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FIGHTER ATTACK Groupe de combat
Nous tenons à exprimer notre gratitude au ministÚre de la Défense
et Ă l'armĂ©e de l'air des Ătats-Unis pour leur coopĂ©ration
Ă la production de ce film.
ArrĂȘte !
Ok, continue !
Allons-y !
Merci.
PĂšre Paolo !
Je suis désolé, je cherchais le pÚre Paolo.
Oh oui, entrez, s'il vous plaĂźt.
Le pĂšre Paolo n'est plus lĂ ?
Il a été exécuté.
Pour avoir aidé des aviateurs américains pendant la guerre.
Je ne savais pas.
Asseyez-vous donc.
Merci.
Bonjour.
-Je lui ai écrit que je venais mais... - J'ai lu la lettre.
Vous ĂȘtes revenu Ă cause de Nina.
Excusez-moi.
Votre nom est Steven Pitt
Oui, PĂšre.
JâĂ©tais major dans un escadron de chasse amĂ©ricain.
Nous étions basés en Corse en 44.
Les Allemands occupaient les 2/3 de l'Italie à l'époque comme vous le savez.
Comment avez-vous connu Nina ?
Notre job était de bloquer le ravitaillement allemand du front.
à l'époque, leur base principale se trouvait prÚs d'ici.
Je connaissais ce territoire aussi bien depuis les airs que vous au sol.
à l'époque ce qui était proche, je le voyais de là -haut,
comme aviateur.
La guerre terrestre est parfois trĂšs lointaine
On ne voit jamais le visage des gens.
Seulement le visage du pays.
George, tout va bien ?
Bien sûr et toi ?
ArrĂȘte de gigoter.
Compris.
On commence à manquer d'essence, on va rentrer déjeuner.
Ăa ne va pas, Major ?
Si, tout va bien.
HĂ©, major !
OĂč avez-vous pris ça ?
J'ai du racler mes ailes
Un truc assez lourd.
Un petit cadeau des boches pour que je ne revienne pas.
Ils n'ont aucune chance qu'on vous renvoie aux USA
Je vais passer le reste de cette guerre dans ce pays Ă lancer des bombes.
- C'est qui ? - George.
Ce n'est pas ainsi qu'on devient vieux.
Eh bien, c'était quoi cet atterrissage ?
Tu veux rentrer chez toi de façon brutale ?
Juste rentrer.
- Comment va ta tĂȘte ? - Couci-couça.
Un autre atterrissage comme çà et tu auras mal partout
Que dit le contrĂŽleur de vol pour tes yeux ?
Tout va bien.
Tu n'es jamais allé le voir.
Il va me donner une aspirine et une médaille ?
J'ai déjà les deux.
Ăcoute, George !
Tu vas ĂȘtre chef de vol, ta santĂ© est importante pour l'escadron.
Pourquoi ne vas-tu pas faire un tour ?
Ma femme m'a dĂ©jĂ demandĂ© de me faire examiner la tĂȘte
quand j'ai été volontaire.
âȘ Oh, Suzanna âȘ âȘ ne pleure pas pour moi âȘ
âȘ Nous sommes tous venus des 48 Ă©tats âȘ âȘ jusqu'Ă l'Italie ensoleillĂ©e âȘ
âȘ Oh, Suzanna âȘ âȘ ne pleure pas pour moi âȘ
âȘ Nous sommes tous venus des 48 Ă©tats âȘ âȘ jusqu'Ă l'Italie ensoleillĂ©e âȘ
Tu n'auras plus de cigarettes, Steve.
- Bien sûr il rentre. - Il parait.
Pauvre vieux, Steve.
Seulement 200 missions et ils te jettent Ă la ferraille.
Qu'est-ce que ça fait ?
Si tu continues Ă voler, tu le sauras.
Pour moi ils peuvent me jeter dĂšs qu'ils voudront.
- Combien il te reste de missions ? - Bien trop.
Diane sait-elle que tu rentres ?
Pas encore, je ne voulais pas rater mes derniĂšres missions.
