All language subtitles for Lalpagueur (1976) BDRip.1080p.x264.fra

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Original subtitles

Top moins 5.

Le coup de Rotterdam va nous obliger à tout réorganiser.

C'est très grave, Spitzer !

Que comptez-vous faire ?

Localiser l'homme qui a démantelé notre affaire.

Autrement dit, mettre un visage sur un nom.

L'alpagueur.

Ça vous dit quelque chose ?

Dites-moi, Doumecq, vous qui le connaissez bien,

est-ce uniquement pour l'argent qu'il travaille pour nous ?

Pendant des années, il a chassé les fauves les plus dangereux du monde.

Un jour, il m'a dit,

et ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd,

"Le seul animal intéressant qu'il me reste à chasser, c'est l'homme".

"Après ça, j'irai à la recherche d'autre chose".

L'alpagueur, c'est un chasseur de tĂŞte.

C'est un mercenaire, un marginal.

L'alpagueur, c'est l'astuce qu'a trouvé un haut fonctionnaire

pour passer au-dessus de la routine policière.

Tout à fait illégal.

Mais très efficace.

Il nous a fait déjà beaucoup de mal.

6 mois de clandestinité.

Coût de l'opération : 600 millions anciens. Rapport : 812 millions.

Joli rapport.

Café, pousse-café, cigare.

Vous savez, Doumecq... Cet argent est le nĂ´tre.

Nos fonds secrets.

Exactement !

Je n'ai plus de compte financier Ă  rendre Ă  personne.

Désormais, je peux passer directement les contrats avec vous.

Qu'est-ce que l'Organisation compte faire pour détruire cette ordure ?

Cette ordure est partout et nulle part.

Mais ça n'est ni Zorro ni Fantômas.

Il aime l'argent.

Et je possède un élément que

ni lui ni ceux pour qui il opère ne connaissent.

Cet élément nous donnera un jour ou l'autre l'immense plaisir

d'alpaguer l'alpagueur.

Vous vous appelez Roger Pilard, un agent d'assurance.

Vous allez pas me faire croire que les flics locaux sont incapables de régler cette affaire !?

Les flics, vous savez, dans certaines circonstances,

moins on les utilise, mieux on se porte.

La police officielle locale, en la personne du commissaire Gavarni,

est mouillée jusque là..

Pas possible ! Ça existe, des policiers malhonnêtes ?

Je sais, Doumecq. Vous le voulez vivant, la main dans le sac.

Oui, je me charge du reste.

Je laisse jamais de reste.

- Salut Jeannot. - Bonjour, M. le commissaire.

Alors, fais vois un peu qui est ce pingouin.

Pilard Roger, agent d'assurance, Euromotel.

Dis donc, c'est comme ça que tu veux gagner ta vie ?

Du calme, coco. J'ai une proposition Ă  te faire.

Tu travailles 2h avec moi et je te fais gagner 1 brique.

Tiens, coco. Un acompte.

Y a pas de sonnerie d'alarme, c'est sûr ?

Certain, coco.

J'ai tout repéré. C'est du gâteau.

C'est un hold-up.

Allez, les bijoux. Le coffre, vite !

Doucement ! C'est sérieux !

1...

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4... 5...

6...

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9... 10... 11

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14... 15...

16...

Police !

Tu vas mourir, coco !

Sale histoire, messieurs.

Il va y avoir des veuves et des orphelins.

Alors ?

J'espère que tu te rends compte, petit connard,

que tu couvres le criminel le plus dangereux de France.

Ne recommence jamais ça. En tous cas, pas devant moi.

8 écheveaux par 50.

Vendredi, 22h.

T 13. Voiture 31. Parking Gomez.

5 et rouge.

Vendredi, 22h. T 13. Voiture 31. Parking Gomez.

100 en 0, 50 en noir.

1.500 F. en change

Vendredi, 22h. T 13. Voiture 31. Parking Gomez.

