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Original subtitles

(murmures)

- C'est qui aujourd'hui?

- Euh, Gaudreault.

Non, fuck, Larouche.

Larouche, excuse, je... je suis perdu.

Euh, la mairesse...

bien, pas mairesse, mais en tout cas, whatever!

(rire)

- Osti que t'es séquelle!

- C'est toi qui fais les verres, man,

c'est sûr que je me bÚche!

- Mais c'est une mairesse qui est morte, right?

- Non, taouin, elle est pas mairesse!

C'est ça que je te dis: elle voulait ĂȘtre mairesse.

C'est son mari qu'ils enterrent.

C'est la mĂšre d'un gars qui est ami avec un de mes cousins.

(rire)

Sérieux, leur histoire, c'est fucked up, ça fait pitié.

- Ah ouais?

- Bien, sa soeur, la fille de la pas mairesse...

- Ouais?

- ... elle s'est genre fait abuser

par la petite star des PĂšlerins.

- Laurier Gaudreault? - Jawohl!

- Ca fait qu'il l'a violée? - Crisse, t'étais ou, man?

En vacances?

Astheure, la petite est rendue fucked up.

Son frĂšre "calle" mon cousin toutes les 2 minutes

pour commander de la poudre.

Puis le 24 décembre, à minuit pile...

le pĂšre est mort d'une crise du coeur.

- Ah ouais?

- Joyeux Noel, mes ostis!

(rire)

Tu sais, crise du coeur, c'est ce qu'ils disent, hein...

Moi, je mets un 10 sur la petite.

- Ah ouais? Qu'elle l'aurait tué?

- Pourquoi pas? Osti de gang de fuckés, ça, là!

Ca fait que, attache ta tuque avec de la broche

parce que ça va brasser tout à l'heure!

(reniflement)

(raclement de gorge)

- Mon pÚre était un homme généreux, juste.

(reniflement, raclement de gorge)

La plupart d'entre vous diront

qu'ils se souviennent de son sourire,

de son regard.

(reniflement)

Peu me parleront de sa voix, de son rire...

ou de ses blagues.

Certaines choses n'existeront que pour nous.

Et j'en retire,

mĂȘme si c'est Ă©goiste, du bonheur.

Des moments de joie,

des souvenirs heureux ou malheureux

nous appartiennent donc Ă  nous, et Ă  nous seuls.

(raclement de gorge)

- Je te dis qu'il parle bien, hein!

Il a de la belle façon.

- Comme vous le savez... - Il retient ça de sa mÚre.

- ... les derniers mois ont été difficile pour ma famille.

On pourrait croire que la violence,

la mort nous détruisent.

Mais la mort, la violence

sauront peut-ĂȘtre nous rapprocher.

Je pense Ă  ma mĂšre,

mes frĂšres, Denis, Elliot,

ma soeur.

Plus nous six, mais nous cinq.

Papa, ta mort est une tragédie,

mais nous continuerons de vivre dans la lumiÚre et la vérité

que tu nous as apprises.

VoilĂ , c'est... c'est tout.

(applaudissements)

(brouhaha)

(brouhaha)

- T'as trÚs bien parlé, jeune homme.

C'est bien terrible, oh lĂ  lĂ !

Mais le Seigneur a ses raisons.

- Il faut croire, Mme Sauvé, merci.

- T'es bien chanceuse d'avoir un jeune homme comme ton frĂšre

pour t'aider à traverser tout ça, ma belle.

- Tu dois ĂȘtre bandĂ© bien raide, Julien.

- Mimi... - ArrĂȘte de m'appeler Mimi.

- C'est ton nom, fuck! Que veux-tu que je fasse?

- Mimi, c'est pour ceux que j'aime.

- Mes condoléances, Julien.

- Merci, Chantal.

Puis c'est vraiment fin d'avoir fait le chemin, Mme Gladu.

C'était vraiment pas nécessaire.

- Chantal tenait tellement Ă  venir.

Mes sympathies.

- Mes condoléances, Mireille. - Merci, Chantal.

- Regarde, maman veut pas de sparages,

essayons donc d'ĂȘtre dĂ©cents.

- Décents? Décents, Julien?

- Oui, décents, Mimi. - Mireille, Julien!

Pour toi, c'est Mireille, OK? - ArrĂȘte, tu parles fort!

- Oui! Moi aussi, j'ai de la peine,

mĂȘme si j'ai pas Ă©crit de discours!

- T'es aprĂšs avoir l'air d'une vraie folle, lĂ , Mireille.

- Toi aussi, c'est drĂŽle, hein?

- Tabarnac! - CĂąlisse!

LĂąche-moi, arrĂȘte! - Ta gueule! Ta gueule!

- LĂąche-moi, cĂąlisse!

- T'as pas d'affaire ici! - LĂąche-moi! Tabarnac!

- Taisez-vous!

Etes-vous fous?

Etes-vous devenus complĂštement fous, les deux?

Vous ĂȘtes pas capables de penser aux autres 2 secondes, hein?

Me donner un moment de répit?

Ne serait-ce qu'aujourd'hui?

Vous venez de perdre votre pĂšre.

Puis moi, je viens de perdre mon mari.

Ca vous suffit pas, ça, il faut que vous en rajoutiez?

On a besoin d'alimenter les rumeurs ici?

Enlignez-vous, les enfants,

parce que là, j'en ai soupé de vos enfantillages.

La mort de ton pĂšre t'a peut-ĂȘtre fait gagner

un peu de temps, Mireille,

mais dĂšs septembre prochain, tu entres en pension.

Puis toi, Julien Larouche,

l'Ă©cole militaire, ça peut ĂȘtre une option aussi.

