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- Christine ?
Thème musical
...
Volet qui claque.
Il ferme les volets.
Thème musical
...
*Radio
La maison est où ?
- À la sortie du village.
Il y a trois chambres à l'étage.
- Tu me coiffes ? - C'est pas cher.
- Pas de jardin ?
- Si, grand avec un cerisier.
T'iras la voir ? - Oui.
- Vite, les enfants.
Vincent, mange tes corn-flakes.
- J'ai pas fini.
- Dépêche-toi.
Il allume son bip.
Conversations d'enfants
- Allez !
Bon, allez, allez !
- Attends !
- Tu viens me chercher ce soir ?
- J'ai une grosse journée.
À ce soir, travaillez bien.
- Alors, en retard ?
- On sait jamais quand ça bouchonne.
Elle rit.
T'es pas rasé. - Péritonite à 4h du matin.
T'as vu la fresque des gamins ?
Système solaire, anges...
- Non, je verrai demain.
- Y a un couple de radiologues
qui s'est installé.
Ils veulent te rencontrer.
Toi, le brillant scientifique. On fait un dîner ?
- J'appelle Christine.
Salut !
- Vous cherchez une maison ?
- Tu t'y mets aussi !
Il klaxonne.
Thème musical
...
Brouhaha
...
- Bonjour.
Merci. Ah ! Voilà.
Conférencier en anglais
...
*Traduction française
... ...
Question en espagnol
... *Traduction française
Réponse en anglais
Il change de langue de traduction.
*Traduction espagnole
...
Conférencier en anglais Thème musical
... ...
- La salle est prise pour une réunion.
Ça n'ouvre qu'à 17h pour les visiteurs.
- On ferme, monsieur.
Il rit.
- Perdu !
Tu t'es lavé les mains ?
- À dimanche. - Vraiment ?
- Je t'embrasse. - Salope.
- Qui t'a appris ce mot ?
- T'iras voir le cousin
à l'hôpital de Gex.
- En stomatologie ?
- Il faudrait que tu parles au chirurgien.
Je t'ai écrit le nom :
Dr Zurcan.
Tu m'écoutes ? - Ouais.
J'irai le voir.
- C'est quoi, ça ?
- Une collègue japonaise me l'a donné.
Alice lit une histoire.
...
- Dors. - Je sais lire dans le noir.
*- D'abord, je veux dire que...
*Ça...
*Pour toi, Christine, et les enfants...
*Parce que je vous aime.
*Parce qu'il n'y a pas d'autre centre à ma vie que vous.
*Toutes ces années ont passé si vite.
*Je pensais toujours avoir le temps.
*Qu'il y aurait un chemin.
*Je vais essayer d'expliquer, de m'expliquer moi-même
*à partir de quand tout ça a commencé.
*Notre religion dit qu'il y a toujours un pardon,
*une rémission possible.
*Mais qu'on n'a pas le droit de prendre sa propre vie.
*Tout ce que j'ai fait...
Il coupe le son.
*Inaudible
Thème musical
...
Cloches
- Alors, tu l'as vue, cette maison ?
- Mais y a tout à faire dedans.
Une tarte aux abricots pour dix personnes.
- Oui. - Merci.
- Tu vas passer pour un radin.
Ou t'as une maîtresse qui te coûte cher ?
Laisser ta famille vivre
dans 50 m carrés !
Il klaxonne.
On te voit pas à la messe ?
Conversations
- C'est moi qui compte !
- Qu'est-ce que t'as joué ?
- Ça.
J'ai pris les blancs. - Laisse-moi réfléchir.
- C'est quand le mariage ? - Le 12 mai.
- Jean-Marc, pour le lunch,
à la Rabette ou chez Girard à Annecy ?
- Plutôt la Rabette, y a le lac.
Et c'est meilleur.
- Oui, c'est mieux.
- Jean-Marc a tranché.
- Encore ?
- Il veut une Mercedes ! - Et alors ?
- Tu veux frimer ? Pour épater qui ?
- Personne.
C'est un modèle courant.
- Pas une Rolls ! - J'ai droit à un caprice.
- Faut que je te parle. J'ai besoin d'argent.
100 000 francs pour la première traite.
Je te le dis à toi, j'ai pris
le coupé.
Je le voudrais pour le mariage de Xavier.
Faudrait qu'on aille à la banque à Genève.
- Si vous voulez.
- Mais je touche pas au capital.
Tu m'as dit que ça correspondait à deux ans d'intérêt.
Je vais pas me lancer
dans un prêt.
Cris d'enfants Qu'y a-t-il ?
Pleurs d'enfants
On prendra rendez-vous pour y aller ensemble.
Alors ?
Vous êtes tombés ?
Thème musical
...
- Il faudra trouver
une solution à votre découvert.
Je suppose que vous avez d'autres comptes.
Vous avez un moment ? - Non, je file à Dijon.
- Il faudra que vous repassiez.
À bientôt.
- Je vais retirer 5 000 F sur le compte de mes parents.
- Vous avez la signature ? - Bien sûr.
- Pardon, je suis nouvelle. - Je vous en prie.
- Vous allez à Bourg-en-Bresse ?
- Non, sur Lyon.
*Sketch à la radio Il rit.
*... ...
Il monte le son.
*Sketch à la radio. Il rit.
*... ...
- Faure. Jean-Marc Faure !
Tu me reconnais pas ?
Michel Philippot. - Si, ça va ?
- J'étais pas sûr que c'était toi.
Tu es en vacances ?
- J'avais des courses à faire à Lyon.
- Passe à mon cabinet !
Tu le prends pas ?
Tu fais cours aussi à Besançon ?
- Dijon.
- Alors tu connais Lentier ? Il a une chaire de neuro.
- Je l'ai croisé. - C'est marrant !
On partage le même cabinet.
J'ai repris le cabinet de mon père.
On soigne la base, les petites dépressions.
Tu viens du Jura profond, toi ?
On t'a assez emmerdé avec ça.
Ton père était... - Forestier.
- Ils doivent être fiers, tes parents.
Je dois même avoir une photo de la fac, là.
Tarar, Benel, Luc,
Arbousier.
Je te vois pas.
- Oui, mon vieux !
- Tu connais Jean-Marc Faure ?