- Alors, quand pars-tu, chef ? - DÚs que j'ai touché ma paie.
J'espĂšre.
- Alors ? - Il dit que je survivrai.
Et ces maux de tĂȘte ?
- Tu y penses trop. - Quâest-ce quâil y a ?
- Des petits points noirs. - Pourquoi tu ne les as pas au sol ?
Ils te mettraient dans un coin doux et agréable.
Comme quoi ? Artilleur dans un sous-marin.
Je vais aller me coucher.
- J'ai un rendez-vous matinal. - Moi aussi, Ă plus tard.
Allez, bonne nuit les gars.
Quel gourmand !
Okay les gars avancez pour prendre votre baiser d'évasion,
garanti pour vous ramener dans nos lignes ou remboursé.
Dommage que ce soient des contre-façons.
Comme vous le savez, je viens de rentrer d'une réunion.
Je sais combien de missions vous avez faites
et vous n'avez eu que peu de repos.
Dans les 3 prochains jours, vous en aurez encore moins.
Les troupes terrestres sont prĂȘtes Ă se frayer un chemin jusqu'ici.
Mais avant qu'ils ne le fassent,
il faut que chaque ligne d'approvisionnement soit détruite.
On a mis le chaos aux ponts, routes, chemins de fer et transport cĂŽtier.
Mais s'il y a une grande quantité d'approvisionnement qui passe.
L'avancée de nos troupes terrestres sera retardée,
L'opération étranglement sera un échec,
Sauf si nous fermons ces passages dans les 3 prochains jours.
Nous avons l'intuition que c'est quelque part dans cette zone.
On ne peut pas obtenir de renseignements,
mais nous savons qu'aucun civil n'y est autorisé.
Qu'en est-il du trafic entrant et sortant ?
Ils sont trop malins pour se déplacer le jour.
Mais les quais sont remplis de camions et de fournitures.
- Et aussi de D C A. - Vous pouvez en ĂȘtre sĂ»r.
Mais il y a cent mille hommes Ă terre,
Attendant qu'on détruise ce dépÎt ennemi pour qu'ils puissent avancer
D'autres questions ?
TrĂšs bien messieurs, c'est tout.
Le pire c'est qu'on gagnerait Ă pied.
Quel pied ?
Désolé, je ne peux vous utiliser, trop vieux
Mais laissez votre nom, on vous appellera au cas oĂč.
Oui, n'appelle pas, on t'appellera.
Steve !
Je veux te parler.
Oui, chef.
Tu es prĂȘt Ă rentrer chez toi.
Ha-ha, et comment !
J'allais appeler, Diane pour lui dire de commander les meubles
- Elle attend depuis longtemps, non ? - Elle et moi.
Je suppose qu'elle sera...
trÚs déçue d'attendre quelques jours de plus, hein ?
Euh, colonel j'ai déjà fait mes 200 missions, non ?
Bien sûr.
Comment penses-tu que George va s'en sortir en tant que chef de vol ?
Il faire des flammes.
Tu veux dire qu'il manque d'expérience
- Peut-ĂȘtre. - C'est bien ça, Steve.
C'est une mission hyper importante !
Elle doit ĂȘtre dirigĂ©e par un homme d'expĂ©rience.
Ne me regardez pas colonel laissez un autre gagner la guerre.
Je ne veux pas avoir à payer pour ce paquet de rapports d'actions manquées.
C'est ce que j'en pense.
Major pour le n°1 !
Ătes-vous prĂȘt ?
Terminé !
N°1, prĂȘt au dĂ©part.
Qu'y a-t-il, Steve ? Ăa te manque dĂ©jĂ ?
C'est le grand jour.
Ne t'inquiĂšte pas, ils s'en sortiront sans toi.
Qui a peur ?
Eh bien ?
Une seule perte.
- George, Hein ? - Oui.
Il a pu sauter ?
- Je ne sais pas. - Peut-ĂȘtre qu'il va bien.
Oui, derriĂšre les lignes ennemies.
OĂč va-t-il ?
