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Zap, t'es vraiment lourd.
J'ai les clés, putain !
J'ai... zappé.
"J'ai zappé" ! C'est tout ce que tu peux faire !
T'es vraiment con !
C'est chez moi, ici.
Tu vas nous montrer oĂą c'est. On perdra pas de temps !
J'en veux.
Tu vas en avoir, mon ange.
Oui... Dépêchez-vous parce que je vais faire le ménage.
Je vais leur passer l'envie d'emmerder le monde.
J'en veux.
Ça arrive. Fais pas chier.
Coyote, grouille ! Merde !
Éteignez ! Vous êtes cons !
Alors, petits cons ! Qu'est-ce que vous cherchez ?
Ă€ part des emmerdes ?
Coyote, c'est ton vieux ? Hein ?
Antoine ?
Papa...
C'est pas toi ?
On est en manque.
Tu vas pas tirer sur ton ange ! Hein ?
Enculé !
C'est tout ? Venez ! Je m'appelle Rico.
Je m'appelle Rico !
Donne !
Donne ! Donne !
Nickel, Zap. Tu me fais du nickel !
Ça va être nickel, Rico !
Ça va être nickel !
Y en a plus ?
Non.
Vos gueules !
Silence !
Viens.
Mains dans le dos.
Écarte.
Écarte !
Nom, prénom.
Nikita.
Ma cocotte, un bon conseil :
Tiens-toi peinard. Tes conneries me font pas rire.
D'accord ?
Cocotte.
On devrait l'interroger plus tard...
Laisse faire. Je les connais, ces oiseaux.
C'est du cinoche.
Crayon...
Applique-toi. Tu mets ton nom et ton prénom.
Mon nom, c'est Cocotte !
La Cour déclare l'accusée coupable d'avoir, en la commune de St-Denis
donné la mort à MM. Georges Henri, Grégoire Anderson et Michel Terlin,
agents de la force publique dans l'exercice de leurs fonctions.
À la question : Existe-t-il des circonstances atténuantes,
le jury a répondu non à la majorité.
En conséquence, la Cour condamne l'accusée,
en application de l'article 304 du code pénal
à la réclusion criminelle à perpétuité,
avec une période de sûreté de 30 ans.
L'audience est levée.
Enculés !
Enculés !
Vous avez pas le droit de faire ça.
Je veux pas partir comme ça !
Faut prévenir ma mère.
On l'a prévenue.
Pourquoi elle est pas venue ?
Pourquoi elle est pas lĂ ?
On peut pas attendre encore un peu ?
Elle va venir me chercher.
Elle va venir me chercher, ma mère !
Maman !
Maman !
Bonjour.
Comment vous vous appelez ?
Nikita.
C'est un joli prénom.
Ça vient d'où ?
Une chanson.
Elle dit quoi ?
Monsieur, on est au paradis ou pas ?
Non, mais... ça pourrait le devenir.
Officiellement, vous êtes décédée samedi à 17 h.
Le médecin de la prison a constaté
votre suicide, provoqué par une injection de tranquillisants.
Vous êtes en terre au cimetière de Maisons-Alfort, allée 8, n°30.
Titi ! C'est Titi !
Je travaille, disons...
...pour le gouvernement.
Et le gouvernement a décidé de vous donner une nouvelle chance.
Pour faire quoi ?
Apprendre.
Apprendre Ă lire, Ă marcher, Ă sourire, Ă se battre...
Apprendre Ă tout faire.
Pour quoi faire ?
Servir l'État.
Si je veux pas rendre service ?
Allée 8, n°30.
Je peux pas dormir un peu avant de répondre ?
Je reviens dans une heure.
Enculé !
- C'est par oĂą, la sortie ? - Droit devant.
- C'est qui, ces connards ? - Des employés.
Personne ne bouge, tout va bien.
Mon cul, oui ! Tout va mal !
- Ouvre la porte. - Je peux pas.