Il est chargé de cours à Dijon.
On a fait l'hosto ensemble à Claude Bernard.
Sauf l'internat.
- Bonjour. Je ne crois pas...
- Moi, si. Vous travaillez avec Zylberstein.
Je suis dans l'annexe depuis les inondations.
On peut plus entrer par la rue Tisserand.
On n'a plus accès à la bibliothèque.
- C'est un tel bordel !
- Dr, Mme Perrin est là. - On va se revoir.
- Si, je suis là.
- T'étais où ? Ton boîtier marchait pas.
J'ai failli t'appeler à l'OMS.
- Elle était inquiète.
C'est Fort Knox, ta boîte !
- Tu bois un truc ? - Un whisky, allez.
C'est ce que t'aimes en lui. Son goût du secret.
Hein, c'est pas ça qui t'a plu ?
- Ouais, peut-être.
- Moi, je devais être trop carré.
- Tu restes dîner ?
- Non, merci.
Comment ça s'est passé, au juste ?
Je sais plus.
Vous vous êtes fiancés.
Téléphone Et moi...
...
- Jean-Marc !
... Mon père a déjà appelé deux fois !
... Son histoire de Mercedes.
...
Tu réponds ?
...
*On a raccroché.
- Ils ont tout massacré du côté de Juzy.
Des arbres qui n'ont pas 30 ans.
Des pedzouilles qui ont un vague diplôme
et qui connaissent rien à la forêt.
Mais je vais le dire. Je vais écrire à Gex.
- Ça sert à rien.
Tiens, maman.
Je te l'avais apportée de Hollande.
J'avais oublié.
- Elle est belle.
J'ai pas trouvé Rotterdam sur la carte.
- C'est là. - Viens, le chien !
- J'ai peu de temps. - C'est prêt.
- Ta deuxième caisse de retraite est trimestrielle ?
- Oui.
- On la voit pas beaucoup, Christine.
On profite pas des enfants.
- C'est la forêt qui la met mal à l'aise.
On viendra vous voir en septembre.
- Quand il fait déjà frais.
- Mais vous voulez jamais bouger d'ici.
*Radio en fond
...
- Tu avais envie de te reposer ?
- Il est quelle heure ? - Presque 4h.
Faut pas que tu préviennes au travail ?
- Quelqu'un est venu dans ma chambre ?
- Non.
Ah si ! On a changé la prise.
On n'a pas touché à tes papiers.
*- Ces années ont passé si vite.
*Je croyais toujours avoir le temps.
*Je croyais qu'il y aurait
*un chemin.
*Répondeur *Ce qu'on ne sait pas dire...
*- Vous êtes chez Marianne. Laissez un message.
*Bip de répondeur - Marianne ?
Tu es là ?
Réponds-moi, s'il te plaît.
Tu n'es pas là ?
Je sais pas ce qui m'a pris.
Je sais pas comment on en est arrivés là.
Faut pas que tu aies peur de moi.
Je voulais pas te faire de mal.
*Bip de répondeur
- Je peux pas
les accompagner. - Merci.
- Je suis à la pharmacie.
- On voit mieux les artères.
- L'angioscan va supplanter
l'artériographie classique.
Ça raccourcit les soustractions vasculaires.
- St Joseph. - Pas une école religieuse.
- L'éducation religieuse
n'est pas obligatoire. - Libre !
On a un directeur particulier.
Maletras, vous le rencontrerez.
Aucune austérité. - L'évolution normale.
- Et l'incidence
de la tuberculose... - Probable.
Je fais pas de recherche.
- Je te prends
une cigarette.
- Jadis, je piquais dans le cou !
Il rit.
Elle rit. - C'est de la soie ?
- Oui, je voulais le prendre en noir.
- Faut venir à Chicago fin novembre.
Y a toute la radiographie de pointe.
- Ici, impossible de s'habiller.
- Et alors, regardez.
Ca peut aussi se porter comme ça.
Hop ! Voilà, ça tient tout seul !
- Fous-toi à poil tant que t'y es !
C'est de la provocation, là !
- Ça lui va bien.
Vous vous habituez à vivre ici ?
- Moyen.
Quand la nuit tombe, j'ai des angoisses.
- C'est la version soft.
Je l'aurais enterrée vivante dans ce trou.
- Parce que j'ai filé à Paris ?
- Ma femme fugue. Elle va, elle vient.
Elle plaît. - Y a de beaux coins ici.
On vous fera découvrir.
- J'aime bien Divonne. - Et son casino.
- Quand j'ai perdu 2 000 F, j'arrête.
- Pendant que je trime. - C'est con ce que tu dis !
- Bien sûr, c'est con.
C'est complètement con.
- Je vais faire le café.
- Non, laisse, j'y vais.
- Je vais vous aider.
- Les photos du pique-nique.
- Fais voir ! - Quand on nage toutes les deux.
- Elle est jolie, votre femme. - Merci.
- Je dis pas que, vous, vous êtes moche !
Pourquoi les femmes qui vous excitent
ne sont pas celles avec qui on peut vivre ?
Vous vous posez pas la question.
Vous êtes un homme de devoir.
Une ligne droite, toute tracée ?
- Je trouve pas les tasses.
Elle rit.
- Il te reste du vin ? - Oui, j'ai du blanc.
Inaudible
- Monsieur ? - J'ai rendez-vous
avec mon gendre, le Dr Faure.
- Oui.
Elle tape sur son clavier.
Vous dites ? - Faure, F.A.U.
- Vous êtes sûr que...
- Excusez-moi, j'avais une réunion.
- Je t'en prie, je m'inquiétais.
- On va prendre un verre ?
Merci.
- C'est un vrai caravansérail, ici!
Christine n'est jamais venue ? - Non.
- Ils t'ont prévenu ce matin ?
Comment ils vivent, ces gens-là ?
On avait rendez-vous, j'y vais !
- Le type qui gère votre compte
a dû partir à Zurich.
Je le rappellerai demain.
- Tu m'as dit que j'en disposais quand je voulais !
- On a besoin de lui.
Et c'est dommage de le retirer maintenant.
Je croyais que cet argent était pour vos enfants.
- Je les vole pas !
De quoi je me mêle ! Je vais me fâcher !
