All language subtitles for In A Glass Cage (1987) 720p BluRay X264

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Original subtitles

DANS UNE CAGE DE VERRE

"Chers maman et papa...

Depuis l'accident de Klaus les choses ont empiré.

Il parle Ă  peine...

et plus que son épouse, je semble son esclave.

Je pense devoir louer une infirmière.

Je voudrais qu'elle soit de notre pays...

les gens ici sont terribles.

Tu pourrais parler Ă  notre vieux docteur...

celui qui nous a aidés à apporter le poumon de fer en ce pays.

Il a aidé l'expérience de Klaus sur des enfants pendant la guerre.

Il lui doit des faveurs. Il t'aidera.

J'ai besoin d'aide.

Avec cette paralysie causée par sa chute,

Klaus pourra vivre pendant des années

mais toujours dépendant de la machine.

J'ai besoin de temps pour moi et Rena.

Je m'inquiète pour elle.

Elle doit aller à l'école.

Depuis 8 ans qu'on est exilés

on est enfermés dans cette maison.

Je n'ai jamais été aussi mal.

Parfois, je pense que ce serait mieux s'il mourait.

Merci pour l'argent que tu nous as envoyé. N'oublie pas l'infirmière.

Bises, ta fille, Griselda.

Maman.

Madame ! Madame, venez !

OĂą vas-tu ?

Madame !

- Qu'est-ce que c'est ? - Le diable lui-mĂŞme.

- Qui? - Il est rentré.

- OĂą ? - Dans la chambre de votre mari.

Rena...

Prends des cigarettes.

Klaus...

Tout va bien ?

Silence. Dis-moi qui est dedans ?

- Je ne sais pas. - Un homme ? Une femme ?

Je ne sais pas.

Je vais prendre l'autre clef.

Le temps est court. Vous devez décider.

Vous devez me donner ce travail.

Après ce que je vous ai dit, vous devriez me prendre.

Qui ĂŞtes-vous ?

Un infirmier.

J'ai appris qu'il était malade et je suis venu...

pour le soigner.

C'est une façon de demander un travail ?

En plus on a besoin de personne.

Je crois que votre mari a besoin de moi.

On s'est rencontrés à l'hôpital avant que vous veniez ici.

Non, désolée.

Griselda...

je veux qu'il reste.

Je ne pense pas...

Laissez-nous s’il vous plaît.

Qu'est-ce que c'est ?

Je voudrais qu'il reste.

Il est trop jeune, tu crois pas ?

Je préfère un jeune.

On ne sait pas qui ils nous enverrait.

Quelqu'un de mieux que cet idiot.

En outre, j'ai écrit...

Envoie-leur un câble aujourd'hui.

Oui, mais c'est pas ça.

Griselda, c'est moi le malade.

Non. Je ne vois pas.

- Griselda. - Quel est son nom ?

Angelo ?

Maman dit que vous veniez manger.

- C'est joli. - La montre de maman.

Qu'est-il arrivé à votre œil ?

Rien.

Il y a toujours Ă  manger sur le fourneau.

La bonne vient 3 fois par semaine.

Vous devez juste le réchauffer.

Mangez tout ce que vous voulez du moment que vous faites votre travail.

Tout doit ĂŞtre en ordre.

Vous le laverez chaque jour. Des fois, si nécessaire.

Vous me comprenez?

Vous devez le divertir.

Mangez.

La machine fonctionne d'elle-mĂŞme.

Assurez-vous que la batterie est toujours chargée.

Il y a un petit réservoir de gaz dessous.

Si ça marche plus, faites le bouche à bouche.

Pressez ses cĂ´tes.

Quoi qu'il en soit, vous devez savoir.

Je vous donnerai les détails demain.

Bonne nuit.

Rena ?

Va te coucher.

Vous devez vous ennuyez.

C'est comme ĂŞtre dans une cage de verre.

Mais pas de souci.

Je peux faire beaucoup de choses pour vous.

Je peux vous parler de mes promenades.