- Dis-leur d'ouvrir la porte ! - Ils ouvriront pas.
Je vais te péter la tête.
Il est pas chargé. Arrête, maintenant !
Dégage !
Calme.
Allez, retournez Ă vos places.
Règle n-, jamais la 1 ère balle.
Ça te coupera l'envie de t'envoler.
Vous êtes décidée ?
C'est bien.
Faudra me remplir ça.
Et si j'y arrive pas ?
Tu y arriveras.
Au départ, je vais vous faire un programme facile.
C'est comme une machine à écrire. Il y a les lettres et les chiffres.
Ça, c'est la souris.
Quand vous la promenez là , ça promène la flèche sur l'écran.
Vous pouvez faire des formes...
des dessins.
Allez-y.
Doucement, c'est bien... Doucement.
Ramenez la flèche ici,
dans l'angle.
Ramenez la flèche là .
Bien. Vous appuyez ici...
VoilĂ .
Encore !
VoilĂ les armes qu'on utilise en service.
Commençons par le plus simple : Beretta 93R 9mm Parabellum.
20 pruneaux maximum.
Le canon toujours vers la cible.
Avant de te montrer les positions, tu dois te familiariser avec la bĂŞte.
Cible Ă 10m.
T'as déjà tiré avant ?
Jamais sur des cartons.
...bien circulaire.
J'ai mal Ă la jambe.
C'est pas grave. On va faire un exercice de réflexes.
Très simple.
En position.
Maintenant, je suis un garde.
Tu vas essayer de m'atteindre au visage.
Cours suivant !
Asseyez-vous lĂ .
Vous ne ressemblez pas Ă grand-chose.
Chewing-gum.
Mais si chacune y met du sien,
et si le ciel nous est clément,
nous finirons par vous donner forme humaine.
Étape intermédiaire mais nécessaire,
avant de devenir I'essentiel de l'homme...
une femme.
Ça vous plaît ?
Pourriez-vous me donner une définition de la grâce ?
Je dirais une connerie.
Souriez, ce sera toujours un début.
Il faut sourire, quand on ne sait pas.
Cela ne rend pas plus intelligente, mais c'est plus agréable.
Laissez-vous envahir par cette petite fragilité
qui va embellir votre visage.
Un sourire.
Un sourire...
c'est une douceur Ă fleur de peau.
Une tendresse.
Presque un état d'âme.
On fixe cette perruque ?
Ça marche, les études ?
J'ai mal aux pieds.
On a le sens de l'humour. C'est un bon début.
Vous vous ĂŞtes fait des amis ?
Je m'entends très bien avec ma souris.
On va boire un verre dans un bar sympa ?
Pas tout de suite.
- Y a jamais de dimanche, ici ? - Jamais.
Ça vous va très bien.
La semaine prochaine, j'aurai 20 ans.
Je peux avoir une petite permission ?
Si vous me surveillez.
Ça va ?
J'ai un programme d'enfer. On va se le faire.
Cadeau.
On va se l'ouvrir !
Une souris blanche
Assis sur une branche
Je l'attrape par la queue Et après j'en fais des nœuds
Oui... En 3 mois, elle a mis le souk partout.
Vous avez perdu votre flair ?
Elle a d'énormes capacités.
Ă€ part mettre des coups de pompe
et mordre les instructeurs, je ne vois pas de quoi elle est capable.
Les bons éléments sont plus longs à former.
- Cinq, six ans, parfois. - Ben voyons !
Je vous donne 15 jours pour enregistrer des progrès.
Sinon, je la mets dehors.
Tu as fait beaucoup de progrès. Surtout en danse.
En peinture, aussi.
Par contre, dans les autres disciplines...
rien, nul...
zéro.
Je reviens.
Bon anniversaire.
Souffle.
On a 15 jours pour tout changer.
Après, je ne pourrai plus rien faire pour toi.
Rien du tout.
Tu regardes mes mains ?
Elles étaient belles.