Bon...
Je vais pas crier.
C'est quoi ? - Une revue de pêche
pour vous.
- Demain.
- Demain, y a une fête costumée à l'école.
- Alors, on y va
mardi.
- Je sais pas quel temps il fait à Oslo.
Je te mets deux pulls.
Les enfants vont être déçus.
Pourquoi ils te préviennent si tard ?
- Le conférencier a un pépin dans sa famille.
- T'as rien préparé.
- Non, mais je bosserai le dossier dans l'avion.
- Tu sais à quel hôtel tu es ?
- Non, ils viennent me chercher à l'aéroport.
- Pourquoi tu prends tant d'affaires ?
- Je devais voir ton père. Je l'appellerai au retour.
Thème musical
...
- Bonjour, Mme Faure.
- Bonjour.
- Tu nages trop bien pour moi.
Moi, j'aime pas les piscines.
J'aime la mer.
- J'ai été que deux fois à la mer.
- Tu voyages jamais avec ton... ?
- Jean-Marc ? - Oui.
- Euh, pas souvent, non.
- Il a pas peur de te laisser seule ?
- Non, c'est plutôt moi qui ai une appréhension.
- Qu'il ne revienne pas ? - Non, mais...
Qu'il se perde.
Les enfants, venez !
On va goûter !
Hé, Luc !
- La forteresse imprenable !
J'aime pas son maillot.
On va lui acheter un string !
- Il est pas sorti depuis deux jours.
- Je peux faire la chambre ?
Vous pouvez rester.
Vous partez
en Norvège ?
- Oui.
Réacteur d'avion
J'ai vu le Musée des Beaux-Arts et je suis rentré à l'hôtel.
Alice a eu son vaccin ?
Non, c'est joli, Oslo.
Y a une grande artère, la Karl Johan's Gate.
Mais y avait une cacophonie là-dedans.
Tu m'entends ? Moi, je t'entends mal.
Thème musical
...
... - Qu'est-ce que tu fous là ?
... Rentre !
...
... - J'ai pas l'argent.
- Je la voulais gris métallisé.
Trois mois d'attente !
Alors j'ai pris la bleue.
Bleu nuit.
On a rendez-vous à 4h au garage.
- J'ai pas l'argent.
- Avec l'argent qui reste à placer,
je ferai une piscine aux enfants.
Allez, viens, on y va.
T'as vu ?
J'ai presque fini là-haut ! J'ai renforcé toute la charpente !
On a une minute.
Viens, je vais te montrer.
Ça leur débarrasse l'atelier en bas.
Je serai tranquille ici.
Monte voir. Je vais faire installer deux grands Velux.
Je les ai commandés.
Fais gaffe, passe pas sur la gauche.
Ah ! Et il pleut pas.
Ils rangent rien derrière eux !
- Faudrait vous occuper de Christine
et des enfants.
- Pourquoi tu dis ça ?
- On peut pas aller chercher la voiture.
- Tu vas pas recommencer !
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es malade ?
- J'ai pas l'argent.
- Comment, tu n'as pas l'argent ?
Pourquoi ? Tu l'as joué ?
Tu l'as joué ?
Qu'est-ce que
tu m'embrouilles ? Où es-tu ?
- On a tourné huit fois à droite, six à gauche.
- Non, dix à gauche.
Papa, elle me pousse, Alice !
- Arrête, Vincent !
Papa, on a fait combien de kilomètres ?
- Sept ou huit.
- T'es sûr qu'elle est pas trop chère ?
- On passe devant un tennis.
- Il triche, Vincent ! On est où, papa ?
À Saint Martin ? - Moi, je vous dis rien.
- Vincent !
- Papa !
- Vincent !
- Papa ! - Vincent !
- Alice !
Où vous êtes ?
- Christine ?
On frappe.
- Y a personne ?
Jean-Marc ? - Je vais faire le tour.
- Christine ?
- Le cerisier est tombé !
Thème musical
...
- La télécommande marche de la cuisine.
- Ça coûte cher ?
- Je sais pas, c'était déjà là.
- Quand est-ce qu'on ira voir l'âne ?
- Je sais pas, chérie.
Ils vous fatiguent pas trop ?
- Non, ils sont un peu énervés.
Rires d'enfants
- Quand est-ce qu'on ira voir l'âne ?
- Tu sais, il est attaché, il bougera pas.
On ira tout à l'heure.
- Il est beau, ce lustre.
- C'est le patron de Jean-Marc qui nous l'a offert.
Dis-moi lequel choisir.
- J'aime bien celui-là.
- Comment tu trouves maman ? Mieux ?
- Quand y a du monde, ça va.
Mais quand elle est seule, elle pleure.
Je l'appelle tous les soirs.
- Comment s'est décidé Jean-Marc ?
- On y pensait depuis longtemps.
Il a vu que le temps passait.
- Je regrette notre maison de la Frette.
- Tu étais d'accord pour la vendre.
- On n'allait pas garder la maison
où papa a eu son accident.
Il y a fait tant de travaux.
1,3 million, à 18 pour cent,
ça fait dans les 240 000 par an.
- À peu près, oui.
- Tu l'as placé, tu devrais savoir.
La somme qu'il avait avant sa mort
est sur le même portefeuille ?
- Oui. - On voit jamais rien.
Pas un papier, rien !
- Si tu veux, prends l'argent et gère-le.
- Tu sais bien que j'y connais rien.
Thème musical
...
- On va pas rentrer ?
On va boire un dernier verre !
- On travaille demain.
- Vous êtes si pressés de rentrer à la niche ?
Non seulement faut se taper une pièce de merde !
- Ça va !
- Déjà se faire larguer, mais putain !
Une soirée avec des couples mariés,
faut être maso ! - Tu nous casses la tête !
- C'est vous qui faites chier ! - Où il va ?
- Rémi !
- On peut pas le laisser tout seul.
- Rémi !
- Ils ont tellement joué à se quitter
et voilà, il est malheureux.
- Tu as répondu à sa lettre ? - Je t'en avais parlé ?
Je crois qu'elle est contente à Paris.
Pourquoi tu passes par le lac ?
- Pour changer.
- C'est allumé chez toi.
- Hein ?
