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Dans l'oeuvre phare d'Herman Williams
sur les joies de collectionner des trains miniatures, il dit :
"J'ai pass� de nombreuses heures plong� dans un univers que j'ai cr��.
"Pour les amateurs de trains miniatures,
"il s'agit d'un univers secret o� r�gnent l'ordre et la sym�trie.
"Nich�s dans un recoin du sous-sol ou du grenier,
"nous contr�lons cet univers � la mani�re d'un cr�ateur omnipotent.
ESSENCE
"� l'�chelle de 1:87,
"les voisins sont toujours gentils,
"les amoureux finissent ensemble,
"les trains nous emm�nent dans des endroits �loign�s
"o� on a toujours voulu aller."
�videmment, dans la vie,
rien n'est aussi ordonn�.
Si tu fermes la porte
La nuit pourrait s'�terniser
Sans laisser le soleil entrer
Dis bonjour � ce qui ne sera jamais
Car tout le monde danse
Tout le monde s'amuse
J'aimerais tant que �a m'arrive
Alors mon amour, ferme cette porte
Que je n'aie plus � revoir le jour Ouais Que je n'aie plus � revoir le jour
C'est �a Chantez !
Que je n'aie plus � revoir le jour
Un rappel, Allie !
Non !
Je suis trop ivre pour chanter en public.
Mais on t'adore ! Allez !
Et je veux que �a reste le cas.
D'accord. Celle-l�, c'�tait pour mon adorable
fianc�, Nathan.
Il adore cette chanson.
Bubba, tu veux bien venir ici ?
Non.
Allez ! C'est notre f�te de fian�ailles.
Il est tr�s timide !
Nathan ! Nathan ! Nathan !
- Tu as aim� ? - C'�tait super.
Salut, tout le monde.
Je veux juste dire qu'elle m'a jou� cette chanson
lors de notre premier rencart,
sur un vieux piano qu'elle a trouv� au fond d'un bar d�sert.
- Il faut que tu nous la joues ! - Allez !
- Il faut toujours conclure. - Absolument !
Bienvenue dans la famille !
- Allison... - Oui...
Tu figures dans chacun de mes souvenirs les plus pr�cieux.
Certains ne repr�sentent qu'une seconde.
La fa�on dont tu fermes un oeil pour mieux go�ter quelque chose.
Oui, c'est vrai. Je suis, comme...
Pince-moi, je r�ve.
Non, c'est r�el, b�b�.
Dieu merci.
- Je t'aime. - Je t'aime.
- D'accord. - H�...
- Buvez, fumez, amusez-vous. - Ouais.
Et si tu couches avec Chip,
assure-toi qu'il porte, genre, 11 condoms.
Je suis litt�ralement vierge.
Il plaisante. Il plaisante.
Non ! Non, non, non.
Non. Pas de t�l�phone.
Apr�s notre mariage, on doit �tablir une r�gle pour le t�l�phone au lit.
Ferme-la. Tu es sur ton t�l�phone dix fois plus que moi
� regarder de vieux camions rouill�s.
Un Bronco 1967 d�capotable.
C'est une oeuvre d'art, pas un simple camion.
- Je regarde de l'art. - Ouais.
Comme ce cul.
Ce bonbon que tu m'as donn� m'a d�fonc�e.
Qu'est-ce que c'�tait que �a ?
Je ne sens plus mes chevilles.
Tu n'as pas besoin de tes chevilles.
Ouais, mais j'aimerais quand m�me les sentir.
Viens me donner un baiser.
- H�, b�b� ? - Ouais ?
Le m�decin louche, mon client, tente de flirter avec moi sur Instagram.
Peut-�tre qu'il a mal interpr�t�.
Pardon ?
Franchement !
J'arrive et je suis comme...
Je montre ma bague de fian�ailles.
Mais tu dis que flirter fait partie du travail.
�a envoie des signaux contraires.
Je flirte de fa�on subtile.
- D'accord. - Je t'assure !
C'est genre un repas de sushis avec le sourire,
pour qu'il �crive la foutue ordonnance
et que j'obtienne une grosse prime,
pour qu'ensuite,
toi et moi puissions un jour
d�m�nager en ville.
Si on n'est pas d�j� en enfer.
Pourquoi dis-tu �a ?
- Allez ! - Je suis d�sol�.
Je fais la promotion d'Humira.
Je n'irai pas en enfer pour un psoriasis mod�r� � s�v�re.
Franchement. Ce serait tellement injuste.
Ouais.
Ferme-la.
D'accord. H�.
- Ce n'est qu'un tremplin. - Je sais.
C'est trop tard pour l'�cole d'astronautes, tu crois ?
Quoi ?
Rien.
Je pourrais �tre danseuse professionnelle.
- Pardon ? - Ouais.
Tu sais te d�hancher ?
Laisse-moi me lever. Je suis meilleure debout.
- Vraiment. - D'accord.
- Tu es pr�t ? - Ouais.
Quel style ?
- Je l'ignore, mon corps d�cide... - Vas-y.
C'est moderne, non ?
- C'est professionnel. - Ouah.
J'aimerais que tu me prennes au s�rieux.
Je te prends tr�s au s�rieux.
Puis on termine avec quelque chose du genre.
Je ne t'en montre pas plus, c'est encore un travail en cours.
Cette professionnelle est fatigu�e
et d�sire se coller.
Calme tes maudits nerfs.
On dirait que cette route est en construction depuis toujours.
Le New Jersey sera-t-il fini un jour ?
- C'est en cours. - Ouais.
Au fait, comment va Ryan ?
Tu veux dire ta future ni�ce ?
Oh, mon Dieu. Elle est si jolie !
Elle pourrait joindre l'�quipe l'an prochain.
- Ah, oui ? - Elle a fait 19 buts la saison derni�re !
Dis-lui. Dis-lui.
Oh, mon Dieu. Tu dois �tre si fiers d'elle.
Et je ne l'ai pas encore rencontr�e !
Nathan et moi n'avons pas pu vous visiter.
Pas de souci. C'est loin.
On va tenter de venir plus souvent. Papa vieillit.
Ouais.
Je n'ai rencontr� ton p�re que quelques fois.
On ne peut pas bl�mer la distance, par contre.
C'est compl�tement d�ment. D�sol�e.
Parle-nous des robes de mari�e qu'on va voir.
S'il te pla�t. J'y ai pens� toute la nuit.
- La ferme ! - Tu es tr�s sympa.
Non. Il croit qu'apr�s avoir vu les robes,
- on va faire la tourn�e des bars. - Ah, oui ?
- Mais on va voir une pi�ce. - Oui ?
Tu as dit qu'on doit acheter les billets d'avance.
On n'a qu'� aller voir un truc qui n'int�resse personne.
- G�nial. - N'est-ce pas ?
C'est g�nial.
Bon, �a semble se d�gager.
Je pense que ce sera serr� pour la pi�ce de th��tre,
mais laissez-moi v�rifier...
Bon, maintenant �a dit...
Allie !
Attention !
On y est.
Tu m'as amen�e ici si t�t.
Ouais...
Mieux vaut �tre une demi-heure en avance
qu'une minute en retard.
Papi, as-tu d�j� jou� � des jeux vid�o ?
Non.
Tu as un cerveau parfait dans ta caboche
et tu le fais fondre avec cette merde.
D'accord.
Nathan.
C'est oncle Nathan. R�ponds.
Pourquoi m'appelle-t-il ?
R�ponds.
Je croyais qu'on ne se parlait plus.
Nathan. Nathan.
Ryan est avec moi dans la voiture.
Je la d�pose � l'�cole. Je te rappelle tout de suite.
Oui, je t'ai entendu.
Je suis en route.
Je dois juste la d�poser, d'accord ?
Tu vois, ce n'�tait pas si mal.
Maman dit qu'elle aimerait que vous vous entendiez.
Je dois y aller, ch�rie.
J'ai l'air ringarde, � �tre ici si t�t.
Je suis d�sol�.
Je viendrai te chercher aujourd'hui.
Pourquoi pas maman ? Elle a dit qu'ils rentraient aujourd'hui.
Eh bien...
- Elle ne peut pas. - D'accord.
Je lui enverrai un texto.
D'accord. Salut.
Dis-moi que tu m'aimes.
Je t'aime, papi.
Je t'aime aussi.
- Salut. - Salut.
Maman, j'ai tellement mal � la t�te.
La douleur est indescriptible.
Tu peux te donner de la morphine ?
J'appuie sans cesse. J'appuie, mais il ne se passe rien.
Tu as raison, il n'y en a plus. On doit le changer.
- L'infirmi�re doit en ajouter. - Pourquoi me regardes-tu ainsi ?
Comment ?
C'est grave ? J'ai l'air mal en point ?
Non, il est juste boulevers�, ch�rie. Il est boulevers�,
- car on s'est inqui�t�s toute la nuit. - D'accord.
La pelleteuse a recul� au beau milieu de la rue.
Je sais, je sais.
Je ne savais pas quoi faire.
Tu n'as pas � t'en soucier. N'est-ce pas, Nathan ?
Ouais.
Concentre-toi sur ta gu�rison.
- Ne te soucie de rien d'autre. - D'accord.
- N'est-ce pas, Nathan ? - Oui.
D�sol�e de vous interrompre,
la police doit pr�lever un �chantillon de sang.
Non. C'est hors de question.
Pas maintenant. Elle souffre beaucoup.
- Il faudra revenir. - Non.
- Elle vient de se r�veiller. - Que fait-il ici ?
Ce n'est pas possible.
L�galement, on doit faire le pr�l�vement le plus t�t possible.
On a attendu qu'elle se stabilise,
mais dans un tel accident, il faut tester...
De quoi parle-t-il ? Ce n'�tait pas ma faute.
- Elle n'est pas au courant. - Ce n'�tait pas sa faute.
Avec un accident de cette ampleur ayant caus� des morts, on doit...
- Elle ignore tout. - Des morts ?