Maintenant, elles me trahissent.
Vous avez été à ma place.
Laisse-toi guider par le plaisir...
Ton plaisir de femme.
Et n'oublie pas...
Il y a deux choses qui sont sans limites :
La féminité...
et les moyens d'en abuser.
Je rĂŞve !
Vous n'ĂŞtes pas prĂŞte !
Vous ĂŞtes nerveuse.
Je ne supporte aucun retard, vous le savez.
Se faire attendre, c'est se faire désirer.
Enfilez ça.
Ce cintre est moche !
- Je dois passer à l'ordinateur. - Non ! Ça suffit !
Une minute.
- Vous êtes très belle. - Vous dînez avec moi ?
Oui.
- En quel honneur ? - Votre anniversaire,
le 23ème.
Il a pas oublié !
Amande, nous avons un invité.
Je pensais plutôt vous emmener dîner.
Dehors.
J'y vais ?
Comme d'habitude ?
Tu peux poser ton sac.
Attention... Tour de magie...
Et hop !
Pas tout de suite.
Taittinger Comte de Champagne.
Bonne soirée.
Ă€ ton avenir.
Maintenant ?
Il est chargé.
Six balles plus un chargeur supplémentaire.
Je comprends pas.
Derrière toi, il y a une table.
Une femme en orange et deux hommes.
Un garde du corps,
et un autre. Tu dois l'abattre.
Puis tu descendras dans les toilettes des hommes.
Dans la dernière cabine, il y a une petite fenêtre.
Tu tomberas dans une cour.
Là , un grand couloir mène à la rue.
Une voiture t'y attend.
Il te reste 3 minutes.
Attends que je sois sorti.
Eddy, par lĂ !
En face !
Restez lĂ .
José !
J'arrive.
Hep ! Mademoiselle !
ArrĂŞtez !
Ouvre la porte.
J'ai un problème.
Ouvre ta porte,
connard !
Bob, la fenêtre était murée.
Elle était murée !
Bien sûr !
Sale merde !
Espèce de sale merde !
Enculé !
C'est fini.
Tu sors demain.
Tu sors demain.
Tu sors demain !
Alors, tu te calmes, merde !
On est obligé...
obligé de faire ce genre d'exercice avant de sortir un élément du centre.
Tu as bien travaillé.
Et ce soir... toutes ces années...
Tu vas me manquer.
C'est la dernière fois que je t'embrasse.
Vous la destinez Ă quelles missions ?
S1.
Toujours cette ambition !
Restez debout.
Six mois de mise en place. Je la veux pour septembre.
Si ça tenait qu'à moi, je vous aurais laissée crever.
Tenez-vous Ă carreau.
Il n'y aura pas de préavis.
- J'en prends combien ? - Trois, maximum.
Jeannot...
Marie Clément, née à Sarlat. Infirmière à la Salpêtrière.
Tu recevras un virement tous les mois.
Passeport, permis de conduire, prime d'installation.
Tu auras un nom de code.
Joséphine.
Bon courage.
J'ai peur.
Tu as fait le plus dur.
Deuxième étage, très clair, chauffage central,
et l'avantage est que c'est libre de suite.
Parfait...
Parfait.
Vous êtes pressée ? Hein ?
Non, non.
J'ai des problèmes avec ma caisse et le tapis marche plus.
J'ai tout mon temps.
Ça m'arrange !
Amenez votre petit tas, on va faire le tri.
Raviolis...
Raviolis !
Je suis pas rapide, je suis lĂ depuis 2 jours.
C'est compliqué !
Craquinettes !
Vous faites de la peinture sur soie ?
Bonjour l'étiquette !
Ça vaut pas plus de 10 balles !
Vous finissez Ă quelle heure ?
Six heures.
Vous voulez dîner avec moi ?
10 balles !
C'est pas fini.
Je suis un peu gêné. D'habitude, c'est moi qui invite...
Vous m'avez troublé. Je sais plus quoi dire.
