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Quand j'�tais gamin, � Meldwood,

et qu'il n'y avait pas d'essence, on se d�fon�ait � l'air.

On se penchait, on inspirait � fond une vingtaine de fois,

puis un copain nous comprimait la poitrine par-derri�re.

Alors on tombait dans les pommes et on r�vait.

On revenait � nous avec l'impression d'avoir d�lir� un an et on disait :

"Je suis parti combien de temps ?"

Tout le monde riait

parce que �a n'avait dur� que quelques secondes.

J'avais environ six ans quand j'ai commenc� � sniffer.

Je d�gottais du bon gasoil

ou de l'essence � briquet et je sniffais.

Quand j'�tais gamin, j'�tais un vrai sauvage.

Je ne pensais qu'� me d�foncer.

Je me r�veillais le bras en sang et marqu� � l'encre.

Des couteaux, des croix, des trucs comme �a.

Je pouvais y passer des semaines, un bidon apr�s l'autre.

D Ray ! Ram�ne-toi ici !

- Il est encore d�fonc� � l'essence. - Quoi ?

Je l'avais pr�venu.

Papa m'aimait vraiment,

et je sais maintenant qu'il essayait de m'aider

� ne pas me d�molir le cerveau.

Mon p�re, c'�tait D Ray White,

et il n'y a jamais eu de meilleur danseur des montagnes.

Il pouvait ex�cuter 52 pas de plus que n'importe qui.

Il �tait le plus grand danseur des montagnes du monde.

Partout en Virginie de l'ouest et dans le Kentucky,

on parle encore du jeu de jambes de mon p�re, D Ray White.

Y en a marre !

Je m'en occupe, D Ray. Allez, Jesse.

Le sh�rif m'a emmen� plus d'une fois � Meldwood,

le centre �ducatif pour gar�ons de Virginie de l'ouest.

Une maison de correction.

Ils nous tondaient et nous arrosaient pour nous d�barrasser de la vermine.

Cette merde, �a br�lait.

Ils nous arrosaient m�me les couilles.

On nous filait des fringues et on nous mettait en rang.

- Nom. - Jesco White.

Encore toi, Jesco White.

Comme � l'arm�e.

Des fois, si on d�connait,

et qu'ils trouvaient les punitions � Meldwood trop douces,

ils nous envoyaient au camp de travail d'Everett.

Personne n'aurait envie d'y aller.

J'imagine qu'ils �taient cens�s nous rendre meilleurs, l�-bas.

Ramasse !

Mais moi, je crois pas.

Je pense que �a nous rendait pires.

Parce que sit�t sorti, je faisais un truc qui m'y renvoyait.

Mon p�re essayait d'�viter �a.

Tout ce qu'il voulait de moi, c'�tait que je danse.

Il avait compris d�s l'enfance que j'�tais faible,

et il avait essay� de me prot�ger du mal de ce monde.

Mais j'�tais d�j� loin,

et des trucs arrivaient, qui me faisaient encore plus d�river.

Dorsey, viens !

Va chercher la scie � m�taux de papa. Celle qui est dans l'atelier.

On dirait un arc.

- Rocket. - Pardon ?

L'essence � briquet. Rocket ?

M. Warner, vous voulez bien venir ?

Salope ! Je voulais juste de l'essence.

On sait que c'est toi, Jesse.

T'as fauch� de l'essence dans tous les magasins de la ville.

Tu veux que ton p�re vienne te chercher ?

Attends une minute ! Petit enfoir� !

Alors j'y retournais encore.

Ce qui se passe dans ces endroits a tendance � vous rendre encore pire.

On continue sur la mauvaise pente.

Un des gars avait simplement d�cid� qu'il ne m'aimait pas beaucoup.

Lui et quelques autres me sont tomb�s dessus dans la buanderie.

- File-moi une clope. - J'en ai pas.

T'as int�r�t � me filer une clope.

Je t'ai dit, j'en ai pas.

J'aurais bien voulu.

J'ai rencontr� Cedal Davis, un gars du comt� de Boone.

Il m'a pris sous son aile et m'a expliqu� comment �a marchait.

Cedal m'a conseill� de ne pas laisser tra�ner l'affaire.

Il m'a montr� comment faire une sorte de couteau,

avec du scotch, une lame de rasoir et une brosse � dents.

J'ai laiss� un paquet de cigarette sur ma couchette

pour voir si ces mecs me tabasseraient.

Comme ils me piquaient tout, ils sont venus les prendre.

Je dois dire que je ne me souviens pas exactement de ce qui s'est pass�.

Mais � la fin, tous s'en �taient tir�s beaucoup moins bien que moi.

Leurs oreilles �taient fendues, leurs narines en drapeau

et leurs bouches �largies dans un sourire...

comme on d�coupe un cochon.