- On ne lui a rien dit, maudit enfoir� ! - Bordel.
- Elle ne savait pas. - Maman, que se passe-t-il ?
- Je suis d�sol�e. - De quoi parle-t-il ?
Je suis vraiment d�sol�.
Nathan ?
Nathan, que se passe-t-il ?
Ils nous ont quitt�s.
Tous les deux.
Qui nous a quitt�s ?
Mon coeur...
Non, maman.
Pourquoi ?
Je suis vraiment d�sol�e, mon coeur.
UN AN PLUS TARD
Salut, tout le monde ! C'est Bella.
Bienvenue dans ma salle de bain !
Aujourd'hui, on apprend � se couper les cheveux.
On se lance.
Pour commencer, on prend la m�che � l'avant
comme �a.
Il faut mettre les ciseaux � un certain angle.
Bon, c'est maintenant ou jamais.
Vas-y !
Merde.
Bien jou� ! Tu es officiellement coiffeuse, tout comme moi !
Attrape maintenant la m�me m�che, mais de l'autre c�t�.
N'h�site pas, vas-y !
D'accord.
Merde.
Est-ce que �a a l'air �gal ?
Pas exactement, non.
Bon travail.
Tu es splendide !
Merci.
Ouah...
J'adore.
Oh, mon Dieu. Allie, c'est quoi, ce bordel ?
Arr�te d'acheter toutes ces conneries.
Il y a un ensemble d'ongles en acrylique
que tu appr�cieras sans doute plus que moi.
Et il y a des poids aux chevilles.
On a dit qu'on se mettrait en forme, non ?
Oh, mon Dieu.
Allie, qu'as-tu fait � tes cheveux ?
Quoi ? C'est lundi relooking.
On est vendredi.
- Il fait noir ici. - Non, s'il te pla�t, n'ouvre pas.
- C'est trop clair ! - Es-tu all�e en physioth�rapie ?
Je voulais y aller,
- mais je ne me suis pas r�veill�e. - Allie...
Quoi ? Je n'ai pas besoin de physio.
Allie, tes cheveux.
Tu n'aimes pas �a ?
Je ne comprends pas pourquoi tu t'es coup� les cheveux.
La fille a dit que c'�tait facile. C'�tait faux.
Quelle fille ?
La fille sur Internet. C'est une influenceuse.
Elle m'a influenc�e.
C'est une vraie porcherie, ici. Je ne suis pas contente.
Maman, sais-tu o� sont mes pilules ?
Lesquelles ?
On a dit qu'on voulait t'en sevrer, tu te souviens ?
- Vraiment ? - Oui.
"On" a de la douleur
et "on" en a besoin.
- Ils ne t'en donneront plus. - Ils n'ont pas le choix !
- Ils ne voudront pas. - J'en ai besoin !
�coute-moi.
Tu n'as plus de douleur physique.
Tu fais le tapotement que le psy t'a enseign� ?
Tu sais, pour l'anxi�t� et le stress.
Et �a te calme, d'abord,
- les yeux, puis les l�vres. - Maman !
Ou joue du piano.
- �a te remonte le moral. - Cessons d'en parler.
J'ai un mal de t�te atroce ! Tu peux arr�ter ?
Peux-tu appeler les m�decins et m'aider, s'il te pla�t ?
Lequel ? Patel ? Il a dit non.
Eh bien, j'emmerde Patel. Je l'emmerde !
Peut-�tre Goldberg
ou Fong ?
- Allie... - S'il te pla�t, maman.
- Appelle-les. Aide-moi. - Tu es un peu...
- Non. - Aide-moi, je t'en prie.
Devine. Ils ont tous dit non.
Patel. Goldberg. Fong. Rosenberg.
Je vais demander � Vromen. Il m'adore.
Vromen est un orthodontiste.
Oui, mais il flirtait avec moi
avec ses doigts enfonc�s au fond de ma bouche.
C'�tait inappropri�, donc il m'en doit une.
Allie, je n'aime pas la fa�on dont tu agis.
Tu sais quoi ? �a suffit.
Tu dois sortir du salon,
enlever ton pyjama,
te bouger le cul et te trouver un boulot.
J'en ai assez de cette merde.
Comme si tu �tais plac�e pour me sermonner sur l'autom�dication.
Qu'est-ce que tu insinues ?
J'insinue que tu es une maudite hypocrite !
Je vois la quantit� de Xanax que tu ing�res !
Le nombre de verres de vin.
Tu crois que je ne vois rien aller ?
Je vois absolument tout ! Je te vois.
Donc puis-je avoir mes pilules, s'il te pla�t ?
Tu ne m'�coutes pas. Il n'y en a plus.
Reviens ici tout de suite,
- sale petite peste ! - Non, maman !
Mais qu'est-ce que tu fais l� ?
- Sors d'ici ! Sors d'ici ! - L�che-moi !
- Non ! Sors de l� ! - L�che-moi !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Non ! Elles sont l� ?
- Recule ! Arr�te ! - Tu me fais mal !
Arr�te !
- Arr�te ! Remets �a l� ! - Maman !
Non.
- Ouvre la porte. - Non.
- Ouvre la maudite porte ! - Arr�te !
- Maman, laisse-moi sortir. - Non.
Laisse-moi sortir. Laisse-moi sortir !
Maman !
- Non ! Arr�te ! - Rends-les-moi.
Arr�te !
- Sale petite peste. - Non !
Merde !
Non, non, non !
Maman, non ! S'il te pla�t. Non !
Merde ! Pourquoi as-tu fait �a ?
Je souffre !
Je n'en ai rien � foutre !
Ta fille souffre pour vrai !
Je m'en fiche !
Je te d�teste au plus haut point !
Tu saignes !
Reviens ici tout de suite.
- Laisse-moi tranquille. - Reviens ici.
- Laisse-moi. - Je vais prendre ton...
Laisse-moi tranquille, merde !
Je ne vais pas te laisser seule, bordel.
Allison !
Laisse-moi tranquille !
O� vas-tu ?
Laisse-moi tranquille !
Allez, Ryan !
C'est �a ! C'est �a !
Merde !
C'est toi, la Ryan qui parle � Damien ?
Tasse-toi de mon chemin.
Quand on parle aux gens ainsi, on n'a pas d'amis, salope.
Pourquoi tu me dragues ?
Je ne m'appelle pas "Ryan", moi.
C'est un nom de gouine. Tu en es une ?
Juste quand je baise ta m�re.
Au moins, moi, j'ai une m�re.
Qu'est-ce que tu dis ?
Reste loin de Damien, esp�ce de pute.
S�parez-les !
�a suffit. �a suffit !
Vous �tes toutes deux expuls�es. Carton rouge.
Ryan, c'�tait quoi, �a ?
J'abandonne.
J'abandonne. Je d�teste �a.
Pourquoi ? Parce que tu t'es battue ?
Tu n'es pas comme �a.
Tu es r�siliente. Tu n'es pas une l�cheuse.
Elle s'est moqu�e de maman.
Quoi ?
Elle a dit : "Au moins, moi, j'ai une m�re."
Qu'elle aille se faire foutre.
Eh bien...
Et c'�tait quoi, ce coup de poing ?
Tu ass�nes un solide crochet droit,
mais tu ouvres la porte � un direct.
On va devoir travailler �a.
PHARMACIE VAN HOUTEN
Salut.
J'aimerais renouveler une ordonnance.
Nom de famille : Johnson. Anniversaire : 24 ao�t.
D'accord. Pour quel m�dicament ?
Oxy. OxyContin.
C'est �crit qu'on ne peut plus renouveler.
Je vois que vous les prenez depuis plus d'un an.
Votre m�decin essaie probablement de vous en sevrer.
Vous savez s�rement que �a cause la d�pendance.
Vraiment ? Merde, on ne me l'a jamais dit.
D�sol�e.
Je suis d�sol�e. Vraiment.
�coutez...
J'ai eu un gros accident de voiture.
J'en ai besoin, car je souffre �norm�ment.
R�cemment ?
Quoi ? Non.
Votre coude saigne.
Merde. Non, �a va aller.
Je vais vous chercher un pansement.
Je n'ai pas besoin d'un foutu pansement.
Prenez au moins �a.
GARDER ESPOIR TOUT SUR LA D�PENDANCE AUX OPIO�DES
Oh, mon Dieu. Merci beaucoup. Merci.
Je me sens d�j� beaucoup mieux. Merci.
Connasse.
�a br�le, oui, mais quel est ce feu br�lant ?
Ce feu r�side dans votre �me. Il vous �l�ve.
Vous escaladez une montagne
et vous atteignez des sommets plus �lev�s que jamais auparavant.
Continuez � p�daler.
SOULAGEMENT DE 12 HEURES RHUME ET GRIPPE MULTI-SYMPT�MES
- Salut. - Salut !
- H� ! - Salut !
Salut.
Oh, mon Dieu. J'adore tes cheveux !
Si chic. Qui te les a coup�s ?
Merci !
J'ai une nouvelle coiffeuse.
Tu dois me donner son num�ro.
D'accord.
J'�tais ravie que tu me contactes,
vu que tu ne r�pondais pas � mes textos.
Je voulais te donner de l'espace, c'est s�r,
mais j'�tais inqui�te.
- Bonjour. - Salut !
Puis-je vous offrir quelque chose ?
Puis-je avoir un Jack and Coke, s'il vous pla�t ?
D�sol�, le bar ouvre � 11 h.
D'accord. Dans ce cas, je vais prendre un caf� noir.
- Un latt� au lait d'avoine. - Oui.
Comment �a va au travail ?
Tu es toujours chez Purdue ?
- Oui, toujours. - Ouais.
J'aurai cru que ce serait un vrai merdier,
� cause de la faillite et des proc�s.
Mais entre toi et moi,
je fais de meilleurs chiffres.
Incroyable.
J'ai eu une prime d�mente au dernier trimestre.
- �a se vend tout seul. - Ouais.
Karl Marx avait tort.
Il s'av�re que l'opium du peuple
est en fait de l'opium.
