
Levallois a remonté une cellule terroriste.
Faut les taper demain matin.- OĂą ?
- A Villiers-le-Bel.
Coups de klaxon
Ding
Le portable sonne.
- Ouais ?
-L'opération, c'est à côté de chez toi.
- Quoi ? *-Les gars du bâtiment D.
On tape dans une heure.
- Putain !
- Qu'est-ce tu fous ?
Tu bosses plus de nuit ?- Quoi ?
- Je comprends rien Ă tes horaires.
- Y a rien Ă comprendre. Ca change tout le temps.
C'est quoi ces clopes de blédard ?- C'est Otmane.
- Il est dans le coin ?- Chez un pote pour un appart.
- Il est chez qui ?
- Qu'est-ce que j'en sais ?
- Il refait des conneries ?- C'est quoi ton problème ?
- Je veux pas qu'il nous ramène
d'emmerdes.
- Otmane, c'est comme mon fils.
Il vient quand il veut. OK ?- Ouais, c'est clair.
Réception de SMS
- Vas-y !- C'est qui Vanessa ?
Elle dit qu'elle est en route. C'est qui ?
- C'est ma collègue.
- Celle qui t'a déposé l'autre fois ? C'est ta meuf ?
- ArrĂŞte.- Je pars dans 20mn.
- Vas-y, c'est bon.- Oh, ça va.
T'es un homme, mon fils, c'est normal ! Oh...
Musique Ă suspense
- Désolé, je suis en retard, je...- Ca va.
Ils sont deux Ă dormir dans une cave.
Levallois pense qu'ils peuvent passer à l'acte très rapidement.
Ils reviennent du Yémen.
Ca peut ĂŞtre chaud ici, y a du trafic.
On les tape au plus tĂ´t
pour les exfiltrer avant que la cité se réveille.
Je vois avec la BAC pour le cordon de sécurité.
- T'es au courant pour SaĂŻd ?
- Non.- Le mec qu'il suivait a été fumé.
- ArrĂŞte.
- Sélim Khemissi.
- Le "youvoi" du 20e .- Ouais.
- Pourquoi il le suivait ?
- Il voulait lui filer un tuyau. Il venait de la part de Patrick.
- Ah, un "tonton" Ă Patrick.
- Je lui racontais.- Patrick et ses indics...
Il avait des bons tuyaux.
On savait jamais d'oĂą ils venaient.
Aucun numéro sur son téléphone, il les connaissait par coeur.
C'était un bon, Patrick. Il travaillait à l'ancienne.
- Police ! Police !
Bouge pas !
- Jette ton arme, c'est fini. Jette ton arme !
Tes mains !
Debout !
Lève ta veste !
Lève ta veste ! Doucement !
Avance vers moi doucement.
Regarde-moi. Avance encore.
Avance. Continue, avance.
Regarde-moi.
- Eclaire ici.
- Je t'ai réveillée ?- Non.
- Va te recoucher.
- Viens avec moi.- Non.
Il va se lever, je vais prier et je vais l'emmener à l'école.
- OK.
-Crime contre l'humanité et mise en danger de la vie d'autrui
qualifications rarissimes pour une entreprise,
Lafarge avait tenté de les faire annuler en justice.
Initiative qui a échoué.
On en sait plus sur la fusillade d'hier soir dans le 12e, Ă Paris.
Les victimes sont un homme de 43 ans et son fils de 13 ans.
L'homme est mort et l'adolescent a été transporté à l'hôpital
par un policier...
- AllĂ´ ?
T'as entendu les infos ?
- Hm.
- Je m'en occupe ?
- Tu peux pas faire ça. Ca va attirer l'attention.
-Et alors ?
Le gamin, il avait rien fait.
- Il l'a pas fait exprès.
-Ca change rien.
LĂ , je peux pas rien faire.
On touche pas aux enfants. Aslan a déconné, il faut le punir.
- J'ai compris ça sert à rien que je cherche à te faire changer d'avis.
- A rien.
-La question des droits de la défense se posent.
Mais je considère que j'aurai rempli ma mission.
Brouhaha
- Hé, les cagoulés,
montrez vos gueules !
Pourquoi vous vous cachez ? Montrez vos visages !
Vous faites quoi, là ? Lâche-moi !
Protestations
AĂŻe, tu me fais mal !
Tu me fais mal !
- Merci.- Lâche-moi !
Lâche-moi ! Lâche-moi !
