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Original subtitles

(paroles entremĂȘlĂ©es)

â™Ș â™Ș â™Ș

- Laurier, descends 2 minutes, mon grand!

- â™Șâ™Ș Un puits entre les dents â™Ș

â™Ș Des yeux Ă  se noyer dedans â™Ș

â™Ș Ton coeur en lune de miel â™Ș

â™Ș Te voilĂ  â™Ș

â™Ș Le blond d'engin de tes cheveux â™Ș

â™Ș Ton Ăąme aigrie plein de petits cris â™Ș

(rires)

â™Ș Pis tes fesses en peau de castor â™Ș

- â™Ș Wow, wow â™Șâ™Ș

- Bon, que c'est qu'il y a encore?

- Je te vois venir, mon cochon. Hein, on l'a, l'affaire, hein?

- Que c'est qu'il y a, lĂ ?

- Hum! Hé, tiens, goûte-moi ça, 2 minutes, Road Runner.

Tu vas rendre une femme heureuse

un jour avec cette sauce-lĂ , mon gars.

Un homme qui cuisine, pas comme ton pĂšre

qui sait rien faire de ses 10 doigts.

- C'est pas ça que tu disais quand on s'est rencontré, hein?

- Franchement, Gaston! Vulgaire, ça, pour ton gars.

Laurier, lĂ , pas de folies, hein?

Bouches fermées, culottes remontées.

- Oui. - Laisse-le donc faire, lĂ .

C'est de leur Ăąge, d'explorer.

- J'explorerais encore. - Ah ouais, hein?

- J'explorerais...

(paroles indistinctes)

(rire)

â™Ș â™Ș â™Ș

- Ah, c'est Ă  qui, lĂ , gang?

Je suis aprÚs avoir une crampe dans les fesses, sérieux!

- EnlĂšve les doigts de ton cul, moron!

- T'as vraiment pas besoin d'ĂȘtre collĂ© sur moi comme ça.

- Je suis pas collé. - Je sens ta jambe dans mon dos.

- Ah non, non, Marie, c'est pas ma jambe, c'est ma graine.

(rires)

- J'ai quelque chose de pas mal plus hot comme jeu, gang.

On moment donné, on n'est plus des bébés.

Hein, Mimi?

- OK, là, Laurier, tu me déconcentres.

Je suis aprĂšs gagner.

- Oui, mais c'est juste que...

- Ah!

- T'es épais, Laurier Gaudreault! Je gagnais.

- OK, on ramasse.

- Tu n'as plus 5 ans. Tu vas t'en remettre.

- HĂ©, peux-tu...

(soupir)

- Ah, c'est mieux d'ĂȘtre bon, ton osti de jeu.

- Bon, vous avez tous déjà joué à la bouteille?

(petits rires)

- Oui. - Oui.

- Mais là, pas le droit de tricher. C'est ça qui est drÎle.

C'est la bouteille qui décide

et, bien, just too bad.

- Guys, je peux pas frencher ma soeur.

- Just too bad, man. Marie, c'est toi qui commences.

- All right!

- Il l'attendaient en tabarnac, celle-lĂ !

- Content, lĂ ?

- Mais ouais! La vie fait bien les choses, hein?

Viens ici.

- HĂ©!

- Pas de langue, le mongol!

(rires)

- Dégueulasse! - Mimi, c'est à toi.

- Yeah!

- Tabarnac!

OK, envoye, crisse, fais ça vite.

- Calme-toi, lĂ , je ne lui ferai pas mal.

- Attention, Julien...

- Mireille! Julien!

C'est votre mÚre au téléphone! C'est le temps d'aller souper!

- Just too bad!

- T'aurais dû voir ta face. T'étais rouge comme une tomate.

T'avais l'air d'une vraie folle.

HĂ©, merci, Monique, pour la trempette!

- Ah, de rien, mon grand!

HĂ©, Juju, tu diras Ă  ta mĂšre

qu'elle a encore mon gros Tupperware vert.

- Ah oui, désolé, promis.

- Ouais, il est téteux, le petit Juju.

- HĂ©, toi, tu me parleras pas de mĂȘme

si tu veux que je te charrie, la grosse!

- Je vais le dire à maman que tu m'as traitée de grosse, Julien.

- Grosse qui est bien, bien amoureuse de Laurier Gaudreault.

- Trop pas! T'es tellement séquelle!

- HĂ© que trop! Tu le regardes avec des yeux de merlan frit.

Ca sent le graillon sur toute la rue.

- T'es tellement bébé, Julien!

T'hallucines!

- Tu vois qu'il te taquine. Mireille, tu veux mieux que ça.

- C'est mĂȘme pas vrai, en plus. Je le trouve dĂ©gueu, Laurier.

C'est tellement pas mon genre.

- Ha! T'en as pas de genre, Mimi. T'as 14 ans.

(rire)

De toute façon, les genres, pour ce que ça vaut...

Bon, lĂ , Mimi, dodo, hein?

Je suis sérieuse, Mireille.

Ton pÚre et moi, on est trÚs sérieux.

Mme Lagarde...

- Ah, ah! - HĂ©!

Mme Lagarde est déjà trÚs accommodante

d'ĂȘtre restĂ©e discrĂšte.

HĂ©!

Compte-toi chanceuse qu'elle ait pas appelé la police.

- Mais lĂ ! - Il n'y a pas de "mais lĂ ".

Tu ne peux pas entrer chez les gens comme ça.

- Mais je dors pas et je fais de mal Ă  personne.

C'est quoi, le problĂšme? - Mireille, non!

Les gens dans la vie, les gens...

Bon, ça veut pas dire

qu'ils rentrent dans la maison des autres la nuit, ça.