Télégraphier au département de la guerre et libérer la place.
Nous sommes certains que c'est dans cette zone
La mission d'hier a coûté cher.
Nous avons quelques photos aériennes,
Faites-les circuler.
Ă partir de celles-ci, votre chef de vol trouvera
oĂč lĂącher pour ĂȘtre le plus prĂȘt possible.
Retourne au lit mec, tu es somnambule.
Ăa va, Steve ?
Tu veux vraiment le faire
Ils tomberaient à court d'essence, en cherchant l'océan.
Tu as changé d'avis ?
L'alarme s'est déclenchée trop tÎt.
Maintenant, voici l'affaire.
On doit venir assez bas pour voir si on peut détruire leur position.
La section rouge en couverture de vol.
Voici la situation météorologique
Allo ContrĂŽle ?
Ici le n°1, c'est bon pour le décollage ? terminé.
ContrÎle à N°1, vous pouvez décoller.
- Terminé. - C'est parti.
Steve est de retour.
Gardez la formation étalée, nous passons un point de contrÎle
La cible devrait ĂȘtre lĂ par lĂ . Quelqu'un voit quelque chose ?
Si c'était ici, nous aurions déjà les tirs de ces gars.
C'est bien l'église, mais pas le bon banc.
Qu'est-ce qu'on fait, on y va ?
Laissez tomber, tirons sur quelque chose qu'on voit.
TrĂšs bien, chamboulons les horaires des trains.
Duncan, pourquoi pas un autre passage, juste au cas oĂč ?
Il y a une station de radio lĂ -bas.
Oui, que dirais-tu de faire sauter quelques antennes ?
Non, je le veux vivant.
ArrĂȘtez, cherchez par lĂ !
Allez, bougez-vous !
Le parachute, M.
Il n'a pu aller trĂšs loin, trouvez-le.
Bonsoir, monsieur.
Vous parlez Anglais ?
Juste un peu.
Je suis Américain.
Vous comprenez ?
Oui, vous voulez entrer dans la maison ?
Tu veux nous faire arrĂȘter par les allemands ?
Non !
Haut les mains !
Vous ĂȘtes amĂ©ricain ?
Oui.
Je vous ai vu descendre.
Les allemands vont vous attraper...
Oui je sais, j'en ai vu quelques uns aujourd'hui.
On va vous aider.
Vous, qui vous ?
Nous les partisans
La guérilla.
Et qui ĂȘtes-vous ?
Je suis Nina
Venez avec moi.
OĂč ça ?
Ce n'est pas le moment des questions.
Venez !
HĂ©, attendez !
Y a-t-il un endroit oĂč s'arrĂȘter boire un cafĂ© ?
Un café
Nous avons du café...
pris aux allemands.
Eh bien.
Vous avez une belle vue.
Qui l'a pris ?
Un qui a de l'expérience pour se cacher des hommes en uniforme.
Les patrouilles ne viennent jamais par ici ?
Elles viennent.
Mais le plus souvent, elles restent sur les routes.
Il est facile de se perdre dans ces montagnes
Une fois, les allemands sont venus nous chercher.
Leur officier a laissé ceci.
Qu'est-ce que...
Ne lui faites pas peur.
C'est Benedetto.
C'est un ancien officier de Mussolini.
C'est l'américain du ciel.
Je ne connais pas votre nom.
Oh Pete, Steve Pete.
Steve !
Oui, Steven.
- Oh, Stéphane. - Oui.
Viens, Stéphane.
Prenez une couverture et reposez-vous.
Je vous fais du café.
- Et Ă manger. - Merci.
Vous avez aussi pris ça aux allemands ?
C'était un cadeau d'anniversaire il y a deux ans
TrÚs peu utilisé.
Vous le gardez pour quelqu'un ?
Peut-ĂȘtre.
Qui est-ce ?
C'est l'américain de l'avion écrasé.
C'est toi, merci beaucoup.
Qui t'a dit que tu pouvais partir.
Suppose que les boches t'aient suivie ?
Qu'est-ce que tu as, Bruno ?