Europe 1.

48h après le sanglant hold-up de la bijouterie Jean-Jaurès,

Costa Valdes n'a livré aucun indice.

La police admet que Valdes n'avait jamais rencontré auparavant le véritable auteur du hold-up,

cet assassin inconnu surnommé L'Épervier.

Valdes apparaît donc comme une victime de celui qui est devenu...

l'ennemi public n°1.

Tu nous attends lĂ .

Messieurs, commencez par me donner vos flingues. On n'est pas ici pour s'entretuer.

Mais pour parler.

Justement, parlons !

Je vais résumer la situation par des chiffres.

En 1973, 820 filles.

En 74, 540.

Et en 75, 371. Et je te parle pas de la qualité.

Et alors ?

Et alors, commissaire Gavarni, je vous le demande.

Où sont passées les Françaises ?

Mais enfin, vous lisez pas les journaux !

Vous savez pas qu'il n'y plus de putes.

Vous savez pas qu'elles écrivent leur mémoire, qu'elles tiennent des meetings,

et qu'elles s'enferment dans les églises.

Foutez-moi tout ça en cabane !

Prenez les choses en main. Les curés, il n'y a qu'à les arroser.

Je les arrose, les curés ! Bon Dieu, mais c'est difficile.

Commissaire Gavarni, les flics honnĂŞtes, j'en ai assez.

HonnĂŞte, moi ? Vous m'insultez, Scarboni !

S'il vous plaît, non. On a dit qu'on se bagarrait pas.

Passez-moi la rédaction.

Café, pousse-café, cigare.

- Vous avez suivi cette affaire ? - Oui.

Le môme qui s'est fait pigeonner est en taule pour complicité de meurtre.

Il prétend ne rien savoir, mais moi, je sais qu'il sait.

Il ne dira rien aux flics, d'accord. Mais Ă  vous, peut-ĂŞtre.

Si je comprends bien, après Perpignan, comme cadeau, vous m'envoyez en taule.

Pas pour longtemps. Pour glaner des tuyaux et je vous ressors immédiatement de prison.

Et après ?

Après ? Vous faites l'ouverture de la chasse.

Vous vouliez du gros gibier. Je vous achète la bête la plus dangereuse de France.

Vous m'achetez rien du tout.

Cette bête-là, je vais me faire un plaisir de vous la ramener à l'œil.

J'ai jamais aimé le goût du mouton, Doumecq.

Bon, résumons-nous.

Vous ne vous appelez plus Roger Pilard. On vous a baptisé Lafont.

Johnny Lafont.

Vous êtes un truand canadien, récemment extradé en France.

Pourquoi tu te battais, coco ?

Rien, j'avais emprunté une moto.

Tu veux une moto ?

Je t'en achète une.

Une bien mieux que celle-lĂ .

Sans blague.

Une bien mieux que celle-lĂ .

Va-t-en chercher un autre, coco.

Tu m'as bien compris, coco ?

Tu m'attends là-bas, dans l'arrière-cour.

Face Ă  la rue. Moteur en marche.

C'est fermé, monsieur.

Pas pour moi.

Mets tout l'argent dans le sac.

On sort.

Par la cour.

VoilĂ , coco.

Terminé.

Tu me remercies pas ?

Pour la moto ?

Vous étiez vraiment obligé de tirer ?

Coco,

je tue tous les gens qui pourraient me reconnaître.

L'attaque de la banque de Beaumont- sur-Oise et les 3 morts,

les 2 employés et le jeune délinquant,

correspond trait pour trait au récent hold-up survenu à Paris et en province.

Pour la police, c'est clair. Il s'agit Ă  chaque fois du mĂŞme homme.

Celui que la presse a surnommé l'Épervier,

un solitaire qui n'appartient sans doute pas au Milieu, toujours selon la police,

et qui recrute ses complices parmi de jeunes délinquants,

dont il se débarrasse ensuite de la même façon que les témoins de ses crimes.