En tout cas.
Comment vas-tu ?
Quand retournes-tu travailler ?
Je vais aller droit au but parce que tu es mon amie
et que je sais que tu vas comprendre.
J'ai encore beaucoup de douleur.
Allie...
Je sais, et mes docs ne me donnent plus d'Oxy
parce que tout le monde d�lire � propos de la d�pendance.
Alors je me demandais si tu pourrais...
Allie, dis-moi que tu ne m'as pas invit�e pour me demander des pilules.
Non.
Non, non, non.
Seulement jusqu'� ce que je voie mes docs.
Parce que ma maudite m�re...
Elle a jet� mon dernier renouvellement aux toilettes, donc...
Absolument pas.
- Tu me niaises ? - Non.
Si tu as un probl�me, tu as besoin d'aide.
Je peux t'aider � trouver un centre de d�sintox.
Pas de brochure, je t'en prie. J'en ai d�j� une.
Trouve-toi un vendeur de rue, alors.
Il y a un mec avec une pharmacie dans ses poches dans chaque bar.
Tu sais, Becka,
je ne voulais pas te faire �a.
Mais il y a des trucs qui sont arriv�s � ton enterrement de vie de jeune fille
que tu veux sans doute garder priv�s.
Allison, essaies-tu de me faire chanter pour de l'Oxy ?
Je te demande de l'aide.
En tant qu'amie.
Mais tu as suc� ce danseur.
�a n'a dur� qu'une seconde.
Je sais, je sais. Mais tu l'as fait, et je t'ai vue.
Je ne l'ai pas pris dans ma bouche.
Tu l'as pris dans ta bouche.
Tu l'as pris dans ta bouche.
Plus loin que le gland.
Plus loin que le foutu gland.
Allie, tu as besoin d'aide.
D�truis ma vie s'il le faut.
Mais pour l'amour du ciel, va te faire aider, merde !
D'accord, bye. Va te faire foutre.
Va te faire foutre !
Je ne... Merde.
Je n'ai pas d'argent. D�sol�e. Je ne peux pas payer.
C'est bon. Prends-le.
J'y ai mis un peu de tequila pour toi.
C'est d�gueulasse.
Merci.
M. Adams, nous voulons tout faire en notre pouvoir pour aider Ryan.
Mais elle doit assumer ses responsabilit�s pour son comportement.
Elle n'�coute pas ce que je dis.
Pour �tre honn�te,
j'esp�rais que vous vouliez me parler pour me conseiller.
J'ai besoin d'aide.
Nous sommes une �cole publique.
Nous avons 2 000 enfants � charge.
Nous n'avons pas la capacit�
de lui donner l'attention dont elle a besoin et qu'elle m�rite.
Qu'essayez-vous de me dire ?
Je vais lui donner une autre chance en raison des circonstances.
Mais si elle ne surveille pas son langage avec ses profs
et se bat encore une fois,
nous devrons l'expulser.
Salut, une double tequila, s'il vous pla�t.
Allison.
H�, je te connais, toi.
Mark.
Oui, salut.
Ouais.
Je ne t'ai pas vue depuis le secondaire.
Lui, c'est Diego. Tu t'en souviens ?
- Salut. - Salut.
Tu es sortie d�jeuner ?
J'avais juste besoin de sortir de la maison.
Je vois ce que tu veux dire.
J'ai su ce qui t'est arriv�. L'accident.
- C'�tait dans le Star Ledger. D�sol�. - Quoi donc ?
Elle �tait dans l'accident sur l'autoroute o� deux personnes ont p�ri.
Putain de merde.
C'�tait toi.
Mec.
�a m'aurait foutu en l'air.
Ce n'�tait pas ma faute.
Ouais, j'en suis s�r. Mais quand m�me...
Bordel.
Je peux en avoir une autre, s'il vous pla�t ?
Dure journ�e ?
Journ�e ordinaire.
J'aimerais �tre le plus loin possible d'ici.
Il y a une application
qui indique l'endroit � l'exact oppos� d'o� tu te trouves.
C'est l� que tu devrais aller. Je vais regarder.
C'est ainsi que je me sens chaque jour de ma vie.
Je n'arrive pas � m'�chapper de cette ville.
Comme s'il y avait un champ de force qui l'entourait.
Certains semblent savoir comment partir d'ici.
Mais le reste d'entre nous se frappe � un mur de briques.
Perth.
C'est la ville de l'autre c�t� du globe.
Tu devrais aller � Perth.
Je n'ai pas assez d'argent pour aller � Perth, mais merci.
N'es-tu pas fianc�e � Nathan Adams ?
Je l'�tais, ouais.
Il �tait un incroyable porteur de ballon � l'�cole.
Il r�ussissait chaque foutu jeu.
- Tu t'en souviens, Mark ? - Ouais.
Chaque foutu jeu, l'annonceur �tait comme :
"Nathan Adams, le porteur de ballon.
"Nathan Adams, le porteur de ballon."
Il portait l'�quipe sur ses �paules. Tu t'en souviens ?
Oui, je me souviens de lui.
Il est sourd, non ?
D'une oreille, oui, depuis la naissance.
C'est impressionnant. Je veux dire, qu'il ait �t� si bon.
Et � moiti� sourd.
Alors, tu es c�libataire ?
Ferme ta gueule, Diego.
Tu crois qu'elle va sortir avec toi ?
O� vas-tu l'emmener ? Tu vis avec ta m�re.
Bon sang.
Allison, je suis d�sol�.
Cet idiot n'a pas de tact.
On n'est pas habitu�s
de voir de belles filles comme toi ici.
Donc, tu dois excuser
son manque de d�cor.
D�corum.
Quoi ?
Le "d�cor", c'est...
la lampe Bud Light au-dessus de ma t�te.
Le "d�corum", c'est son comportement.
Ni l'un ni l'autre n'est id�al.
Je peux te demander un truc,
vu qu'on est de vieux amis ?
Tu n'�tais pas notre amie. Tu �tais populaire.
- Tu �tais une garce, en fait. - D'accord. Diego.
C'est de l'histoire ancienne.
N'est-ce pas, Allison ?
On a pass� ce stade. On est adultes.
Ceux qui sont pris dans ce champ de force
doivent se serrer les coudes.
Ouais.
Savez-vous o� je pourrais trouver de l'Oxy ?
Bon sang.
Tu y es all�e sans pr�liminaires.
Pas de "Comment �a va ? Et ta famille ?"
On ne touche pas aux pilules.
� l'�cole, vous �tiez les gars qui pouvaient
obtenir n'importe quoi.
Tu nous flattes dans le sens du poil.
Je n'ai pas d'argent.
Comment vas-tu payer ta tequila ?
Je ne suis pas rendue l�.
- C'est une vraie Rolex ? - Un instant.
Allie Johnson.
La charmante Allie Johnson.
Tu t'aventures ici.
Sans argent.
Et tu crois qu'on va te donner de l'Oxy ?
Et ce, gratos. Puis tu veux qu'on paie ton verre.
Pourquoi ferait-on �a, au juste ?
Par nostalgie ?
Car on est de vieux amis ?
Tu te pensais si cool � l'�cole.
- Tu n'as pas chang�. - Bon.
Ferme-la.
D�sol�.
Ce type.
Il n'a aucun d�corum.
Non, il a raison.
Je ne me pensais pas mieux que vous. Je le savais.
Je m�prisais les gars comme vous.
Je pensais que vous ne valiez rien,
que vous ne mettriez jamais les pieds hors du New Jersey.
Salope de merde.
Maintenant tu es assise ici,
juste � c�t� de nous,
et tu veux de la drogue.
Je veux une faveur.
Cette faveur, c'est de la drogue.
- Tu n'es qu'une toxico maintenant. - Non.
- Une maudite toxico. - Non.
- Oui. - Oh, oui.
- Avoue. Tu en es une. - Non, je ne suis pas comme vous.
Allie Johnson...
L'id�e que tu te fais de nous te correspond plus
qu'� nous, en r�alit�.
Allez, dis-le. Dis-le.
"Je suis une toxico." �a te plaira.
Va te faire foutre. C'est une pilule.
C'est de l'h�ro�ne dans une jolie petite robe.
Je croyais que tu �tais un chic type.
Pourquoi ne le dis-tu pas ? Dis-le...
"Je suis une maudite toxico."
Apr�s, je te donnerai tout ce que tu veux.
Dis-le. Confesse-toi.
Je d�pends actuellement...
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
Sale p�tasse hypocrite. Ce n'est pas ce que j'ai dit.
- C'est ce que j'ai dit ? - Non.
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
Dis que tu es une maudite toxico. Regarde-moi.
Regarde-moi !
Regarde-moi dans les yeux et dis :
"Je suis une maudite toxico."
Dis-le !
Je suis une maudite toxico.
Bonne fille.
Beth, je vais payer la tequila.
D�sol� d'avoir hauss� le ton.
On se disait quoi de neuf.
Allie, je te pr�sente Beth.
Elle est divine. C'est la meilleure.
Ce n'est pas de l'Oxy.
C'est la m�me merde.
Merci. Elle vient d'arriver.
Oh, mon Dieu. J'�tais si inqui�te. O� �tais-tu ?
- D�sol�e. - B�b�.
- Je suis d�sol�e. - Non...
J'ai besoin d'aide.
Je sais. Je n'aurais jamais d� jeter tes pilules.
Je n'avais pas le droit. J'�tais si inqui�te.
Peux-tu m'aider, maman ?
Oui, c'est d�j� fait.
Linda m'a donn� �a.
Elle travaille � c�t� de moi au kiosque de jouets.
Elle les a eues apr�s qu'un voleur l'a frapp�e au visage,
mais elle n'en a pas eu besoin. Elle pr�f�rait la minerve.
Mais toi, tu en as besoin, mon coeur.
C'est un cadeau de Linda, d'accord ?
On se souciera du sevrage plus tard. Pas de pression.
