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Merde, il m'a semé ! Donne-moi ça.
Ici Belli. Le Libanais m'a échappé.
Je suis sur la place Caricamento.
Reçu. On met en place des barrages ?
Non, attends !
Commissaire ? Commissaire Belli ?
Vous m'entendez ?
Laisse tomber.
Fonce !
Double !
Fonce !
Ils sont lĂ !
Ici, voiture 33. On les tient.
Au km 66 de la route panoramique.
Envoyez une ambulance.
Fin de la cavale.
COMMISSARIAT
PARKING RĂSERVĂ Ă LA POLICE
Il se croit oĂč ? Klaxonne.
Luisa !
Coucou, commissaire.
Coucou.
OĂč il est passĂ© ?
Imbécile !
Luisa ! Luisa !
Je dis quoi Ă la presse ? Qu'on ignore qui c'est ?
Qu'ils ont inondĂ© GĂȘnes de drogue ? Qu'ils tuent ?
Qu'ils mettent des bombes sous nos fesses ?
Jamais de la vie ! Je dois dire que la police veille,
l'ordre public est sauf !
Oui, il y aura des arrestations.
Des dealers de quatre sous, six ou sept camés !
Et que ceux qui s'en contentent pas aillent se faire voir.
Je comprends pas.
Comment ils ont fait ? Comment ?
Ăa faisait pas deux heures qu'on avait le Libanais.
Et ils le savaient déjà ?
Oui ! Et ils savaient qu'ils risquaient gros.
On intercepte un coup de fil.
On file le Libanais, on le chope, on l'amĂšne ici et ils le butent.
Plus une gamine innocente et trois agents.
Qui risquent leur peau pour une misĂšre.
S'ils y restent...
ils ont une médaille et salut la compagnie.
Qu'est-ce qu'on attend ?
Tous ces mois sur le dossier !
Les assassins y sont nommés, c'est sûr !
- Faut chambouler la ville ! - Belli !
On doit bouger quand on sera sûrs. C'est les chefs que je veux !
Les soi-disant intouchables !
Tu piges ?
On a les noms, mais pas de preuves !
Il faut attendre !
Ăvidemment. Mais je peux pas attendre.
Quel plaisir de vous voir, cher commissaire !
- C'est un honneur... - Ta gueule.
Je suis déjà au courant.
Oui...
Un sacré coup de salaud.
Ils n'ont plus peur de rien.
Et c'est Ă moi que vous cherchez des embĂȘtements.
Le ci-présent Cafiero.
Comme si j'étais à l'origine de tous les maux !
Des gens assassinent...
et c'est ma faute !
Si je le pensais, je t'aurais déjà buté.
Certes.
Je n'en doute pas. Je vous connais.
Alors, que me voulez-vous ?
Je cultive des roses.
C'est des pavots que tu devrais cultiver.
L'opium !
Commissaire,
pour un retraité comme moi,
le pavot n'est qu'une fleur.
Je donnerai votre nom Ă ces roses.
Elles sont pleines d'épines.
- Ăa ne vous vexe pas ? - Non, non.
Oublie tes roses et écoute.
Le Libanais a de la drogue pour toi.
Mais ces types te doublent.
Maintenant, c'est les plus forts.
Ils t'ont détrÎné !
Mais ils ne veulent pas que ça se sache pour que tu paies à leur place.
Mon raisonnement tient debout ou pas ?
Vous déjeunez ?
Tony !
Prenez place, commissaire.
Vous savez,
je mange ces bons petits mets surtout avec les yeux.
Autrement, mon pauvre estomac...
Vous avez vos cachets.
Merci, Tony.
Il me traite comme un bébé.
- Champagne ? - Non.
Moi, ça me fait digérer.
T'as pas répondu.
Peut-ĂȘtre n'ai-je pas compris la question.
Vous me proposez un pacte ?
Pas du tout !
Ce qu'on veut t'arrange toi aussi.
Tu connais les chefs.
Non ! Personne ne les connaĂźt.
Oui, ils sont parmi nous.
Des insoupçonnables bien placés.
Mais des rouages eux aussi.
Les engrenages d'une machine sans visage.
Bon, tant pis pour toi.
Toi et eux, vous le paierez cher !
Parce que je les aurai, mĂȘme si le bon Dieu les protĂšge !
Ăa ne traĂźnera pas.
Faites attention.
Vous finirez vite fait en Sardaigne.
Non, soyez plus malin qu'eux.
Ils ne se laisseront pas faire.
Ăvitez. Si vous les attaquez de front,
vous pourriez y rester.
Enfin...
