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Original subtitles

Il nous faut des gardes et une armée.

Tu disais que la guerre ne résolvait rien.

J'ai bâti cette ville à partir de rien.

Je ne laisserai pas Lizzie Beth me l'enlever.

Nous allons faire

de La Nouvelle-Babylone

une forteresse impénétrable.

John n'est plus lui-même, il n'a plus toute sa tête.

Je t'interdis de quitter la ville.

C'est un ordre ?

Si la situation te déplaît, tu peux agir.

Tu ne monteras pas sur ce cheval.

Je t'interdis de la frapper.

Je vais la suivre.

Elle sera tienne.

Et elle est d'accord ?

Pas encore.

Je veux enlever quelqu'un, une jeune femme.

La moitié tout de suite, le reste après.

Elle est accompagnée.

Par quatre autres.

Allez, il faut qu'on y aille.

Allez !

Avance.

Viens.

On peut pas rester là.

Allez, il faut qu'on avance.

Continue sans moi.

Tais-toi ! Viens.

Je peux pas marcher.

Je vais les retenir.

- Je te laisserai pas. - Je suis déjà mort.

Mauvaise idée.

Te voilà.

J'étais mort d'inquiétude.

Ce sera un beau mariage.

C'était la vôtre ?

Ca remonte à longtemps.

C'était comment ?

Le mariage.

Eh bien,

comme pour toute femme respectable.

Un devoir.

Mon père a tout organisé.

Mais moi,

j'étais une bonne épouse.

J'étais obéissante.

C'est ce que vous voulez pour Sarah et moi ?

Je veux tout le contraire.

Ton père l'a prise de force.

Quand elle sera ici,

vous serez enfin libres tous les deux.

Tout le mal que ton père a fait...

Libres ?

Enfin libres.

Maman parlait beaucoup d'anges, sur la fin.

Elle les entendait chanter.

J'y ai vu un signe quand tu es arrivée.

Comme si tu étais l'ange de la famille.

Je suis pas un ange.

J'espère que si.

Pour notre bien à tous les deux.

Seigneur, bénis et protège

notre soeur, Dolly Ellis.

L'épouse aimante de John Ellis.

La mère aimante

de quatre magnifiques fils.

Andrew,

Seymour,

Phillip,

Kevin.

Elle a largement eu sa part de malheur.

Elle a enterré son premier-né.

Elle a souffert de maladie.

Mais elle n'a jamais perdu la foi.

Amen.

Allez.

Arrêtez !

Il n'en peut plus, il est blessé. Relevez-le !

Ne t'en fais pas, ma jolie, on arrive.

Vous voulez quoi ?

Tu proposes quoi ?

Sarah n'est pas encore rentrée.

Kevin non plus.

On fait quoi ? J'ai un mauvais pressentiment.

Il faut les retrouver au plus vite.

Quatre oeufs ?

Cinq.

Madame ?

Parle.

Ils ont la fille.

Et un jeune nègre.

Un des fils du diable.

Le plus jeune.

Ils exigent un nouveau prix, un nouvel accord.

Si je puis me permettre,

c'était pas prévu, on peut les tuer.

Non.

Dis-leur

que je paierai 30 % de plus pour les deux.

Je l'enverrai dans le Nord

pour qu'il étudie et se range.

Une âme de plus sauvée de l'enfer.

Si John perd ses fils un par un,

son coeur malade saignera.

Tu crois que c'est l'oeuvre de Milady ?

J'en suis sûr.

Le cheval de Sarah.

Ils se sont planqués ici, avant d'être capturés.

Les ravisseurs ont suivi le ruisseau pour laisser aucune trace.

Ils devaient être trois ou quatre.

Regarde, là.

Ca devrait nous mener à eux.

On veut pas que vous creviez de faim.

Voyons ça.

Que faites-vous ?

Ne le touchez pas.

Je vais te détacher, mais je te préviens :

mes hommes montent la garde et tireront si quelqu'un sort.

C'est compris ?

Allez.

Bois un peu.

Tiens.

Pas trop vite.

Il faut que tu manges.

John va venir.

Il va nous tirer d'ici, je le sais.

Belinda.

John ?

Ca alors !

Qui est-ce ?

C'est mon porte-bonheur.

Belinda, je viens voir M. Allen.

Tu es au courant ?

Oui.

Il attend ta visite ?

On a parcouru 50 km.

Attends une minute.

D'accord.

Lizzie Beth.

Tu es venu

pour le voir ?

J'ai une chose à lui demander.

Ca fait un moment.

C'est vrai.

Qui est-ce ?

Une orpheline.

Bonjour, trésor.

Comment tu t'appelles ?