C'est pas grave, mangez.
Oui... bien sûr.
Très bon.
Je vais vous en raconter une qui m'est arrivée ce matin...
Non plus ?
Je vais manger pendant que c'est chaud.
Faut pas trop jouer avec les nerfs des garçons.
Excusez-moi, j'ai très envie.
Ça va être froid.
Tu as dit que tu préparais tout !
J'ai mis l'eau Ă chauffer.
T'as rien foutu, quoi !
La princesse est servie !
Et voilĂ ! Putain, je suis Ă la bourre !
La princesse a bien dormi ?
Samedi, je vais inviter Léon pour dîner.
Good.
Il a du mal Ă se faire Ă Paris, le petit Breton !
Je lui ferai des crĂŞpes !
Tu sais faire des crĂŞpes ?
Je vais peut-ĂŞtre m'associer avec lui !
Pour faire quoi ?
- Dessiner des bateaux. - Il tiendra la gomme ?
ArrĂŞte, il est gentil.
Il a pas inventé la machine à cambrer les bananes !
T'es dure !
- Tu devrais inviter ta copine... - Qui ça ?
Tu m'as dit que tu t'étais fait une copine avec...
la semaine dernière.
Je sais pas encore si c'est une copine.
Un dîner est une bonne occasion de le savoir.
Léon lui épluchera les bananes !
On s'entend bien, hein ?
Ça fait 6 mois qu'on est ensemble !
Marie...
Pourquoi t'invites jamais personne Ă la maison ?
Ni parents...
Ni amis...
Personne.
Parce que j'aime que toi.
Ben voilĂ !
Dis-lui que je le hais.
AllĂ´ ?
Joséphine ?
Oui.
Bar du George V, dans une heure.
C'était qui ?
L'hĂ´pital. Je suis de garde.
Un thé.
Vous avez du feu ?
Office du Regina, dans une heure.
Bouge pas.
Écarte les jambes.
Joséphine.
Excuse-moi.
Enfile ça.
Maintenant, je fais quoi ?
T'attends.
Room service, bonjour.
Bien, monsieur.
Je fais quoi, maintenant ?
Tu rentres chez toi.
C'est tout ?
Marie ?
Oui.
C'est Bob.
Comment ça va ?
Bien, très bien.
Félicitations. Heureux que votre 1 ère opération se soit bien passée.
Merci.
Vous êtes bien installée ?
Très bien.
J'ai un fiancé.
C'est bien.
Je suis ravi de voir que tout se passe bien.
Je vais vous laisser.
Bon courage pour la suite.
Bob...
Oui ?
Je voudrais vous inviter à dîner dans ma maison.
Ce sera avec plaisir.
Bob.
Oncle Bob !
Entrez. Elle est dans la salle de bains.
Je vous débarrasse, ça vous embarrasse.
Fallait pas !
Mais le champagne, vous avez bien fait !
Pardon.
Je suis vraiment content... de vous rencontrer.
Vous êtes le 1er membre de sa famille qu'elle me présente.
Les autres ne valent pas la peine.
Je la mets au frigo pendant qu'elle est chaude !
C'est vraiment délicieux ! C'est fin, léger...
On arrête les compliments. Moi, derrière, je vais pas m'en sortir !
Je ne l'ai pas vue depuis longtemps. Je trouve qu'elle est radieuse.
Sûrement grâce à vous !
J'ai un charme très sournois.
Il agit pas tout de suite...
Il faut attendre 15 ans !
Vous pourriez me raconter quand elle était petite ?
Marco...
Non.
Elle était comment à 8 ans ?
Tu m'as promis !
C'est Ă lui que je pose les questions.
J'ai pas le droit de poser de questions.
Je t'en pose, moi ?
Non. J'aimerais bien.
Ça m'empêche pas de t'aimer.
VoilĂ , un vrai mur !
On me l'a déjà dit.
Elle était très belle, à 8 ans.