ça arriverait aux Ătats-Unis.
Mais c'est un pays corrompu.
C'est ça.
Portez-vous bien.
Cher commissaire !
On était rassurés et vous partez déjà ?
Quel dommage !
Toi !
Enfoiré !
Personne peut vous sacquer. Les gens ont raison Ă votre sujet !
Dégonflés !
Rico !
Calme-toi.
Notre problĂšme n'est pas la police.
Mais les autres.
Ils veulent faire main basse sur tout maintenant.
Mais Ă force de mauvaises actions, on mĂąche du sel.
Et c'est bien du sel...
qu'on leur fera mĂącher.
Retiens-le bien.
Va, Tony. Je n'ai pas besoin de toi.
Quelqu'un ici mord la main qui le nourrit.
Qui ? Il est comme mort.
Ah, quelle belle phrase !
Mais tuer n'est pas toujours la solution.
Nous autres, vieux, le savons.
Le Libanais a donné la drogue aux autres.
Mais je ne me ferai pas souffler deux milliards.
Alors, on récupÚre la drogue.
Exactement !
Et seulement aprĂšs,
on s'occupera du traĂźtre parmi nous.
Tu sais ce que me disaient des boss quand j'étais jeune ?
"Cafiero...
"si tu trahis, ne loupe pas ton coup.
"Et il se peut que ça marche.
"Mais si tu t'y prends mal...
"je t'écrase comme une punaise !"
Quoi ?
J'entends rien !
J'ai un boulot pourri !
Tu finis toujours par irriter un ponte !
Tu peux m'expliquer cette histoire de Sardaigne ?
Laisse tomber ! Merde...
Il n'y a qu'une lame ici ?
Et tu t'épiles avec !
LĂąche-moi. Et arrĂȘte de hurler pour un rien !
Oui, je hurle !
Je peux mĂȘme pas me raser.
J'ai failli me couper.
Et je hurle si ça me chante ! Tu penses aux voisins ?
Je me fiche des voisins.
C'est moi que ça agace.
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
Crétin, va te...
C'est sûrement le rigolo qui raccroche tout le temps.
Ah, oui ? Tiens donc !
On dirait un Sicilien.
Jaloux...
et flic !
Précise.
Surtout flic !
Le café !
Je l'ai pas fait fort, t'es trop nerveux.
Tu pars déjà ?
Faut bien avec tout ce qui se passe.
Et voilĂ !
Une vraie petite femme.
Moi ? Ce serait absurde.
Pourquoi ?
On se voit pas souvent.
Et on se chamaille toujours.
On fait moins l'amour.
C'est comme si on était déjà mariés.
La prochaine fois, apporte ton rasoir.
Ă vos ordres.
FABRIQUĂ AU JAPON
C'est de la bonne.
Archipure.
Merde, ils nous attendaient !
Il se taille ! Descendez-le !
Tuez-le !
Bonsoir, nous sommes sur la terrasse Martini Ă GĂȘnes.
Malgré les tensions syndicales,
le cocktail des patrons se tient comme de coutume.
Parmi les noms qui comptent, M. Rivalta de Dunanco.
Les dockers ont interrompu les négociations
et proclamé la grÚve à outrance.
Quelles sont vos positions ?
Nous aurions préféré ne pas en arriver là .
Mais s'il le faudra,
nous nĂ©gocierons si les requĂȘtes sont raisonnables.
Plus qu'elles ne le sont en ce moment.
Espérons que les syndicats seront responsables.
Coupe. Merci, M. Rivalta. Cherchons le ministre.
Attends, il y a Umberto Grive.
- Qui ? - Le frĂšre de France Grive.
- Il fait quoi ? - Le frĂšre de France Grive.
C'est le nul de la famille. Va plus prĂšs.
Si j'avais ce qu'il claque en un soir !
- Plus prĂšs ? - Oui, un gros plan.
Et Ă l'autre fille.
M. Grive, regardez par ici !
Allez-vous-en ! De l'air !
C'est bon, arrĂȘte.
Merci !
Quel con. C'est lui le cocu !
Alors, ce ministre ?
C'est France Grive ! Oublie le ministre.
Allez, un gros plan.
Plus prĂšs, c'est le ponte ici.
M. Grive, nos fondations comptent sur vous.
M. Grive !
Il n'a pas l'air d'un milliardaire.
Le ministre est sûrement allé lui acheter ses clopes.
Ăa suffit. Viens, on va prendre un verre.
Tu as les fibres textiles.
Un contrat leasing ?
Tu n'as pas intĂ©rĂȘt.
