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[en anglais] M. Valsamidis. Merci.
Merci d'ĂŞtre venu.
Désolée, je ne savais pas qui appeler.
[Valsamidis] Vous avez bien fait.
En cas de problème, vous m'appelez moi.
On ne les connaît pas, ils ont débarqué cette nuit.
Ils ont tout cassé
et lĂ , ils refusent de partir.
Je m'en occupe. Ils sont oĂą ?
Au 5e,
sous notre appartement.
- [sirènes au loin] - [musique rythmée]
[brouhaha]
[Mia] Bonjour.
Yeah?
Salut.
Vous n'avez pas le droit d'ĂŞtre ici.
Je suis le propriétaire...
Je vous demande de partir, sinon...
[Mia] Sinon quoi ? Vous appelez les flics ?
- Yeah. - [Mia] Allez-y.
- [Kristos] Appelez-les. - [Valsamidis] Sinon...
j'appelle les propriétaires.
C'est pas vous ?
Je représente les propriétaires.
Les propriétaires...
ne sont pas lĂ .
[Mia] C'est quoi, le problème ?
[Valsamidis] Les propriétaires sont étrangers,
je m'occupe de leur propriété.
On emmerde les proprios.
Ils laissent des bâtiments vides, putain.
- Du calme. - On reste ici.
[en français] Non, Mia, arrête.
Me parle pas. Tu fais quoi ?
[en anglais] Lui, on le connaît à peine, il est arrivé hier dans la coloc
et sa sœur a ramené ces squatteurs et...
- C'est votre sœur ? - [Giulia] Yeah.
- Oui, mais... - [Mia] Mais quoi ?
- J'ai jamais dit à ma sœur de venir... - Sure.
[Kristos] On a le droit d'occuper des locaux vides.
C'est faux.
Vous n'avez pas le droit. Vous connaissez le mot "propriété" ?
- [brouhaha] - [Valsamidis] Let me deal with this.
Si vous ne partez pas immédiatement,
j'ai bien peur
de devoir appeler la police.
Please, do. Come on.
NI DIEU NI MAĂŽTRE NI PROPRIO
Nous n'avons plus rien Ă nous dire.
[brouhaha]
- [Mia] Okay, thank you. - [Paco remercie en grec]
[Angeliki] Bye.
Vous avez une minute pour dégager.
On vient en paix. Se loger devrait ĂŞtre gratuit.
[Giulia] Très intelligent.
[brouhaha]
Tout le monde se calme !
On reste ici, c'est comme ça.
Giulia, okay.
[Giulia] No, ma è vero proprio! Il problema è esattamente che loro sono...
[en anglais] Écoute, ma petite... I don't know...
Comment tu m'as appelée ?
Répète.
Elle est folle.
Tu es folle.
Okay, come on.
C'est bon, je gère.
[brouhaha]
I'm taking care of him!
[musique rythmée]
[en français] Maître Valsamidis !
Maître Valsamidis !
C'est quoi tout ça ? C'est vous qui avez amené ces squatteurs ?
Moi ? Mais pas du tout !
C'est eux qui sont venus. J'ai rien demandé, moi.
Et vous louez cet appartement de façon illégale.
- Illégale ? - [Tom] Bah...
Mais pas du tout.
Je loue cet endroit pour payer toutes les charges.
Votre grand-père était un homme brillant,
mais il ne s'est jamais occupé de cet immeuble.
C'est moi qui ai toujours dû tout gérer.
Vous voulez me faire croire que vous gardez pas le loyer pour vous ?
Pour moi ? Mais bien sûr que non.
Je ne suis pas un escroc.
Tout ce que je fais, je le fais pour votre famille, pour vous.
Mais sinon, j'ai l'impression
que votre sœur n'est pas au courant
qu'elle possède la moitié de cet immeuble avec vous.
Tout s'est passé très rapidement. J'ai pas eu le temps de lui dire.
[Valsamidis] Je vous rappelle que vous ne pouvez pas vendre sans elle.
En plus, j'ai plutĂ´t une bonne nouvelle.
Titanas a réussi à dégager un créneau pour la signature samedi.
Ah bah ouais, mais génial !
Ah ouais, effectivement, c'est une super nouvelle.
Pour la police, c'est peut-être pas nécessaire de les appeler.
Je vais parler à ma sœur. On devrait s'arranger.
Merci.
[Valsamidis] Au revoir.
[Tom] Mia !
Mia !
- Faut vraiment qu'on se parle. - Tu vois, je suis occupée.
Écoute, vous pouvez vraiment pas rester là .
Tout le monde va devoir dégager.
Écoute, qu'ils appellent les flics. Franchement, on a l'habitude.
Dix ans que Kristos habite dans des squats. On en a vu d'autres.
C'est pas ça. Tu peux m'écouter deux secondes ?
Pourquoi tu me prends la tête ? Ça te fait chier
qu'on s'installe à cause de l'Italienne, c'est ça ?
- Pas du tout, ça a rien à voir. - C'est quoi, le truc, alors ?
Toi, tu restes pas de toute façon. Tu t'en fous d'où je m'installe, non ?
- Oh, on dérange personne. - Si, justement, vous dérangez.
Et ceux que ça dérange le plus, c'est toi et moi.
Mais putain, Mia, écoute-moi, merde ! T'as pas compris ?
Cet immeuble, c'est Ă nous.
C'est nous, les proprios.
Tu plaisantes lĂ ?
[Angeliki, en grec] Kristos ! On met ça où ?
Mettez tout dans la chambre du fond.
[Angeliki] Okay.