Je peux vous apporter des choses.

Je peux décrire un film.

Je peux tout faire...

excepté de penser pour vous.

Le soleil brille.

La mer est calme.

Il y a un chien...

près des arbres.

Plus loin...

un peu plus loin...

un homme avec un imperméable marche avec un enfant.

Un imperméable avec cette chaleur ?

Les gens sont...

très étranges.

Il offre une cigarette Ă  l'enfant.

Le garçon...

Oui...

Il la prend.

On dirait qu'ils sont devenus amis.

Ils s'en vont.

Bon, je dois finir.

Regardez.

Du sang.

Angelo ?

Venez avec moi.

Il faut faire une piqûre à la bonne.

Mais j'ai pas fini.

Ça fait rien, vous finirez plus tard.

Ça sera pas long.

Mais je dois le laver.

J'ai dit: plus tard.

L'aiguille est à ébullition.

J'allais le faire, quand j'ai pensé à vous.

Je crois que c'est votre travail.

Faites-le.

Je veux que vous le fassiez.

- Elle est stérilisée. - Baissez-vous.

- Ca fera mal ? - Non, pas de souci.

Pas d'alcool avant ?

Et la bulle d'air ?

Finissez, Je me sens pas bien.

Vous avez jamais travaillé dans un hôpital.

Dites-moi la vérité.

Je sais que non.

Vous n'avez jamais fait de piqûres.

J'étais nerveux.

Je ne faisais pas de piqûres à l'hôpital

J'étais un préposé.

Qu'est-ce que ça signifie ?

Rien.

Angelo...

Pourquoi mon mari veut que vous restiez ici ?

Je prends bien soin de lui.

On m'a mĂŞme dit...

Suffit ! Je ne vous crois pas.

J'ai besoin de travailler.

Alors...? Et cette piqûre ?

J'en ai marre de ce garçon. Je vais le jeter.

Tu ne me convaincras pas. Il n'a jamais été à l'hôpital.

Pourquoi tu le veux ?

Je suis malade et fatigué de cette vie...

isolé ici, ne jamais voir personne, seul.

Je ne peux pas le garder il n’est d'aucune aide.

Tu comprends ?

Je veux qu'il reste.

Pourquoi ?

Je vois.

Tu préfères un débile qui peut pas s'occuper...

d'un malade dans ton état.

Très bien.

Je veux qu'il reste, c'est clair ?

Oui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai entendu la pompe s’arrêter.

- Rena, tu peux m'aider ? - je peux pas l'atteindre.

Vite, on va tomber tous les deux.

Ca sent bon.

On le sèche.

Avec soin.

Angelo, on peut jouer maintenant ?

D'accord.

Vous et papa contre moi.

- Non. Moi contre vous deux. - D'accord. Je commence.

Celui-ci va sauter.

Je me cache.

Celui-ci te prendra.

Celui-ci aide les autres.

Maintenant il nous a, pour sûr.

Tic-tac-toe. J'ai gagné.

Rena, fais pas l'idiote va dans ta chambre.

Je serais lĂ .

- Mais, Maman... - Dans ta chambre.

Chaque fois que je m'amuse, tu m'arrĂŞtes. C'est pas juste.

Tu l'as maintenant ?

Silence.

Ramassez ça. C’est pas beau à voir.

"Il faisait nuit.

Comme d'habitude, ce matin ils avaient apporté

un convois de garçons entre 6 et 12 ans.

On était supposé analyser leur sang

pour les diviser selon le type de sang.

Mais la plupart d'entre eux montrait des signes de contagion

on les a simplement éliminés.

Mon aide les a attachés aux chaises

avec de grandes lanières en cuir.

Puis, je remplissais une seringue de gaz...

pénurie de guerre bien sûr...

et j’enfonçais une longue aiguille dans leur cœur.

Je n’ai jamais rien ressenti en le faisant.

Plus tard, j'ai compris pourquoi.

Je ne les regardais jamais Dans les yeux.