Parmi les choses que j'ai faites, certaines viennent de l'essence.

D'autres, plus tard, viennent de Meldwood et du camp.

Et il y a cette folie, caus�e par ce qui est arriv� � Cilla et D Ray.

Au d�but, Dieu cr�a la Terre et la Lumi�re,

et tout ce qui est bon �tait n�.

Apr�s que le diable fut d�chu du paradis,

l'homme marcha vers la Terre,

et des batailles de douleur y �clat�rent.

Dieu pleura et se mit en col�re.

Ainsi vint le d�luge.

Il noya tout le mal qui s'�tait enracin�,

sauf les d�mons dans le sol,

la roche et les airs.

Personne ne peut y �chapper,

jusqu'� la purification par le feu de l'extase.

Il essaya de me donner le talent de la danse,

pour chasser le mal de mon sang.

Enl�ve tes chaussures.

- Je te dis de les enlever. - Pourquoi ?

Enl�ve-les, salopard. Tu vas au moins apprendre une chose.

Tu vas apprendre � danser.

Regarde-moi.

Vas-y !

C'est �a.

C'est �a. C'est bien.

Quand tu ma�triseras bien ce pas, je t'apprendrai autre chose.

Vas-y, fais comme moi.

Tous les jours, on sortait s'entra�ner dans la poussi�re.

On encha�nait les pas.

On dansait pieds nus, parce que �a renforce pieds et chevilles.

On a fait comme �a presque tous les jours pendant des mois.

Je devenais plut�t bon.

D Ray, il voulait que je continue.

Papa voulait qu'on s'amuse et qu'on �vite les ennuis.

C'est pour �a que tous ceux du comt� de Boone et alentours

aimaient D Ray.

Ils avaient l'habitude de tous venir.

Les boiteux, les cloches, les gens de couleur.

Tout le monde �tait le bienvenu et c'est ce que D Ray aimait.

Il plaisantait, dansait, chantait,

et tout le monde prenait du bon temps.

Edgar Hudd accompagnait papa.

Ils �taient comme fr�res depuis toujours.

C'�tait aussi un sacr� pr�cheur, citant la Bible verset par verset.

Tout allait bien � l'�poque. On �tait ensemble et heureux.

Mais j'�tais faible.

Je ne me souciais pas de grand-chose.

Ils sont chouettes tes tatouages.

Ici c'est la Faucheuse, et l�, la Faucheuse Rebelle.

Qu'est-ce que c'est ?

On dirait de la morve en sachet.

De la pure m�th.

De la glace dans tes veines.

Donne-moi ton bras.

Je vais t'en mettre un petit.

Avec cette morve, on a l'impression d'�tre au paradis.

On voudrait cavaler des jours, sans s'asseoir ou fermer l'�il,

mais surtout pas redescendre.

Vous voulez que je meure ?

- Tu ne vas pas mourir. - Tirez-vous !

Ils ont de l'eau pour que tu puisses respirer.

Il se prend pour un poisson, un truc comme �a.

Une tortue !

Je suis une mouette !

Ils allaient me coller dans une vraie prison, ce coup-l�.

Quand ils m'ont mis en taule,

les toubibs ont vu que je n'avais pas toute ma t�te.

Alors ils m'ont envoy� � l'h�pital de Bennett.

L'asile de fous.

J'ai pass� plus de temps dans ces endroits que dehors.

Mais une fois sorti, j'essayais de suivre les conseils de mon p�re,

en esp�rant que la danse m'aiderait � rester dans le droit chemin.

�a a dur� comme �a quelques ann�es.

J'essayais de rester droit, mais...

j'�tais faible, et t�t ou tard, une b�tise m'y renvoyait.

Pourquoi t'as fait �a ?

Je regardais mon �mission.

Comment tu peux me dire un truc pareil ?

Encul� ! Je regardais mon �mission !

Quand je craquais et commen�ais � me battre,

ils me plaquaient au sol et m'injectaient un calmant.

Alors j'allais bien un moment,

jusqu'� ce que �a se dissipe et qu'il revienne,

ce d�mon qui court dans mes veines.

Comment est-ce que je peux manger ici,

avec ces attard�s et leurs merdes ?

Bon sang !

Infirmi�re !

Regardez �a !

Putain d'abruti !

Quand brille le soleil et que J�sus pr�side,

alors tout est lumi�re.

Mais quand viennent les t�n�bres, alors les choses changent.

Et viennent les autres anges, noirs, �dent�s,

volants et v�loces.

Ils hurlent, envahissants nos pens�es,

et tout ce mal se camoufle,

nos tripes l'entourent, notre c�ur s'en nourrit,

jusqu'� ce que dans nos veines ne coule plus que le p�ch�.

