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On organise une petite fête.
Un carnaval ?
- Et question sécurité ? - Ni couteaux ni pistolets.
T'en fais pas, on aura des sentinelles partout.
Je vais à La Nouvelle-Babylone, une fête y est organisée.
J'ai peur qu'elle veuille tuer ton père,
tes frères.
Que fais-tu ici ?
J'ai vu votre vrai visage.
Dehors.
Ca suffit !
Phillip !
A l'aide !
- Mes condoléances. - Merci.
Ce soir,
leurs rues seront rouges de sang.
Attrapez-le !
Fouillez maison par maison !
J'ai entendu assez d'excuses comme ça.
Ils ont tué Phillip.
- Je devais pas réagir ? - Qui ?
Qui a tué Phillip ?
La famille que tu as tuée ?
- Ces gens-là ? - Ils sont tous pourris.
Toute la ville.
Tu nous fais passer pour des animaux, tu comprends ?
Ils ont tout ce qu'il leur faut
pour débarquer ici avec une armée et nous éliminer.
Tu as tout détruit.
Tu as réduit cet endroit en cendres.
Tu aurais fait quoi ?
Tu leur aurais demandé gentiment
de te livrer Lizzie Beth après le meurtre de ton fils ?
Ca suffit.
Voyons, papa.
J'ai fait exactement ce que tu aurais fait.
On a toujours fait ce que tu voulais.
Toujours.
Sans que tu nous le demandes.
Je voulais pas de ça !
C'est faux.
Tu passes ton temps à parler du bien et de la lumière
pour cacher l'obscurité en toi.
Moi, je la vois.
Je la vois.
Je vois en toi.
Tu avais raison, la fin est proche.
Et on ne peut rien y faire.
On peut encore sauver la ville.
Les nôtres.
Laisse-moi parler à Milady.
Pour essayer
de négocier notre départ.
Personne ne veut d'un bain de sang.
Non, je ne fuirai pas.
Père...
Elizabeth sait tout.
Aaron,
celui qui travaille au puits et que tu as accueilli,
est un traître.
Il lui a dit tout ce qui se passait.
Voilà comment elle a trouvé nos armes. Voilà comment elle a trouvé nos armes.
La Nouvelle-Babylone
abrite un traître depuis tout ce temps.
Pourquoi tu n'as rien dit ?
Quand je l'ai su...
tu avais déjà pris ta décision.
Désolé.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu le sais très bien !
Je le jure sur la Bible, j'ai rien fait !
Phillip est mort.
Et j'ai failli perdre Seymour.
Tu sais combien tu as fait de victimes ?
John !
Maintenant, tu es un homme mort,
à cause d'Elizabeth.
Je déteste Milady.
Je la déteste.
J'aurais aimé être loyal envers vous, mais...
j'avais pas le choix.
John,
pose ton arme.
Il nous a divisés.
Fais pas ça, je t'en prie.
J'ai douté de mon propre fils.
J'aurais voulu être clément,
mais voilà tout ce que tu mérites.
Où est Julian Wright ?
Il n'est pas ici.
Il n'y a aucun homme. Rien que nous et les enfants.
Je sais qu'il est là.
Je vous jure que non.
Dites-moi où il est
ou je mets le feu à la maison.
Il n'est pas là.
Il n'est pas revenu de la guerre.
Je ne l'ai jamais revu.
C'est votre dernière chance.
Dites à votre dégonflé de mari de sortir immédiatement !
Pitié...
Mettez le feu.
Non, par pitié !
Non, par pitié, je vous en supplie !
Par pitié !
Pitié, ne faites pas ça !
Je vous en supplie !
Attendez.
Attendez.
Je suis là.
Je suis là.
Julian Wright ?
Oui.
Allez, on s'en va.
Arrête !
Maggie !
C'était pas le but !
On est pas là pour ça !
Assez !
Sarah !
Je te veux aucun mal.
C'est promis.
Pour la première fois de ma vie...
je suis reconnaissante que tu sois aveugle,
que tu échappes à l'horreur qui s'offre à nous.
Tu te souviens de Mary Jean Blackwater, mon fils ?
Elle est morte.
Son corps repose dans un cercueil,
près de celui de sa soeur.
Elles ont été massacrées comme des agneaux.
Voulez-vous être des agneaux
qui attendent d'être dévorés par le loup ?
Non !
Voulez-vous être des lions,
prêts à se défendre et à défendre la loi de Dieu ?
Oui !
Des lions !
Des lions !
Prions.
Je t'ai cherchée partout.
Sarah, je sais que tu désapprouves ce que j'ai fait.