M. Rivalta, téléphone.
Excuse-moi.
AllĂŽ ?
Rivalta ?
Ăa a marchĂ©.
Parfait !
Mais il y a un hic. Faut qu'on se voie.
DĂšs que possible.
Vite ! Ăa vaudra mieux !
- AllĂŽ ? - Rivalta ?
- Ăa a marchĂ©. - Parfait !
Mais il y a un hic. Faut qu'on se voie.
- DĂšs que possible. - Vite ! Ăa vaudra mieux !
L'appel provient de la cabine du dock 3.
C'était 23 heures...
23h38.
C'est clair. Cinq minutes aprĂšs la fusillade,
il y a un appel de l'endroit mĂȘme.
Tu crois qu'ils se sont massacrés pour quelques jouets ?
Non, la drogue est arrivée.
Ici Belli. Scavino est rentré ?
Soyons prudents, Scavino. C'est délicat.
Rome ne le sait mĂȘme pas. Pas de scandale sans preuves.
Vous n'allez pas agir ?
Pas encore, M. Le Procureur.
Vous serez le premier averti.
J'ai confiance en vous.
Cafiero est en train de se faire doubler et il réagit.
Mais moi, je m'intéresse à ceux qui l'ont roulé.
Scavino !
Oui, le Libanais.
Précisément.
Les jouets sont arrivés hier de Beyrouth.
Pas de papiers en rĂšgle,
et les jouets finissent dans l'entrepĂŽt de Dunanco.
Tu m'écoutes ?
Et la drogue est récupérée avant tout contrÎle.
Exact.
Cafiero tente de la reprendre.
Et ça tourne au massacre.
Et quelqu'un appelle Rivalta.
Faut qu'on se voie !
Rivalta, un patron de Dunanco.
Continue.
Avec un mandat, je te l'apporte vite fait.
Je parle de l'enregistrement au magistrat ?
Non, Belli. Ce n'est pas une preuve, ça.
Et si je prouve que Rivalta était en contact avec le Libanais ?
Prouve-le !
LĂ , ce serait autre chose.
Cet idiot m'a mĂȘme collĂ© un P.V. !
T'as pas de potes flics ?
On se met lĂ ?
C'est dégueulasse !
Pas du tout ! Raconte.
Alors, Rivalta se tape une certaine Chicca.
- Chico ? - Chicca.
Une pute ?
Tout le monde doit vivre.
Il l'entretient.
Rivalta l'a installée dans les beaux quartiers.
Le grand luxe ! Interphone, ascenseur privé.
Personne n'était au courant de tout ça.
Et moi, modestement...
Je vous accompagne ?
Non, attends-moi.
Si je tarde trop, tu imagineras pourquoi.
Rivalta ?
Rivalta...
Non. Vous vous trompez.
Je ne le connais pas.
Désolée, ça ne me dit rien.
Ah, non ?
Pourtant...
beaucoup prétendent le contraire.
Tais-toi !
Ne dis rien.
Laissez-la. Que lui voulez-vous ?
Dites-le Ă moi.
Un parent ?
Oui.
Non, c'est un ami.
C'est un interrogatoire ?
La demoiselle exige son avocat.
TrĂšs juste.
On prend ses précautions.
Je connais les flics. Vous n'avez pas le droit !
Votre mandat ?
J'en ai pas.
Mais j'ai ceci.
ArrĂȘtez ! Ăa va pas ?
Vous l'avez mis Ă l'envers.
Ne prenez pas froid
et soyez gentille.
Je ne veux qu'un renseignement.
Tu n'as pas frappé !
Mille perdons !
Content ?
Elle a parlé.
Tu l'as conquise.
Eh, oui ! Le coup de foudre.
Raconte.
Rivalta était la quand le Libanais a déboulé.
Elle a dĂ» sortir car il attendait quelqu'un.
Que dis-tu de ça ?
Au 3e trou, M. Rivalta.
Rivalta vient pas ? AprĂšs ses promesses !
Rico par-ci, Rico par lĂ !
Et il me laisse en rade.
Avec ces dollars, tu vas oĂč tu veux.
Vous croyez qu'il suffit de payer ? Je risque gros.
Si on me trouve, je suis mort.
Je t'écrase comme une punaise !
C'est un plaisir qu'on ne donnera jamais Ă Cafiero.
Tu risques rien à l'étranger.
On a des amis partout.
Tu seras protĂ©gĂ© oĂč que tu sois.
Mais avant, rends-nous
un dernier service.
Une castration dans les rĂšgles.
Attendez !
Regarde.
C'était une lame effilée. Un rasoir ?