J'avais jamais pris la peine d'observer ces longues agonies.

Cela pouvait durer cinq minutes.

L'horreur, comme le péché...

peut devenir fascinante.

Je l'avais toujours pas découvert.

Cette nuit, 3 garçons étaient encore vivants.

Je sais pas pourquoi, mais ils l'étaient.

Immobiles, fatigués.

Le plus jeune, peut-ĂŞtre 10 ans, me regardait fixement.

Son regard effrayés me transperçait.

Je me suis senti gêné, pourtant, c'était agréable.

Je l'ai séparé de ses compagnons,

et l'ai amené dans une autre pièce. Elle était petite.

- je fermais la porte et..." - Angelo, arrĂŞte.

J'en sais beaucoup non ?

Je l'ai pris le jour de l'accident.

J'ai aussi caché le corps du garçon.

Depuis, j'ai remarqué dans la maison comme si...

Ce n'est pas un jeu.

Au moins, n’en parlons pas.

Seul vous et moi le savons.

À moins que votre épouse...

Elle ne sait rien.

On ne s’est jamais vus pendant la guerre.

Quand je suis parti en exil...

j'ai pris le contrôle, pas complètement mais...

au moins pour arrĂŞter... le massacre.

- Ne pensez-vous pas à ça ? - Toujours.

Si vous le pouviez, vous recommenceriez ?

Je ne sais pas.

Vous n'aimeriez pas le refaire ?

Je pourrais le faire pour vous.

Je ne suis pas dans une cage de verre.

Je pourrais être ce que vous étiez.

Comprenez-vous ?

Non...!

Non, Angelo... non.

Je veux apprendre. je veux ĂŞtre comme toi.

J’aime ce que tu étais.

- mais vous, vous... - Tais-toi !

Tu n'es plus un enfant, Angelo

Non... C’est toi l'enfant maintenant.

"Il me regardait fixement.

Son regard effrayé me transperçait.

Je me suis senti gêné, pourtant, c'était agréable.

Je l'ai séparé de ses compagnons

et l'ai amené dans une autre pièce.

Elle était petite.

J'ai fermé la porte et l'ai coincé.

J'ai commencé à enlever mes vêtements.

L'enfant ne bougeait pas.

D'abord, j'ai enlevé mon manteau blanc,

puis mon uniforme.

Lentement, j'ai déboutonné ma chemise, mon pantalon.

Il me regardait confus, en attente

comme fou.

Je croyais qu'il attendait l'aiguille qu'il avait vue avant.

Mais non, je ne voulais pas qu'il meure.

"Tu veux une cigarette, gamin?"

Je voulais du plaisir.

"Tu veux de l'argent? je peux t'en donner."

L'imperméable...

Ses yeux étaient deux tunnels sans fin."

Elle l'a fait. "Je m'approche. J'étais nu."

C'était elle, Elle a essayé de vous tuer.

Elle a voulu vous tuer.

"J'ai frôlé son cou pour mieux sentir son effroi."

Elle... elle doit partir.

Elle part, n'est-ce pas ?

Alors nous serons seuls. Nous continuerons ensemble.

Nous recommencerons encore.

"J'ai continué de me caresser; ma main au niveau de ses yeux.

Il a louché un peu pendant qu'il regardait."

Elle doit partir. On doit ĂŞtre seuls.

C'est vous que je cherchais.

"Je me masturbais sur son visage.

J’ai senti son dégoût m'envahir...

me donnant du plaisir."

Elle doit mourir.

"Une cigarette, gamin ?

Hein ?

Alors ?

Oui ?

Votre mari vous demande.

Nettoyez-le, vite.

Je ne veux plus jamais vous revoir.

Vous partirez demain.

Non, pas moi.

Bonne nuit.

Angelo ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien.

Ta mère est partie.

J'ai peur.

Dors avec moi ce soir.

Bien sûr.

- S'il te plait ? - Bien sûr.

Viens.

On va prendre l'air ?

