All language subtitles for Nabil Ayouch- 2017- Razzia

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Original subtitles

S'envoler...

Partir, se dissoudre...

Abdellah...

Professeur...

J'aime ce nom.

J'aime ce regard dans leurs yeux quand ils me questionnent...

L'attente...

L'instant avant de connaître.

La satisfaction juste après.

Oui, Monsieur l'inspecteur...

Qu'importe la langue si vous leur Ă´tez la voix.

Qu'importe la foi si vous leur Ă´tez leurs rĂŞves...

La montagne est une grande masse composée de roches et de minéraux.

Le haut de la montagne

s'appelle

la cime.

Là-bas, derrière les montagnes,

il y a d'autres villages,

des forĂŞts,

et des océans.

Doucement !

Anir, fais attention !

- Vous êtes réveillés ou endormis ? - Réveillés...

Réveillés !

Un âne !

Pourquoi tu n'es pas venu hier soir ?

Les gens commencent Ă  parler.

Je ne veux pas te créer de problèmes.

C'est ma vie, et ça ne les regarde pas.

Quand le père d'Ilyas est mort, personne n'a levé le petit doigt pour m'aider.

Et lĂ , ils voudraient me dire comment mener ma vie.

PlutĂ´t mourir.

Allez, viens manger.

Les enfants ne vont pas tarder Ă  arriver.

Je te préviens, Ilyas est en forme ce matin.

Il a passé la soirée à réviser la leçon de sciences.

Il a plein de questions pour toi.

Tu t'es bien préparé, j'espère ?

Ne t'inquiète pas pour ça.

Je t'aurai prévenu.

Rester et me battre ?

Yto,

tu as le courage de dix hommes.

Moi, je suis lâche.

Alors, qui peut me dire

quelle est l'étoile la plus proche de la terre ?

Professeur, professeur !

Ahmed ?

Le soleil.

Le soleil.

- Ahmed a raison ? - Oui !

Bravo, Ahmed.

Pourquoi...

Pourquoi on ne voit pas les étoiles pendant la journée ?

Elles disparaissent ?

Fatim-Zahra ?

C'est à cause de la lumière du jour.

C'est à cause de la lumière du jour.

Très bien. Rassieds-toi, Fatim-Zahra.

- Vous avez compris ? - Oui !

Qui a des questions ?

Professeur !

Ilyas ?

Tu n'as pas de questions ?

Lève-toi, Ilyas.

Pour... pour... pourquoi...

Pour...quoi la lune...

est un... un... un...

Ilyas !

La leçon d'aujourd'hui avait l'air de t'intéresser.

Je peux rester avec toi pour répondre à tes questions.

J'ai... j'ai... j'ai pas de questions.

Je suis sûr que tu en as.

Et ce sera plus facile

de me les poser quand on sera seuls.

La planète terre

se compose

de cinq grands continents.

Cinq continents.

C... i... n... q.

Asie.

Australie.

Europe.

Amérique.

Et Afrique.

Yto...

Merci.

Le Maroc

se trouve au nord de l'Afrique.

Bonjour, professeur.

Bonjour.

Désolé, je viens de me lever. C'est pas encore rangé.

Aucun problème.

Bonjour.

Bonjour.

M. Mahmoudi. Il vient d'arriver de Rabat.

Il souhaitait te rencontrer.

Il est envoyé par le Ministère.

Bien sûr, vous êtes au courant des nouvelles réformes de l'enseignement ?

J'en ai entendu parler.

Mais ici on est un peu isolés, je ne connais pas les détails.

Ce n'est pas grave.

Je suis lĂ  pour vous les expliquer.

On a entendu dire...

que vous enseigniez toujours en berbère malgré les directives ?

C'est la seule langue qu'ils comprennent.

Ce n'est pas une langue.

C'est un dialecte.

Notre seule langue est l'arabe,

la langue de notre saint Coran.

La langue qui unit et rassemble tous les musulmans.

Je comprends.

Mais ça va être difficile de faire tout mon cours en arabe.

Ils ne vont rien comprendre.

Ils s'adapteront.

Et toi aussi.

Tu leur enseignes la poésie ?

Ce livre est Ă  moi.

Comme dit le Coran, "Lis..."

On dit beaucoup de bien de toi.

Tu es un homme intelligent.

Tout va bien se passer.

Au revoir.

Au revoir, professeur.

Au revoir.

Non à la réforme de la loi sur l'héritage !

On ne touche pas Ă  la loi coranique !

La charia a tranché !

Non à l'égalité hommes-femmes dans l'héritage !

Non, on dit non !