Parce que partis comme on est lĂ ,

je vous fous sur un autobus l'automne prochain

puis c'est la fin de la discussion.

D'accord?

(soupir)

Je me demande bien ce que j'ai fait

pour mériter ça, vraiment.

- Je me demande bien

ce qu'on a fait pour mériter ça, nous autres.

- C'est un malentendu.

Je vais l'appeler, le notaire, moi.

Il s'est trompé. - Non, non! Pas pantoute!

Il était bien mal à son aise de me dire ça.

- "Mal Ă  l'aise", Denis, pas "mal Ă  son aise".

Ca fait 4 fois que tu le dis.

(rire)

Excuse, mais regarde...

Anyway, il faut pas se laisser atteindre par ça.

J'en ai assez déjà sur les épaules

avec le surprise de Chantal demain, lĂ ...

Regarde, puis de toute façon,

ils vont nous donner des explications.

Ils peuvent pas enlever le chalet, la maison,

puis pas nous dire pourquoi puis qui qui score.

- Il sait pas pourquoi, c'est ça que je te dis!

- Laisse-moi m'occuper de ça, j'ai dit!

OK? En attendant, c'est business as usual.

Toi, tu vas chercher tes filles, toi, t'as ta date.

Ostique de mauvaise idée by the way.

- Osti! C'est pas une date!

- Puis moi, j'endure ma blonde avec son surprise,

business as usual.

- C'était nécessaire, le suprise?

- Ca fait 2 mois que tout est loué, acheté,

ça va nous changer les idées.

Ma mĂšre est morte, osti, il faut que je me tape ta blonde

qui chante des tounes de marde avec ses amies du secondaire!

- Il va en avoir du primaire aussi, ça va varier!

- Mets ça sur la compagnie.

- C'est une joke!

- Je vais aller pisser. - Hum! Oui, lĂ -dedans!

- OK...

- 7h30, fini ta date, je te ramĂšne Ă  la maison!

OK, Roméo?

(vrombissement d'un avion)

(démarrage de la moto)

â™Ș â™Ș â™Ș

(chant des oiseaux)

(cris des fillettes qui jouent)

- OK, donne-moi ça, Marcelle,

tu l'as depuis bien trop longtemps!

- Ca fait littéralement 2 secondes que je l'ai, Nancy.

- Hé, checkez ça, les filles!

Les filles, vous m'écoutez pas, c'est trÚs important!

- Wow, tu te lances dans les bouchons de bouteille de lait

aprĂšs ta collection de vieilles cuillĂšres?

Des plans pour que je te dĂ©sinvite de ma fĂȘte!

- C'est pas juste des bouchons de lait, Nancy,

c'est des pogs!

Mon pĂšre travaille chez Stampac

puis ils reçoivent 150 appels la semaine.

Le monde aux States est aprÚs virer fou avec ça!

- On s'en cùlisse, ça vaut rien!

- Non, toi, tu vaux rien, la folle.

(sifflement)

- Tu n'as plus de bas propres pour ta crossette, Robert?

- Non, je les ai tous utilisés.

Tu fais quoi Ă  soir Ă  11h00?

Il y a un beau cabanon dans la forĂȘt.

(sifflet)

- La période d'étude est commencée, les filles! Allez!

Mlle Larouche!

Mlle Larouche!

- Come on, Marcelle, on sait que t'as jamais rien fait.

- Oui, moi au moins, je fourre pas mon cousin, Nancy.

(rire)

- Le problĂšme avec toi, Nancy,

c'est que t'auras pas de fun dans 5 ans.

C'est mieux que ce soit correct de fourrer tout ce qui bouge.

- Vache!

- Eh, tu nous le dis, Mireille, si on te choque, hein?

(rire)

- Attends-moi, s'il te plaĂźt.

(bruissement)

(sursaut)

- Bouh!

Crisse, t'as fait le saut, ma fille!

- T'es con!

- Envoye, viens-t'en.

(hululements)

(martĂšlement)

(respiration haletante)

T'as... t'as quel ùge, déjà?

- ArrĂȘte de parler!

(gémissements)

(gémissements)

(chant des oiseaux)

(conversation en sourdine)

(grésillement d'une cigarette)

(vibrations)

(dactylographie sur le cellulaire)

(bip, vibrations)

- La cannelle moulue...

(toux)

... puis les bĂątonnets de cannelle...

(clochette de la porte)

Ca, c'est plus le sucre...

Quand c'est dur de mĂȘme, c'est plus pour des desserts.

C'est quoi, "du" sarriette?

(clochette de la porte)

- Quoi? - C'est quoi, de la sarriette?

- Eh, là, regarde, Eli, tu me parles d'épices!

Prends-les toutes, tu choisiras rendu chez vous!

- Bien, je vais pas tout...

- Crisse! - Voyons!

La cannelle, je l'ai.

(clochette)

Pas en bĂątons, lĂ ...

(tic-tac)

(sursaut)

(rire)

- T'as vu un mort, Julien?

- Ha! M. Seco... Secoco... Voyons, Secoco...

- Coucou? - Non!

Eh, ça va mal, hein? - Ca va trÚs mal!

(rire)

- Excuse-moi, c'est parce que ma mĂšre est... est morte,

ça... ça vient juste, là.

- Ah! - Ca fait que... c'est ça.

- Bien, merde!

- Oui, je suis un peu... ça fait que je suis pas là.

J'ai toutes sortes d'affaires à gérer.

Mon petit frÚre fait sa premiÚre épicerie,

puis... puis ma blonde qui a son surprise demain,

puis... en tout cas, c'est prévu,

ça fait que tout... une grosse semaine, oui.

- Ecoute...

je fais pas ça avec tous mes élÚves,

mais si t'as besoin de parler, prendre un peu de recul...