- C'est bien au troisième ? C'est allumé.
- Ça doit être le ménage de nuit.
- Les bijoux qu'il vous
a offerts
pendant votre liaison.
- Y a cette bague aussi.
Depuis mon divorce, j'habitais Paris.
Ils sont venus me voir avec sa femme.
On a pris le thé chez moi.
J'ai surtout parlé avec elle, Christine.
J'étais très liée avec elle, pas avec lui.
Je me souvenais à peine de lui.
Et je reçois cet énorme bouquet de fleurs.
- Combien de temps après ?
- Dix jours.
Des fleurs magnifiques. J'étais surprise.
Et il m'a invitée à dîner.
J'ai rendez-vous avec M. Faure.
- S'il vous plaît.
Thème musical
...
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- On s'embrasse ? Je sais plus.
Merci pour les fleurs magnifiques !
- Il fait pas assez beau pour dîner en terrasse.
Vous allez bien ? - Oui.
Christine n'est pas là ? - Non.
- Tu es descendu ici ? - Oui.
Et ton colloque ? - Chirurgie cellulaire.
Y a beaucoup d'argent à la clé. D'où les sponsors.
Les ministres mendient.
C'est amusant à regarder.
Mais choquant
dans le domaine de la santé.
- C'est la loi du marché, comme partout.
- On croise des gens intéressants.
Quelqu'un comme Kouchner.
Il fait un boulot fantastique. - Tu le connais ?
- On est devenus...
Pas amis, mais on se voit régulièrement.
Il est discuté parce qu'il s'expose.
Mais il faut être médiatique.
- J'ai toujours aimé ce type.
- Je peux organiser un dîner avec lui.
- Ah oui !
Je me rendais pas compte de tes activités.
Des gens que tu connais.
C'était délicieux.
À Ferney, tu étais
toujours modeste, discret.
- Une autre bouteille de champagne ?
- Pardon ? - On l'a finie !
- Alors une demie ? - Pas de demie.
- Une bouteille.
- Il fait chaud, hein ? - Oui.
- T'es en nage !
T'en veux une ? - Non.
J'ai mes cigares.
- Merci.
- Peut-être on pourrait aller voir une exposition.
- J'ai pas beaucoup de temps.
Je sors du cabinet, il est 8h.
Y a les enfants...
Toi, t'as l'air d'avoir du temps.
- Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?
- Rémi va prendre les enfants trois semaines.
Je me déciderai au dernier moment.
- Je t'aime.
- J'ai pas entendu.
C'est très agréable de dîner ensemble,
très bien, mais...
- Tu as raison.
- J'ai beaucoup d'amitié pour Christine.
Rire de dépit
J'ai une jolie réputation !
- Ça n'a rien à voir.
C'est pour toi.
- C'est quoi ? - Pour me faire pardonner.
- Non. - Ben si, regarde !
- Non, mais...
Non, non, non.
Elle est très belle
mais je peux pas.
Non !
*Radio en fond
...
Jusque-là, y avait rien eu entre nous.
Quand il venait à Paris,
on dînait dans de bons endroits.
Mais il était très discret.
Parfois, il apportait un cadeau.
Il s'intéresse à beaucoup de choses.
On parlait de tout.
Mais il ne m'a jamais...
Je suis crevée. Tu me fais boire...
C'était plus raffiné chez Jamain.
Demain : diète.
Bonsoir. - Bonsoir.
- Ça a été ? - Ils se sont endormis tôt.
- Voilà. À mardi. - Merci.
Bonsoir. - Bonsoir, mademoiselle.
- Elle va s'imaginer que...
Je m'en fous.
- Finalement, tu vas rester ici ?
- J'espère. Je sous-loue à ma tante.
Tu vas rouler toute la nuit ?
Je sais pas comment tu fais.
Fais des pauses.
Appelle quand tu reviens.
Je t'embrasse.
- Je peux dormir ici ?
- Hmmm, oui, si tu veux, mais euh...
Y a une chambre là-bas.
Je sais pas s'il y a des couvertures.
Ah si ! Dans le placard.
Je te laisse faire.
Elle soupire.
- Il est quelle heure ? - 6h.
- T'as pas dormi ? - Non.
- À toi, j'ai l'impression que je peux tout dire.
Avec les hommes que j'ai eus, on échangeait pas trois mots.
- Vous l'avez connu là ?
- Oui, à Lyon. En fac, en médecine.
- Et là, vous devenez amis.
C'était même, on peut dire,
votre meilleur ami.
Et à ce moment-là, comment était-il ?
Dans son comportement, c'était un garçon...
- Réservé. Intelligent.
Timide, par certains côtés.
J'ai toujours eu envie de le protéger.
- Vous étiez ensemble en deuxième année.
- Oui.
- Il ne se présente pas à l'examen.
Pendant cette année de fac,
il s'était passé quelque chose ?
- Non.
Peut-être une brouille avec Christine,
sans gravité.
- Vous faites vos études ensemble.
Il ne passe aucun examen, mais vous ne vous apercevez de rien.
- Non.
- Il se réinscrit indéfiniment en deuxième année.
Et jamais vous ne vérifiez s'il est reçu.
- Mais non, on révisait ensemble.
Il était meilleur que moi.
Pourquoi je l'aurais pas cru ?
Tout le monde l'a cru.
- Que disait-il faire
à l'OMS ? - Maître
de recherche en cardiologie.
- Et il y était entré comment ? - Il avait postulé.
Un de ses anciens professeurs
dirigeait le labo. - Vous n'êtes
jamais allé le voir à l'OMS ?
- Je lui ai demandé.
Il a dit oui, puis il s'est défilé.
- Jamais une question.
Jamais un doute.
Vous n'avez rien vu.
- Peut-être que j'ai pas su l'écouter.
- Je te dis que je crève, tu me dis que ça va.
- Je t'emmène à l'hôpital ? - Non, tu as sûrement raison.
Ça doit aller ! - Chut, les enfants dorment.
- T'as pas de l'alcool ?
Bris de verre
- Tu m'as l'air très agité.
- Oui, peut-être.
Il doit y avoir de bonnes raisons.
- Tu veux parler ?
- Ah, voilà ! C'est ça !
Alors, attention, hein !