C'est inacceptable. C'est illégal.

Et moi, avec mes projets de mairesse...

- Bon... - Chut!

Oui, j'ai des projets de mairesse.

Ca me ferait une belle jambe en ville ça.

De toute façon...

c'est étrange, mon Dieu. T'es capable de comprendre ça.

Franchement, je vais pas te faire un dessin.

- Mais...

admettons que Mme Lagarde m'avait pas vue, lĂ ,

ça change quoi s'il y a juste moi qui le sais?

(soupir)

- On évite pas de mal faire

parce que les gens s'en rendent compte, Mimi,

on évite de mal faire parce que c'est mal, point.

- Pourquoi?

- Parce que t'as le choix,

ma grande, et tu choisis de mal faire.

Dodo?

Mme Lagarde est déjà trÚs accommodante

d'ĂȘtre restĂ©e discrĂšte.

Compte-toi chanceuse qu'elle ait pas appelé la police!

Tu ne peux pas entrer chez les gens comme ça.

Je suis sérieuse, Mireille.

Ton pÚre et moi, on est trÚs sérieux.

Et c'est inacceptable. C'est illégal.

Parce que t'as le choix, ma grande...

et tu choisis de mal faire.

(paroles entremĂȘlĂ©es)

- Qu'est-ce qu'il y a? C'est quoi, le problĂšme, lĂ ?

C'est quoi, le problĂšme?

Les excuses...

(paroles entremĂȘlĂ©es)

- (Julien): Une grosse

qui est bien, bien amoureuse de Laurier Gaudreault.

- (Mireille): Trop pas! T'es tellement bébé, Julien!

T'hallucines.

(petit claquement)

(cri étouffé)

- Chut!

(cri de Mireille)

(â™Ș cellulaire â™Ș)

- J'ai manqué perdre connaissance

quand je l'ai vue débarquer.

Elle est entrée ici avec ses grands airs comme de raison.

25 ans que je lui avais pas vu la face.

Mireille Larouche, mesdames et messieurs,

fille de Mado Larouche, femme de mon ex-petit-cousin Pierre.

Ca m'étonne que tu te souviennes pas de ça,

toi, bavasseuse comme que t'es.

- Mais lĂ , tu peux bien parler!

- "Pour du nouveau, votez Mado."

- Pas Mado Larouche madame la mairesse, toujours?

- Oui, mairesse, si ça avait pas été de sa fille.

Ses pauvres frĂšres doivent pogner de quoi certain

Ă  la voir retontir de mĂȘme.

25 ans pas de nouvelles.

Hier, j'ai fait ma fine, hein:

"Ah, quel bon vent d'amĂšne?"

Etc, etc, etc.

Ah, tenez-vous bien,

parce que Mado Larouche est morte.

- Hein?

- Ah, mais c'est pas le pire, ça.

Sa fille vient l'embaumer.

- ArrĂȘte donc! Va donc t'asseoir, Mireille!

- Oui, monsieur! Je te dis, moi, je crois pas à ça.

- Bien tiens!

Elle s'en sacre comme de l'an 40 du corps de sa mĂšre.

- 25 ans sans donner de nouvelles,

et elle rebondit ici, là, tirée à quatre épingles,

et elle fait sa fraßche, comme si de rien n'était...

comme si on avait tout oublié, tu sais.

Au fond, si elle se pointe le bout du nez,

c'est parce qu'il est question d'héritage.

Toujours aussi catin que quand elle était petite, faut croire.

- Une vraie catin de Montréal. Que veux-tu faire avec ça?

- Moi, j'étais au salon funéraire

hier quand elle est arrivée.

Elle était bien correcte, je trouve, bien fine.

Et c'était beau, ce qu'elle portait.

Elle a demandé de s'occuper du corps

parce que c'était la volonté de sa mÚre.

Et elle veut juste honorer ça.

- Ah oui, bien, tant mieux pour toi, ma chérie.

(carillon de la porte)

Ah, justement, de la grande visite!

Montre-nous donc ça, cette belle face-là, ma Mireille!

Prive-nous pas.

- AllĂŽ, Mireille. C'est...

- AllĂŽ!

- Ah, c'est ça que je disais, hein! Elle a pas changé.

- Toi non plus, t'as pas changé.

- Alors, qu'est-ce que ce sera, ma grande?

- Un grand café... noir.

Et un ordre de toast pain brun. - Je n'ai plus de pain brun.

- Pain blanc d'abord.

(petit rire)

- Tiens, ma belle! Bonne dégustation!

(carillon de la porte)

- (Julien): Peux-tu bien me dire à quoi t'as pensé?

- Regarde, Julien, je passerai pas la semaine de ma fĂȘte

Ă  t'expliquer pourquoi on appelle une femme pour lui dire

que sa mĂšre est en train de mourir.

J'ai pas marié un tarla, toujours.

- T'avais pas le droit de me jouer dans le dos.

C'est ma famille.

- OK, parce que c'est pas la mienne?

- Oui, t'étais pas là quand c'est arrivé?

- J'étais là certain. - Tabarnac, Chantal!

On n'était pas ensemble, tu comprends ce que je veux dire?

Tu faisais pas partie de notre famille Ă  ce moment-lĂ !

C'est notre histoire, c'est notre drame!

J'en ai dĂ©jĂ  assez gros sur le coeur de mĂȘme,

j'ai pas besoin de voir ma soeur débarquer aprÚs 20 ans!

T'es capable de comprendre ça, me semble?

Es-tu capable de te mettre Ă  ma place 2 minutes?

(grognement)

Regarde, oublie ça. Ca me tente pas de me pogner, OK?