- Oui? - ... par rapport à tout ça.

Et puis, sinon, on se voit en cours.

- Oui, bien, ça devrait, si tout va bien.

Oui, je vais ĂȘtre lĂ . - Mes condolĂ©ances encore.

Courage. - C'est apprécié.

(â™Ș cellulaire â™Ș)

- Ca fait que, lĂ , je la prends ou pas la sarriette?

- Oui? Attends une minute!

AllĂŽ? Excuse-moi,

c'est parce que je suis avec Eli à l'épicerie.

Qu'est-ce qu'il y a? Hein?

- Parce que j'ai besoin de ça, moi, d'abord!

J'ai le temps! Bien oui!

Dis-lui donc Ă  ton pĂšre, hum,

les belles paroles que t'as eues!

Juste Ă  temps pour l'anniversaire Ă  sa mĂšre!

Un beau cadeau de fĂȘte en avance pour Chantal!

Envoye, dis-lui!

Eh, ris-moi pas dans la face, je vais te...

- Chantal! - Julien, please!

- Bien, oui, mais je sais pas de quoi tu parles, lĂ , Chantal!

Toi, lĂ , qu'est-ce que t'as fait?

(bip, vibrations)

- Marie-Soleil, réponds!

- C'est quoi? Qu'est-ce que t'as fait?

Envoye!

- DerniĂšre chance! 3, 2, 1, j'y vais!

Tu sais, le petit gars qui s'est fait tabasser,

battre Ă  mort, presque?

Son frĂšre est dans la classe Ă  ta fille.

Mademoiselle la poétesse, à matin, lui a dit:

"Fif comme il est, il a eu ce qu'il méritait."

- Hein? - Oui! C'est beau, hein?

- Oh my God, t'es tellement dramatique!

"Il a couru aprĂšs", j'ai dit, OK?

J'ai jamais dit qu'il le méritait!

- Oh, oh, oh! Ah, bien lĂ !

Il fallait le dire, madame la comtesse!

Désolée! L'école s'est trompée d'abord,

ils auraient jamais dĂ» t'expulser!

Tout le monde s'est trompé:

ta mÚre s'est trompée, l'école...

(vrombissement d'un train)

- Ca fait que, comme ça, ta soeur s'est fait renvoyer

de sa petite école fancy?

- C'est pas de tes affaires, Lemieux.

- Ma cousine m'a dit qu'ils l'ont pognée au couvent.

Elle faisait des affaires... pas trop catholiques!

- Ta gueule!

(rire)

Pas de mes affaires...

Tout le monde est au courant, le cave!

- Regarde, en mĂȘme temps, je blĂąmerais pas Mireille.

Moi aussi, je virerais sur le top

si mon voisin me violait.

- Il l'a pas violée, tartempion: Mister Man est arrivé

et a arrĂȘtĂ© ça fret sec, ce "violage-lĂ "!

- Ca me tente pas de parler de ça, OK?

Ca me tente pas de ressortir ces vieilles histoires-lĂ !

C'est du passé! - OK...

- En ostique, lĂ ... - Touche-moi pas!

- Bien, en mĂȘme temps, c'est pas tant du passĂ©...

Ma cousine Sonia a croisé Laurier

dans le bout de Montebello, pas loin d'Ottawa.

- Ah ouais? C'est ou, ça?

- Dans tes fesses! Il vient de le dire: Ă  Ottawa.

- Puis il vit lĂ , genre? - Ouais.

Je pense que ça fait comme un an qu'ils se sont installés là.

C'est mon pÚre qui s'occupait du déménagement.

Il y a personne en ville qui voulait toucher à ça.

- Puis ton pÚre, lui, il est fier de ça?

Bien, mon pĂšre, il dit:

"Dans la vie, il vaut mieux un viol qu'un massacre."

- Ton pĂšre a 2 dents dans la gueule

puis 4 neurones dans la tirelire,

ça fait que c'est pas un prophÚte non plus!

(rire)

- Ferme ta cĂąlisse de gueule de clown de marde, osti!

Ton pĂšre bande tellement mou, ta mĂšre a dĂ» t'adopter!

- Wow!

(rire)

- Bien...

OK, ta mĂšre est tellement grosse, lĂ ,

que pour qu'elle s'habille,

il faut qu'elle mette un rideau de douche!

- Oh...

(rire)

â™Ș â™Ș â™Ș

- C'est mal, ce que t'as fait.

Comprends-tu ça, que c'est mal?

Il va y avoir des conséquences à tes gestes, Mireille,

tu peux compter sur moi.

- Qu'est-ce que tu vas faire?

M'envoyer dans un champ en Afrique?

- Ah, tiens, bonne idée! Pourquoi pas?

Il y a des pays ou tu te ferais jeter en prison, Mireille.

Ou tu te ferais lapider pour ce que t'as fait.

Penses-tu que c'est pour ça qu'on se bat?

Que moi, je me suis battue? Que ta grand-mĂšre s'est battue?

Qu'elle a quitté... - ... son mari qui rentrait...

- Laisse-moi parler!

... qui rentrait tous les soirs de l'usine

et exigeait qu'elle ne lui adresse pas la parole,

qu'elle n'écoute pas la radio ni la télé, rien,

qu'elle se taise parce que monsieur avait mal Ă  la tĂȘte!

C'est pour ça qu'elle l'a quitté,

qu'elle a déménagé dans un 2 1/2 avec sa fille de 2 ans?

Pour que tu te fasses fourrer dans le bois par un bum?

- C'est pas un bum!

Il est drĂŽle, j'aime son humour, je le connais.

Puis en passant, on fourrait pas!

On faisait l'amour. - Non, non, non, Mireille!

