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NETFLIX PRĂSENTE
I - OĂ L'ON ENTEND, Ă L'INTĂRIEUR, UN MENSONGE S'ĂLABORER
Comment ça va, tata Eleanor ?
Bonjour, Mabel. Quelle belle maison !
On va lire ensemble dans le jardin ?
Mabel !
J'arrive, maman !
Quand arrivent-ils, papa ?
D'une minute Ă l'autre.
Sont-ils gentils ?
Non, ils ne le sont pas.
Quel manque deâŠ
Penny, les voilĂ .
Bon sang !
Raymond, c'est trĂšs boueux.
Mes pieds sont mouillés.
Encore une fille ?
C'est Isobel.
Je ne vois rien.
Ton tour viendra, Georgie. On est entassés, ici.
Quel Ăąge as-tu ?
J'aurai neuf ans en juin.
Tu es bien petite, pour ton Ăąge.
Vous voulez la prendre ?
Non, j'ai froid.
Voulez-vous un sandwich ?
Un sandwich ?
Non.
As-tu fait ces rideaux toi-mĂȘme ?
Oui.
Elle a aussi fait ma couette. Et le chĂąle d'Isobel.
Pauvres enfants.
N'est-ce pas la commode Mayhew ?
En effet.
De la splendeur du salon d'hiver
Ă ce lugubre recoin du monde.
Quelle déchéance.
Elle était à mon pÚre.
Ton pĂšre, cet ivrogne bon Ă rien pleurnichant sans cesse !
Ă propos de l'argent.
Ă propos de ses dettes.
C'était un pleurnichard.
Il a tout perdu au jeu.
Ă part la commode Mayhew !
Et toi, Raymond, vu ton éducation et les chances qui étaient les tiennes.
Je suis outrée que tu n'aies pas su t'extirper de cette fange.
Je reconnais ton pĂšre en toi.
C'est une faiblesse.
Dors bien, Isobel.
Ils sont trÚs étranges, n'est-ce pas, maman ?
Ils sont singuliers, mais ils sont de notre famille.
Voilà que ça reprend ton pÚre.
Est-il triste, maman ?
Il ira mieux demain matin. Il a simplement besoin de prendre l'air.
Bon sang !
Misérable porc !
Regarde-toi.
Eleanor avait raison.
Penny !
J'ai faim.
Ce qui est arrivé est incroyable.
Un miracle !
Qu'est-ce que tu racontes, Raymond ?
Que s'est-il passé ?
Tout a changé.
Tout.
Du vin. Penny, du vin !
Du vin ?
Raymond, dis-moi donc ce qu'ilâŠ
On ne le réveille pas ?
Non, Mabel. Laissons-le dormir.
Bonjour, madame. Je m'appelle Thomas.
Je représente mon employeur, M. Van Schoonbeek.
Je viens négocier l'accord.
L'accord ?
Votre mari a parlé à mon employeur hier soir, madame.
Ils se sont mis d'accord.
Un accord avec qui ?
M. Van Schoonbeek. C'est un architecte de renom.
Il bĂątira gracieusement une maison pour vous et votre famille.
Navrée, mais notre situation financiÚre ne le permet pas.
Mon mari a dĂ» s'emporter.
Vous n'y ĂȘtes pas, madame. C'est un cadeau.
Mon employeur a acquis les terres entourant votre cottage.
C'est ici que la maison sera construite.
Vous prendrez possession du terrain et de la propriété, une fois terminé.
Il y a une seule condition.
La famille doit renoncer à ces lieux et établir sa résidence dans la maison.
Et c'est tout ? Il ne veut rien en retour ?
L'argent n'est pas un problĂšme pour lui.
C'est un grand artiste.
Seule lui importe la satisfaction de créer.
Van Schoonbeek était un ami de mon pÚre.
Il dit qu'on fera des envieux Ă des kilomĂštres Ă la ronde.
La lumiĂšre au sommet de la montagne, Penny.
M. Van Schoonbeek est hélas d'une nature impatiente.
Il me faut donc votre permission écrite aujourd'hui.
VoilĂ , jeâŠ
Fort bien.
Quand le chantier commencera-t-il ?
Je pense qu'ils ont déjà commencé.
M. Van Schoonbeek n'aime pas lanterner.
Nous y voilĂ .
Allons.
Incroyable.
Sublime.
Bonjour, M. Thomas.
- Vous avez apporté vos effets personnels. - Oui, à peine quelques babioles.
La maison est aménagée.