- T'as raison, je m'excuse.

C'est juste que pour moi,

c'est bien certain qu'elle retontirait pour le corps.

Madeleine a toujours dit

qu'elle voulait que ce soit ta soeur qui la fasse.

Toi, tu faisais rien, rien.

- C'est pas parce que ma mÚre voulait ça

que Mireille l'aurait fait, OK?

Elle se serait probablement jamais pointée

si tu l'avais pas appelée.

- Mais qu'est-ce que ça change?

Madeleine est morte.

Quand mĂȘme, tu l'aurais appelĂ©e, ta soeur.

- Oui.

- Hé, c'était quoi, la boßte que t'avais hier, quand t'es rentré?

- Ah, c'était des affaires à ma mÚre, des souvenirs d'enfance.

Ah, c'est vrai, faut que j'aille chercher

sa robe pour les funérailles, cùlisse!

(gargarisme)

(sonnerie et vibrations du cellulaire)

(toux)

- Shit...

(soupir)

(toux)

(craquements des vertĂšbres)

(gémissement, soupir)

(sirĂšne au loin)

- Vaness, es-tu lĂ ?

Vaness?

Van, es-tu lĂ ?

Vaness! Van... Vaness!

Vaness, je trouve pas mon sac et ma fucking pisse est dedans.

- Je dors, Eli, décùlisse!

- C'est parce que je m'excuse, il faut que je teste live

et lĂ , je trouve pas...

T'as pas vu, hein?

Tabarnac! Osti!

(soupir)

(grognement)

(profonde expiration)

OK...

(profonde expiration)

(grognements)

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(vrombissement d'une tondeuse)

- (Julien): Tu vas pas me traiter de mĂȘme

si tu veux que je te charrie, la grosse.

- (Mireille): Je vais le dire Ă  maman

que tu m'as traitée de grosse.

- Une grosse qui est bien, bien amoureuse de Laurier Gaudreault.

- Trop pas! T'es tellement séquelle.

Que trop! Tu la regardes avec des yeux de merlan frit.

Ca sent le graillon sur toute la rue.

- T'es tellement bébé, Julien!

- Ecoutez, je sais que vous ĂȘtes proches des Gaudreault,

mais jusqu'à ce que cette histoire-là soit réglée,

je vous conseille de garder vos distances.

Ils sont dévastés par le comportement de leur fils,

ils vont donc probablement essayer de communiquer,

mais évitez tout contact.

D'un point de vue légal, c'est la bonne chose à faire.

- Madame, on va avoir besoin d'une déposition en rÚgle,

en personne... en fait, au poste.

- Et vous déterminerez ensuite si vous désirez porter plainte.

- Mais pas cette nuit, quand mĂȘme.

Vous voyez bien que la petite est épuisée.

- Ecoutez, madame, si votre fils Julien avait pas été là,

on parlerait peut-ĂȘtre pas juste d'attouchements, mais de viol.

- HĂ©, s'il vous plaĂźt!

- Je pense qu'on en a assez entendu aujourd'hui.

- Maman?

- Mais voyons, qu'est-ce que tu fais là, toi, mon trésor?

Retourne te coucher, Denis.

Je vais aller te rejoindre tout Ă  l'heure, d'accord?

C'est rien. Allez, retourne te coucher.

Allez! Dans les bras de Morphée!

- En tout cas, toi, on peut dire

que t'étais au bon endroit au bon moment, hein, champion.

- Merci, monsieur l'agent. Je faisais juste protéger ma soeur.

On avait tellement des beaux souvenirs de cette journée-là.

Hum. Je veux dire, "on a". On est encore lĂ .

Les travaux, osti.

"Ah, ça va ĂȘtre fini bien longtemps

"avant qu'elle revienne.

Inquiétez-vous pas!"

Voyons, elle débarque ici pour mourir en paix

et ça cogne, osti, beding, bedang, dans la cuisine...

parce que ses fils veulent vendre mais qu'elle meurt.

Une belle attention de ses gars, ça.

- Ecoutez, Julien, je suis pas d'ici.

Je connais pas vos histoires.

Je sais que, bon, ç'a pas toujours été facile.

Mais vous avez été présents pour votre mÚre. Je vous ai vus.

Il y a ceux qui sont lĂ , M. Larouche,

et il y a ceux qui le sont pas.

Vous étiez là.

- Pourquoi est-ce que vous me regardez de mĂȘme, d'abord?

Vous étiez toujours à cÎté d'elle.

Elle devait vous parler. Elle se confiait.

Que c'est qu'il s'est passé?

La veille, on s'embrassait. Elle me laissait pas partir.

Je le sais que vous l'avez vue me repousser, mĂȘme.

Est-ce qu'elle vous a dit quelque chose?

Est-ce qu'il s'est passé quelque chose pour que ma mÚre,

osti, de mĂȘme, en un jour,

me regarde comment elle m'a regardé, tabarnac!

- Julien, j'ai peur, arrĂȘtez!

Vous me faites peur, bon.

- Excusez-moi, Nicole, je suis pas comme ça.

J'essaie juste de comprendre que c'est qu'il est arrivé.

Elle a rien dit de particulier ce jour-lĂ ? Rien fait?

- Le personnel de l'hĂŽpital

arrive pour m'aider avec le matériel.

Je vais préparer ça.

- La fille que t'étais censé voir hier...

elle le sait que tu t'es fait faire la passe?

C'était qui?

Pas ton ex, lĂ ? - Non, non.

J'avais besoin de décrocher, Den...

aprÚs notre journée...

avec maman puis...

Je sais pas, tout, ça...

Non, je la connaissais pas, la fille.