Les cheveux un peu dorés, une longue natte.
Elle avait une petite cousine, Caroline.
C'était la seule qu'elle laissait toucher sa natte.
Elle avait un ruban dans les cheveux.
Elle portait des robes blanches.
Je ne la voyais que l'été.
La famille se réunissait dans le Périgord.
Il y avait une vingtaine d'enfants.
Toujours ensemble Ă faire des bĂŞtises.
Elle avait une spécialité : imiter les grenouilles.
Elle sautait d'un bond Ă pieds joints dans la boue,
en faisant coâ-coâ. Les autres hurlaient de rire.
Elle revenait,
trempée et nous sortait toujours la même excuse :
"J'ai glissé", disait-elle, avec sa petite voix.
Je la reconnais bien lĂ !
Elle vous a dit ce que je fais ?
Euh... non. Je ne peux lui poser aucune question.
Je suis l'un des actionnaires d'une agence de voyages.
Deux billets pour Venise.
Pour vos fiançailles.
Je sais pas quoi vous dire.
Dites rien.
Bella macchina !
Acajou.
Acajou.
J'ai la gerbe !
Attention Ă la marche !
Merci.
Par ici.
Pas la gondole, Marie !
- J'ai très envie. - Moi aussi.
- J'ai soif, d'abord. - Moi aussi.
Faim, d'abord.
- Moi aussi. - Perroquet ! Défais ma jupe !
Finis !
Tiens-le-moi vite !
Buongiorno.
Une assiette de jambon, une assiette de fromage,
et 2 bouteilles d'eau,
car on boit beaucoup quand on fait l'amour. Grazie mille.
Elle est folle.
Qu'est-ce qu'il a répondu ?
Qu'il avait le même problème avec sa femme.
Tout va bien, alors ?
Bouge pas.
AllĂ´ ?
Joséphine ?
AllĂ´ ?
Joséphine ?
Oui.
Dans la salle de bains, l'armoire Ă pharmacie.
Alors mettez une grande salade verte Ă la place.
Merci.
Y a plus de jambon.
Appelez-moi la direction.
Je vais prendre un bain.
Repose-toi et occupe-toi du room service.
Joséphine, en place.
Les 1 ers éléments sont sous le lavabo.
Montage terminé.
Ouvre la fenĂŞtre.
Y a pas de poignée à ta fenêtre de merde !
Démerde-toi.
Mon amour...
Oui ?
Tu sais Ă quoi je pense ?
Non ?
Ă€ la 1re fois que je t'ai vue.
Je te trouvais belle et je me disais : la vie est dégueulasse.
J'aurai jamais une belle fille comme ça.
Dans ma vie Ă moi.
Jamais.
Consternant, ce que je viens de dire.
- OK. - Sur le canal, un bateau blanc.
Avec un chauffeur en chemise bleue.
Sur la gauche, il y a 2 personnes devant une porte cochère.
Tu les alignes et tu restes en position.
On attend les ordres.
Marie ?
Oui.
- Je peux te parler ? - Oui, mais reste derrière la porte.
J'ai pas envie de t'emmerder avec mes questions.
Je sais pas ce que t'as fait comme connerie dans le passé qui te...
qui te traumatise Ă ce point.
Mais j'ai de l'imagination.
Alors j'ai imaginé le pire.
Et le pire me soulagerait.
- Qu'est-ce que c'est ? - Room service.
J'arrive.
Buongiorno, signore...
Je croyais qu'il n'y avait plus de jambon ?
Prego ?
Laisse tomber.
Y en a combien Ă contacter ?
Un seul, mais Ă doubler.
- À quoi il ressemble ? - Je n'ai pas l'information.
- Grazie signore, arrivederci... - C'est ça ! Arrivée d'air chaud !
Contact visible dans 10 secondes.
- Lequel c'est ? Y en a plusieurs. - Je n'ai pas encore l'information.
Marie ?
Le contact, bordel !
La femme.
