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Précédemment...
Je suis l'héritier légitime
de la fortune de votre père.
Alors Georgiana perdra son héritage.
Et qui êtes-vous ?
Samuel Colbourne, votre nouvel avocat.
Mlle Markham, j'espérais me promener avec vous.
C'est tout.
M. Pryce et moi avons un accord.
LADY DENHAM : Bâtir un hôtel en bord de mer.
Si M. Starling est vraiment l'homme
qui vous rend heureuse,
retournez vers lui.
À présent...
[MUSIQUE GÉNÉRIQUE JOYEUSE ENTRAÎNANTE]
♪♪
- [BRUIT DE L'ATTELAGE] - [MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
Ces lettres ne prouvent-elles pas l'amour de mon père ?
Je sais qui je suis.
Quoi que Lockhart fomente,
il ne gagnera pas.
Et j'ai toute confiance en votre avocat.
M. Colbourne est impressionnant, en effet.
Nous devons remercier son frère.
♪♪
LÉO : Donc, oncle Samuel
- a pour travail de parler ? - UNE HÉRITIÈRE DES CARAÏBES DEVANT LA COUR DE CHANCELLERIE
Essentiellement, oui.
Et s'il ne convainc pas,
alors, Mlle Lambe perdra toute sa fortune ?
Hélas, oui.
Augusta, quelque chose vous ennuie ?
Vous êtes à peine présente.
Je... je m'inquiète pour la pauvre Mlle Lambe.
Voici la liste des invités pour la chasse, monsieur.
- Il faut finaliser. - Le faut-il ? [SOUPIRE]
Pourquoi
- l'a-t-il suggérée ? - Les invitations ont été envoyées.
En supposant que le procès soit terminé à temps,
vous vous retrouverez bientôt dans la position de l'hôte.
Au moins,
il y aura un certain nombre de jeunes hommes respectables.
Mm.
Passionnante perspective.
- Et Mlle Heywood ? - Je suppose
qu'elle rentrera chez elle après le procès.
Elle a son mariage à préparer.
♪♪
Ils disent
qu'elle risque de perdre toute sa fortune.
Et elle vous brise le cœur ?
Je compatis... je sais ce que c'est
d'être poursuivie par un proche cupide.
Je ne suis plus cet homme, ma tante,
- grâce à votre aide. - Je me demande parfois
si les hommes ont la capacité de changer
ou si leur nature est fixée dès la naissance.
Excusez-moi,
mes exercices m'appellent.
Un galop tonifiant pour renforcer l'esprit.
[SES PAS S'ÉLOIGNENT]
[BRUIT PAPIER]
C'est désastreux.
- Nous sommes maudits. - LYDIA : Très juste, Mère.
Quelle est la souffrance de Mlle Lambe comparée à la nôtre ?
Il faut trouver un autre parti, au cas où.
Pourquoi ?
Même si Mlle Lambe perdait,
je ne crois pas que cela refroidirait les ardeurs d'Harry.
Au contraire,
cela ne ferait que les renforcer.
J'ai toujours trouvé la pauvreté très aphrodisiaque.
Comment pouvez-vous railler à un tel moment ?
N'avez-vous aucune pitié pour mes nerfs ?
[HARRY SOUFFLE]
Nos espoirs reposent, à présent,
entièrement sur vous, Lydia.
- [BRUIT DE PAS] - [BRUIT DE SABOTS DEHORS]
C'est insupportable, Tom.
Je ne peux ni manger ni dormir, que penser à la pauvre Georgiana.
Nous devrions être avec elle.
Mary et Charlotte sont avec elle et on a besoin de nous, ici.
Restons optimistes, Arthur. C'est l'Angleterre !
La justice
doit l'emporter.
- [CLOCHE SONNE] - [BRUITS DE VILLE]
Je crains que Lord Chancellor Cornforth
n'ait des préjugés défavorables à votre cause.
Il jugera vos actes autant que vos paroles.
Aussi, quelle que soit la preuve dont ils nous ont menacés,
ne perdez pas votre sang-froid.
Je ne donnerai pas à Lockhart cette satisfaction.
Au moins, c'est à huis clos.
Cela vous épargnera les voyeurs.
M. Colbourne.
Mlle Lambe.
M. Parrish, représentant M. Lockhart.
Il préférerait tout régler maintenant,
et vous offre 5 000 £
pour vous épargner
l'humiliation d'un procès que, de toute évidence,
vous allez perdre.
N'avez-vous pas honte ?
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
[BRUIT DE L'ATTELAGE]
[MUSIQUE AMUSANTE]
[CHEVAL S'ÉBROUE]
♪♪
M. Pryce, il est extrêmement impoli
d'arriver sans s'être annoncé.
Pardonnez-moi, madame, j'espérais
que vous seriez tentée par une promenade en buggy.
Certainement pas !
Que fait un homme de votre âge avec une chose aussi ridicule ?
Vous manquez peut-être de dignité, mais...
vous ne ternirez pas la mienne.
J'ai toujours pensé que la dignité était une vertu très surfaite.
- Hm, visiblement. - Dites-moi,
vous rendrez-vous
à la chasse de M. Colbourne, à Heyrick Park.
J'y songe.
Splendide !
Ce sera donc vaguement tolérable.
Nous pourrions arriver ensemble.
Sauf, si vous trouvez cela trop odieux.
Je crois pouvoir le supporter.
Mais nous prendrons ma voiture.
Pas votre ridicule buggy.
[RIT]
[CRIS D'OISEAUX]
COLBOURNE : Augusta.
Où allez-vous ?
Il fait beau, mon oncle.
Je vais prendre l'air.
Puis-je venir ?
Merci, Léo, mais...
je préfère être seule avec mes pensées.
