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Zulu
Tu as perdu une cargaison
et je pense que ce n'était pas un accident.
Mon fils, Seymour, m'a trahi.
- J'ai risqué ma vie. - Et j'ai fait avec tes trahisons.
Seymour n'est pas un traĂźtre.
Tu vas détruire ma famille.
C'est moi, ta famille.
Tu l'as détruite aussi.
La guerre ne me fait pas peur.
Je suis le shérif Boone. Voici un mandat.
Ces terres appartiennent Ă Mme Elizabeth Thurmann.
J'ai obtenu l'acte qu'il a extorqué à mon pÚre.
J'avais anticipé, j'en ai une copie.
Tu n'es qu'un Noir dans un comté sudiste.
Mais pas mon avocat.
Je connais le juge.
Je lui parlerai, pour tĂąter le terrain.
Le juge Fourier est un ancien colonel rebelle ?
Colonel Fourier !
A mon avis, si on attaque maintenant par surprise,
les renforts ne viendront pas.
Mon capitaine !
Venez voir par ici !
Par ici, il y en a d'autres.
Qu'est-ce qu'on a lĂ ?
Regardez-moi ça.
Ces types sont dans un sale état.
Il a une chaĂźne en or !
Il est vivant !
Filez !
Halte lĂ ! Les mains en l'air !
Réfléchis pas, obéis !
A genoux !
A genoux !
Qu'est-ce que j'ai dit ?
Debout.
Debout !
Avance.
Avance !
L'avocat devrait pas tarder Ă arriver.
J'ai jamais fait confiance Ă personne de toute ma vie.
J'espĂšre ne pas le regretter.
L'acte est entre tes mains.
Allez !
John Ellis !
Que le diable t'emporte !
Il le ferait si tu lui demandais, vu que vous avez pactisé.
A moins que tu restes jeune pour une autre raison.
Dans mes bras.
- Un nouveau ? - C'est Django.
Il est arrivé récemment.
Mexicain ?
- Français. - Sa mÚre était de Paris.
Bienvenue, Paris.
Entrez donc.
Je croyais avoir trouvé toutes les planques de Barney.
Mais mĂȘme depuis l'au-delĂ ,
il continue de me surprendre.
J'ai remboursé toutes ses dettes,
j'ai mis quelques sous de cÎté.
Quand cette bouteille sera finie,
je partirai vers l'ouest.
D'aprĂšs ce que j'entends,
tu devrais faire pareil.
Tu as entendu quoi ?
Tu as trouvé du pétrole sous ton patelin et on veut ta peau.
Ce pétrole, c'est l'occasion de montrer aux gens qui on est.
Ca leur donne surtout une raison de plus de vous éliminer.
On est capables de se défendre.
Notre avocat va venir nous aider.
Il doit voir un juge Ă Elmdale.
Je te connais depuis longtemps.
Je vais te donner un conseil, mĂȘme si tu as rien demandĂ©.
Vends demain
au meilleur prix possible et file en douce.
Peut-ĂȘtre que dans un endroit oĂč on te connaĂźt pas,
ton projet est réalisable.
Mais pas par ici.
Impossible de vivre en laissant sa dignité de cÎté.
Et toi, Paris ?
Comment tu t'es acoquinĂ© avec cette tĂȘte de mule ? Comment tu t'es acoquinĂ© avec cette tĂȘte de mule ?
Je me le demande encore.
Santé !
C'est Gress ?
John Ellis ! C'est le shérif Boone.
Tu vises bien, Paris ?
Montrez-vous !
On sait que vous ĂȘtes lĂ .
Réfléchissons une seconde.
Il cherche une raison de me tuer et de brûler notre ville.
Je la lui donnerai pas.
Si vous ĂȘtes pas sorti Ă trois, on va devoir ouvrir le feu.
Un...
deux...
Garde précieusement l'acte.
Trois !
Sage décision, Ellis.
Maintenant, venez avec nous.
On se verra au tribunal.
J'attends que mon avocat vienne tout régler.
Votre avocat, c'est bien Martin Gress ?
Il a été tué sur la route de San Antonio,
aujourd'hui mĂȘme.
J'ai peur que celui qui l'a tué
ne s'en prenne Ă vous.
Ca va se passer comme ça ?
Je veux m'assurer que vous arriverez Ă Elmdale
sain et sauf.
Si vous tirez, vous signez son arrĂȘt de mort.
Une fois lĂ -bas, on s'assurera que vous ĂȘtes correctement dĂ©fendu.
D'accord.
Je prends mes affaires.
Je vous accompagne.