Je l'ai vue sur une app, puis...

j'ai mĂȘme pas eu le temps de l'appeler, on m'a volĂ© mon cell.

(carillon de la porte)

- C'est arrivé à quelle heure, ça?

Toi, tu t'es fait attaquer,

mais aprÚs ça, ou est-ce que t'as passé

le restant de la nuit?

- J'étais sonné, Den.

- Ca va?

- Hmm... J'étais sonné, je me suis réveillé dans la rue.

J'étais perdu.

- Je comprends pas pourquoi

tu veux pas qu'on aille voir la police.

- Den, c'est pas compliqué, crisse!

On a dĂ©jĂ  assez de shits de mĂȘme

sans que je vienne en rajouter sur le top

et que Julien se mette Ă  capoter.

- Oui, Julien va le voir.

Tu peux pas guérir comme par miracle.

Plus capable de voler un cell astheure,

faut que ça varge sur le monde, osti!

Ils ont rien laissé?

Il y a pas... d'objet, de trace?

Je sais pas, moi, un indice?

- Oui, leurs numéros d'assurance sociale.

Sur un bout de papier qui est comme tombé derriÚre eux.

- Ha, ha! Mais oui.

- T'es un osti de laid de me demander ça pareil.

- Mais oui.

- T'es laid, man.

- T'es un petit crisse de baveux, toi, hein?

Tu tiens ça de moi?

- T'es rien, toi. T'es mon frĂšre, pas mon pĂšre.

- HĂ©, osti! Faut que je le prenne. Paye, OK?

AllĂŽ?

(toux)

(toux)

(toux)

(rĂąlement, toux)

- Veux-tu ton reçu de caisse?

Oh, oh?

- Oui, on va prendre un reçu. Je vais mette ça sur la compagnie.

- Oh, parfait. - Merci!

Euh, faut que je droppe Ă  la morgue.

Je m'en vais faire un check-up sur un chantier.

Chantal va te repogner et va te ramener Ă  ton meeting.

- On dirait que je suis un enfant de 5 ans.

- Hum. Un enfant de 5 ans, t'es bébé en osti

d'avoir peur de Julien de mĂȘme.

C'est ton frĂšre, il t'aime.

Et il te connaĂźt mieux que n'importe qui.

Hum?

(petit rire)

Envoye.

Envoye, viens-t'en.

- Je vais le faire.

(cri)

Oh, mon Dieu, je suis désolée!

- Faire quoi?

- Non, mais je peux les décrocher,

moi, ses doigts, si ça vous choque.

- Ca me choque pas. C'est mon métier.

- Bon, bien, je vais monter en haut, dans ce cas.

Et si besoin, hésitez pas.

- Oui, c'est bon. Merci! - Merci!

(ouverture de porte)

(effort)

(effort)

(soupir)

- â™Șâ™Ș Le feu danse dans la cheminĂ©e â™Ș

- Julien, mange avec ta fourchette, mon amour.

On est le 24 décembre.

- â™Ș Dehors, on tremble de froid â™Ș

â™Ș Nuit de Noel â™Ș

Faites pas semblant. Elle est trop cuite.

Hum, le blanc est sec. C'est comme avaler du sable.

J'aurais donc dû m'écouter et la sortir à 18h00, mais non!

Fallait que matante Denise appelle.

Hein, ta soeur, toujours le bon moment.

- Oh! Bon, bon.

- Est-ce que c'est loin d'ici, Eastman?

- Eastman, c'est newfie.

- Julien!

- Bien, Mireille va-t-elle fĂȘter Noel avec nous

mĂȘme si elle va Ă  Eastman?

- Ha!

- D'ou tu sors ça, Denis?

Je suis pas Ă  Eastman, je suis ici.

- â™Ș Les enfants, le coeur vibrant d'espoir â™Ș

â™Ș Ont peine Ă  s'endormir â™Ș

- Quoi?

- â™Ș Ce soir â™Ș

- Que c'est qu'il y a? - Rien.

- Pierre...

- â™Ș Le pĂšre Noel â™Ș

- Ecoute, Mimi, il y a Ă  Eastman

une école pour jeunes filles...

- Je m'en vais pas Ă  Eastman!

C'est quoi, cette idée-là? C'est une ostie de joke!

- HĂ©, tu surveilles ton langage, OK?

Je ne veux pas d'énervement.

- C'est fait, Mimi.

On en reparlera aprĂšs le repas, d'accord?

J'aurais voulu

que tu l'apprennes autrement, mais bon...

- HĂ©, va chier, tabarnac!

- HĂ©, lĂ , tu t'en vas tout de suite dans ta chambre, Mireille!

- Pourquoi vous faites comme si j'avais un problĂšme?

Je suis tellement tannée de vous!

- Nous aussi, on est tannés, figure-toi.

On en a jusque lĂ , Mireille.

On t'a accompagnée là-dedans. On a été aimants, présents.

- Tellement présents que vous me "shippez"

Ă  l'autre bout de la province.

- Mireille, tes notes sont en chute libre.

Tu te fais expulser de tes cours.

T'es dans ta chambre à longueur de soirée,

tu te blesses volontairement au poignet, tu fumes.

A 14 ans, tu fumes.

- C'est de ta faute si je fume.

- Je sais, Mireille. Tout est de ma faute.

Tout est toujours de ma faute.

Tous tes gestes, toutes tes paroles,

toutes les fois ou tu bois à l'école, ou tu nous mens...

- Les filles, c'est assez!

Là, c'est le réveillon, gardons ça propre.

- Regarde, Mireille, on en parlera demain la tĂȘte reposĂ©e

aprĂšs les cadeaux,

parce que oui, c'est encore Noel.