Elle a rien dit depuis que je l'ai trouvée.

En tout cas,

elle est de la famille.

Je vois.

Viens.

M. Allen ?

M. Allen ?

Jonathan ?

M. Allen.

J'ai besoin d'un service.

Il y a un lopin de terre

au nord de votre propriété.

C'est de la bonne terre, en jachère.

Je la veux.

Non.

Personne y a touché en 20 ans.

J'ai dit non.

Cette terre est pas pour toi.

Sauf votre respect, monsieur...

je mérite quelque chose.

Rien n'a changé pour nous depuis la guerre.

J'ai tout essayé

avant de venir vous supplier.

J'ai besoin d'un endroit

pour ma famille et moi,

pour enfin vivre en paix.

J'aimais ta mère,

tu sais ?

Drôle de façon de le montrer.

Vous l'avez vendue avec son unique fils

à une autre plantation.

En chaque homme, il y a deux coeurs,

deux têtes,

deux visages.

Parfois,

la partie la plus faible l'emporte.

J'ai jamais été fort, Jonathan.

Alors, j'ai compensé.

Par les femmes.

Par l'alcool.

Par la colère.

Je suis pas prêtre.

Je peux pas vous absoudre de vos péchés.

Tu peux même pas t'absoudre des tiens.

Des miens ?

J'ai pas besoin d'absolution.

Mon garçon,

tu es mon fils.

Mon sang coule dans tes veines.

Viens.

On s'en va.

Où tu vas ?

Tu as toujours besoin d'une terre.

Il y a une parcelle de terrain au sud-ouest.

C'est celle que je te destine.

Viens.

Ils doivent être dans ces tentes.

Merde, je le connais, lui.

Il fait partie d'une bande. Les pires ordures qui soient.

C'est le chef ?

Le chef, c'est celui avec le bandeau. Bolton.

- Bolton de la bande à Bolton ? - Exact.

Ils sont nombreux.

C'est risqué de débarquer comme ça.

Oui, c'est pas possible.

On manque d'armes et d'hommes. Aucune chance. On manque d'armes et d'hommes. Aucune chance.

Alors, comment on fait ?

Je vais leur faire une meilleure offre.

Il y a un truc qu'il veut plus que tout : moi.

Nom de Dieu, Django.

Tu sors des mâchoires de l'enfer.

Je te connais depuis dix minutes,

et tu es le seul survivant.

Elan Blanc,

espèce de vieux rusé.

Tu savais pas comment tu finirais.

Lawrence...

brave petit, mais...

bête comme ses pieds.

Peter...

Peter,

je le connaissais depuis sept ans.

Quand je l'ai rencontré,

il était planqué derrière une porte et m'a assommé.

Rosario...

je l'ai rencontré à sa descente de bateau.

Avec sa soeur roulée comme une déesse.

Cette fille était un sacré numéro.

Elle aimait qu'on la gifle, qu'on lui crache dessus,

qu'on l'étrangle.

Une nuit, ça a un peu dérapé.

Elle y est restée.

J'ai fait porter le chapeau au poivrot du coin.

Tu as gobé ce mensonge, pas vrai ?

Parce que tu avais que moi.

On s'est bien vengés sur le poivrot, pas vrai ? On s'est bien vengés sur le poivrot, pas vrai ?

Réveille-toi, connard.

Réveille-toi.

Par ici !

Qui est là ?

Un vieil ami.

T'as pas une voix amicale.

Rosario !

Bolton !

Django ?

C'est moi !

Ca fait un bail.

Si tu viens te racheter,

compte pas sur moi.

Kevin, ils sont là.

Je suis pas là pour ça.

Je viens pour tes otages.

Libère-les et je suis à toi.

Tu es tout seul ?

Exact.

Je te préviens,

il y a cinq flingues braqués sur toi.

Je suis prêt à en éliminer la moitié.

Tu y gagnes quoi ?

En fait,

je dois un service à quelqu'un.

Un service pour lequel tu crèverais ?

Ma vie te regarde pas.

Mais ta mort, si.

Pas vrai ?

Moi contre eux.

Pourquoi il fait ça ?

Tu as dix secondes.

Qu'est-ce qui se passe, ensuite ?

Je tire.

- Il peut pas nous échapper. - Attends.

10...

Laisse-le tirer.

9...

Arrête de compter.

A quoi bon ?

Arrête de compter !

7...

6...

5...

4...

3... 3...

Bon, d'accord. Marché conclu.

Pourquoi ?

Je veux m'amuser un peu, d'abord.

Va les chercher.

Je t'entends pas !

Va les chercher, j'ai dit.

C'est bien.

Deux pour le prix d'un !