Pour m'assurer que votre ami sait qu'il est aussi invité.
J'ai vu deux chevaux.
A moins
que vous soyez venu avec une fesse sur chaque cheval.
Vous voulez quoi ?
Désolé de vous déranger si tard, Mme Bailey.
Si vous ĂȘtes dĂ©solĂ©, fichez-moi le camp.
Apparemment,
M. Ellis
ne veut pas me présenter son compagnon.
J'imagine
que vous non plus.
Il y a personne d'autre.
Ca ne vous ennuie pas
si je jette un coup d'oeil par lĂ ?
Vous vous moquez bien de savoir si ça m'ennuie ou pas.
Inutile de fouiller dans les affaires d'un mort.
TrĂšs bien.
M. Ellis...
on y va ?
Paris !
Par ici.
Barney avait des dettes. Ses créanciers venaient parfois.
Tu comptes faire quoi ?
Parce que le shérif pense pas trop au bien de John.
Je peux emprunter ça ?
Barney portait ça à notre mariage, ça a 50 ans.
A l'odeur, j'aurais dit 40.
Paris !
Je vous rendrai le double.
Barney disait la mĂȘme chose.
Je t'ai apporté quelque chose pour le procÚs de John.
Vas-y, essaye-le.
Laisse-moi t'aider.
S'il est condamné, ils le tueront.
Dieu nous pardonnera ?
Il n'y a rien Ă pardonner.
Tu rends service Ă ton pĂšre.
Grùce à toi, il expiera ses péchés.
Ca alors !
Colonel Fourier.
Entrez donc.
Colonel Fourier, je suis désolé.
Vous aviez raison, mais ça n'a pas suffi.
- Et votre jambe ? - Ca va. Pourquoi ? - Et votre jambe ? - Ca va. Pourquoi ?
Elle a un problĂšme ?
Ecoutez.
Ils nous envoient au camp Hoffman, dans le Maryland.
Si on veut revoir nos familles, on doit s'évader.
J'ai déjà une stratégie, mais j'ai besoin de vous.
Halte lĂ .
Vous ĂȘtes de quel rĂ©giment ? Vous ĂȘtes de quel rĂ©giment ?
Capitaine Tanhill, 1er d'infanterie du Maryland.
Montrez-vous.
Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
Il y a que vous ?
On patrouille pour chercher les traĂźnards.
Baissez votre arme.
On emmĂšne deux prisonniers au camp Hoffman.
Vous ĂȘtes pas au courant ?
Le général Sykes ne veut plus de nouveaux prisonniers.
On manque assez de rations comme ça.
On les escorte depuis trois jours.
Ordres de Sykes.
On en fait quoi ?
On s'en charge, si vous voulez.
Non, on s'en occupe.
Comme vous voulez.
Vive l'Union.
Qu'est-ce qui vous amĂšne Ă Elmdale ?
Vous ĂȘtes lĂ pour un procĂšs, non ?
Exact.
Un litige de propriété ?
Vous y ĂȘtes mĂȘlĂ© ?
Plus ou moins.
Ma fille est proche de l'accusé.
- M. John Ellis ? - Exactement.
Il est noir.
Je m'étonne que vous interveniez, vu ce qui s'est passé.
Il s'en tirera pas.
- On gaspille de la morphine. - Tais-toi.
J'ai pris une décision. Ecoute-moi.
Entendu, c'est vous qui voyez.
Ca va ?
Ca irait mieux si je buvais un coup.
Levez-vous, vous deux.
Il tient pas debout. Il tient pas debout.
Alors, aide-le.
On a deux jours de marche difficile.
Au camp Hoffman, le médecin soignera cette jambe.
On ira nulle part avec vous.
Tenez.
De la morphine, contre la douleur.
Tenez.
Maintenant, laissez votre ami vous aider,
ou on vous traĂźne sur tout le trajet.
En avant.
Il faut qu'on s'évade, vous avez entendu le capitaine.
TĂŽt ou tard, ce nĂšgre nous tuera.
Pas question de s'évader.
Vous, vous pouvez. Si l'occasion se présente, filez. Vous, vous pouvez. Si l'occasion se présente, filez.
Je vous laisserai pas, mon colonel.
Apparemment, Mme Thurmann a des preuves solides contre Ellis.
Tout repose sur un mensonge.
Cet acte notarié prouve que M. Ellis
en est légalement propriétaire.
Je saisis mal. L'acte a été établi au nom d'un Noir ?
C'est écrit ici,
noir sur blanc.
Que voulez-vous vraiment ?
J'essaye d'aider un ami.