[téléphone]
[en grec] AllĂ´ ?
Quoi ?
[en français] Viens avec moi samedi signer le compromis de vente.
Ah non, je veux rien avoir Ă faire avec le bordel de papi.
Mais y a pas de bordel, Mia. Ça s'appelle un héritage.
Ouais, mais je sais pas si j'ai envie d'accepter ça.
Quoi ? Mais tu peux pas refuser l'héritage de papi.
C'est ses dernières volontés.
C'est quelque chose qu'il a voulu te transmettre.
Super.
Super ?
Je comprends pas. Pourquoi tu veux qu'on vende cet immeuble ?
[Kristos, en anglais] Mia.
- On va à l'asso, y a un problème. - Quoi ?
[en français] Non, Mia.
Mia, tu te barres pas.
(Putain...)
[moteur du pick-up]
[téléphone]
HĂ©, Lily.
- AllĂ´, allĂ´ ? - [Lily] Yeah.
[en anglais] Je t'ai appelé, tu ne m'as pas rappelée.
Oui, désolé.
[en français] J'ai vu tes appels, mais j'ai pas eu le temps de te rappeler.
[Lily] I was so worried.
[Giulia, en italien] Maman, t'as entendu ?
Je suis sûre que tu les mettrais dehors.
[Lily] Tom ?
- [Giulia] Sì, sì, ma... - [Lily] Tom ?
[en anglais] Oui, pardon, tu as raison.
[en français] J'ai eu quelques problèmes avec Mia.
- Mais ça ira. - [elle soupire]
Attends, regarde, faut que je te montre un truc.
- [bip] - Yeah? Okay.
[Tom] Tu vois ?
C'est la vue de l'immeuble.
[Lily, en anglais] C'est joli !
Magnifique.
Mais c'est un peu délabré, non ?
[en français] Peut-être un peu.
[en anglais] OĂą est l'Acropole ?
[Tom, en français] L'Acropole, elle est...
Attends, juste...
lĂ . Tu vois ?
Sous mon doigt.
Ah...
Uh uh.
Yeah.
[Giulia, en italien] Oui, maman.
Je sais, mais c'est facile de dire "aime ton prochain comme toi-mĂŞme".
[Lily, en anglais] Ça avance, pour la start-up.
Yeah?
Tu te rappelles Josh, du lycée ?
Josh? You mean...
"Josh plein les poches", ce gros connard ?
Je vois très bien, oui.
Yeah.
"Josh plein les poches"... Il a complètement changé.
Il n'est pas du tout comme on l'imaginait.
Yeah?
Bref, je l'ai croisé hier au congrès Earth & Up,
- il connaît B.e.e. - Trade.
Et notre concept l'intéresse beaucoup.
[en français] Ah bon ?
[en anglais] Yeah. Tom...
Il gère son propre fonds d'investissement.
C'est un magicien du fric et un militant pro-climat.
[en français] Ok, bah cool.
C'est tellement inattendu, quoi.
Je veux dire, Josh...
[en anglais] Je lui ai dit qu'on allait toucher une fortune grâce à l'immeuble.
Je le vois demain pour le briefer.
[en français] Ah c'est... Ouais c'est bien, ça.
[en anglais] Oui, il a l'air super intéressé.
[Tom, en français] Bravo. T'as vraiment...
T'as vraiment assuré.
Je suis désolé de pas pouvoir être avec toi.
[en anglais] J'ai un autre appel, je peux te rappeler ?
[Tom] Bien sûr.
Je t'aime.
[en français] Je t'appelle quand j'ai des nouvelles pour la vente.
Yes, please.
- Bye. - [Lily] Bye.
[moteur du pick-up]
[Mia] Fuck.
IMMIGRANTS DEHORS
[brouhaha]
[en grec] Ils rentrent même à l'intérieur, maintenant.
[Mia, en anglais] Shadi. On va retrouver ces enfoirés.
Fais-moi confiance.
Promets pas des trucs comme ça.
Je te l'ai déjà dit : jamais de vengeance.
Excuse-moi, je voulais le réconforter.
Je sais que tu veux bien faire.
On reprend nos activités, tout va bien.
RENTREZ CHEZ VOUS
[Mia soupire]
Tu sais quoi ?
On peut pas se laisser marcher dessus.
Il faut leur montrer qu'on est capables de réagir.
On dirait moi, plus jeune.
J'étais en colère, je voulais changer le monde,
faire la révolution,
tuer les fascistes, tout ça.
Mais la violence ne résout rien.
On a organisé une manif pour protester.
C'est pas assez.
Tu lâches jamais, toi.
T'as peut-ĂŞtre raison.
[Tom, en français] Mia.
- On a pas fini de se parler. - [Mia] Tu vois, je suis occupée.
Oui, mais c'est jamais le moment.
[Mia, en anglais] Dimitra, donne-lui un pinceau, il veut peindre.
[Tom, en français] Non, attends.
Mia, s'il te plaît, arrête-toi... Arrête-toi deux secondes, s'il te plaît.
William débarque demain pour la vente. Faut vraiment qu'on s'entende.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il vient foutre lĂ ?
Il vient nous aider pour le contrat de vente.
On doit signer samedi. Après, je rentre à New York.
Je t'ai dit, je veux pas vendre.
Tu peux pas juste dire ça comme ça.
Cet héritage, c'est pour nous deux.
Je peux rien faire sans ta signature.
Quand tu décides pour toi, tu décides pour moi.
Bah ouais, peut-ĂŞtre.
C'est tellement égoïste. Tu te rends pas compte ?