[MUSIQUE AMUSANTE]
♪♪
LOCKHART : Mon père est mort jeune, M. Parrish,
je considérais donc oncle Frédéric comme une figure paternelle.
Comme je vénérais cet homme.
Mais toutes ces années, où je l'ai connu et aimé,
pas une seule fois il a parlé...
d'un enfant.
Quel choc cela a dû être, M. Lockhart, quand vous avez appris
- les prétentions de Mlle Lambe. - Oh, je fus anéanti.
Puis, j'appris que ces prétentions scandaleuses venaient
la fille illégitime de mon oncle.
- [VOIX BASSE] : Il ment ! - [VOIX FORTE] : Votre Seigneurie,
il est incorrect de qualifier Mlle Lambe d'illégitime.
CORNFORTH : Continuez, M. Lockhart.
LOCKHART : Puis...
j'appris...
que mon malheureux oncle s'était laissé
séduire...
par l'une de ses esclaves.
PARRISH : Une tentatrice antillaise du nom d'Agnès Harmon,
Et comme vous l'avez découvert, M. Lockhart,
Mlle Lambe a hérité
du tempérament ardent de sa mère ?
LOCKHART : J'ai recherché Mlle Lambe
afin de trouver avec elle
un arrangement.
À la place, elle s'est arrangée
pour être seule avec moi afin d'essayer...
de me séduire.
PARRISH : Comme vous le verrez sur ces dessins, Votre Seigneurie.
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
EDWARD : Je n'étais pas sûr que vous viendriez.
AUGUSTA : La curiosité m'a poussée à venir.
J'essaie toujours de concilier le gentleman que j'ai rencontré
avec l'infâme Sir Edward Denham.
Je ne suis plus l'homme que ma réputation suggère.
Pourtant, vous m'avez attirée ici, seule.
Une innocente jeune femme.
Avez-vous dit à quelqu'un où vous alliez ?
Et si c'était le cas ?
Gardons nos rencontres secrètes, pour l'instant.
Pour l'instant ?
Et ensuite, quoi ?
Puis-je connaître vos intentions, Sir Edward ?
Mes intentions ?
Mon oncle est déterminé à me voir mariée.
Il a organisé une chasse surtout pour me présenter
à d'autres prétendants immatures.
Qui ne m'intéressent pas.
Mais...
- si vous y participiez... - [RIT]
Je crains que pour votre oncle, je ne sois jamais un bon parti.
Hm, alors...
puisqu'il est mon tuteur, inutile de continuer à nous voir.
Cependant...
si vous dites vrai et que...
vous avez vraiment changé...
- Pouvez-le. - [CHEVAL RENÂCLE]
Tout homme peut se racheter,
Sir Edward.
Mon oncle le sait mieux que quiconque.
♪♪
M. Lockhart,
puis-je vous demander...
combien de fois avez-vous vu votre oncle ?
Hélas, nous n'avons pu nous voir
en personne, qu'une seule fois.
En fait,
vous n'avez plus pensé à votre oncle
avant d'apprendre qu'il y avait
une fortune à voler.
- [MURMURES] - J'ai ici
le testament
de M. Lambe...
énonçant clairement
son intention de léguer toute sa fortune...
à sa fille.
Et pourtant, voici, M. Lockhart.
Un artiste...
et un opportuniste...
qui a cherché
à piéger Mlle Lambe par mariage, quand...
il a perdu son procès à Antigua.
Je ne voulais que sauver
l'honneur de Mlle Lambe.
CORNFORTH : Et que dites-vous de ce testament,
M. Parrish ?
Nous connaissons
le testament de M. Lambe qui ne peut être recevable.
J'aimerais appeler
notre premier témoin, le médecin de M. Lambe,
le Dr Hardiman.
[MUSIQUE DRAMATIQUE INTENSE]
♪♪
Arthur ?
- [VENT SOUFFLE] - [MUSIQUE TRISTE]
Vous semblez préoccupé.
- Tout va bien ? - Loin de là.
Georgiana va être ruinée.
Et c'est de ma faute.
M. Pryce !
- Merci d'être venu si vite. - Que puis-je pour vous, Parker ?
Pouvons-nous discuter de votre projet pour la vieille ville
- plus en détail. - Effectivement !
J'ai rendez-vous avec un architecte, cet après-midi.
Je vous verrai, demain.
Rien ne doit nous ralentir !
[CRIE] : Taïaut !
[SOUPIRE]
ARTHUR : Mlle Lambe se méfiait de lui, au début.
Cependant...
pour une raison étrange, je fus séduit...
dès que je posai les yeux sur lui.
Il me donnait l'impression d'avoir plein d'esprit,
et qu'il appréciait vraiment mon avis.
J'ai convaincu
Mlle Lambe de lui faire confiance.
[VOIX SE BRISE] : Et voici le résultat.
Cher Arthur,
ce n'est pas votre faute.
Cet...
horrible individu...
est venu à Sanditon avec l'intention
de s'approprier la fortune de Mlle Lambe.
Vous n'avez pas causé sa situation.
Vous êtes victime, aussi.
Je ne crois pas que vous ayez souffert d'une telle indignité.
[RIT]
Ai-je déjà donné mon affection
à un beau parleur qui, ensuite, m'a blessé ?
Si je devais les lister, Arthur,
cela remplirait 20 volumes.
[RIENT]
Comme nous l'a dit, le Dr Hardiman,
durant les 18 derniers mois
de sa vie,
la raison du pauvre M. Lambe se détériorait
au point qu'il oubliait son propre nom.
- LOCKHART : Une tragédie. - Pourtant,
il était assez lucide
pour rédiger ce testament
et prendre des dispositions pour sa fille,
en la confiant à la tutelle de M. Sidney Parker.