Lâche-moi, fils de pute !
Fils de pute !
- Reculez !
- C'est ça, casse-toi !
Lâche-moi, toi !
- J'ai eu l'hosto.
Le petit s'est réveillé.
- Connards !
- Vous ramenez les deux Ă Levallois. Ca marche ?
Je fonce Ă l'hĂ´pital.
42, tu me déposes ?
Restez dispos. Si le petit parle, faut ĂŞtre rapides.
Tu m'expliques pourquoi t'as parlé à cette femme ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?- Si les gars de la BAC
plaquent les daronnes au sol, des frigos vont tomber des étages.
Ca sert Ă rien.- Tu te fous ma gueule ?
- Quoi ?- T'en connais beaucoup des daronnes
dans cette cité ?
- Tu sais très bien
que j'habite dans cette cité, demande-moi si je la connais.
- Non, ça m'intéresse pas.
T'es lĂ , tu...
- Toi, je m'en fous, c'est le groupe qui m'intéresse !
C'est le terrain ! Ca rentre dans ta tĂŞte ?
Tout Ă l'heure, tu as fait une connerie.
T'as lâché tes collègues deux secondes.
Ca suffit pour que ça dérape.
C'est la dernière fois que je te le dis.
- Je les ai pas lâchés.
Et si je veux pas parler d'un truc,
j'en parle pas.- Tu veux pas ?
- Non, je veux pas en parler.
- Alors, tu te démerdes et tu gères.
La prochaine fois que tu mets tes collègues dans cette situation,
ça va pas le faire.
Je te le dirai pas deux fois.
Et tu me parles plus jamais comme ça.
Je suis pas ton pote, moi.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Bonjour.- Bonjour.
- Tu te souviens de moi ?- Oui.
- La dame va te poser des questions, tu veux bien y répondre ?
- Je sais, c'est un peu tôt, désolée, mais on a besoin de savoir
ce qui s'est passé hier soir.- On devait aller au restaurant.
- Avec ton papa ?- Oui.
- Personne d'autre ?
- Non, finalement,
Alix n'est pas venue.
- C'est qui, Alix ?
- La copine de papa.
- Pourquoi elle est pas venue ?- Papa a rien dit. J'étais content.
- Elle habite oĂą, Alix ?
- On m'a dit
que c'était possible !- Calmez-vous.
- C'est possible
ou c'est pas possible ?- Pas de visite.
- C'est cette chambre.- N'insistez pas.
- Mais je suis sa marraine.
- J'en ai rien Ă foutre.- T'as pas compris.
- Qu'est-ce qu'il y a, lĂ ?
- Mon filleul est lĂ -dedans.
C'est moi sa famille.- Sa mère, elle est où ?
- Elle est plus lĂ . Demandez au petit !
- Venez, mais calmez-vous.- Je suis calme !
- Non, vous vous calmez.
- Ca va. Je veux le voir.
Mon bébé.
Comment ça va ?- Ca va.
- Tu veux
que je leur demande s'il y a quelque chose Ă manger ?
- Badri ?
Donne-moi les clés de ta voiture.- Pourquoi ?
- Tu demanderas Ă Vanessa de venir te chercher.
En fait, le père avait rendez-vous avec sa copine.
- Une maîtresse ?- Non, une régulière.
Ou il n'aurait pas invité son gosse.
Et elle a annulé au dernier moment.
Peut-être qu'elle a aidé à monter le guet-apens.
Alix, elle s'appelle. Je vous ai envoyé son adresse sur WhatsApp.
Toi et Vanessa, commencez Ă creuser cette piste.
- On va filocher la meuf de Sélim ?
Des joggeurs ont retrouvé la voiture de la fusillade,
abandonnée à Chantilly.
Une belle doublette. C'est propre.
Socrate et Julien
sont partis se rencarder car Socrate connaît un mec
qui fait les Audi
pour les mecs qui remontent le "bédo".
Qu'est-ce que t'as ?
- C'est Saïd, il m'énerve.
C'est une fouine, ce mec, il met sa tĂŞte partout.
- Tu es juste vexé.
T'as parlé de ta mère ?
- Non. Enfin, il m'a demandé pourquoi je l'avais aidée.
- Et ?
- Et quoi ?
Imagine on se connaît pas, je te dis que cette meuf, c'était ma mère
mais qu'elle sait pas ce que je fais dans la vie.
- Tu aurais pu lui dire.
- Il sait déjà , de toute façon.