Ce qui importe, c'est que tu sois ici en s�curit�.
Mon b�b�.
H�, Ry ?
J'ai apport� des mets chinois.
J'ai du poulet aigre-doux,
du boeuf au brocoli, du riz vapeur.
O� es-tu ?
Ry ?
Ryan !
Qu'est-ce que... Daniel, sors d'ici !
H�. H� !
D'accord. D'accord.
Du calme ! Ce n'est pas ce que vous pensez.
Je suis s�r que oui. Quel �ge as-tu ?
Daniel ! L�che-le !
Ferme-la !
Je t'ai pos� une question. Quel �ge as-tu ?
- 20 ans. - Elle a 16 ans, et je suis un ex-flic.
On dirait que tu as fait un mauvais choix.
Tu l'�touffes !
Elle a dit qu'elle avait 18 ans.
Si jamais je te retrouve avec ma petite-fille,
Je vais t'arracher la bite
et te l'enfoncer dans la gorge. Compris ?
Oui, monsieur. Oui.
Fous le camp d'ici.
Oui, monsieur. J'ai besoin de mes v�tements.
Ils sont chez moi. Ce sont mes v�tements maintenant.
D�campe !
Daniel !
Sors de ma maudite chambre !
C'est quoi, ce bordel ?
Regardez, tout le monde !
Voici le p�do de Williamsburg !
J'ai besoin de mes cl�s !
Ses cl�s ! Ses cl�s ! Regardez-le !
Il se pr�cipite vers sa voiture ! P�do !
H�, Belinda.
J'ai trouv� cet imb�cile au lit avec Ryan.
Elle a dit qu'elle avait 18 ans sur Internet.
Tu n'es qu'un salopard.
Salopard ! C'est ainsi que tu vas �tre connu !
D�gage de notre quartier, salopard !
- D'accord ! C'est compris ! - D�gage, salopard !
Imm�diatement !
- Salopard � la bite molle ! - D'accord !
D'accord !
Je ne peux pas croire que tu as fait �a !
Passe-moi ton t�l�phone.
Passe-moi ton maudit t�l�phone !
Tu es punie.
Compris ? Tu es punie jusqu'�...
Bordel, je ne peux pas d�cider jusqu'� quand.
Tu ne peux pas m'enfermer, Daniel.
Pour la derni�re foutue fois, Ryan,
Tu vas m'appeler "papi".
Je te d�teste ! Je te d�teste, merde !
WHISKY HESSIAN GOLD
Allison, ne pars pas.
C'�tait une erreur.
Non, ce n'�tait pas une erreur.
Crois-moi, je sais � quel point c'est difficile d'�tre ici.
C'est pratiquement impossible,
mais tu y es arriv�e.
Ne t'enfuis pas � cause de moi.
Il y a des tas de r�unions. J'en trouverai une autre.
Oui, mais celle-ci a les meilleures g�teries.
- Je veux y aller. - Non.
Tu t'es rendue jusqu'ici, je ne veux pas t'en emp�cher.
Je ne veux pas �tre ici.
Comme tout le monde, au d�but.
Je ne veux �tre nulle part.
Alors tu es au bon endroit.
Je pensais que tu �tais sobre.
�a fait dix ans.
J'ai cess� de venir r�guli�rement,
mais derni�rement,
j'ai constat� que j'ai besoin de soutien.
� cause de ce qui s'est pass� ?
Non, non ! C'est juste que...
Tu es de retour � cause de l'accident ?
Non, je me sens comme si...
Daniel, es-tu de retour � cause de moi ?
Oui !
Oui, bien s�r.
C'est ce que tu veux que je te dise ?
- D�sol�. - Non.
�coute.
�a fait dix ans,
mais derni�rement, j'ai vraiment eu envie de boire.
Ce programme fonctionne.
Merci.
Je vais trouver un autre endroit.
Il y a des milliers de r�unions.
Oui, mais d'une mani�re ou d'une autre, tu es venue ici.
�a veut dire quelque chose, non ?
Allez.
Allez.
D'accord.
Bienvenue � tous.
Vous �tes � la r�union
du groupe Vivre et laisser vivre des Alcooliques Anonymes.
Je m'appelle Simone
et je suis alcoolique, ainsi que votre secr�taire.
Commen�ons par la Pri�re de la S�r�nit�.
Mon Dieu,
accorde-moi la s�r�nit� d'accepter les choses que je ne peux pas changer,
le courage de changer ce que je peux
et la sagesse de reconna�tre la diff�rence entre les deux.
Tu t'es lev�e tr�s t�t ce matin.
Je suis all�e aux Narcotiques Anonymes.
Quoi ? Pour vrai ?
Allie, je suis ravie d'apprendre �a.
Je n'ai pas dit que j'y retournerais.
Il faut commencer quelque part. C'est ce que tu as fait.
Donc c'est bien.
Je ne sais pas si je serai capable d'arr�ter, maman.
Je pense que j'ai vraiment besoin d'aide,
comme un programme en milieu ferm�.
Mon coeur, nous n'avons pas d'assurances.
Comment diable pouvons-nous payer pour �a ?
Tu dois te trouver un travail.
Qui va m'engager dans un tel �tat ?
- Franchement. - Non...
Que racontes-tu ? Tu es une belle jeune femme de 26 ans.
- Intelligente, dr�le... - Non, pas du tout.
- Oui, tu l'es. - Non.
- Tu d�cris l'ancienne moi. - Tu es toujours toi.
Non, je ne le suis pas !
Je suis quelque chose d'autre.
je suis quelque chose...
Je pensais � �a.
Tu sais que papa allait m'offrir un cadeau de noces
ou, du moins, venir au mariage ?
Peut-�tre qu'au lieu de ce qu'il allait me donner,
il pourrait m'aider � payer pour que j'obtienne de l'aide.
Je me demandais donc si
tu l'appellerais pour moi.
Allie, je ne reparlerai jamais � cet homme de ma vie.
Tu sais ce qu'il a fait ?
Il a rempli sa voiture et nous a laiss�es sans rien.
Les choses sont ainsi, d'accord ?
Tu dois remonter la pente par toi-m�me.
Merci, maman.
D�sol�e de ne pas m'en remettre aussi vite que tu le voudrais.
- Allie... - Non.
Je n'en crois pas mes yeux.
Salut, papa.
Qu'est-ce qui t'am�ne du c�t� sombre de la rivi�re ?
Ryan m'a demand� de venir la voir.
Il s'av�re qu'elle voulait que je te parle.
Elle s'inqui�te pour toi.
Elle s'inqui�te pour moi ?
Elle est cingl�e.
Elle dit qu'elle pense que tu as besoin d'un ami.
Bordel, je n'ai pas besoin d'un ami.
J'ai besoin d'une cage de la taille d'une ado.
Nathan, je comprends que tu veuilles passer � autre chose apr�s la rupture,
mais je n'aurais jamais cru faire tout �a moi-m�me.
Tu as �lev� deux enfants.
Ta m�re �tait l�.
Et ta soeur et toi �tiez mieux �lev�s que Ry.
Quoi ? Franchement.
Qu'est-ce qui te chicote, mon fils ?
On se comportait, car on avait peur de toi.
Pas surprenant que tu n'aies pas les outils n�cessaires,
puisque tu as perdu le seul que tu avais :
la peur.
Je me suis excus� cent fois pour la fa�on dont j'�tais avant.
Ta soeur a su me donner une deuxi�me chance.
Pourquoi pas toi ?
Car ce n'est pas Molly qui a le plus �cop�.
Je te garantis que si elle �tait ici avec nous,
elle te prierait d'arr�ter ta connerie et de m'aider � �lever sa fille.
Elle n'est pas avec nous.
Non, en effet.
J'ai un train � prendre.
J'ai vu Allison.
O� ?
Je ne suis pas cens� te le dire.
Aux A.A. ?
Pas cens� te le dire.
Pourquoi a-t-elle besoin des A.A. ?
- Pas cens� te... - Le dire.
Compris.
Parmi toutes les r�unions, elle va � la tienne ?
Elle m'a vu. Elle a tent� de s'enfuir,
mais je l'ai rattrap�e.
Pourquoi ?
Elle souffre, Nathan.
Elle est bris�e.
Perdue.
Tu es celui qui l'a bl�m�e !
Je l'ai soutenue !
Ouais, jusqu'� ce qu'elle te plaque.
D�sol�, c'est sorti plus dur que je ne le pensais.
Je dois prendre le train.
S'il te pla�t, Nathan.
J'ai besoin d'aide.
Ryan m'a demand� de passer et de te saluer.
C'est fait.
D'accord.
Salut.
Meilleur rencart de tous les temps.
J'ai entendu.
Avant, je buvais du whisky jusqu'� perdre la carte.
Au r�veil le lendemain matin, je d�couvrais
ce que j'avais fait, qui j'avais �t�.
Mon p�re �tait alcoolique.
Il m'a battu jusqu'au jour de sa mort.
Et j'ai jur� de ne jamais frapper mes enfants.
Je ne l'ai jamais fait
quand j'�tais sobre.
Mais dans l'ivresse...
Je niais toujours parce que je ne m'en souvenais pas.
Parfois, il y avait une ecchymose.
"Oh, tu as d� tomber.
"Je suis ton papa. Je ne te ferais jamais de mal."
Le 11 ao�t 1999,
je me suis r�veill� sur la galerie au son des cloches de l'�glise
et d'un camion de cr�me glac�e.
J'ai compris que c'�tait dimanche.
La premi�re chose que j'ai vue, c'�tait mon capitaine
debout devant moi,
qui me t�tait les c�tes de sa matraque.
Une ambulance.
Mon fils, Nathan, assis � l'arri�re,
qui saignait de la t�te.
Les ambulanciers lui avaient achet� une glace.
Il s'av�re que,
dans mon ivresse,
je l'avais tellement battu
qu'il a perdu l'ou�e du c�t� droit.
Pour toujours.
Et � ce jour, chaque fois que je le vois,
je lui demande pardon.
