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Ambiance de match de foot
- But !
Giroud, putain !
Le portable vibre. *-Giroud !
- AllĂ´ ? *-Patrick ?
Prise d'otages au Bataclan.- J'arrive.
-Mais qu'est-ce qu'il est bon !
Bips
Thème inquiétant
Sirène
-Des fusillades dans les 10e et 11e arrondissements de Paris.
Nombreuses victimes à déplorer. C'est ce qui se passe en ce moment
dans la salle de spectacle, le Bataclan.
Des hommes y seraient retranchés.
Y a-t-il d'autres hommes en fuite dans les rues de Paris ?
- Les gars !
Le bouclier est en route.
Le négociateur essaie d'entrer en contact
avec les terros. Dès qu'on peut, on entre avec les secours.
On se tient prĂŞts.
OK ?
- Monsieur ?
Monsieur.
Quand on va rentrer,
demandez aux secouristes d'attendre le temps qu'on sécurise.
C'est pas ce que vous voulez, mais on donnera les premiers soins.
- T'es qui, toi ?- Je suis Ă la BRI-PP
depuis une semaine.
Au COS j'ai fait deux ans en Syrie. A mon avis, ces gars aussi.
Vous pouvez pas faire ça si vous l'avez pas vu faire.
Ils vont pas négocier. Ils savent qu'ils vont mourir.
Thème du générique
Installez-vous.
Le dossier de la semaine : Ahmed Hamarkodja, 20 ans.
Casier judiciaire pour vol et port d'armes. Habite Melun.
Levallois l'a passé en rouge.
Il est actif sur les forums de djihadistes.
Il a essayé de se procurer des armes sur le Dark Web
et parle de passer Ă l'acte.
Il se peut qu'on doive
aller le chercher.- Le chercher chez lui ?
- Hm.- On a une manière de travailler.
Si c'est pas un mec archi chaud, on attend qu'il sorte et on le pète.
C'est notre spécialité.
- Ah, et pourquoi ?
- Un tocard, chez lui,
il porte un gilet, piège sa porte. Dehors, il pige rien, il est perdu.
- Il peut avoir son arme, son gilet. Puis dehors, il y a des civils.
- Votre gars, je vous le dis, c'est un fatigué.
Derrière son écran, il appelle au djihad, mais il attend son RSA.
Il fera rien.
Il va pleurer quand je vais le serrer, on parie ?
- Non, on fera comme j'ai dit.
- Comme vous voulez.
Mais d'expérience, je...
- J'ai plus d'expérience, croyez-moi, bien plus.
- C'est pas pour le défendre,
il dit souvent des conneries.
Mais avec Patrick,
on faisait comme ça et ça marchait.
- De toute façon, on n'est pas sûrs d'y aller.
Portable- Y a plus de respect.
Premier briefing
du nouveau patron, tu téléphones ?- Ca bouge.
- C'est quoi ?
- Poisson.
- ArrĂŞte avec lui, va dormir.
Tu vas encore
sortir pour rien, comme d'hab'.
- T'es encore sur lui ?
- C'est qui "Poisson" ?- Un voyou au chĂ´mage.
Il doit kiffer raconter ses exploits aux jeunes.
- Parfois, c'est les plus dangereux.
- Et souvent les plus nazes.
- Oui, souvent.
- Pourquoi tu penses ça ?
- Ca fait deux mois qu'il est sorti de prison et il voit plein de mecs.
- Ben, bien sûr.
Tu veux qu'il voie qui ? Des philosophes ?
Il connaît que les voyous.
- Rien Ă voir. Il va chez Dior, il a une nouvelle Audemars au poignet.
- Développe.
- Un vieux, quand il sort du placard,
normalement, il a rien.
Donc, il est encore dans la course.
S'il dépense autant,
c'est qu'il attend de l'argent ou il a un acompte
sur un contrat.- T'en penses quoi ?
T'as bien une idée ?
- Bon, OK, je vais y aller.
C'est quoi le plan ?
- Le voiturier du "Monak".
- Le restaurant pour footeux ?