J'ai besoin de cet argent.
J'essaye de construire quelque chose d'important.
Parce que l'asso, c'est pas important ?
- Tu peux pas comparer ton asso - avec B.e.e. - Trade.
[elle rit]
Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
T'as appelé ta start-up "bite raide" ?
- Très drôle. C'est B.e.e. - Trade.
[elle rit]
"Bite raide".
[Tom] Ok, vas-y, marre-toi. Non, vraiment, marre-toi.
Sauf qu'en attendant, tu vas plus Ă la fac,
tu vis dans un squat pourri avec des punks Ă chiens.
Donc ouais, tu peux vraiment te marrer.
T'es vraiment devenu con. Vas-y, casse-toi.
Retourne Ă New York Ă faire ta start-up pourrie.
Ma... Ma start...
Ok, vas-y, très bien. Salut.
[grincement]
[vacarme]
[en anglais] C'est quoi ce bordel ?
[Giulia] Qu'est-ce que tu fous ?
C'est quoi, ça ?
[Paco, en français] T'as entendu ?
[en anglais] T'as kiffé le...
Je voulais tester les haut-parleurs
et j'ai eu...
une illumination.
- Une illumination ? - [Paco] Yes.
Écoute.
[grincement]
[elle gémit]
Ma nouvelle création.
Le bruit d'un monde qui s'écroule.
- [en français] Wait deux secondes. - Non, j'attends pas deux secondes.
Tu parles français ? Trop bien. Tu vas voir, c'est puissant.
Non, je vois pas du tout.
[accent italien] Tu vois pas du tout ?
Tu vois pas du tout parce que c'est la mélodie.
Mais on s'en fout de la mélodie. Y a pas de mélodie.
C'est un concept beaucoup trop bourgeois et dépassé.
Je suis dans un truc radical.
Non, tu comprends pas. J'arrive pas Ă travailler si tu mets...
- [Paco] Écoute... - ...ta non-musique à fond.
Je t'en veux pas si tu trouves que c'est trop en avance sur ton temps.
Je comprends.
C'est ça, l'histoire de l'avant-garde, tu vois ?
T'es trop en avance et les gens sont pas prêts à apprécier.
Tu sais quoi ? C'est exactement ça.
Je suis pas du tout prête à apprécier.
Non, attends, j'ai pas enregistré !
[en italien] Dégage.
[en français] Ça, c'est super. Ça, c'est vraiment un échange.
[Giulia, en anglais] Désolée,
ça va pas le faire avec eux.
Détends-toi. Ils sont cool.
[Barbora] On est pas chez nous. Ça aurait pu arriver avant.
Je suis pas comme vous,
je suis pas "chill".
J'ai jamais dit que t'étais chill.
Essaie de l'ĂŞtre un peu plus.
[Giulia] Merci du conseil, Noam.
Toi, essaie de te mettre Ă ma place
et essaie de réviser dans ce boucan !
Désolé, faut faire avec.
On peut pas tout contrĂ´ler.
T'es injuste, putain.
T'es injuste !
Je trouve l'immeuble, je fais les démarches,
c'est moi qui me tape toutes les corvées de merde,
et toi...
[Noam] Giulia, je suis désolé.
Mamma mia.
[en anglais] Quelle femme !
On dirait un peu ma mère.
On a de la chance qu'elle soit lĂ .
[Pippo] J'ai dit : un peu.
No, Tom, Tom, Tom, Tom...
Laisse-la redescendre.
You know...
Elle est comme ça. Tu la connais pas.
Mais au bout d'un moment...
Au bout d'un moment, quoi ?
Elle change pas. Elle est comme ça.
Quand on s'y habitue, elle est sympa.
Tu sais oĂą je me vois, avec elle ?
Dans un petit restau, vue sur la mer...
- À Capri. Tu connais Capri ? - No.
Mamma mia, c'est ouf.
Une vue de rĂŞve, des vins de rĂŞve,
le clair de lune,
une jolie mélodie en arrière-plan...
Elle porte une sublime robe blanche.
Elle me regarde,
elle se rapproche
et elle chuchote :
- [Tom rit] - "Pippo,
je suis ta mère, je vais laver ton linge."
- [Tom] Come on! - "Aime-moi !"
[Giulia, en italien] Pippo, je t'entends, putain !
- [en anglais] Elle a dit : "Je t'aime." - [Tom rit]
[Tom, en français] Giulia.
- Giulia ! - Depuis que t'es arrivé, c'est le bordel.
Écoute, je suis désolé.
- Mais je vais tout régler. - [Giulia] Ah oui ?
Comment je peux te croire ?
[Tom] Attends.
J'ai une présentation à préparer. Je suis pas en vacances ici.
- Non mais je comprends. - Non, tu comprends pas.
Je peux pas me permettre de rater mon semestre.
Mes parents se sont beaucoup sacrifiés pour que je sois ici.
Et j'ai peur
parce que je dois parler devant plein de gens.
- Et je déteste ça. - [Tom] C'est vrai ?
T'avais l'air Ă l'aise devant tes colocs.
[elle soupire]
Tu dois sans doute penser que je suis trop coincée.
Mais non, pas du tout.
Toi, non, mais tout le monde pense ça ici.
Tu sais, ma sœur pense aussi que je suis trop coincé.
C'est comme ça.
Alors que les gens comme toi et moi, on est juste concentrés sur nos ambitions.
[Giulia] Voilà , c'est exactement ça.
J'aimerais devenir juge, tu sais, et lutter contre la mafia et tout ça.