On ne fait pas l'amour Ă  14 ans

dans un cabanon dans le noir au milieu de la forĂȘt

avec quelqu'un qu'on connaĂźt ni d'Eve ni d'Adam!

On ne fait pas l'amour, on se fait fourrer!

- ArrĂȘte avec ça! ArrĂȘte de parler!

T'es pas obligée de parler! - Hé, excuse-moi!

J'ai fait 5 heures de route pour aller te chercher, Mireille.

Qu'est-ce que tu t'imagines exactement?

Que tu vas faire une petite sieste

et que tu vas fredonner en écoutant ton "workman"?

- Osti, walkman!

- C'est moi que t'écoutes, Mireille!

Tu vas m'endurer jusqu'Ă  ce qu'on arrive, d'accord?

Puis tu vas me parler!

Tu vas m'aider, tu vas m'aider Ă  comprendre,

parce que là... j'ai épuisé toutes mes ressources!

J'ai tout fait, j'ai tout essayé, et puis...

- Bien oui, puis il y a rien qui a fonctionné, bon!

Je le sais, maman, je le sais que je te déçois,

je le sais que je te fais honte!

Je le sais que tout le monde parle de moi

puis que tu ne sais plus quoi croire, qui croire!

Je le sais que t'as peur que je meure

puis que tu ne m'aimes plus!

Je le sais tout ça!

- C'est ça que tu penses? - Bien oui, crisse!

Mais c'est pas de ma faute si le monde m'écoeure

puis que moi, je me défends, OK?

Moi, j'ai rien demandé là-dedans!

(sanglot)

- Tu t'es juste assise sur le lit d'un gars de 15 ans

en attendant que le soleil se lĂšve, Mireille.

- ArrĂȘte le char. - Quoi?

- ArrĂȘte ton osti de char

ou je te fais rentrer dans le décor, tabarnac!

- Mireille! Mireille, mes paroles, comme les tiennes,

ont probablement dépassé ma pensée,

mais on peut se parler entre adultes.

Tu veux qu'on te considĂšre comme une adulte?

Mireille? - ArrĂȘte!

- Mireille, arrĂȘte! - ArrĂȘte!

- Attends! Mais c'est trĂšs dangereux!

- Je t'ai dit d'arrĂȘter le char! ArrĂȘte!

- Mirelle! Aie!

(respiration haletante)

(respiration haletante)

(pleurs)

Mireille! On est au beau milieu de nulle part ici!

Qu'est-ce que tu vas faire? Tu vas marcher jusqu'ou?

(pleurs)

- Si tu voulais tant que ça te battre

pour la cause des femmes,

t'avais juste Ă  pas avoir de kids!

Si t'en avais pas eu, ta fille se serait pas fait violer!

Non seulement c'est pas de ma faute,

mais c'est de la tienne!

Osti de féministe!

(pleurs)

(pépiements d'outardes)

- Fini?

- Ah bien, Ă  quelques exceptions prĂšs, oui.

Il manque juste le vernis.

Que j'ai commandé, son préféré.

Il ne s'en vend plus par ici.

(petit rire)

- Vous étiez encore proches.

- C'est joli, ta robe.

- Oh, mon Dieu, merci!

Je préfÚre que tu l'apprennes de ma bouche,

je... mange avec ton frĂšre...

Elliot, ce soir.

On s'est échangé nos numéros, puis c'est ça.

Par professionnalisme... hum.

- C'est correct, Stéfanie.

- C'est qui... Laurier Gaudreault?

- Hein? Me niaises-tu, toi?

- Non. Comment ça?

Mais non, mais je connais pas tout, Ju, je suis le bébé.

Mais je veux dire, j'ai déjà entendu ce nom-là, là, mais...

C'est juste que...

C'est parce que maman, le jour de...

- Le jour que... - Le jour qu'elle est morte.

- Bon. Oui?

- Elle avait une boĂźte pleine de...

d'articles, de photos de toi avec Laurier Goudreault.

- Gaudreault.

- C'est qui? - C'était notre voisin, ça.

Mais toi, t'étais trop petit.

- OK...

- Il a...

Il a essayé de violer notre soeur,

il a gùché nos vies.

Ca, c'est trop gros, ça!

Mets ça plus petit, là... - Mais je...

- Non, la moitiĂ© de ça, mĂȘme le quart de ça!

- Ouais, j'avais pas fini. - C'est bon.

(petit rire)

T'as hùte à ce soir, toi. T'as ça d'écrit dans la face.

(petit rire)

- Elle est parfaite, cette fille-lĂ .

Ah, je sais pas, j'ai l'impression qu'elle va...

- Qu'elle va te sauver?

(soupir)

- J'ai besoin d'une amie, Ju, j'ai besoin d'un but,

de quelqu'un que je veux impressionner.

- Tu peux pas te lancer lĂ -dedans, Eli.

Tu peux pas tout miser sur elle. - Je mise pas tout sur elle!

- Tu vas vous condamner!

Tu vas surtout te condamner.

T'as mĂȘme pas toffĂ© 24 heures, penses-y!

- Ma mĂšre est morte, crisse!

- Moi aussi, elle est morte. Moi aussi, elle est morte.

- Toi, ça fait 12 ans que t'es clean, Julien,

c'est pas la mĂȘme chose que moi.

- Mais c'est ça que j'essaie de te dire: t'es pas prĂȘt!

- OK...

J'ai besoin...

J'ai besoin de quelqu'un d'inspirant.

J'ai besoin qu'on m'inspire, j'ai besoin qu'on me touche.

(froissement de papier)

- C'est... OK.

Là, tu vas tout égrainer ça fin, fin, fin,

pour pas que ça fasse de motton, tu mets ça là-dedans.