M. Van Schoonbeek en a personnellement conçu chaque meuble.
Mais j'en ai qui sont dans ma famille depuis des générations.
Je comprends parfaitement.
Je vais les faire mettre en lieu sûr.
Regarde ces plafonds.
Quelle couleur intéressante.
Ce couloir mĂšne au salon, Ă la bibliothĂšque, Ă divers placards,
au billard et aux chambres d'amis.
L'escalier de l'aile ouest.
Et ici, le petit salon.
Vous pouvez vous détendre ici pour la journée.
Bon sang. Quelle cheminée !
Et ce canapé !
Pas de rideaux ?
Une machine Ă coudre !
Incroyable, n'est-ce pas ?
Comme cette étoffe est belle !
En face, se trouve la salle Ă manger.
Chaque jour, des mets de choix vous serons servis.
Je vais prendre congé. Bonne journée, mesdames, monsieur.
Merci, M. Thomas.
Un délice !
N'est-ce pas ? Je n'aurai plus jamais Ă cuisiner.
Cuisiner ? C'est une perte de temps.
Qui prépare tout ça ?
Nos serviteurs, j'imagine.
Voyez donc ça.
Comme c'est beau.
Maman, Isobel est fatiguée.
C'est gentil, Mabel.
Viens, Isobel.
Bonne nuit, maman.
Bonne nuit, papa.
Bonne nuit, Mabel.
Dors bien.
Regarde ça !
Notre maison.
Viens, Isobel. Allons-y.
C'est⊠Quelqu'unâŠ
Ce n'est pas que moi.
M. Thomas !
Qu'est-il arrivé aux escaliers ?
Bonjour, madame.
M. Van Schoonbeek procĂšde Ă quelques ajustements.
Il y a un passage provisoire via le billard.
Merci, M. Thomas.
Bonjour, maman.
Maman ?
Maman.
J'ai dĂ» m'endormir.
Dans mes bras, Isobel.
Un homme Ă©tait devant ma fenĂȘtre. On ne voit plus dehors.
Mabel, j'ai beaucoup de travail.
Trouve ton pÚre. Je m'occupe du petit-déjeuner.
Mais, maman !
Isobel, ne touche pas à ça.
Bonjour.
On vient d'emménager.
Papa !
Mabel ! Regarde.
Notre maison !
Que font-ils ?
Ils doivent avoir besoin des matériaux.
M. Thomas.
Bonsoir. M. Van Schoonbeek a une requĂȘte.
Quoi donc ?
Il aimerait beaucoup que vous acceptiez ce présent.
Bon sang !
Prenez votre temps.
J'attends ici.
Ils sont exceptionnels.
Ah oui. TrĂšs bien.
Ce n'est pas trop audacieux ?
Non, monsieur, pas du tout. Pourquoi ne voyez-vous pas par vous-mĂȘme ?
Ils sont merveilleux.
Tellement modernes.
Ravi que ça vous plaise. M. Van Schoonbeek les a spécialement créées
pour compléter sa vision architecturale.
Vous ĂȘtes ridicules.
Tous les deux.
Mabel !
Pourquoi dis-tu une chose pareille ?
Je veux que tu t'excuses.
Tout de suite, Mabel !
Je suis désolée.
Je déteste cette maison. Je la déteste !
Nous n'aurions jamais dĂ» partir.
Isobel ! Pourquoi tu ne dors pas ?
Attends, oĂč vas-tu ?
Isobel, reviens !
Rentrons Ă la maison. On n'a rien Ă faire ici.
Isobel !
Attention !
Attends-moi lĂ . J'arrive.
Tu veux entrer ?
Notre maison.
Mes livres.
Ma maison de poupée !
"Un jour, la princesse Esme se réveilla
et vit que tout le royaume était endormi."
"Elle se demandait parfois si ce n''était pas elle qui dormait
tandis que tout le monde était éveillé."
Tu as faim, n'est-ce pas ?
Un peu.
Que s'est-il passé ici ?
Madame. M. Van Schoonbeek est trĂšs satisfait de votre travail.
- Dites, M. Thomas ? - Monsieur ?
Vous ne sauriez pas ce qui cloche, dans cette cheminée ?
Je n'arrive pas Ă l'allumer.
Je comprends, monsieur.
J'ai justement quelque chose qui pourrait vous ĂȘtre utile.
C'est mon vieux fauteuil.
En effet, il était entreposé.
Nous nous demandions s'il pouvait encore vous ĂȘtre utile.