Du bon boulot. C'est un type connu ?
C'est Rivalta.
HoulĂ , je ne t'envie pas !
C'était une Triumph.
Une moto cross 250.
Couleur argent.
Trouve-la.
Elle doit dĂ©jĂ ĂȘtre verte ou jaune !
Qu'en penses-tu ?
Ă ton avis ?
Ăa a l'air d'un accident ?
Tu m'as empĂȘchĂ© de l'arrĂȘter et ils l'ont eu !
Ils nous devancent toujours.
Il faut repartirà zéro.
Bon Dieu !
Qui l'aurait dit ?
Pauvre Rivalta !
Juste quand il allait nous faire gagner le tournoi !
TUĂ AU GOLF
Umberto Grive est le président honoraire de Dunanco.
Qu'il soit clair qu'il n'est rien de plus.
Le regretté Rivalta couvrait son rÎle.
Faites-le imprimer.
Au revoir.
Ah, bravo !
Tu t'es servi de ton nom avec Dunanco.
Ton frÚre te l'avait défendu.
Oui, je compte pas !
Il n'y en a que pour les lĂšche-culs comme vous ici.
Mais si je me plante, c'est mes oignons.
Tu oublies la réputation de la famille.
Les Grive ! Mon frÚre ne pense qu'à ça !
On est la famille royale ?
Non !
On n'est mĂȘme pas une famille.
On a la mĂȘme adresse.
Ne te mĂȘle pas de ça.
La presse ne fera pas d'histoires.
Ăa ne dĂ©pend que de lui.
Il doit disparaĂźtre pour quelques jours.
S'il y arrive,
il ne doit pas se faire remarquer et la fermer.
Je m'occupe du reste.
Ben, tiens !
France Grive nous convoque et on se précipite !
Belli, ne t'énerve pas.
Tu sais bien qu'il peut boucler GĂȘnes du jour au lendemain.
On s'en fout !
On fonce tout droit ! Je sais qu'ils commandent.
Et je sais trĂšs bien
qu'ils donnent des ordres mĂȘme chez nous !
On m'a parlĂ© d'une enquĂȘte.
Vous savez de qui.
Ăa me semble Ă©vident.
Mais continuez.
Commissaire, Umberto Grive n'était qu'un associé du pauvre Rivalta.
D'ailleurs, il n'y a pas que lui Ă Dunanco.
Il y a des noms qui vont au-delĂ de GĂȘnes.
Le mien, par exemple.
Alors, vous savez qu'il y a des transports maritimes illégaux.
C'est possible.
On pourrait se servir de Dunanco
pour un trafic illégal.
Quel rapport avec moi ?
MĂȘme si ça vous arrangerait de croire de contraire.
M. Grive, veuillez m'excuser...
je ne comprends pas.
J'en doute, vous ĂȘtes intelligent.
N'est-ce pas ?
Ăa frapperait l'opinion publique.
Et ça changerait la donne politique.
Ce serait habile.
Imaginez la joie des communistes et compagnie
si j'étais mis en croix.
Le Christ aussi a été mis en croix.
Mais il avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.
Exactement. Ce qui n'est pas mon cas.
Mais j'espĂšre que vous admettrez...
qu'impliquer notre nom est hors de question.
Et Umberto Grive devient intouchable !
Magnifique !
S'il est tué, que fait-on ?
Réfléchis, ne serait-ce qu'une fois !
Non, tu te fous en rogne !
Tu sors pistolet et menottes,
et tu partages les gens entre gentils et méchants.
Sois plus malin !
Sois patient.
Vas-y doucement ou ça capotera.
Papa !
Anita !
Ma petite puce !
Quand tu es arrivée ?
Quoi ?Je t'ai écrit !
Mais oui ! C'est mercredi ! Comment tu es venue ?
En taxi.
En taxi ? Ăa a dĂ» coĂ»ter cher.
Un million !
Pas plus ? Ouf !
On a plein de choses Ă se raconter.
Tu n'as pas neuf de moyenne ?
Sans les maths, je serais la premiĂšre de ma classe.
Sans blague !
Regarde-moi ça !
Quel désordre !
Rien de rangé !
C'est pas possible !
Papa, qu'est-ce que tu fabriques ?
Ma dame va à l'école, et tout seul...
Maintenant, ta dame est Ă la maison.
On n'est pas pressés, Picasso. On reprend.
Tu es le concessionnaire auto-moto de la pĂšgre.
C'est toi qui avais la Triumph 250.
à qui tu l'as donnée ? Parle !
- Alors ? - Toujours rien.