Accroche-toi !
Ça va te sécher sur place.
- Il est 2h, je suis crevé.
- Ça fait longtemps que je voulais te dire ça.
On était en deuxième année, c'était après...
Après les résultats d'examen.
Vous étiez à l'amphi B.
Y avait la musique, de la sangria...
Tu t'en souviens ? - Pourquoi tu parles maintenant
de ces histoires de fac ? - Je suis arrivé
et tu m'as crié de loin :
"Alors, tu l'as eu ?"
À l'époque, Christine voulait plus me voir.
Jean-Marc se racle la gorge.
Il marmonne.
On...
- C'est une histoire de femme ?
- Non, enfin...
Enfin... non.
- Je sais pas !
Pendant tes voyages à Paris.
Non ? Marianne ? C'est elle ?
C'est elle ?
- Pourquoi pas ?
- Parce qu'elle en vaut pas la peine.
- Qu'est-ce que t'en sais ? - Tout gâcher
pour une paumée ? - T'es lamentable.
- Une salope !
Je la connais. - J'ai pas dix ans !
Ta morale, j'en ai rien à foutre !
Tu poses à quoi ?
Tu crois que ta petite vie, c'est quoi ?
Le modèle universel ?
- Tu vas être très malheureux.
- C'est la seule chose vraie
de ma vie.
- Tu veux que je te dise que t'es dans la passion ?
J'y crois pas une seconde.
Casse ça avant que ce soit...
Me dis pas qu'elle t'aime, je te croirai pas.
Tu peux en parler à Christine. Elle est intelligente.
Elle peut comprendre.
Ça t'aidera à passer ça derrière toi.
Qu'est-ce qui se passe là-dedans ?
C'était quoi, cette histoire d'amphi ?
Il démarre.
- Rien.
*Chant d'une baleine
...
Il zappe.
...
*...la fin de la deuxième année de fac.
*J'avais passé une ou deux épreuves...
...
*Je me suis habillé pour aller à l'examen.
*Et d'un coup, c'est comme si
*quelque chose à l'intérieur de moi
*s'affaissait, tombait.
*Plus de jambes, plus rien.
*J'ai laissé passer l'heure. J'ai pas pu y aller.
*À l'école, au...
...
*Je ne suis pas médecin.
*Je ne travaille pas à l'OMS.
*Quand je pars de la maison, je vais nulle part.
*Je roule, je m'arrête, j'attends.
...
*Dialogue de western en anglais.
...
*- Et maintenant que je ne suis plus...
*Je ne sais pas si ma mort pourra nous sauver...
*- Papa,
*ils te cherchent. Ils veulent partir.
*J'arrive.
Rémi et Luc rient.
- On s'en refait un ?
- Le dernier. - Trois scotchs.
Et toi ? - Malibu.
Vous y arrivez ? - Je crois.
- L'embête pas
avec ce collier ! Tiens, j'ai vu
Marianne à Paris. On se parle maintenant.
Elle continue ! Elle est folle amoureuse
comme une midinette
d'un dentiste qui la fait courir.
Quand elle est amoureuse, elle a la nuque moite.
Tu l'avais sautée, toi aussi, non ?
- Non, pardon de te décevoir. Monsieur, le Malibu !
- Elle en trimbale un autre
depuis quelque temps, un médecin.
Elle reste très caducée.
Mais pas drôle.
Qui pleurniche, qui l'emmerde, quoi !
- Voilà.
Ça devrait tenir.
- Merci.
- Je voulais pas venir.
Je crois qu'il faut arrêter de se voir.
Enfin, comme ça.
Je peux plus continuer, c'est fini.
Parce que tu es triste.
- Non, je suis pas triste avec toi.
- Si, il y a quelque chose de triste, de sombre en toi.
Tu es gentil, mais je peux pas être
avec quelqu'un qui a cette tristesse en lui.
Je suis pas
assez forte pour ça.
On peut quand même
aller faire un tour en bateau.
- Je sais pas si le loueur sera là.
Thème musical
...
Il hurle.
...
- Que se passe-t-il ?
- J'ai eu un accident. - Un accident ?
Où ? Dis-moi.
- Un type s'est rabattu sur moi.
J'ai touché un rail de sécurité.
J'ai été éjecté dans le choc.
La voiture a fait trois tonneaux.
- Elle est là, la voiture. - Une voiture de fonction.
On m'a emmené en hélico à l'hôpital de Lausanne.
- Pourquoi tu m'as pas appelée ?
- J'ai perdu mon boîtier.
- Ils t'ont soigné ? Tu saignes !
- Ça a dû ressaigner.
- T'es repassé prendre ta voiture !
Tu as des griffures.
T'es tombé sur des gravillons ?
Ou le pare-brise a éclaté.
Faut mettre de l'alcool.
Il éclate en sanglots.
...
- J'ai pas fini. - Dépêche-toi !
Alice !
Christine court.
Dépêchez-vous, les enfants, on va être en retard !
- Il est malade, papa, encore ?
- Non, il se repose.
Emmeline !
Tu les prends, je reviens ?
J'y vais.
Il règle l'alarme.
Tu m'as pas fait le chèque pour la cantine.
- Demain.
Christine sort.
Thème musical
...
Christine !
Qu'est-ce que tu cherches ?
- Je sais pas.
- Je savais pas que tu rentrais. J'ai juste la pause.
C'est gentil d'être venu si vite.
Tu donneras ça à Lange.
Un café ? - Je veux bien.
- Tu peux pas dîner avec moi ? - Non.
- C'est dommage !
- Mon grand frère...
Tu as l'air d'aller bien.
- Oui, ça va mieux.
- Viens, on va s'asseoir.
- Et ton dentiste ? - Fini.
Tu m'en veux ? - Tu sais bien que non.
- Tu vois Rémi ? - Pas souvent.
- On a vendu le cabinet. - Bien vendu ?
- Pas mal, j'ai eu 900 000 F.
Justement, je voulais t'en parler.
Tu devines ? - Non.
- Allez !
- Non, s'il te plaît.
- T'as une cigarette ? - Fais gaffe, Cavalier
arrive à 2h.
- T'avais dit qu'à Genève... - Non.
- Ça me rendrait service. S'il te plaît !
