All language subtitles for A Good Person 2023 1080p

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Original subtitles

Dans l'oeuvre phare d'Herman Williams

sur les joies de collectionner des trains miniatures, il dit :

"J'ai passé de nombreuses heures plongé dans un univers que j'ai créé.

"Pour les amateurs de trains miniatures,

"il s'agit d'un univers secret où règnent l'ordre et la symétrie.

"Nichés dans un recoin du sous-sol ou du grenier,

"nous contrôlons cet univers à la manière d'un créateur omnipotent.

ESSENCE

"À l'échelle de 1:87,

"les voisins sont toujours gentils,

"les amoureux finissent ensemble,

"les trains nous emmènent dans des endroits éloignés

"où on a toujours voulu aller."

Évidemment, dans la vie,

rien n'est aussi ordonné.

Si tu fermes la porte

La nuit pourrait s'éterniser

Sans laisser le soleil entrer

Dis bonjour à ce qui ne sera jamais

Car tout le monde danse

Tout le monde s'amuse

J'aimerais tant que ça m'arrive

Alors mon amour, ferme cette porte

Que je n'aie plus à revoir le jour Ouais Que je n'aie plus à revoir le jour

C'est ça Chantez !

Que je n'aie plus à revoir le jour

Un rappel, Allie !

Non !

Je suis trop ivre pour chanter en public.

Mais on t'adore ! Allez !

Et je veux que ça reste le cas.

D'accord. Celle-là, c'était pour mon adorable

fiancé, Nathan.

Il adore cette chanson.

Bubba, tu veux bien venir ici ?

Non.

Allez ! C'est notre fête de fiançailles.

Il est très timide !

Nathan ! Nathan ! Nathan !

- Tu as aimé ? - C'était super.

Salut, tout le monde.

Je veux juste dire qu'elle m'a joué cette chanson

lors de notre premier rencart,

sur un vieux piano qu'elle a trouvé au fond d'un bar désert.

- Il faut que tu nous la joues ! - Allez !

- Il faut toujours conclure. - Absolument !

Bienvenue dans la famille !

- Allison... - Oui...

Tu figures dans chacun de mes souvenirs les plus précieux.

Certains ne représentent qu'une seconde.

La façon dont tu fermes un oeil pour mieux goûter quelque chose.

Oui, c'est vrai. Je suis, comme...

Pince-moi, je rêve.

Non, c'est réel, bébé.

Dieu merci.

- Je t'aime. - Je t'aime.

- D'accord. - Hé...

- Buvez, fumez, amusez-vous. - Ouais.

Et si tu couches avec Chip,

assure-toi qu'il porte, genre, 11 condoms.

Je suis littéralement vierge.

Il plaisante. Il plaisante.

Non ! Non, non, non.

Non. Pas de téléphone.

Après notre mariage, on doit établir une règle pour le téléphone au lit.

Ferme-la. Tu es sur ton téléphone dix fois plus que moi

à regarder de vieux camions rouillés.

Un Bronco 1967 décapotable.

C'est une oeuvre d'art, pas un simple camion.

- Je regarde de l'art. - Ouais.

Comme ce cul.

Ce bonbon que tu m'as donné m'a défoncée.

Qu'est-ce que c'était que ça ?

Je ne sens plus mes chevilles.

Tu n'as pas besoin de tes chevilles.

Ouais, mais j'aimerais quand même les sentir.

Viens me donner un baiser.

- Hé, bébé ? - Ouais ?

Le médecin louche, mon client, tente de flirter avec moi sur Instagram.

Peut-être qu'il a mal interprété.

Pardon ?

Franchement !

J'arrive et je suis comme...

Je montre ma bague de fiançailles.

Mais tu dis que flirter fait partie du travail.

Ça envoie des signaux contraires.

Je flirte de façon subtile.

- D'accord. - Je t'assure !

C'est genre un repas de sushis avec le sourire,

pour qu'il écrive la foutue ordonnance

et que j'obtienne une grosse prime,

pour qu'ensuite,

toi et moi puissions un jour

déménager en ville.

Si on n'est pas déjà en enfer.

Pourquoi dis-tu ça ?

- Allez ! - Je suis désolé.

Je fais la promotion d'Humira.

Je n'irai pas en enfer pour un psoriasis modéré à sévère.

Franchement. Ce serait tellement injuste.

Ouais.

Ferme-la.

D'accord. Hé.

- Ce n'est qu'un tremplin. - Je sais.

C'est trop tard pour l'école d'astronautes, tu crois ?

Quoi ?

Rien.

Je pourrais être danseuse professionnelle.

- Pardon ? - Ouais.

Tu sais te déhancher ?

Laisse-moi me lever. Je suis meilleure debout.

- Vraiment. - D'accord.

- Tu es prêt ? - Ouais.

Quel style ?

- Je l'ignore, mon corps décide... - Vas-y.

C'est moderne, non ?

- C'est professionnel. - Ouah.

J'aimerais que tu me prennes au sérieux.

Je te prends très au sérieux.

Puis on termine avec quelque chose du genre.

Je ne t'en montre pas plus, c'est encore un travail en cours.

Cette professionnelle est fatiguée

et désire se coller.

Calme tes maudits nerfs.

On dirait que cette route est en construction depuis toujours.

Le New Jersey sera-t-il fini un jour ?

- C'est en cours. - Ouais.

Au fait, comment va Ryan ?

Tu veux dire ta future nièce ?

Oh, mon Dieu. Elle est si jolie !

Elle pourrait joindre l'équipe l'an prochain.

- Ah, oui ? - Elle a fait 19 buts la saison dernière !

Dis-lui. Dis-lui.

Oh, mon Dieu. Tu dois être si fiers d'elle.

Et je ne l'ai pas encore rencontrée !

Nathan et moi n'avons pas pu vous visiter.

Pas de souci. C'est loin.

On va tenter de venir plus souvent. Papa vieillit.

Ouais.

Je n'ai rencontré ton père que quelques fois.

On ne peut pas blâmer la distance, par contre.

C'est complètement dément. Désolée.

Parle-nous des robes de mariée qu'on va voir.

S'il te plaît. J'y ai pensé toute la nuit.

- La ferme ! - Tu es très sympa.

Non. Il croit qu'après avoir vu les robes,

- on va faire la tournée des bars. - Ah, oui ?

- Mais on va voir une pièce. - Oui ?

Tu as dit qu'on doit acheter les billets d'avance.

On n'a qu'à aller voir un truc qui n'intéresse personne.

- Génial. - N'est-ce pas ?

C'est génial.

Bon, ça semble se dégager.

Je pense que ce sera serré pour la pièce de théâtre,

mais laissez-moi vérifier...

Bon, maintenant ça dit...

Allie !

Attention !

On y est.

Tu m'as amenée ici si tôt.

Ouais...

Mieux vaut être une demi-heure en avance

qu'une minute en retard.

Papi, as-tu déjà joué à des jeux vidéo ?

Non.

Tu as un cerveau parfait dans ta caboche

et tu le fais fondre avec cette merde.

D'accord.

Nathan.

C'est oncle Nathan. Réponds.

Pourquoi m'appelle-t-il ?

Réponds.

Je croyais qu'on ne se parlait plus.

Nathan. Nathan.

Ryan est avec moi dans la voiture.

Je la dépose à l'école. Je te rappelle tout de suite.

Oui, je t'ai entendu.

Je suis en route.

Je dois juste la déposer, d'accord ?

Tu vois, ce n'était pas si mal.

Maman dit qu'elle aimerait que vous vous entendiez.

Je dois y aller, chérie.

J'ai l'air ringarde, à être ici si tôt.

Je suis désolé.

Je viendrai te chercher aujourd'hui.

Pourquoi pas maman ? Elle a dit qu'ils rentraient aujourd'hui.

Eh bien...

- Elle ne peut pas. - D'accord.

Je lui enverrai un texto.

D'accord. Salut.

Dis-moi que tu m'aimes.

Je t'aime, papi.

Je t'aime aussi.

- Salut. - Salut.

Maman, j'ai tellement mal à la tête.

La douleur est indescriptible.

Tu peux te donner de la morphine ?

J'appuie sans cesse. J'appuie, mais il ne se passe rien.

Tu as raison, il n'y en a plus. On doit le changer.

- L'infirmière doit en ajouter. - Pourquoi me regardes-tu ainsi ?

Comment ?

C'est grave ? J'ai l'air mal en point ?

Non, il est juste bouleversé, chérie. Il est bouleversé,

- car on s'est inquiétés toute la nuit. - D'accord.

La pelleteuse a reculé au beau milieu de la rue.

Je sais, je sais.

Je ne savais pas quoi faire.

Tu n'as pas à t'en soucier. N'est-ce pas, Nathan ?

Ouais.

Concentre-toi sur ta guérison.

- Ne te soucie de rien d'autre. - D'accord.

- N'est-ce pas, Nathan ? - Oui.

Désolée de vous interrompre,

la police doit prélever un échantillon de sang.

Non. C'est hors de question.

Pas maintenant. Elle souffre beaucoup.

- Il faudra revenir. - Non.

- Elle vient de se réveiller. - Que fait-il ici ?

Ce n'est pas possible.

Légalement, on doit faire le prélèvement le plus tôt possible.

On a attendu qu'elle se stabilise,

mais dans un tel accident, il faut tester...

De quoi parle-t-il ? Ce n'était pas ma faute.

- Elle n'est pas au courant. - Ce n'était pas sa faute.

Avec un accident de cette ampleur ayant causé des morts, on doit...

- Elle ignore tout. - Des morts ?

- On ne lui a rien dit, maudit enfoiré ! - Bordel.