- Poisson vient d'arriver lĂ -bas.
- Bon, Badri, tu te mets dessus.- Allez.
- Alors, combien de kilos ?
- 82.
- Trop de chips
et de Capri-Sun.
- Julien, tu as 2mn ?
- Vous avez Ă vous parler. Tu me raconteras ?
Thème électro rock
- Je suis pas bon à tout ça.
J'aime pas trop parler.
Je suis mieux dans mon couloir.
-"BRI", c'est la Brigade de Recherche et d'Intervention.
C'est les deux, OK ? Si tu voulais que de l'opé, faut aller au RAID.
Ici, on fonctionne sur le renseignement.
Il faut ĂŞtre versatile.
- Je sais pas, avec Patrick...- ArrĂŞtez avec votre Patrick.
ArrĂŞtez.
Il est Ă la retraite.
Je veux pas te faire chier.- J'entends bien.
- Je veux que tu trouves des indics, que tu ramènes des affaires.
Qu'au sein du groupe, tu sois autonome.
- Je peux te poser une question ?- Hm.
- Je pose problème dans le groupe ?
- Non.
- Alors, pourquoi tu veux tout changer ?
Quelqu'un entre.
Bonjour.- Bonjour, Julien.
SaĂŻd, on peut se voir ?- A plus tard.
- Alors, cette première journée ?- Ca va.
- On n'en a pas encore parlé,
mais j'ai le candidat idéal pour intégrer votre groupe.
Patrick lui a fait passer les entretiens.
Morceau rap
- ArrĂŞte-toi !
- Il a commencé en Guyane, est arrivé jeune en métropole, BAC 93.
L'OCRTIS l'a vite repéré, il a passé 4 ans là -bas.
Des résultats exceptionnels. Il s'est bien intégré à la rue.
Apparemment, il tournait en rond.
Je comprends, ils sont spéciaux aux Stups.
Bref, il a tout explosé aux tests et attend qu'une place se libère.
- Lâche-moi, fils de pute !
T'es un ripoux, hein ?
Tu peux pas te la payer
avec ton salaire de merde !
Enculé !
- Bouge pas !
Je t'avais dit de t'arrĂŞter.
- Sur la tête de ma mère, tu vas voir.
- Lève-toi. Sirène de police
Les ripoux arrivent.
- La prochaine fois, on nique ta mère.
- Y aura pas de prochaine fois. Il a jeté la sacoche là .
- Désolée, j'ai pas pu vous en parler.
- J'allais passer des entretiens.
- Vous n'en avez plus besoin. Vous n'auriez pas trouvé mieux.
Comment vous vous sentez ?
- Ca va. Je viens d'arriver.
- Avec le groupe.
- Non, je trouve que c'est un bon groupe.
Mais il est assez hétérogène.
- J'ai rarement vu une aussi bonne équipe.
Des quatre que je dirige,
c'est le meilleur groupe.
Ca s'est pas fait du jour au lendemain Patrick a beaucoup bossé.
- Il y a des ajustements à faire.- Oui, on peut toujours s'améliorer.
Mais le mieux est l'ennemi
du bien.
Ce sont d'excellents éléments.
Faites-vous respecter, comme Patrick, et tout ira parfaitement.
Morceau rap : "Fendi" par La F
Son portable sonne.
- AllĂ´ ?
- C'est Vanessa qui m'envoie.
Ca a bougé ? *-Non.
Il est dedans, ils sont en train de manger.
- Qui ça, "ils" ?
-Lui et une gonzesse.
- OK, rappelle-moi quand il part.
Morceau rap : "Nails" par Noga Erez
Un portable vibre.
- AllĂ´ ?
-Pourquoi tu m'envoies des messages ?
- T'es oĂą ? *-Toujours devant l'italien.
LĂ , comme je te parle, Verratti arrive en Ferrari.
T'es pas censée dormir ?- J'arrive pas, je suis à la salle.
-T'es pas rentrée chez toi ? Donc je galère pour rien.
- Vas-y, j'arrive.
Je te rejoins. *-T'es off.