Ah, tu vas au pensionnat, Mireille...

au pensionnat ou tu vas ĂȘtre encadrĂ©e, aimĂ©e,

ou tu vas pouvoir marcher dans un couloir d'école.

- ArrĂȘte avec ça! Je marche dans le couloir! Je suis encadrĂ©e!

Je vais trĂšs bien, OK?

- Il a été trÚs généreux, cette année. Ho, ho, ho, ho!

Ho, ho, ho! Poum!

- Viens-t'en, mon beau trésor.

On va aller voir le beau sapin, les cadeaux!

Oui! On va aller voir les cadeaux!

(paroles indistinctes de Pierre)

- Au pensionnat...

tu n'auras plus Ă  faire ce que tu fais

pour nous convaincre que tu n'es pas une victime, Mireille.

- Mais je ne suis pas une victime, maman!

- Julien, mon amour,

me passerais-tu la purée de pommes de terre, s'il te plaßt?

Ah!

(sanglots)

- Ah! Mimi... Mireille, je m'excuse, je...

Tu sais trÚs bien que c'est pas papa, ça.

Je t'ai jamais touchée avant.

C'est pas mon genre, ça, ma cocotte!

- Pierre, arrĂȘte, lĂ , ça suffit.

- Peux-tu me laisser parler pour une fois, toi?

Je parle Ă  ma fille, d'accord?

- Pierre, calme-toi.

(gémissements de Pierre)

(rĂąlement)

Qu'est-ce qu'il y a? Pierre!

Qu'est-ce que... - Mado!

- Pierre!

(gémissements)

Pierre! Pierre, qu'est-ce que...

Julien, appelle le 911. Vite, vite, vite!

Pierre! Pierre, regarde-moi.

â™Ș â™Ș â™Ș

Mon Dieu!

Les secours s'en viennent, Pierre.

Serre ma main. Pierre!

â™Ș â™Ș â™Ș

Mireille!

â™Ș â™Ș â™Ș

Mireille, je te parle! Allez!

â™Ș â™Ș â™Ș

(soupir)

- Est-ce que je peux vous aider?

- Euh... oui, non, c'est correct.

- Mais non, c'est...

- Je me suis...

- C'est pas grave.

- Je suis tombé.

- Est-ce que je peux vous aider?

C'est pour un proche, pour vous?

- Non, c'est pas pour moi.

Je penserais pas, non.

- Bien, on a toutes sortes de visites ici:

les gens qui planifient leur mort,

qui savent que ça s'en vient.

Savez-vous ce que vous cherchez comme cercueil, urne?

- Non, euh...

- OK, mais dans ce cas-lĂ ,

je vais vous demander de quitter, monsieur.

- Ah, mais non, en fait, moi...

- Excuse-moi, c'était une blague, c'est une joke, en fait.

C'était pas trÚs drÎle. - Non, hein? OK.

- Non, c'était pas trÚs professionnel non plus,

mais oui.

- Je suis le... le frĂšre de Mireille.

Bien, en fait, je suis le fils de Madeleine Larouche.

- Est-ce que tu veux que j'aille chercher ta soeur?

- Non, euh, bien...

je suis comme... je la connais pas.

Ca me stresse de... de la voir et j'ai rien Ă  lui dire,

fait que je pense que je vais juste

comme laisser les choses se passer.

- Bonjour, Elliot!

- AllĂŽ! - AllĂŽ!

- Euh...

- Avez-vous besoin de moi, mon Dieu, ailleurs qu'ici?

- Tu peux me tutoyer, Stéphanie.

- Bye! - Bye!

(raclement de gorge)

- Mais oui!

(petits rires)

Euh...

- Oui, euh, je me suis...

- Hum, hum. Viens.

OK, on y va.

- Tabarnac!

(rĂąlements)

Osti de tabarnac!

- OK, c'est bon.

Tiens.

Ce sera pas long.

Tiens.

J'aurais dû te donner ça bien avant.

- Euh... je bois pas. Merci!

- Ah!

- Je viens d'avoir 120 jours hier. Je viens de sortir.

- C'est vrai? Bien, bravo!

- Merci!

- Attention!

(gémissements)

- Ah, excuse.

- Est-ce que c'est comme ça que t'imaginais nos retrouvailles?

(rires)

- No.

Je les avais juste pas imaginées, en fait.

- Oui.

OK.

- Bien...

- Regarde-moi.

- C'est le... - Oui.

- Elle parlait souvent de toi, maman.

Tu me dis quand tu vas... - On y va. 1, 2, 3, go!

(grognement)

C'est bon. - OK. Osti!

- Je suis désolée.

Ca va te faire une plus belle cicatrice

que des points de rapprochement.

- Hum, hum.

- OK? Je vais t'enlever ça dans 5, 6 jours.

Tu reviendras me voir.

- Oui, OK.

Mais...

Ca va guérir au fil de la semaine... au fil.

(petit rire)

- Oui.

Bien, de fil en aiguille.

- Mais je veux juste de dire:

je te remercie d'avoir pris le temps...

qu'on fasse le point,

parce qu'on a un peu perdu le fil, lĂ , puis...

(petits rires)

- Oui, c'est ça, oui.

(petit rire)

- Je m'annonce.

Mireille, votre belle-soeur est en haut...

euh, ta belle-soeur.

- Merci!

- Ca fait plaisir.

- C'a mĂȘme pas fait mal.

(rires)

- Je vous raccompagne en haut.

- (Chantal): T'as le droit de fumer ici, toi?

(rire de Mireille)

- Est-ce que l'odeur te dérange?

- Oh, mon Dieu, non, non. Bien non. HĂ©, loin de lĂ !