- Elle ne savait pas. - Maman, que se passe-t-il ?

- Je suis désolée. - De quoi parle-t-il ?

Je suis vraiment désolé.

Nathan ?

Nathan, que se passe-t-il ?

Ils nous ont quittés.

Tous les deux.

Qui nous a quittés ?

Mon coeur...

Non, maman.

Pourquoi ?

Je suis vraiment désolée, mon coeur.

UN AN PLUS TARD

Salut, tout le monde ! C'est Bella.

Bienvenue dans ma salle de bain !

Aujourd'hui, on apprend à se couper les cheveux.

On se lance.

Pour commencer, on prend la mèche à l'avant

comme ça.

Il faut mettre les ciseaux à un certain angle.

Bon, c'est maintenant ou jamais.

Vas-y !

Merde.

Bien joué ! Tu es officiellement coiffeuse, tout comme moi !

Attrape maintenant la même mèche, mais de l'autre côté.

N'hésite pas, vas-y !

D'accord.

Merde.

Est-ce que ça a l'air égal ?

Pas exactement, non.

Bon travail.

Tu es splendide !

Merci.

Ouah...

J'adore.

Oh, mon Dieu. Allie, c'est quoi, ce bordel ?

Arrête d'acheter toutes ces conneries.

Il y a un ensemble d'ongles en acrylique

que tu apprécieras sans doute plus que moi.

Et il y a des poids aux chevilles.

On a dit qu'on se mettrait en forme, non ?

Oh, mon Dieu.

Allie, qu'as-tu fait à tes cheveux ?

Quoi ? C'est lundi relooking.

On est vendredi.

- Il fait noir ici. - Non, s'il te plaît, n'ouvre pas.

- C'est trop clair ! - Es-tu allée en physiothérapie ?

Je voulais y aller,

- mais je ne me suis pas réveillée. - Allie...

Quoi ? Je n'ai pas besoin de physio.

Allie, tes cheveux.

Tu n'aimes pas ça ?

Je ne comprends pas pourquoi tu t'es coupé les cheveux.

La fille a dit que c'était facile. C'était faux.

Quelle fille ?

La fille sur Internet. C'est une influenceuse.

Elle m'a influencée.

C'est une vraie porcherie, ici. Je ne suis pas contente.

Maman, sais-tu où sont mes pilules ?

Lesquelles ?

On a dit qu'on voulait t'en sevrer, tu te souviens ?

- Vraiment ? - Oui.

"On" a de la douleur

et "on" en a besoin.

- Ils ne t'en donneront plus. - Ils n'ont pas le choix !

- Ils ne voudront pas. - J'en ai besoin !

Écoute-moi.

Tu n'as plus de douleur physique.

Tu fais le tapotement que le psy t'a enseigné ?

Tu sais, pour l'anxiété et le stress.

Et ça te calme, d'abord,

- les yeux, puis les lèvres. - Maman !

Ou joue du piano.

- Ça te remonte le moral. - Cessons d'en parler.

J'ai un mal de tête atroce ! Tu peux arrêter ?

Peux-tu appeler les médecins et m'aider, s'il te plaît ?

Lequel ? Patel ? Il a dit non.

Eh bien, j'emmerde Patel. Je l'emmerde !

Peut-être Goldberg

ou Fong ?

- Allie... - S'il te plaît, maman.

- Appelle-les. Aide-moi. - Tu es un peu...

- Non. - Aide-moi, je t'en prie.

Devine. Ils ont tous dit non.

Patel. Goldberg. Fong. Rosenberg.

Je vais demander à Vromen. Il m'adore.

Vromen est un orthodontiste.

Oui, mais il flirtait avec moi

avec ses doigts enfoncés au fond de ma bouche.

C'était inapproprié, donc il m'en doit une.

Allie, je n'aime pas la façon dont tu agis.

Tu sais quoi ? Ça suffit.

Tu dois sortir du salon,

enlever ton pyjama,

te bouger le cul et te trouver un boulot.

J'en ai assez de cette merde.

Comme si tu étais placée pour me sermonner sur l'automédication.

Qu'est-ce que tu insinues ?

J'insinue que tu es une maudite hypocrite !

Je vois la quantité de Xanax que tu ingères !

Le nombre de verres de vin.

Tu crois que je ne vois rien aller ?

Je vois absolument tout ! Je te vois.

Donc puis-je avoir mes pilules, s'il te plaît ?

Tu ne m'écoutes pas. Il n'y en a plus.

Reviens ici tout de suite,

- sale petite peste ! - Non, maman !

Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Sors d'ici ! Sors d'ici ! - Lâche-moi !

- Non ! Sors de là ! - Lâche-moi !

- Qu'est-ce que tu fais ? - Non ! Elles sont là ?

- Recule ! Arrête ! - Tu me fais mal !

Arrête !

- Arrête ! Remets ça là ! - Maman !

Non.

- Ouvre la porte. - Non.

- Ouvre la maudite porte ! - Arrête !

- Maman, laisse-moi sortir. - Non.

Laisse-moi sortir. Laisse-moi sortir !

Maman !

- Non ! Arrête ! - Rends-les-moi.

Arrête !

- Sale petite peste. - Non !

Merde !

Non, non, non !

Maman, non ! S'il te plaît. Non !

Merde ! Pourquoi as-tu fait ça ?

Je souffre !

Je n'en ai rien à foutre !

Ta fille souffre pour vrai !

Je m'en fiche !

Je te déteste au plus haut point !

Tu saignes !

Reviens ici tout de suite.

- Laisse-moi tranquille. - Reviens ici.

- Laisse-moi. - Je vais prendre ton...

Laisse-moi tranquille, merde !

Je ne vais pas te laisser seule, bordel.

Allison !

Laisse-moi tranquille !

Où vas-tu ?

Laisse-moi tranquille !

Allez, Ryan !

C'est ça ! C'est ça !

Merde !

C'est toi, la Ryan qui parle à Damien ?

Tasse-toi de mon chemin.

Quand on parle aux gens ainsi, on n'a pas d'amis, salope.

Pourquoi tu me dragues ?

Je ne m'appelle pas "Ryan", moi.

C'est un nom de gouine. Tu en es une ?

Juste quand je baise ta mère.

Au moins, moi, j'ai une mère.

Qu'est-ce que tu dis ?

Reste loin de Damien, espèce de pute.

Séparez-les !

Ça suffit. Ça suffit !

Vous êtes toutes deux expulsées. Carton rouge.

Ryan, c'était quoi, ça ?

J'abandonne.

J'abandonne. Je déteste ça.

Pourquoi ? Parce que tu t'es battue ?

Tu n'es pas comme ça.

Tu es résiliente. Tu n'es pas une lâcheuse.

Elle s'est moquée de maman.

Quoi ?

Elle a dit : "Au moins, moi, j'ai une mère."

Qu'elle aille se faire foutre.

Eh bien...

Et c'était quoi, ce coup de poing ?

Tu assènes un solide crochet droit,

mais tu ouvres la porte à un direct.

On va devoir travailler ça.

PHARMACIE VAN HOUTEN

Salut.

J'aimerais renouveler une ordonnance.

Nom de famille : Johnson. Anniversaire : 24 août.

D'accord. Pour quel médicament ?

Oxy. OxyContin.

C'est écrit qu'on ne peut plus renouveler.

Je vois que vous les prenez depuis plus d'un an.

Votre médecin essaie probablement de vous en sevrer.

Vous savez sûrement que ça cause la dépendance.

Vraiment ? Merde, on ne me l'a jamais dit.

Désolée.

Je suis désolée. Vraiment.

Écoutez...

J'ai eu un gros accident de voiture.

J'en ai besoin, car je souffre énormément.

Récemment ?

Quoi ? Non.

Votre coude saigne.

Merde. Non, ça va aller.

Je vais vous chercher un pansement.

Je n'ai pas besoin d'un foutu pansement.

Prenez au moins ça.

GARDER ESPOIR TOUT SUR LA DÉPENDANCE AUX OPIOÏDES

Oh, mon Dieu. Merci beaucoup. Merci.

Je me sens déjà beaucoup mieux. Merci.

Connasse.

Ça brûle, oui, mais quel est ce feu brûlant ?

Ce feu réside dans votre âme. Il vous élève.

Vous escaladez une montagne

et vous atteignez des sommets plus élevés que jamais auparavant.

Continuez à pédaler.

SOULAGEMENT DE 12 HEURES RHUME ET GRIPPE MULTI-SYMPTÔMES

- Salut. - Salut !

- Hé ! - Salut !

Salut.

Oh, mon Dieu. J'adore tes cheveux !

Si chic. Qui te les a coupés ?

Merci !

J'ai une nouvelle coiffeuse.

Tu dois me donner son numéro.

D'accord.

J'étais ravie que tu me contactes,

vu que tu ne répondais pas à mes textos.

Je voulais te donner de l'espace, c'est sûr,

mais j'étais inquiète.

- Bonjour. - Salut !

Puis-je vous offrir quelque chose ?

Puis-je avoir un Jack and Coke, s'il vous plaît ?

Désolé, le bar ouvre à 11 h.

D'accord. Dans ce cas, je vais prendre un café noir.

- Un latté au lait d'avoine. - Oui.

Comment ça va au travail ?

Tu es toujours chez Purdue ?

- Oui, toujours. - Ouais.

J'aurai cru que ce serait un vrai merdier,

à cause de la faillite et des procès.

Mais entre toi et moi,

je fais de meilleurs chiffres.

Incroyable.

J'ai eu une prime démente au dernier trimestre.

- Ça se vend tout seul. - Ouais.