Ăvidemment ! Continue.
Je vais pas te lĂącher. Allez !
Rico. Non, il n'est pas si bĂȘte.
Il doit tuer Rivalta et il prend la moto chez un repris de justice ?
Non, non. Ăa ne prend pas.
Ou alors Cafiero a perdu le nord.
Oui.
Et si les autres avaient voulu coincer Cafiero ?
Cafiero est à cÎté !
à cÎté ?
AmĂšne-le. Non, attends !
Je vais à cÎté.
Laisse l'interphone.
J'y crois pas trop.
Mais il nous dira peut-ĂȘtre tout.
AmĂšne-le.
Tout de suite ?
AmĂšne-le !
Bon, bon.
Bonjour, commissaire.
Ă quoi dois-je cet honneur, Cafiero ?
J'ai compris que vous me convoqueriez.
Donc...
j'ai pris les devants.
Tu as bien fait, vu qu'il s'agit de Rico, ton homme.
Mon homme ?
S'il n'est plus le tien, c'est qu'il t'a eu.
Et s'il t'a eu,
tu le cherches comme nous.
C'est clair ?
Possible.
Mais faisons comme ceci.
Si je le trouve en premier, je vous en fais cadeau.
Pourquoi ?
Ne le prenez pas mal,
mais vous n'avez pas encore les idées claires.
Vous allez aux courses de chiens ?
Je me sens comme le liĂšvre en chiffon.
Et vous ĂȘtes le levrier.
Nous courons, courons...
on tourne en rond.
Et Scavino
poursuit l'autre liĂšvre.
Le bon.
Tu es venu te foutre de moi.
Mais j'en ai ma claque.
Va prendre un bol de liberté tant que tu peux.
TrĂšs bien.
Je m'en vais.
Commissaire Scavino !
Va te faire foutre.
Tu avais dit mille dollars ! T'es un fumier !
Comme tu veux. C'est ta peau.
Tiens, mais fais gaffe. Je pourrais revenir.
Ben, voyons ! Vous dites tous ça quand vous filez.
- Tu les as comptés ? - Ecrase !
Ă quelle heure on part ?
Ă 19h30 pile.
Au dock 12. Je t'attendrai lĂ .
File-moi ton pistolet.
Tu connais la rĂšgle.
Pas d'armesĂ bord.
- Ă 19h30. - Exactes.
N'ouvre pas les yeux. Triche pas.
Les ouvre pas !
Maintenant, tu peux.
Ben, dis donc !
Tu as tout fait toute seule ?
La concierge m'a aidée. Pas mal aidée.
Pas mal...
- Tu as faim ? - Oui.
Aujourd'hui, dĂźnette. Mais demain, on mangera au bord de la mer.
Chouette ! Oui, oui !
- Tu aimes les crevettes ? - Je sais pas.
Tu vas voir !
Mange avant que ça refroidisse.
T'aimes pas ça ?
Une certaine Mirella a téléphoné.
Ah, oui ?
Ben... merci.
Elle savait pas que j'étais là .
Forcément ! Comment elle l'aurait su ?
Y avait pas de raison, non ?
- Papa ! - Oui ?
Si tu me la présentais ?
- Anita ! - Quoi ?
On parle pas la bouche pleine.
Salopard !
Bravo, Chicca.
Tu t'es bien comportée. Mais tu y as gagné, non ?
En deux ans avec Rivalta, combien tu as eu ?
Pas la moitié de ce que je t'ai filé vite fait.
Mais si tu veux que ça dure, continue comme ça.
MĂȘme s'ils te le demandent cent fois, tu dois dire la mĂȘme chose.
Le jour en question...
je n'étais pas...
avec le Libanais.
C'était Rivalta.
Je passe pour un imbécile !
Mais je vais les baiser.
Sois aussi ingénue avec eux que t'es salace avec moi
et on les baise tous.
DROGUE EN VRAC
J'ai oublié de lui parler de toi !
Quoi ?
Je t'ai dit que j'avais oublié !
Je suis Ă cran, tu le comprends pas ?
Comment veux-tu que je comprenne ?
Tu m'as dit que ça allait avec la petite
et là , tu t'énerves ?
Quoi ?
Si je l'avais su, je n'aurais pas appelé.
J'ai oublié, j'ai trop de soucis !
T'en prends pas Ă moi !
Bon, on en parlera une autre fois.
Salut.
Attends.
Dis, tu te rappelles ces coups de fil bizarres ?
C'est devenu un cauchemar.
Tu pourrais contrĂŽler ?
Bien sûr. Mais mon téléphone sonne, à plus tard.