J'�tais encore enferm� la nuit o� ils ont tu� mon p�re.

Ils ne me l'ont pas dit tout de suite,

� cause de toutes les substances qu'ils m'injectaient � cette �poque.

Ils ont attendu que je r�cup�re, et �a a pris un moment.

M�me quand ils me l'ont dit,

je n'ai pas vraiment compris ce qu'ils racontaient.

J'ai pass� environ six mois � ressasser,

� penser � ce qu'ils avaient fait � mon p�re.

J'aime mon p�re, et je l'aimerai toujours.

C'est D Ray White qui m'a donn� ma vie,

et le peu de bont� que j'ai re�ue.

Mais ils me l'ont enlev�.

J'ai pens� "�il pour �il", comme c'est dit dans la Bible.

Je voudrais m'assurer que vous �tes bien consciente

de ce � quoi vous vous engagez, Mme White.

En signant, vous devenez responsable de sa personne et de son traitement.

Vous vous assurerez qu'il se soigne

et aille � ses rendez-vous psychiatriques.

Vous pouvez faire simple, vu qu'on n'a pas d'�ducation ?

Prenez votre main, mettez-la comme �a,

et posez-la sur sa t�te.

Comme �a.

Alors son cerveau, l�, est comme...

de la cendre.

- De la cendre de cigarette ? - Exactement.

Je ne crois pas qu'une chose aussi bouleversante

que la mort de mon p�re me soit jamais arriv�e.

Sa mort m'a caus� une profonde douleur dans le c�ur et dans la t�te.

�a fait tr�s mal quand quelqu'un qu'on aime meurt comme �a.

C'est une douleur qui peut m�me transformer toute une vie.

Jesco, regarde par ici.

Tu vas pouvoir t'entra�ner � danser.

Voil� les chaussures de ton p�re.

J'ai pris ces vieilles chaussures et essay� de me ranger,

de m'�carter des mauvaises choses du pass�.

Attends un peu.

- Sur ce pas, l�. - Quand �a ? O� �a ?

Quand tu fais ce bond,

- apr�s, tu tra�nes le pied. - Comme �a ?

J'ai appel� Bob Houston.

Bob avait jou� un paquet de fois avec Edgar Hudd,

le vieux joueur de banjo qui accompagnait mon p�re.

Sur celui-l�, d'abord tu sautes et ensuite tu frottes.

Il connaissait donc tous les airs sur lesquels je pouvais danser.

On jouait o� on voulait bien de nous.

Merci.

Je vous adore.

On va tout donner. Vas-y, Bobby.

Puis John Jackson nous a trouv� des dates,

alors on a fait tourner notre num�ro.

On a d�marr� � Charlotte, et on a �t� un peu partout.

On devait bien jouer 5 � 6 fois par semaine,

� Ajax, Manhong, Delsock, Gary, Jessetown et Horbanietown.

J'�tais dans les pompes de mon p�re. Je me sentais bien.

Mais je tra�nais ce probl�me,

et o� que je sois, aussi bien que j'aille,

j'�tais jamais loin des mauvaises pens�es et du reste.

C'est en moi, comme un cancer qui me pourrit.

J'ai essay� d'�tre clean, mais c'est dans mes tripes,

et �a tournait toujours au vinaigre.

C'est que...

j'avais vraiment de mauvaises pens�es.

� l'�poque o� j'�tais � Meldwood, j'�tais de corv�e,

je faisais des petits travaux d'entretien.

J'�tais l� � passer la tondeuse, � travailler dur, � saluer les gardes,

quand je me suis demand� : "� quoi marche une tondeuse ?"

Y a plus d'essence !

Je ne sais pas si je r�vais ou si j'�tais �veill�,

mais les visions que j'ai eues n'�taient pas jolies du tout.

Des envies de meurtre et de torture envers les gardiens.

Je leur infligeais toutes sortes de ch�timents.

Toutes les douleurs imaginables.

Comme un ange vengeur, je les punissais pour leurs p�ch�s.

La chanson qu'on va maintenant vous jouer...

Merci, Bob.

La prochaine chanson...

Bouge tes pieds !

... feu mon p�re me l'a apprise.

J'emmerde ton p�re.

Cette chanson s'appelle Wilwood Flower.

Vous ne vouliez pas �tre grossier, je sais.

Je comprends, vous avez bu quelques coups.

Mais vous sabotez mon num�ro

et vous manquez de respect � mon p�re.

C'est tr�s mal �lev�.

Va chier !

Tu embrasses ta m�re avec cette bouche ?

Attend, Bob !

- Salut. - Salut.

Vous allez vers Prenter ?

On n'a pas de caisse, vieux.

On la met sur le bord de la route.

Quand une caisse s'arr�te, on la fauche.

�a marche.