Je ne suis pas sûr d'en avoir encore l'usage.
Nous avons tant de beaux fauteuils.
Certes, monsieur.
Je sais quoi en faire.
Si le bois venait Ă manquer, il y en a beaucoup Ă la cave.
La cave.
Merci, M. Thomas.
Ăcoute.
Il y a quelqu'un.
Papa !
Oh, c'est papa !
Papa ! Ă l'aide ! On ne sait pas oĂč aller !
On commence Ă avoir faim !
Papa !
- Il nous faut un moyen de descendre. - Tout de suite.
M. Thomas ! On est perdues. On ne trouve pas les escaliers.
Mabel, Isobel, il n'y a pas d'escaliers !
Il a encore tout changé !
Je n'en peux plus.
Je ne suis qu'un acteur.
Il me fournit mon texte !
Je dois te dire des choses et faire des choses !
Je n'en peux plus ! Je ne peux pas ! JeâŠ
Je ne sais pas oĂč aller, Isobel. Je suis perdue.
Maman ?
Ma maison de poupée.
Mabel.
Ma petite fille.
Papa !
Maman !
Pars, Mabel.
Sauve-toi de lĂ .
Pars, Mabel !
Je t'en prie !
MabelâŠ
sauve Isobel.
II - PERDUE EST LA VĂRITĂ QUI NE PEUT ĂTRE GAGNĂE
MAISON Ă VENDRE
SAC Ă GRAVATS
Derek, tu m'entends ?
Ăcoute, Derek.
Vu les aléas de la promotion et la pression budgétaire,
j'ai dĂ» licencier les ouvriers.
Alors, livre la cuisine au plus vite.
Laisse-moi l'installer moi-mĂȘme, d'accord ?
Mais j'attends un remboursement. Soit là , soit pour ma prochaine rénovation.
C'est la moindre des choses.
Oui.
Oui.
Ce serait dommage de gĂącher nos rapports.
Restons-en lĂ , d'accord, Derek ?
TRĂS URGENT - IMPAYĂ
Parfait.
D'accord. Bien sûr. Oui.
Un coup de fil difficile. Ă bientĂŽt, Derek.
FOUR CHĂTEAU RĂTISSERIE
IDENTIFIANT
ĂCLAIRAGE CONNECTĂ
HORS BORD
IMPRESSION
Ă FAIRE : APPELER LA PUTAIN DE BANQUE
Oui.
Non.
J'aimerais parler Ă Erica Stephens, des prĂȘts aux entreprises.
Erica Stephens.
PrĂȘtsâŠ
J'ai entre 20 et 25 acheteurs trÚs intéressés.
Et mĂȘme si je dis toujours que rien n'est jamais sĂ»r dans la vie,
de ce cas-ci, Erica, je suis hyper sûr
que j'aurai d'excellentes nouvelles aprĂšs la visite.
Je vous appellerai.
Je vous le promets.
âŠSarah Arnold, Ă©conomiste en chef Ă la Fondation pour l'Ăconomie.
Bonjour, Sarah, bienvenue.
Bonjour.
Ce n'est pas un bon jour. C'est une matinée horrible.
Vous venez d'annoncer une récession en plus de tout le reste.
Combien est-ce important, quand on parle officiellement de récession ?
Qu'est-ce que ça veut dire ? Sur quoi se reposent-ils ?
Une récession technique, comme en l'espÚce,
repose sur deux trimestres de baisse du PIB.
Cette chute record de 20 % du PIB,
d'un peu plus de 20 %,
la pire contraction de l'économie britannique
depuis le dĂ©but des relevĂ©s de l'Office des statistiques nationales en 1955âŠ
C'est encore pire, Sarah. Vous vous en rendez compte ?
RĂFRIGĂRATEUR - FRAGILE
Bon.
Je t'adore.
Oui !
Tu as reçu la photo ?
Formidable, non ?
Je l'ai dit à Derek. J'ai économisé 3 000 £.
LĂąche-moi. C'est ce que je lui ai dit.
Et hier,
trois acheteurs potentiels se sont inscrits pour la visite.
J'aimerais t'envoyer des idées d'hÎtels pour les Maldives.
On le mérite, non ?
Bien sĂ»r que si, mon cĆur.
Oui, bien sûr. Désolé. Au revoir, chéri. Tu me manques.
Ălimination des guĂȘpes.
Ăcureuils, punaises de lit. Lutte anti-puces.
Extermination taupes, lapins, fourmis, cafards et insectes.