Oui ?
OĂč ça ?
Récupérez tout, ça peut servir.
C'est dégueulasse ici !
Nos enfants devraient se baigner ici ?
- Mouais. - Belli !
Il est méconnaissable.
Avec tous ces coups de crochet !
Coffi, viens voir !
Plus les poissons.
On l'a chùtré ?
Les testicules manquent.
Mais ça peut venir d'une hélice ou des poissons.
Je saurai t'en dire plus demain.
Ce nez qui goutte ! Il finira par tomber !
Je t'emmerde.
C'est quoi ?
Des dollars collés sur lui.
Un Américain ?
Si on l'identifie, j'offre un dĂźner.
Dix dĂźners ! C'est Rico !
Ils nous ont eus.
Non, c'est Cafiero !
Il l'a fait assassiner !
Pour l'avoir trahi.
Mais c'est pour qui que Rico a descendu Rivalta ?
Cafiero va nous le dire !
Si je trouve Rico en premier, je vous en fais cadeau.
Le liĂšvre !
Et Scavino poursuit un autre liĂšvre.
Le bon.
Entrez !
Belli !
C'est quoi ?
Un cadeau. Le rapport sur la mort de Rico.
Du nouveau sur Cafiero ?
Encore rien.
Mais je voudrais te parler du liĂšvre.
Du liĂšvre ?
Celui que je poursuis.
Oui ! Ăa me revient !
Ton ami Cafiero s'est foutu de toi.
"Si je trouve Rico le premier...
"vous savez quoi ? Je vous l'offre !"
Oui !
Sauf que Cafiero a oublié de te le donner vivant.
Justement !
Cafiero n'est coupable que de la mort de Rico !
C'était une erreur de vieux nostalgique.
Tu le sais. Le traĂźtre doit payer !
- Les autres l'auraient pas fait. - Puis il fuit ?
S'il s'est enfui.
En fuyant, Cafiero...
aurait fait une deuxiĂšme erreur.
J'ai du mal Ă croire qu'il en fasse deux l'une sur l'autre.
Il s'est fait écraser par les autres, comme nous.
Tu cherches le bon liĂšvre, je sais. Mais ils tuent !
Pas nous. Ils ont pigé qu'on était des dégonflés.
Tu sais,
tu raisonnes comme un pied !
Mille perdons !
Je raisonne comme un pied quand j'oublie le dossier !
Mais on fait rien ! Pas touche Ă Umberto Grive !
Je ne me contente pas de lui.
Tu vas piger que je veux tous ceux qui commandent ?
C'est pour ça que j'attends !
Tu sais depuis quand Umberto Grive
est lĂ -dedans ?Tu le sais ?
Non ! Et personne le sait !
Pas mĂȘme le prĂ©fet sait ce qu'il y a lĂ !
Tu nous fais cavaler comme des forcenés depuis des mois !
Et tu gardes tout pour toi !
Continue.
Oui, je continue !
Qu'est-ce que tu attends ? Ton dossier est une vraie bombe !
Bon Dieu, fais sauter la ville !
Sinon, faut croire que tu as peur !
Ăa suffit, Belli !
Allez ! Tu vas me dire de quel cÎté tu es ?
Je t'interdis de dire ça ! Pour qui tu te prends ?
Pour le seul flic honnĂȘte ?
RĂȘve pas ! Et t'as pas mes responsabilitĂ©s !
Oui, je sais que tu es le commissaire général !
Tu tiens Ă ton fauteuil ! T'as mĂȘme peur de le perdre.
T'as peur des conséquences si tu oses les frÎler !
Tu connaßtras ça.
Mon fauteuil n'est pas confortable,
tu verras quand tu y seras !
- On a chaud aux fesses ! - Et alors ?
Tes fesses passent avant ta conscience ?
J'en reviens pas que tu ne comprennes pas !
Oui, ce dossier est important !
Il est documenté, mais ça suffit ?
Le remettre ne suffit pas !
Il faut des preuves Ă l'appui !
C'est vrai.
Et comment on les cherche ?
En nous en tenant à un code rédigé pour les malins.
Ăa me sort par les yeux !
On a toujours les mains liées !
Belli, Belli, Belli, tu crois que ça me plaßt ?
On doit pas nettoyer les égouts, on doit les boucher !
On peut y arriver !
Tu veux jouer les héros.
Mais dans ce boulot,
y a pas de héros, y a rien de personnel !
Y a seulement un monde en péril !
Et on doit le défendre avec ce qu'on a.
On est simplement des flics.
Tu as raison.