Non, ça me rappelle des souvenirs.

Hé, moi, j'ai fumé, mon amie! J'ai fumé pour deux.

(rire)

C'est dĂ©gueulasse Ă  dire de mĂȘme,

mais je te gage que c'est pas mal murder avec mes bleuets.

(rire)

- Mmm! - Hum?

- Hum, hum. - Hum, hum.

C'est bon, hein? - Oui.

- Hum. Hum, c'est bon.

(soupir)

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi, Chantal?

(rire)

Quoi?

- Non, non, c'est juste...

T'es vite sur la puck, toi, hein?

(rire)

- Excuse-moi, je voulais pas te brusquer.

- Non, non, non, non. Moi aussi.

On se connaĂźt pas bien, bien, nous deux.

- Non, c'est vrai.

- Hé, je commençais à sortir avec Julien,

je pense, et tu partais pour Montréal, là, fait que...

- Oui.

- Et puis...

je suis pas... je suis pas bien, bien ton genre de personne, lĂ .

Mais je suis une fille droite, tu sais. No bullshit.

Il y en a qui aiment ça, il y en a qui aiment pas ça,

mais c'est ça qui est ça.

- Vas-y, je t'écoute.

- Je suis venue t'inviter...

à te joindre à nous pour apéro, un petit garden party, quoi.

(rire)

Non, mais... en l'honneur de Mado,

pour se consoler, ĂȘtre ensemble.

- Est-ce que Julien est au courant de ça?

Parce qu'il le savait pas que tu m'avais appelée pour Mado.

- Ta mÚre était en train de mourir, Mireille.

J'avais pas de permission

à demander à personne pour te prévenir.

HĂ©, j'ai une tĂȘte sur les Ă©paules, toujours,

un coeur qui bat.

Je me suis dit que si t'avais la chance

de voir ta mĂšre une derniĂšre fois, tu la prendrais.

Si, nous autres, on avait la chance...

de se rapprocher un peu.

Parce que Julien osera pas, Mireille.

Il osera pas t'inviter.

- Non.

- Te parler, t'appeler.

Oublie ça.

- Ecoute, Chantal, euh...

on n'a pas besoin de s'expliquer ou de s'excuser.

Moi, j'ai fait mon deuil de bien des affaires

il y a bien longtemps.

Et ce qui se passe lĂ ,

ça viendra pas changer la façon qu'on a de... je sais pas...

d'ĂȘtre ensemble dans cette famille-lĂ .

- T'es revenue le jour mĂȘme ou je t'ai tĂ©lĂ©phonĂ©, Mireille.

Je t'ai pas dit que ta mÚre était morte,

je t'ai dit qu'il ne lui en restait plus pour longtemps,

et peu importe ce qui s'est passé cette journée-là,

t'es revenue.

Tu devais bien avoir de quoi Ă  faire ici

Ă  part embaumer ta mĂšre.

(petit rire)

Regarde...

je te dérangerai pas plus longtemps.

(raclement de gorge)

Euh, Elliot, lĂ , il est... il est en bas?

- Chantal...

Julien, il veut pas ça. OK?

Je le sais.

- Moi, je veux ça.

(soupir)

(â™Ș Bet par Mereba â™Ș)

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

- De toute façon, tu m'as jamais aimée!

(soupir)

(rire)

(raclement de gorge)

- Penses-tu que tu vas avoir encore soif

pour prendre un verre avec moi ou...?

(rire)

- InquiĂšte-toi pas pour moi.

(â™Ș ordinateur â™Ș)

(raclement de gorge)

(â™Ș ordinateur â™Ș)

- Ah!

HĂ©! AllĂŽ, les poulettes!

- (ensemble): Salut!

- Euh, les belles filles,

me donnez-vous juste 2 petites minutes?

Papa va se mettre un t-shirt sur le dos, OK?

- OK. - OK, bougez pas.

(petit sanglot)

(soupir)

(raclement de gorge)

All right! Je suis là. Comment ça va?

- Bien. - Bien?

Ouais, on... on savait que ça s'en venait, hein?

MĂȘme quand vous ĂȘtes parties,

grand-maman filait pas fort, fort.

Et l'école, comment ça se passe, cette année?

Etes-vous pas mal...

ĂȘtes-vous pas mal avec vos petits chums de l'an passĂ©?

- Bien moi, je suis pas

dans la mĂȘme classe que tant de mes amis,

mais j'étudie chez Kelly, genre.

- Ah oui? Bien, Kelly est fine, hein.

Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il y a, lĂ , Val?

- Rien, c'est juste mom qui capote.

- So... es-tu lĂ , Sonia?

On peut dire allĂŽ?

- Oui, je suis là. Essaie de faire ça vite, Denis.

Faut que j'embraye le souper et j'ai besoin des filles.

- Là, embraye, ça fait 2 minutes qu'on a commencé, tabarnac!

- Non, mais Den, je veux juste qu'on se ramasse avant souper.

- Non, mais je peux lui voir la face, au moins?

Il me semble qu'on a passé l'ùge de jouer à la cachette.

- C'est correct, lĂ ?

- Oui, correct, mĂȘme trĂšs correct, oserais-je dire.

- Tu sais que t'es lourd, Den.

- Non, c'est un compliment, j'ai le droit.

Bon, OK, euh, lĂ , les filles, papa veut vous avoir avec lui

pour les funérailles à grand-maman,

fait que ça veut dire que votre mÚre,

faudrait qu'elle vous mette sur un autobus.

- Ah, Denis, c'est sûr, voyons, que je vais te les envoyer, OK?

- OK, fait qu'on s'entend, So?

Parce que moi, je suis pas chaman.