Parce que je crois vraiment en la justice.
C'est super, ça.
Je sais pas si t'accepterais,
mais si tu veux, je peux t'aider à préparer ton oral.
[Giulia] Merci, mais je crois que je dois vraiment bosser toute seule sur ça.
Ah. Bah oui, oui, bien sûr.
Bon bah je te laisse travailler toute seule alors.
T'as qu'Ă t'imaginer en face de tes colocs et pas de tes profs.
Tu seras moins stressée.
Allez, je suis sûr que tu vas assurer.
[Giulia] Tu sais, Tom,
ça serait cool si tu restais ici avec nous.
Sans ta sœur, je veux dire.
[musique entraînante]
[on frappe]
- [Tom] Hey. - [Kristos] Hey.
[Tom, en anglais] Mia est rentrée ?
Non, elle bosse au bar.
Oh, okay.
Je voulais lui parler.
On s'est pris la tĂŞte.
Ça fait rien, merci.
T'as un message pour elle ?
Mmh...
Non, pas vraiment.
- Merci. - Good.
[Tom] Attends. Tu sais quoi ?
Tu pourrais m'aider.
Je t'écoute.
C'est un peu compliqué.
Notre grand-père vient de mourir.
[Kristos] Yeah.
Mia me l'a dit. Désolé.
[Tom] Ça va aller.
Il nous a donné
quelque chose ici, à Athènes.
C'est pour ça que je suis là .
Votre grand-père, l'agriculteur ?
No.
Non, c'est l'autre côté de la famille.
Bref, Mia refuse de m'écouter.
Comme elle te respecte beaucoup, toi, elle t'écoutera
plus que moi.
Tu veux que je lui dise quelque chose.
- [Tom] Exactement. - Okay.
Lui dire quoi ?
Mmh...
Que votre grand-père vous a donné quelque chose ici ?
No.
Non, ne lui dis pas ça.
Non, finalement,
laisse tomber, lui dis rien.
Okay.
[Tom] Merci.
Bye.
[musique rock]
[on ouvre la porte]
[bris de verre]
[fracas]
[homme] Hey, hey, hey!
[brouhaha]
[cris]
[homme 2, en grec] Allez, on se casse !
[brouhaha]
[Kristos, en anglais] S'il vous plaît,
silence.
Merci.
Cette fois, ça va trop loin.
Beaucoup ne sont pas d'accord avec ce que nous faisons,
il va falloir ĂŞtre beaucoup plus prudents
pour que ça n'arrive plus.
Donc, Ă mon avis,
il faut annuler notre participation Ă la manif.
[Mia] But...
On plie devant les fascistes.
C'est ce qu'ils veulent.
Eux, je m'en fous. Moi, je veux protéger tout le monde.
Okay?
J'organise des manifs depuis des années, on annule au moindre risque.
On bosse comme des malades depuis des semaines.
- Avec les autres ONG... - [Kristos] Je sais.
Mais lĂ , c'est trop dangereux.
Ils nous ciblaient directement.
Excuse-moi, mais elle a raison.
Chacun peut décider s'il veut manifester.
- [homme] Yes. - [femme] Yeah.
D'accord, on en parle, alors.
[chuchotements]
Moi, j'y vais.
[Yannis hésite]
Il a raison, il vaut mieux pas.
C'est dangereux.
Moi, je veux y aller.
- Moi aussi. - [femme 2] Me too.
J'y vais aussi.
Moi, j'y vais.
- [femme 3] Me too. - [homme 2] Me too.
Moi aussi.
D'accord, on participera Ă la manif, demain.
Si vous avez des questions, des bénévoles resteront ici.
[léger brouhaha]
Qu'est-ce que tu fous ? T'es malade ?
Parce que je m'oppose Ă toi ?
Je suis pas ton petit chien.
Je peux avoir mes propres opinions.
[Kristos, en grec] J'hallucine.
[Mia, en anglais] Kristos, arrĂŞte.
On va pas s'engueuler pour ça.
Hey.
Tu dis qu'ici, on est en démocratie parce que chacun a son mot à dire.
En général, oui.
Mais en cas d'urgence, c'est au chef de décider.
Tu es trop jeune pour comprendre.
[Mia] Je croyais que t'étais anarchiste.
"L'action avant tout."
Pour qui tu te prends ?
Espèce de bourgeoise.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Ton frère m'a parlé des biens de ton grand-père.
C'est quoi ces conneries ?
Je savais pas que cet immeuble était à nous.
- Je te jure. - Un immeuble ?
Quel immeuble ?
- Tom t'a dit quoi ? - [Kristos] Quel immeuble ?
Celui qu'on squatte ?
Putain !
Il est Ă toi et tu me dis rien ?
Je ne savais pas.
T'es une menteuse.
D'accord, j'ai menti.
Sur mes parents, sur ma famille.
Personne n'est agriculteur.
Je voulais pas que tu me mettes dans une case.
J'ai pas choisi d'ĂŞtre qui je suis.
Come on.
Tu serais pas avec moi si tu avais su d'oĂą je viens.
J'ai fui ma famille, je suis pas comme eux.
Ça suffit, arrête les mensonges.
Ça suffit.
Attention !
[en français] Hé !
Je fais le raccordement. On va avoir de l'élec...
[en anglais] Ils penchent pour cette solution, et toi ?
[Tom] Je suis d'accord.
Il faut faire le bon choix avant de créer un produit viable.
[femme] Tu veux que les partenaires potentiels
suppriment cette clause ?
- [Mia, en français] T'es trop con ! - Je suis en réunion.