Je sais mĂŞme pas en vrai.
C'est ça qui m'énerve, il est sournois.
Je le sens pas.- Tu te prends bien la tĂŞte.
Y a pas mort d'homme, c'est compliqué, mais c'est pas grave.
- Vas-y, y a pas que ça.
Mon cousin a laissé ses clopes chez ma mère.
J'ai retrouvé le même paquet dans le box des mecs qu'on a pétés.
- T'es parano.
Tout le monde fume les mĂŞmes clopes.
- Ah ouais ? Des clopes syriennes ?
Musique Ă suspense
- Comment il va ?
- Ca va.
- J'ai une plaque pour toi.
Une Mercedes Classe E noire.
"EE-235-MH".
-OK.
Tarek Akkouche, fiché au grand banditisme pour des braquages.
Marié à Nina Perez Je t'envoie sa fiche ?
- Oui, par WhatsApp, merci.
-OK.- Merci.
- Bonjour.
Allô ? Ouais, ça va ?
Je suis dans les magasins.
- Merci. Bonjour.- Bonjour, madame.
- Quoi ? Bien sûr que je suis blindée
T'avais pas compris ? (Putain, je parle trop fort.)
J'essaye des trucs
et je te rappelle.
OK ?
Vas-y, Ă toute.
- Tout se passe bien ?
- Oui. Je peux essayer ?- Les cabines sont lĂ .
Craquement
-(Merde.)
Ouf...
- Je prends ça.- Parfait.
Suivez-moi.
Et voilĂ .
- Merci, au revoir.- Merci. A bientĂ´t.
Tout s'est bien passé ?- Police.
Cette fille a acheté pour combien ?
- Euh...- Je peux avoir un double ?
- 3 259.
Et voilĂ .- Merci, au revoir.
Pépiement d'oiseaux
- Patrick ?
Je peux dire un mot sur ta femme ?- Bien sûr.
- Vous savez qui m'a élevé ?
C'est sa mère à elle.
Elle m'a recueilli.
Sinon, j'aurais mal fini.
Ma famille de "raclos" où j'étais, je pouvais pas les "dicave".
Je m'étais "nachav".
Et j'ai atterri lĂ -bas.
Chez elle.
Sa mère m'a fait visiter. C'est là que je l'ai vue.
Elle faisait des gâteaux dans la cuisine.
Elle est lĂ .
Elle me regarde.
Et elle me sourit.
Elle me connaît pas, elle me sourit
Je dois l'aider à faire des gâteaux.
J'ai 14 ans je sais rien faire, je suis un chouraveur qui vit dehors
Ma maison, c'était elle. J'allais la voir.
Même quand elle l'a épousé.
Je te le dis, je t'aimais pas.
Mes petits, je le dis devant eux.
Je voulais pas, moi.
Toi, je t'ai fait, j'avais 15 ans, je voulais pas.
Vous êtes là grâce à elle.
- Merci.
Merci.
- Patrick, je vais y aller.
Encore toutes mes condoléances.
- Comment tu as su ?
- Par les collègues.
- Ca me touche, merci.
Eric.
Je te présente Saïd. Il me remplace à la BRI.
- Mon père, on y va ?
- Je te rappelle.
- Attends-moi ici.
- Je viens.
- Tu vas leur faire peur avec ta dégaine.
Salut.
Il est lĂ , Anzor ?
En géorgien
- Ah, mon ami Bob Marley.
Ca va ?
- Ca va, et toi ?- Oui, bien.
- Ca fait longtemps. La forme, tu bosses ?
- Oui, il y a du travail.
Tu viens m'acheter une voiture ?- Non, je cherche un client Ă toi.
- Je fais plus rien, mon ami. Regarde, encore 4 mois.
Après, je vais voir la femme et les enfants.
- Tu es content ?- Content.
- Si tu es content, tant mieux. Je cherche un Audi S Line.
- Je t'ai dit, mon ami,
je peux plus t'aider.
- Et ton petit,
il va bien ?
- Oui, ça va, merci.- OK.
Je te dis juste,
les gars qu'on recherche,
ils ont tiré sur un petit qui a l'âge de ton fils.
Tu vois ?
C'est partout aux infos.
Tout le monde veut se les faire. Si tu m'aides, c'est cool.
En plus...
Je t'ai ramené ça.
Tu gagnes ça.
- Si tu m'aides pas, tes vacances en Géorgie, tu oublies.