- Ma nuit est flinguée, j'arrive. *-Je veux pas te voir.
Fallait prendre la surveillance et moi, me laisser dormir.
Bon, prends une balise au bureau.- OK.
- C'est pas Griselda Blanco,
c'est juste la meuf qu'il va sauter ce soir.
Il est fini, ton gars.
Ca pue, ton truc.- C'est toi qui pues.
- Tu finiras sans cerveau à force de bouffer ces protéines.
Et voilĂ , une nuit blanche pour rien
Ca va finir chez elle ou Ă l'hĂ´tel.- Suis-les.
- T'es sérieuse ?
- Oui, je devrais dormir.
J'ai préféré venir galérer avec toi, maintenant, on y est.
- De un, c'est toi qui me fais galérer à suivre un chômeur
et de deux, t'es une putain d'insomniaque.
Remarque, je pourrais ĂŞtre avec Julien qui dit rien
ou Saïd qui connaît rien et qui t'explique la vie.
- Patrick dit que c'était une pointure au Renseignement.
- Le Renseignement, ça a rien à voir avec ce qu'on fait.
- Il a juste fait le Bataclan sa première semaine au 36.
- Tu le défends car il te laisse suivre un mec qui sert à rien.
- Ta gueule.
Elle soupire.
Vas-y, casse-toi.
- Quoi ?
- Rentre chez toi, va dormir.
- Tu es sûre ?- T'inquiète, je gère.
- OK.
- Oh !- Quoi ?
- T'oublies pas un truc ?- Ah ouais.
Musique Ă suspense
Bip
- Attends, t'es qui, toi ?
- Ca va, j'habite lĂ .
- Avec ta tĂŞte de "vilci" ?
- Une tĂŞte de "vilci" ?
Petit bâtard, va ! ? Y a quoi, là ?
- Lâche-le ! Lâche-le !
Tu fais quoi, lĂ ? Il habite au 5e !
Casse-toi !
Vas-y, cassez-vous !
- Arrête de mettre des zouaves, prends des mecs de la cité.
- Ils sont moins chers.
Vas-y, "smahi", frérot.
Bon courage.
- Salam.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? Tu bossais de nuit ?
- Je viens de finir.
Il y a du café ?- Non.
- Tu m'en fais un ?
- Fais-le, toi.
- Vas-y, "hafek", je suis fatigué.
Fais-moi un café, s'il te plaît.- T'as une sale gueule, putain.
Qu'est-ce que t'as foutu encore ?- Rien, j'ai bossé toute la nuit.
On va construire une route, on a fait l'étude, là .
- Tant que tu as du boulot,
te plains pas.
Assieds-toi.
Je te fais du café.
- Merci.
Musique Ă suspense
Il ouvre la voiture.
Elle démarre.
- Ca dort ou quoi ?- Qu'est-ce tu fous lĂ ?
- Je viens voir "khalti".
- T'es sorti ?
- Non, je suis à Nanterre, là ... Ben oui, la semaine dernière.
- Et tu me secoues dans mon lit, sale fou ?
C'est quoi, cette barbe ?
T'as pété les plombs ou tu voulais bluffer les surveillants ?
Maman, tu aurais pu me dire.- C'est une surprise.
Il est beau, mon neveu.
- T'as vu sa gueule ? On dirait qu'il revient de Rakka.
- Tiens.- Merci, "khalti".
- Tu fais quoi ?
- Il faut que je bouge.- Tu manges pas avec ton cousin ?
Sérieux ?
- Je sors du "hebs"
et tu te barres ?- Fallait pas y aller.
Je rigole, je vais au taf.
- Toujours Ă la voierie ?- On fait des routes dans le 77.
- Tu bosses pas
dans le coin ?- Hier, si.
LĂ , c'est autre chose.
- Ils t'envoient
aussi loin ?
- Ben ouais.
- C'est pas par secteur ? Bizarre.
- Avant, oui. mais ils font des économies.
Bon, maman.
Vas-y, on se pète ?
- Vas-y, ouais.
- Bon courage.
- Oh...
63,7.