Je m'en fous ! Pourquoi t'as tout balancé à Kristos ?
- Ah. - [femme, en anglais] Tom ?
[Tom] Excusez-moi, j'ai une urgence,
je reprogrammerai une réunion.
[en français] Mais ça va pas ?
- [Mia] Putain ! - Mais t'es cinglée ou quoi ?
T'es juste venu foutre le bordel ?
Mais j'ai rien fait.
C'est pas ma faute si tu racontes des mythos.
Quoi ?
J'essaye toujours de te couvrir.
- Bien sûr, c'est ça. - [téléphone]
- Tu devrais plutôt me dire merci. - [Mia] C'est ça.
- [Tom, en anglais] Salut, William. - [William] Ça va ?
[Tom] Très bien.
Tu es à Athènes ?
[William] Oui. On dîne ensemble, ce soir ?
Ce soir... avec Mia ?
- [William] Oui. Vous êtes dispos ? - [en français] (Ah non.)
[Tom, en anglais] Oui, bien sûr.
Elle est devant moi, elle a hâte.
[en français] Hein, Mia ? Tu veux dire coucou ?
[William, indistinct]
C'est quoi, ça ?
[en anglais] Désolé, je dois te laisser.
[en français] Paco ?
[Paco] Ouais ?
[Mia] Oh lĂ lĂ , on voit rien, lĂ .
- Qu'est-ce t'as foutu ? - [Paco] C'est chiant.
[Mia] Oh lĂ lĂ .
Ouais mais c'est une vieille installation, le truc.
C'est du rafistolé, tu vois.
[en anglais] Désolée, une petite erreur !
Tu appelles ça une "petite erreur" ?
Tout aurait pu cramer !
Réparez ça tout de suite.
[en italien] Putain !
- [en français] Elle est fâchée. - Bah oui.
Ça s'entend. Quand elle est fâchée, c'est...
En même temps, elle est souvent fâchée.
[quelqu'un soupire]
[en anglais] C'est décongelé.
Je dois tout manger froid.
C'est de la bouffe, t'en aurais fait quoi ?
C'est ma mère qui l'a fait. Ça vient de chez moi.
[Pippo] Aw!
C'est triste.
Me touche pas.
Il faut qu'ils s'en aillent.
Pour aller oĂą ?
Pense aux conséquences pour eux.
C'est pas notre problème.
- [il soupire] - [on frappe]
[Angeliki] Je peux entrer ?
T'es déjà entrée.
[Pippo] Hey.
[Angeliki gémit]
Ça peut servir.
Merci.
De rien.
Je sais qu'on est mal partis.
[Giulia, en grec] Oui, Angeliki, merci.
[en anglais] Mais on veut que vous partiez.
On a besoin d'un endroit oĂą dormir. Ici, c'est vide.
C'est simple.
[Barbora] C'est stressant. On bosse, on révise, il nous faut de la stabilité.
Je comprends.
On va essayer de s'adapter à vous, vous étiez là d'abord.
On va mettre Paco en cage.
[Angeliki] Okay?
Anyway...
Des amis Ă nous
vont venir nous raccorder aux "services municipaux"
pour l'eau et l'électricité.
So...
Si ça vous intéresse, je leur dirai
de faire pareil ici.
Pas question.
Attendez.
L'eau et l'électricité seraient gratuites pour nous aussi ?
Yup.
Ce serait cool.
Attendez. C'est illégal.
Okay?
Ce serait du vol.
On peut pas faire ça.
Ce n'est pas du vol.
On le prend.
- On le prend ? - [Angeliki] Oui, à l'État.
Moi, ça me va.
Moi aussi.
[Angeliki] D'accord. Parfait.
J'ai les clés
du nouveau cadenas.
Je suis désolée.
Le nouveau cadenas.
[Angeliki] On va manifester contre les lois sur l'immigration.
Vous pouvez venir voir
ce qu'on fait Ă part squatter.
N'hésitez pas.
Okay?
Cool, cool, cool, bye.
Tu peux réchauffer ton repas.
- [musique entraînante] - [brouhaha]
Je vais pas te saouler avec les détails, mais mes juristes
réécrivent des articles.
En gros,
ça va être top, vous serez protégés.
Fantastique.
Je te l'avais dit.
- Je suis le meilleur. - [Tom] C'est vrai.
Écoute.
Regarde pas les olives.
Pour négocier, il faut de la bonne bouffe et du bon vin.
- Alright? - Alright.
[William] Regarde-moi.
- Tu ressembles à ton père. - [ils rient]
T'as les mĂŞmes yeux.
C'est super ici, non ?
- Yeah. - [William] Yeah.
Le voilĂ .
- C'est Valsa... - Valsamidis.
ValsamaĂŻdis!
- Venez. - [Valsamidis] Yeah.
- Comment ça va ? - [William] Très bien.
Valsamidis.
Valsamidis, oui, asseyez-vous.
[Tom, en français] Bonjour.
[elle tente d'ouvrir]
[en anglais] Kristos ?
Ouvre.
[Kristos] Fous-moi la paix.
[William] Si vous avez d'autres projets,
appelez-moi.
Je connais des investisseurs qui seraient très intéressés.
Des poids lourds.
[Valsamidis] Je n'hésiterai pas,
c'est un plaisir de travailler avec votre famille.
J'aimais énormément votre père.
Un investisseur de grand talent !
Oui, c'est vrai.
Une autre.
- Une autre. - [Valsamidis] No...
Encore une bouteille de ce...
vin grec.
Il est bon, j'aime bien le vin grec.