Pendant dix ans, ta femme, tes enfants, tu oublies.
- C'est d'accord.- C'est bon ?
Tu m'appelles vite, hein ?
Salut.
- Il te renseigne depuis quand ?
- Deux, trois ans.
- Il va les choper, les gars ?- On verra.
Il a intérêt.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu veux pas me rendre un service ?- Non.
- Le nom que m'a donné Poisson,
le mec qui est dans tous les coups,
j'ai checké sa fiche.
- Bien.- Enfant de la DDASS,
prison pour mineurs, rien de spécial
- Et ?
- SaĂŻd veut que je trouve un indic, et il a l'air nickel chrome, non ?
- Ouais, je sais pas. Sauf que ?
- Sauf que je sais pas faire ça, moi.
J'ai jamais... Tu vois ?
- T'as son nom ?
- Ouais.- T'as ton téléphone ?
- Ouais.- T'as Google ?
- Quoi ?
- T'as Google ?- Oui.
- Cherche sur Google.
- Tu te fous de moi ?
- Non, sur les réseaux, tu peux trouver des trucs.
Donne-moi les clés.
Je conduis, tu as une heure de route pour chercher.
J'écoute ma musique et tu me laisses un peu tranquille.
- Je cherche sur Internet et je vais trouver le mec.
- Exactement.
Thème intrigant
- Tu joues Ă quoi, lĂ ?
- Tu fais quoi, lĂ ?
- C'est qui, lui ?- Je sais pas.
- T'as acheté quoi ?
On va se faire griller Ă cause de tes conneries.
- Lâche-moi !
- On fait quoi ?
- Attends.
- Oh !
- Barre-toi.- Ca va pas ?
HĂ© ! Casse-toi
ou j'appelle les flics !
Ca va, mademoiselle ?
- Lâche-moi, toi aussi !
C'est quoi ces gens ? Putain...
- Putain...
- Donc, la petite amie de Sélim plante le rendez-vous,
il se fait tuer et, le lendemain,
elle dépense un max de fric.
- Avec l'argent qu'elle a reçu pour avoir donné le top.
- Faire du shopping
pour pleurer ses morts...
- C'est les meufs qui donnent le go ?
On est Ă Marseille ?
- Jetez un oeil sur ça. C'est le gars qui a secoué la fille
devant chez elle.
- Si elle a été payée pour le piéger,
ça la fout mal de se faire remarquer.
- La téléphonie ?
- Ca a borné chez elle et à 2h, à St-Germain.
- Elle sort, mais dit à Sélim
qu'elle est malade.
- Oui, bizarre, mais on va se concentrer sur ce mec.
On se tient au courant.
Bonne soirée et bon appétit.
- Merci.
- HĂ©, les gars ?
- Pff !
- Quoi ?
- Pourquoi on partage ?
- Comment ça ?
- Ils vont tout faire foirer avec leurs méthodes.
- Vous connaissez votre métier.
Le magistrat, la co-saisine...- Mais pourquoi si tĂ´t ?
Normalement, tu joues de la flûte chez eux le temps qu'on comprenne.
-"Jouer de la flûte".
C'est facile d'arrĂŞter les gens, mais vous savez quoi ?
Après, ils sont jugés. Si on bâcle l'enquête,
ils prennent rien.- On bâcle pas l'enquête.
On est flics, pas juges. Les paperasses, on s'en fout.
- Ils vont tout faire foirer, ils sont pas discrets.
On aurait dĂ» enquĂŞter sur la fille avant d'en parler Ă la Crim'.
- Vous pensez tous comme ça ?
- On pense tous comme ça.
- C'est vrai.
Quelqu'un boxe contre un sac.
- HĂ© !
Socrate ?
Je l'ai trouvé.
- Le mec que Poisson nous a balancé après qu'on l'ait pété.
Tu te souviens ?- Ouais.
- Il s'appelle Rayan, je l'ai trouvé sur Insta.
LĂ , c'est lui.
LĂ , c'est lui.
C'est lui.
- C'est son compte.
Fais voir la photo d'avant.
Je connais ça.
C'est le "15 Bis".
- C'est quoi ?
- Un ancien squat, porte de Montreuil.
Un collectif a repris ça.
Ils organisent des soirées un peu rave, tout ça.
C'est une boîte, quoi. Une boîte de nuit.
C'est gay un peu, tout ça.
- T'es pédé ?
- Pardon ?- T'es pédé ?