Tu aurais voulu qu'il soit capturé, c'est ça !
Je ne veux pas que les boches nous découvrent.
Ces soldats vont cuisiner, les hommes ont faim.
Ils vous ont abattu, hein ?
Je parie que t'as jamais pensé que tu devrais fuir à pied.
J'y ai pensé.
Et maintenant...
Peut-ĂȘtre qu'un boche peut venir ici te chercher.
Tu es un homme précieux.
Si je te livre Ă eux, peut-ĂȘtre...
Peut-ĂȘtre que j'aurai la paix pendant un moment.
Tu ne dis rien.
Sergent ?
Il est major.
Les américains ont des majors trÚs jeunes.
On vieillit vite.
Que vais-je faire de toi, maintenant.
Aidez-moi Ă retourner Ă ma base.
D'abord, il faut manger.
Ensuite, je décide.
Voici Mario.
Et Santori.
Ils sont bons avec une arme.
Un autre officier étranger.
Cet Aldo est un homme trĂšs triste.
Sa femme toujours Ă Naples aime les officiers.
Italien, Allemand, Américain, c'est pareil.
Don Gaetano était enseignant dans un village,
maintenant, on lui apprend.
Bon appétit, major !
Tant que tu es ici, tu es mon invité.
Ensuite ?
HĂ© merci.
J'ai un cousin Ă New York
Vous n'ĂȘtes pas de lĂ -bas.
Oh, Rhode Island.
Je suis allé sur une ßle une fois. La Corse.
Vous y ĂȘtes peut-ĂȘtre allĂ© ?
Serait-il possible de se rendre en Corse d'ici.
Major, tes amis viennent de Corse ?
Ils viennent de beaucoup d'endroits
Mais tu veux aller en Corse !
Exact.
Comment ?
C'est ce que j'aimerais savoir.
Ce n'est pas impossible
Quand ?
Deux semaines.
Deux mois.
Et si c'était important ?
Ă quel point ?
Major, dis-moi une chose.
Il est question d'une grande offensive.
Quand cela se produira-t-il, et Ă quel endroit ?
Laissons les Allemands s'en inquiéter.
Je m'en inquiĂšte aussi.
Tu crois que je veux me réveiller sous un bombardement.
Et la maison de ma mÚre détruite.
Je ne vais pas pouvoir vous aider.
Tu sais !
Mais tu ne le diras pas, hein.
Je ne sais pas et ne dirai rien.
Quel genre de discours est-ce lĂ ?
- Le Major nous fait une Blague. - Personne ne plaisante avec moi.
Peut-ĂȘtre voudrais-tu ĂȘtre avec les boches
Tu ne plaisanterais pas.
Tu es major dans ton armée.
Mais ici.
Je suis le général, compris ?
D'accord Général.
Je ne plaisante pas non plus.
Allez !
Bien, on a réglé ça, comment on part d'ici ?
Quand c'est sûr pour moi, pas avant.
Reposez-vous, major, vous ĂȘtes avec nous pour un moment.
âȘ Nina, Nina, âȘ
âȘ tu fais voler mon cĆur âȘ âȘ comme un oiseau âȘ
âȘ laisse-moi t'entendre dire âȘ âȘ que tu m'aimes âȘ
âȘ laisse moi rĂȘver tes paroles âȘ
âȘ Quand je te tiens dans mes bras, âȘ
âȘ le soleil, la lune et les Ă©toiles âȘ âȘ au-dessus de moi âȘ
âȘ palissent devant tes charmes âȘ
âȘ Nina, crois moi âȘ
âȘ j'ai besoin de tes baisers âȘ
âȘqui me rendent heureux âȘ
âȘ mais qui m'empĂȘchent de partir âȘ
On devrait changer la garde. J'ai faim.
Mario !
Tout va bien.
J'ai besoin d'une porte avec une serrure
- Je voulais juste... - Il n'y a plus de café.
Nina.
Nous avons fait des plans ensemble, toi et moi.
Tu as fait des projets.