Moi, je reviens dans 2 minutes.

(fermeture de la porte)

(pleurs)

(soupir)

(sirĂšne lointaine)

- Voyons, cĂąlisse de conne!

Elle me le donnait, elle ne me le donne plus?

(bips)

Eh! Niaise-moi pas, toi,

tabarnac d'osti de cĂąlisse de cochonnerie de marde d'osti!

(soupir)

(vrombissement d'une mouche)

(sonnerie)

- Pourquoi tu me FaceTime?

- Hein? - Pourquoi tu me FaceTime?

- Bon, ça commence bien.

- Mais non, mais tu peux m'appeler, Den.

- Mais non!

(soupir)

Osti, je peux pas t'appeler.

Parce que...

le monde qui a fait la page du site Internet...

ça... ça veut rire du monde, ça, c'est comme rien!

(rire)

Quoi?

(rire)

Qu'est-ce qu'il y a?

- Bien, Denis, franchement!

Un, tu me parles comme un monsieur de 75 ans,

puis deux, mais qu'est-ce que tu portes, my God, Denis?

T'as l'air d'une madame! C'est quoi, ces lunettes-lĂ ?

- Ah, mais non, qu'est-ce que tu veux que je te dise?

Regarde pas ça, je suis pas dans une parade de mode, moi!

Non, lĂ , je veux juste booker 2 billets pour les filles,

puis c'est mal fait rare, ce site-lĂ , je te jure!

- Denis, je vais les booker,

mais tu me vires l'argent ce soir, je suis sérieuse.

- Oui! Oui, oui, sans faute, sans faute.

Mais il a un problĂšme, ce site-lĂ .

Méfie-toi, là, je...

(soupir)

- Euh...

- Quoi? Qu'est-ce que j'ai fait encore, moi?

- Comment ça va?

- Ca va.

Quoi?

- Non, non, je...

Tes lunettes tantĂŽt, ton sourire,...

je viens comme d'avoir un flash de Mado

qui chante avec ses lunettes.

- Ah ouais? Ma Mado?

(rire)

Quand ça?

- C'était à la graduation d'Elliot.

- Ah oui...

Tu sors ça des boules à mite, toi, là, hein?

La vieille toune, là, française...

Elle chantait bien, la maudite.

- HĂ©, Denis, excuse-moi, mais il faut que je quitte.

- Oui, oui, OK, OK. C'est bon, moi aussi. Merci.

- Mais on se reparle. - Oui, parfait, OK.

â™Ș â™Ș â™Ș

- C'est pas mal l'histoire de ma vie

jusqu'Ă  date, je te dirais.

J'ai toujours été le gars qui...

Tu sais, je viens lĂ , lĂ ,

de finalement ĂȘtre capable de m'aimer,

de commencer Ă  m'aimer.

(petit rire)

Mais tu sais, je le sais

que je suis un beau gars, puis c'est prétentieux, mais...

Est-ce prétentieux? C'est prétentieux, hein...

- Non, je trouve pas, non.

- Non, mais c'est parce que tu souris lĂ .

- Ouais, mais je souris parce que je te trouve charmant.

Puis, je trouve ça beau de s'aimer.

- Non, mais c'est ça, mais tu sais...

tu sais, les femmes en général, dans mon expérience personnelle,

recherchent toujours un certain type de gars,

genre, le dude bĂąti avec un tramp stamp maori

qui les traite un peu comme de la marde...

Puis moi, bien, j'ai été élevé par une mÚre monoparentale

qui s'est fendue en quatre

pour que son fils presque obĂšse

puisse aller dans une école d'arts...

Ca fait que, oui, non, mettons que ça me va, là,

d'ĂȘtre le gentleman de service,

le gars galant puis l'homme rose, name it.

- Mais lĂ ...

tu seras pas trop, trop gentleman

ce soir, hein?

TantĂŽt?

- Non, non, mais je pense

que je suis capable de m'oublier un peu,

tu sais, dans certaines circonstances,

pour te plaire.

- Merci.

(petit rire)

- Ca fait que, qu'est-ce que tu fais dans la vie, Mireille?

- Je suis thanatologue.

Embaumeuse. - Hum?

Puis, lĂ , t'embaumes qui?

T'as pas le droit de le dire, j'imagine?

- Habituellement, non,

mais lĂ ... j'embaume ma mĂšre.

- OK...

(petit rire)

- Je... je comprends

que tu puisses trouver ça glauque ou morbide,

puis que présentement,

tu te cherches une porte de sortie.

- Euh, je me cherche absolument pas de porte de sortie

puis je suis content d'ĂȘtre lĂ .

- Toi?

- Moi aussi, je suis contente d'ĂȘtre lĂ .

Mais je vais ĂȘtre encore plus contente

quand tu vas me fourrer vraiment fort

en me traitant de petite chienne.

(sifflement)

On y va? - Hum, hum.

- Eh, il est lent!

Il faut tout lui dire!

Il faut lui apprendre comment faire sa job!

J'ai rien que ça à faire, tu sais.

- Tu finis ça, tu vas chercher tes affaires

puis on s'en va faire un tour de char.

- Moi?

- Oui, toi.

- Pour quoi faire? - Pour te montrer comment vivre.

â™Ș â™Ș â™Ș

(bips)

- Ah fuck!

Excuse-moi.

C'est ça, je suis pas habitué avec ce...

Hum, "cook"... euh, oui.

OK!

Euh, le riz...

Euh, non, mais parce que...

En fait, je l'ai fait en avance. - OK.

- Puis, j'ai bien fait parce que la premiĂšre fois,

je l'ai raté, ça fait que... en tout cas.

- C'est tellement dur Ă  faire, du riz, pour vrai.