Le Maroc est un pays musulman !

Bonjour, Ilyas.

- Ta mère est là ? - Oui, entre.

Mange.

Merci.

Tu es enceinte ?

Yto, merci pour tout.

Ă€ la prochaine, si Dieu le veut.

Tu lui as dit ?

Qu'est-ce que tu comptes faire ?

Je ne sais pas.

Il est lĂ  tout le temps...

Il a transformé mon cours de sciences en un cours d'éducation islamique.

Il explique l'histoire par la religion, la géographie par la religion.

Et mĂŞme la religion, il lui donne un autre sens.

Il leur parle une langue qu'ils ne connaissent pas.

Les élèves sont perdus.

Ils répètent sans comprendre.

Silence !

Vous ĂŞtes fous ! Qu'est-ce qui vous prend ?

Et vous les laissez faire ?

Il m'a traité de juif. Il n'a pas le droit de m'insulter.

Depuis quand "juif" est une insulte ?

Un juif c'est sale. On me l'a dit.

Ah oui ?

- Et qui te l'a dit ? - On me l'a dit, c'est tout.

Et ce sale juif a voulu me prendre mon argent.

C'est faux. J'ai juste trouvé une pièce par terre.

Et je ne suis pas un juif !

Je ne veux plus entendre ces bĂŞtises !

Allez !

Rentrez en classe.

En silence !

Le système solaire

se compose de neuf planètes

qui orbitent autour du soleil.

Fatim-Zahra.

Se compose...

Le système solaire...

Sol... solai...

Rassieds-toi, Fatim-Zahra.

Omar.

Se comp... compose...

Le système solaire se compose, Omar.

Le système solaire se compose de...

Autour du soleil...

D'accord, assieds-toi.

Je vais vous traduire

à chaque fois les mots en berbère.

Vous allez comprendre.

Il y a neuf planètes.

Il y a neuf planètes.

Écoutez-moi. Le système solaire

se compose

de neuf planètes.

Le système solaire se compose...

Répétez.

Très bien.

Ă€ toi, ma fille.

Tu leur enseignes la poésie ?

Oui, monsieur l'inspecteur venu de la ville, avec son air de tout savoir

Oui. Ce livre n'est pas qu'Ă  moi.

Je leur apprends à écouter les montagnes,

Ă  leur parler,

Ă  imaginer ce qui existe au-delĂ .

Oui...

Monsieur l'inspecteur,

qu'importe la langue...

Qu'importe la langue si vous leur Ă´tez la voix.

Qu'importe la langue si les montagnes deviennent sourdes.

Salima ! Viens !

Allez, sur la table, Salima !

Rachid, Aziz, bienvenue. Ça va ?

Ilyas...

- Le ragoût est prêt ? - Presque.

Viens, viens.

Il lui a sorti les intestins.

Cassette de merde...

Partir...

Vers un ailleurs qui nous appelle.

Rester...

Rester et se battre...

Se battre contre qui ?

Se battre contre quoi ?

Bonjour, Salima.

Bonjour, beau gosse. Tu vas bien ?

Il faut qu'on repeigne.

Regarde, ça commence à s'effriter.

Tu sais...

il était très méticuleux.

Comme sa fille.

Ne t'inquiète pas, je vais m'en occuper.

- Merci. - Que Dieu t'aide.

Arrêtez, s'il vous plaît.

ArrĂŞtez.

Ça suffit !

Merci, mais je n'ai pas besoin de vos prières.

Le défunt n'a pas besoin que l'on décore sa tombe.

Il a besoin de nos prières pour que Dieu lui pardonne.

Et lève-toi, on ne s'assoit pas sur les tombes.

C'est quoi, cette obscénité ?

Que Dieu nous protège du vice.

Je me souviens, quand j'étais petite,

j'adorais sortir sur le balcon quand il pleuvait.

En culotte.

Pour sentir les gouttelettes sur ma peau.

Mon père me voyait,

mais il faisait comme si de rien n'était.

Je pense qu'il aimait me voir heureuse.

Ça me semble tellement loin tout ça...

Et si c'était une fille ?

Si c'était une fille ?

Je ne peux pas la faire naître ici.

Pas maintenant.

Alors, tu n'as qu'Ă  avorter.

Si c'est ta décision, tu iras chez une femme qui s'appelle Zohra.

Elle te massera pour t'ouvrir l'utérus

et te donnera des herbes que tu boiras...

Ă€ jeun.

Et ce sera terminé ?

Ça, ce sera terminé.

Mais les tatouages se font en saignant...

Je ne comprends pas.