Sache que...
Je me souviens de cette nuit-là.
C'était toi.
Mais je ne comprends pas.
Andrew hésitait à partir à la guerre.
J'ai insisté pour qu'il m'accompagne.
Il a été tué par une tunique grise dans une embuscade.
J'ai su que c'était
un certain Julian Wright qui l'avait tué.
Voilà pourquoi on le cherchait.
Et je l'ai tué.
Pourquoi ?
Je pensais que venger sa mort me soulagerait, mais...
je voulais pas qu'ils meurent tous.
Pourquoi tu m'as menti ?
Je voulais te protéger.
Tu étais une enfant.
J'ai pensé que si je pouvais
t'offrir une chance de vivre
sans ce chagrin,
cette douleur,
je te devais bien ça.
Je me suis enlisé dans ce mensonge.
J'ai même fini par y croire.
Je me suis souvent dit
que la seule chose positive
de cette nuit-là, c'était ta rencontre.
Je t'aime, Sarah.
Je serais morte aujourd'hui,
sans Vous.
Vous êtes mon plus grand amour.
Vous ne m'abandonnez jamais.
Je sais que c'est l'épreuve ultime.
Je suis Votre soldat.
Et j'irai jusqu'au bout.
C'est le plus...
difficile des sacrifices.
Mais j'ai foi en Vous.
Je Vous laisserai me guider.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Regarde-moi. Qu'est-ce qu'il y a ?
Dis-moi.
Je croyais me souvenir.
Pardon.
De quoi tu parles ?
Dis-moi !
C'était pas les Indiens.
Il faisait trop nuit et ça s'est passé...
trop vite.
Quand j'y pensais, ça me faisait tellement mal
que je pouvais pas le supporter.
Mais...
Comment ça ?
De quoi tu parles ?
Dis-moi.
C'était les tuniques bleues.
C'était John !
C'était lui !
Il a tué tout le monde.
Maintenant, je me souviens.
Je me souviens de tout.
Il voulait venger son fils,
il est venu chez nous, il te cherchait.
Voilà pourquoi il était là.
Je suis désolée,
papa.
Désolée.
Tout va bien.
Tout va bien.
John Ellis !
Tu tombes mal, l'étranger.
Tu te souviens d'un certain Julian Wright ?
Oui.
Tu l'as tué ?
En effet.
Pourquoi ?
En quoi ça te regarde ?
Tu l'as pas tué.
Tu as tué son meilleur ami.
Ainsi que sa femme.
Et ses...
deux fils.
Mais lui, tu l'as pas tué.
Je le sais.
Parce que Julian Wright se tient devant toi.
Tu es Julian Wright ?
Tout ce temps...
Tout ce temps.
C'est toi que je cherchais.
Je visais personne d'autre.
Pourquoi tu m'en voulais ?
Tu as tué Andrew.
C'était la guerre.
J'étais otage.
- C'était un soldat. - Et mon fils.
C'était la guerre, putain !
Ma famille t'avait rien fait.
C'est pas pareil.
Elle t'avait rien fait. Tu as tué des innocents.
Je regrette vraiment
ce qui est arrivé à ta famille.
Sincèrement.
Ah oui ?
Si je pouvais revenir en arrière...
et faire certaines choses autrement,
je le ferais.
Mais je persisterais
à poursuivre celui
qui a tué mon fils.
Guerre
ou pas.
C'est l'occasion.
C'est drôle.
J'ai failli te tuer à cet endroit quand tu es arrivé.
Tu aurais dû.
Non.
Je suis content que tu sois resté.
Tu dois l'être aussi.
Mais ça change rien.
Tu as raison.
Ca change rien.
Arrêtez !
Tous les deux !
Sarah, ne reste pas là.
Vas-y.
Oui, Sarah.
Tu devrais écouter ton père.
Fais ce que je te dis.
Ecoutez-moi bien.
On va être attaqués très bientôt !
Les gens d'ici ont besoin de vous.
Vivants. De vous deux.
En vous entretuant, vous condamnez tout le monde à mort.
Et moi avec.
Je survivrai pas si vous vous entretuez.
Si vous tirez, je tire aussi.
Sarah...
On fait quoi,
Julian ?
On attend que ça soit réglé.
Ensuite...
je devrai peut-être tuer ton père.
Je vois.
Tu es pas celui que je croyais.
Et mon père non plus.
Sarah et toi, vous avez
souffert à un point inimaginable.
Je t'en veux pas
de ta décision.
C'est quoi, cet endroit...
si ce n'est une chance
de regarder vers l'avenir ?