Ă quoi ressemblent blattes ? Quelles sont les diverses espĂšces de blattes ?
Qu'est-ce qu'une blatte ?
Quels dégùts provoquent les blattes ?
Comment se débarrasser des blattes ?
Les blattes sont des nuisibles
qui dĂ©vorent les tapisseries, les vĂȘtements et tout textile.
Se débarrasser des coléoptÚres est un sérieux défi.
DÚs les premiers signes d'infestation, les larves et déjections brunes,
agissez sans tarder.
Les larves de blattes provoquentâŠ
Alors !
Allez ! Allez, alors ! Allez !
Alors, ça vous plaßt ?
Vous aimez ça ? Alors venez.
Vous ĂȘtes foutus !
Foutus, oui.
Prenez ça !
Ouais.
Merde !
EspĂšce de sale petit enfâŠ
Bonjour, mon cĆur. C'est moi.
C'est le plus grand jour de ma vie.
Si tu pouvais penser Ă moi, dire une petite priĂšre,
je serais reconnaissant.
AllĂŽ ?
AllezâŠ
Allez !
ĂPICERIE
Quoi ?
Quoi ?
Non ! Ăcoutez-moi !
On m'a livré la mauvaise commande.
J'organise un Ă©vĂ©nement oĂč les gens attendent des canapĂ©s et du champagne.
J'ai des nouilles déshydratées et des boissons énergisantes !
Bon Dieu !
Bienvenue.
Bonjour.
QuâŠ
Quoi ? Mon Dieu !
Chamonix est devenu trĂšs commun.
Comme un supermarché.
La taille est correcte, mais la disposition est déroutante.
Tu ne crois pas ?
Papa, regarde-moi.
Oh ! Doux JĂ©susâŠ
Oh, Isobel.
Bon.
Pour moi, le salon-salle Ă manger est le cĆur de la maison.
L'endroit pour se détendre aprÚs une journée stressante.
Réconfortante, luxueuse. Une piÚce pour la famille.
Je vous le répÚte,
l'aménagement est négociable dans le prix.
Mais, comme moi, vous devez appréciez l'excellence
et c'est ce qui vous est présenté cet aprÚs-midi.
Je pense qu'on s'imagine tous sortir sur le patio
et boire un verre de vin frais le soir.
Avec peut-ĂȘtre des apĂ©ritifs dans un bol.
Pouvez-vous fermer la porte ?
Canapé ?
Non, merci.
Allons, chérie. On s'en va.
Ressaisis-toi.
Allez.
Bien.
VoilĂ . Allez.
Bien !
Merveilleusement élégant, non ?
Je vous en prie. Amusez-vous bien.
J'appelle cette cuisine "la cuisine du monde"
car tant de pays ont participé à sa conception et à sa création.
Les marbrures de l'ßlot ne vous auront pas échappé.
Les derniÚres plaques extraites de la région de Carrare en Italie.
C'est assez spécial.
Nous marchons sur du marbre égyptien de Galala.
On sent cette histoire, n'est-ce pas ? On entend presque les Ăgyptiens.
Les armoires élégantes sont scandinaves, mais fabriquées en Allemagne.
Finesse, donc, mais aussi résistance.
L'éclairage se commande par smartphone ou via l'assistant virtuel de votre choix
et vous donne le choix entre de nombreux tons.
Mais le clou non seulement de la cuisine,
mais de toute la maison est Ă mon avis la chose dont nous ne pouvons nous passer.
Vous avez dĂ» remarquer notre problĂšme de traiteur,
et je m'en excuse.
Mais mĂȘme sans poulet
et en l'honneur de celui que vous ĂȘtes ou que vous voulez devenir,
Nous pouvons tous voir la majesté de ceci,
cet appareil de cuisine exquis.
Le four ChĂąteaux RĂŽtisserie.
Le Wi-Fi fait des siennes.
On adore comme vous avez arrangé la maison.
C'est vrai ?
Oh oui, tout Ă fait.
Les meubles sont-ils compris dans le prix ?
Oui.
Formidable.
Pouvons-nous vous poser des questions précises ?
Oui, bien sûr. Demandez-moi n'importe quoi.
Est-ce du crĂȘpe, sur les canapĂ©s ?
J'ai la brochure. Je peux vérifier.
Quel matériau d'isolation avez-vous utilisé ?
Des matériaux en fibre naturelle ?
C'est un mélange de laine, de papier et de coton.
Oh. TrĂšs bien.
Pouvez-vous m'excuser une seconde ?