Un jour, j'ai aimé un homme.

Comme jamais je n'ai aimé.

Je le trouvais admirable,

courageux.

Il transmettait Ă  ces enfants tout ce qu'il y a de beau sur cette terre.

Jusqu'Ă  ce qu'on m'en empĂŞche.

Mais tu ne vas pas partir.

Tu vas te battre.

Je n'ai pas le choix, Yto.

On a toujours le choix.

Professeur !

Professeur ! Professeur...

Il avait promis de revenir nous chercher, Ilyas et moi.

Chaque matin, je voulais croire qu'il arriverait

avec ses yeux pleins d'espoir..

Qu'il aurait mené son combat.

Je l'aimais vraiment.

Tes pas retentissent au-delĂ  des montagnes...

Oui, c'est ça. Ils retentissent.

Ils creusent,

s'incrustent dans mes brèches...

Ils ne s'effaceront pas.

Leur écho ne se taira pas.

Hakim !

- Salut, vous. Ça va ? - Ça va.

- Qu'est-ce que tu caches ? - À toi de me dire...

Qui c'est qui aime les surprises ?

Merci !

Et lĂ , tu descends.

Monte.

Et après, je te montrerai où poser les autres doigts.

- Bonsoir. - Bonsoir, père.

- Papa... - Bonsoir.

Hajj, le dîner est bientôt prêt. Tu as faim ?

Hakima !

Viens, on va bien s'occuper de toi !

Tu fais quoi, ce soir ?

Il est mignon, ton petit cul !

Allez viens, je vais t'exploser !

- Il m'a dit : il faut que tu oublies l'art. - L'art !

Que tu fasses des croissants et des petits pains.

T'es grave, toi.

T'as vu le morceau ?

Des culs comme ça et j'oublie tous mes problèmes.

Chérie, tu veux faire un petit tour ?

Qu'est-ce qu'elle va foutre

avec un chĂ´meur comme toi ?

Ta gueule.

Je peux te brancher avec le gars qui organise si tu veux.

Non mec, c'est pas mon truc.

Ces sauteries chez les gosses de riches, ça me donne mal au crâne.

Je veux juste gagner du pognon, moi.

Saad.

Tu veux gagner 500 balles en jouant du chaabi chez les richards ?

Crève !

De toute façon, moi j'y vais.

Je vais chiner une meuf canon et blindée.

Elle va me payer un billet pour l'Europe.

Je verrai la tour Eiffel, la maison de Freddy Mercury...

Si ça se trouve, je signerai même avec son producteur.

T'as jamais quitté la médina et tu parles d'Europe. Tu rêves !

- T'as fumé quoi, ce matin ? - Tu verras.

Tu vas grave l'impressionner avec tes deux mots de français.

Tête de noeud, tu sais même pas écrire ton nom !

Matez-moi ça !

Les gars, c'est Adnane ?

Ils l'ont tondu, lui aussi.

Les fils de putes. C'est là-dessus que tu dois écrire, mec.

Bon...jour.

- Et tu seras d'attaque. - Si Dieu veut.

Il est oĂą Monsieur Jacques ?

Fais-moi du grandiose, fais-moi du Hollywood !

Doucement...

Mon nom est Joe.

Je suis votre hĂ´te, ce soir.

Vous êtes mes invités. De super invités !

J'ai beaucoup voyagé dans ma vie,

mais c'est ici, le plus bel endroit du monde.

"Chez Jacques", Ă  Casablanca.

- Chérie ? - Oui ?

- Tu aimes quand je joue du piano ? - Oh oui, beaucoup !

Je veux jouer du piano sur ton corps.

Je peux jouer du piano sur ton corps ?

Mina, oh Mina !

Mina, la plus belle !

C'est moi.

Non, dépose-moi juste là.

C'est moi qui vis avec eux, pas toi.

Ouvre.

- Les filles ! - À plus.

Hamid.

Joe.

T'as fait la fĂŞte, ce soir ?

File-moi une clope.

Merci.

Tu sais qu'ils ont brûlé une usine à Ain Sebaa aujourd'hui ?

Ça se voit que t'as passé une sacrée soirée.

Une soirée inoubliable, mon frère.

Inoubliable.

Allez...

Bonne nuit.

Je cherche Zohra.

À l'intérieur.

Détends-toi.

Doucement.

Respire. Allez, respire.

Tiens.

Merci.

Ma douleur était faite de larmes et de silences.

Mais seuls les morts sont silencieux.

J'ai décidé d'aller le chercher.

Sur mon visage, j'ai gravé la bataille.

Au sang et au charbon.