Je vais poser tout ça.

Vendredi c'est le pire. Je dois amener plus de nourriture.

Je descendrai à la cave pour préparer les olives.

- Y a pas besoin. - De quoi ?

- préparer les olives. - Pourquoi donc ?

- Elle est partie quand ? - Hier.

Comme ça ?

Elle m'a montré quoi faire d'abord.

Elle sera de retour dans deux mois.

Ces étrangers.

Elle a dit qu'il n'y a pas besoin que vous veniez en attendant.

- Qui fera les courses ? - Moi.

Qui prendra soin de lui quand vous sortirez ?

Pas de problème. Si je peux pas, Rena le fera.

Quoi qu'il en soit, c'est leurs affaires

D'ailleurs, on me doit 2 semaines.

Oui, vous avez raison. C'est combien ?

2’200 plus les courses...

3’700.

Bien. Elle m'a laissé l’argent.

Allez Ă  la cuisine, je reviens de suite.

Bonjour.

Salut. OĂą est le rideau ?

Bien, si vous voulez pas me répondre...

Rena l'a déchiré en jouant.

Je l'accrocherai plus tard.

Seigneur. Vous vous casserez le cou un jour.

Montrez-moi comment le poile fonctionne.

Venez, venez.

J'ai dit à la femme de ménage de partir.

J'ai besoin d'argent.

Dis-moi oĂą il est.

Je l'ai fait pour toi... et Rena.

S'il te plait.

Derrière moi dans le tiroir de droite.

Il doit être fermé.

OĂą est la clef ?

Griselda la porte enchaînée autour de son cou.

- Qu'est ce tu fais ici ? - Rien.

Laisse-moi.

Bien, je pars.

Contente d'avoir travaillé pour vous.

Quand Madame reviendra appelez-moi.

Si vous avez besoin de quelque chose et bien...

dites le moi.

Seigneur.

C'est cette machine... elle me rend nerveuse.

C'est comme dans un film.

Bon, faut que j'y aille. Il est tard.

Il fait bientĂ´t nuit.

Et si je tombe qui va me trouver ?

Au revoir.

Soyez pas si sérieux, monsieur.

Ca peut pas aller mal.

"Le feu. Nous étions en retard.

Nerveusement, je jouais avec mon bâton…

Nous avons traversé de droite à gauche

la barrière de barbelé.

Rapidement.

Au loin, les feux se consumais.

La fumée sortait aussi d'une caserne voisine.

Finalement on l'a atteinte.

20 enfants nous y attendaient.

Ils ressemblaient aux autres ...des copies sans fin.

Mon travail m'ennuyait.

J'avais l'impression d'aller boire un café.

Ces enfants connaissaient déjà la mort.

Ils l'avaient vu jouer avec leurs familles,

avec leurs amis.

Tout l'endroit sentait la mort.

Ils n'étaient ni tristes ni effrayés...

Comme des animaux dénués de sentiments.

J’ai vu ses petits yeux lumineux Tout en lui était petit.

Il regardait fixement une pomme sur la table.

Je suis allé jusqu'à la table.

Il m'a regardé. Ses yeux semblait sourire

J'ai envoyé la pomme rouler sur le plancher.

Plusieurs enfants ont sauté dessus mais il l'a saisie. Je savais.

Des garçons ont essayé de la prendre mais je les ai repoussés

et l'ai amené à la petite salle.

Il ne m’a même pas regardé.

Il mangeait très lentement.

Je l'ai fait asseoir

et lui ai dit d'enlever sa chemise.

Je suis allé chercher mon sac et les lanières en cuir.

Les autres enfants étaient attachés.

Tout allait très vite.

J'ai regardé les flammes par la fenêtre.

Je suis revenu Ă  la petite salle.

Je suis revenu Ă  la petite salle.

Complètement insouciant, il mangeait.

Je lui ai dit d'enlever sa chemise.

Il m'a obéi mécaniquement, distrait.