C'est une petite danse qu'on fait.
Une simple formalit�.
Parce qu'on sait tous deux
qu'il y a des choses qui sont
tout simplement impardonnables.
Je crois que m�me Dieu le sait.
Quand j'�tais flic, je mangeais ici tous les jours.
R�chauds de caf� gratuits.
Tu as faim ?
Non.
C'est marrant, ce dont on arr�te de se soucier.
Avant, je voulais voyager.
Je feuilletais le National Geographic.
J'�cornais les pages de lieux exotiques que je visiterais � ma retraite.
Je ne voyage jamais.
Tu pourrais.
Non, je ne pourrais pas.
Je n'�tais pas ivre ou gel�e, en passant.
Quoi ?
Quand je t'ai vu l'autre jour � la r�union,
je me suis inqui�t�e
du fait que tu pourrais penser que j'avais bu ou pris un truc
le jour de l'accident.
J'�tais sobre.
Ce n'�tait pas ma faute.
J'ai m�moris� tous les rapports qui soient.
D'accord.
Donc tu sais que c'�tait la faute du conducteur, Alvarez.
Je ne veux pas en parler en ce moment.
D'accord, tu as raison.
Nathan m'a dit qu'il �tait sourd de naissance.
Il ne te l'a jamais dit ?
Il voulait peut-�tre que je t'aime.
J'en doute.
Je croyais qu'�lever Ryan me donnerait la chance
d'�tre un meilleur p�re qu'avant.
Merde.
Je suis compl�tement d�pass�.
J'ai emprunt� un livre audio � la biblioth�que.
Comment parler aux ados.
Ah, oui ?
Et �a marche ?
Eh bien, �a date des ann�es 80.
C'est sur cassette.
D'accord.
Les trucs sont du genre :
"Chaperonnez une danse."
"Chaperonnez une danse."
Je l'ai surprise au lit avec un gar�on qui avait l'air d'un homme.
Une danse, ce serait exquis.
Tu veux un conseil
de la part d'une ancienne ado ?
Elle va avoir des relations sexuelles.
Tu ne peux rien dire qui va y changer quoi que ce soit.
Assure-toi qu'elle se prot�ge.
- La pilule ? - Oui.
Elle a 16 ans !
Non, on va opter pour l'abstinence.
Sans vouloir te vexer, Daniel, il y a un accroc dans ton raisonnement.
Tu veux r�gler le probl�me en regardant dans l'autre sens.
Je peux lui parler si tu veux.
Non merci.
- Bien s�r. - C'est inappropri�.
J'ignore pourquoi je te l'ai sugg�r�.
- D�sol�e. - �a va.
Je ne crois pas que...
J'ai ressenti le besoin de...
L'instinct d'aider autrui.
C'est la moindre des choses.
J'ignore comment faire �a.
Quoi donc ?
Recommencer � z�ro.
Comment on y arrive ?
�a prend du travail.
Je peux te confier un secret ?
Bien s�r.
Je ne suis pas s�re d'en avoir la volont�.
Qu'est-ce que �a signifie, "amor fati" ?
Certaines choses sont priv�es.
Penses-tu que je suis foutue ?
Es-tu d�fonc�e en ce moment ?
Non.
J'ai �t� flic pendant 40 ans.
D�pendant pendant 50 ans.
Je vais te reposer la question.
Es-tu d�fonc�e en ce moment ?
J'ai coup� une pilule en deux.
Donc, � moiti�.
Oui, je pense que tu es foutue, Allison.
Pas � moiti�.
Vraiment foutue.
Penses-tu que je vais m'en sortir ?
Peut-�tre qu'un jour, je serai le genre de personne
que les gens veulent voir autour de leur petite-fille.
Je n'en ai aucune id�e.
Moi non plus.
Je peux ravoir mon t�l�phone, s'il te pla�t ?
Je ne sais plus comment te g�rer, Ryan.
Papi, tous les jeunes ont des relations sexuelles.
Ce n'est pas grave.
C'�tait diff�rent quand tu �tais jeune,
mais ce n'est plus comme �a.
Laisse-moi te poser une question.
Es-tu...
Utilises-tu...
Te prot�ges-tu ?
Oh, mon Dieu !
Je ne veux pas en parler avec mon grand-p�re.
Comment penses-tu que je me sens ?
Tu es boulevers�e, je sais.
Je ne suis pas boulevers�e.
Tu pourrais retourner
voir le th�rapeute.
Non.
Je veux ravoir mon t�l�phone.
Je n'ai pas d'amis � Columbia
et je ne veux pas perdre ceux qu'il me reste � Long Beach Island.
Pourquoi n'arrives-tu pas � te faire d'amis ?
J'ai v�cu beaucoup de choses cette ann�e.
Personne ne comprend vraiment.
Ils essaient.
Certains, oui, mais...
Ce n'est pas sinc�re.
Ne trouves-tu pas les gens faux ?
Je dirais plut�t "fourbes".
�a veut dire quoi ?
Faux.
Je suis de ton c�t�.
Je sais.
Que penses-tu de �a ?
Tu peux ravoir ton t�l�phone
si tu me promets de prendre la pilule contraceptive.
Oh, mon Dieu ! Daniel !
Papi !
Papi.
March� conclus ? Je prendrai le rendez-vous.
�a marche.
Je ne veux plus jamais parler de sexe avec toi.
Vraiment ?
Car moi, j'adore �a.
Es-tu d�j� all�e sur le campus ?
Pas depuis mon enfance.
J'ai eu des comp�titions de natation ici.
- Ah, oui ? - Ouais.
Tu �tais nageuse ?
Ouais.
J'avais 12 ans, mais j'�tais plut�t dou�e.
J'ai encore tous les troph�es et rubans.
C'est super.
Quel style ?
Surtout de la nage libre.
Pourquoi as-tu arr�t� ?
Mon p�re est parti.
C'�tait le truc qu'on faisait ensemble.
Il m'encourageait si fort que je l'entendais sous l'eau.
�a me semblait futile sans lui.
O� est-il all� ?
En Ohio.
- Il y a fond� une autre famille. - Ouah.
Il a des jumeaux de 10 ans.
J'ignore s'ils nagent ou non.
Mon Dieu. Je suis toujours impressionn�e par ceux
qui sont capables d'abandonner leurs enfants ainsi.
Je ne sais pas comment ils dorment la nuit.
Longtemps, j'ai cru avoir fait un truc de mal.
C'�tait ma faute, je l'avais d��u.
Puis, j'ai compris que...
Je ne sais pas, certaines personnes sont mauvaises.
C'est comme s'il avait recommenc� un niveau
dans un jeu vid�o avec une nouvelle vie.
C'est exactement ce qu'il a fait !
Il a rempli sa voiture et laiss� sa Rolex
dans le grenier de ma maison de poup�es,
et il est parti.
- On s'assoie une seconde ? - Oui.
- Je vais �tre ta marraine. - D'accord.
Mais il faut que tu prennes �a au s�rieux.
Tu ne peux plus venir d�fonc�e aux rencontres.
Quoi ?
Comment le sais-tu ?
Parce que j'�tais comme toi.
Et j'ai aid� des dizaines de femmes comme toi.
Certaines ont r�ussi, d'autres sont mortes.
Mais si tu veux de mon temps, tu dois �tre s�rieuse.
J'ai un bambin,
- pas de temps � perdre. - Ouais.
Je suis s�rieuse.
Je veux r�ussir � m'en sortir.
Donc tu vas faire 90 r�unions en 90 jours.
- Ouah. - Ouais.
Et tu vas amorcer la premi�re �tape.
D'accord.
D'accord.
Aussi, tu ne peux plus te cacher.
Tu dois partager avec le groupe.
D'accord.
Bonjour, je m'appelle Allison et je suis accro
aux pilules.
Bonjour, Allison.
D�sol�e, je peux recommencer ?
Je n'ai jamais fait �a avant, je suis nerveuse.
Bien s�r.
Bonjour, je m'appelle Allison et je suis d�pendante.
Bonjour, Allison.
J'�tais au volant
d'une voiture
qui a �t� impliqu�e dans un grave accident.
Deux personnes sont mortes.
Il y avait une femme, qui...
Elle allait �tre ma belle-soeur.
On �tait en route vers mon essayage de robes de mari�e.
Puis on n'�tait plus en route.
Ce n'�tait pas ma faute.
Je n'avais rien pris, ni alcool, ni drogue, rien.
Mais...
Survivre � cet accident, c'est...
C'est la chose la plus douloureuse qui me soit arriv�e.
J'ai �t� bless�e, aussi.
Ils m'ont fait un trou dans la t�te.
�a m'a aid�e, parce qu'au moins,
je pouvais bl�mer �a pour la douleur.
Mais �a a gu�ri,
et j'avais toujours mal.
C'est pourquoi je n'ai pas r�alis� la gravit� de ma situation,
car je souffrais toujours.
On me les a prescrites pour une douleur physique,
et �a a �t� efficace pour �a.
Mais elles m'ont engourdie. Merveilleusement.
Sans elles, je veux mourir.
Chaque jour.
Je ne l'ai jamais dit � voix haute.
Je n'ai jamais affront� la r�alit� sans.
Et j'ignore si je pourrai g�rer ce que je vois,
mais je veux essayer.
D'accord. C'est tout.
C'est tout.
Qu'est-ce qui se passe maintenant ?
Tu as fait tout �a ?
J'ai tout assembl� et con�u, oui.
Ouais.
Les maisons sont vendues en ensemble.
On n'a qu'� les assembler et � les peindre.
L'�cole, je l'ai construite de A � Z.
Il y a deux jeunes qui s'embrassent ici.
C'est moi.
Tu �tais beau.
Et minuscule.
Mon premier baiser derri�re l'�cole.
Olivia Williams.
C'�tait l'automne. Elle avait le bout du nez froid.
Un peu morveux, aussi.
Elle se tenait sur la pointe des pieds. �a go�tait la gomme.
C'est elle que tu as �pous�e ?