Je lis pas dans la tĂȘte du monde.

- On s'entend, bon.

OK, les filles, dites bye Ă  votre pĂšre, lĂ .

- Bye, papa! - Bye, papa! Je t'aime.

- Bye-bye! Bye, je vous aime.

Bye!

(brouhaha)

â™Ș â™Ș â™Ș

- Checke celle-lĂ . Ca, c'est Mike. Osti de gros gars.

Oui, lui, il est arrivé tard au camp.

Ca faisait... ça faisait 2 mois que j'étais arrivé.

Oui, oui. Oh, et checke celle-lĂ . Ouf!

J'avais pris de la masse lĂ -dessus, lĂ .

Checke comment je suis beef.

Ah, mais là, j'ai "recutté", fait que j'ai perdu, genre...

(sifflement)

... 10 livres de rétention,

fait que je suis correct.

Et ça, c'est... ça, c'est la photo aussi que je me crosse.

Je suis full bandé, all-dressed,

dans le miel, 12 pouces.

- Hum, hum.

- AllĂŽ!

- T'as quel Ăąge?

- 20 ans. Bien, 19, je m'en vais sur mes 20, mettons.

Je suis trop jeune ou...?

- Hum...

- Regarde, je te montre 2, 3 pics

et on finit ça chez nous ou chez vous?

Attends minute.

Euh... oui, checke celle-lĂ .

Checke comment il est fait. Checke le dos large.

Là-dessus, j'étais vraiment...

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(cri)

(rire)

Ca va? Es-tu correcte?

- Hé, excuse-moi, sérieux, wouh! C'est pas toi.

C'est bon. Tu sais quoi, Kéven?

Tu vas me raconter ça dans la chambre, OK?

- OK.

- Viens-t'en, gros gars.

Si tu fréquentes ce genre de site là,

c'est que t'es habitué à certaines choses.

Fait que j'imagine qu'il y a rien que je vais te dire

qui va te surprendre.

Dans un premier temps, ça peut commencer sur le lit.

- T'es belle.

(petit rire)

- Assez rapidement,

l'acte doit ĂȘtre amenĂ© Ă  se produire sur le sol.

On peut... tomber en bas du lit.

Tu peux me pousser, on peut rouler.

Ca, franchement, c'est à ta discrétion.

Une fois au sol, l'acte doit se passer face Ă  face,

donc moi couchée sur le dos,

toi, par-dessus moi pour que je puisse te regarder.

Pendant la pénétration...

il faut que tu mettes ta main sur mon visage,

autour de ma gorge aussi, mais principalement sur mon visage...

sur ma bouche, en fait.

Eventuellement,

faut que t'Ă©crases ma tĂȘte contre ton torse...

que tu l'enfermes dans tes pectoraux avec tes bras forts

pour pas que je puisse respirer.

InquiĂšte-toi pas si j'atteins ma limite.

Je vais donner 3 petits coups sur la commode-lĂ .

Trois coups de suite.

(petit rire)

- T'es super belle,

mais... je vais juste pas avoir de fun à faire ça.

- Bye!

(pépiements des oiseaux)

- Non, je te l'ai dit...

Oui.

Parfait.

- Deux...

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(gémissement)

â™Ș â™Ș â™Ș

â™Ș â™Ș â™Ș

(démarrage du moteur)

(coups Ă  la fenĂȘtre)

- HĂ©, tu devrais pas dormir dans ton char.

Des plans pour te barrer le dos.

(soupir)

Ca te tente de repasser dans mon bureau 2 minutes?

J'aurais un gros dossier Ă  te montrer.

Ah!

(toux)

(soupir)

(démarrage du moteur)

â™Ș â™Ș â™Ș

- Des becs? Envoye, des becs.

â™Ș â™Ș â™Ș

(â™Ș Peace of Mind par The Jezabels â™Ș)

(vibrations de cellulaire)

(reniflement)

- Tu permets que je me joigne Ă  toi?

Je te volerais une couple de puffs.

- Oui, je peux t'en donner une...

- Non, on va fumer la mĂȘme.

Cùlisse, je trouve ça plate ce qui t'arrive, Eli.

Maman, premiĂšrement, le jour de ta sortie.

Et là, ça, là.

- Ca, ça va. - Oui?

- Oui.

- Je comprends pas, osti.

Je sais pas qui s'acharne sur toi de mĂȘme.

Méchant karma, mon homme.

Hum?

- Regarde...

- Tu sais que je t'aime, petit frĂšre. Envoye.

- Merci.

(â™Ș cellulaire â™Ș)

Osti! Qu'est-ce que tu fais?

Tu comprends pas! Tu comprends pas! Je l'ai retrouvé chez nous!

Je l'ai retrouvé!

- Tu peux bien brailler, mon osti!

Tu t'en viens vivre ici, OK?

Tu t'en viens vivre ici

et tu restes à cÎté de moi chaque minute qui passe

et tu pisses, osti!

Tu pisses! Tu pisses, mon osti!

- T'as pas le droit de me forcer légalement!

- Ah, vous ĂȘtes lĂ !

Julien, va donc profiter de la présence de ta soeur.

- Oui, j'y vais.

- Maman, je peux aller "chiller"...

- Va finir tes devoirs dans ta chambre. Je suis occupée.

- My God, t'es tellement fuck all!

- Puis, est-ce qu'il l'avait?

(soupir)

- En tout cas, Mireille,

mes apéros sont pas mal plus gais que ça, d'habitude.

- C'est pas grave, Chantal.

Je passais juste pour un verre, de toute façon.

J'allais quitter.

- Non, mais non!

J'ai mon beau brie fondant aux canneberges

que je voulais servir avec mon Malbec!