Ah, oui...
monsieur...
Sidney Parker.
Hélas, un homme peu honorable.
Je crois que vous l'avez rencontré à Antigua, M. Lockhart.
L'homme que j'ai vu...
était sans scrupules.
J'imagine que M. Parker devait tenir
la plume dans la main tremblante de mon oncle,
quand ce soi-disant testament fut rédigé.
Je vous assure que...
ce diabolique duo, M. Parker et Mlle Lambe,
a conspiré pour escroquer l'infortuné M. Lockhart
de son héritage légitime.
M. Lambe
n'était pas un père dévoué.
C'était un égaré
et manipulé vieil homme.
[MUSIQUE INTENSE]
♪♪
Entendre mes chers
parents diffamés ainsi, alors...
qu'ils ne sont plus là pour se défendre.
Ni Sidney.
Que vaut la loi, s'ils peuvent mentir en toute impunité ?
La vérité
n'est pas ce qui importe, Mlle Heywood.
Mais ce que le Lord chancelier choisit de croire.
SERVANTE : Un visiteur, madame.
[MUSIQUE DOUCE ROMANTIQUE]
♪♪
Pardonnez ma visite impromptue.
Otis.
Je suis venu dès que possible.
♪♪
Madame, je me souviens de vos doutes à l'égard de M. Pryce,
et j'ai trouvé juste de vous consulter
avant que cela n'aille plus loin.
M. Pryce m'a déjà avisée de ses projets.
Mais peut-être pas de tous les détails.
Cela implique la destruction de la vieille ville par exemple.
Je sais que vous appréciez l'âme de Sanditon,
donc, si vous désapprouvez,
alors, nous devrons prendre d'autres arrangements.
Désapprouver ? Oh, au contraire !
Oh, je sais, M. Pryce est un peu brutal, mais...
oh, nous étions peut-être trop ancrés dans nos habitudes.
Je ne m'opposerai donc pas à lui.
Et si vous voulez réaliser votre grande
vision de Sanditon, enfin...
je vous suggère de ne pas le faire, non plus !
♪♪
- [CLOCHE SONNE] - [CHIEN ABOIE AU LOIN]
Il y a quelques mois, j'ai écrit à M. Parker
pour lui rembourser son argent.
Sa veuve m'a annoncé son décès à Antigua.
Je me suis alors demandé
pourquoi il était là-bas.
Vous pouviez m'écrire pour me le demander.
Je pensais que vous ne vouliez plus entendre parler de moi.
Mais quand j'ai appris pour le procès,
j'ai tout de suite su que je devais vous aider.
Comment, Otis ?
En vous offrant mon soutien.
Si cela vaut quelque chose.
Cela ne garantira guère ma fortune.
[MUSIQUE DOUCE TRISTE]
♪♪
[OTIS SOUPIRE]
Le journal parlait
de fiançailles entre M. Lockhart et vous.
J'ignorais
ses véritables intentions.
L'aimiez-vous ?
♪♪
[SOUFFLE] : Pardonnez-moi.
♪♪
Je n'ai aucun droit.
♪♪
Pas comme je vous aimais.
♪♪
Si telle était votre question.
♪♪
Je ne me pardonnerai jamais ce que je vous ai fait subir.
Il ne se passe pas un jour sans que je...
ressente...
votre absence.
[VOIX TREMBLANTE] : Avez-vous... eu...
une pensée pour...
♪♪
Chaque jour.
♪♪
MARY : Aurions-nous vraiment dû les laisser seuls ?
Malgré leur histoire...
M. Molyneux peut peut-être aider Georgiana.
Il comprendra sa situation bien mieux
que nous...
même si nous essayons.
[BRUIT PAPIER]
[CHIEN ABOIE AU LOIN]
Eh bien, M. Colbourne ?
Savez-vous comment vous allez plaider, demain ?
À cet instant précis, je l'ignore.
Est-ce habituel à ce stade d'un procès ?
Je dois être honnête avec vous, Mlle Heywood.
Je n'ai jamais eu une affaire de cette nature ou cette ampleur.
Vous avez dit ne prendre une affaire que si vous pouviez gagner.
C'est vrai.
C'était vrai.
En fait...
depuis dix ans, je ne m'occupe...
que de petits litiges.
Bien payés pour travail facile.
Je n'aurais jamais pris cette affaire si...
Si ?
Mon frère...
ne m'avait pas sollicité.
Premiers mots échangés depuis près de dix ans.
Il m'a pressé d'accepter, avec...
avec obstination.
Il m'a même proposé de payer mes frais si nous perdions.
Je croyais que vous la défendiez par intégrité,
par foi en la justice.
Remerciez Xander,
pas moi.
MARY : Mais pourquoi Georgiana
le préoccupe tant ?
J'espérais
que Mlle Heywood pourrait répondre.
[MUSIQUE DOUCE TRISTE]
Pour l'instant, seul compte le procès.
Faites tout ce qu'il faut.
Nous ne pouvons la laisser perdre.
♪♪
Il y a peut-être un dernier coup à tenter.
[MUSIQUE DOUCE SUSPENSE]
Bonne nuit.
♪♪
Demain, c'est à moi de témoigner.
Je vais être encore une exhibition.
Une rangée de visages suspicieux
se penchera sur cette anomalie.
Vous n'êtes rien de tel.
Et si je perds, Otis ?
Une jeune femme noire sans argent.
Que ferai-je ?
- Qui serai-je ? - Vous deviendriez simplement
Georgiana.
Vous pourrez vivre la vie que vous choisirez, libérée des...
des chasseurs de dot et des commères.