Tu voulais une nouvelle vie, as-tu dit.
Vivre comme une personne civilisée.
Aller à l'université.
Manger dans un bon restaurant.
Parmi les Allemands ?
Un jour, ils seront partis Nina.
Nina !
Allez vite, l'officier étranger attend.
J'aimerais voir comment vous lisez le pays
Ă partir d'une petite feuille de papier.
Il ne faut pas mettre Bruno en colĂšre.
C'est un bon gars.
On pourrait presque dire patriote.
S'il est si bon, pourquoi m'aide-t-il Ă repartir ?
Pourquoi ? Pourquoi ?
Nous sommes un pays occupé.
Bien sĂ»r, vous ĂȘtes occupĂ©,
mais vous avez une organisation clandestine.
Vous planifiez des stratégies militaires avec la señorita.
On dit qu'une belle femme ne perd jamais la guerre.
ArrĂȘte tes bĂȘtises !
Je dois, je dois retourner Ă ma base, Nina
- Bruno ne m'aidera pas. - Vous ne pourrez partir sans lui.
Je vais devoir essayer quand mĂȘme.
Les Allemands t'attraperont
et poseront beaucoup de questions.
Tu crois que je parlerai.
Il est parfois difficile de rester muet.
Tu as ce genre d'expérience ?
Oui.
J'ai de l'expérience.
C'est beaucoup pour ton Ăąge.
On est au milieu d'une guerre.
C'est difficile d'ĂȘtre jeune.
Il y a une femme qui t'attend ?
Tu dois l'épouser ?
Eh bien, oui, je le veux.
Je suppose que oui.
Ta femme américaine,
elle est riche ?
Non, elle travaille dans un bureau.
Pour qui ?
Pour une agence publicitaire.
C'est quoi ?
La publicité ?
Eh bien,
C'est comme de la propagande.
Elle est...
beaucoup plus belle que moi ?
Bien Plus.
Bruno, il y aura un raid aujourd'hui ?
Si tu n'es pas trop occupée..
Si M. le major et toi n'ĂȘtes pas trop occupĂ©s.
On a besoin d'armes et de balles.
Il m'en faut six autres comme ça.
Six de plus et assez de munitions.
Je m'en servirais sur les allemands que je veux chasser d'ici.
Vous voulez ça ?
Je ne viens pas avec vous.
Ah bon ?
On peut demander pourquoi ?
Parce que je pars ce soir.
Comprenez.
Vous partirez d'ici quand je le dirai, pas avant,
Major !
Je ne suis pas en vacances, je dois repartir.
Pour de hautes raisons militaires ?
Peut-ĂȘtre.
Les Américains !
Peut-ĂȘtre qu'il aimerait rester avec la fille
Tu fais le jeu des allemands.
Nos femmes aiment tellement les uniformes étrangers.
Ferme-lĂ !
On n'a pas beaucoup de temps.
Quand le soleil se lĂšvera,
il n'y aura pas beaucoup de circulation depuis le tunnel
Les allemands ont trop peur du mitraillage.
Alors nous pourrons choisir un camion isolé.
La route depuis le tunnel ?
C'est un tunnel trÚs bien caché.
Bien caché de vos avions.
MĂȘme un chien ne peut s'en approcher.
Ils approvisionnent le front seulement la nuit.
Et laissent la route dans l'obscurité.
Et ils ont de beaux accidents !
Tu as changé d'avis ?
Tu viens avec nous ?
Pourquoi ?
Pour de hautes raisons militaires.
Alors.
Nous voici Ă la porte.
Les Allemands.
Les Allemands s'enhardissent à déplacer des troupes dans la journée.
Qui l'aurait dit ?
Ils sont soit trÚs courageux ou désespérés.
Laissez-les en profiter tant qu'ils le peuvent.
Que veux-tu dire ?
C'est le tunnel qu'on m'avait demandé de faire sauter quand j'ai été abattu.
Général !
Connaissez-vous bien la région ?
Il n'y a pas un coin de ces montagnes que je ne connais pas.