- Elle s'en allait, qu'elle dit.

- HĂ©!

- On pourrait peut-ĂȘtre communiquer par courriel

pour la suite des choses, pour ce qui s'en vient cette semaine.

Le service vendredi, la mise en terre samedi ou dimanche.

Faudrait commencer Ă  communiquer

avec la famille, les amis, les connaissances.

- Veux-tu t'en occuper, Mireille, hein,

vu que t'es restée pas mal proche de tout le monde.

- Bon, est-ce qu'on peut juste,

s'il vous plaĂźt, tous, toutes, hein, me semble...

- Il manque une couple de verbes dans cette phrase-lĂ , Chantal.

- Oui, bien j'en ai deux, trois qui me viennent en tĂȘte.

Si tu veux, je me rattraperai plus tard.

Poignée dans le dos, moi, la dinde!

- OK, vendredi, le service, c'est beau.

- Pour la mise en terre,

on pourrait peut-ĂȘtre garder ça entre nous?

- Oui.

(sifflement)

- Envoye.

(soupir tremblotant)

Petit crisse...

- T'es beau, Denis.

Tu vieillis bien.

- C'est de famille, je crois bien.

- Mais faut que t'arrĂȘtes de remonter tes culottes comme ça,

comme un cow-boy Ă  tout bout de champ.

T'as l'air d'un pédophile.

Hum.

- Hé! J'ai appris ça, mon beau Denis.

Oh, ça m'a fait bien de quoi.

- Ah!

- Est-ce qu'on se fait un petit tchin-tchin, hein?

- Mais oui. - C'est sur mon bras.

(petit rire)

A Mado!

- â™Șâ™Ș Jusqu'Ă  demain â™Ș

- Mmm!

Mmm! Ta petite mĂšre. - Hum!

- Ta petite mÚre était tellement fine, hein?

Elle était donc... élégante, la belle Madeleine.

Ouais, je reviens lĂ . Le monde a soif Ă  soir.

(rire)

- â™Ș J'inventerai â™Ș

â™Ș Des recettes de bonheur Ă  volontĂ© â™Ș

- Denis.

- HĂ©, t'es pas aprĂšs souper, toi?

- Non, je m'en allais, mais on trinque avant de rentrer.

C'est sur le chemin.

- Ah, mais oui, regarde, je connais ça.

- Ecoute... on s'est pas vus depuis l'autre soir.

Mes sympathies, naturellement.

- Bien, merci!

- Ecoute, Denis, je suis tout croche depuis l'autre soir.

Je pourrais pas vivre avec ça.

Le notaire est passé le jour ou Madeleine est morte.

- Hein?

- Dans l'aprÚs-midi, Mado était aprÚs virer folle.

Moi et l'infirmiĂšre, on savait pas quoi faire.

Ca avait l'air bien urgent que le notaire passe.

- OK.

- Il fallait que Mado l'appelle.

Elle était toute à l'envers, toute énervée.

Fallait qu'on lui trouve le numéro du notaire Dolbec.

Bien, comme de fait, Dolbec est passé.

Je sais pas ce qu'ils se sont dit.

Anyway...

fallait que je te dise ça.

- M. Dolbec, Denis Larouche Ă  l'appareil.

Et, euh, excusez-moi de vous appeler

sur l'heure du souper, lĂ , euh...

Ah, bien, vous ĂȘtes bien aimable.

Ecoutez, Me Dolbec, j'ai su que vous étiez passé à la maison

le jour de la mort de maman,

fait que...

je voulais juste m'assurer que tout était correct.

J'imagine que vous allez nous en dire plus

Ă  la lecture du testament, lĂ , mais...

- Ecoutez... mon Dieu...

il n'y en aura pas, de lecture, M. Larouche.

- Ah? OK.

Donc, il y aura pas de lecture de testament.

- Il va y avoir une lecture de testament, M. Larouche...

euh, mais vous, vos frĂšres, votre soeur...

n'ĂȘtes pas conviĂ©s.

C'était la derniÚre volonté de votre mÚre, malheureusement.

Je suis désolé.

â™Ș Je t'offrirai â™Ș

â™Ș Des croissants de soleil pour le dĂ©jeuner â™Ș

â™Ș A la saveur de miel et de rosĂ©e â™Ș

â™Ș Sur un plateau de draps et d'oreillers â™Ș

â™Ș Qui fait rĂȘver â™Ș

â™Ș J'inventerai â™Ș

â™Ș Des recettes de bonheur Ă  volontĂ© â™Ș

â™Ș Sur une musique venue d'un ciel de mai â™Ș

â™Ș Que tu ne voudras plus jamais quitter â™Ș

â™Ș Sans regretter â™Ș

â™Ș Puis nous dĂźnerons de paroles et de rĂȘves â™Ș

â™Ș Nous goĂ»terons Ă  l'amour et l'eau fraĂźche â™Ș

â™Ș Et puis quand viendra le nouveau matin â™Ș

â™Ș On sera si bien â™Ș

â™Ș Je t'offrirai â™Ș

â™Ș Des croissants de soleil pour dĂ©jeuner â™Ș

â™Ș A la saveur de miel et de rosĂ©e â™Ș

â™Ș Sur un plateau de draps et d'oreillers â™Ș

â™Ș Qui fait rĂȘver â™Ș

â™Ș J'inventerai â™Ș

â™Ș Des recettes de bonheur Ă  volontĂ© â™Ș

â™Ș Sur une musique venue d'un ciel de mai â™Ș

â™Ș Que tu ne voudras plus jamais quitter â™Ș

â™Ș Sans regretter â™Șâ™Ș

Sous-titrage: MELS

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