Je m'appr�tais � voler la voiture ce soir-l�,

et � piquer tout le fric.

C'est comme �a que je pensais, � l'�poque.

Jusqu'� ce que je la voie, belle comme un ange descendu du ciel.

- Pourquoi vous riez ? - Vous �tes �blouissante.

Ce sont des paillettes.

- Seigneur ! - Qu'est-ce qu'il y a de dr�le ?

- Vous y voyez sans vos lunettes ? - Pourquoi ?

Vous y voyez ?

Vous ressemblez � une star de cin�ma.

Mais si. Une star de cin�ma.

Je crois que je suis amoureux.

Comment tu t'appelles ?

Enid. Enid Connor.

Je vais devoir t'appeler Priscilla.

- C'est mon nom pr�f�r�. - O� est-ce qu'on va ?

J'allais � un mariage � Prenter,

mais on peut aller chez moi. C'est � Twilight.

Mon mari est sorti avec les enfants.

On pourrait aller faire la f�te chez moi.

�a a �t� la meilleure baise de toute ma vie, ce soir-l�.

La plus propre, aussi.

J'vois ton cul. J'vois ton cul. J'vois ton cul.

Depuis, j'ai plus jamais vu un oiseau si malin

qu'il pouvait parler.

Ciel, ton mari !

C'est quoi ce bordel ?

Vous �tes qui ?

On est des amis de Cilla.

C'est qui, Cilla ? Enid !

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

- Ce sont des cousins. - Quoi ?

- Ce sont des cousins. - Et lui ?

- Leur ami. - Et c'est qui, Cilla ?

C'est elle.

Cilla ?

Elle l'a quitt� ce soir-l� pour partir avec moi.

Je ne sais pas pourquoi et s�rement qu'elle non plus.

Elle a parfois cette simplicit�, � faire des choses sans r�fl�chir,

comme un poulet qu'arr�te pas de manger.

Si on lui enl�ve pas ses graines,

au poulet, il finit par s'�touffer.

On s'est trouv� une baraque et Cil a pris la route avec nous.

Elle adorait faire la route.

Des fois on allait jusqu'� Marshall ou Cookstown.

Cilla pr�parait mes repas et lavait mes fringues, comme une vraie famille.

Ce sont mes meilleurs souvenirs. Ma bonne vie.

Ch�ri ?

Qu'est-ce que t'apportes l� ?

Des �ufs.

Bon sang, Cil. Tu vas faire des �ufs ?

Encore des �ufs baveux et gluants ?

J'ai du bacon.

Et aussi de ces petits piments que tu aimes tant.

C'est vrai que je les adore, ces piments.

C'est les plus forts, ces petits enfoir�s.

Oh, ma bouche ! C'est un peu trop fort, non ?

Est-ce que j'aurais d� les pr�parer avec des tomates ?

C'est tr�s bon.

Viens par l�, poup�e.

Tu m'as fait peur, petit salopard !

On peut dire que Cilla savait boire.

Mais y a un truc qu'elle faisait mieux que tout.

Ivre ou � jeun, c'�tait un sacr� coup.

Entra�n�e depuis le plus jeune �ge, qu'elle disait.

S�r que certains auraient pu dire qu'elle n'�tait pas tr�s jolie,

et il y a des jours o� j'aurais �t� d'accord.

Mais je l'aimais.

Vraiment.

Du fond du c�ur.

Bon Dieu ! T'as int�r�t � sortir de l� et � ranger ce bordel !

Je sais que c'est toi qui l'as foutu.

Ne m'approche pas, Jesco White ! T'es le diable en personne.

Arr�te de me prendre la t�te. C'est pas un truc � faire !

Elle �tait toujours � me titiller,

me picorer les m�ninges, ou ce qu'il en restait.

Elle me faisait voir plus rouge que rouge.

Qu'est-ce qui se passe, ici ?

Rien du tout.

Jess, donne-moi �a.

Tu me connais, Reilly. J'ai rien fait de mal.

Allez...

Elle me picore le cr�ne. Elle d�conne avec ma putain de t�te.

Ne t'approche pas de moi, tu m'entends ?

Elle d�conne avec ma putain de...

Elle arr�te pas de me prendre la t�te.

Allez...

Tout va bien, calme-toi.

Viens, maintenant. Sortons.

- Je lui aurais rien fait. - Je sais bien.

Juste un peu peur.

C'est vrai, des fois on s'engueulait, comme tous les couples.

Et puis, on reprenait la route, on prenait du bon temps,

et c'�tait le paradis.

Jesco White, messieurs dames.

Le jeu de jambes de Jesco White.

Mesdames et messieurs, nous avons une surprise pour vous.

Elle le sait pas encore, on va essayer de la faire monter ici.