Libre d'épouser quelqu'un
qui vous aime pour qui vous êtes vraiment.
Dites la vérité.
C'est la seule chose à faire.
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
Ils disent que...
Sidney et Georgiana ont conspiré pour voler M. Lockhart.
C'est une calomnie scandaleuse !
"Et Mlle Lambe s'est révélée
- ardente et cupide." - Assez !
Pardon.
Je ne peux en entendre plus.
Apparemment, tout Londres ne parle que d'elle.
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
Je n'aime pas la tournure
des évènements, Arthur, pas du tout.
Comment avons-nous pu laisser faire ?
♪♪
Où est M. Colbourne ?
Il a peut-être compris que ma cause était perdue et il est parti.
Je suis certaine que non.
Vous avez lu les journaux. Vous savez ce qu'ils racontent.
J'ai perdu d'avance.
COLBOURNE : Vous ne devinerez jamais ce qu'ils disent sur Mlle Lambe.
Je pense que si, monsieur.
Pardonnez-moi.
Mme Wheatley, ai-je eu tort de solliciter mon frère ?
Et si un autre avocat l'avait mieux défendue ?
Mais aucun autre n'a voulu la défendre.
Il est sa meilleure et unique chance.
Que Dieu lui vienne en aide.
[VOIX INDISTINCTES]
Et s'il ne vient pas ?
Serai-je obligée de me représenter moi-même ?
- [MURMURES INDISTINCTS] - [MUSIQUE DE TENSION]
- [MURMURES] - ♪♪
♪♪
- [BRUIT DE PAS] - ♪♪
♪♪
Où étiez-vous ?
- Vous n'avez pas dormi ? - Non.
J'ai passé la nuit dans des tripots et des tavernes.
Du temps bien employé. [RENIFLE]
L'audience est ouverte !
[BRUIT DE CHAISES]
Que savez-vous
de ce Colbourne ?
Il m'a invité à sa partie de chasse.
Je pensais m'y rendre avec Lady Denham.
- Nous sommes aussi invités. - Oh, splendide !
Selon mon expérience, l'on trouve un investisseur
soit quand il tire au fusil, soit devant des chevaux.
[RIT]
Sportif et spéculateur ne font qu'un.
- N'est-ce pas, M. Parker ? - Tout à fait.
Oui, eh bien, M. Pryce,
je dois vous dire que j'ai certaines réserves
- sur l'emplacement de l'hôtel. - Pourquoi ?
Ce ne sont que des taudis.
Et les gens qui y vivent ?
Oh, nous les mettrons ailleurs.
Ou nous changeons le site de l'hôtel.
Et revenons à mon projet initial plus modeste.
Et pourquoi donc ?
Je croyais que vous aviez des ambitions pour cette ville !
Nous voulons le Grand Hôtel,
pas le Minable Hôtel ! Voici...
une ébauche,
mais elle vous donnera une idée.
Maintenant, selon...
mes calculs,
l'augmentation de la capacité d'accueil
multipliera les profits quotidiens,
par... cinq !
Par cinq.
Vous entendez, Arthur ?
Mais bien sûr, si vous préférez, M. Parker,
nous pouvons... le laisser tel quel.
Nous...
ARTHUR : Tom...
Et Mary ?
SAMUEL : Mlle Lambe,
rappelez à la cour quand votre père est mort ?
L'été 1816.
L'été 1816.
Je viens d'apprendre
que le Dr Hardiman
s'est établi à Londres deux ans avant,
et ne peut avoir été témoin de la maladie de M. Lambe
comme il le prétend.
Je ne comprenais pas le parjure du bon docteur,
et puis...
j'ai découvert, après des recherches poussées,
qu'il a des dettes de jeu
- dans tout Londres ! - PARISH : Ouï-dire,
Votre Seigneurie.
En voici la preuve.
Je soumets également comme preuves,
Votre Seigneurie,
les lettres de M. Lambe à sa fille.
Elles montrent un homme ayant toutes ses facultés.
Un loyal...
et aimant père,
qui voyait clairement sa fille comme sa légitime
héritière.
Je recommande que le testament soit validé !
[MURMURES INDISTINCTS]
[PARRISH SE RACLE LA GORGE]
Dites-moi, Mlle Lambe, avez-vous...
des souvenirs de votre mère ?
- Je n'en ai aucun. - Votre père
vous a dit qu'elle était morte à votre naissance.
Mais vous avez appris qu'elle est peut-être vivante.
J'ai tenté
de la retrouver.
Sans succès jusqu'à présent.
M. Lockhart,
dites à la cour ce que vous avez appris à Antigua ?
La vérité est, Mlle Lambe,
qu'à vos six mois,
votre père...
a vendu votre mère à un autre planteur.
[MURMURE] : Mensonges.
Si vous en doutez,
j'ai la facture de la vente.
[MUSIQUE INTENSE]
♪♪
Je vous demande
s'il était un si loyal et aimant père,
aurait-il traité
la mère de son enfant avec un tel...
mépris ?
Ou la voyait-il comme une simple
possession ?
PARRISH : En effet, il y a de fortes chances
que sa mère soit toujours une esclave,
tout comme...
sa fille.
Ce qui la rend naturellement inéligible
à sa propre propriété.
- [MURMURES INDISTINCTS] - [MUSIQUE DRAMATIQUE]
- [MURMURES CONTINUENT] - ♪♪
♪♪
GEORGIANA : Votre Seigneurie...
♪♪
si ce que dit M. Lockhart est vrai...
[MUSIQUE TRISTE]
LOCKHART : Bien sûr.
♪♪
j'ai honte de mon père.
♪♪
J'ai... j'ai à peine 21 ans.
Mais...
j'ai connu toute une vie
de jugements et de trahisons.