Tu crois qu'il y a un moyen d'attaquer le tunnel depuis le sol
avec une petite troupe ?
C'était une petite troupe.
Quelqu'un aimerait revoir l'Italie libre.
On te comprend Stephano.
Mais contre les fusils mitrailleurs,
les mortiers, les mines terrestres et les voitures blindées,
ce serait du suicide.
Je pense aux représailles contre le village.
Jusqu'ici, mĂȘme la mĂšre de Bruno n'a pas d'ennuis.
Et je voulais que ça ne change pas.
Parfois, on tirait sur un camion.
Dans ce cas, les allemands ont une chance honnĂȘte.
Mais pour une action importante,
beaucoup d'innocents souffriraient.
Major,
si vous voulez ce tunnel, il faut le prendre par le ciel.
Je ne veux pas que ma mÚre soit tuée pour vos médailles.
Des millions de bombes sont tombées sur l'Italie !
TĂŽt ou tard, il y en aura bien une qui touche le tunnel.
C'est comme ça que tu penses faire fuir les allemands ?
En attendant que les américains lùchent des bombes ?
Tu ne veux pas une Italie libre !
Tu veux un pays ouvert aux bandits, aux meurtres.
- Pour Bruno, qui joue au général. - Tais-toi !
Tu parles sans rien dire..
et tu ne fais rien.
On est en guerre avec les allemands,
ou avons nous fait un pacte pour que la mĂšre de Bruno
ne soit pas inquiétée ?
Quel beau discours !
Je sors.
Tu es trĂšs courageuse !
Je pensais que seules les américaines savaient hurler sur leurs copains.
Bruno n'est pas mon copain !
C'est quelqu'un comme toi qui pourrait l'ĂȘtre.
Mais tu ne peux pas...
à cause de ta copine américaine.
Nina !
Et comment tu lui parleras de moi
quand tu rentreras en Amérique ?
Oh, c'est inutile.
Je ne veux pas ĂȘtre l'une de ton harem de guerre.
Nina il n'y aura pas d'autres souvenirs.
Simplement toi et moi.
Longtemps aprÚs que la guerre sera oubliée.
Tu sais que je dois partir ce soir.
Oui.
Retourne dans ton camp,
je retournerai dans le mien.
Mais Steve,
je veux partir avec toi.
Non ?
C'est impossible !
Tu sais que ce n'est pas possible.
Je pourrais te guider.
Je pourrais te protéger.
Mourrons avant que le mal nous atteigne.
Je pars seul,
j'ai une carte,
j'ai de l'argent...
Tu ne partiras pas seul.
Attends le matin,
je sais qui peut t'aider.
Vraiment !
Oui.
FrĂšre Paul.
Tu es sûre ?
C'est un patriote.
Il est pour la libération de l'Italie.
Il pourrait traverser Rome avec un tank d'une seule main.
Oui, frĂšre Paolo peut t'aider.
Je peux vous aider ?
Bonjour mon pĂšre.
Je veux vous parler de cet homme.
Venez, par ici, s'il vous plaĂźt.
Maintenant, dites-moi ?
De quoi avez-vous besoin ?
C'est un aviateur mon PĂšre.
Il doit repartir en Corse.
C'est trĂšs important pour la Guerre.
Ăa prendra du temps.
Combien ?
Vous, les pilotes américains, manquez de la vertu de patience.
Avez-vous aidé d'autres pilotes américains ?
Excusez-moi un instant.
L'église, chez moi, n'était pas comme ça.
Je crois que je préférerais l'église en temps de paix,
quand il est inutile de s'inquiéter si on rentrera chez soi en vie.
- Steve ! - George !
Ne dis pas que la guerre est finie.
T'en as remontré au médecin de vol !
Oh ce n'Ă©tait pas ma tĂȘte, mais ils m'ont arrĂȘtĂ© lĂ©galement.
Comment t'es arrivé ici ? je te croyais rentré et marié !
Nina, voici le capitaine George Peters.
Heureux de vous rencontrer.
Oh tu as dĂ» sauter avec une veine du diable.