- DĂ©jĂ , lĂ , faire 2 choses en mĂȘme temps, ça me...

- Regarde, si ça peut te rassurer,

moi, j'ai été élevée avec 3 frÚres.

Ca fait que, des gars qui sont pas capables de te répondre

parce qu'ils sont trop concentrés à pisser,

je... je connais.

- Je t'écoute, juste... Je t'écoute.

Bon, ça...

- Tu viens de...

- Excuse!

- Tu viens d'emménager, assurément...

- Ouais, c'est un peu...

- Bien non, mais je veux dire, c'est normal,

ça prend du temps s'installer.

Mais tu me disais que tu dors...

chez ton frĂšre?

C'est circonstanciel?

- Euh, circonstanciel, excuse? - Ouais...

- Oui, c'est circonstanciel. C'est circonstanciel.

OK, lĂ , je vais prendre un truc ici,

je vais enlever ça pour l'instant.

- Ca sent super bon!

Bien, veux-tu...

En fait, je peux peut-ĂȘtre te donner un coup de main...

Mettons, toi, tu fais les galettes...

- Non, non! Tu touches à rien, t'es mon invitée.

- T'es sûr? Parce que... - Ca va bien!

(choc)

â™Ș â™Ș â™Ș

(rire)

(coups Ă  la porte)

- On est ou, crisse? - HĂ©, arrĂȘte de sacrer, OK?

C'est laid dans ta bouche!

- Pourquoi? Parce que je suis une femme?

(soupir)

- Bonsoir, Mme Bolduc! Est-ce que Etienne est lĂ ?

Julien Larouche, ma fille Marie-Soleil.

Je pense qu'ils ont eu un petit accrochage

aujourd'hui à l'école.

- Tu te souviens pas de moi, hein, Julien?

- Hum, non, non, excusez.

(petit rire)

- On est allés à l'école ensemble.

- Ah oui? Ah, arrĂȘte donc!

- Hum.

En mĂȘme temps, j'Ă©tais pas dans ton annĂ©e, fait que...

- Ah, c'est ça, OK.

- Mais dans mon souvenir...

ça jouait roff, les petit Larouche.

Ta fille a ça dans le sang, c'est comme rien.

Mais de ce temps-ci...

mettons qu'on s'en serait passé.

- Oui, tout Ă  fait. Tout Ă  fait.

Euh, je pense que Marie-Soleil doit des excuses Ă  votre gars,

puis c'est ce qu'on est venus faire.

- Etienne, viens, mon grand. - Je t'attends dans le char.

(cris)

(hurlements)

(cris)

(grognements)

Osti...

(soupir)

(rire)

(cris)

(coups Ă  la fenĂȘtre)

Puis?

Tu sais que c'est méchant, les enfants, hein?

Tu le sais, ça? T'as déjà entendu ça?

- Je suis pas méchante.

- Oui, mais pourquoi tu dis des choses méchantes d'abord?

- Je sais pas, peut-ĂȘtre parce que j'ai ça dans le sang.

- Regarde, on sait pas

le mal qu'on peut faire quand on est jeune.

On veut faire rire...

on veut survivre des fois.

Et pour ça, on sacrifie des affaires, des gens...

Puis ça, ça reste, Marie.

- Je sais pas pourquoi j'ai fait ça, OK?

Il est smatte, Etienne, on était proches l'année passée.

(démarrage)

- Tu peux me pousser au sol, on peut rouler, lĂ .

HonnĂȘtement, ça, c'est Ă  ta discrĂ©tion.

- Hum, hum?

- Euh, une fois au sol, je dois te faire face,

donc moi couchée sur le dos,

toi par-dessus moi pour que je puisse te regarder.

- OK.

Quand tu me baises,

je veux que tu mettes ta main sur ma bouche,

comme si tu voulais m'empĂȘcher de parler.

InquiĂšte-toi pas pour ma respiration.

Si jamais je me sens pas bien,

je vais taper 3 petits coups sur la commode.

(respiration haletante)

(gémissements)

Oublie pas...

- HĂ©, on arrĂȘte de parler!

- Il faut que je sois sur le dos.

- On arrĂȘte de parler, OK?

(respiration haletante)

- C'est super important que je puisse te voir!

(paroles étouffées)

(gémissements)

Il faut que je puisse te regarder, sinon ça sert à...

(rĂąle)

(rĂąle)

(soupirs)

- Wow, wow...

(respiration haletante)

(soupir)

Bye!

(soupir)

(battement de la porte)

â™Ș â™Ș â™Ș

(soupir)

- Viens.

- Je sais pas pourquoi j'ai fait ça,

je sais qu'il méritait pas ça...

- Regarde, t'as fait ce qu'il fallait.

Ca fait que, j'ai décidé de scraper le maßtre de cérémonie.

J'ai pas besoin de ça, là,

un grand fatiguant qui présente le monde:

tout le monde se connaßt déjà!

Hum!

Rien qu'avec ça, là...

je me ramasse à économiser 250$, c'est pas rien!

MĂȘme, je vais tout aller dĂ©penser ça chez Manon Fleury!

Tu sais comment j'aime les fleurs!

Au moins 2, 3 bouquets, lĂ , Ă  gauche, Ă  droite,

pour un 40e anniversaire...

Julien?

Julien?

AllĂŽ!

Julien!

Voyons, lui!

Julien?

(claquement d'une porte)

Julien!

- Là, ça va faire, cùlisse!

Tu viendras pas me menacer chez nous, mon osti!

- Qu'est-ce que tu fais? Julien, c'est qui?

- Qu'est-ce que tu veux, mon tabarnac?

- ArrĂȘte, c'est dangereux!

- C'est quoi, ton osti de problĂšme?