Mais...
pourquoi, ma mère et moi
voyons notre moralité contestée ?
Et non celle des hommes qui nous ont maltraitées ?
Je ne peux que penser
que mon héritage était une demande d'absolution.
Alors, certainement,
donner à cet homme ma fortune ne fera qu'aggraver le péché.
♪♪
Je rendrai chaque penny,
si cela me rendait ma mère.
♪♪
Je ne réponds
que de la loi, Mlle Lambe,
pas aux prières d'une jeune femme.
♪♪
Toutefois,
je suppose que je dois accepter
qu'en vertu de la loi anglaise,
personne...
ne peut être considéré comme un esclave,
sur nos côtes.
Quant à l'affirmation que votre père
n'était pas sain d'esprit quand il a rédigé
son testament,
elle est intégralement réfutée par les preuves
qui m'ont été présentées.
Par conséquent, je n'ai...
d'autre choix...
que de me prononcer contre le plaignant,
Charles Lockhart.
- [MURMURES APPROBATEURS] - [MURMURES DÉÇUS]
[CRIE] : C'est une farce !
Affaire classée.
[RIENT]
[MUSIQUE TRIOMPHANTE]
♪♪
[GROGNE]
♪♪
Ma chère Georgiana,
je suis si fière de vous.
Au moins, il y a encore de la justice
en ce monde.
OTIS : Si jamais vous avez besoin de moi,
faites-moi parvenir un message.
Et je remuerai ciel et terre pour venir.
Je m'en souviendrai.
[MUSIQUE DOUCE]
♪♪
[OTIS S'ÉLOIGNE]
Merci.
Pour tout.
Comme déjà dit,
remerciez Xander.
Vous ne vous parliez plus depuis dix ans ?
À sa mort, notre père...
m'a laissé le domaine endetté.
Et être piégé là où j'avais grandi m'insupportait.
Je voulais suivre ma voie.
Je peux comprendre.
Mais hélas, ma carrière
eut un coût pour Xander.
Il choisit d'assumer le fardeau qui aurait dû être le mien.
Cela lui a coûté son mariage, je le crains.
Vous avez une chance de faire la paix.
Peut-être.
Mais, j'ai...
l'impression que Xander et vous avez une histoire.
Votre emploi de gouvernante fut de courte durée.
Votre frère a décidé que je ne convenais pas.
J'espère que vous viendrez à notre chasse.
Je dois rentrer chez moi.
J'ai assez abusé de la patience de mon fiancé.
Que sont quelques jours de plus ?
En outre,
cela vous donnera l'occasion de le remercier en personne.
[MUSIQUE DOUCE]
♪♪
- [BRUIT DE L'ATTELAGE] - [MUSIQUE JOYEUSE]
TOM : Les voilà !
Voyez-vous Maman ? [RIT]
♪♪
Ah, l'héroïne triomphante, de retour.
Notre soulagement est sans limite.
Charlotte !
Maman !
- [BRUIT DE SABOTS] - ♪♪
♪♪
- LÉO : Bon retour, mon oncle ! - Merci, Léo.
Je n'ai pas l'habitude d'être si bien accueilli.
Nous avons suivi vos progrès de loin.
C'est bien ce que vous avez fait.
MME WHEATLEY : Cette pauvre fille.
Mme Wheatley.
Pardonnez-moi.
Je crois n'avoir jamais demandé...
vos parents ?
Esclaves, comme sa mère.
Mais ils ont été libres à leur arrivée en Angleterre.
Avant votre naissance.
J'ai commencé à travailler pour votre père à 14 ans.
Avant, j'ai eu la joie de savoir
que mes parents s'aimaient et se respectaient.
Mlle Lambe me fendait le cœur.
[SES PAS S'ÉLOIGNENT]
[HORLOGE SONNE]
Eh bien, vous n'avez pas entièrement déshonoré notre nom.
Une première.
Ravi de ne pas vous avoir déçu.
Au contraire.
Je me demandais.
Mlle Heywood.
- Comment cela ? - À Londres,
j'ai été surpris par son sang-froid
et son intelligence.
Pourquoi l'avoir renvoyée ?
Elle a décidé que le poste ne lui convenait pas.
[MUSIQUE DOUCE]
Hm.
♪♪
Je l'ai invitée à la chasse.
Cela vous ennuie ?
Pourquoi donc ?
♪♪
CHARLOTTE : Je suis soulagée que le procès soit terminé.
Même si j'avoue,
que j'avais trouvé un sens à ma vie en l'aidant.
L'on peut trouver un but dans le mariage et la maternité.
Et si cela ne suffisait pas ?
C'est parfaitement normal de douter.
J'avais presque 30 ans quand j'ai épousé Tom.
J'ai failli rompre les fiançailles, trois fois
Pourquoi ?
Je suppose que je craignais qu'en devenant, Mme Tom Parker,
j'oublierais qui était Mary Harrison.
Que je me perdrais moi-même.
Et ce n'est pas le cas ?
Le mariage est fait de compromis, Charlotte.
Comme vous l'apprendrez.
Oh ! Vous êtes trop gentille, Mme Parker,
- comme toujours. - Cela me fait plaisir.
Et je sais ce que c'est
d'avoir des bouches à nourrir.
MME FILKINS : Ils ont bon appétit.
Surtout Tess.
Et je t'ai apporté des livres
comme promis.
Merci, Mlle Heywood ! Ils sont vraiment à moi ?
- Pour de bon ? - Pour toujours.
Je suis navrée de ne pouvoir rester à Sanditon
pour t'apprendre à les lire.
Je serai ravie de le faire, Tess.
Merci, Mme Parker.