- Pourquoi ?
- Tu me dis que tu vas lĂ -bas.
- Je suis allé là -bas pour bosser.
Il y avait un terrain de crack avant, à côté.
Le proprio nous a laissés mettre des cam' sur la façade.
Il y a deux ans de ça. Mais ça a pas bougé.
- On y va ensemble ?- Quoi, lĂ ?
- Quand tu as fini.
- Non, je rentre chez moi.
Je suis fatigué, j'ai faim.- On y va vite fait.
- Il sera mĂŞme pas lĂ -bas.- Juste pour voir.
- T'es sûr que tu es prêt ?
-Hé, les cagoulés, montrez vos visages !
Lâche-moi !
- T'es encore lĂ -dessus ?
C'est bon, zappe.- Zappe quoi ?
Quels fils de putes...
Ils se croient oĂą, chez eux ?
Pour qui ils nous prennent ?
J'allais au taf et ils me cassent les couilles.
Je vais perdre une journée
Ă cause d'eux.
- Fallait pas les provoquer, t'as vu comment tu gueules ?
- T'es de quel côté, toi ?
Il a raison ton cousin, t'as changé.
- Quoi, il a dit ça ?- T'es plus pareil.
Tu tires toujours la gueule.
Rappelle-moi la dernière fois
qu'on a rigolé ensemble.- Je suis là pour rigoler avec toi ?
T'as cru que j'étais ton mec ? T'as pété les plombs, toi.
- Je suis ta mère,
me parle pas comme ça.- Vous me saoulez tous aujourd'hui.
Brouhaha, rires
- Les gens sont agités.
Thème intrigant
Morceau techno
- C'est quoi ça ?
Tu disais que c'était un club gay.- Pas que.
- Patrick m'a raconté
une de ses descentes
pendant une partouze avec des trans,
c'était pas ça, l'ambiance.
- Patrick, il a quel âge aussi ?- Hé, Patrick, c'est un bon.
- J'ai dit le contraire ?
- Patrick, c'est lui qui m'a formé. Il m'a tout appris.
Chez les voyous et chez les flics...
- Oh, mec, regarde.
Je suis fatigué, mais je suis venu. Tes dictons de vieux flic,
tu les gardes pour toi.
Ca me casse les couilles. Viens, on prend un verre.
Ca va ?- Oui, et toi ?
Tu me mets deux rhum-coca ?
Tu t'es mis sur ton 31, ça fait plaisir.
- Merci.
- Garde la monnaie.- Merci.
Skol !
- Ouais.
- T'as une meuf, toi ?
- Non.
- Un mec ?
- HĂ©, vous ĂŞtes tordus
aux Stups, hein ?
- Hé, arrête avec ça.
- Pourquoi ?
- Avant d'ĂŞtre ici, tu as fait tes armes dans une autre brigade,
comme tout le monde.- Ouais.
- Quand t'as pris ton premier appel, qu'on t'a dit "On a une fusillade."
Tu as pensé quoi ?
Tu as pensé : "C'est pas du cinéma, je suis pas dans un putain de film.
"C'est à moi de gérer la merde." Tu as pensé ça et moi, pareil.
OK ?
Donc change de disque et arrĂŞte de juger les gens.
- C'est lui.
- Je sais que c'est lui.
Bonne chance.- Comment ça ? Oh !
- Faut que je te tienne par la main pour y aller ?
Je croyais que t'aimais pas l'ambiance. Pas de folie, ma belle.
- OĂą tu vas, ma poule ?- Je vais nulle part.
- Alors, va ailleurs.
- Non, je vais là -bas.- Putain, t'es musclé.
T'es un buffle, toi.
- Vas-y, c'est bon.
- Tu fais de la boxe ?
On pourrait s'entraîner.- Je crois pas.
- Pourquoi ? C'est con.
Tiens, regarde.
Je te laisse ma carte.
Je suis chauffeur VTC.
Moi, c'est Niko, avec un "k".- Je fume ici, je t'encule !
- Non, la clope, c'est dehors.
On va appeler la sécurité.
- Dégage !
Je fume ici !
- Non.
- Tu fais quoi, lĂ ?
- Stop !- Sale tarlouze !
- Il est malade, lui.
- Enculé, fils de pute !
Lâche-moi, lâche-moi !
Putain, mais...
Tu veux faire
le chaud avec moi, toi ?
Tu fais quoi, enculé ?- C'est bon. Reste ici, toi !