Oui, au revoir. Je suis lĂ , si jamais vousâŠ
Délicieux tapis.
Si bien isolé, si confortable.
Tout va bien ?
Quelles drĂŽles de chaussures.
Vous devriez les enlever, vous n'en avez pas besoin.
Oui, vous avez raison.
Peut-on jeter un coup d'Ćil Ă la chambre tĂ©moin ?
Oui, c'est par lĂ . Je vous en prie.
Je serai en bas, au besoin. Faites-moi signe.
Votre maison nous intéresse beaucoup.
C'est une bonne nouvelle.
ExtrĂȘmement intĂ©ressĂ©s.
Oui !
OĂč est ce petit merdeux ?
Allez. Viens.
Mon Dieu !
Allez !
Dégagez !
HĂ© ?
Ohé ?
Ohé ?
Que faites-vous ?
On voulait se coucher.
Quoi ? Dormir ici ?
Eh bien, c'est une chambre.
La maison nous intéresse beaucoup.
D'accord.
Pouvons-nous vous demander deux tasses de thé ?
Dans ce cas,
bonne nuit.
Dormez bien.
BANQUE 47 APPELS
Bon Dieu, Erica.
Dites aux autres Ă la banque que j'ai des acheteurs.
Oui, merci. Ouais, je sais. C'est fantastique.
Je suis en route pour une rĂ©union avec leurs avocats, en ce moment mĂȘme.
Quoi ? Le nom des avocats ?
Laissez-moi vérifier. Je vous rappelle.
AUCUN SIGNAL
Notre télévision est trÚs dure à utiliser.
Je peux regarderâŠ
Il vous reste des canapés ?
J'ai bien peur que non, car la visite est officiellement terminée.
La maison nous intéresse beaucoup.
Oui, mais Ă quel point, au juste ?
Nous devrions peut-ĂȘtre commencer Ă nĂ©gocier avec vos reprĂ©sentants ?
Oui, nous devrions.
Vraiment ?
Vous pourriez appeler votre avocat ? L'inviter.
On devrait les inviter Ă manger tout de suite.
Bien.
Si vous pouviez trouver à manger, bien sûr.
Un exemple parfait de moisissure sur le mur.
C'est un mur extérieur,
on peut voir les taches s'étaler ici, sur la surface du mur,
la fenĂȘtre et mĂȘme le plafond.
Elles sont gĂ©nĂ©ral noires, mais parfois blanchesâŠ
Ils ne vont nulle part.
C'est dingue.
Car je n'avais que toi Ă appeler !
Pitié, ne raccroche pas. J'ai investi ma vie dans la maison.
Tu le sais, mon cĆur.
Je suis dĂ©solĂ©. Je ne t'appellerai plus jamais mon cĆur, chĂ©ri.
Bon sang !
à l'évidence, vous n'avez pas l'intention d'acheter cette maison.
Vous comptez vous prélasser ici à jamais ? Manger ma nourriture, boire mes boissons ?
J'appelle la police. J'appelle la police tout de suite !
Le téléphone sonne.
J'aimerais signaler un⊠eh bien, je ne sais pas trop ce que c'est.
Une entrée par effraction, sans effraction.
Une entrée et un refus de partir, disons.
Une prise d'otage oĂč c'est la maison que je veux vendre, l'otage.
On s'y perd, je sais.
Envoyez simplement une équipe de policiers à Van Schoonbeek Lane.
Vous avez fait vite. Ils sont en haut, dans la baignoire.
Vous avez un dentiste , le Dr Jafri ?
Il lui est arrivé quelque chose ?
Mon Dieu ! Il va bien ? JeâŠ
Le Dr Jafri nous a raconté
que vous l'appeliez Ă toute heure, monsieur.
Oui. Et alors ?
Vous lui racontez des détails de votre vie,
alors que ça ne l'intéresse pas, c'est votre dentiste.
Oui.
Vous ĂȘtes trop familier,
vous l'appelez parfois "mon cĆur" ou mĂȘme "chĂ©ri".
Tout ça est vrai, mais ce n'est pas important.
J'ai deux visiteurs dans une baignoire qui refusent de partir.
Si vous rappelez le Dr Jafri, il vous fera un procĂšs.
- Vous comprenez, monsieur ? - Me faire un procĂšs ? Revenez !
Je n'ai rien fait de mal. De quoi parlez-vous ?
Et qui ĂȘtes-vous, vous autres ?
Oh, faites comme si je n'étais pas là .
Ils avaient hĂąte de voir notre maison.