Karl Marx avait tort.

Il s'avère que l'opium du peuple

est en fait de l'opium.

En tout cas.

Comment vas-tu ?

Quand retournes-tu travailler ?

Je vais aller droit au but parce que tu es mon amie

et que je sais que tu vas comprendre.

J'ai encore beaucoup de douleur.

Allie...

Je sais, et mes docs ne me donnent plus d'Oxy

parce que tout le monde délire à propos de la dépendance.

Alors je me demandais si tu pourrais...

Allie, dis-moi que tu ne m'as pas invitée pour me demander des pilules.

Non.

Non, non, non.

Seulement jusqu'à ce que je voie mes docs.

Parce que ma maudite mère...

Elle a jeté mon dernier renouvellement aux toilettes, donc...

Absolument pas.

- Tu me niaises ? - Non.

Si tu as un problème, tu as besoin d'aide.

Je peux t'aider à trouver un centre de désintox.

Pas de brochure, je t'en prie. J'en ai déjà une.

Trouve-toi un vendeur de rue, alors.

Il y a un mec avec une pharmacie dans ses poches dans chaque bar.

Tu sais, Becka,

je ne voulais pas te faire ça.

Mais il y a des trucs qui sont arrivés à ton enterrement de vie de jeune fille

que tu veux sans doute garder privés.

Allison, essaies-tu de me faire chanter pour de l'Oxy ?

Je te demande de l'aide.

En tant qu'amie.

Mais tu as sucé ce danseur.

Ça n'a duré qu'une seconde.

Je sais, je sais. Mais tu l'as fait, et je t'ai vue.

Je ne l'ai pas pris dans ma bouche.

Tu l'as pris dans ta bouche.

Tu l'as pris dans ta bouche.

Plus loin que le gland.

Plus loin que le foutu gland.

Allie, tu as besoin d'aide.

Détruis ma vie s'il le faut.

Mais pour l'amour du ciel, va te faire aider, merde !

D'accord, bye. Va te faire foutre.

Va te faire foutre !

Je ne... Merde.

Je n'ai pas d'argent. Désolée. Je ne peux pas payer.

C'est bon. Prends-le.

J'y ai mis un peu de tequila pour toi.

C'est dégueulasse.

Merci.

M. Adams, nous voulons tout faire en notre pouvoir pour aider Ryan.

Mais elle doit assumer ses responsabilités pour son comportement.

Elle n'écoute pas ce que je dis.

Pour être honnête,

j'espérais que vous vouliez me parler pour me conseiller.

J'ai besoin d'aide.

Nous sommes une école publique.

Nous avons 2 000 enfants à charge.

Nous n'avons pas la capacité

de lui donner l'attention dont elle a besoin et qu'elle mérite.

Qu'essayez-vous de me dire ?

Je vais lui donner une autre chance en raison des circonstances.

Mais si elle ne surveille pas son langage avec ses profs

et se bat encore une fois,

nous devrons l'expulser.

Salut, une double tequila, s'il vous plaît.

Allison.

Hé, je te connais, toi.

Mark.

Oui, salut.

Ouais.

Je ne t'ai pas vue depuis le secondaire.

Lui, c'est Diego. Tu t'en souviens ?

- Salut. - Salut.

Tu es sortie déjeuner ?

J'avais juste besoin de sortir de la maison.

Je vois ce que tu veux dire.

J'ai su ce qui t'est arrivé. L'accident.

- C'était dans le Star Ledger. Désolé. - Quoi donc ?

Elle était dans l'accident sur l'autoroute où deux personnes ont péri.

Putain de merde.

C'était toi.

Mec.

Ça m'aurait foutu en l'air.

Ce n'était pas ma faute.

Ouais, j'en suis sûr. Mais quand même...

Bordel.

Je peux en avoir une autre, s'il vous plaît ?

Dure journée ?

Journée ordinaire.

J'aimerais être le plus loin possible d'ici.

Il y a une application

qui indique l'endroit à l'exact opposé d'où tu te trouves.

C'est là que tu devrais aller. Je vais regarder.

C'est ainsi que je me sens chaque jour de ma vie.

Je n'arrive pas à m'échapper de cette ville.

Comme s'il y avait un champ de force qui l'entourait.

Certains semblent savoir comment partir d'ici.

Mais le reste d'entre nous se frappe à un mur de briques.

Perth.

C'est la ville de l'autre côté du globe.

Tu devrais aller à Perth.

Je n'ai pas assez d'argent pour aller à Perth, mais merci.

N'es-tu pas fiancée à Nathan Adams ?

Je l'étais, ouais.

Il était un incroyable porteur de ballon à l'école.

Il réussissait chaque foutu jeu.

- Tu t'en souviens, Mark ? - Ouais.

Chaque foutu jeu, l'annonceur était comme :

"Nathan Adams, le porteur de ballon.

"Nathan Adams, le porteur de ballon."

Il portait l'équipe sur ses épaules. Tu t'en souviens ?

Oui, je me souviens de lui.

Il est sourd, non ?

D'une oreille, oui, depuis la naissance.

C'est impressionnant. Je veux dire, qu'il ait été si bon.

Et à moitié sourd.

Alors, tu es célibataire ?

Ferme ta gueule, Diego.

Tu crois qu'elle va sortir avec toi ?

Où vas-tu l'emmener ? Tu vis avec ta mère.

Bon sang.

Allison, je suis désolé.

Cet idiot n'a pas de tact.

On n'est pas habitués

de voir de belles filles comme toi ici.

Donc, tu dois excuser

son manque de décor.

Décorum.

Quoi ?

Le "décor", c'est...

la lampe Bud Light au-dessus de ma tête.

Le "décorum", c'est son comportement.

Ni l'un ni l'autre n'est idéal.

Je peux te demander un truc,

vu qu'on est de vieux amis ?

Tu n'étais pas notre amie. Tu étais populaire.

- Tu étais une garce, en fait. - D'accord. Diego.

C'est de l'histoire ancienne.

N'est-ce pas, Allison ?

On a passé ce stade. On est adultes.

Ceux qui sont pris dans ce champ de force

doivent se serrer les coudes.

Ouais.

Savez-vous où je pourrais trouver de l'Oxy ?

Bon sang.

Tu y es allée sans préliminaires.

Pas de "Comment ça va ? Et ta famille ?"

On ne touche pas aux pilules.

À l'école, vous étiez les gars qui pouvaient

obtenir n'importe quoi.

Tu nous flattes dans le sens du poil.

Je n'ai pas d'argent.

Comment vas-tu payer ta tequila ?

Je ne suis pas rendue là.

- C'est une vraie Rolex ? - Un instant.

Allie Johnson.

La charmante Allie Johnson.

Tu t'aventures ici.

Sans argent.

Et tu crois qu'on va te donner de l'Oxy ?

Et ce, gratos. Puis tu veux qu'on paie ton verre.

Pourquoi ferait-on ça, au juste ?

Par nostalgie ?

Car on est de vieux amis ?

Tu te pensais si cool à l'école.

- Tu n'as pas changé. - Bon.

Ferme-la.

Désolé.

Ce type.

Il n'a aucun décorum.

Non, il a raison.

Je ne me pensais pas mieux que vous. Je le savais.

Je méprisais les gars comme vous.

Je pensais que vous ne valiez rien,

que vous ne mettriez jamais les pieds hors du New Jersey.

Salope de merde.

Maintenant tu es assise ici,

juste à côté de nous,

et tu veux de la drogue.

Je veux une faveur.

Cette faveur, c'est de la drogue.

- Tu n'es qu'une toxico maintenant. - Non.

- Une maudite toxico. - Non.

- Oui. - Oh, oui.

- Avoue. Tu en es une. - Non, je ne suis pas comme vous.

Allie Johnson...

L'idée que tu te fais de nous te correspond plus

qu'à nous, en réalité.

Allez, dis-le. Dis-le.

"Je suis une toxico." Ça te plaira.

Va te faire foutre. C'est une pilule.

C'est de l'héroïne dans une jolie petite robe.

Je croyais que tu étais un chic type.

Pourquoi ne le dis-tu pas ? Dis-le...

"Je suis une maudite toxico."

Après, je te donnerai tout ce que tu veux.

Dis-le. Confesse-toi.

Je dépends actuellement...

Ce n'est pas ce que j'ai dit.

Sale pétasse hypocrite. Ce n'est pas ce que j'ai dit.

- C'est ce que j'ai dit ? - Non.

Ce n'est pas ce que j'ai dit.

Dis que tu es une maudite toxico. Regarde-moi.

Regarde-moi !

Regarde-moi dans les yeux et dis :

"Je suis une maudite toxico."

Dis-le !

Je suis une maudite toxico.

Bonne fille.

Beth, je vais payer la tequila.

Désolé d'avoir haussé le ton.

On se disait quoi de neuf.

Allie, je te présente Beth.

Elle est divine. C'est la meilleure.

Ce n'est pas de l'Oxy.

C'est la même merde.

Merci. Elle vient d'arriver.

Oh, mon Dieu. J'étais si inquiète. Où étais-tu ?

- Désolée. - Bébé.

- Je suis désolée. - Non...

J'ai besoin d'aide.

Je sais. Je n'aurais jamais dû jeter tes pilules.

Je n'avais pas le droit. J'étais si inquiète.

Peux-tu m'aider, maman ?

Oui, c'est déjà fait.

Linda m'a donné ça.

Elle travaille à côté de moi au kiosque de jouets.

Elle les a eues après qu'un voleur l'a frappée au visage,

mais elle n'en a pas eu besoin. Elle préférait la minerve.