Un ami ?
M. Ellis est votre ami ?
Oui, monsieur.
Qu'est-ce qui vous prend ?
Vous ĂȘtes lĂ pour me demander de prendre parti pour ce Noir ?
M. Ellis est un homme bien, il est honnĂȘte.
Tout le monde s'en fout !
Choisissez votre camp, Julian. Choisissez votre camp, Julian.
C'est nous contre eux. La guerre n'est pas finie.
Si, et on a perdu.
Comment va le colonel ?
A merveille.
Ca se voit pas ?
- Je voulais pas sa mort. - Fallait pas lui tirer dessus.
Ca a rien de personnel.
Vous nous barriez la route.
- Quelle route ? - Celle de la liberté.
Je me bats pour pouvoir exister.
Et pour la vie de mes frĂšres et soeurs.
On se bat tous pour survivre.
Non.
Vous autres, vous vous battez
pour la belle maison sur la colline.
Pour le droit d'ĂȘtre appelĂ©s "maĂźtre"
par ceux qui ont bùti tout ce que vous possédez,
Ă partir de rien et Ă coups de bĂąton.
- Tu me crois riche. - Et toi, tu te crois pauvre.
J'ai jamais eu d'esclave.
Parce que tu trouvais ça mal
ou parce que tu avais pas les moyens ?
Peu importe.
Tu te bats quand mĂȘme pour ça.
Si tu endosses cet uniforme,
ça devient ta cause.
Tu veux connaĂźtre ma cause ?
J'ai endossé cet uniforme car ma famille mourait de faim. J'ai endossé cet uniforme car ma famille mourait de faim.
Fallait endosser le mien.
Peut-ĂȘtre bien.
Qu'espériez-vous ?
On se connaĂźt depuis longtemps, non ?
J'espérais que vous seriez plus clairvoyant.
Je le suis, mon ami. Mais vous manquez de recul.
L'acte est là , la vérité est sous vos yeux.
Il y a les faits,
et il y a la vérité.
Ne confondons pas les deux.
Il ne sera pas jugé équitablement.
Il aura ce qu'il mérite, comme nous tous.
J'espérais ne pas en arriver là .
Sérieusement ?
Vous ne lui volerez pas sa terre.
Elle ne peut pas lui appartenir. Vous ne comprenez pas ?
Libérez-le sous caution ce soir, Libérez-le sous caution ce soir,
et on remettra plus les pieds Ă Elmdale.
Mon Dieu, vous ne comprenez vraiment pas ?
Selon vous, Ellis vous épargnera quand il saura la vérité ?
La guerre remonte Ă loin, je suis plus un soldat rebelle.
Oublions qui vous ĂȘtes, il s'agit de ce que vous avez fait.
Tu sais pourquoi on gagnera ?
Parce que tous les hommes
naissent égaux devant Dieu.
On est du bon cÎté.
- Le bon cĂŽtĂ© triomphe toujours. - Tu rĂȘves.
Qui t'a embobiné avec ces histoires ?
L'homme le plus généreux
et le plus indépendant qui soit.
Mon pĂšre.
Le lieutenant noir qui nous a capturés,
vous connaissez son nom ?
Andrew Ellis, le fils de John Ellis.
Vous mentez.
Quoi que vous fassiez pour lui ici,
quelle que soit l'aide que vous lui apportez,
John Ellis ne vous pardonnera jamais.
Baissez votre arme, mon garçon.
Je ne vous en voudrai pas.
Vous préférez savoir la vérité, non ?
Au bout du compte,
il y a nous d'un cÎté, et eux, de l'autre.
Et vous avez tuĂ© ce garçon parce que vous ĂȘtes des nĂŽtres.
Lieutenant Ellis !
- Faut s'en débarrasser. - C'est moi qui décide.
Vous ĂȘtes prĂȘt, mon colonel ?
Attention !
J'ai plus de balles.
OĂč il est passĂ© ?
OĂč il est passĂ© ? RĂ©pondez !
Répondez !
Pitié, allez-vous-en !
Filez, je dirai que vous ĂȘtes morts.
Autant te tuer.
Non, pitié, j'ai une famille...
Epargnez-le et il nous enverra l'armée.
Non, je vous en supplie.
- Achevez-le ! - Non !
ArrĂȘtez...
Encore un cauchemar ?
Qu'est-ce que tu veux, Elizabeth ?
Te faire payer
pour ce que tu m'as fait.
Le premier arrivé au village !
Je savais pas que c'était lui.
C'était pas ma faute.
Je voulais seulement t'aimer.