Il mangeait toujours. Je l'ai attaché.

Il mangeait toujours autant qu'il pouvait.

J'ai préparé l'aiguille devant lui.

Il a regardé, pas du tout inquiet.

Il mangeait encore.

Puis, je suis allé jusqu'à lui.

J'ai mis l'aiguille devant son visage.

Il m'a regardé brièvement.

Je n'ai pas compris ce regard. La rage m'a envahi.

J'ai planté l'aiguille dans sa poitrine.

La pomme a glissé de sa main sur le plancher.

Je me suis assis à la table et ai observé son agonie…

Jamais avant j'avais eu autant de plaisir.

C'était comme si j'avais intimement rejoint la mort."

Papa ne sera-t-il pas fâché ?

Je ne suis pas fâché.

- Oui, mais... - Rena...

Je suis ton père.

Quelque chose ne va pas ?

- ton orteil ? - Non rien.

Montre-moi.

Bien, pas beau.

Tu...

Tu veux une cigarette ?

Je ne fume pas.

Moi non plus.

Tu veux gagner de l'argent ?

Oui.

Aide-moi à mener ça aux étrangers.

Entre.

Pose ça sur la table.

Tu as pris mes crayons ?

Les voilĂ .

- Qui c'est ? - Un gamin. Il m'a aidé.

Il semble sourd-muet.

Tu peux me faire une faveur ?

Va Ă  la crique et ramasse quelques oursins.

T'as le temps d'en ramasser assez avant le soir.

J'irai voir ton père.

Je peux prendre les gants ?

Oui, ils sont derrière l'escalier.

- T'as faim ? - Je dois y aller.

Au revoir.

Viens. Je vais te montrer quelque chose.

C'est en haut.

- qu'est-ce que c'est ? - un homme malade.

Tu as de la compagnie.

Il te plait ?

OĂą tu vas ?

A la maison. Je peux avoir mon argent ?

Dans une minute.

Je reviens de suite.

Vous faites quoi ?

Dis au garçon de se déshabiller.

Tu es fou. Dis-lui de partir.

Trop tard maintenant.

Dis-lui de se déshabiller.

"Ils n'étaient ni tristes ni effrayés...

comme des animaux

dénués de sentiments.

- J’ai vu ses petits yeux lumineux. - Laissez-moi partir.

- Tout en lui était petit. - S'il vous plaît.

Il regardait fixement..."

Dis-lui de se déshabiller.

Dis-lui.

Enlève tes habits.

C'était pas comme ça.

Tout nu !

Qu’est-il ?

Tu vois Klaus...

j'aime la mort.

Que fais-tu ?

C'est pour enrouler autour des colonnes

ainsi les colombes ne voleront pas loin.

Les colombes ?

Il n'y a pas de colombe.

Mais il y en aura.

- Tu veux m'aider ? - Bien sûr.

Bonjour.

Je ne me sens pas bien.

Je suis très sale.

Ne peux-tu pas au moins me laver aujourd'hui ?

Pas maintenant. J'ai des choses plus importantes Ă  faire.

Et Rena ? OĂą est-elle ?

OĂą est Rena ?

OĂą est Rena ?

Que fais-tu ?

Je vais tapisser cette pièce.

Je ne serai pas long.

Rena, ne ris pas. Il devient fou.

Non il l'est pas. Il arrange la maison.

Il a mis du treillis en bas, c'est beau.

Du treillis ?

Oui, pour les colombes.

On doit faire quelque chose.

Angelo ne prend pas soin de moi, il ne me lave pas.

Quand maman reviendra...

tu veux que je sois malade ?

Non papa.

Je suis inquiet pour toi et moi.

Mais papa, je vais bien.

Vraiment.

Il dit que maintenant il est mon père.

Mais je suis encore ton père.

Je sais papa.

Tu me veux dans cet état ?

Non, mais c'est juste...

qu'il a beaucoup de travail.

Pourquoi la bonne ne vient pas, dans ce cas ?