Mais toi, tu en as besoin, mon coeur.

C'est un cadeau de Linda, d'accord ?

On se souciera du sevrage plus tard. Pas de pression.

Ce qui importe, c'est que tu sois ici en sécurité.

Mon bébé.

Hé, Ry ?

J'ai apporté des mets chinois.

J'ai du poulet aigre-doux,

du boeuf au brocoli, du riz vapeur.

Où es-tu ?

Ry ?

Ryan !

Qu'est-ce que... Daniel, sors d'ici !

Hé. Hé !

D'accord. D'accord.

Du calme ! Ce n'est pas ce que vous pensez.

Je suis sûr que oui. Quel âge as-tu ?

Daniel ! Lâche-le !

Ferme-la !

Je t'ai posé une question. Quel âge as-tu ?

- 20 ans. - Elle a 16 ans, et je suis un ex-flic.

On dirait que tu as fait un mauvais choix.

Tu l'étouffes !

Elle a dit qu'elle avait 18 ans.

Si jamais je te retrouve avec ma petite-fille,

Je vais t'arracher la bite

et te l'enfoncer dans la gorge. Compris ?

Oui, monsieur. Oui.

Fous le camp d'ici.

Oui, monsieur. J'ai besoin de mes vêtements.

Ils sont chez moi. Ce sont mes vêtements maintenant.

Décampe !

Daniel !

Sors de ma maudite chambre !

C'est quoi, ce bordel ?

Regardez, tout le monde !

Voici le pédo de Williamsburg !

J'ai besoin de mes clés !

Ses clés ! Ses clés ! Regardez-le !

Il se précipite vers sa voiture ! Pédo !

Hé, Belinda.

J'ai trouvé cet imbécile au lit avec Ryan.

Elle a dit qu'elle avait 18 ans sur Internet.

Tu n'es qu'un salopard.

Salopard ! C'est ainsi que tu vas être connu !

Dégage de notre quartier, salopard !

- D'accord ! C'est compris ! - Dégage, salopard !

Immédiatement !

- Salopard à la bite molle ! - D'accord !

D'accord !

Je ne peux pas croire que tu as fait ça !

Passe-moi ton téléphone.

Passe-moi ton maudit téléphone !

Tu es punie.

Compris ? Tu es punie jusqu'à...

Bordel, je ne peux pas décider jusqu'à quand.

Tu ne peux pas m'enfermer, Daniel.

Pour la dernière foutue fois, Ryan,

Tu vas m'appeler "papi".

Je te déteste ! Je te déteste, merde !

WHISKY HESSIAN GOLD

Allison, ne pars pas.

C'était une erreur.

Non, ce n'était pas une erreur.

Crois-moi, je sais à quel point c'est difficile d'être ici.

C'est pratiquement impossible,

mais tu y es arrivée.

Ne t'enfuis pas à cause de moi.

Il y a des tas de réunions. J'en trouverai une autre.

Oui, mais celle-ci a les meilleures gâteries.

- Je veux y aller. - Non.

Tu t'es rendue jusqu'ici, je ne veux pas t'en empêcher.

Je ne veux pas être ici.

Comme tout le monde, au début.

Je ne veux être nulle part.

Alors tu es au bon endroit.

Je pensais que tu étais sobre.

Ça fait dix ans.

J'ai cessé de venir régulièrement,

mais dernièrement,

j'ai constaté que j'ai besoin de soutien.

À cause de ce qui s'est passé ?

Non, non ! C'est juste que...

Tu es de retour à cause de l'accident ?

Non, je me sens comme si...

Daniel, es-tu de retour à cause de moi ?

Oui !

Oui, bien sûr.

C'est ce que tu veux que je te dise ?

- Désolé. - Non.

Écoute.

Ça fait dix ans,

mais dernièrement, j'ai vraiment eu envie de boire.

Ce programme fonctionne.

Merci.

Je vais trouver un autre endroit.

Il y a des milliers de réunions.

Oui, mais d'une manière ou d'une autre, tu es venue ici.

Ça veut dire quelque chose, non ?

Allez.

Allez.

D'accord.

Bienvenue à tous.

Vous êtes à la réunion

du groupe Vivre et laisser vivre des Alcooliques Anonymes.

Je m'appelle Simone

et je suis alcoolique, ainsi que votre secrétaire.

Commençons par la Prière de la Sérénité.

Mon Dieu,

accorde-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer,

le courage de changer ce que je peux

et la sagesse de reconnaître la différence entre les deux.

Tu t'es levée très tôt ce matin.

Je suis allée aux Narcotiques Anonymes.

Quoi ? Pour vrai ?

Allie, je suis ravie d'apprendre ça.

Je n'ai pas dit que j'y retournerais.

Il faut commencer quelque part. C'est ce que tu as fait.

Donc c'est bien.

Je ne sais pas si je serai capable d'arrêter, maman.

Je pense que j'ai vraiment besoin d'aide,

comme un programme en milieu fermé.

Mon coeur, nous n'avons pas d'assurances.

Comment diable pouvons-nous payer pour ça ?

Tu dois te trouver un travail.

Qui va m'engager dans un tel état ?

- Franchement. - Non...

Que racontes-tu ? Tu es une belle jeune femme de 26 ans.

- Intelligente, drôle... - Non, pas du tout.

- Oui, tu l'es. - Non.

- Tu décris l'ancienne moi. - Tu es toujours toi.

Non, je ne le suis pas !

Je suis quelque chose d'autre.

je suis quelque chose...

Je pensais à ça.

Tu sais que papa allait m'offrir un cadeau de noces

ou, du moins, venir au mariage ?

Peut-être qu'au lieu de ce qu'il allait me donner,

il pourrait m'aider à payer pour que j'obtienne de l'aide.

Je me demandais donc si

tu l'appellerais pour moi.

Allie, je ne reparlerai jamais à cet homme de ma vie.

Tu sais ce qu'il a fait ?

Il a rempli sa voiture et nous a laissées sans rien.

Les choses sont ainsi, d'accord ?

Tu dois remonter la pente par toi-même.

Merci, maman.

Désolée de ne pas m'en remettre aussi vite que tu le voudrais.

- Allie... - Non.

Je n'en crois pas mes yeux.

Salut, papa.

Qu'est-ce qui t'amène du côté sombre de la rivière ?

Ryan m'a demandé de venir la voir.

Il s'avère qu'elle voulait que je te parle.

Elle s'inquiète pour toi.

Elle s'inquiète pour moi ?

Elle est cinglée.

Elle dit qu'elle pense que tu as besoin d'un ami.

Bordel, je n'ai pas besoin d'un ami.

J'ai besoin d'une cage de la taille d'une ado.

Nathan, je comprends que tu veuilles passer à autre chose après la rupture,

mais je n'aurais jamais cru faire tout ça moi-même.

Tu as élevé deux enfants.

Ta mère était là.

Et ta soeur et toi étiez mieux élevés que Ry.

Quoi ? Franchement.

Qu'est-ce qui te chicote, mon fils ?

On se comportait, car on avait peur de toi.

Pas surprenant que tu n'aies pas les outils nécessaires,

puisque tu as perdu le seul que tu avais :

la peur.

Je me suis excusé cent fois pour la façon dont j'étais avant.

Ta soeur a su me donner une deuxième chance.

Pourquoi pas toi ?

Car ce n'est pas Molly qui a le plus écopé.

Je te garantis que si elle était ici avec nous,

elle te prierait d'arrêter ta connerie et de m'aider à élever sa fille.

Elle n'est pas avec nous.

Non, en effet.

J'ai un train à prendre.

J'ai vu Allison.

Où ?

Je ne suis pas censé te le dire.

Aux A.A. ?

Pas censé te le dire.

Pourquoi a-t-elle besoin des A.A. ?

- Pas censé te... - Le dire.

Compris.

Parmi toutes les réunions, elle va à la tienne ?

Elle m'a vu. Elle a tenté de s'enfuir,

mais je l'ai rattrapée.

Pourquoi ?

Elle souffre, Nathan.

Elle est brisée.

Perdue.

Tu es celui qui l'a blâmée !

Je l'ai soutenue !

Ouais, jusqu'à ce qu'elle te plaque.

Désolé, c'est sorti plus dur que je ne le pensais.

Je dois prendre le train.

S'il te plaît, Nathan.

J'ai besoin d'aide.

Ryan m'a demandé de passer et de te saluer.

C'est fait.

D'accord.

Salut.

Meilleur rencart de tous les temps.

J'ai entendu.

Avant, je buvais du whisky jusqu'à perdre la carte.

Au réveil le lendemain matin, je découvrais

ce que j'avais fait, qui j'avais été.

Mon père était alcoolique.

Il m'a battu jusqu'au jour de sa mort.

Et j'ai juré de ne jamais frapper mes enfants.

Je ne l'ai jamais fait

quand j'étais sobre.

Mais dans l'ivresse...

Je niais toujours parce que je ne m'en souvenais pas.

Parfois, il y avait une ecchymose.

"Oh, tu as dû tomber.

"Je suis ton papa. Je ne te ferais jamais de mal."

Le 11 août 1999,

je me suis réveillé sur la galerie au son des cloches de l'église

et d'un camion de crème glacée.

J'ai compris que c'était dimanche.

La première chose que j'ai vue, c'était mon capitaine

debout devant moi,

qui me tâtait les côtes de sa matraque.

Une ambulance.

Mon fils, Nathan, assis à l'arrière,

qui saignait de la tête.

Les ambulanciers lui avaient acheté une glace.

Il s'avère que,

dans mon ivresse,

je l'avais tellement battu

qu'il a perdu l'ouïe du côté droit.