Qu'est-ce que tu en penses, Gilbert ? - De quoi tu parles, ma chérie ?

De ces voyages. Rio, Buenos Aires, j'en ai marre.

Ces voyages ? Oh, moi, tu sais !

Ce sont surtout les pirates de l'air qui me font peur.

C'est que c'est pas le courage qui m'étouffe !

Tu ne changeras jamais, Gilbert. - Eh non !

Oh, petit con ! T'as de la visite.

Costa Valdes.

Lafont !

1ère leçon : jamais tendre la main à un étranger.

T'en as encore beaucoup comme ça à m'apprendre ?

Pas mal, oui.

Jamais tourner le dos.

Pourquoi t'es lĂ  ?

3e leçon : ne jamais poser de questions.

Cigarette ?

4e leçon : jamais fumer.

J'ai pas envie que cette prison devienne un bordel.

Et faites respecter les consignes.

Allez, dehors !

Et toi aussi, plus vite !

C'est ça, tirez-vous ! Faites ce qu'a dit le caïd.

T'es en retard, Granier.

Magne-toi ! - Mes excuses, M. Salicetti !

Il vient d'arriver un pensionnaire.

Qu'est-ce que tu sais de lui ?

Il s'appelle Lafont.

Il a été extradé du Canada pour une histoire de trafic d'armes.

Tu crois qu'il a du blé ?

Ça m'en a l'air.

Vois ça de plus près.

Oui, M. Salicetti.

T'es bien poli, ce matin, Granier. Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Alors, vas-y.

VoilĂ , le type rentre dans la bijouterie en criant "police".

Je croyais que c'était prévu. Je croyais que c'était dans le coup.

Il s'avance.

Il descend le...

Ça va. Tu peux nous laisser seuls, Granier.

Ben quoi ? J'ai dit ça va, allez !

J'ai pris mes renseignements. Je sais qui tu es.

Dis-moi, on m'a dit que tu t'étais très bien comporté au Canada.

Mais on m'a dit aussi que tu avais mis beaucoup de blé de côté.

À quoi ça te sert, l'argent, ici ?

Ă€ acheter tes vitamines ?

Quand on en a beaucoup comme toi,

et j'ai dit beaucoup,

ça peut servir à se faire la malle, non ?

Ah bon ? C'est intéressant, ça.

S'il a une filière pour s'évader, qu'est-ce qu'il fout en taule ?

T'as rien compris. C'est Salicetti qui organise les évasions depuis sa cellule.

Bonsoir, M. le directeur.

Sortie du directeur : 00h05.

Écoute-moi : je m'appelle pas Lafont.

Je suis pas truand et je suis venu ici uniquement pour te faire parler.

Prends pas ton air buté.

Pour une fois, réfléchis !

J'arrĂŞte pas de me faire avoir. Je suis trop con !

Oui, t'es con.

Vouloir te venger d'un type qui est plus mariole que toi,

le laisser commettre ses crimes pendant que toi, t'es en prison.

Dis donc, l'Épervier, on va se le faire ensemble.

Tout en douceur, coco.

M'appelle jamais coco !

Quand l'Épervier m'a abordé avant le hold-up,

j'avais cru le reconnaître.

Plus tard, chez les flics, ça m'est revenu.

J'ai rien voulu leur dire.

Depuis que je suis en taule, j'ai eu le temps d'y réfléchir.

Maintenant, j'en suis sûr.

C'était il y a 2 ans. Je sortais de l'armée.

J'étais complètement soûl. J'attendais des copains.

Ils sont jamais venus.

Il y a un type qui s'est ramené. Un steward.

Il m'a proposé de me raccompagner chez moi.

J'ai accepté.

OĂą vous m'emmenez ? Vous allez pas chez moi ?

Ah non.

On va chez moi, coco.

On va boire un verre.