- Regarde-moi bien !
Je vais te fumer, chien, va !
Enculé !
- Avance, tiens.
Je t'ai mis mon numéro.
- T'es qui toi ?
- Quelqu'un qui peut t'aider si t'as des soucis.
- Ca existe pas, ça.- Taille-toi.
- Ta gueule, bouffon. Enculé.
Un rideau de fer grince.
Musique Ă suspense
- C'est fermé.
En créole :
- Parle.
Je connais pas son nom, je te jure.- OK.
- Pour moi, c'est n'importe quoi.
Est-ce qu'on peut essayer autre chose ?
Que vous changiez d'avis ?- Je connais mon métier.
On doit le faire.- Hélène...
Je vous apprends pas votre métier.
Mais si vous interpellez Alix, ils vont savoir qu'on est sur eux.
- Qui "ils" ?- Les commanditaires.
- Vous savez qui ils sont ?
Ben voilĂ . Alors on commence avec ce qu'on a.
- Et donc, on sabote le seul truc qu'on a.
Bon, la Crim' a interpellé Alix.- Mais non !
- C'est bon, on verra
ce que ça donnera.
Vous avez du nouveau
sur la voiture ?- Je dois le rappeler aujourd'hui.
- Bon, il me faut quelque chose.
L'agresseur, la voiture...- Je dérange ?
- Oh, oh !- Tu déranges pas.
Ca va ?
- La forme ?
- Comment tu vas ?- Julien.
- Socrate.- Patrick.
- Ca va bien ?
- SaĂŻd.
- Ca va, Patrick ?
- Ca va ?- Pas trop mal.
- Et toi ?
- Tu as fait du ménage ?
T'as pas gardé le canapé ?- Non.
Je dors jamais ici.
- C'est ce qu'on dit au début.
Je t'écoute.
- Euh...
Le gars qui est venu me voir de ta part...
Ben, c'est lui
qui s'est fait buter devant son fils.
- Je t'ai dit que je le connaissais pas.
- Ah ouais ?
J'ai découvert qu'il était lié
au gars qui était à l'enterrement de ta femme, Eric Perez.
- Je sais de qui tu parles, c'est un ami de ma femme.
Ce qu'il fait à côté, c'est pas mon problème.
Puis c'est Paris,
tous les voyous se connaissent.- Là , c'est plus que se connaître.
Le mec s'est fait descendre dans le 12e,
la marraine de son fils, c'est la fille d'Eric.
- D'oĂą tu sais que Nina est la marraine ?
Putain...
C'est pour ça que tu étais
Ă l'enterrement de ma femme ?
Ecoute-moi bien.
Je suis Ă la retraite.
Qui s'est fait fumer et pourquoi, je m'en branle.
T'as accepté le boulot.
Tu te démerdes.
- Anzor, donne-moi un truc.- A plus.
- ArrĂŞte, soit tu me donnes un truc tout de suite,
soit je fais péter ton bracelet
et tu retournes bouffer la gamelle direct.
Donne-moi un nom !
- Il s'est passé quoi avec Patrick ?
- Je l'ai.
C'est un Tchétchène.
Il l'a rencontré
à la mosquée de Sarcelles.- Tu as un descriptif ?
- Mieux, une photo.
- On est vendredi, s'il va à la mosquée, il y est aujourd'hui.
- Je te transfère la photo.
- Tu as un qamis dans le coffre.
Tu le prends. Tu entres dans la mosquée,
tu essayes de repérer le mec.
Nous, on t'attend dehors.
C'est bon ?
- Ca va faire bizarre, je suis pas du quartier.
- Non, personne ne te remarquera.- Je sais pas prier.
- Comment ça ?
- J'ai jamais été à la mosquée, moi.
- Bon, j'y vais.
Vous vous mettez en place et vous m'attendez.
Discussions disparates en arabe
Musique Ă suspense
-Y a un gars qui correspond Ă la photo.
Il sort, qamis bleu.
- Je l'ai.
-Le colle pas trop, Badri. Garde tes distances.
OK.
- Il rentre dans l'immeuble.
-On décroche. On mettra un dispo devant.
Badri, tu m'entends ? On décroche.
Tu m'as reçu ?
Des pas résonnent.
- Badri ?
-Il redescend.
Tu l'as ?
- OK. Il va vers le parking.
Je rentre dans le parking.
Police !
- Restez pas lĂ , c'est la police !
C'est fini, allez... au lit !
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