La femme en marron.
La femme, bordel !
- Pourquoi tu réponds pas ? - T'avais promis de pas rentrer.
J'ai entendu du bruit, alors...
Ça fait un quart d'heure que je te parle derrière la porte !
Bon...
T'as pas entendu ce que je disais.
D'accord.
Tiens, pour la route.
Chocolat.
Gâteau.
Tu veux savoir si j'ai passé de bonnes vacances ?
Je commence à connaître ton penchant pour les jeux sadiques.
T'es un malade, Bob. Il faut que tu le saches.
Tu te sers de ton métier pour évacuer ta merde.
Je suis content de te voir.
Je regrette l'époque où je t'avais tous les jours pour moi.
C'est un ambassadeur. Dans 5 mois, il repart dans son pays.
Il faut le coincer avant. Tu choisis ton équipe.
Le chef veut que ça se passe en douceur.
J'ai pensé à toi.
Tu fais toujours deux choses Ă la fois.
C'est ma façon d'aimer.
C'est pas sérieux comme accueil, je recommence.
VoilĂ ! C'est beaucoup mieux !
Tu ne diras plus "Bonjour M. le caissier". J'ai démissionné.
- Parfaitement. - Tu vas faire des bateaux ?
- Je vais me gêner ! - Ça s'arrose.
C'est prévu.
Où as-tu appris à sourire comme ça ?
C'est toi.
En plus, on va déménager.
J'ai pensé que quelque chose de plus spacieux te conviendrait mieux.
Il est au n-, chez sa maîtresse. Tu en as au moins pour 2 plombes.
Tu as du feu ?
See you later.
Excuse-moi, je suis Ă la bourre.
Maximilien Jedreck. En poste Ă Paris depuis 7 ans.
Il achète des informations, et attend qu'on le rappelle dans son pays.
Classique.
Quel genre d'informations ?
Un peu tout, informatique, électronique...
Qui est la fille ?
Anne-Marie j'sais pas quoi. Elle vend des tableaux.
Elle est claire.
Mais c'est pas lui qui nous intéresse.
On veut coincer les entreprises qui vendent ces informations.
Pour ça, il nous faut des preuves.
Qui sont dans le coffre de l'ambassade ?
Et les clés sont dans sa poche.
On aura pas Ă les chercher !
Les relations avec l'ambassade sont tendues.
Alors mollo, pas touche Ă l'ambassadeur.
On veut un tour de magie. Pas un tour de force.
Mon amour ?
Mon amour !
Putain ! Tu m'as fait peur !
Malgré ton travail à l'hôpital, tu sens toujours bon.
Secret de femme.
Raconte. Ça fait 3 mois que tu bosses la nuit.
C'est le dernier soir.
Ces toiles, j'en peux plus !
Je dois m'occuper de vous.
Marie-Hélène. Enchantée.
Enchanté.
Attendez-moi 5 minutes.
Il est pas vendu, celui-lĂ !
C'est qui ?
Un artiste qui me fatiguait avant mĂŞme de porter ses toiles.
Vous buvez quoi ?
Whisky.
Vous travaillez avec Anne-Marie ?
Mon père a une galerie à côté de la sienne.
Dans la mĂŞme rue ?
Oui, un peu plus haut.
Un peu plus haut... Un peu plus haut...
Je vois...
Merci.
Après la galerie finlandaise.
Non, plus haut.
Le coude.
Et glou et glou et glou...
Allonge-toi.
Tu vas dormir.
Christian, c'est une ménagère qui monte.
OK, bien reçu.
- Joséphine ? - Oui.
Il y a un code entre l'ambassadeur et ses gardes.
- Nous l'avons. - Il a changé.
On vient de nous prévenir.
On arrĂŞte tout ?
Attend, je me renseigne.
La mission est maintenue.
- Ça veut dire quoi ? - On vous envoie un nettoyeur.
C'est ma mission...
Ferme-la.
La mission est maintenue et reste prioritaire.