Pourquoi on va chez vous ?

VoilĂ .

On est arrivés.

Qu'est-ce qu'on fait ?

T'as pas la forme, hein !?

Si tu veux, tu peux passer la nuit ici.

Ça va pas, non ?

Mais attends !

Tu crois que tu pourrais reconnaître l'endroit ?

Tu parles que je m'en rappelle !

C'était en entrant dans Juvisy.

Une vieille maison isolée. Près d'un château d'eau.

Très bien. Maintenant, je vais te dire qui je suis.

Alors, maître Cassard, quoi de neuf ?

C'est à vous qu'il faut demander ça, Lafont.

Pour parler, faites comme moi. Le type du fond sait lire sur les lèvres.

Alors ?

Je sais qui est l'Épervier et je sais comment le retrouver.

Parfait. On te fait sortir de taule dès demain matin et vous vous mettez en chasse.

Qu'est-ce que vous faites avec Costa ?

Rien, c'est pas mon problème.

Si. Il part avec moi.

Quoi ? Mais c'est illégal.

Tout ce que je fais, Doumecq, tout ce que je touche est illégal.

Ça va demander du temps.

Non, de l'argent.

- Combien ? - Beaucoup.

Mais en échange, je vous fais un cadeau royal.

Je vous livre le réseau d'évasion qui existe ici.

Cette prison est pourrie, Doumecq.

Les gardiens sont aux mains des caĂŻds.

Alors, vous allez faire ce que je vous demande.

D'accord.

Je vous écoute.

Tout est franc.

J'ai dit, tout est franc.

Garnier ? - Ouais.

Tout est franc.

Tu peux donner mon feu vert Ă  Salicetti.

Entendu.

Bon, ton avocat a bien remis la somme à mes correspondants, ça va.

Tout est franc.

Pas besoin de revenir sur ce qui va se passer ici.

Dehors, vous aurez 25 km Ă  faire en voiture.

Une camionnette viendra vous chercher.

Au carrefour de Villedieu, vous serez pris en charge.

Elle vous emmènera à l'auberge des Grands Fusils où vous passerez la nuit.

Et le lendemain matin, ton avocat viendra vous récupérer.

Dis donc, ton auberge devrait s'appeler "au coup de fusil".

La note est plutôt salée. - La note, c'est moi qui décide.

Et les conditions de l'évasion aussi.

Si mes conditions te conviennent pas, tu fermes ta gueule.

Et tu fais pas chier.

Tu vas répéter ça bien gentiment maintenant.

Intéressant.

Oui ?

Garnier. - Oui, monsieur.

OĂą en est-on ?

Pour le moment, ils en sont Ă  l'infirmerie.

Il faut tout arrĂŞter. Tu flingues Lafont.

Mais pourquoi ?

Il n'y a pas de mais. Tu as la loi avec toi.

Tentative d'évasion. Tu tires.

Je t'expliquerai plus tard.

Eh les gars, attendez-moi.

Bien sûr, ma petite mère.

Lafont, tu vas mourir.

Vas-y, tire.

18/20.

Changement de programme.

Aucune nouvelle de Granier. Si la Mercedes se présente, destruction immédiate.

Entendu, M. Spitzer.

Alors ?

Le directeur a un bon quart d'heure d'avance ce soir.

Bonsoir, M. le directeur.

ArrĂŞtez-le ! La porte, bon Dieu !

ArrĂŞtez-le. Vous voyez bien qu'il fout le camp !

Café, pousse-café, cigare.

Les voilĂ , on fonce !

Dis donc, on dirait qu'il y a un comité de réception.

Qu'est-ce qu'on fait ? - On va aller leur dire bonjour !

20/20.

T'es pas blessé, non ? Alors, on sort.

Une minute, quoi !

J'ai déchiré ma veste.

Et l'autre ?

Qu'est-ce que tu fous ?