Envoye, viens-t'en ici, mon osti!

(démarrage de la moto)

(vrombissement décroissant de la moto)

- (Chantal, murmurant): C'est qui, ça?

On le connait? Faut-il que j'aie peur?

(Chantal, indistinct)

(profond soupir)

S'il se réveille pas avant que je parte,

je compte sur toi pour faire le suivi, OK?

Je laisserai pas ça gĂącher ma fĂȘte, certain!

- Le suivi sur quoi?

- Qu'est-ce que tu fais là, toi? AmÚne ça ici! Envoye!

(rire)

- Ca veut dire quoi, le suivi?

- Appeler la police!

Il va peut-ĂȘtre se rappeler de quelque chose,

la face du gars, sa taille, n'importe quoi.

La police chiera pas loin avec ça, là,

une description de moto noire...

Regarde, laisse faire...

- Eh! Bonne fĂȘte! - Hum...

(rire)

- Eh... eh, t'éteins ça,

tu vas fumer ça dehors s'il te plaßt?

- Bien non, c'est moi qui lui ai dit qu'il pouvait, lĂ !

Ca me fait du bien, cette odeur-lĂ  Ă  matin.

Bon...

Bon!

Ca, c'est bon...

- Ouais, le gars... je l'ai reconnu, hein.

- Bien, c'est qui?

- C'est Marant.

- Tu lui dois combien? - Je sais pas.

Je comprends pas pourquoi il retontit aujourd'hui.

Je ne pensais mĂȘme plus qu'il vivait dans le coin.

Regarde, c'est sûr que s'il réemménage

puis il repart sa petite affaire,

bien, il doit faire sa collecte.

- Combien, Julien? - Je sais pas, Chantal.

2000$? 3000$?

Regarde, je vais régler ça, là, je vais m'habiller,

je vais aller lui porter, c'est tout.

- Comment tu vas le trouver? - Je vais m'organiser, OK?

LĂ , je ne veux plus que tu t'en fasses,

c'est ta journĂ©e, c'est ta fĂȘte.

- OK!

Je repasserai pas Ă  la maison, je vais m'arranger lĂ -bas.

- As-tu besoin d'aide? - Non.

Ca...

Bye, minou! - Bye!

- Bien, bonne fĂȘte encore... - Oui.

- Bien, moi, j'avais tout réglé ça, tes dettes à Marant.

- Pas toutes, apparemment.

(soupir)

(chant des oiseaux)

(soupir)

(ruissellement d'eau)

- Eh!

Mimi... lĂ , je suis un peu gĂȘnĂ©, mais c'est pas toujours de mĂȘme,

j'ai juste... pas eu le temps derniĂšrement de...

- Eh, Denis, arrĂȘte s'il te plaĂźt!

Tu checkeras le bordel dans mon char par la fenĂȘtre,

tu vas voir que tu ne me dois aucune explication, sérieux!

As-tu... as-tu un sac Ă  recyclage ou Ă  vidange,

quelque chose?

- Non...

- Merci.

- C'est bien que tu sois lĂ .

(reniflement)

C'est Chantal qui t'a avertie, pour maman?

- Oui.

- Comme un osti de bon timing, puis un timing de cul aussi.

Tu lui aurais parlé si t'étais arrivée 2 heures avant.

En mĂȘme temps...

elle faisait peur Ă  voir,

elle était toute croche, elle déparlait.

(soupir)

Mon chum Jean qui supervise le chantier...

il était là ce jour-là.

C'est lui qui m'a dit que le notaire était passé.

Elle avait bien besoin de le voir,

puis ça urgeait donc,

puis vite, vite, il fallait qu'elle lui parle...

En tout cas.

Comme si... je sais pas.

Comme s'il s'était passé de quoi.

Comme si quelqu'un l'avait... Je sais pas.

... visitée, appelée.

J'ai rien fait.

Je veux dire, on n'a rien fait pour mériter ça.

Hein?

Anyway, hein?

On va finir par comprendre mais qu'on sache qui a hérité.

- Ouais...

(profonde inspiration)

Les filles arrivent Ă  quelle heure?

- 7h15.

Ca... ça nous laisse le temps.

On commence par quoi?

- Ouvrir les fenĂȘtres.

(petit rire)

- Bon...

(raclement de gorge)

(clochette)

(vrombissement d'une balayeuse)

(raclement de gorge)

(soupir)

(aboiements)

(petit rire)

Bien voyons, cĂąlisse!

â™Ș â™Ș â™Ș

(soupir)

- Oh boy...

(clameur de la foule)

(cris d'enthousiasme)

- Bonne fĂȘte, Chantal!

(rire)

- â™Șâ™Ș Un regard et tout a changĂ© â™Ș

â™Ș Je suis tombĂ©e en amour â™Ș

- As-tu... - Oui, oui, c'est réglé.

- As-tu... - C'est réglé!

- â™Ș Qui m'habite nuit et jour â™Ș

â™Ș Plus de remise en question â™Ș - Oh non!

(â™Ș musique en sourdine â™Ș)

(clameur de la foule en sourdine)

- â™Ș FrĂŽlent la dĂ©cence toi et moi et cetera â™Ș

â™Ș Attention, le feu C'est chaud c'est dangereux â™Ș

â™Ș Ce soir je veux faire avec toi et cetera â™Ș

- Bonne fĂȘte, Chantal!

- Ah! Mireille!

Ca me fait donc bien plaisir!

(rire)

Ah, merci!

- â™Ș Se rassemblent et s'assemblent â™Ș

- Assis-toi! Assis-toi!

(clameur de la foule)

- â™Ș Plus de remise en question â™Ș

â™Ș J'ai plus envie de suivre les indications â™Ș

- C'est non!