Rien Ă foutre de ton nettoyeur !
Qu'est-ce qu'on fait ? On se casse ?
Non. On l'attend et on lui parle.
Maurice ?
Qui est-ce qui monte ?
Ça va, ça va !
- Calme ! Calme ! - Ça va !
J'y vais.
Victor, nettoyeur.
La salle de bains ?
Au fond.
Emmenez-moi celui-lĂ aussi.
- Et le chauffeur ? - Dans le coffre.
- Tu voulais lui parler, vas-y. - Tu fais chier !
T'as une autre idée ?
Victor, il faut qu'on parle, d'abord.
Après.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Nettoyer vos conneries.
Vous l'avez pas buté !?
Vous ĂŞtes malade !
Viens m'aider, connard !
- Je veux plus ! - Viens m'aider.
Tiens !
Tu la fermes ?
Viens m'aider !
T'as qu'à nettoyer à l'ambassade. Voilà les clés.
ArrĂŞte, connard !
Victor...
Je vais téléphoner pour avoir des instructions.
Victor... non...
J'ai pas l'habitude d'arrĂŞter les missions en cours.
On va rien appeler et on va finir cette mission.
Sinon, je te dissous la gueule.
- Je viens avec toi, c'est mieux. - Non, c'est pas mieux.
Reste lĂ , j'en ai pour une heure.
Et puis calme-toi, Victor.
Dans une heure.
On a dit dans une heure.
Je vais nettoyer.
Tu vas rien nettoyer.
On va faire un tour. C'est tout.
VoilĂ .
Il faut finir la mission.
S'il te plaît. J'en peux plus, Victor.
S'il te plaît... on s'en va.
- C'est qui, celui-lĂ ? - Je sais pas.
Que se passe-t-il, monsieur ?
Merde !
On se casse !
Ils sont en place.
C'est une fausse alerte. Restons calmes.
Ils ont fermé la grille.
On reviendra.
On va faire un tour et on revient.
Pousse-toi.
Marie, regarde-moi.
Mon pauvre amour.
Ils vont t'user.
C'est un métier trop dur pour toi.
Regarde-moi ces petites mains.
Il faut les protéger.
Il faut pas qu'elles vieillissent.
Il faut qu'elles arrĂŞtent de travailler avant qu'il soit trop tard.
Pourquoi tu dis ça ?
Je sais tout.
Il n'y a pas de Marie Clément à la Salpêtrière. Il n'y en a jamais eu.
Et je sais aussi...
les planques, les filatures.
Les cassettes vidéo.
Pourquoi tu m'as rien dit ?
Parce que je n'aime que toi.
Merci.
Merci.
Merci.
Mon Marco, Ă moi.
Tu es la seule belle personne que j'aie rencontrée dans ma vie.
La seule qui m'ait vraiment aidée.
Tu vas partir ?
Tu m'emmènes si je me fais tout petit ?
Je préfère que tu sois grand.
Je t'aime.
Mathieu, j'y vais d'abord.
Je vous appelle en cas de problème.
- Vous ĂŞtes lĂ pour me descendre ? - Non.
Vous ne trouvez pas que...
qu'elle a payé sa dette ?
Qu'elle devrait avoir le droit de vivre ?
On a détruit sa vie.
Je sais tout ça.
Mais elle aussi a détruit la vie.
C'était un policier.
C'est une dette lourde Ă effacer.
Elle en a tué combien pour votre compte ?
Ne comptez pas que quand ça vous arrange.
OK, Marco.
Mais maintenant que tu connais la situation, je t'écoute.
Que veux-tu que je fasse ?
Que tu la protèges.
J'essaie.
Mais elle est en danger.
Elle est partie avec les documents de l'ambassade.
Elle est plus en danger. C'est moi qui ai les documents.
Elle a laissé un mot pour toi. Mais je l'ai déchiré.
Il disait quoi ?
Elle va nous manquer.
Oui.
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