Pour toujours.

Et à ce jour, chaque fois que je le vois,

je lui demande pardon.

C'est une petite danse qu'on fait.

Une simple formalité.

Parce qu'on sait tous deux

qu'il y a des choses qui sont

tout simplement impardonnables.

Je crois que même Dieu le sait.

Quand j'étais flic, je mangeais ici tous les jours.

Réchauds de café gratuits.

Tu as faim ?

Non.

C'est marrant, ce dont on arrête de se soucier.

Avant, je voulais voyager.

Je feuilletais le National Geographic.

J'écornais les pages de lieux exotiques que je visiterais à ma retraite.

Je ne voyage jamais.

Tu pourrais.

Non, je ne pourrais pas.

Je n'étais pas ivre ou gelée, en passant.

Quoi ?

Quand je t'ai vu l'autre jour à la réunion,

je me suis inquiétée

du fait que tu pourrais penser que j'avais bu ou pris un truc

le jour de l'accident.

J'étais sobre.

Ce n'était pas ma faute.

J'ai mémorisé tous les rapports qui soient.

D'accord.

Donc tu sais que c'était la faute du conducteur, Alvarez.

Je ne veux pas en parler en ce moment.

D'accord, tu as raison.

Nathan m'a dit qu'il était sourd de naissance.

Il ne te l'a jamais dit ?

Il voulait peut-être que je t'aime.

J'en doute.

Je croyais qu'élever Ryan me donnerait la chance

d'être un meilleur père qu'avant.

Merde.

Je suis complètement dépassé.

J'ai emprunté un livre audio à la bibliothèque.

Comment parler aux ados.

Ah, oui ?

Et ça marche ?

Eh bien, ça date des années 80.

C'est sur cassette.

D'accord.

Les trucs sont du genre :

"Chaperonnez une danse."

"Chaperonnez une danse."

Je l'ai surprise au lit avec un garçon qui avait l'air d'un homme.

Une danse, ce serait exquis.

Tu veux un conseil

de la part d'une ancienne ado ?

Elle va avoir des relations sexuelles.

Tu ne peux rien dire qui va y changer quoi que ce soit.

Assure-toi qu'elle se protège.

- La pilule ? - Oui.

Elle a 16 ans !

Non, on va opter pour l'abstinence.

Sans vouloir te vexer, Daniel, il y a un accroc dans ton raisonnement.

Tu veux régler le problème en regardant dans l'autre sens.

Je peux lui parler si tu veux.

Non merci.

- Bien sûr. - C'est inapproprié.

J'ignore pourquoi je te l'ai suggéré.

- Désolée. - Ça va.

Je ne crois pas que...

J'ai ressenti le besoin de...

L'instinct d'aider autrui.

C'est la moindre des choses.

J'ignore comment faire ça.

Quoi donc ?

Recommencer à zéro.

Comment on y arrive ?

Ça prend du travail.

Je peux te confier un secret ?

Bien sûr.

Je ne suis pas sûre d'en avoir la volonté.

Qu'est-ce que ça signifie, "amor fati" ?

Certaines choses sont privées.

Penses-tu que je suis foutue ?

Es-tu défoncée en ce moment ?

Non.

J'ai été flic pendant 40 ans.

Dépendant pendant 50 ans.

Je vais te reposer la question.

Es-tu défoncée en ce moment ?

J'ai coupé une pilule en deux.

Donc, à moitié.

Oui, je pense que tu es foutue, Allison.

Pas à moitié.

Vraiment foutue.

Penses-tu que je vais m'en sortir ?

Peut-être qu'un jour, je serai le genre de personne

que les gens veulent voir autour de leur petite-fille.

Je n'en ai aucune idée.

Moi non plus.

Je peux ravoir mon téléphone, s'il te plaît ?

Je ne sais plus comment te gérer, Ryan.

Papi, tous les jeunes ont des relations sexuelles.

Ce n'est pas grave.

C'était différent quand tu étais jeune,

mais ce n'est plus comme ça.

Laisse-moi te poser une question.

Es-tu...

Utilises-tu...

Te protèges-tu ?

Oh, mon Dieu !

Je ne veux pas en parler avec mon grand-père.

Comment penses-tu que je me sens ?

Tu es bouleversée, je sais.

Je ne suis pas bouleversée.

Tu pourrais retourner

voir le thérapeute.

Non.

Je veux ravoir mon téléphone.

Je n'ai pas d'amis à Columbia

et je ne veux pas perdre ceux qu'il me reste à Long Beach Island.

Pourquoi n'arrives-tu pas à te faire d'amis ?

J'ai vécu beaucoup de choses cette année.

Personne ne comprend vraiment.

Ils essaient.

Certains, oui, mais...

Ce n'est pas sincère.

Ne trouves-tu pas les gens faux ?

Je dirais plutôt "fourbes".

Ça veut dire quoi ?

Faux.

Je suis de ton côté.

Je sais.

Que penses-tu de ça ?

Tu peux ravoir ton téléphone

si tu me promets de prendre la pilule contraceptive.

Oh, mon Dieu ! Daniel !

Papi !

Papi.

Marché conclus ? Je prendrai le rendez-vous.

Ça marche.

Je ne veux plus jamais parler de sexe avec toi.

Vraiment ?

Car moi, j'adore ça.

Es-tu déjà allée sur le campus ?

Pas depuis mon enfance.

J'ai eu des compétitions de natation ici.

- Ah, oui ? - Ouais.

Tu étais nageuse ?

Ouais.

J'avais 12 ans, mais j'étais plutôt douée.

J'ai encore tous les trophées et rubans.

C'est super.

Quel style ?

Surtout de la nage libre.

Pourquoi as-tu arrêté ?

Mon père est parti.

C'était le truc qu'on faisait ensemble.

Il m'encourageait si fort que je l'entendais sous l'eau.

Ça me semblait futile sans lui.

Où est-il allé ?

En Ohio.

- Il y a fondé une autre famille. - Ouah.

Il a des jumeaux de 10 ans.

J'ignore s'ils nagent ou non.

Mon Dieu. Je suis toujours impressionnée par ceux

qui sont capables d'abandonner leurs enfants ainsi.

Je ne sais pas comment ils dorment la nuit.

Longtemps, j'ai cru avoir fait un truc de mal.

C'était ma faute, je l'avais déçu.

Puis, j'ai compris que...

Je ne sais pas, certaines personnes sont mauvaises.

C'est comme s'il avait recommencé un niveau

dans un jeu vidéo avec une nouvelle vie.

C'est exactement ce qu'il a fait !

Il a rempli sa voiture et laissé sa Rolex

dans le grenier de ma maison de poupées,

et il est parti.

- On s'assoie une seconde ? - Oui.

- Je vais être ta marraine. - D'accord.

Mais il faut que tu prennes ça au sérieux.

Tu ne peux plus venir défoncée aux rencontres.

Quoi ?

Comment le sais-tu ?

Parce que j'étais comme toi.

Et j'ai aidé des dizaines de femmes comme toi.

Certaines ont réussi, d'autres sont mortes.

Mais si tu veux de mon temps, tu dois être sérieuse.

J'ai un bambin,

- pas de temps à perdre. - Ouais.

Je suis sérieuse.

Je veux réussir à m'en sortir.

Donc tu vas faire 90 réunions en 90 jours.

- Ouah. - Ouais.

Et tu vas amorcer la première étape.

D'accord.

D'accord.

Aussi, tu ne peux plus te cacher.

Tu dois partager avec le groupe.

D'accord.

Bonjour, je m'appelle Allison et je suis accro

aux pilules.

Bonjour, Allison.

Désolée, je peux recommencer ?

Je n'ai jamais fait ça avant, je suis nerveuse.

Bien sûr.

Bonjour, je m'appelle Allison et je suis dépendante.

Bonjour, Allison.

J'étais au volant

d'une voiture

qui a été impliquée dans un grave accident.

Deux personnes sont mortes.

Il y avait une femme, qui...

Elle allait être ma belle-soeur.

On était en route vers mon essayage de robes de mariée.

Puis on n'était plus en route.

Ce n'était pas ma faute.

Je n'avais rien pris, ni alcool, ni drogue, rien.

Mais...

Survivre à cet accident, c'est...

C'est la chose la plus douloureuse qui me soit arrivée.

J'ai été blessée, aussi.

Ils m'ont fait un trou dans la tête.

Ça m'a aidée, parce qu'au moins,

je pouvais blâmer ça pour la douleur.

Mais ça a guéri,

et j'avais toujours mal.

C'est pourquoi je n'ai pas réalisé la gravité de ma situation,

car je souffrais toujours.

On me les a prescrites pour une douleur physique,

et ça a été efficace pour ça.

Mais elles m'ont engourdie. Merveilleusement.

Sans elles, je veux mourir.

Chaque jour.

Je ne l'ai jamais dit à voix haute.

Je n'ai jamais affronté la réalité sans.

Et j'ignore si je pourrai gérer ce que je vois,

mais je veux essayer.

D'accord. C'est tout.

C'est tout.

Qu'est-ce qui se passe maintenant ?

Tu as fait tout ça ?

J'ai tout assemblé et conçu, oui.

Ouais.

Les maisons sont vendues en ensemble.

On n'a qu'à les assembler et à les peindre.

L'école, je l'ai construite de A à Z.

Il y a deux jeunes qui s'embrassent ici.

C'est moi.

Tu étais beau.

Et minuscule.

Mon premier baiser derrière l'école.

Olivia Williams.

C'était l'automne. Elle avait le bout du nez froid.

Un peu morveux, aussi.

Elle se tenait sur la pointe des pieds. Ça goûtait la gomme.