Non ! Non.
Elle m'a largu� le lendemain pour Charlie Cook.
Il fumait des Camel.
Et il conduisait une Buick Riviera Roadmaster.
C'est inspir� de ta vie, tout �a ?
En quelque sorte.
C'est cens� �tre South Orange.
J'y ai grandi.
J'�tais flic � Newark.
J'ai toujours v�cu ici.
C'est qui, le soldat ?
C'est moi.
Le jour o� je suis rentr� du Vietnam.
L'autre petit personnage, c'est mon p�re.
Il est venu me chercher � la gare.
C'est incroyable.
Combien de temps �a t'a pris ?
Des ann�es.
J'ai commenc� par un circuit en huit
et un train � deux voitures.
J'y travaille quand je peux.
J'ai du temps depuis ma retraite.
Ma femme est d�c�d�e.
Ryan avait l'habitude de tra�ner avec moi ici.
Elle aimait le sifflet et le microphone.
Il y a un micro ?
Juste l�.
Il faut bien annoncer l'arriv�e en gare aux passagers.
Prends le dernier train vers Clarksville
J'irai te chercher � la station Tu y seras d'ici 16 h 30
Car j'ai fait la r�servation
Ne lambine pas
Oh, non, non, non
Oh, non, non, non J'ignore si un jour
Je rentrerai � la maison
C'�tait une belle s�r�nade, gracieuset� des gens venus des cieux.
C'est l'une des raisons pourquoi j'adore �a.
Pourquoi ?
Parce que tu joues � Dieu ?
Eh bien, une grande partie de ma vie a �t� hors de contr�le.
Ici...
Je d�cide si Olivia me choisit.
Je d�cide si mon p�re vient me chercher � la gare � mon retour.
L'a-t-il fait ?
Non.
Il �tait ivre mort dans notre cour.
Il �tait rest� si longtemps allong� face contre terre
qu'il avait un pouce de neige sur le dos.
Le lendemain au d�jeuner, il m'a offert une bi�re.
J'ai bu une bi�re avec lui au d�jeuner
et je n'ai jamais arr�t�.
Quand as-tu parl� � Nathan pour la derni�re fois ?
Daniel, c'est Dieu.
Allison aimerait que tu changes de sujet maintenant.
Je le parie.
D'accord. Sortons d'ici.
Ryan ?
Il n'est que 13 h. Pourquoi es-tu rentr�e ?
On n'avait qu'une demi-journ�e pour l'exercice de fusillade.
Je te l'ai dit ce matin.
Voici une de mes amies du programme.
Salut.
Salut.
- Tu devrais y aller. - Ouais.
Je vais y aller.
Attends, tu me dis quelque chose.
Non, je ne crois pas.
Oui ?
Comment je te connais ?
Je suis Allison.
Je t'ai d�j� vue.
Je croyais que l'exercice de fusillade finissait � 14 h.
Oui, quand le tireur imaginaire riposte.
Aujourd'hui, il s'est suicid�. �a a fini t�t.
Pourquoi je te connais ?
J'ignore ce que je suis cens�e r�pondre.
- Tu �tais fianc�e � Nathan. - Non.
- Tu �tais dans la voiture. - Non.
- Oui, j'y �tais. - Tu conduisais, non ?
Elle conduisait ?
On est ensemble dans le programme.
- N'as-tu pas dit que c'�tait sa faute ? - Quoi ?
Comment as-tu pu l'amener ici ?
Sors de notre foutue maison !
- C'est bon. - D�sol�.
Je suis vraiment d�sol�. Je te croyais � l'�cole.
Tu as ruin� ma vie !
Je sais, je sais. D�sol�e.
Tu ne devrais pas �tre ici ! C'est notre maison !
Ma m�re a grandi ici !
Je dors dans sa chambre, dans ses draps !
�a suffit. Elle s'en va.
Au cas o� ce serait la derni�re fois que je te parle, sache que...
J'aurais voulu que ce soit moi.
Pour vrai.
J'y vais.
Je n'ai jamais pu lui dire au revoir.
Je sais.
Ils allaient voir une pi�ce de th��tre.
Je sais.
Elle voulait voir une com�die musicale, car elle aimait les costumes.
Je ne le savais pas.
Elle a dit que tu rendais Nate heureux.
Que tu �tais la meilleure chose qui lui soit arriv�e.
Il me rendait heureuse aussi.
D'accord, je vais y aller.
Allison.
Oui ?
Veux-tu rester � souper ?
Quoi ?
Toi aussi, tu es alcoolique ?
Ryan.
Non.
Ce n'est pas l'alcool, mon probl�me.
Les m�thamph�tamines ?
Ryan.
Non. Pas �a.
Des antidouleurs sur ordonnance.
De l'Oxy.
Comment connais-tu �a ?
Des jeunes � l'�cole en reniflent.
C'est de l'h�ro�ne !
Non.
�a s'obtient plus facilement qu'une bi�re.
Ils en vendent chez Rite Aid.
- Pourquoi as-tu largu� oncle Nate ? - Ryan.
Il dit que tu l'as �cart�.
�a ne te regarde pas.
Je ne comprends juste pas comment...
S'il voulait rester avec toi malgr� tout ce qui s'est pass�,
pourquoi l'as-tu plaqu� ?
J'�tais boulevers�e.
Donc je me suis enfuie.
Comme toi, avec le soccer.
- Tais-toi. - Tu ne me dis pas �a !
Plus jamais !
Pourquoi as-tu arr�t� ?
- Une bataille. - Je hais les filles dans l'�quipe.
Tes parents disaient que tu �tais incroyable.
- Ah, oui ? - Oui.
Ton p�re disait m�me que tu obtiendrais assur�ment une bourse.
Je veux aller � Stanford.
Pourquoi ris-tu ?
Tu quittes l'�quipe, tu es insolente � l'�cole,
tu n�gliges tes devoirs.
Tu vas �tre accept�e � Stanford ?
Je n'ai pas dit que j'abandonnais pour toujours. Je voulais une pause.
J'avais une moyenne parfaite avant. Je peux la remonter rapido si je veux.
Et tu ne veux pas ?
D'apr�s toi ?
- Merde. - D'accord.
- On devrait aller se coucher. - Je vais rentrer.
H�...
Au cas o�, par hasard, tu aurais
envie ou besoin de parler...
C'est mon num�ro.
C'est ton choix. Mais je suis l�.
D'accord.
D�sol� pour tout �a.
�a va.
Tu vois � quoi j'ai affaire.
Honn�tement, �a va.
�coute.
C'est une enfant tr�s fragile.
Je pr�f�rerais que tu ne la contactes pas.
D'accord.
Ouais...
Je voulais juste qu'elle sache
que je suis disponible si elle a envie de parler.
Je te demande juste de bien vouloir
la laisser tranquille.
Parole de scout.
Non, �a c'est "Longue vie et prosp�rit�" de Spock.
Les scouts font �a.
Je pr�f�re Spock.
Longue vie et prosp�rit�, Daniel.
- Bonne nuit. - Merci.
PREMI�RE PLACE - PLONGEON
NOUVEAU MESSAGE DE RYAN
SALUT, C'EST RYAN. CAF� ?
DANIEL M'A DEMAND� DE TE LAISSER TRANQUILLE.
JE VEUX EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURN�E.
REPRENDS LE SOCCER. DIS � DANIEL QUE JE T'AI CONVAINCUE.
JE VIENDRAI VOIR TON MATCH. JE VEUX TE VOIR EN ACTION.
... D'ACCORD.
UN INSTANT... POUR VRAI ?
JE NE LAISSERAI PAS CES GARCES M'�CARTER DE STANFORD.
� SAMEDI.
Allez, b�b� ! Allez ! Allez ! Allez !
Allez, allez, allez.
Ouais !
Bien jou� !
Bien jou� !
Merci.
ALLIE, C'EST DANIEL.
�A AIDERAIT PEUT-�TRE RYAN DE TE PARLER.
UN CAF� APR�S L'�COLE ?
Tu te rends partout � v�lo ?
Je n'ai pas pris l'auto depuis l'accident.
Parce que tu te sens coupable ?
Non.
Parce que j'ai peur.
Daniel dit que tu utilisais ton t�l�phone.
J'utilisais l'appli Maps.
Tout le monde utilise �a.
Ouais, il a tous les rapports. Il les a tous m�moris�s.
Il les consulte le soir. C'est bizarre.
Eh bien, moi, j'�tais l�.
La personne qui a �crit ces rapports n'y �tait pas, donc...
Dis-moi pourquoi tu as rompu avec Nate.
Ma m�re voudrait que vous soyez rest�s ensemble.
Ryan, j'ignore comment te r�pondre.
Ma m�re avait l'habitude de...
Elle le prot�geait et tout, tu vois ?
J'ai pens� que c'est peut-�tre � moi de le faire.
Parce qu'elle ne le peut plus.
Je parie qu'elle en serait fi�re.
Je peux te dire quoi de neuf
- de son c�t� si tu veux. - Non, �a va.
Merci. J'essaie vraiment d'�viter tout �a.
Il a d�m�nag� � Tribeca.
Ouah.
Ouais. Il a un chien.
- Un chien ? - Oui.
Un bouledogue fran�ais nomm� Jasper.
Je ne l'aurais pas imagin� du type bouledogue, mais bon.
C'est celui de sa copine.
Ouais.
Je n'ai pas besoin d'entendre �a.
- �a va ? - Oui.
Depuis quand sortent-ils ensemble ?
Je ne sais pas. Genre, quatre mois.
Ouah.
Ouais. Elle est assistante juridique.
J'ignore ce que c'est.
C'est une bonne chose ?
Ouais. Ouah.
- Tu n'arr�tes pas de dire "Ouah". - Oui.
�a en fait beaucoup � encaisser.
Je suis heureuse pour lui.
Il m�rite d'�tre heureux.
- Je n'aurais pas d� te le dire. - Non, �a va.
Tu es boulevers�e.