[William rit] You like?
Et je vous aime bien.
Merci, moi aussi.
[Mia] Ici Mia, laissez un message.
[en français] Mia, qu'est-ce tu fous, putain ?
Rappelle-moi, au moins.
[en anglais] À l'amitié sans frontière.
[clochette]
La voilĂ .
Où t'étais ?
J'ai cru que je te verrais pas.
Ma nièce préférée.
My favourite niece.
Pourquoi tu n'es pas venue Ă l'enterrement ?
C'était compliqué.
Dis-lui, il comprendra.
[en français] Mais de quoi tu parles ?
[en anglais] Ton histoire d'amour.
L'amour ?
Ah !
L'amour.
Je m'y connais en amour.
Je vous ai raconté ma rencontre avec tante Natacha ?
- Oui. - [William] Je vous ai raconté ?
[Tom et Mia] YEAH.
Je l'ai pas raconté à ...
Ma femme est danseuse.
Elle est très belle,
elle vous plairait.
Oh!
J'adore ! C'est ce que je préfère.
- [musique entraînante] - [les clients tapent dans leurs mains]
[William] Opa!
Opa!
[rires]
[William crie]
Hey!
Hey! Yepa!
Opa! [William rit]
Ma femme est danseuse.
C'est vrai ?
Elle m'a appris Ă danser.
- C'est vrai ? - Yeah.
Elle m'a appris ça.
Opa!
[rires]
Hey!
Venez.
Venez danser avec votre oncle.
Mia! Tom!
Opa! Opa!
Sirtaki!
[homme] Opa!
[William] Opa!
[Tous] HÉ ! HÉ ! HÉ !
- J'étais le meilleur danseur. - [Tom et Mia] YOU WERE.
- C'était moi. - Oui. Le roi.
[William] J'ai quelque chose Ă vous dire.
Cet immeuble, c'est de l'amour.
Votre héritage, c'est de l'amour.
- Okay? - [Mia] Yeah.
Il faut y aller, maintenant.
- En boîte ? - [Tom et Mia] NO.
[Tom] Au lit.
Go to bed... I can go to a nightclub.
[Mia] Attention, ta tĂŞte.
[William gémit]
- [Tom, en français] Merci. Encore désolé. - C'est bon.
Ne vous inquiétez pas.
- Je le ramène à son hôtel. - [Tom] Merci.
[William, en anglais] Faut que je vous dise...
Hey...
Je vous aime.
Votre maman vous aime.
And...
Toi aussi, je t'aime.
[ils rient]
[William] Uh?
Bye, bye.
[elle envoie un baiser]
[en français] En fait, je l'aime trop.
Pareil.
On est tellement différents, mais y a quand même un truc hyper fort.
- [Mia] La famille, quoi. - [Tom] Ouais.
[Mia] Ouais. On y va ?
[Tom] Ouais.
[musique rock douce]
[Mia] À ton avis, pourquoi papi, il est venu ici ?
Je veux dire, pourquoi il est venu acheter cet immeuble à Athènes ?
Je sais pas.
Mais ça fout bien le bordel.
Tu trouves pas ça injuste qu'on hérite de tout ça alors qu'on a déjà trop ?
[Tom] Bah non.
Non ? Ça te pose pas de problème ?
Non, au contraire, c'est une chance.
On va pas se punir Ă vie
parce qu'on est nés dans une famille privilégiée.
D'accord, c'est peut-ĂŞtre injuste mais...
le monde est injuste. On va pas changer ça.
[petit rire]
Tu vois, c'est ça, notre problème. On est trop différents.
Toi, tu vois tout de ton monde de startuper,
et nous, ici, on essaye de changer les choses.
En squattant des immeubles ?
Ouais, par exemple, en squattant des immeubles.
C'est bien, ça.
On sera jamais d'accord, toi et moi,
et j'ai pas envie de me prendre la tĂŞte Ă cause de cet immeuble.
Donc ok, je vais venir, je vais signer.
On va le vendre et...
j'utiliserai l'argent à ma façon.
Bah voilĂ .
Mmh.
On est de la même famille mais on est pas obligés de s'entendre.
Merci.
[Valsamidis] C'est pour mettre en place une signature électronique,
si vous ne pouvez pas revenir dans trois mois.
- Ah, ok. - Quoi ? Attends, on va devoir revenir ?
[Tom] C'est la promesse de vente. Après, y a encore la signature finale.
[Mia] On va refaire tout ça ?
[rire gêné] C'est la loi.
[Mia souffle]
Y a un délai de réflexion légal pour les deux parties.
On peut pas tout signer lĂ maintenant ?
Il y a un problème ?
- Ah non, non. - Si, y a un problème.
J'aimerais signer la signature finale maintenant.
(Mais c'est pas possible.)
- [Valsamidis] Non, vous ne pouvez pas. - [Tom] Ah non.
Mais on pourrait faire une procuration pour votre frère si vous insistez.
Ah bah voilà , super. On veut bien faire ça, s'il vous plaît.
Bon...
Ben ça y est, c'est fait.
Ouais.
- On déjeune ensemble pour fêter ça ? - Non, je peux pas.
Ah.
Y a le rassemblement cet après-midi. Tu viens ?
Ouais. Ouais, je passerai te dire au revoir.
Bon...
On attend quelques semaines avant de les prévenir qu'on a vendu ?
- On va pas les faire paniquer maintenant. - Ouais.
Mais bon, de toute façon, je m'en occuperai.
Je préfère, ouais.
Tu vois, il nous reste plein de trucs de merde Ă faire ensemble.