C'est pour ça que tu es venu.
Tu te trompes.
Je suis venu pour savoir qui m'avait pris ma famille.
Je suis venu pour ça.
On peut pas placer de fusils juste au bord...
Ils ont quitté Elmdale.
Ils seront ici avant ce soir.
Combien d'hommes ?
40 à cheval et d'autres à pied.
Et ils ont un canon.
Si on s'en tient à notre stratégie, on les bloquera.
Impossible.
Un canon suffit à franchir l'enceinte.
Que faire d'autre ?
On devrait partir.
Pas de quartier.
Je vais brûler toute la ville.
Demain, il ne restera que des cendres.
Bien, madame.
Feu !
Ils sont partis.
Brûlez tout.
Ne laissez aucune trace.
Mettez le feu !
Nom de Dieu !
Planquez-vous !
Là-haut !
Allez !
Je vous emmerde !
Madame ?
Soit on se rend, soit on meurt.
Pour moi,
soit on meurt en priant,
soit on meurt en tuant.
Et j'ai déjà fait mes prières.
N'avance plus.
Les mains en l'air.
Tout doucement.
Voilà.
Tout doucement.
Donne-moi ton arme.
Maintenant, tourne-toi.
Appelle John pour moi.
Appelle ou je tire.
Je suis là, Lizzie Beth.
On a fait suffisamment de victimes.
Il faut que ça cesse.
Allez !
Posons nos armes.
John !
Allez, redresse-toi.
Regarde-moi.
C'est pas bon, c'est pas bon.
Je suis content de t'avoir connu,
mon ami.
John !
Sarah...
John Ellis...
a tout sacrifié pour défendre cet endroit.
On l'a créé à partir de rien.
On a creusé si profond que la terre a saigné.
Et on a tous saigné avec elle.
Il rêvait de bâtir une nouvelle ville.
Une nouvelle société.
Où les gens seraient libres
et égaux.
Parfois, il était tellement pris par ce rêve
qu'il perdait de vue ce qu'on avait.
Il n'était pas parfait.
J'ai vu de quoi il était capable quand la colère l'aveuglait.
Je ne veux pas justifier ses erreurs
et je ne lui pardonnerai jamais.
Mais je connais le monde cruel où il a grandi
et la souffrance qui l'a nourri.
C'est la souffrance que vous connaissez tous.
Mais on n'est pas parfaits non plus.
On fait de notre mieux
pour bâtir le monde dont on rêve.
Maintenant, on a le choix.
On peut renoncer à ce rêve...
le laisser s'envoler...
ou...
le rebâtir.
Mon choix est fait.
Le mien aussi.
Le mien aussi.
Je suis partante.
Moi aussi.
Allons-y.
Moi aussi.
Oui !
Allons-y.
D'accord.
D'accord.
Le Seigneur est avec nous.
Amen.
J'ai toujours eu envie de voir le Pacifique.
Il y a une petite ville au sud.
Cette ville te suffit pas ?
C'est un peu trop.
Tu peux dire adieu aux autres ? Tu peux dire adieu aux autres ?
Je suis pas doué pour ça.
Alors, reste.
Tu peux arrêter de fuir.
Je ne fuis pas, Sarah.
Tu as des rêves.
Donc, tu as un avenir.
Moi, j'ai arrêté de rêver depuis longtemps.
Mon dernier rêve était de te trouver et de te savoir en sécurité.
La vérité...
c'est que mes cauchemars me hantent.
Tu sais, quand le soleil se couche et que tout prend la même couleur ?
Le rouge absolu.
On se verra là-bas.
Vous m'êtes apparu comme...
une lumière aveuglante dans l'obscurité.
J'ai tout sacrifié.
J'ai tout accepté.
Quand Vous avez donné mon coeur à un homme inaccessible,
quand Vous m'avez donné un père cruel, un mari violent,
un fils infirme,
je Vous suis restée loyale.
Où êtes-Vous, maintenant ?
Pourquoi m'avez-Vous abandonnée ?
Pourquoi
je n'entends plus Votre voix ?
M'avez-Vous privée de l'ouïe
pour que je ne puisse plus Vous entendre ?
Est-ce que c'est un jeu pervers ?
Est-ce que Vous êtes ainsi ?
Ce soir,
je...
Vous renie.
Et je Vous promets,
où que Vous Vous cachiez,
que Vous verrez une étoile de feu
se rapprocher de plus en plus.
C'est moi.
Et je viens Vous chercher.
Maman ?
Adaptation : Odile Manforti
Sous-titrage TITRAFILM
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