C'est elle que tu as épousée ?

Non ! Non.

Elle m'a largué le lendemain pour Charlie Cook.

Il fumait des Camel.

Et il conduisait une Buick Riviera Roadmaster.

C'est inspiré de ta vie, tout ça ?

En quelque sorte.

C'est censé être South Orange.

J'y ai grandi.

J'étais flic à Newark.

J'ai toujours vécu ici.

C'est qui, le soldat ?

C'est moi.

Le jour où je suis rentré du Vietnam.

L'autre petit personnage, c'est mon père.

Il est venu me chercher à la gare.

C'est incroyable.

Combien de temps ça t'a pris ?

Des années.

J'ai commencé par un circuit en huit

et un train à deux voitures.

J'y travaille quand je peux.

J'ai du temps depuis ma retraite.

Ma femme est décédée.

Ryan avait l'habitude de traîner avec moi ici.

Elle aimait le sifflet et le microphone.

Il y a un micro ?

Juste là.

Il faut bien annoncer l'arrivée en gare aux passagers.

Prends le dernier train vers Clarksville

J'irai te chercher à la station Tu y seras d'ici 16 h 30

Car j'ai fait la réservation

Ne lambine pas

Oh, non, non, non

Oh, non, non, non J'ignore si un jour

Je rentrerai à la maison

C'était une belle sérénade, gracieuseté des gens venus des cieux.

C'est l'une des raisons pourquoi j'adore ça.

Pourquoi ?

Parce que tu joues à Dieu ?

Eh bien, une grande partie de ma vie a été hors de contrôle.

Ici...

Je décide si Olivia me choisit.

Je décide si mon père vient me chercher à la gare à mon retour.

L'a-t-il fait ?

Non.

Il était ivre mort dans notre cour.

Il était resté si longtemps allongé face contre terre

qu'il avait un pouce de neige sur le dos.

Le lendemain au déjeuner, il m'a offert une bière.

J'ai bu une bière avec lui au déjeuner

et je n'ai jamais arrêté.

Quand as-tu parlé à Nathan pour la dernière fois ?

Daniel, c'est Dieu.

Allison aimerait que tu changes de sujet maintenant.

Je le parie.

D'accord. Sortons d'ici.

Ryan ?

Il n'est que 13 h. Pourquoi es-tu rentrée ?

On n'avait qu'une demi-journée pour l'exercice de fusillade.

Je te l'ai dit ce matin.

Voici une de mes amies du programme.

Salut.

Salut.

- Tu devrais y aller. - Ouais.

Je vais y aller.

Attends, tu me dis quelque chose.

Non, je ne crois pas.

Oui ?

Comment je te connais ?

Je suis Allison.

Je t'ai déjà vue.

Je croyais que l'exercice de fusillade finissait à 14 h.

Oui, quand le tireur imaginaire riposte.

Aujourd'hui, il s'est suicidé. Ça a fini tôt.

Pourquoi je te connais ?

J'ignore ce que je suis censée répondre.

- Tu étais fiancée à Nathan. - Non.

- Tu étais dans la voiture. - Non.

- Oui, j'y étais. - Tu conduisais, non ?

Elle conduisait ?

On est ensemble dans le programme.

- N'as-tu pas dit que c'était sa faute ? - Quoi ?

Comment as-tu pu l'amener ici ?

Sors de notre foutue maison !

- C'est bon. - Désolé.

Je suis vraiment désolé. Je te croyais à l'école.

Tu as ruiné ma vie !

Je sais, je sais. Désolée.

Tu ne devrais pas être ici ! C'est notre maison !

Ma mère a grandi ici !

Je dors dans sa chambre, dans ses draps !

Ça suffit. Elle s'en va.

Au cas où ce serait la dernière fois que je te parle, sache que...

J'aurais voulu que ce soit moi.

Pour vrai.

J'y vais.

Je n'ai jamais pu lui dire au revoir.

Je sais.

Ils allaient voir une pièce de théâtre.

Je sais.

Elle voulait voir une comédie musicale, car elle aimait les costumes.

Je ne le savais pas.

Elle a dit que tu rendais Nate heureux.

Que tu étais la meilleure chose qui lui soit arrivée.

Il me rendait heureuse aussi.

D'accord, je vais y aller.

Allison.

Oui ?

Veux-tu rester à souper ?

Quoi ?

Toi aussi, tu es alcoolique ?

Ryan.

Non.

Ce n'est pas l'alcool, mon problème.

Les méthamphétamines ?

Ryan.

Non. Pas ça.

Des antidouleurs sur ordonnance.

De l'Oxy.

Comment connais-tu ça ?

Des jeunes à l'école en reniflent.

C'est de l'héroïne !

Non.

Ça s'obtient plus facilement qu'une bière.

Ils en vendent chez Rite Aid.

- Pourquoi as-tu largué oncle Nate ? - Ryan.

Il dit que tu l'as écarté.

Ça ne te regarde pas.

Je ne comprends juste pas comment...

S'il voulait rester avec toi malgré tout ce qui s'est passé,

pourquoi l'as-tu plaqué ?

J'étais bouleversée.

Donc je me suis enfuie.

Comme toi, avec le soccer.

- Tais-toi. - Tu ne me dis pas ça !

Plus jamais !

Pourquoi as-tu arrêté ?

- Une bataille. - Je hais les filles dans l'équipe.

Tes parents disaient que tu étais incroyable.

- Ah, oui ? - Oui.

Ton père disait même que tu obtiendrais assurément une bourse.

Je veux aller à Stanford.

Pourquoi ris-tu ?

Tu quittes l'équipe, tu es insolente à l'école,

tu négliges tes devoirs.

Tu vas être acceptée à Stanford ?

Je n'ai pas dit que j'abandonnais pour toujours. Je voulais une pause.

J'avais une moyenne parfaite avant. Je peux la remonter rapido si je veux.

Et tu ne veux pas ?

D'après toi ?

- Merde. - D'accord.

- On devrait aller se coucher. - Je vais rentrer.

Hé...

Au cas où, par hasard, tu aurais

envie ou besoin de parler...

C'est mon numéro.

C'est ton choix. Mais je suis là.

D'accord.

Désolé pour tout ça.

Ça va.

Tu vois à quoi j'ai affaire.

Honnêtement, ça va.

Écoute.

C'est une enfant très fragile.

Je préférerais que tu ne la contactes pas.

D'accord.

Ouais...

Je voulais juste qu'elle sache

que je suis disponible si elle a envie de parler.

Je te demande juste de bien vouloir

la laisser tranquille.

Parole de scout.

Non, ça c'est "Longue vie et prospérité" de Spock.

Les scouts font ça.

Je préfère Spock.

Longue vie et prospérité, Daniel.

- Bonne nuit. - Merci.

PREMIÈRE PLACE - PLONGEON

NOUVEAU MESSAGE DE RYAN

SALUT, C'EST RYAN. CAFÉ ?

DANIEL M'A DEMANDÉ DE TE LAISSER TRANQUILLE.

JE VEUX EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE.

REPRENDS LE SOCCER. DIS À DANIEL QUE JE T'AI CONVAINCUE.

JE VIENDRAI VOIR TON MATCH. JE VEUX TE VOIR EN ACTION.

... D'ACCORD.

UN INSTANT... POUR VRAI ?

JE NE LAISSERAI PAS CES GARCES M'ÉCARTER DE STANFORD.

À SAMEDI.

Allez, bébé ! Allez ! Allez ! Allez !

Allez, allez, allez.

Ouais !

Bien joué !

Bien joué !

Merci.

ALLIE, C'EST DANIEL.

ÇA AIDERAIT PEUT-ÊTRE RYAN DE TE PARLER.

UN CAFÉ APRÈS L'ÉCOLE ?

Tu te rends partout à vélo ?

Je n'ai pas pris l'auto depuis l'accident.

Parce que tu te sens coupable ?

Non.

Parce que j'ai peur.

Daniel dit que tu utilisais ton téléphone.

J'utilisais l'appli Maps.

Tout le monde utilise ça.

Ouais, il a tous les rapports. Il les a tous mémorisés.

Il les consulte le soir. C'est bizarre.

Eh bien, moi, j'étais là.

La personne qui a écrit ces rapports n'y était pas, donc...

Dis-moi pourquoi tu as rompu avec Nate.

Ma mère voudrait que vous soyez restés ensemble.

Ryan, j'ignore comment te répondre.

Ma mère avait l'habitude de...

Elle le protégeait et tout, tu vois ?

J'ai pensé que c'est peut-être à moi de le faire.

Parce qu'elle ne le peut plus.

Je parie qu'elle en serait fière.

Je peux te dire quoi de neuf

- de son côté si tu veux. - Non, ça va.

Merci. J'essaie vraiment d'éviter tout ça.

Il a déménagé à Tribeca.

Ouah.

Ouais. Il a un chien.

- Un chien ? - Oui.

Un bouledogue français nommé Jasper.

Je ne l'aurais pas imaginé du type bouledogue, mais bon.

C'est celui de sa copine.

Ouais.

Je n'ai pas besoin d'entendre ça.

- Ça va ? - Oui.

Depuis quand sortent-ils ensemble ?

Je ne sais pas. Genre, quatre mois.

Ouah.

Ouais. Elle est assistante juridique.

J'ignore ce que c'est.

C'est une bonne chose ?

Ouais. Ouah.

- Tu n'arrêtes pas de dire "Ouah". - Oui.

Ça en fait beaucoup à encaisser.

Je suis heureuse pour lui.

Il mérite d'être heureux.

- Je n'aurais pas dû te le dire. - Non, ça va.