- Votre maison ? - C'est notre famille.
Votre famille ?
Ce sont des gens trĂšs gentils.
Ils ont vécu ici par le passé.
Putain !
J'en ai assez ! Ăa suffit. Compris ?
OĂč est passĂ© le⊠OĂč ?
Préparez-nous un thé, soyez gentil.
Vous allez en avoir, du thé !
Vous ĂȘtes prĂȘts ?
Un thĂ© ? Une jolie tasseâŠ
BANQUE - APPEL ENTRANT
Il est temps de vous ramener Ă la maison.
BIENVENUE Ă LA MAISON !
III - ĂCOUTE ENCORE ET CHERCHE LE SOLEIL
STUDIOS Ă LOUER
PLAN DE RESTAURATION
LOYERS APPARTEMENTS
ĂLIMINER BRUIT REPRISER RIDEAUX
Papier peint, appartement 3.
COLLE Ă PAPIER PEINT
Oh, pas encore ça !
MOTIF MARGUERITES
Oh ! Non !
Bonjour, Rosa.
On est l'aprĂšs-midi.
Tu sais quel jour on est ?
Mercredi ?
C'est le jour du loyer.
On fait toujours ça ?
Oui, toujours !
Ă quand remonte mon dernier loyer ?
Payé avec de l'argent ?
Ăa fait 12 semaines.
Ăa fait longtemps.
Eh oui.
Pour info, l'eau de la douche est Ă nouveau marron.
D'accord.
Je ne voulais pas en parler, mais elle a une texture gluante.
Oui, je sais. Ăa m'a gĂąchĂ© ma colle.
On le sent quand on touche mon bras.
Si tu me payais avec de l'argent, j'aurais de quoi réparer la plomberie.
- Je peux payer en poisson ? - Assez !
Tu as besoin de manger. C'est une source deâŠ
Elias, pour l'amour de Dieu, trouve de quoi me payer. D'accord ?
D'accord.
Je vais me sécher le pelage.
C'est ça, vas-y.
Fixer la lame de plancher aux autres.
Jen.
Jen !
Bonjour !
Il est quinze heures.
Et bientĂŽt seize, puis dix-sept !
Oui, c'est comme ça que ça marche.
Cela fait des années que j'ai abandonné le temps.
C'est vrai. En a-t-on besoin ?
Mais c'est le jour du loyer. N'est-ce pas ?
Oui. J'ai hĂąte de recevoir mon loyer.
VoilĂ . Le cristal d'obsidienne.
Il soulage les blocages émotionnels
et encourage la compassion
pour t'aider Ă trouver ton moi propre.
Tu m'en as déjà donné dix et toujours pas d'argent.
Mangeons.
Je savais que ce serait dur.
C'est énorme, bien sûr,
mais chaque jour, je vois le véritable potentiel de cette maison.
Si j'avais des locataires.
Ils sont tous partis.
- Je le sais. - Ă cause de l'inondation.
- Il reste Elias et moi, bien sûr. - Je parle de bons locataires.
Qui me paieraient avec de l'argent,
pas en poissons et en pierres.
Des cristaux.
Ăa ne paie pas les fournitures.
Ăa rĂ©aligne tes chakras.
Mais ça ne répare pas l'électricité, ou que sais-je.
Tu pourrais essayer. Ăa ne te ferait pas de mal.
J'ai toujours adoré cette maison.
C'est de la dévotion.
Elle pourrait ĂȘtre merveilleuse.
Oui.
En la rafraĂźchissant,
j'aurais des locataires pour financer la rénovation.
Puis, tu ferais partir tout le monde.
Et la maison serait finie. Elle seraitâŠ
sublime.
La maison le mérite.
Pour l'instant, il ne me manque que le bonâŠ
soutien.
VoilĂ , c'est ce qui ma manque, le bon soutien.
Je t'ai parlé de mon partenaire spirituel ?
Comment ça ? Un petit ami ?
Ce terme ne le décrit pas vraiment.
D'accord. Eh bien ?
- Il arrive demain ! - Il a de l'argent ?
On s'est connus Ă un atelier de chant de gorge.
Depuis, on communie sur le plan astral.
Pas d'argent.
Je ne crois pas, non. Mais c'est une merveille, Rosa.
Une force céleste. Vraiment.
Je ne fais pas de philanthropie. Je vais le lui dire clairement.
Il sera sûrement utile.
Oui, c'est ça. BonâŠ
Je m'interrogeais sur la douche dans ma salle de bain.