- Super. - Mmh.
[brouhaha]
[Reem, en anglais] L'endroit que Paco a trouvé est trop loin
pour ceux qui n'ont pas d'argent.
Il faut ĂŞtre central.
T'es trop exigeante.
Quand on a rien, on a le droit d'ĂŞtre exigeant.
Tu verras,
quand mon magasin solidaire ouvrira, tu remercieras mes rĂŞves.
Grâce à tes rêves, fini la pauvreté à Athènes.
- Exactement. - [Mia] Hey.
Je peux prendre ça ?
Yeah.
T'es censée rester ici, cet après-midi.
Non, c'est Kamal qui reste.
Kristos m'a dit de changer, tu savais pas ?
- Kamal est déjà au parlement avec lui. - Fuck.
Il a fait ça pour me faire chier
Écoute, tes disputes avec Kristos ne me regardent pas.
Quelqu'un doit rester.
Yeah.
Je reste. Je veux pas y aller.
T'es sûre ?
Oui.
Je sais que tu y tiens.
Mais tu peux garder un œil sur mon frère ?
Oui, bien sûr.
T'inquiète.
- Merci. - [Reem] Bye.
EN LUTTE POUR LE DROIT D'ASILE
[brouhaha]
On reste ensemble.
- T'es là ? - [Mia] T'as un problème ?
[Kristos] Mon problème ?
C'est toi, mon problème.
Tu décides à ma place ?
Si t'étais pas bidon, tu serais restée au bureau.
Ras-le-bol de tes petits jeux.
- Je reste. - [Kristos] Comme tu veux.
Yeah, okay, cool.
[sirène]
[brouhaha]
- Oh... Hey. - Hello.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? - Je repars Ă New York ce soir.
Je voulais vous voir, Mia et vous, avant de partir.
HEY.
Contente de vous voir. Un tract ?
[Tom] Thank you.
[Dimitra] Ena dio, ena dio.
- [Barbora] Ça commence ? - Oui, j'y vais.
[Dimitra] Bonjour, tout le monde.
[en français] T'as vu Mia ?
Euh non, je l'ai pas vue.
[en grec] Chaque année, chaque mois,
chaque jour,
nous tous, les associations,
nous faisons le travail que l'État refuse de faire.
[en anglais] Un pays qui refuse d'ĂŞtre une terre d'accueil
est un pays qui a peur
et qui se referme sur lui-mĂŞme.
[en grec] C'est un pays qui tourne le dos
à la tradition d'hospitalité
qui a toujours fait notre fierté.
[en anglais] Il est clair
que l'Europe actuelle n'est plus celle de nos parents.
Il faut redéfinir l'espace Schengen
et créer une forteresse Europe, prix à payer pour notre liberté.
- [applaudissements] - [en grec] Nous exigeons le droit d'asile
pour tous les réfugiés, d'où qu'ils viennent.
Contre une Europe forteresse !
Est-ce juste qu'ils ferment les frontières ?
[en anglais] Nous devons renforcer notre politique migratoire
afin de maintenir
notre solidarité intra-européenne.
Nous devons contrôler nos frontières.
À bas les frontières !
NO BORDERS!
- [Dimitra] No borders! - NO BORDERS!
- [Dimitra] No borders! - NO BORDERS!
- [acclamations et applaudissements] - [moteurs]
[Dimitra, en grec] On reste calme !
[ils parlent en grec]
C'est de la provocation, ne répondez pas !
[en anglais] Faites une chaîne !
[Mia] Reste en arrière. Shadi.
ArrĂŞte.
[en grec] Rentrez chez vous !
[brouhaha]
[en anglais] ArrĂŞte ! Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
Shadi, recule.
Connard !
[cris]
[musique rythmée]
[sirène]
[gémissements de douleur]
[tirs]
[Noam et Pippo discutent en anglais]
[Giulia, en italien] Pippo, c'est pas le moment.
- [Noam, en anglais] Oh, Tom. - [Giulia] Qu'est-ce qu'il y a ?
[en français] On t'a perdu et tu répondais plus.
[Tom] Ouais, ça va.
[en anglais] Mia est injoignable.
- Elle est avec Shadi, en bas. - [Tom] Oh, okay.
[Giulia] Tom, tes yeux.
[en français] Fais voir.
Non mais ça va pas du tout. Viens.
[Tom] Avec la fumée, je voyais rien. Tout le monde courait.
Je me suis pris un coup de lacrymo. Je sais pas si ça t'est déjà arrivé.
- Merci. - [Giulia] Avec ça, ça devrait aller.
[Tom] Je m'attendais pas Ă ce que ce soit si violent.
Je m'étais pas du tout préparé à ça.
- [il respire fort] - [ils rient]
Excuse-moi, je parle que de moi, mais alors, ta présentation ?
Bah écoute, ça s'est très bien passé.
- Ouais ? - Oui. Le prof m'a même félicitée.
Je pense que c'est très bien pour mon semestre.
[Tom] C'est vrai ?
J'étais sûr que ça allait bien se passer.
Je suis trop content pour toi, c'est cool.
Merci. Mais dans un sens, tu m'as beaucoup aidée.
J'ai repensé à ce que t'avais dit avant de commencer et ça a marché.
Donc merci.
[petits rires]
- Attends mais qu'est-ce que t'as fait ? - [Tom] Quoi ?
[musique intrigante]
[cris de joie au loin]
[petit rire gêné]
[musique rythmée à la radio]
[en anglais] Ça sent bon.
[Pippo] Yeah.
C'est super bon, tu verras.