Je ne veux pas interrompre de vieux amis,
mais il y a beaucoup Ă faire.
Que diriez-vous de manger un morceau ?
Bonne idée, mon pÚre.
Alors, mangeons !
Vous aurez besoin de vos forces.
Asseyez-vous.
Il a dit qu'il aiderait Stefano.
Mais avant que Bruno se bouge, la guerre sera finie.
Les allemands ont aussi perdu patience avec votre Bruno.
Ils ont arrĂȘtĂ© sa mĂšre.
Elle a essayé de sauter du camion en marche.
Nous l'avons enterrée hier.
Je pense qu'il va y avoir des représailles.
- quand Bruno saura ça. - Qui est ce Bruno ?
Bonjour, messieurs.
Regarde dans l'armoire.
Pardon mon pĂšre.
Dans cette guerre on ne choisi pas toujours son champs de bataille.
Il vaut mieux partir, maintenant.
- Mais les... - Ne vous inquiétez pas pour eux.
Ce qui est important, c'est que vous partiez.
J'espÚre qu'on ne vous a pas causé d'ennuis, mon pÚre.
Si j'avais peur des ennuis, vous ne seriez pas ici.
Soyez bénie, mon enfant.
Merci mon pĂšre.
- J'espĂšre vous revoir. - Quand ce sera le bon moment.
J'enverrai des nouvelles.
Que fait-on maintenant ?
Ils vont partir ?
Parfois ils font un barrage
une demie,-heure
parfois 2 semaines.
Tu te prends pour Jesse James ?
Bonjour, mademoiselle.
Bonjour mon adjudant.
Vous ĂȘtes lĂ pour la journĂ©e ?
Qui est-ce, un autre Américain ?
Bruno, je dois te parler en privé.
Les Allemands ont arrĂȘtĂ© sa mĂšre.
Elle est morte.
Major.
Vous aurez votre tunnel.
Je tirerai plus que je peux compter.
Mettre l'enjeu d'un avion sur un morceau de soie,
ça me ferait peur.
OĂč est Aldo ?
Ce n'est pas son tour de garde.
peut-ĂȘtre qu'il cherche des mules.
Aldo déteste les mules.
Bruno !
Will ?
Quel est ton plan ?
Nous avons beaucoup d'hommes sur la montagne à cÎté,
mais ils ne sont pas chauds pour se battre.
Mario, Ettore.
Allez prendre les fusils.
Allez-vous préparer.
On va s'occuper de leurs mortiers.
Avec quoi allons-nous le faire ?
Je ne suis pas satisfait de nos cartouches,
elles sont à l'humidité trop longtemps.
Ce qu'on leur demande, c'est d'exploser.
Oui, mais sur qui ?
Ah, tu es une vieille femme ! Allons-y !
Si on peut leur faire baisser la tĂȘte,
avec leurs fusils pointés par là , 2 hommes peuvent poser la charge.
Vous avez de la dynamite ?
On en relie six ou sept et on les fait partir ensemble.
Ăa fera une belle explosion !
Il s'est coincé le pied.
En l'entendant, je ne pouvais pas dormir.
Maintenant, on a de la viande fraĂźche
Aldo déteste aussi les chÚvres.
Une autre patrouille.
Je n'aime pas ça.
Autant de patrouilles !
Ils n'ont rien de mieux Ă faire ?
On devient populaires.
J'espÚre que Mario va réussir à passer.
Halte !
Attrapez-les !
Allez on s'en va, viens !
Face de cochon.
Ils ont été pris.
Comment échapper à tant de patrouilles,
j'en ai jamais vu autant, d'oĂč viennent-elles ?
Peut-ĂȘtre qu'il y a un espion ici.
Il y a des choses avec lesquelles ont ne plaisante pas.
Nina va relever le garde.
Je vais le faire.
J'ai dit, Nina !
S'ils ne sont pas lĂ dans 30 mn,
on part d'ici.
Les allemands viennent par ici.
Ils ont tué Ettore
Ils ont tués Ettore
Les Allemands sont trĂšs prĂšs.