Je regardais derrière. Je me suis cassé la gueule.

Faut jamais regarder en arrière. Tu sais pas encore ça, Costa ?

Allez !

Je m'ecœure moi-même. Je deviens de plus en plus sale.

Johnny Lafont, 1,82 m., cheveux châtains,

manteau noir, écharpe rouge. Attention, cet homme est armé.

Signalement du 2e évadé :

Costa Valdes, 20 ans, 1,80 m., cheveux noirs...

C'est le moteur qui déconne. C'est pour ça que je le laisse tourner.

On n'aurait pas pu repartir.

J'ai l'impression qu'il y a toujours quelque chose qui déconne avec toi !

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Bon. À présent, il y en a assez.

J'appelle la permanence au Ministère de la Justice.

Il est bien évident que votre évasion ne s'est pas déroulée comme prévue.

J'ai bien peur que vous ayez raison.

...cheveux châtains, manteau noir, écharpe rouge. Attention, cet homme est armé.

Signalement du 2e évadé :

Costa Valdes, 20 ans, 1,80 m., cheveux noirs.

Il porte encore sa tenue de prisonnier.

Dis donc, l'un des évadés, le plus jeune. C'est un complice de l'Épervier, cette salope.

Je ne vais pas attendre 9h du matin pour aller Ă  l'auberge des Grands Fusils.

La réponse est forcément là-bas.

Je vous interdis de bouger avant que l'Alpagueur aie donné signe de vie.

Vous savez très bien, Doumecq. Ça fait partie de nos conventions.

C'est à lui d'assumer son échec. C'est à lui de s'en sortir.

Il s'en sortira, M. le directeur de cabinet.

Eh bien, qu'il s'en sorte.

C'est la grâce que je vous souhaite, inspecteur Doumecq.

Si je comprends bien,

tant que l'Alpagueur vous amène sur un plateau les plus gros trafiquants

c'est vous au Ministère qui en retirez le crédit.

Pour une fois qu'il y a un accroc, c'est ma tĂŞte qui tombe.

C'est la vie !

La situation est critique, mais pas désespérée.

Sors de lĂ  ! Vite !

ArrĂŞte-toi pour voir.

Qu'est-ce qui se passe ? - Attends.

Viens, j'ai une surprise pour toi.

3/20, Costa. Tu tiens pas l'alcool.

Dis donc, je vais jusqu'Ă  la ferme lĂ -bas donner un coup de fil.

Tu bouges pas.

Tu vois, une chose que je peux pas supporter, c'est qu'on me bousille le matériel.

Allez, on va essayer de les rattraper.

Reste tranquille.

Bouge pas, toi !

Il est pénible, celui-là.

Ah dis donc !

PlutĂ´t que de le ramener aux flics, si on allait lui faire sa fĂŞte dans les bois ?

- D'accord. - Petite ordure, qu'est-ce que t'en penses ?

Bouge pas !

Allez, terminus. Tout le monde descend.

Dis donc, t'as pas fini de me faire courir, toi ?

T'es sûr que t'oublies rien ?

0/20, la moyenne baisse.

On n'est plus très loin de Paris.

T'inquiète pas. L'Épervier, on s'en occupera plus tard.

D'abord, je fonde Ă  l'auberge.

Je veux savoir pourquoi l'évasion a failli rater, et qui m'a démasqué.

Ils vont pas t'attendre avec des fleurs.

Ils m'attendent pas du tout. C'est bien pour ça que j'y vais.

Ça sert à rien !

Va chercher la branche.

Que font les chasseurs de prime avec tout leur fric ?

Ils achètent une île.

T'as acheté une île, toi ? - Oui.

- Où ça ? - Loin.

Très loin.

Une île déserte ? - Évidemment.

Ça ressemble à quoi ? - Comme sur les cartes postales.

Le ciel bleu, la mer verte, le sable blanc. Classique.

Ça doit coûter cher, une île !