On en a travers� beaucoup ensemble.
Je ne lui souhaite que du bon.
Je suis d�sol�e,
- je t'ai boulevers�e. - �a va.
- Je dois aller aux toilettes. - Je voulais �tre amicale.
Oui. Je reviens dans une seconde.
Salut.
Il y a un truc qui cloche ?
J'ai oubli� que j'ai un entretien.
Je dois y aller.
Tu es malade ?
Ouais.
Tu es en manque ?
J'essaie.
Tr�s bien. �coute, continue ainsi.
- D'accord ? - D'accord.
Ne prends rien.
D'accord.
Ne reste pas chez toi ce soir. Sors.
- D'accord. - D'accord ?
Tu as besoin d'un c�lin ?
Si je t'�treins, je vais pleurer, donc non.
Je suis capable de g�rer �a.
Non, je ne devrais pas. Pas devant Ryan.
D'accord.
Eh bien, je t'�treins avec mes yeux.
Merci.
- Sois prudente. - D'accord.
Je dois y aller. Je te verrai plus tard.
Bye.
Je suis dans la merde.
H�.
On y va.
Cet enfoir� m'a charg� six dollars pour un caf�.
D'accord.
Merde !
TU ES INVINCIBLE
Regarde-moi !
Allie !
Allie !
Allie ?
T'es-tu cherch� un emploi aujourd'hui ?
S'il te pla�t, laisse-moi seule.
Je cherchais sur Etsy.
Je me disais que ce serait mignon si on trouvait un hobby qu'on aime.
On pourrait faire de l'argent. Qu'en penses-tu ?
RYAN JE SUIS VRAIMENT D�SOL�E...
ALLIE NON ! JE VAIS BIEN !
Je me disais que ce serait mignon si c'�tait un truc qu'on peut vendre.
RYAN TU VEUX FAIRE UN TRUC ?
Des bavoirs pour b�b�s qui attrapent la nourriture
ou la vinaigrette.
Ou juste, tu sais...
Et tu sais quoi ?
On pourrait aller aux Dragons !
Peux-tu imaginer, Allie ?
Je sais que tu es comme : "La ferme, maman ! Tu es ivre !"
Mais �coute-moi...
ALLIE JE NE PEUX PAS. J'�CRIS UNE CHANSON.
JE CONNAIS UN MEC SEXY QUI VA VOIR UN GROUPE
EN VILLE. VIENS ! JE N'AI PAS D'AMIS ! MDR !
Je viens d'avoir la meilleure id�e ! On pourrait faire du papier m�ch� !
DANIEL NE VOUDRA PAS QU'ON AILLE EN VILLE...
Du papier m�ch� ! On pourrait danser, chanter.
JE PRENDS LE TRAIN DE 20 H 10 DE SOUTH ORANGE.
SI ON M'ENL�VE, C'EST TA FAUTE !
"Salut ! les gens adorent le papier m�ch�."
Je dirais : "H�, les dragons !"
"H�, les dragons !"
C'est trop dur. On dirait, comme...
"Moi, c'est Diane. Voici mon associ�e Allison."
"Et �a, c'est notre bidule !" Tu vois...
Esp�ce de tas de merde path�tique.
Tu n'as m�me pas dur� deux jours.
Je te d�teste, bordel.
Je te d�teste tellement.
Allie, tu te souviens quand, en quatri�me ann�e,
tu as fait une mitochondrie g�ante ?
�a se vendrait, je te l'assure.
On pourrait dire : "H�, les dragons !"
"On a ce que vous voulez ! Du papier m�ch� !" Tu vois, le...
Je savais que tu aimerais cette id�e !
Oui !
Tu es du mauvais c�t�.
Quoi ? Non.
TRAINS VERS NEW YORK
Eh bien, c'est bon que tu sois venue !
Oh, mon Dieu !
Viens ici.
On f�te !
MAMAN O� TU ES ?
- Salut, Diane ! - Salut !
Je ne sais pas
ce qu'Allison t'a dit.
On est dans le m�me programme.
Oui, elle me l'a dit.
Ma petite-fille, Ryan, s'int�resse � Allison,
et je ne la retrouve pas.
Donc j'ai pens� faire un saut ici au cas o�.
J'ai essay� de les texter,
mais les messages sont en vert.
Tu sais ce que �a signifie ?
Je n'en ai aucune id�e.
Je d�teste quand �a arrive, quand ils sont...
Quand c'est tout vert et qu'on ignore si c'est envoy�.
- Oui. - �a me rend dingue.
Tu me le diras si tu finis par comprendre.
Je ne suis pas tr�s techno.
Mais j'essayais de retracer Allison aussi ce soir.
Crois-tu vraiment qu'elles sont ensemble ?
Les deux manquent � l'appel.
C'est �trange.
Peu importe leur �ge, on s'inqui�te toujours.
- Ouais. - Elles reviennent toujours.
Pas toujours.
Ouais.
Tu me fais signe si tu les retrouves ?
- Oui. - G�nial.
Merci.
Quoi donc ?
Je te disais juste merci d'�tre gentil avec Allison.
Elle dit que tu es toujours chaleureux, et tu sais...
Je voulais te remercier, car...
Eh bien, il y a des gens qui ne le seraient pas...
On essaie tous de passer � autre chose, je pr�sume.
Ouais.
Je crois qu'Allie et moi, on a de la difficult�, Daniel.
Tu sais ce qu'on dit.
Quoi donc ?
"Se comparer aux autres rend malheureux."
Je n'ai jamais entendu �a.
Eh bien,
moi oui.
Ouais.
Je devrais y aller.
Ouais, bien s�r.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Oh, mon Dieu, il est l� !
Regarde-le ! Il est sexy, non ?
C'est un tatouage facial ?
- Ouais ! - Oh, mon Dieu !
J'adore cette chanson !
Quinn me l'a fait d�couvrir. Il est cal� en musique.
Merci.
De m'avoir fait venir.
Ouais.
C'est le guitariste, Thomas.
Il n'arr�te pas de te fixer !
Arr�te. Non, �a va.
- �a va. - Je sais, tu peux trouver mieux.
- Quoi ? Non. - Il est tellement sexy.
Je dois faire entrer quelqu'un.
Je reviens sous peu.
- J'y vais avec toi ? - Non.
- Tu es s�re ? - Je reviens.
Surprise !
Nathan ?
- Salut ! - Salut !
Ryan ?
- Quoi ? - Salut !
D�sol�. Allie, voici ma copine, Joelle.
Salut. Je suis d�sol�e.
Ravie de te rencontrer.
J'ai tellement entendu parler de toi.
D'accord.
Je pense qu'on est victimes d'une ado bien intentionn�e.
Quoi ?
Elle avait de bonnes intentions. Ryan.
Je vais y aller.
- �a va ? - Oui.
Je vais bien. Je dois y aller.
Allie !
Ryan.
Mais pourquoi as-tu fait �a, merde ?
Sans vouloir te vexer, tu n'�tais pas cens�e venir.
�tre assistante juridique, c'est bien, mais il est cens� �tre avec Allie.
- D�sol�e. - Ryan ?
Qu'as-tu fait, merde ?
J'arrange tout.
Pour maman.
Va la retrouver, puis je te ram�ne � la maison.
Je suis d�sol�.
Cette...
- C'est bon. �a va. - Ah, oui ?
- Ouais. - �a va ?
Oui. Je veux un verre.
- Mais �a va. - Oui.
Merde !
Vous avez �t� formidables, merci beaucoup !
Allie !
Pourquoi tu as fait �a, merde ?
Je croyais que �a te rendrait heureuse.
Tu croyais que �a me rendrait heureuse ?
- Ouais ! - Tu es folle ou quoi ?
Salut ! Je peux avoir... H�, je suis d�sol�e.
Je peux avoir un verre de tequila ? Merde, je n'arrive pas � respirer.
- Je n'arrive pas � respirer ! - Calme-toi.
Calme-toi. Je suis d�sol�e.
Tu l'as fait expr�s, bordel !
Tu voulais me blesser ? C'est �a ?
- Oui. Avoue-le. - Non !
- Tu l'as fait expr�s ! - Non, c'est faux !
C'�tait g�nial, b�b� !
- C'�tait incroyable, mec ! - Salut !
Je suis l'amie de Quinn, Ryan.
C'�tait vraiment bon !
Vous allez �tre c�l�bres !
Je sais. Je dois savourer mon anonymat.
On s'en va � une f�te � Williamsburg.
Vous voulez venir ?
Absolument. Allons-y ! Je dois me tirer d'ici.
Tu as l'heure ?
Ouais.
H�, Danny. Tout va bien ?
Je ne trouve pas Ryan. J'ai tout essay�.
Je n'arrive pas � m'emp�cher de me demander si...
Eh bien, si tu as vu Allison.
Non, mais je peux la texter.
J'ai tent� de les texter, mais elles ne r�pondent pas.
- Qu'y a-t-il ? - Daniel ne trouve pas sa petite-fille.
S'il paie pour son t�l�phone, il peut utiliser "Trouver mon t�l�phone".
Daniel, tu connais "Trouver mon t�l�phone" ?
Non, c'est quoi, cette merde ?
C'est incroyable !
MAMAN O� ES-TU ?
DANIEL CHERCHE RYAN. AS-TU UNE ID�E ?
DANIEL ES-TU AVEC RYAN ?
Merde !
MAMAN APPELLE-MOI OU TEXTE-MOI SVP !
SIMONE POURQUOI TU NE R�PONDS PAS ?
Allie, c'est Jarvis. Il a ce que tu m'as demand�.
Salut !
Je n'ai pas de pilules.
Ouais, d'accord. Peu importe.
Tu peux me l'avancer ?
Je te rembourserai, promis.
D'accord.
Merci.
�a marche, on dirait !
IPHONE DE DANIEL IPHONE DE RYAN
Oui, voil�.
Bon, �a dit quoi ?
La pi�ce tourne.
C'est mon t�l�phone.