MME FILKINS : J'espère que vous ne m'en voudrez pas, Mme Parker.
mais John m'a dit qu'un M. Pryce est venu, hier,
avec un architecte.
Il a dit que M. Parker et lui
voulaient détruire les cottages pour bâtir son nouvel hôtel.
J'ai dit à John que c'était impossible.
[MUSIQUE DOUCE DRAMATIQUE]
♪♪
EDWARD : Mlle Hankins.
J'attendais M. Hankins.
Je suis un piètre substitut,
mais je ne suis pas totalement sans connaissance spirituelle,
et je sens que votre âme est troublée.
En effet, Mlle Hankins.
Ces derniers jours, je me suis retrouvé
préoccupé par une certaine personne.
Je vois.
J'admets, au début, j'ai cherché
à la conquérir, mais...
Maintenant, en sa présence, je me sens totalement désarmé.
Et vous luttez pour ne plus penser qu'à elle.
Vous imaginez peut-être la vie que vous pourriez partager
en dépit des obstacles se dressant sur votre chemin ?
Même si je la courtise honorablement,
qui va me faire confiance ?
[MUSIQUE DOUCE]
♪♪
J'ai toujours senti de la bonté en vous, Sir Edward.
Mathieu 7:16...
"Par leurs fruits, vous les reconnaîtrez."
♪♪
[SES PAS S'ÉLOIGNENT]
[CHIENS ABOIENT]
COLBOURNE : Rappelez-moi pourquoi j'ai accepté.
Vous en apprécierez chaque instant.
Sauf quand j'aurais tiré deux fois plus d'oiseaux que vous.
Un dandy de Londres comme vous ? Aucune chance.
Je l'admets, cependant,
je me réjouis de voir la maison revivre.
[MUSIQUE JOYEUSE]
♪♪
TOM : Messieurs,
nous devons vous remercions tous deux
d'avoir sauvé
la fortune de Mlle Lambe.
Je vous assure, ma contribution
fut négligeable.
LÉO : Mlle Heywood ! Vous êtes là !
Dites-moi tout sur le procès.
- [CONVERSATIONS INDISTINCTES] - ♪♪
LADY DENHAM : M. Colbourne ! C'est inattendu.
Je croyais que vous détestiez les divertissements.
[RIT]
Je vous présente M. Pryce.
- Enchanté. - COLBOURNE : Mon frère,
M. Samuel Colbourne, ma nièce, Mlle Markham.
- Enchantée, monsieur ? - Oh...
vous connaissez mon neveu, Sir Edward Denham.
De réputation, certainement.
[CONVERSATIONS INDISTINCTES]
Vous êtes la femme
du jour, Mlle Lambe, j'espère.
- que ce ne sera pas trop accablant. - Vous n'êtes pas
étrangère aux ragots, vous-même.
Je parle donc d'expérience, la société peut être sans pitié.
Vous devez tout faire pour vous protéger.
Ah, Lady Montrose.
Lady Lydia, Votre Grâce.
J'espérais tant vous voir.
Un plaisir comme toujours, Lady de Clemente.
Oh, Mlle Lambe,
je remercie Dieu que la justice ait prévalu.
Je priais à genoux pour vous, nuit et jour.
Oh...
Je suis sûre que cela a fait la différence.
[MUSIQUE AMUSANTE]
Votre chère et tendre et vous devez avoir beaucoup à vous dire.
Mlle Lambe, Vous m'avez manqué.
Vous aussi, cher cœur.
[RIT]
LADY MONTROSE : Venez, Lydia.
M. Colbourne est seul.
Saisissons l'occasion.
[CHIENS ABOIENT]
ARTHUR : Byron ne s'est-il pas couché, un soir,
et s'est réveillé célèbre ?
Je crois que l'on peut dire de même de vous, Georgiana.
[RIT]
C'est vrai, Arthur !
Auriez-vous fait la paix ?
Oh,
nous sommes devenus amis intimes
surtout à présent que je comprends la nature
de votre... arrangement.
Maintenant que vous êtes connue
peut-être voulez-vous mettre fin à notre relation.
Pourquoi ?
Craignez-vous d'être sali en étant vu avec moi ?
Non, pas du tout.
Ah,
- le héros victorieux. - Madame.
[RIT]
Vous sentez-vous triomphant ?
Je ne revendique pas la victoire.
Oh,
j'ai rarement vu de l'humilité chez un homme,
encore moins chez un avocat.
En vérité, c'est une acquisition récente.
Elle vous va bien.
Mlle Heywood devait être à Londres pour le procès ?
Oui.
N'a-t-elle pas été gouvernante, ici,
mais peu de temps ?
Je ne comprends pas pourquoi.
Mon frère refuse d'aborder le sujet.
- Mais j'ai ma théorie. - Moi aussi.
Ne serait-ce pas la même ?
[CHIENS ABOIENT]
Excusez-moi un moment.
- M. Colbourne. - Mlle Heywood.
Je pensais que vous étiez retournée à Willingden.
[CHIEN ABOIE]
Je voulais vous remercier.
Oh, vous n'avez à me remercier de rien.
Vous êtes allé à Londres chercher un frère
que vous n'aviez vu depuis dix ans.
Je ne pouvais rester les bras croisés.
Quel genre d'homme serais-je ?
Vous avez été d'une grande gentillesse pour mon amie.
Je ne l'oublierai jamais.
[MUSIQUE DOUCE ROMANTIQUE]
♪♪
SAMUEL : Xander ! Venez !
- Les rabatteurs sont prêts. - Excusez-moi.
- [VOIX INDISTINCTES] - [MUSIQUE TRISTE]
♪♪
Mlle Heywood
et M. Colbourne semblent très proches.
Oh, elle n'est pas une menace.