Une vraie tortue !
Maman ?
Qui est le pĂšre de John ?
Adieu, John.
Heureux ceux qui sont morts dans le Seigneur
Bonjour, monsieur.
Vous désirez ?
Je suis Peter Wilson, l'avocat de la défense.
Voici une demande de libération sous caution pour mon client.
Le procĂšs commence dans quelques minutes.
La demande arrive trop tard.
Je crains que vous ne vous trompiez, M...
McGee.
Clerc du comté de Bexar.
M. McGee, j'ai croisé le juge en arrivant.
Il m'a dit de vous remettre ceci.
C'est une honte ! Il faut le pendre !
EspÚce de salaud ! Tu mérites de crever !
Shérif, veuillez libérer M. Ellis.
Sa caution a été payée,
le procÚs est reporté d'au moins trois jours.
Si le juge Fourier n'est pas revenu d'ici là , un autre sera nommé.
Un autre ? Qu'est-il arrivé au juge ?
En attendant,
l'avocat de la défense a présenté un nouvel élément.
Une étude graphologique
déterminera l'authenticité
de l'acte de propriété
de M. John Ellis.
Ce document
est ridicule.
Non, shérif.
Ce qui serait ridicule, c'est un procĂšs sans juge.
Shérif.
On en a pas fini.
Le procÚs est reporté,
Ellis est libéré sous caution.
Le juge Fourier a disparu hier soir.
Je regrette, madame. Rien Ă faire avec le clerc.
Il y a autre chose, madame :
un nouvel élément.
Ils prétendent avoir l'acte authentique.
Partez.
Maintenant !
Ils vont nous tuer.
C'est terminé.
Le shérif veut nous coincer dans la vallée.
On va rester sur les hauteurs. En avant.
Dis Ă Phillip que Seymour est lĂ .
Ouvrez le portail.
- Tu fais quoi ? - Je nous libĂšre.
J'ai tout essayé
pour vous ouvrir les yeux.
Mais vous refusez de voir.
Alors, je décide pour nous.
De quoi tu parles, Seymour ? De quoi tu parles, Seymour ?
Pose ça, tu vas tout brûler.
Tout quoi ?
Il y a rien ici.
Il y a jamais rien eu,
Ă part un puits au milieu de nulle part !
Et quand il aura disparu,
on se retrouvera avec tout ce qu'on a jamais eu :
les promesses vides de pĂšre.
Elles ne sont pas vides.
Il y a encore de l'espoir,
pour nous tous !
A Elmdale, vous pouvez tous avoir un toit
et un emploi honnĂȘte.
Quelqu'un veillera sur vous,
au lieu de vous peindre des cibles dans le dos.
Moi, Seymour Abel Ellis,
je jure de vous protéger et de vous guider
jusqu'Ă mon dernier souffle.
Il vous suffit
de vous en remettre au Seigneur que notre pÚre a toujours rejeté.
Vous serez des hommes et des femmes libres,
traités équitablement.
Vous avez ma parole.
Assez !
Personne ne mourra ce soir.
Si c'est ce que tu veux...
si tu trouves ça juste...
fais ce que tu as Ă faire.
Sarah...
Je suis née avec cette ville,
et je mourrai avec.
Alors, si elle brûle...
je brûlerai la premiÚre.
Tu as des enfants ?
Non, j'en ai pas.
J'ai appris deux choses sur les enfants.
La premiĂšre,
c'est qu'on a toujours peur pour eux.
Ca commence quand ils viennent au monde, Ca commence quand ils viennent au monde,
et ça s'arrĂȘte jamais.
Et la deuxiĂšme ?
Quand on perd un enfant,
on comprend qu'on avait pas assez peur.
Ca rend pas meilleur.
Au contraire.
On apprend des choses sur soi qu'on aurait préféré ignorer.
Depuis ton arrivée...
j'ai l'impression d'avoir un peu retrouvé Andrew.
Déployez-vous par deux.
Ils peuvent pas ĂȘtre loin.
Vous ĂȘtes son capitaine ?
On l'a suivi, ainsi que trois autres traĂźnards,
il y a quelques jours.
Ils avaient deux prisonniers en gris.
Ils les emmenaient au camp Hoffman.
Des coups sont partis, on est revenus.
Lui, on l'a trouvé ici, et les trois autres là -bas.
Vous savez qui c'était ?
Mon capitaine ?
Un des prisonniers a dĂ» perdre ceci.
J'y retourne chaque semaine. Contre 2 dollars...
Adaptation : Odile Manforti
Sous-titrage TITRAFILM
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