Quoi ?
Elle fait un bruit affreux et l'eau est Ă nouveau marron.
VoilĂ .
LOYER
Salut.
C'est quoi, ceâŠ
Quoi ?
Formidable !
C'était génial !
C'est un petit truc que j'ai appris au Tibet.
N'applaudissez pas, pitié.
Je ne fais que transmettre la mélodie.
Un portail vers une autre musique.
Une autre danse.
Un messager, en gros.
Depuis quand voyages-tu ?
Depuis toujours.
Toujours, mon enfant.
Et pourtant, Ă chaque seconde, le voyage raccourcit
Ă mesure que je me rapproche
de cette synthÚse de la grùce céleste.
Il parle de moi.
Je t'ai apporté des cadeaux terrestres.
Pour la purification, le bannissement de la discorde
et un rééquilibre de ta présence physique.
Je n'ai pas saisi ton nom.
Ce que je peux ĂȘtre impolie ! Rosa, je te prĂ©sente Cosmos.
Combien de temps comptes-tu rester, Cosmos ?
Je ne prévois jamais rien.
Il n'y a que des moments arrachés au vent.
- Comment ça ? - On ne manque pas de place.
La maison est immense.
Un voyageur ne peut pas ĂȘtre limitĂ© par des murs terrestres.
Je dors dehors.
Nom d'une pipe !
Quelle journée !
Je prépare un plat de mon jardin.
Tu peux entrer et visiter, si tu veux.
Avec plaisir !
Ouah, c'est hyper cool lĂ -dedans !
Je sens une énergie négative.
Oui, ça vient de moi.
Tu protÚges Jen, et pour ça, tu as ma gratitude.
En fait, je protÚge ma propriété.
Quand est-ce que tu vas la quitter ?
Je passerai Ă autre chose quand la brume se lĂšvera.
Sûrement. Le temps nous le dira.
Je devrais te faire payer pour cette tente.
PayerâŠ
Qu'est-ce que l'argent ? Un symbole sous forme de piĂšce ou de billet.
C'est exactement ça.
Je me déplace dans un océan de troc.
Ah oui ? Et que troques-tu ?
Mes compétences.
Ce que tu as devant toi, c'est le rĂ©sultat final, le rĂȘve.
Je dois remplacer les locataires payants que la pluie a chassé.
Là , j'aurai un véritable budget. J'ai déjà plein de peinture et de papier peint.
Il faut commencer par les racines.
Exactement !
Le chauffage, l'électricité.
J'ai des problĂšmes avec l'eau marron.
Il faut nourrir l'ùme de la maison pour libérer son potentiel.
Oui !
Raviver son chakra.
Tu peux commencer par la plomberie ?
La plomberie, c'est un peu invasif.
Je dois apprendre Ă connaĂźtre la maison,
à travers de la menuiserie légÚre.
J'ai une lame de plancher à remplacer, à l'étage.
Parfait. Je commencerai demain.
Enfin, merci.
Ăa va ĂȘtre formidable.
Le réveil sera magnifique, Rosa.
Magnifique.
- Allez, Ă ton tour ! - Oh, non. Non.
Allez !
VoilĂ .
Allez, Rosa !
Qu'est-ce queâŠ
Que se passe-t-il, enfin ?
On a un peu trop bu. On est en plein milieu de la journée !
- Que fais-tu lĂ -haut ? - Saisis-t'en ! Embrasse-le !
Oui, c'est génial.
L'eau est encore marron, Rosa !
Ce n'est pas le plan ! Mon plan !
Tu as oublié tout ce dont on a parlé ?
Je sens à nouveau cette énergie négative.
Tu as détruit le couloir !
On l'a aligné.
Tu as arraché tout le plancher !
Oui, mais pour un bateau, Rosa. Un bateau.
Tu as déjà un bateau ! Tu en as un dehors !
- Le bateau est pour moi ! - Oui. Il est pour Elias.
Mon Dieu ! Qu'y avait-il dans ce vin, Jen ?
Bois-le d'un coup sec. C'est assez fort.
J'ai une solution non agressive pour la plomberie.
TrĂšs bonne nouvelle.
Il me faut de la menthe, un chou,
ce tambour pour figurer un battement de cĆur et un tambourin,
pour l'affectation.
Sors de chez moi ! Dehors !
Oh ! Oui, Rosa ! Capte cette force !
Mon Dieu !
Démonte ce bateau !
J'exige que ce plancher retrouve sa place à l'intérieur de la maison.