Qu'ils viennent par ici.

Quand ils dépasseront ce rocher, j'avancerai.

Une fois qu'ils seront loin, je poserai mon arme.

Tu veux pas vérifier qu'ils vont bien ?

Je te l'ai dit,

ils iront bien une fois ce rocher dépassé.

Tu es sûr ?

Lui, il a l'air mal en point.

Laisse-les partir.

Avance, maintenant.

Allez !

Viens.

Ca va aller.

Lâche ton arme.

Ils sont pas assez loin.

Lâche ton arme, j'ai dit.

Moi, je dis qu'ils sont pas assez loin.

Courez !

Viens !

Lâche ton flingue.

Il a pas réussi.

On intervient ?

Non.

Il a dit d'attendre.

On attend.

Mon oeil gauche attendait ça avec impatience.

Ca va ?

- Et les autres ? - On va les enterrer.

Où est mon flingue ?

Pourquoi on les laisse pas ?

Quoi ? Pour que les oiseaux les bouffent ?

Tu es sans pitié.

- On fait quoi ? - On l'envoie en enfer.

C'est qu'un gamin.

Et dans cinq ans ? Ou dans dix ans ?

Il deviendra comme celui qui a tué Peter.

C'est qu'un gamin.

C'est des animaux.

Pose ce flingue.

Comme ceux qui ont tué ta fille.

C'est un gamin, un enfant. Tu comprends ?

Imagine la peur de ta fille, ses hurlements...

Ils ont eu aucune pitié pour tes gosses

ni pour ta femme.

Je vais te faire subir

ce que tu as épargné au gamin.

Et plus encore.

Il t'a rien dit, pas vrai ?

Tu devrais pas suivre l'assassin de ta soeur comme un toutou.

Tu as dit quoi ?

Je dis seulement

que ta soeur a dû...

Je t'interdis de parler d'elle.

Je dis juste ce que je sais.

Tu sais quoi, de ma soeur, fumier ?

Seulement ce qu'il m'a raconté.

Ils se plaisaient, ils ont pris du bon temps. Ils se plaisaient, ils ont pris du bon temps.

Elle aimait l'amour vache, apparemment.

Il a été vache avec elle, au point de la tuer.

Demande-lui.

Ferme ta gueule !

Il m'a dit tout ça

quand il t'a cru mort.

Il a avoué.

- Assez ! - C'est ce qui s'est passé.

Assez, j'ai dit.

Attends.

Il salira pas la mémoire de ta soeur une seconde de plus.

Tu veux plus t'amuser avec lui ?

Il veut pas que tu saches la vérité.

Je sais pas de quoi il parle.

Crois-moi.

Tu as tué un vieux bonhomme innocent,

en pensant que c'était lui.

Ferme-la.

- C'est vrai ? - C'est un menteur.

Le vieux Richard y était pour rien ?

Il ment !

Il y était pour rien.

Dis-lui !

Regarde-moi.

Tu as tué ma soeur, mon sang ?

C'était un accident.

Un drôle d'accident.

Il l'a étranglée.

Ne me mens pas.

Tu t'es menti à toi-même.

Tu savais que ce vieux était inoffensif.

Mais tu pouvais pas perdre ton seul ami dans ce pays.

Tu as fait ce qu'il fallait.

Tu as cru ce que tu devais croire.

C'est pas grave.

Tu peux me pardonner.

Pardonne-moi, allez.

Je vais te serrer bien fort,

comme j'ai serré ta soeur.

On doit être prudents.

Il y a d'autres hommes.

Baissez-vous.

Je crois qu'on risque plus rien.

John ?

Rien, madame.

Il faut toujours que je me débrouille seule.

Sarah !

Bienvenue.

Pourquoi tu ris ?

Ce salaud m'a encore eu.

Je voulais une terre à cultiver,

un endroit pour vivre en paix.

Et je me retrouve avec ce lopin dont on peut rien faire.

C'est facile à défendre.

C'est un trou.

La terre est pas bonne.

Elle est pas si mauvaise.

Ca peut marcher.

Il mériterait que j'y retourne

pour l'étrangler de mes mains.

J'aime bien.

Tu as dit quelque chose ?

J'ai dit que j'aimais bien.

Comment tu t'appelles ?

Sarah.

Sarah Candace Wright.

Alors,

Mlle Sarah,

cet endroit te plaît ?

Oui.

Je le regarde

et je le trouve unique.

C'est pas ça qui nous nourrira.

Peut-être pas tout de suite, mais...

quand je regarde cet endroit, je me dis que c'est

chez nous.

Adaptation : Odile Manforti

Sous-titrage TITRAFILM

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