Il ne veut pas la voir ici.

Et moi non plus.

Et mo i?

Le papier peint ?

"En Décembre,

On entendait le chœur répéter dans une caserne voisine.

Alors je me suis souvent isolé avec un enfant.

Parfois, je pouvais entendre la voix du soliste

en regardant l'agonie d'un garçon.

Il y avait surtout un passage que j'aimais.

À contrecœur, j'ai commencé à l'associer

au plaisir que me donnait la mort.

J'ai découvert que l'entendre

m'excitait énormément.

Parfois, le halètement des garçons avant la mort...

semblait faire partie de la chanson.

C'était comme s'ils le chantaient.

Je ne sais pas ce qui m'a donné l'idée...

mais je l'ai bientĂ´t mise en pratique.

Un jour, en entendant la chanson

j'ai demandé aux garçons, qui parmi eux savait chanter.

"Qui sait chanter ?"

"Qui sait chanter ?"

L'un d'entre eux fit un pas en avant "chante quelque chose"

Il a immédiatement commencé à chanter.

Il avait une belle voix.

La peur l'a rendue encore plus belle.

J'ai pris sa main et l'ai mené à la caserne du chœur.

Il devait connaître le passage.

Il est revenu quelques jours plus tard.

Je l'ai emmené dans ma chambre et l'ai fait chanter.

Les veines bleues dilatées sur son cou m'ont remué."

Assez pour aujourd'hui.

OĂą vas-tu ?

- Voir papa. - Pas besoin. Assis-toi.

- Il se sentirait mieux. - J'ai dit assis !

Pas besoin de se soucier de lui.

Et toi, t'en préoccupes pas.

Je prendrai soin de toi.

- Et lui ? - J'ai dit t'occupes pas.

T'as encore Ă  parler ?

Il voudrait que la bonne revienne.

Moi aussi. Je crois...

Si tu continues, tu vas avoir des ennuis.

Je suis le chef ici !

Angelo, si ça continue ainsi

je préfère que tu me tues.

- De quoi je m'inquiète ? - je sais.

Mais je dois penser Ă  Rena.

Quelqu'un viendra... et découvrira.

Possible. On doit faire vite.

Si tu m'écoutais...

Quoi ? Je devrais ?

J'en suis lĂ  Ă  cause de toi.

Je vais au village.

Prends soin de Rena.

Au revoir.

OĂą est le malade ?

En haut. Monte.

- T'as mangé ? - J'y allais.

- Plus tard, va dans ta chambre. - je ne veux pas.

Va dans ta chambre !

Laissez-moi partir.

Ouvre.

Chante.

Chante. Il est malade.

J'ai dit chante !

Chante.

Rena...

Angelo est fou.

Oui papa.

Il t'a fait du mal ?

Oui. J'ai faim.

OĂą est-il ?

Je ne sais pas. J'étais enfermée dans ma chambre.

Rena, on doit faire quelque chose.

N’ai pas peur...

mais il pourrait nous faire mal Ă  nous deux.

Oui papa. Peut-ĂŞtre il se sent pas bien.

Non, Rena, non.

Il a tué ta mère.

Oui papa.

Tu le savais ?

Oui papa.

Et les garçons...

tu savais aussi ?

Non je ne savais pas.

Rena, écoute-moi.

Prends du papier.

Tu dois amener une lettre au village.

Donne lĂ  Ă  la bonne.

Dis-lui de venir et d'appeler tes grands-parents.

Oui papa.

Ils vont faire du mal Ă  Angelo, Non ?

Rena, s'ils font rien Ă  Angelo...

il nous fera du mal.

PrĂŞt papa.

Rena !

Rena, viens ici !

Je t'ai averti.

Regarde.

Une cigarette ?

Tu veux gagner de l'argent ?

Tu veux gagner de l'argent ?

"...les corps de ma femme et des enfants

seront trouvés dans les tonneaux de vin dans la cave.

Signé, Klaus."

Angelo ?

Merci, Angelo.

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