- Sérieux ? - Oui, sérieusement.
Vous gĂąchez tout ce que j'essaie d'arranger !
Ce ne sont que quelques planches.
C'est tout un couloir.
Comment accéder à sa chambre, si je n'ai pas de couloir, Elias ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Cosmos m'a dit qu'il m'aiderait Ă partir.
Quoi ?
Tu vis ici gratuitement. Pourquoi vouloir partir ?
Tout le monde le fait.
Demain, l'eau sera dans la maison.
Vas-y, alors ! Prends-les !
Je vais dĂ©monter ta chambre et rĂ©parer le couloir moi-mĂȘme.
Tu ne peux pas rester. Tu ne le vois pas ?
J'aurais dû me débarrasser de toi, qui paies avec du poisson !
Je vais trouver mieux que toi, que Jen,
et finir cette maison moi-mĂȘme !
Allez, va-t'en !
Merci.
Au revoir !
Pourquoi ne m'a-t-il pas dit au revoir ?
Vous n'aviez pas déjà fait vos adieux ?
Non, pas vraiment.
Je ne pensais pas qu'il partirait.
Il avait juste besoin de conseils. C'est tout.
Il n'y a pas mieux ailleurs.
Pour qui décide de ne pas trouver, il ne peut rien y avoir.
S'il meurt, ce sera de ta faute.
Il voulait partir depuis longtemps, Rosa.
Il ne me l'a jamais dit.
Il ne voulait pas te vexer.
Peu importe !
Il ne m'a jamais été d'aucune utilité.
Crétin !
Que⊠C'est quoi, ça ?
Oh, ça.
J'ai pensé que tu en aurais besoin, une fois la brume dissipée.
De quoi tu parles ?
C'est un levier. Tu peux le pousser.
Pour ton émancipation, Rosa, si tu le veux.
Il te suffit de t'appuyer un peu dessus et ça ira.
Cesse de parler, espĂšce de fou !
Démonte-le.
Tu détruis tout !
Adieu, Rosa. Merci de m'avoir offert mon premier véritable foyer.
Voici deux cadeaux.
Ton ami, Elias.
Tu vas bien ?
J'ignorais qu'il dessinait.
Ah bon ?
Tu veux déjeuner ?
Une derniĂšre fois, avant que je parte.
Tu pars quand ?
On part plus tard, a dit Cosmos.
- Le matin, peut-ĂȘtre. - Je ne veux pas le voir.
Rien que nous deux ? Un dernier repas ensemble ?
Qu'en dis-tu ?
D'accord.
Ce n'est pas grand-chose.
L'eau a pris tout le jardin.
Pourquoi tu ne parles jamais de l'inondation ?
Il n'y a rien Ă en dire.
Je sais que tu es occupée par ton projet.
Tu pars sans aucun projet. C'est ça ?
C'est ça.
- Tu ne retrouveras pas une telle maison. - Il y aura autre chose.
- Il est temps de partir. - OĂč ça ?
On ne sait pas. On doit essayer.
Qu'est-ce que tu veux ?
Réparer cette maison.
Me faire un foyer avec de bons souvenirs,
mais je me bats contre cet endroit depuis des années.
N'aie pas peur d'ĂȘtre quelqu'un d'autre.
Pour l'amour de Dieu.
Vois le bien que tu as réussi à faire.
Aime ton passé, mais avance.
- On croirait entendre l'autre dingue. - Il n'est lĂ que pour t'aider Ă avancer.
Il ne me connaĂźt pas. Aucun de vous ne me connaĂźt.
AllonsâŠ
N'aie pas peur.
Quoi ? Comment ça, "N'aie pas peur" ?
Jen ?
OĂč es-tu ?
Que se passe-t-il ?
Jen ?
Ohé ?
Jen ? Il y a quelqu'un ?
OĂč es-tu ?
Attends !
Ne pars pas !
Ohé ?
Jen ?
ArrĂȘte ! Non !
Elias ?
Adieu, Rosa.
Quoi ?
Rosa !
Jen ?
Jen !
Allez ! Rejoins-nous, Rosa !
Je ne peux pas !
Allez, Rosa !
Je ne peux pas vous rejoindre !
Revenez !
S'il vous plaĂźt !
Je veux m'en aller.
Pitié.
Il faut me laisser.
STUDIOS Ă LOUER
Tu peux le faire !
Allez, Rosa !
Oui !
Bravo, Rosa !
Salut !
D'accord.
Sous-titres : Patrice Piquionne
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