- Putain, je pensais que j'avais pris plus.
- Déjà , tu te maintiens.
- Je veux prendre plus, je galère en lourds.
Les plaques anti-trauma, le casque, c'est la moitié de mon poids.
- Ben, ça, c'est les limites physio
de chacun, donc...
Sinon, "grapple" avec moi.
- J'ai pas envie de t'avoir tout transpirant sur moi.
Non, merci.
Ca va ou quoi ?
- Ouais. Viens.
- Qu'est-ce t'as ?- Viens, je te dis.
- Quoi ?
- Otmane est sorti hier.- Et ?
- J'étais pas au courant.
- Tu voulais que la prison t'appelle ?
- C'est la famille, on me dit rien.- Ils t'ont fait la surprise.
- Ca te fait rire ?- La prison, tu rentres, tu sors.
- Mais il va vouloir se venger.- De quoi ?
Il sait pas que tu l'as balancé.- J'ai juste donné l'affaire.
Il voulait tuer un mec.
- Appelle ça comme tu veux.
- Bon, les gars.
On y va.
Ca prendra deux minutes et je vous lâche.
Grâce au travail de Vanessa et Badri, on en sait un peu plus
sur Rafik SaĂŻfi, alias "Poisson".
La fille travaille
Ă l'HĂ´tel du Louvre.
Dans une semaine, c'est la Fashion Week.
Une star américaine a réservé
la plus grande suite.
On pense qu'il va taper.- Son nom ?
- C'est marqué.
- Je vois rien.
- Bad Barbies.
-"Bad Barbiz"...
- S'il vous plaît.
On peut pas se permettre une 2e Kardashian.
Donc, on compte sur nous. Sinon, demain,
on simule une prise d'otages.
Ce sera avec un nouvel élément qui nous vient des Stups.
- Bien.- Cool.
- C'est super.
- Y avait ce gars aux Stups,
en opé, il s'était tiré une balle dans le pied.
J'espère qu'il a pas formé ton gars.
- C'est le grand Patrick qui l'a recruté.
Ca devrait vous rassurer.
- Bon signe.
- Patrick déteste les Stups.
- Il a tout éclaté aux tests.
Il va vous mettre une branlée.
- J'ai hâte de voir ça.
- Calme-toi, Vanessa.
- Ou se tordre la cheville.
- Il va vous mettre une leçon.
- On verra ça demain.
Elle frappe Ă la porte.
- Merci.
- Tiens, je t'ai pris un café.
- Non, merci.
Putain, j'ai hâte que ça finisse. Ca sera mieux pour tout le monde.
- C'est triste Ă dire, mais ouais, c'est malheureux.
C'est malheureux.
Sinon, t'as pu voir pour moi, pour mon truc ?
- J'arrĂŞte.
- T'arrĂŞtes quoi ?
- Je prends ma retraite.
C'est fini.
- C'est fini pour toi, pas pour moi.- Je veux bien te filer le numéro
de mon remplaçant,
maintenant, les informateurs, faut les rentrer au fichier national.
T'as sûrement pas envie
d'avoir ton nom lĂ -dedans.
- Donne-moi le numéro, je vais me démerder.
- Comment ?- T'inquiète, je te dis.
T'as encore la carte ou pas ?
Elle est oĂą, t'es plus schmitt ?
- Pas encore, j'ai fait trop d'heures sups.
Ils m'ont foutu en congé, mais je ne bosse plus.
- Ah bon, et t'es lĂ , t'attends. Tu branles rien, t'es...
- Je suis en dispo, je fais un peu de formation,
mais oui, je branle rien, j'attends le coup de tampon.
- Ah, il est beau.
Ca, je m'attendais pas.
Mais ça te plaît plus,
t'as plus envie ?- C'est pas ça.
J'ai pas signé pour ça.
Moi, j'aimais chasser les braqueurs, et aujourd'hui,
on a des terros, du stups, des vols de fret, des tarés de commerçants.
- Depuis quand on se connaît ?
- HoulĂ ... Longtemps.
- T'es mollo, t'as plus envie d'en jouer.