Au milieu de mon front, l'olivier,

symbole de la force.

Sur chaque joue, l'oeil de Dieu.

L 'étoile qui guide l'homme dans la nuit.

Parfois, on ne choisit pas son combat.

Casablanca

Toujours en mouvement

On essaie de garder la pĂŞche

Mais le boulot, c'est la dèche

La tête pleine de problèmes

Au bord de l'overdose

Toujours les poches vides

Toute notre vie, c'est du vide

Personne ne nous comprend

On essaie de rester souriants, mais Dieu seul sait ce qu'on ressent

On ravale notre aigreur, et on oublie nos malheurs

On se bat jour et nuit pour se construire un avenir

On a une licence, on a appris le français

Mais à quoi ça va nous servir ?

Sa voix est unique.

Une fois, il a chanté avec une chanteuse d'opéra très célèbre.

Toi aussi, tu as une belle voix. Très belle.

Personne ne peut se comparer Ă  Freddy Mercury.

Toi, tu peux.

Si je peux être le Freddy Mercury du Maroc, ça me suffit.

Écoute... Toi, tu vas remplir le stade Mohammed V, si Dieu le veut.

Et les gens ne trouveront plus de places pour tes concerts.

Et les prix des billets vont exploser.

Et les vitres des bus vont être défoncées.

Chante-moi un peu.

S'il te plaît.

Je veux me libérer...

Je veux me libérer...

Dada ! Tu n'entends pas quand je t'appelle ?

J'arrive pas à baisser le son de la télé.

- Maman est rentrée ? - Pas encore.

Rallume la télé, c'est mon feuilleton préféré.

T'as fait quoi pour le goûter ?

Il reste du gâteau d'hier.

Non, j'ai pas aimé ton gâteau.

- Tu veux des crĂŞpes au chocolat ? - Oui !

- T'es la meilleure Dada de Casa ! - Petite chipie...

- Ta mère est rentrée. - Dis-lui que j'arrive.

Ferme la porte derrière toi.

Inès !

- Descends, faut que je te parle. - Je peux pas, ma mère est à la maison.

Descends, s'il te plaît, c'est urgent !

Qu'est-ce que t'as ?

Omar va demander ma main.

Je voulais que tu sois la première à le savoir.

T'es folle, tu vas pas te marier. T'as que 17 ans.

Je l'aime tellement, regarde comme il est beau.

Tu le trouves comment ?

Je le trouve beau, mais...

Il a 32 ans. Il travaille dans le supermarché

à l'entrée de la ville. Il s'occupe du rayon fruits et légumes.

Et il a une voiture.

Il m'a dit que je n'aurais plus Ă  travailler.

Je m'occuperai de la maison et de nos enfants.

Il m'emmène à la plage samedi pour me demander en mariage.

- Ça va être romantique... - Habiba !

- Allez, au revoir. - Habiba, viens !

Je dois filer, je te raconterai plus tard.

Joue-la, Sam.

Joue "As Time Goes By".

Je ne m'en souviens plus, Miss Ilsa. Je suis un peu rouillé.

Je vais la fredonner pour toi.

Chante-la, Sam.

Pourquoi ?

C'est un péché ?

Mais je ne le reconnais pas.

n'est-ce pas ?

Les villes de Casablanca et Rabat ont vu défiler plusieurs manifestations aujourd'hui.

Les revendications des diplômés chômeurs sont toujours les mêmes.

Ils demandent Ă  obtenir enfin un emploi.

Sur place,

nous avons recueilli ce témoignage.

Je ne comprends pas. J'ai un BAC+5 et pas de boulot.

Ras le bol des promesses de ce gouvernement. Je veux un vrai travail.

J'ai 27 ans et je cherche du boulot depuis 5 ans. Mais rien.

Les portes se ferment les unes après les autres.

Je dois vivre toute ma vie chez mes parents ?

HĂ© toi, c'est combien ?

J'ai pas une belle bagnole, mais j'ai un gros engin.

Nique ta mère !

Va te faire foutre, fils de pute. Que Dieu maudisse tes parents !

- Pute ! - Pédé !

T'es arrivé à temps, ces sauvages allaient me piquer mon sac.

Lâche-moi !

Mes pas sont sourds.

Les montagnes sont sourdes.

Tu ne reviendras plus.

Tu le sais.

Elle le sait.

Vole.

Sur tes genoux,

caresseras-tu mes cheveux, comme avant ?

Comme quand j'étais enfant ?

Comme quand j'étais enfant...

Ouvre-moi.

Inès, tout va bien ?

J'ai une surprise.