Tu es bouleversée.

On en a traversé beaucoup ensemble.

Je ne lui souhaite que du bon.

Je suis désolée,

- je t'ai bouleversée. - Ça va.

- Je dois aller aux toilettes. - Je voulais être amicale.

Oui. Je reviens dans une seconde.

Salut.

Il y a un truc qui cloche ?

J'ai oublié que j'ai un entretien.

Je dois y aller.

Tu es malade ?

Ouais.

Tu es en manque ?

J'essaie.

Très bien. Écoute, continue ainsi.

- D'accord ? - D'accord.

Ne prends rien.

D'accord.

Ne reste pas chez toi ce soir. Sors.

- D'accord. - D'accord ?

Tu as besoin d'un câlin ?

Si je t'étreins, je vais pleurer, donc non.

Je suis capable de gérer ça.

Non, je ne devrais pas. Pas devant Ryan.

D'accord.

Eh bien, je t'étreins avec mes yeux.

Merci.

- Sois prudente. - D'accord.

Je dois y aller. Je te verrai plus tard.

Bye.

Je suis dans la merde.

Hé.

On y va.

Cet enfoiré m'a chargé six dollars pour un café.

D'accord.

Merde !

TU ES INVINCIBLE

Regarde-moi !

Allie !

Allie !

Allie ?

T'es-tu cherché un emploi aujourd'hui ?

S'il te plaît, laisse-moi seule.

Je cherchais sur Etsy.

Je me disais que ce serait mignon si on trouvait un hobby qu'on aime.

On pourrait faire de l'argent. Qu'en penses-tu ?

RYAN JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE...

ALLIE NON ! JE VAIS BIEN !

Je me disais que ce serait mignon si c'était un truc qu'on peut vendre.

RYAN TU VEUX FAIRE UN TRUC ?

Des bavoirs pour bébés qui attrapent la nourriture

ou la vinaigrette.

Ou juste, tu sais...

Et tu sais quoi ?

On pourrait aller aux Dragons !

Peux-tu imaginer, Allie ?

Je sais que tu es comme : "La ferme, maman ! Tu es ivre !"

Mais écoute-moi...

ALLIE JE NE PEUX PAS. J'ÉCRIS UNE CHANSON.

JE CONNAIS UN MEC SEXY QUI VA VOIR UN GROUPE

EN VILLE. VIENS ! JE N'AI PAS D'AMIS ! MDR !

Je viens d'avoir la meilleure idée ! On pourrait faire du papier mâché !

DANIEL NE VOUDRA PAS QU'ON AILLE EN VILLE...

Du papier mâché ! On pourrait danser, chanter.

JE PRENDS LE TRAIN DE 20 H 10 DE SOUTH ORANGE.

SI ON M'ENLÈVE, C'EST TA FAUTE !

"Salut ! les gens adorent le papier mâché."

Je dirais : "Hé, les dragons !"

"Hé, les dragons !"

C'est trop dur. On dirait, comme...

"Moi, c'est Diane. Voici mon associée Allison."

"Et ça, c'est notre bidule !" Tu vois...

Espèce de tas de merde pathétique.

Tu n'as même pas duré deux jours.

Je te déteste, bordel.

Je te déteste tellement.

Allie, tu te souviens quand, en quatrième année,

tu as fait une mitochondrie géante ?

Ça se vendrait, je te l'assure.

On pourrait dire : "Hé, les dragons !"

"On a ce que vous voulez ! Du papier mâché !" Tu vois, le...

Je savais que tu aimerais cette idée !

Oui !

Tu es du mauvais côté.

Quoi ? Non.

TRAINS VERS NEW YORK

Eh bien, c'est bon que tu sois venue !

Oh, mon Dieu !

Viens ici.

On fête !

MAMAN OÙ TU ES ?

- Salut, Diane ! - Salut !

Je ne sais pas

ce qu'Allison t'a dit.

On est dans le même programme.

Oui, elle me l'a dit.

Ma petite-fille, Ryan, s'intéresse à Allison,

et je ne la retrouve pas.

Donc j'ai pensé faire un saut ici au cas où.

J'ai essayé de les texter,

mais les messages sont en vert.

Tu sais ce que ça signifie ?

Je n'en ai aucune idée.

Je déteste quand ça arrive, quand ils sont...

Quand c'est tout vert et qu'on ignore si c'est envoyé.

- Oui. - Ça me rend dingue.

Tu me le diras si tu finis par comprendre.

Je ne suis pas très techno.

Mais j'essayais de retracer Allison aussi ce soir.

Crois-tu vraiment qu'elles sont ensemble ?

Les deux manquent à l'appel.

C'est étrange.

Peu importe leur âge, on s'inquiète toujours.

- Ouais. - Elles reviennent toujours.

Pas toujours.

Ouais.

Tu me fais signe si tu les retrouves ?

- Oui. - Génial.

Merci.

Quoi donc ?

Je te disais juste merci d'être gentil avec Allison.

Elle dit que tu es toujours chaleureux, et tu sais...

Je voulais te remercier, car...

Eh bien, il y a des gens qui ne le seraient pas...

On essaie tous de passer à autre chose, je présume.

Ouais.

Je crois qu'Allie et moi, on a de la difficulté, Daniel.

Tu sais ce qu'on dit.

Quoi donc ?

"Se comparer aux autres rend malheureux."

Je n'ai jamais entendu ça.

Eh bien,

moi oui.

Ouais.

Je devrais y aller.

Ouais, bien sûr.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Oh, mon Dieu, il est là !

Regarde-le ! Il est sexy, non ?

C'est un tatouage facial ?

- Ouais ! - Oh, mon Dieu !

J'adore cette chanson !

Quinn me l'a fait découvrir. Il est calé en musique.

Merci.

De m'avoir fait venir.

Ouais.

C'est le guitariste, Thomas.

Il n'arrête pas de te fixer !

Arrête. Non, ça va.

- Ça va. - Je sais, tu peux trouver mieux.

- Quoi ? Non. - Il est tellement sexy.

Je dois faire entrer quelqu'un.

Je reviens sous peu.

- J'y vais avec toi ? - Non.

- Tu es sûre ? - Je reviens.

Surprise !

Nathan ?

- Salut ! - Salut !

Ryan ?

- Quoi ? - Salut !

Désolé. Allie, voici ma copine, Joelle.

Salut. Je suis désolée.

Ravie de te rencontrer.

J'ai tellement entendu parler de toi.

D'accord.

Je pense qu'on est victimes d'une ado bien intentionnée.

Quoi ?

Elle avait de bonnes intentions. Ryan.

Je vais y aller.

- Ça va ? - Oui.

Je vais bien. Je dois y aller.

Allie !

Ryan.

Mais pourquoi as-tu fait ça, merde ?

Sans vouloir te vexer, tu n'étais pas censée venir.

Être assistante juridique, c'est bien, mais il est censé être avec Allie.

- Désolée. - Ryan ?

Qu'as-tu fait, merde ?

J'arrange tout.

Pour maman.

Va la retrouver, puis je te ramène à la maison.

Je suis désolé.

Cette...

- C'est bon. Ça va. - Ah, oui ?

- Ouais. - Ça va ?

Oui. Je veux un verre.

- Mais ça va. - Oui.

Merde !

Vous avez été formidables, merci beaucoup !

Allie !

Pourquoi tu as fait ça, merde ?

Je croyais que ça te rendrait heureuse.

Tu croyais que ça me rendrait heureuse ?

- Ouais ! - Tu es folle ou quoi ?

Salut ! Je peux avoir... Hé, je suis désolée.

Je peux avoir un verre de tequila ? Merde, je n'arrive pas à respirer.

- Je n'arrive pas à respirer ! - Calme-toi.

Calme-toi. Je suis désolée.

Tu l'as fait exprès, bordel !

Tu voulais me blesser ? C'est ça ?

- Oui. Avoue-le. - Non !

- Tu l'as fait exprès ! - Non, c'est faux !

C'était génial, bébé !

- C'était incroyable, mec ! - Salut !

Je suis l'amie de Quinn, Ryan.

C'était vraiment bon !

Vous allez être célèbres !

Je sais. Je dois savourer mon anonymat.

On s'en va à une fête à Williamsburg.

Vous voulez venir ?

Absolument. Allons-y ! Je dois me tirer d'ici.

Tu as l'heure ?

Ouais.

Hé, Danny. Tout va bien ?

Je ne trouve pas Ryan. J'ai tout essayé.

Je n'arrive pas à m'empêcher de me demander si...

Eh bien, si tu as vu Allison.

Non, mais je peux la texter.

J'ai tenté de les texter, mais elles ne répondent pas.

- Qu'y a-t-il ? - Daniel ne trouve pas sa petite-fille.

S'il paie pour son téléphone, il peut utiliser "Trouver mon téléphone".

Daniel, tu connais "Trouver mon téléphone" ?

Non, c'est quoi, cette merde ?

C'est incroyable !

MAMAN OÙ ES-TU ?

DANIEL CHERCHE RYAN. AS-TU UNE IDÉE ?

DANIEL ES-TU AVEC RYAN ?

Merde !

MAMAN APPELLE-MOI OU TEXTE-MOI SVP !

SIMONE POURQUOI TU NE RÉPONDS PAS ?

Allie, c'est Jarvis. Il a ce que tu m'as demandé.

Salut !

Je n'ai pas de pilules.

Ouais, d'accord. Peu importe.

Tu peux me l'avancer ?

Je te rembourserai, promis.

D'accord.

Merci.

Ça marche, on dirait !

IPHONE DE DANIEL IPHONE DE RYAN

Oui, voilà.