- Le type que je connaissais est parti.
- L'argent de ta famille
est toujours là-bas.
- Je m'occupe plus de placements.
- Tu peux bien faire ça.
C'est seulement pour un temps.
Dès que je me décide à acheter.
- Vous me réglez comment ?
- Le premier versement en liquide.
Vérifiez, il doit y avoir 100 000 F.
Klaxon
- Vincent, sors de là.
- Neuve ou d'occasion ? - Neuve.
Téléphone
- J'étais pas tellement pour.
...
- Il est où le chien ?
- Ah, c'est toi !
Non, non, tu as bien fait.
J'étais absent.
Porte
- Tu sais ta poésie ?
- Un tel retrait, c'est compliqué.
C'est le processus normal. Demain, je règle ça
et je t'appelle.
- Celles qui
sont abîmées, on les met pas.
Tu enlèves les fanées.
Il décroche.
- Ah, c'est toi !
Merci de me rappeler.
Non, j'ai pas dormi.
Attends, ne prends pas cette voix dure.
Je voulais pas te blesser hier soir.
Ça, je m'en souviens pas.
Si tu le dis, je te crois.
On va oublier tout ça. Oui, oui !
Je le ferai, je verrai quelqu'un.
Oui, oui.
Non, je suis seul, là.
Chez sa mère.
Ils jouent dans le jardin.
Il fait nuit déjà ?
J'entends mal.
Marianne ?
Il raccroche.
- Y a-t-il eu certains signes
qu'il était rentré dans un nouveau processus ?
- Je ne sais pas.
Les trois derniers mois, on était fâchés.
- Fâchés ?
Pourquoi ?
- Pour une connerie.
L'école de nos enfants est privée, catholique, si vous voulez.
Le directeur nous posait un problème.
Il avait une liaison avec une enseignante de maternelle.
Ils faisaient ça dans les bureaux.
À tort ou à raison, on l'a exclu.
On a voté et Jean-Marc était d'accord pour le renvoi.
Mais Christine a lancé une pétition contre le renvoi.
Qu'est-ce que tu dis ?
Bon, merci à tous, et à lundi !
- Ils l'ont viré ? - Oui !
Pas la moindre compréhension d'un problème humain.
Comme dans le livre de Job, le bouc émissaire.
Ça juge, ça tranche. Qui ils sont pour condamner ?
- Tu leur as dit ce que tu pensais ?
- Oui, mais j'étais seul. - C'est dégueulasse.
Il est con, Luc, il est con ! Elle était là, Emmeline ?
- Non.
- Ouais, c'est Christine.
Je suis hors de moi
et on est tous concernés.
Ils ont tous voté pour le renvoi de Maletras.
Sauf Jean-Marc.
Oui, on va faire une pétition !
Thème musical
...
- Toujours fâchés avec Luc ?
- J'avais pas envie de céder.
Je pensais pas faire un foin pareil.
- Combien de signatures ? - Cinquante, plus...
- Pas mal !
- Presque une guerre civile. - À tout à l'heure.
- À tout à l'heure.
Porte et sonnette
- Madame Faure.
- Oui. - On se connaît de vue.
Je suis Madame Xinning.
Voilà, mon mari travaille à l'OMS, comme votre mari.
- Oui. - Jean-Jacques ne l'a pas trouvé
dans le listing de l'organisation.
Je suis venue. - Celui de cette année ?
- Euh, je ne sais pas.
- Écoutez...
Vous nous trouverez dans l'annuaire.
Vous désiriez
quelque chose en pharmacie ? - Non.
- Alors, excusez-moi.
- Il te plaît ? - Mais oui !
Quand ?
Je veux une date. - Début janvier.
- Début janvier !
- Je peux pas monter à Paris avant les fêtes.
C'est ici qu'on a dîné la première fois.
- Pas d'histoire d'argent entre amis.
Tiens, j'ai plus faim !
Alors, quand ?
- Kouchner m'avait invité à dîner
un samedi de mon choix.
Tu veux venir ?
- C'est où ?
- Près de Paris, à Fontainebleau.
- Et y aura qui ?
- Ce sera intime : sa femme, sûrement
un ou deux amis...
Tu veux le 16 ou le 9 ?
- Le 9.
Jean-Marc respire fort.
...
- C'est monsieur l'abbé qui m'a placée là.
Y avait l'âne devant moi.
Cloches et conversations
...
- Christine !
Christine !
- J'arrive.
- Tu brûles tes papiers ?
- Allez, la Vierge Marie !
Il faut que quelqu'un te le dise.
Quand tu fais la gueule, t'es pas très jolie.
Elle rit.
- Alice !
J'ai tout le monde à déjeuner.
- L'âne m'a gênée.
- Comment va le champion des exclus ?
- Il est chez ses parents.
- Il aurait pu le dire qu'il était pas d'accord.
- C'est ce qu'il a dit, non ?
- Ben non, justement !
- Il a pas voté le renvoi ?
- Mais si, comme nous !
Ça n'a pas d'importance, on s'en fout !
Y a prescription.
Qu'est-ce que t'as ?
- Il m'a menti.
Il m'a menti !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Y a encore des huîtres ? - Oui.
- Trop ! - Un coup de main ?
- Non, merci.
- Ils veulent des échalotes ?
- Je sais pas.
- Laisse, je vais le faire.
- Y a pas des coupes avec
le citron ?
- Y a eu un petit drame.
- Arrête !
- Ils ont tout ouvert !
- Plus tard !
Toi, tu vas aller dans ta chambre !
Brouhaha
...
- Luc vient pas cette année ?
- Non.
- Mais il va bien ? - Oui.
Je l'ai vu ce matin.
- Quelle belle table !
- Attention. - Je t'enlève ça.
- Allez, on se regroupe !
- Attention à ta grand-mère.
- Jean-Marc !
- Jean-Marc ! - Jean-Marc !
Le groupe scande le nom de Jean-Marc.
...
Tous - Ah !
- Jean-Marc à côté de Christine !
- Allez, un baiser ! Ouais !
Souriez !
Un enfant - Joyeux Noël !
- Ouistiti ! - Ouistiti !
Rires
*Dessin animé à la télévision
...
- Où est Jean-Marc ? - Il a disparu.