J'en suis sûr, mais je mangerai à l'aéroport.
J'ai pas le temps, je pense.
Mais si, et on ne dit pas non Ă Pippo.
Faudra qu'on parle de consentement, un jour.
Bon, d'accord.
Mais je peux inviter ma sœur ?
Sinon, je la verrai pas avant de partir.
Je m'en fous, je serai dans ma chambre.
Elle peut amener les autres, non ?
Oui, d'accord.
[il regarde une vidéo]
[il rit]
[ils rient et discutent en anglais]
[Giulia] Des pâtes au goulasch, grâce à la mère de Zoran.
Et merci Athènes pour l'eau et l'électricité !
Merci.
Ajoutez une cuillère de parmigiano reggiano.
Ah oui, y a même des règles pour les pâtes, ici.
Y en a des tonnes.
Pippo, en Italie, on serait au tribunal.
Ma mère me tuerait.
[Giulia] It's a little bit heavy.
T'en veux pas ?
Non, plus tard.
[en français] On peut parler français d'ailleurs.
Ah ouais ? D'accord.
Et tu viens d'oĂą, toi ?
Je suis né au Burundi et mon père est français.
Ok. Et tu viens faire quoi ici alors ?
Au départ, j'étais là pour des études.
- [Mia] Ouais ? - Mais j'ai vite arrêté.
Ah bah pareil pour moi.
[Angeliki, en anglais] Kristos. Assieds-toi.
T'es fière de toi ?
Tu réalises
que si t'avais pas poussé le facho, on aurait évité ce bordel ?
Mmh...
Oui. Je suis désolée.
- [Kristos] T'es désolée ? - [Mia] Yeah.
[Kristos] Okay.
Et donc, tout va bien ?
T'en as rien Ă foutre de rien.
C'est facile, quand on risque rien.
Toi, la police t'aurait relâchée au bout d'une heure.
Ouh lĂ lĂ !
Mais les gens d'ici,
les fascistes veulent les écraser, tu le sais.
Ils risquent d'être éjectés et renvoyés chez eux.
C'est pas tout Ă fait la mĂŞme chose, pour eux.
Au fait, Giulia...
Yeah?
[Kristos] Tu voulais parler aux proprios, l'autre jour.
ArrĂŞte.
Le fait que tu possèdes cet immeuble
ne te donne pas tous les droits dans mon asso.
Quoi ?
[Kristos] Yeah.
Les proprios de l'immeuble sont devant vous.
De quoi il parle ?
[Tom] Mmh...
Il a raison.
Je voulais vous le dire.
C'est pour ça que je suis à Athènes.
On a hérité cet immeuble
de notre grand-père.
Je voulais vous le dire, mais c'était le bordel.
C'est vous, les proprios étrangers ?
Plus maintenant. On vient de le vendre.
- Quoi ? - Vous l'avez vendu ?
[Tom] On a signé ce matin.
Génial.
T'es comme les autres. Dès qu'il y a du fric,
plus rien ne compte.
No.
Tout mon argent ira Ă l'association.
Ah oui,
j'y avais pas pensé.
Les amis,
remerciez notre sauveuse capitaliste.
Ça suffit.
[Kristos] Tu me dégoûtes.
Hey!
Tu vas trop loin.
Tu peux pas me traiter comme ça.
Ces enfoirés sont venus exprès pour se battre.
Tu peux pas dire que tout est de ma faute.
C'est injuste, putain !
Je te traite comme tu le mérites,
c'est tout.
Wow.
Sérieux ?
Tu sais quoi ?
Je veux plus jamais avoir affaire Ă toi.
C'est fini.
[musique douce]
[Kristos, en grec] Putain de merde.
[en anglais] Alors, qu'est-ce qu'on va devenir ?
Mmh...
Vous pouvez rester trois mois, et après...
vous devrez partir.
Valsamidis vous expliquera tout.
Formidable.
[Noam] Trois mois ?
[Tom] Mmh.
Il faut que j'aille à l'aéroport.
[en italien] Mon petit propriétaire.
[en anglais] Tu vas me manquer.
[Tom] Toi aussi.
Bye.
[en français] En fait, tu m'as prise pour une conne.
Je suis venu voir l'immeuble dont j'avais hérité
et je suis tombé sur toi. Puis tu m'as demandé
si je voulais visiter donc...
Ouais, ouais, je t'ai menti.
Je suis sincèrement désolé.
- Et puis surtout avec toi... - Surtout avec moi, quoi ?
- Bah parce que... - [Giulia] Parce que quoi ?
Solo perché sei figo pensi ti potermi prendermi per il culo così? Eh?
Coglione!
[en français] J'ai pas tout compris, mais je suis sûr que t'as raison.
- Je suis désolé. - Ouais, tu peux l'être.
Ça va aller ?
Faut que j'y aille.
On se voit chez papa à Noël ?
Je sais pas encore.
Ok.
Bon bah...
Tom !
- Stop, Tom ! - Stop, stop, stop!
Stop, attends.
[Tom] J'ai cru que tu me dirais pas au revoir.
[en anglais] Oubliez l'aéroport. Rue Paniou.
- [en français] Qu'est-ce qui se passe ? - Y a un incendie à l'asso.
[Mia respire fort] Putain...
Stop, stop.
- [crépitement des flammes] - [cris]
[chauffeur de taxi, en anglais] Monsieur, on fait quoi ?
On va toujours à l'aéroport ?
Monsieur !
[musique rythmée]
Sous-titres : Maï Boiron, Émilie Nicolas
Sous-titrage : HIVENTY
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