Bon, ça dit quoi ?

La pièce tourne.

C'est mon téléphone.

Ne t'en fais pas.

On peut arrêter une seconde ?

Où est mon téléphone ?

Je vais vomir.

Alerte - Trouver mon téléphone

Bordel de merde !

Elle est en ville, merde !

Elle est à Williamsburg !

Daniel, attends. Je vais aller te chercher.

Ne fais rien que tu vas regretter.

Je vais le tuer, cet enfoiré.

C'est ce qui m'inquiète. J'arrive.

WHISKY HESSIAN GOLD

D'accord, doucement.

- Tu es ivre. - Non.

Ryan ?

Ryan ?

Ryan, tu es là ?

Elle va bien. Dégage !

Ryan ?

Ryan ?

Tu peux ouvrir la porte, s'il te plaît ?

Ryan.

Va-t'en !

Allison ? Où est Ryan ?

Que fais-tu ici ?

Où diable est Ryan ?

Elle est là. J'essaie... Elle ne répond pas.

Ryan !

Ryan ?

C'est ton grand-père, ouvre la porte.

Ouvre la porte, bébé.

Dégage !

- Merde ! - Ryan !

Encore toi !

Lève-toi, bordel !

- Danny, non. - Mon Dieu !

- Ne fais pas ça ! - Rien n'est arrivé.

Dis-moi pourquoi je devrais t'épargner, enfoiré.

On ne faisait que s'embrasser.

Tu as blessé mon bébé.

Maintenant, je vais te blesser.

- Non, non, non. - Danny !

Papa !

Non !

Que fais-tu ici ? C'est une affaire de famille.

Ne fais pas ça.

Retourne à ta nouvelle vie, Nate.

Dépose ton arme, je t'en prie.

Je t'en prie !

Il n'en vaut pas la peine.

Je n'ai plus rien à perdre.

Tu m'as, moi !

Tu as Ryan !

On a besoin de toi !

Si tu fais ça,

tout est fichu !

On n'aura plus de temps ensemble.

Danny, baisse ton arme.

S'il te plaît.

Oh, mon...

C'est ma nièce.

Elle a 16 ans.

Oh, mon Dieu ! On doit se casser d'ici.

- Ryan, bébé ? Lève-toi. - Mon maudit nez !

Viens ici !

C'est quoi, ton problème ?

J'essayais de la protéger !

- La protéger ? - Ouais !

Je t'ai dit de ne pas l'approcher !

Pour qui tu te prends, à protéger quelqu'un ?

- Tu dérailles. - Papa !

Je voulais aider.

J'essayais de bien agir.

Laisse-moi te dire un truc.

Tu ne pourras jamais arranger ce que tu m'as fait.

Tu m'entends ?

Je veux récupérer ma vie.

Je veux récupérer mon enfant.

Mon bébé.

Ma Molly.

Tu m'as enlevé mon bébé !

Papa ! Ça suffit.

Non, ça va.

Dis-le.

Je voulais te détester.

Mais je m'en suis empêché.

Quand tu es venue à la réunion, je me suis dit

que Dieu me met à l'épreuve.

Ça prouve qu'il y a une puissance divine

qui me met au défi dans cette église.

Qui veut voir si je vais flancher.

Mais je vais lui montrer.

Rien ne peut me faire flancher.

Je vais tendre la main

à cette piteuse toxico

accro aux pilules.

Je t'ai juste demandé de ne pas la contacter.

Regarde-la, maintenant.

Elle n'a ni mère,

ni père.

Combien d'années me reste-t-il ?

Tu n'es qu'un foutu déchet.

Papa !

Une âme gaspillée.

Une chance gaspillée.

Ça suffit. Tu as vidé ton sac.

Ce n'était pas censé être ainsi.

Je suis une bonne personne.

Je n'ai jamais dit que Dieu était juste.

Mais je n'ai jamais pensé

qu'il pourrait être si cruel.

Taxi !

Danny, laisse-moi te reconduire.

Non.

Je vais partir avec lui. Hé, Ryan !

Réveille-toi. On rentre à la maison.

Tu as bu !

Tu as ouvert l'appli Maps à 17 h 36 et 22 secondes.

L'impact s'est produit à 17 h 36 et 24 secondes.

Les traces de pneus révèlent que ça t'a pris neuf mètres pour dévier.

Tu n'as pas eu le temps d'arrêter,

car tu regardais ton foutu téléphone, Allison.

Cesse de blâmer Alvarez.

Ils sont morts à cause de toi.

D'accord, d'accord. Viens ici.

Ça va. D'accord.

Non, ça ne peut pas aller là.

Ça ne peut...

Ça ne... Ça ne peut pas...

Bonjour.

Bonjour.

J'ai fait une maison.

As-tu mal à la tête ?

Ouais.

Salut.

Je peux vendre ça, s'il vous plaît ?

Je te donnerai 12 500 $.

Ouais. D'accord. Merci.

Magnifique.

Merci.

Papi, tu ne vas pas y croire.

Une fille dans mon équipe m'a invitée à une fête ce week-end.

Toi ?

Oui, moi !

Salut.

Salut.

Merci beaucoup d'être venu.

Bien sûr.

Tu as l'air bien.

J'ai failli me maquiller, puis j'ai juste ri de moi-même.

Tu aimes mes pinces ?

Ouah, oui.

Je les ai volées à la pharmacie.

Pas récemment. Il y a longtemps.

Je ne sais pas où commencer.

Pas de problème.

Je vais commencer.

Nate, je n'avais pas

la moindre idée

de comment gérer ma peine.

J'ignorais si j'avais le droit d'en avoir.

On avait tous de la difficulté.

Oui, mais je t'ai abandonné

et c'était vraiment égoïste de ma part.

Je me suis enfuie de toi à toute vitesse.

Je voulais toujours t'épouser.

Je sais.

Mais en vérité, Nate,

j'étais sûre

que j'allais

essayer...

Je sais.

Et tu sais que j'ai essayé.

J'ai essayé, mais je n'ai pas pu.

Je ne voulais pas te blesser à nouveau.

Ce n'était pas ta faute.

Ce l'était, oui.

Ton père avait raison.

Si je n'avais pas regardé mon téléphone, j'aurais pu m'arrêter.

Je ne t'ai jamais présenté mes excuses, j'en suis désolée.

Je suis vraiment désolée.

J'ai passé du temps avec lui récemment.

Ouais.

C'est un travail en cours.

C'est bien.

Il m'a gardée en vie.

Je sais pour ton oreille.

Hé.

J'ai besoin que tu sois honnête sur un truc.

Je t'aimais tellement.

Et en plus de tout ça,

je vais toujours pleurer la vie qu'on aurait pu avoir.

Moi aussi.

On faisait une bonne équipe.

Ce serait bien

si on pouvait être dans la vie l'un de l'autre un jour.

C'est peut-être irréaliste, mais...

Peut-être.

Ouais.

Peut-être.

On peut tous remercier Elaine. Merci beaucoup.

J'ai aimé faire votre connaissance et discuter avec vous.

Nos histoires inappropriées d'hier,

elles vivent dans ma tête. King rigole.

Vos histoires sont immondes.

PLACE GATEWAY CENTRE DE TRAITEMENT

Maman,

je te suis tellement redevable.

Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

Je t'aime.

La nourriture était horrible. Merci.

Merci.

Je viens d'enregistrer ma première démo,

qui se trouve au vestiaire, car je suis aussi la préposée.

Donc achetez-moi un CD, sinon je ne vous rends pas vos manteaux.

NATHAN CELLULAIRE

Salut.

Je sais que c'est mon un an d'abstinence, mais je dois te dire ce que j'ai fait.

Ouais. Non, je peux parler.

D'accord.

Salut, Dwayne.

Tu peux rapporter ça pour moi ? Merci.

Elle te le rendra. N'est-ce pas, Ryan ?

- C'est gentil. - Merci.

Comment ça va ? Attends, j'ai des gâteaux.

- Besoin d'aide ? - Non, ça va. Merci.

- En fait, on a rompu récemment. - Ouais...

- Hé, maman. - Oui ?

Tu peux faire circuler ça ? Je pense qu'ils en veulent.

- Bien sûr. - Merci.

- Ils sentent bon. - Ils sont bons.

QUARTIER DES AFFAIRES DAIRY KING

Chère Allison.

"Ici, à l'échelle de 1:87,

"les amoureux s'embrassent toujours,

"les voisins sont toujours gentils

"et les trains nous emmènent dans des endroits éloignés

"où on a toujours voulu aller."

Évidemment, dans la vie,

rien n'est aussi ordonné.

Tout ce que je possède a été légué à Nathan et Ryan.

Nathan a accepté de redéménager ici

et d'être son tuteur jusqu'à l'université.

Il aura besoin d'aide.

S'il te plaît, aide-le, Allie.

Molly a toujours dit qu'il était à son meilleur

quand il était avec toi.

Qui sait,

peut-être la feras-tu accepter à Stanford.

Quand on s'est vus pour la première fois au resto,

tu m'as demandé ce que signifiait mon tatouage.

C'est du latin. Amor fati,

ça veut dire "aimer son destin".

Ni l'un ni l'autre n'avons choisi notre destin.

Mais on peut peut-être arriver à l'aimer.

Le destin m'a donné une dernière année avec mon fils.

Il me regarde différemment ces jours-ci.

De temps en temps, je le surprends même à me sourire

d'un air qui pourrait même être de l'amour.

Amor fati, Allison.

À la prochaine,

Daniel.

Allie ?

Ouais ?

Que fais-tu ?

Monte à l'étage.

Oui, d'accord.

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