...
- Alice ! Va chercher
ton père.
...
- Tout ce que j'ai fait, bien ou mal, c'est pour vous.
Parce que je vous aime.
Parce qu'il n'y a pas d'autre centre à ma vie que vous.
Et maintenant que je ne suis plus...
Je ne sais pas si ma mort pourra nous sauver...
- Papa, ils te cherchent. Ils veulent partir.
- Oui, chérie. J'arrive.
Mais maman...
Combien tu dis ?
Moins 40 000 ?
Non, ça, c'est absolument impossible.
- T'avais les vacances pour le faire !
- J'avais oublié
les "t".
- Alice, tu es prête ? - Presque.
- Pas cette colonne !
- Chut !
- Ne t'inquiète pas, je passerai les voir.
Oui !
Oui, ce matin.
- Deux bombes lacrymogènes.
Les munitions,
une ou deux boîtes ? - Une.
- Le boîtier d'autodéfense, vous savez
vous en servir. - Je crois, oui.
Vous feriez un paquet cadeau
pour chaque objet ?
- Oui.
Si vous voulez.
Mais j'ai pas grand-chose.
- Ajoutez un silencieux pour une 22 long rifle.
Porte et carillon
- Il a le cafard.
Le Dr Bertier a parlé
d'opération.
Son glaucome.
Tu restes déjeuner ?
- Pas le temps. - Mange quelque chose.
- Alors, rapide.
- On a reçu une lettre de la banque.
(Y a toujours le découvert.)
- C'est la même erreur, je m'en occupe !
Je vais chercher des livres.
Elle compose un numéro.
*Sonnerie
...
Cris d'enfants
- Jean-Marc ! Je suis débordée.
Rentre ! Hélène a accouché ce matin.
Du coup, je garde tous les enfants !
...
- Il est pas là, Luc ? - Les enfants, non !
Téléphone
...
- Allô ? Allô ?
Ça fait trois fois depuis ce matin.
Ça va ? - Oui.
- Tu veux que je lui dise quelque chose, à Luc ?
- Oui, euh...
Dis-lui que...
- Damien, mais t'es infernal, toi !
Cris d'enfants
- Je vais y aller.
...
- Il est déjà à la pizza, papa ?
- Une pièce, s'il vous plaît.
*"Il faut toujours un perdant" (Julio Iglesias)
*- Auprès de toi Je me retrouverai
*Aussi désemparé
Elle rit.
... *Je sais
... *En amour
... *Il faut toujours un perdant
... *J'ai eu la chance
... *De gagner souvent
... *Et j'ignorais
... *Que l'on pouvait souffrir autant
... ...
- Qu'est-ce qu'elle a, maman ?
... ...
- "Pendant ce temps, le Prince était toujours dans le puits.
Les parois glissantes l'empêchaient de sortir.
Il vit alors le renard se pencher au bord du puits."
Allez, dors !
Sanglots
...
...
- Elle vit trop seule, ta mère.
- Pourquoi t'es pas dans l'annuaire de l'OMS ?
- Elle pourrait venir passer
quelques jours à la maison.
Quel annuaire ?
- Il paraît
qu'il y a un annuaire où tu figures pas.
- Arrête de boire comme ça.
- Tu nous emmènes jamais nulle part.
On est jamais allé à l'arbre de Noël de l'OMS.
Tu nous fais vivre comme des sauvages.
Y a quelque chose, hein ?
Pourquoi tu y es pas ?
Et tout ce fric que tu dépenses...
Cette bagnole qui coûte une fortune...
- C'est pour vous. - Je m'en fous.
Y a plus un sou
sur le compte ! - Qui te l'a dit ?
- Si on t'a renvoyé,
dis-le.
- Pourquoi on m'aurait renvoyé ?
- Une faute professionnelle...
- On t'a renvoyé ou non ?
- Je sais pas.
C'est vrai que l'hiver a été difficile.
- Tu réponds pas !
Je peux pas continuer comme ça.
Ça me fait peur maintenant, tu comprends ?
Pourquoi tu m'as pas dit que t'avais voté contre Maletras ?
J'ai eu honte devant Luc quand il m'a dit.
C'est fou dans quelle situation tu me mets !
- C'est vrai.
J'ai peut-être pas bien expliqué.
Parfois, je me souviens pas.
Tu veux que je m'en aille ?
- Pourquoi t'es pas dans ce putain d'annuaire ?
- Peut-être, c'est mieux. - Qu'est-ce qui se passe ?
- J'ai toujours fait en sorte que vous ne manquiez de rien.
- Tu réponds pas.
- C'est sans importance par rapport à l'amour que je vous porte.
- Pourquoi t'es pas dans l'annuaire ?
- Trop tard ce soir...
- Demain...
Je veux pas qu'on se quitte, Jean-Marc.
Je t'aime.
- Moi aussi, je t'aime.
Coups
...
Téléphone
...
Oui ?
Bonjour, Emmeline.
Elle dort encore, là.
Vous voulez que je la réveille ?
Je lui dirai.
Chut, maman dort encore.
- Tu mets une cassette ?
Celle-là.
*Musique
*- La grande table était trop haute pour elle.
*La moyenne l'était aussi. - Le rouge.
*- La petite était tout à fait juste.
*La grande chaise était trop large pour Boucle d'Or.
*La moyenne n'avait pas l'air solide.
*La petite chaise
*était tout à fait juste. - Le vert.
*- Dans le grand bol, la soupe était brûlante.
*Dans le moyen bol, elle était trop salée.
- Le jaune.
*- Dans le petit, elle était à point.
- Le jaune !
Le jaune ! *- Boucle d'or
*vit trois lits bien rangés l'un à côté de l'autre.
*Un grand, un moyen...
- T'as la main froide. Je vais chercher ma règle.
- Non, reste là.
*- Le grand lit était trop haut, le moyen trop dur.
*Ne t'en vas jamais seul au bois !
*En se promenant au bord du bois,
*Boucle d'Or vit briller une jacinthe bleue.
*Elle fit trois pas dans le bois et la cueillit.
*Un peu plus loin, elle vit une jacinthe blanche...
- C'est toi qui es chaude.
Tu as de la fièvre.
Viens, on va voir ça.