Elle fut sa gouvernante.
Et s'apprête à épouser un fermier.
Oh !
[CHARLOTTE RIT]
Mlle Heywood, pourrais-je avoir votre avis ?
Oui.
J'ai appris que vous étiez gouvernante, ici.
Oui, brièvement.
Ma mère est déterminée
à ce que M. Colbourne et moi nous nous mariions.
Mais, honnêtement,
il semble dépourvu d'humour et sévère.
M. Colbourne est de nature réservée.
Pourtant, il est bien plus que ce qu'il paraît.
Parlez-lui de chiens ou de chevaux,
et vous le verrez s'animer.
Merci, Mlle Heywood.
J'ai peut-être plus en commun avec notre hôte que je le pensais.
[MUSIQUE DOUCE TRISTE]
[CHIENS ABOIENT]
- [CHIENS ABOIENT] - [TIRS DE FUSILS]
Vous êtes bon tireur, Sir Edward.
Merci, monsieur. Mon père m'a appris très tôt.
Et je me suis bien amélioré dans l'armée.
Mon frère, comme le montrent ses prouesses au tir,
est devenu citadin.
[RIENT]
[MUSIQUE JOYEUSE]
♪♪
TOM : Ah, M. Colbourne !
- Splendide après-midi. - M. Pryce me parlait
- de vos projets pour la vieille ville. - Ah oui ?
Vous réalisez que si vous la rasez,
vous détruirez les derniers vestiges de la communauté
qui a toujours été le cœur de Sanditon.
- Eh bien, je, euh... - MARY : Je suis d'accord.
Nous devrions améliorer la vie de ceux qui y vivent...
et non les ruiner.
Votre épouse est très tranchée
dans ses opinions, Parker !
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
Sir Edward.
Passez-vous une agréable journée ?
Tout à fait.
- Et vous ? - [SOUPIRE] : Pour être honnête,
j'ai dû supporter les bavardages futiles
de prétendants voulant m'impressionner.
Je peux comprendre leur enthousiasme.
Mais aucun ne vous a impressionné ?
Un.
Il est un peu plus âgé que les autres.
- Bonne famille et bonne moralité ? - Oh, en effet... il est titré.
Quant à sa moralité, les opinions diffèrent.
Et que pense votre oncle de cet homme ?
Je sens qu'il s'intéresse à lui.
[MUSIQUE DOUCE ROMANTIQUE]
Doit-il parler à votre oncle ?
L'assurer de ses intentions honorables ?
Qu'il ne désire...
rien d'autre que de montrer qu'il est digne de vous.
♪♪
Je crois qu'il devrait.
♪♪
Je suppose
que vous avez raté exprès les oiseaux
pour ne pas ridiculiser notre hôte.
Hélas, les oiseaux semblent avoir appris à voler
plus vite qu'avant.
Ah, ça doit être ça.
Rien avoir avec le fait que vous êtes
vieux et décrépi.
Parlez pour vous, madame.
Je suis encore dans la prime jeunesse.
PRYCE : Ou dans la seconde.
LADY DENHAM : Plutôt la cinquième !
- [LES DEUX RIENT] - AUGUSTA : Mlle Heywood.
Puis-je
vous poser une question ?
Quand avez-vous su que vous aimiez M. Starling ?
Pourquoi cette question ?
Aucune raison en particulier.
[LYDIA RIT] : Gentil ! Gentil !
Gentil ! Gentil ! [RIT]
On dirait qu'ils vous ont prise pour un faisan.
LYDIA : C'était une erreur de porter des plumes.
[RIT]
Entrons-nous ?
LÉO : Au moins, elle aime les chiens.
C'est déjà ça.
LADY SUSAN : Nous ne pouvons laisser cette mascarade continuer.
Et que faire ?
Mlle Heywood va se marier dans quelques semaines.
Oui.
Mais elle ne l'est pas encore.
[CONVERSATIONS INDISTINCTES]
[BRUIT DE PAS]
Puis-je vous demander
pourquoi un tel intérêt pour Mlle Heywood ?
J'étais comme elle à son âge.
Et comme je n'ai nulle envie de me remarier,
c'est un bonheur par procuration
de lui indiquer la bonne voie.
Je pourrais en dire autant.
Bien trop vieux et cynique pour me marier.
Mais j'ai causé beaucoup de torts à mon frère par le passé.
Alors, si je peux me racheter... je le ferai...
Hm.
- Je ne souhaite interférer. - Oh, de même, bien sûr.
Mais gentiment encourager ?
[TINTEMENT]
- [LES DEUX RIENT] - [BRUIT DE PAS]
Comme c'est étrange, nous nous connaissons depuis si peu,
et j'ai beaucoup d'affection pour vous.
Je pourrais en dire autant.
Nous sommes sans doute pareils.
Célibataires par choix.
[RESPIRE PROFONDÉMENT] : Tout à fait.
C'est plus rare qu'on ne le pense.
D'après mon expérience, la plupart des hommes...
... apprécient la perdrix.
[SOUPIRE]
Mais j'ai toujours préféré le coq de bruyère.
Ai-je raison de penser
que vous partagez mes goûts, Arthur ?
[MUSIQUE DE TENSION]
♪♪
Peu importe.
[HARRY RIT]
Ayez l'amabilité d'oublier cette conversion.
♪♪
[SES PAS S'ÉLOIGNENT]
[SOUPIRE]
Mlle Lambe.
Je voulais vous dire combien je suis navrée.
L'ignorez-vous ? J'ai gagné le procès.
Ma fortune m'appartient.
Je sais, madame.
Mais je sais aussi ce que vous avez perdu.