- â™Ș Plus envie de faire comme il se doit â™Ș

â™Ș C'est terminĂ©, c'est dĂ©cidĂ© â™Ș

â™Ș Je fonce droit sur toi â™Ș

â™Ș Baby, quand tu danses les chose que je pense â™Ș

â™Ș FrĂŽlent la dĂ©cence â™Ș

â™Ș Toi et moi et cetera â™Șâ™Ș

(brouhaha)

- Eh! Puis toi?

- En tout cas... - Vodka? Ah!

- Les gens tripent, hein?

- Ah oui, ah non, je suis bien contente.

Eh, tout le monde est venu!

Bien, pas tout le monde, lĂ ,

mais ceux qui sont pas venus, regarde!

Eh, Bozo! C'est moi la fĂȘtĂ©e! - Oui, je sais.

- Vodka canneberge. - J'apporte ça.

- Méchante semaine, hein.

Mais... je me suis dit

qu'un peu de fĂȘte, dans tout ce drame-lĂ , lĂ ...

le timing est so-so, mais...

J'aimais beaucoup Mado, Mireille.

- Merci.

T'as bien fait. - Oui?

- Ca fait du bien. - Oui?

Merci.

Hum!

Bon! J'y vais!

(rire)

(cris d'enthousiasme)

(clameur de la foule)

Forever 25!

(rire)

C'est pas parce que c'est mon surprise

que j'ai pas une petite surprise pour vous autres!

(rire)

(soupir)

Elle est pour toi, celle-lĂ , Mado.

Un petit peu pour toi, Julien.

â™Șâ™Ș C'est comme une machine Ă  fond de train â™Ș

â™Ș Une locomotive qui foncerait sans fin â™Ș

â™Ș Des coups, des secousses â™Ș

â™Ș Ah, je ne m'habitue pas â™Ș

â™Ș Qui conduit, qui pousse â™Ș

â™Ș Ce train, qui sait ou il va?

â™Ș J'ai mal Ă  la tĂȘte, j'ai mal au coeur â™Ș

(clameur de la foule)

â™Ș J'aimerais qu'on arrĂȘte, appelez-moi le contrĂŽleur â™Ș

â™Ș Je veux qu'on m'explique â™Ș

â™Ș Je veux quelqu'un â™Ș

â™Ș En cas de panique c'est Ă©crit lĂ  â™Ș

â™Ș Oh, oh, tirez sur le frein Ă  main â™Ș

â™Ș Toi, qu'est-ce que tu fous lĂ ? â™Ș

â™Ș Sur ton sofa â™Ș

â™Ș A cĂŽtĂ© de moi â™Ș

â™Ș Tu vois pas que je crĂšve? â™Ș

â™Ș Que je suis vidĂ©e â™Ș

â™Ș Que j'ai plus de sĂšve â™Ș

â™Ș Que je vais lĂącher â™Ș

â™Ș Regarde-moi â™Ș

â™Ș Dis-moi des mots tendres â™Ș

â™Ș Ces mots tout bas â™Ș

â™Ș Fais-moi redescendre â™Ș

â™Ș Loin de tout, loin de tout ça â™Ș

â™Ș Je veux, je commande â™Ș

- Elle fait pas ça à la maison!

- â™Ș J'ai besoin de tes yeux â™Ș

â™Ș C'est le miroir ou j'existe â™Ș

â™Ș Sans eux, je ne me vois pas â™Ș

â™Ș Regarde-moi â™Șâ™Ș

Ah! - Je t'entends!

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(sifflement)

â™Ș â™Ș â™Ș

- Je ne fume plus, j'en ai "bummé" une en dedans.

Tu me dénonceras pas à Chantal, toujours?

- Bien oui...

dans notre histoire, jusqu'Ă  maintenant,

ça a toujours été moi qui te dénonce.

- Commence pas, Mireille.

Ca me tente pas de jouer, je te le dis tout de suite.

(pleurs)

(cris d'enthousiasme)

- Mireille! - Non!

- Bien oui! - C'est vrai, pareil!

- Mets-en! - Quoi, ça?

- Tu vieillis pas, crisse! T'as fait de quoi, toi!

- Bof, écoutez, j'ai pas...

Aie!

- Voyons, que c'est ça?

Cùline, tu t'es pas manquée!

- Mireille, le karaoké puis toi, ça fait deux,

ou bien ils ont drogué mon Perrier?

(rire)

- Non, c'est ça... j'aime mieux pas...

- Viens-t'en, ma chum!

- (Ensemble): Vas-y, vas-y!

- Tu feras comme nous autres!

â™Ș â™Ș â™Ș

- Eh! Eh, toi!

- Chantal! - Attends, Chantal! Chantal!

- Tu me fais pas peur! - Chantal!

- Non, Denis! J'ai pas besoin de toi!

Je suis une grande fille!

A un moment donné, là, j'en ai jusque-là!

C'est quoi, ton osti de problĂšme, hein?

Je te parle!

Qu'est-ce que tu veux?

- Mes sympathies, Chantal...

- Qu'est-ce qui se passe? - ... Ă  toi, ta famille.

En passant, c'est moi qui ai hérité de Mado Larouche.

Si tu comprends pas,

tu demanderas à Julien de t'expliquer ça.

Ah, bonne fĂȘte, en passant.

- C'est qui, cet osti-lĂ ? - Pete Marant?

- C'est pas Pete Marant pantoute.

C'est Laurier Gaudreault.

- Ah, t'es lĂ ! Viens-tu, c'est ta toune!

- Oui!

Ah oui, puis... c'est lui qui a hérité.

Je suis lĂ !

Sous-titrage: MELS

(â™Ș Remember The Name par Fort Minor â™Ș)

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