Je l'ai entendue � l'�glise, il y a quelques ann�es,

c'est une deuxi�me Loretta Lynn.

Voyons si on peut la faire venir : Miss Cilla White !

Viens ch�rie, monte.

Allez, Cilla.

La voil�. Elle est un peu timide.

Il va falloir l'encourager, Miss Cilla White !

Je crois pas qu'Elvis lui-m�me ait aim� sa Priscilla

plus que j'ai aim� la mienne ce soir-l�.

Mon c�ur battait � tout rompre, � l'�couter chanter.

On �tait comme des �toiles descendues du ciel

et qui brillaient maintenant sur Terre.

C'�tait le bon temps, les spectacles avec Cilla et Bob.

Sauf que le mal r�dait toujours.

Je ne sais pas pourquoi, mais il semblait me suivre partout.

Qu'est-ce qu'il y a, Bob ?

J'aime pas jouer pour les n�gres.

Y a pas de quoi s'en faire.

J'en ai connu plein � Meldwood.

Ce sont des �tres humains, comme tous les enfants du Seigneur.

Te tracasse pas.

�a va �tre bon ce soir, je le sens.

D'accord.

J'ai pas de probl�me avec les Noirs.

Avec eux � Meldwood, j'ai jamais eu d'embrouille.

Pas comme Bob. Pas une seule embrouille.

Si tu veux vivre,

rentre illico m'attendre dans la chambre.

Ou alors je repeins ce bar avec ta cervelle.

Toi, esp�ce d'encul� !

- Allez, on s'en va. - Vous en avez apr�s ma femme ?

- Ils essayaient pas de te la piquer. - Ils en ont apr�s Cilla !

Mais non. Ils ne faisaient que s'amuser.

Allez, rends-moi mon flingue. Cassons-nous de l�.

J'ai compris que si Bob, qui n'aimait pas beaucoup les n�gres,

essayait de me faire sortir au lieu de tirer dans le tas,

il valait mieux lui faire confiance, ou �a allait d�g�n�rer.

Je t�tais s�rieusement la bouteille quand je suis rentr� � l'h�tel.

Chambre 11. Un et un.

C'est dr�le que je m'en souvienne, parce que j'�tais devenu fou.

Tu vas aller en enfer.

Le sang s'est m�l� � l'eau et a coul� abondamment,

parce que je m'�tais bien entaill�.

Le sang et l'eau chaude ruisselaient vers elle,

et rougissait le blanc de la fa�ence.

C'est l� que je me suis rendu compte � quel point je l'aimais,

parce qu'elle n'�tait pas morte,

alors que j'�tais en train de crever et que je m'en foutais.

Cilla s'est mise � brailler sans s'arr�ter,

alors Bob a d�barqu� et m'a garrot� le bras.

Je ne sais pas ce qui serait arriv� si Bob n'avait pas �t� l�.

Probablement que Cilla aurait hurl� jusqu'� ce que je sois mort et enterr�.

Je l'ai d�j� dit, parfois elle d�connait.

�a a �t� la fin du bon temps. Encore une fois.

Ma vie n'a �t� qu'une f�te, une blague et une trag�die.

J�sus a de bonnes mains, douces et roses.

Quant au diable, lui, ses mains sont rugueuses et noires.

Ses doigts sont comme du papier de verre,

ils lac�rent le dos, et d�chirent les entrailles.

Quand viennent les mains de J�sus

le sang s'enflamme dans les mains du diable,

comme de la lave.

Il faut courir, pour soulager ce feu.

Il faut agir.

L'oisivet� est m�re de tous les vices,

et c'est la pure v�rit� : les mains oisives

sont les mains du diable.

La vengeance est une chose �trange.

Tout ce qu'on veut, c'est l'assouvir.

On ne pense plus qu'� �a. Tout le temps.

C'est quand ces pens�es me venaient que je me mettais � graver.

J'aime bien les histoires et les chansons de la Bible.

Elles apportent la paix de l'esprit.

Je sors.

O� tu vas � cette heure ?

� l'�glise. O� tu crois que je vais ?

Je n'ai rien dit, mais je savais o� elle allait.

Dorsey m'avait dit l'avoir vue devant l'ancienne maison de Vernon.

Ses enfants devaient lui manquer.

C'est triste de rentrer chez soi apr�s un voyage.

C'est calme et on repense � tout ce qui s'est pass�.

Comme je dis : c'est ce qui arrive quand on a du temps.

On ressasse ses souvenirs.

Alors sa propre maison devient une esp�ce de prison.

Comme si le pass� s'immis�ait dans le futur,

et mettait le foutoir dans cette bonne vie.

- Comment tu t'appelles ? - Sam.

Sam, tu peux m'appeler Jesse.

- T'es l� depuis longtemps ? - Deux ans.