On est au service du citoyen.
Mais quel citoyen ?
Le notable.
Celui qui commande.
Et qui paie.
Tu parles...
comme si tu m'accusais moi aussi.
Vraiment Je m'en étais pas rendu compte.
On est au service du citoyen. Mais quel citoyen ?
Le notable.
Celui qui commande.
Et qui paie.
Qui paie.
Qui paie.
Non, M. Le Procureur, je n'attends plus.
Non...
j'ai le dossier, je vous l'apporte.
Excusez-moi, un instant.
Simone, je suis au téléphone. Moins fort !
Oui, papa. Désolé.
AllĂŽ ? C'est mon fils.
Le dossier est chez moi, il suffit peut-ĂȘtre.
Je vous laisse juge.
Je crois que vous aurez assez. Oui, examinez-le.
Non, vous seul. N'allez pas plus haut.
à Rome, non. Ils étoufferaient l'affaire.
Oui, j'assume toute responsabilité.
Sans exception.
TrĂšs bien, je vous l'apporte Ă 11h.
Oui.
Je vous remercie. Ă tout Ă l'heure.
Ici, patrouille 21.
Tout va bienà l'usine. Terminé.
Enfin !
OĂč t'es allĂ© achetĂ© la bouffe ? Ă Milan ?
C'est ça, à Milan.
Un haut fonctionnaire abattu.
Avis Ă toutes les patrouilles dans le secteur.
Rendez-vous Ă via Prati.
Rendez-vous Ă via Prati oĂč un haut fonctionnaire a Ă©tĂ© abattu.
Patrouilles 3, 9, 10, 11 et 12, installez des barrages...
Les assassins n'ont pas pu quitter la ville,
d'aprĂšs les enquĂȘteurs.
La police et les carabiniers font des contrĂŽles
dans les gares, à l'aéroport et sur les voies principales.
Les forces de l'ordre ratissent la ville en ce moment mĂȘme.
Il y a eu de nombreuses arrestations.
Descendez !
Le commissaire Scavino a été assassiné !
Ădition spĂ©ciale !
LE COMMISSAIRE SCAVINO ASSASSINĂ
SCAVINO TUĂ PAR BALLES
INDIGNATION
IL CONNAISSAIT LES BOSS
CRIME BRUTAL
Commissaire Belli.
Cafiero m'envoie.
Bien sûr que je vais bien !
Mais mes fleurs me manquent.
Je ne peux pas en avoir dans ma chambre.
Ă cause de leur parfum.
Qui aurait dit que ça pouvait faire du mal !
Je tombe pas dans le panneau.
Tu as filé à Marseille pour éviter une arrestation.
Je n'ai pas filé.
On a vu mieux comme fuite.
Ma course va se terminer ici, Ă Marseille.
Il me reste deux mois.
Rétablis-toi pour m'aider à avoir le bon liÚvre.
C'est risqué. Je ne parle pas pour moi.
Voyez ce pauvre Scavino.
Et lui, il était habile et prudent.
Bien plus que vous. Ăa n'a pas suffi.
C'est le moment.
Ils ne s'y attendent pas et tu es dans le bon camp.
Le vĂŽtre, commissaire ? Et si la police savait...
Quoi donc ?
Qu'il y a le marché le samedi, un enterrementà Staglieno,
et qu'un chalutier arrive, que feriez-vous ?
On confisquerait la drogue.
Ils s'exposeraient pour en retrouver.
Ne vous fatiguez pas, j'appelle l'infirmiĂšre.
Merci. Et Ă bientĂŽt.
Espérons.
Faites attention.
Aucune police ne vous protĂšge, vous me suivez ?
Si vous ĂȘtes hors d'atteinte,
ils s'en prendront Ă vos proches, Ă ceux que vous aimez.
Ă ceux que vous aimez.
Vous ĂȘtes ensemble depuis longtemps ?
Anita, enfin !
Eh bien, je suis avec ton pĂšre...
depuis assez longtemps pour en savoir long sur toi.
Tes chanteurs préférés.
Tu es trÚs bonne à l'école.
Et tu n'aimes pas trop les maths, pas vrai ?
Oui, j'aime pas ça.
Et je n'aime pas non plus vivre chez ma tante.
J'aimerais rester avec mon papa.
Ma puce, je te l'ai expliqué cent fois.
Et je l'ai bien compris, papa.
Tu es policier et je resterai seule, je le sais.
Mais tu me manques encore plus. Si j'habitais avec toi,
tu m'embrasserais le soir.
Tu signes aussi ?
Cours, vilaine ! Attrape-moi !