C'est pas en chassant le fauve que j'aurais pu me l'acheter.

Tu vas avoir une chance d'améliorer ta moyenne.

La chambre de ton patron !

Sans ça, tu vas te retrouver avec un petit robinet en plastique.

Bon, et maintenant ?

Pourquoi vous avez voulu me supprimer ?

Parce que vous ĂŞtes l'Alpagueur.

Je l'ai découvert cette nuit.

Grâce à un élément que ni vous, ni ceux qui vous payent

ne connaissent.

Si vous voulez bien vous donner la peine...

Zéro, zéro, zéro.

Il y 3 mois Ă  Rotterdam,

vous avez alpagué 812 millions à l'Organisation,

dont votre avocat ne m'a restitué qu'une infime partie.

Noblesse oblige, l'Organisation marque d'un sigle invisible à l'œil nu

tous les billets qui servent Ă  nos transactions.

Le flic qui s'est fait passer pour votre avocat va avoir beaucoup de mal

à étouffer le scandale que mes amis, s'il m'arrivait quelque chose,

peuvent révéler à la presse.

Un mercenaire, payé par de hauts fonctionnaires,

avec de l'argent qui, normalement, devrait être sous scellé chez un juge d'instruction,

Tiens ? - Mais oui, parfaitement.

T'en fais pas, connard. On va pas te les abîmer, tes petites prunes.

Je vous fais une proposition.

Vous ne touchez pas à mon réseau d'évasion, et je ne parle pas de vous à la presse.

Vous permettez que je vous raccompagne ?

Après vous.

La porte.

T'as 10 secondes pour jeter ton arme.

Sinon, je carbonise le mĂ´me.

Alors, tu te décides ?

Toi, tu bouges pas !

Tu bouges pas !

Merde ! Je me les suis fait tous les 2 !

Les armes Ă  feu, c'est pour les grandes personnes, jeune homme.

On ne bouge plus.

Arrivée en provenance de Nouméa. Vol Air Pacific 523, porte n°12.

Ne vous en faites pas, Doumecq. Un contrat est un contrat.

Je laisse pas tomber. - Le môme s'est barré avec ma voiture.

Faut jamais regarder en arrière. Je t'ai pas encore appris ça, Costa ?

Merci.

Bon, les enfants. Je me tire.

C'est pour moi.

T'as acheté une île, toi ? - Oui.

Loin ? - Très loin.

Une île déserte ? - Évidemment.

Allez, tirez-vous !

Continue de compter, coco.

Ça m'intéresse de savoir ce que j'ai gagné entre 2 voyages.

Allez, mets tout ça sur la table.

Allez !

Vite !

Tu sais pourquoi je suis génial ?

Parce que quand toutes les polices me recherchent, je suis déjà dans mon avion

en train d'exercer ma profession.

Un peu de champagne, madame ?

Bon voyage, coco !

Eh bien, Gilbert ?

Ça va pas ?

Je suis fatigué.

Oui, on t'appelle.

Qu'est-ce qu'il veut encore, celui-lĂ  ?

Tu veux que j'y aille ? - Non, j'y vais !

Vous m'avez appelé, monsieur ?

Qu'est-ce que vous avez, comme champagne ?

Nous avons toutes les marques, monsieur.

Si je peux me permettre, je vous recommanderais particulièrement le Grand Siècle Laurent Perrier.

Je vous fais confiance.

Avec 2 verres.

Vous trinquerez bien avec moi ? - Avec plaisir.

La température extérieure est de -35°C.

Nous atteindrons Nouméa, notre prochain escale, à 13h locales, merci.

Je m'appelle Gilbert.

Et vous ?

Il y a très longtemps que je fais ce métier.

À votre santé, monsieur.

Ă€ la tienne, coco !

Du calme, je vous en prie. N'avancez pas. Il est peut-être armé.

Nous ne savons absolument pas qui est cet homme.

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