"C'était mieux avant..."
Le Palacio, le Fun RaĂŻ.
L'époque des francs, des pascals.
T'es comme les anciens, toi.
- Ben oui.
Je fais comme eux, j'arrĂŞte.
Un portable sonne.
-Je sors, t'es oĂą ?- Je suis devant les urgences.
Alors, tu lui as parlé ?
- Ca va prendre du temps.- Pourquoi ?
- Il arrête.- On va avoir un problème, là .
Les frangins veulent pas payer. Ils m'ont dit d'éviter de revenir.
- Les El-Hassani, c'est de la mouscaille pour moi.
- Je m'en occupe, alors.
- Laisse faire.
Va voir le remplaçant de Patrick. C'est lui qui va s'en occuper.
Une voiture arrive.
- Bonjour.
- Salut.- Je vous présente Socrate.
Votre nouveau collègue.
Il arrive des Stups.
Souhaitez-lui la bienvenue.
- Tu viens des Stups ?
- Ouais.- Je sais que lĂ -bas,
vous faites des trucs bizarres.
Ici, si on te chope Ă te goinfrer,
on te monte en l'air.
Compris ?- Ouais.
- Tu t'appelles comment ?
- Socrate.
- Ce matin, c'est simulation de prise d'otages.
Vérifie tes chargeurs. Oublie pas de vraies balles.
- Ouais, t'inquiète.
- Super.
Musique Ă suspense
Coups de feu
- Police !- On se calme !
Lève les mains !
- Baisse la tĂŞte !
On te sort de lĂ .
Go, go, go !
- Soutien !
Coups de feu
- Allez !
- Police !
Lâche ton arme !
- Allez, viens.
- Baisse la tĂŞte.
- Alors ?
Cette première,
ça va ?- De quoi j'ai l'air ?
- T'as avancé sur ton affaire ?
- J'ai débloqué le téléphone.
Je vais avoir l'adresse du gars à qui il achète.
On approche du grossiste.
- J'avais jamais vu la taulière à un exercice.
- Je continue.
- Très bien.
- Je suis dessus.
- Ca roule ?
- Ca roule.
- Salut.
- On se connaît ?
- Patrick m'a dit
de venir te parler, maintenant qu'il arrĂŞte.
- Je suis pas au courant.
- Des gars commencent Ă menacer tout Paris.
Ca risque de partir en couilles.
- Je t'arrĂŞte tout de suite. Il m'a rien dit, Patrick.
On va pas discuter.
- Parle-lui et rappelle-moi.
- Allez, au revoir.
- Vous désirez ?
- Il va pas rester.
- PrĂŞtez-moi votre stylo.
Musique Ă suspense
Un scooter démarre.
Un portable sonne.
- Ouais ?
-Ca va ?- C'est Ă toi qu'il faut demander.
-On me parle que de toi.
J'essaie tant bien que mal de prendre tes patins.
Je te dérange ?- Non, dis-moi.
- Sélim Khemissi. Ca te dit quelque chose ?
- Non, c'est qui ?
- Il est venu me voir de ta part pour me rencarder.
Bips
Attends, mon fils m'appelle. Je te rappelle.
- J'en fais quoi ?
- Ben, écoute-le.
- Mais tu le connais pas.
- Je te laisse.
Noam ? *-Papa.
C'est maman, faut que tu viennes.
Morceau rap : "Money on the table" par Belly
- Tu t'es perdu ?
Tu boxes ?
- Un peu.
- Bon, on met les gants.- Tu veux te battre ?
- Tu veux tourner ?
- Vas-y.
- C'est bon, ça va ?
- Ca va.
T'en veux encore ? On fait du MMA ?- Vas-y.
"Money on the table" par Belly
Il tousse.
- Pourquoi t'as une Rolex Ă 15 balles ?
- Pour leur ressembler.
C'est important, les montres.
Si j'arrive
avec une Roro, ça passe.
Si j'arrive avec une G-Shock comme toi, je suis cramé direct.
- Ta coupe de cheveux, ça suffit pas à te fondre dans le décor ?