Ça craint, mes patrons vont nous entendre.

T'inquiète, ça ira vite. Laisse-moi entrer.

Regarde, des habits, du maquillage, des bijoux...

Tu veux que j'en fasse quoi ?

Demain, Omar va demander ta main, non ?

Il faut que tu sois belle.

Essaye celle-lĂ .

Tu vas ĂŞtre canon.

Ferme ça.

Mais enlève-moi ce pyjama.

Dépêche-toi.

Ça va t'aller.

Omar va fondre.

T'es trop belle comme ça.

Tes cheveux, lâche-les.

Oh, Inès... J'avoue, je me plais.

T'as vu, t'es très belle comme ça.

Tourne-toi.

- Je suis bien, non ? - Trop.

Tu sais quoi, on va faire un jeu.

Je vais faire semblant d'ĂŞtre Omar

et je vais demander ta main.

OK ?

Habiba, je veux t'épouser.

On aura des enfants, une grande maison, et on sera heureux.

On sera tellement heureux.

- Inès, tu es folle... - Je ne suis pas Inès, je suis Omar !

Ça suffit, Inès.

Habiba, je t'aime.

- Est-ce que tu m'aimes ? - Ça suffit.

Inès, arrête.

Inès, rentre chez toi. Je vais avoir des problèmes.

Inès, il faut que tu partes.

Moi, je t'aime. Est-ce que tu m'aimes ?

Tu étais où, ma fille ? Je t'ai cherchée partout.

Je ne suis pas ta fille. Tu n'es personne.

C'est pas la peine d'insister. Il n'est pas lĂ .

Pas possible.

C'est la troisième fois que je viens lui livrer cette chaise.

Vous n'avez qu'Ă  la laisser ici. S'il la veut, il la prendra.

Ce que nous devons retenir, et c'est le principal danger,

c'est que notre jeunesse est perdue.

Cela a engendré cet état de désespoir..

Et c'est pourquoi ces jeunes voient en la violence une forme d'expression.

Ce que nous vivons aujourd'hui est le résultat inévitable...

Ma chanson est passée plusieurs fois à la radio.

...de l'échec du système éducatif.

J'ai mĂŞme fait une interview.

Tout le monde a aimé.

On m'a aussi proposé de travailler dans une grande soirée d'anniversaire.

Je serai bien payé.

- On ne sait jamais... - Tu n'as rien mangé, mon fils.

Mange.

Tu sais ce que ça me fait, la cuisine japonaise.

Ça me rend chaude.

Petit coquin, tu sais ce que j'aime...

Dada t'a préparé le dîner.

J'ai payé mes dettes

Ă€ maintes reprises

J'ai purgé ma peine

Mais je n'ai commis aucun crime

Et des mauvaises erreurs

J'en ai fait quelques-unes

J'ai eu ma part de sable lancé au visage

Mais j'ai survécu

Nous sommes les champions

Mes amis

Et nous continuerons de nous battre

Jusqu'Ă  la fin...

Vous allez où, vous, portant vos fatigues et vos espoirs écrasés ?

Errachidia, Taroudant ?

Taroudant... J'en suis certain.

Moi, je vais Ă  Casablanca.

Casablanca...

Ville-monde...

ville-tombeau.

M'envoler...

Je veux me dissoudre, m'effacer.

Tu m'oublieras, Yto.

Vous m'oublierez.

C'est mieux comme ça.

C'est mieux comme ça, j'en suis sûr..

T'es beau.

Dieu te garde.

Bonjour, père.

Je vais Ă  la fĂŞte.

Je vais gagner de l'argent.

Foutez le camp, c'est les flics !

Dégagez !

Merci.

ArrĂŞte-toi !

Attends, tu t'a.ĂŞtes !

ArrĂŞte-toi, connard !

S'il vous plaît, laissez-moi passer...

Tu vas oĂą ?

Je vais accompagner ces gens...

On va juste gagner notre croûte.

D'accord, laisse-le passer ! Allez, dégage !

Non Ă  l'exploitation ! On veut nos droits !

Le temps qui passe.

Le temps de la vie.

Hamza ! Hamza !

Allez, les gars. On s'active !

Servez-vous.

Servez-vous, monsieur.

Donne-moi de l'eau.

Allez, dépêchez-vous. C'est à vous.

Vite, ils vous attendent.

La chikha, la chikha !

Oui, les enfants. Le soleil est une étoile.

L'étoile la plus proche de vous.

Tendez la main, vous pourrez la caresser.

Vous ne me croyez pas ?

Fermez les yeux. Essayez...

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