*- Elle se mit à faire un bouquet.
*Mais quand elle voulut sortir du bois,
*tous les chemins étaient pareils.
*Elle marcha longtemps au hasard.
*Bien triste,
*elle allait se mettre à pleurer quand soudain,
*elle aperçut derrière les arbres...
- Allonge-toi sur le ventre. Tiens.
Tu sais, hein ?
- Combien de temps ?
- Tu comptes jusqu'à 200.
Ou alors, tu chantes "Pirouette, cacahuète".
- Il était un petit homme Pirouette, cacahuète
Il était un petit homme Qui avait une drôle de maison
Sa maison est en carton
Pirouette, cacahuète
Les escaliers sont en papier
Le facteur y est monté Pirouette, cacahuète
Le facteur y est monté Il s'est cassé le bout du nez
Il s'est cassé le bout du nez
Alice fredonne "Pirouette, cacahuète".
... *- Père Castor,
*mets tes lunettes et lis-nous tout.
*Père Castor, quoi emporter en forêt ?
*- Une boussole pour se diriger.
*- Quelques provisions.
Choc
Tintement du mobile
...
Détonation avec silencieux
* Père Castor, raconte une histoire.
*- Même deux histoires.
*Père Castor, mets tes lunettes et lis-nous tout.
*- Père Castor, raconte...
- Non, j'ai rien, je veux regarder la fin.
*- Raconte-nous deux histoires, Père Castor
*Père Castor, mets tes lunettes Et lis-nous tout !
*Lis-nous, dis ! Oui, une histoire encore
- Monte, je vais prendre ta température.
- Non.
...
*Rires
*- Père Castor, mets tes lunettes et lis-nous tout.
*- Que sont devenus Les diplodocus ?
*Peut-on avoir un dragon Chez soi ?
*Quand reviendra gracieuse
*La mouette ?
- Bonjour, Jean-Marc !
- Ah, tu l'as ramené !
*Radio
La bouche d'aération marche plus dans ta chambre.
Ça doit être le filtre.
Les mauvaises odeurs remontent.
- Je te ressers ? - Non, non, merci.
- J'ai mis de la sauge du jardin.
- Qu'est-ce qu'elle a, cette bouche d'aération ?
- Le réparateur est pas venu à cause de la neige.
- Pourquoi tu me fais monter ces escaliers ?
Je l'ai essayée ce matin.
De toute façon, il faut faire venir quelqu'un.
Je l'avais débranchée. On a frôlé le court-circuit !
- On va regarder la grille.
- T'es têtu, hein !
Puisque je te dis que ça marche pas.
Tu me fais baisser.
Faut changer la pièce. Ils viennent lundi.
Détonation avec silencieux
- Je suis là.
Le chien grogne et jappe.
- Mais qu'est-ce t'as, mon chien ?
Qu'est-ce que
tu fais là ?
- Vous avez changé des photos ?
- Quelles photos ?
On n'a rien changé.
Chute d'objet
Jean-Marc, qu'est-ce qui t'arrive ?
Il arme le fusil.
Détonation avec silencieux
Le chien jappe.
...
Musique disco
- Tu l'as eu pour Noël ?
- Oui.
- Allez, arrête, Emmanuel.
Baisse ta musique. - Non !
...
- Comment tu trouves ? - Bien.
- Pas trop habillé ? Je change de ceinture.
- Je vais vous servir.
- Jean-Marc, tu viens une minute ?
Ah, ces cheveux !
On sera combien, tu crois ?
- Quatre, cinq.
- Je les laisse libres, non ?
- Oui.
- Tu charries,
pour l'argent. - Lundi, je te promets.
...
J'y serai à la première heure.
...
Accepter la direction de l'INSERM,
ça veut dire vivre à Paris.
- Je comprends rien à ta carte.
- J'aurais un appartement de fonction vers Maubert.
J'en ai parlé à Christine.
On est tombés d'accord.
On va se séparer, c'est mieux comme ça.
Ce sera dur de plus voir les enfants.
Enfin, moins.
- Tu la quitteras jamais, Christine.
Essaye à droite, là.
On est déjà passés par là.
- Non. - Si, je reconnais.
On tourne en rond. - Non.
- Ça peut pas être par là.
Arrête-toi là.
Y a une cabine ! Sinon, on sera encore là
demain matin.
Ben, vas-y !
- J'ai pas le numéro sur moi.
- T'as pas le numéro ?
Tu te fous de moi, Jean-Marc !
On fait quoi maintenant ?
On est où ?
On est paumés.
- Il doit être
dans le coffre. Je vais voir.
- C'est pas vrai !
Jean-Marc frappe au carreau.
- Viens, j'ai une surprise. - C'est pas le moment !
- Un cadeau pour toi. - Arrête tes conneries.
C'est ridicule. Non !
- Sors une minute, s'il te plaît.
Elle écrase sa cigarette.
Ferme les yeux.
- Je rêve !
Elle hurle.
Elle suffoque.
Ils toussent.
Décharge électrique
Elle suffoque.
...
Elle se débat.
...
Pense à mes enfants.
Mes enfants.
Il tousse.
- Qu'est-ce qui nous arrive ?
Qu'est-ce qui t'a pris ?
...
- Tu m'as attaquée, tu m'as fait mal.
- C'est toi qui as commencé.
Pourquoi j'aurais voulu
te faire du mal ?
- Moi ?
- Je crois.
- Tu te souviens pas de ce que t'as fait ?
- Excuse-moi.
Je me sens pas bien en ce moment.
Parfois, je me souviens pas.
- Dans quel état je suis.
- On y va quand même.
- Ramène-moi !
- Oui, ça va faire tard.
- Dépose-moi à une station, je prendrai un taxi.
- Il faudrait que j'appelle pour nous excuser.
- Bonsoir, c'est Jean-Marc Faure.
Je suis désolé, on ne viendra pas. On s'est perdus.
Répondeur *- Vous êtes bien
*chez Alice, Vincent, maman et papa.
*Laissez-nous un message.
*Bip
Thème musical
...
Bris de verre
Choc
- Christine ?
- Chut !
Thème musical
...
Sirènes
...
- Il est vivant !
Cloches lointaines
...
Thème musical
...
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