Ne t'en fais pas.
On peut arr�ter une seconde ?
O� est mon t�l�phone ?
Je vais vomir.
Alerte - Trouver mon t�l�phone
Bordel de merde !
Elle est en ville, merde !
Elle est � Williamsburg !
Daniel, attends. Je vais aller te chercher.
Ne fais rien que tu vas regretter.
Je vais le tuer, cet enfoir�.
C'est ce qui m'inqui�te. J'arrive.
WHISKY HESSIAN GOLD
D'accord, doucement.
- Tu es ivre. - Non.
Ryan ?
Ryan ?
Ryan, tu es l� ?
Elle va bien. D�gage !
Ryan ?
Ryan ?
Tu peux ouvrir la porte, s'il te pla�t ?
Ryan.
Va-t'en !
Allison ? O� est Ryan ?
Que fais-tu ici ?
O� diable est Ryan ?
Elle est l�. J'essaie... Elle ne r�pond pas.
Ryan !
Ryan ?
C'est ton grand-p�re, ouvre la porte.
Ouvre la porte, b�b�.
D�gage !
- Merde ! - Ryan !
Encore toi !
L�ve-toi, bordel !
- Danny, non. - Mon Dieu !
- Ne fais pas �a ! - Rien n'est arriv�.
Dis-moi pourquoi je devrais t'�pargner, enfoir�.
On ne faisait que s'embrasser.
Tu as bless� mon b�b�.
Maintenant, je vais te blesser.
- Non, non, non. - Danny !
Papa !
Non !
Que fais-tu ici ? C'est une affaire de famille.
Ne fais pas �a.
Retourne � ta nouvelle vie, Nate.
D�pose ton arme, je t'en prie.
Je t'en prie !
Il n'en vaut pas la peine.
Je n'ai plus rien � perdre.
Tu m'as, moi !
Tu as Ryan !
On a besoin de toi !
Si tu fais �a,
tout est fichu !
On n'aura plus de temps ensemble.
Danny, baisse ton arme.
S'il te pla�t.
Oh, mon...
C'est ma ni�ce.
Elle a 16 ans.
Oh, mon Dieu ! On doit se casser d'ici.
- Ryan, b�b� ? L�ve-toi. - Mon maudit nez !
Viens ici !
C'est quoi, ton probl�me ?
J'essayais de la prot�ger !
- La prot�ger ? - Ouais !
Je t'ai dit de ne pas l'approcher !
Pour qui tu te prends, � prot�ger quelqu'un ?
- Tu d�railles. - Papa !
Je voulais aider.
J'essayais de bien agir.
Laisse-moi te dire un truc.
Tu ne pourras jamais arranger ce que tu m'as fait.
Tu m'entends ?
Je veux r�cup�rer ma vie.
Je veux r�cup�rer mon enfant.
Mon b�b�.
Ma Molly.
Tu m'as enlev� mon b�b� !
Papa ! �a suffit.
Non, �a va.
Dis-le.
Je voulais te d�tester.
Mais je m'en suis emp�ch�.
Quand tu es venue � la r�union, je me suis dit
que Dieu me met � l'�preuve.
�a prouve qu'il y a une puissance divine
qui me met au d�fi dans cette �glise.
Qui veut voir si je vais flancher.
Mais je vais lui montrer.
Rien ne peut me faire flancher.
Je vais tendre la main
� cette piteuse toxico
accro aux pilules.
Je t'ai juste demand� de ne pas la contacter.
Regarde-la, maintenant.
Elle n'a ni m�re,
ni p�re.
Combien d'ann�es me reste-t-il ?
Tu n'es qu'un foutu d�chet.
Papa !
Une �me gaspill�e.
Une chance gaspill�e.
�a suffit. Tu as vid� ton sac.
Ce n'�tait pas cens� �tre ainsi.
Je suis une bonne personne.
Je n'ai jamais dit que Dieu �tait juste.
Mais je n'ai jamais pens�
qu'il pourrait �tre si cruel.
Taxi !
Danny, laisse-moi te reconduire.
Non.
Je vais partir avec lui. H�, Ryan !
R�veille-toi. On rentre � la maison.
Tu as bu !
Tu as ouvert l'appli Maps � 17 h 36 et 22 secondes.
L'impact s'est produit � 17 h 36 et 24 secondes.
Les traces de pneus r�v�lent que �a t'a pris neuf m�tres pour d�vier.
Tu n'as pas eu le temps d'arr�ter,
car tu regardais ton foutu t�l�phone, Allison.
Cesse de bl�mer Alvarez.
Ils sont morts � cause de toi.
D'accord, d'accord. Viens ici.
�a va. D'accord.
Non, �a ne peut pas aller l�.
�a ne peut...
�a ne... �a ne peut pas...
Bonjour.
Bonjour.
J'ai fait une maison.
As-tu mal � la t�te ?
Ouais.
Salut.
Je peux vendre �a, s'il vous pla�t ?
Je te donnerai 12 500 $.
Ouais. D'accord. Merci.
Magnifique.
Merci.
Papi, tu ne vas pas y croire.
Une fille dans mon �quipe m'a invit�e � une f�te ce week-end.
Toi ?
Oui, moi !
Salut.
Salut.
Merci beaucoup d'�tre venu.
Bien s�r.
Tu as l'air bien.
J'ai failli me maquiller, puis j'ai juste ri de moi-m�me.
Tu aimes mes pinces ?
Ouah, oui.
Je les ai vol�es � la pharmacie.
Pas r�cemment. Il y a longtemps.
Je ne sais pas o� commencer.
Pas de probl�me.
Je vais commencer.
Nate, je n'avais pas
la moindre id�e
de comment g�rer ma peine.
J'ignorais si j'avais le droit d'en avoir.
On avait tous de la difficult�.
Oui, mais je t'ai abandonn�
et c'�tait vraiment �go�ste de ma part.
Je me suis enfuie de toi � toute vitesse.
Je voulais toujours t'�pouser.
Je sais.
Mais en v�rit�, Nate,
j'�tais s�re
que j'allais
essayer...
Je sais.
Et tu sais que j'ai essay�.
J'ai essay�, mais je n'ai pas pu.
Je ne voulais pas te blesser � nouveau.
Ce n'�tait pas ta faute.
Ce l'�tait, oui.
Ton p�re avait raison.
Si je n'avais pas regard� mon t�l�phone, j'aurais pu m'arr�ter.
Je ne t'ai jamais pr�sent� mes excuses, j'en suis d�sol�e.
Je suis vraiment d�sol�e.
J'ai pass� du temps avec lui r�cemment.
Ouais.
C'est un travail en cours.
C'est bien.
Il m'a gard�e en vie.
Je sais pour ton oreille.
H�.
J'ai besoin que tu sois honn�te sur un truc.
Je t'aimais tellement.
Et en plus de tout �a,
je vais toujours pleurer la vie qu'on aurait pu avoir.
Moi aussi.
On faisait une bonne �quipe.
Ce serait bien
si on pouvait �tre dans la vie l'un de l'autre un jour.
C'est peut-�tre irr�aliste, mais...
Peut-�tre.
Ouais.
Peut-�tre.
On peut tous remercier Elaine. Merci beaucoup.
J'ai aim� faire votre connaissance et discuter avec vous.
Nos histoires inappropri�es d'hier,
elles vivent dans ma t�te. King rigole.
Vos histoires sont immondes.
PLACE GATEWAY CENTRE DE TRAITEMENT
Maman,
je te suis tellement redevable.
Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.
Je t'aime.
La nourriture �tait horrible. Merci.
Merci.
Je viens d'enregistrer ma premi�re d�mo,
qui se trouve au vestiaire, car je suis aussi la pr�pos�e.
Donc achetez-moi un CD, sinon je ne vous rends pas vos manteaux.
NATHAN CELLULAIRE
Salut.
Je sais que c'est mon un an d'abstinence, mais je dois te dire ce que j'ai fait.
Ouais. Non, je peux parler.
D'accord.
Salut, Dwayne.
Tu peux rapporter �a pour moi ? Merci.
Elle te le rendra. N'est-ce pas, Ryan ?
- C'est gentil. - Merci.
Comment �a va ? Attends, j'ai des g�teaux.
- Besoin d'aide ? - Non, �a va. Merci.
- En fait, on a rompu r�cemment. - Ouais...
- H�, maman. - Oui ?
Tu peux faire circuler �a ? Je pense qu'ils en veulent.
- Bien s�r. - Merci.
- Ils sentent bon. - Ils sont bons.
QUARTIER DES AFFAIRES DAIRY KING
Ch�re Allison.
"Ici, � l'�chelle de 1:87,
"les amoureux s'embrassent toujours,
"les voisins sont toujours gentils
"et les trains nous emm�nent dans des endroits �loign�s
"o� on a toujours voulu aller."
�videmment, dans la vie,
rien n'est aussi ordonn�.
Tout ce que je poss�de a �t� l�gu� � Nathan et Ryan.
Nathan a accept� de red�m�nager ici
et d'�tre son tuteur jusqu'� l'universit�.
Il aura besoin d'aide.
S'il te pla�t, aide-le, Allie.
Molly a toujours dit qu'il �tait � son meilleur
quand il �tait avec toi.
Qui sait,
peut-�tre la feras-tu accepter � Stanford.
Quand on s'est vus pour la premi�re fois au resto,
tu m'as demand� ce que signifiait mon tatouage.
C'est du latin. Amor fati,
�a veut dire "aimer son destin".
Ni l'un ni l'autre n'avons choisi notre destin.
Mais on peut peut-�tre arriver � l'aimer.
Le destin m'a donn� une derni�re ann�e avec mon fils.
Il me regarde diff�remment ces jours-ci.
De temps en temps, je le surprends m�me � me sourire
d'un air qui pourrait m�me �tre de l'amour.
Amor fati, Allison.
� la prochaine,
Daniel.
Allie ?
Ouais ?
Que fais-tu ?
Monte � l'�tage.
Oui, d'accord.
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