Il dit que les allemands sont partout, ils pourraient venir par ici.
Ils doivent rechercher 2 aviateurs américains.
Peut-ĂȘtre que l'un d'entre nous veut avoir la rĂ©compense.
Et moi, Bruno.
- Je retourne Ă mon poste. - Non attends.
Toi vas-y !
Combien est la récompense.
Pour ma tĂȘte.
50 000
ArrĂȘte de jouer.
Les allemands peuvent ĂȘtre proche.
- Qui les a envoyés ? - Comment le savoir ?
C'est ce que je vais découvrir maintenant.
C'est bon, ne t'inquiĂšte pas, pas de questions.
Nous allons juste faire un vote.
Pourquoi ?
Nous allons voter pour celui que nous...
estimons vouloir les 50 000.
Vous allez condamner un homme sur l'accusation d'un autre ?
Tout est dit, major
Il n'y a pas de fumée
sans feu.
Vas-y, devine mon vote aussi.
Nina.
Aldo.
Votre crayon n'avait pas de mine, major !
Aldo.
Aldo.
Donnez-lui une chance de s'expliquer
Il vaut mieux,
une erreur sur une vie plutĂŽt que sur une demi-douzaine.
Laissez-moi tranquille !
Laissez-moi tranquille !
Laissez-moi partir !
Bruno, je suis innocent.
Je suis innocent, Bruno !
Combien d'autres que ma mĂšre sont morts Ă cause de toi.
Je le jure, Bruno.
Je le jure.
Combien ?
Ils arrivent !
Détachez-moi !
Tout le monde dehors !
Détachez-moi, bande de porcs.
Par ici !
Nina !
Allez, on y va.
Camarade ! Camarade !
Nous n'allons nulle part Ă rester ici Ă regarder.
Tu as une idée ?
Je ne suis pas sûr.
Bruno, jette un coup d'Ćil ?
Tu vois ce canon ?
Juste à l'entrée du tunnel ?
Oui, je le vois.
Tu penses qu'on peut y arriver ?
C'est dangereux.
C'est la seule chance qu'on a.
D'accord.
Tu veux le prendre ?
Il y a des mitrailleuses autour, ici sur la droite.
Tu ferais mieux d'aller Ă gauche, on te couvre d'ici.
Bonne chance !
George !
C'est ici que je gagne mon badge d'infanterie de combat.
Allez !
Je crois qu'on a passé celui- là .
OĂč ils vont ?
Je pense qu'ils vont bombarder quelques meules de foin.
HĂ©, ils se dirigent par ici.
Tu le défais ?
Je n'ai jamais eu l'occasion d'utiliser ce truc.
Je veux voir si ça marche.
Regarde !
Qu'est-ce que c'est ?
Ăa ressemble Ă une fusĂ©e Ă©clairante.
Je vais aller jeter un Ćil.
Ton américain est trop poli.
On ne tourne jamais le dos Ă un ennemi...
Non, je peux y aller.
Il reste peut de temps mon pĂšre,
le patrouilleur allemand va bientĂŽt repasser.
Ils arrivent maintenant.
Tout va bien mon pĂšre ?
Oui, mais vous devez vous dĂ©pĂȘcher
Merci mon pĂšre.
Je ne dois pas savoir comment vous avez arrangé ça ?
C'est vrai.
Je reviendrai.
On y va, Steve !
Merci mon pĂšre.
Mon pĂšre,
pensez-vous qu'il reviendra ?
Les soldats sont connus pour leur mauvaise mémoire, mon enfant.
Donc, le pÚre Paolo s'est arrangé, et je ne sais pas comment,
pour qu'un bateau de pĂȘche nous transporte en Corse.
En évitant les champs de mines les sous-marins et patrouilleurs.
Je sais, il a fait ça pour beaucoup.
Seulement cette fois...
Il est mort pendant la guerre.
Comme beaucoup d'italiens
et beaucoup d'américains
Adaptation, Danielle et Jean Yves 29/06/2022
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