[MUSIQUE DOUCE TRISTE]
♪♪
- [CONVERSATIONS INDISTINCTES] - ♪♪
- [CONVERSATIONS & RIRES] - ♪♪
♪♪
- [CONVERSATIONS S'ARRÊTENT] - ♪♪
- [MURMURES INDISTINCTS] - ♪♪
♪♪
Je suis prête à partir.
Moi aussi.
♪♪
PRYCE : Je ne peux vous dire
comme c'est agréable d'être avec vous, ici.
Je suis si fatigué de ma propre compagnie.
Même la vôtre
est préférable plutôt que de me retrouver seul.
Oh, pitié.
Vos flatteries sont assommantes.
J'étais sincère.
J'ai souvent pensé à vous,
avec grands regrets.
À penser à toutes ces années que nous avons gâchées.
Je ne crois pas aux regrets. [SOUPIRE]
Ils sont inutiles.
Mais si l'offre d'une promenade en buggy tient toujours,
je ne serai pas contre un petit tour...
demain.
[SERVITEUR AGITE UNE CLOCHETTE]
Mesdames et messieurs,
je m'excuse de vous interrompre, mais...
mon garde-chasse m'informe que le tireur du jour...
avec 13 oiseaux,
est Sir Edward Denham.
[APPLAUDISSEMENTS]
Bravo.
M. Colbourne, j'ai quelque chose à vous demander.
Je suis conscient
de ma réputation,
mais je vous prie de croire que j'ai changé,
et donc,
de m'autoriser à courtiser votre nièce,
Mlle Markham.
[MUSIQUE SUSPENSE]
♪♪
Vous êtes le dernier au monde
que j'autoriserais à courtiser Augusta.
[MUSIQUE DRAMATIQUE]
♪♪
COLBOURNE : Mes excuses...
♪♪
[BRUIT DE L'ATTELAGE]
CHARLOTTE : Il est temps de retrouver Ralph.
Il doit se demander ce qui m'est arrivée.
J'espérais que vous resteriez.
Vous êtes l'une des rares personnes sur lesquelles je peux compter.
Je peux en dire autant.
Georgiana, vous êtes tant aimée.
Par moi...
les Parker...
Et Otis,
qui clairement vous aime toujours autant.
Et quel intérêt ?
Peut-il me protéger des chasseurs de dot ?
Du jugement de la société ?
Quelle influence a-t-il ? Quel rang ?
[MUSIQUE TRISTE]
Lady de Clemente avait raison.
Je dois tout faire pour me protéger.
♪♪
[SOUPIRE]
♪♪
Je ferais mieux de poursuivre ma relation avec le duc.
Ce n'est pas sincère.
♪♪
Qu'est-ce qui l'est ?
♪♪
J'aurais préféré que vous me parliez en privé.
Que je sois Mme Tom Parker
ne signifie pas que je n'ai pas mes opinions...
Pas de me nuire devant notre hôte...
- ... et j'ai le droit de les exprimer ! - ... et M. Pryce !
Ce sont les affaires, Mary !
Depuis quand vous souciez-vous que de profits ?
Je ne peux me permettre d'être sentimental.
♪♪
SAMUEL : Belle journée.
Même si vous avez tiré plus d'oiseaux que moi.
Je vous pardonne.
Très aimable à vous.
[BRUIT DU VERRE]
Pas étonnant que votre conscience vous tourmente.
Elle est vraiment magnifique.
Qui donc ?
Je suis avocat, Xander,
et je sais quand on me cache la vérité.
Et, à l'occasion, à eux-mêmes.
Et, je suis certain que vous êtes
désespérément amoureux de Mlle Heywood.
Et,
je ne crains pas d'affirmer...
qu'elle partage vos sentiments.
[MUSIQUE DOUCE]
♪♪
Elle va se marier.
Elle ne l'est pas encore.
♪♪
[SES PAS S'ÉLOIGNENT]
♪♪
- [BRUIT DE LA MER] - [VENT SOUFFLE]
[MUSIQUE TRISTE]
♪♪
OTIS MOLYNEUX À VOUS POUR TOUJOURS
♪♪
- [PLEURE] - ♪♪
- [SANGLOTE] - ♪♪
♪♪
- [RENIFLE & SOUFFLE] - ♪♪
♪♪
TRÈS CHÈRE CHARLOTTE AVEC TOUT MON AMOUR - RALPH
KEATS LA VEILLE DE LA STE AGNÈS
♪♪
Mlle Heywood.
Je vous cherchais.
Pourquoi ?
Je ne peux vous laisser quitter Sanditon à nouveau
sans vous dire clairement combien je vous admire.
Chaque jour de ma vie
que je ne passe pas avec vous, est un jour perdu.
Et j'ai lutté, en vain, pour le nier, mais je vous aime,
Mlle Heywood.
♪♪
[MUSIQUE ROMANTIQUE ORCHESTRALE]
♪♪
Non !
♪♪
Nous n'aurions pas dû.
Vous n'auriez pas dû dire cela !
Je regrette de ne pas l'avoir dit plus tôt !
Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
♪♪
[ELLE SOUFFLE]
♪♪
Je vais me marier.
♪♪
Restez.
♪♪
Faites votre vie avec moi.
♪♪
J'ai fait une promesse.
♪♪
À Ralph.
♪♪
À mes parents.
♪♪
C'est trop tard !
♪♪
Prochainement...
Le seul moyen d'arrêter tout cela,
est de trouver un époux.
M'évitez-vous depuis la chasse ?
TOM : Mlle Georgiana Lambe !
Je serai heureux de retrouver le calme de Willingden, demain.
Êtes-vous de cet avis, Mlle Heywood ?
♪♪
Traduction eugenie62 www.addic7ed.com
♪♪
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