Deux ans ? Je t'ai jamais vu.

T'es l� pour quoi ?

Ce qui suit est si malsain que je ne sais pas par o� commencer.

Tally, le fr�re a�n� de Sam, lui tapait r�guli�rement dessus.

Mais ce qu'il aimait surtout, c'�tait les chiens et les poules.

Puis il a d� se lasser des chiens et des poules,

et il s'est mis � travailler Sam dans la grange derri�re le champ.

Il attrapait Sam, l'emmenait et s'appliquait � bien le besogner.

� poil dans le foin, fa�on fermi�re mais version p�d�.

Quand leur p�re est parti dans la montagne, � la p�ture,

Sam n'a pas perdu une minute.

Tally est rest� pendu quelques jours, jusqu'� ce qu'il perde la voix.

Papa, au secours...

Puis son ventre enfla � cause des gaz qu'il avait dans les boyaux,

vu qu'il �tait comme crucifi�.

�a puait tellement qu'on le sentait du bas de la route.

Sam voulait que Tally ressente sa douleur � lui dans les tripes.

Alors il a pris les vieilles aiguilles � tricoter de sa d�funte m�re.

C'est ce qu'ils lui ont reproch� : les aiguilles dans le bide de son fr�re.

Bob ne voulait plus jouer avec moi

et Cilla ne voulait plus �tre sur la route.

Elle n'aimait pas que je fasse la f�te ou que je boive. Pas m�me une bi�re.

Elle disait que c'�tait pas bon pour ma t�te.

Elle m'a fait promettre sur la t�te du Bon Dieu.

Certains disent qu'il vaut mieux laisser la vengeance au Seigneur

et j'ai essay� de garder loin les mauvaises pens�es.

Mais �a a empir� quand j'ai su

que les coupables �taient d�j� sortis de prison.

Regarde ce qu'on a l�.

Le juge a dit qu'il y avait eu un probl�me avec le proc�s.

Et ils sont revenus tout droit dans le comt�.

J'ai m�me entendu dire qu'ils buvaient chez Bob et B's.

J'ai d� imaginer plus de fa�ons de tuer un homme qu'il n'en existe.

Seigneur, pour ce que nous allons recevoir,

nous te rendons gr�ce.

Quand on reste trop longtemps seul dans sa t�te,

vient un moment o� on a le droit de perdre pied.

Qu'est-ce que tu fais l� � vagabonder ?

Y en a qui feraient mieux de retourner dans leurs vall�es.

- On devrait lui filer un coup de main. - Un coup de main ?

Besoin d'aide, monsieur ?

Tu danserais pas pour nous ?

Allez ! Fais voir quelques pas !

Je te parle, vieux.

- File le c�ble ! - Merde, Long !

Le c�ble, Davie ! Passe-le-moi !

Il va danser pour nous, maintenant.

Accroche-le � l'arri�re.

Monte dans la caisse !

Monte dans cette bon sang de caisse !

Laisse-moi tranquille.

Tu vois pas que je grave ?

Tu es dans les griffes du diable, Jesco White.

Je vais te crever les yeux,

et t'arracher la langue

si tu fermes pas ta putain de gueule.

Tu me quittes ?

Tu te d�truis.

Je n'aurai plus de raison de vivre !

Et je ne reviendrai jamais.

Tu ne me quitteras pas vivante !

Une fois le diable en nous,

m�me si peu qu'il est invisible,

alors tout est perdu.

Il p�n�tre la peau, le c�ur, les os,

et grandit.

Alors il dirige nos actes, et J�sus ne peut plus rien.

La mort est le seul espoir,

ou l'amputation des membres,

pour ne pas avoir � ex�cuter son �uvre.

Tranchons-nous la langue et coupons-nous les pieds

car ils ne sont plus � nous mais � lui.

Les conducteurs de d�panneuse sont pay�s au remorquage.

Du coup, ils font le tour du cadran pour gagner plus.

La plupart sont partants pour un fix si �a peut les aider � tenir.

Et Dieu sait que je voulais me d�foncer.

Un aller direct pour le paradis.

C'est comme d'�tre baptis� dans une rivi�re d'or et d'argent.

Je me sentais capable de b�nir le monde entier.

Encore une, Elvis.

Encore une.

Marilyn...

Va te coucher.

Tu bois trop.

Tu te d�fonces trop, salope.

Va te coucher.

Bon Dieu, Long, tu l'�trangles.

On devrait peut-�tre le laisser filer.

Je pourrais vous buter tous,

vous enculer et vous trancher la gorge.

Mais...

c'est pas � nous de juger.

Dieu seul le peut.

T'es pas net, esp�ce de tar� de p�quenaud.

Je t'aime, papa.

Tu as �t� un bon p�re.

Je suis d�sol� pour tout ce que j'ai fait.