On va se boire des bières
et manger des pizz ?- Je m'étire et je te rejoins.
- Dépêche, demain, on tape Poisson, je veux pas finir tard.
Thème énigmatique
Noam sanglote.
Thème dramatique
Thème angoissant
- D44 Ă D41.
Y a du mouvement. Peugeot 508 noire.
- D42 pour D41, on est en place.
- D41 pour D44-45, je confirme pour la 508.
Ca se gare devant.
Trois individus : Poisson, perruque et lunettes.
Un grand, veste noire, chemise bleue.
Un petit, veste bleue, pull noir.
- Reçu.
Socrate, tu le braques face pare-brise. Il fixe que tes yeux.
Il faut pas qu'il nous voie sortir lui mettre les pinces.
- Ils rentrent dans le couloir.
Ils arrivent Ă la chambre.
Ils vont taper.
Ils vont taper.
- Don't shoot us.
- Me regarde pas.
Les femmes sanglotent.
- Top interpellation !
- Go.
Bip
- Police !
- Police !
Thème électro rock
- Baisse ton arme !
- Bouge pas ! Coupe le contact !
- Police, ouvre !
Ouvre la porte !
Police !
- Coupe le contact !- C'est bon !
- Dans les yeux !
Regarde mes yeux ! Mes yeux !
- Regarde-le. Ta main !
- Regarde-moi ! Regarde-moi !
- Dans les yeux !
- Les gars, il s'arrache !
Vite !- J'ai !
- Suis-le ! Suis-le !
Bouge pas !
Tes mains !
Donne tes mains !
Lève-toi, debout.
- Je vous laisse finaliser.
- On se voit pour le champagne.
- Je vous retrouve.
- Il se prend pour qui ?
- AllĂ´ ? *-AllĂ´ ?
- J'ai eu Patrick, faut qu'on se voie.
-Ce soir, j'emmène mon fils au resto.
On peut se voir 2 minutes.- Quelle adresse ?
-Je te l'envoie. A ce soir.
- Hé, jette mon téléphone.
HĂ© !- Parle pas avec moi, toi.
- Tu m'as eu, c'est le jeu. Je pars dedans pour longtemps.
Sur mon téléphone, je parle avec des gens sur Silent.
Ils ont rien Ă voir. Je veux pas les mettre dans la merde.
- Pourquoi je ferais ça ?
- Je te donne un des gars de Fontainebleau, ceux qui ont fait
la salle des ventes.
Je le déteste.
Tu l'as lui, tu auras les autres.
- Vas-y, je t'écoute.
Tiens, jette-le.
Thème mélancolique
Patrick : *-J'ai parlé à Ferracci, c'est OK
Réfléchis et dis-moi.
- D'accord. *-Bon, je te laisse.
On se parle vite.- Merci, au revoir.
Une femme :- Qui c'était ?
- Patrick Prigent.
Il était avec moi à la PP. On a fait le Bataclan ensemble.
Ensuite, il est parti pour Versailles.
- Qu'est-ce qu'il te voulait ?
- Il veut que je le remplace Ă la tĂŞte de son groupe.
- C'est super, ça.- Hm...
Ouais.
- Ca te fait pas plaisir ?- Non, c'est pas ça.
Déjà , je le connais pas tant que ça.
- Et ?
- Je me demande pourquoi.
Pourquoi il m'appelle moi ?
- ArrĂŞte de faire la gueule.- Je fais pas la gueule.
Il reçoit un message.
- Tu sais quoi ? Tu as de la chance.
- Pourquoi ?
- Alix ne vient pas, elle a envoyé un message.
T'es content ?
Hein ?
Je suis sûr que tu es content !
Tu fais quoi, lĂ ?
- On fait quoi maintenant ?- On va manger cette pizza.
Une voiture passe en trombe.
Juste un petit rendez-vous avant.
Coups de feu, cris
- Police !
Thème dramatique
Je m'occupe de votre fils.
Petit, regarde-moi.
T'es lĂ ?
Reste avec moi.
Thème rock
VoilĂ .
C'est fini, allez... au lit !
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