Pour toutes ces vilaines choses.

Pour la sniffette qui m'a conduit � Meldwood.

Je suis d�sol� pour la trag�die qu'est ma vie.

Je vais tout r�parer.

La vengeance s'abattra sur eux.

C'�tait comme � la t�l�.

Comme ces documentaires sur la vie des animaux.

Il courait comme un lapin, et je l'ai fracass� avec le marteau.

Il est tomb�, comme un lynx traqu�.

Tu ne croyais quand m�me pas que j'allais oublier ?

- Je vais prendre mon temps. - Non, Jesse, je t'en supplie.

"Non, Jesse, je t'en supplie."

C'est comme �a que Davie a pay�.

Cilla...

Encul� ! Merde, Cil !

Appelle les flics, appelle Reilly !

Long tient Cilla ! On doit y aller !

Cilla, merde !

Qu'est-ce qui se passe ?

Cilla n'est plus l�.

Pose cette arme.

Elle a �t� kidnapp�e. Long va la tuer.

Qu'est-ce qu'elle a, Cilla ? Tu lui as fait du mal ?

Je t'ai dit ! J'ai trouv� ma caravane retourn�e et Cilla a disparu !

- Calme-toi, Jesse ! - Bon Dieu !

Si on reste l�, elle va mourir !

Long est venu pour se venger, pour ce que j'ai fait � Davie.

Tout va bien maintenant, Jesse.

Il est d�j� en enfer.

� ton tour.

C'est assez serr� pour toi ?

� Meldwood, on bricolait �a avec du scotch et une brosse � dents.

Et c'�tait pas pour se raser.

- Non, Jess ! - Je sais ce que tu as fait � Cilla.

- J'ai rien fait � Cilla ! - Je sais pas comment...

- Au secours ! - ... mais je sais que c'est toi.

�a pique ?

Personne viendra � ton secours.

Prier ne te sauvera pas. Tu es d�j� en enfer, Long.

Et le Seigneur n'est pas pr�s de te sauver avec ce que t'as fait.

Je crois bien que le Seigneur a sa fa�on de punir les gens

quand ils sont ici sur Terre.

D�j� en enfer.

Tu dois me suivre, maintenant.

Long a pay� pour ce qu'il avait fait, tout comme Davie.

J'ai eu ma vengeance.

Parfois, l'esprit nous �chappe.

Je ne sais pas ce qui s'est vraiment pass�.

C'est ce qui arrive quand on se d�fonce trop.

J'arrivais � peine � discerner la r�alit�.

Mais je savais que je devais fuir dans les bois,

ou mon destin serait pire que celui de Tally Briscoe.

La vengeance rend fou.

On ne pense qu'� torturer, � tuer

et � accomplir cette vengeance.

Mais ensuite,

il faut recommencer � vivre avec ce qui l'avait inspir�e,

et on n'a plus cette vengeance qui soulage, ni rien.

C'est D Ray White qui m'a donn� ma vie,

et le peu de bont� que j'ai re�ue.

J'ai essay� de r�fl�chir � ce qu'il aurait fait � ma place.

Il se serait rendu, aurait tout racont� � la police,

et fait ce qui est juste.

J'aurais d� en faire autant, mais je suis un faible.

Il aurait eu le c�ur bris�, c'est s�r.

Je pense toujours � lui et il me manque,

parce que j'aime mon p�re et je l'aimerai toujours.

Les mouches me suivaient partout, m'emp�chaient de penser.

J'errais d�j� depuis deux jours quand j'ai pens� � un endroit.

Je me suis souvenu de la cabane du vieil Edgar Hudd,

o� personne ne venait jamais � part mon p�re,

et seulement pour chasser.

Je me suis donc d�cid� � la chercher.

Hudd devait avoir 90 ans pass�s.

Je n'�tais pas s�r de le trouver vivant.

Je ne l'avais pas vu depuis bien un an.

Jesse !

�a fait un bout de temps.

J'ai entendu dire que tu dansais comme Ray, maintenant.

Jusqu'� Twilight, Bandytown...

Mais regarde-toi. T'es une vraie loque.

Pour commencer, t'as besoin d'un broc de flotte.

J'ai mis trois jours pour venir.

C'est une exp�dition que je peux plus faire.

Mais j'en ai pas besoin non plus.

N'essaie pas de me baratiner.

Je sais que t'as des ennuis.

D�s que t'es entr�,

j'ai senti que �a puait comme un �cureuil crev�.

Je sais le mal qui te ronge.

Edgar...

Je vais pas te mentir.

Je me planque parce que j'ai fait la peau � Long et Davie,

pour ce qu'ils ont fait � mon p�re.

Et maintenant la police me cherche, alors je suis venu me planquer.

Je veux pas t'attirer d'ennuis.

Si tu pouvais juste me donner de quoi manger,

et me laisser me reposer un peu... Ensuite je partirai.

T'es qu'un menteur !

Tu es faible.

T'as jamais eu ce qu'il fallait pour venger la mort de ton p�re.

Davie et Long prennent du bon temps,

bien vivants de l'autre c�t� de cette montagne.

Le Seigneur s'occupera d'eux quand �a Lui conviendra.

Mais toi, dans ta col�re et ta vengeance,

tu as pris la vie d'innocents

et tu as du sang sur les mains.

Et �a nous brise le c�ur, � moi comme � Ray,

de te voir mentir devant Dieu.

Tu as fait de bien vilaines choses dans ta vie,

et les larmes n'y changeront rien.

C'�tait �crit, Jess.

J'ai toujours dit que tu tournerais mal.

Et te voil� !

Un meurtrier !

Et � un moment,

la sentence finira par tomber.

J�sus fut forc� de marcher sur une terre �corch�e,

son corps �visc�r�,

et son souffle quittant la Terre en ce jour maudit.

Ceux qui restent

doivent vivre selon les lois du Seigneur.

Si tu avais �t� assez brave pour avoir Davie et Long,

tu aurais s�rement h�t� leur voyage vers l'enfer,

o� ils br�leraient pour l'�ternit� !

Mais tuer Reilly,

c'est un crime

envers Notre Seigneur J�sus qui est mort pour nous,

et sa volont� doit s'exercer contre celui qui l'a commis.

Je t'en prie, Seigneur, sauve-moi !

J'accueille J�sus en moi !

Je ne sais combien a dur� cette lutte entre le Seigneur et le diable,

mais j'en suis sorti presque mort.

Je comprends � pr�sent

que ce n'�tait pas Edgar qui me parlait.

C'�tait Dieu m'annon�ant son jugement.

J'entendais encore la voix d'Edgar, des jours apr�s l'avoir enterr�.

La voix de Dieu, s'adressant � moi en personne.

J'ai compris que je devais me laver de mes p�ch�s.

La Bible nous apprend ce qu'il faut pour la vie et la mort.

Ses pages sont des messages de Dieu aux hommes.

L'enfer sur Terre, pour l'�ternit� dans les cieux.

Quarante ann�es de tourments,

pour se d�barrasser de l'emprise du diable.

J�sus est le fils de Dieu.

Il fait des miracles et nourrit les gens avec du poisson et du pain,

les multipliant gr�ce � la peau de son corps sacr�.

Je comprends maintenant mon ch�timent,

comment me purifier du mal qui coule dans mes veines.

La chair est impure et doit �tre saign�e ou bouillie.

Il faut purifier le sang.

J'ai commenc� par les doigts. C'�tait facile.

Apr�s les avoir coup�s, je caut�risais la plaie avec un fer rouge.

Parfois je m'�vanouissais de douleur et r�vais de rouge-gorges.

Ainsi le pain fut ma chair,

et mon sang, le vin.

En les absorbant, je lave mon �me nouvelle du mal,

et me reconstruis en un homme meilleur.

Le mal qui reste est chi� et enterr�...

et le lieu entier est ensuite b�ni puis offert aux flammes.

Je sus alors que j'avais raison.

Que je marchais dans les pas de J�sus.

Apr�s ont suivi mes orteils, mes oreilles, puis ma langue perfide.

� chaque coupure, je me rapproche de la f�licit� �ternelle.

Je sens d�j� mon �me s'�lever,

essayant de rejoindre les cieux avant son heure.

L'ascension est ext�nuante.

Mais avant, je dois plaire � Dieu,

et je m'y applique.

Vraiment.

De tout mon c�ur.

C'est l� que vient la mort.

�coutez le chant des oiseaux. +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ + |T|h|e| |D|e|a|f| |B|o|y|s| |F|o|r| |B|o|y|s| |G|r|o|u|p| + +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ E N J O Y this SRT SUBTITLE R e l e a s e http://www.imdb.com/title/tt1034419 White Lightnin' (2009) Fran�ais.srt FPS: 25.000 +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ + |T|h|e| |D|e|a|f| |B|o|y|s| |F|o|r| |B|o|y|s| |G|r|o|u|p| + +-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+ We want more subtitles right NOW! 1) All DVDs to be subtitled 2) All VIDEO GAMES to be subtitled 3) All videos/DVDs used in lessons at school to be subtitled 4) More pre-recorded & live subtitles on TV __ _ _ _ _ _ //_ _ / | _ _ _/| /_)_ _ /_`_ _ /_)_ _ / `__ _ // //_' /_.'/_'/_|/ /_)/_//_/_ / /_// /_)/_//_/_ /_;//_//_//_/ _/ _/ /

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