Vilaine, hein ?
Tu vas voir !
Faites attention.
Aucune police ne vous protĂšge, vous me suivez ?
Si vous ĂȘtes hors d'atteinte...
ils s'en prendront
Ă vos proches.
Ă ceux que vous aimez.
Anita part demain.
Elle ne devait pas passer les fĂȘtes ici ?
Ăa me regarde. Si je pouvais, tu partirais.
- Moi ? - Tu m'as pas attrapée !
C'est moi qui vais t'attraper, tu vas voir !
Viens ici, vilain lapin !
Je t'ai attrapée !
Oh non !
Alors, lapin ? Je suis encore vilaine ?
Non. Et ça me ferait plaisir que tu épouses papa.
Vraiment ?
Oui, comme ça, je resterai Ă GĂȘnes avec papa et avec toi.
Elle est comme neuve, un vrai éclair.
Le prix ?
C'est une Cooper.
On change la couleur et c'est bon.
Un café !
Un Fernet-Branca.
Tentez la chance !
150 millions !
Tentez la chance !
Tentez la chance ! Allez, monsieur !
- 150 millions ! - Non !
C'est le billet gagnant !
Bon, j'en prends un.
- Je choisis ? - Oui.
Et voilĂ !
C'est le billet gagnant !
Plus que quelques jours !
11 RUELLE SUPĂRIEUR DE CAMPO PISANO
Prends ton temps, y a pas le feu.
Fascistes, retournez dans les égouts !
Commissaire, on m'a prévenu.
Je ne vous le conseille pas, ils sont enragés.
- C'est trop risqué. - Merci.
Un assassin se cache parmi vous.
Un assassin, celui qui a tué Scavino ?
Ăcoute, il n'a rien Ă voir avec vous ! C'est un assassin !
Silence ! Laissez-le passer !
Camarades, arrĂȘtez-le !
C'est un sale facho !
ArrĂȘtez-le !
Crache le morceau, salaud ! Qui t'a payé ?
Ăa suffit.
Fais pas l'idiot.
Tu veux morfler Ă leur place ? Pourquoi ?
Ils t'ont baisé.
Tu as intĂ©rĂȘt Ă parler.
TrĂšs bien, tant pis pour vous.
Si je vous dis qui paie...
vous chierez dans votre froc.
Ce que tu as choisi.
Bien. Contente, ma cochonne ?
Salut, Soldano.
La note au bureau !
Pour Grive, mĂȘme le magasin !
Oh Dieu, non ! Non !
MĂȘme la roulure y est restĂ©e.
Je suis l'avocat des Grive.
Allez-y.
France Grive ne va pas nous rendre la vie facile.
Son frĂšre comptait assez pour faire tuer Scavino
et celui qui l'a fait tuer compte encore plus.
Le dossier le citait Ă coup sĂ»r, d'oĂč sa disparition.
Il faut reconstituer ce dossier. Vous y aviez contribué.
Il faut repartir de zéro, je veux tous vos rapports !
Je sais qu'il n'y avait pas de double,
mais il faut y arriver quand mĂȘme.
La machine est bien huilée,
faisons-la tourner.
La mort de Grive prouve que la corruption arrive haut.
Il faut dévoiler ces visages cachés et aller jusqu'au bout
malgré tous les obstacles.
Nous recevrons avertissements, recommandations.
Vous n'allez pas agir ?
Non, M. Le Procureur. Pas encore.
Le procureur voulait vous voir, commissaire Belli,
mais il se trouve Ă Rome
pour une réunion.
Il demande si vous pourrez reconstituer ce dossier.
Il y tient beaucoup, comme moi.
Précisément. Que dois-je lui dire ?
Inutile de vous cacher que sa reconstitution sera laborieuse.
Il représentait des mois de travail.
Si bien qu'il en faudra autant.
Si tout va bien.
Quelques jours suffiront, mais cachons-le.
On suspend l'opération antidrogue ?
Non !
Cafiero a raison. Il n'y a que ça pour qu'ils s'exposent.
La voilĂ !
Et ce n'est que le début !
Vous deux, par lĂ . Ippoliti, par ici.
Vous, suivez-moi. Venez.
Commissaire !
Commissaire !
Vous aviez raison.
Il y en a un paquet.
Si la police savait
qu'il y a un enterrement Ă Staglieno.
Qu'un chalutier arrive
et qu'il y a le marché le samedi.
Dégage, on doit bosser.
HĂ©, t'as compris ? D'accord ?
Descendez vite !
ArrĂȘte-le !
Bouge plus.
OĂč est la drogue ?
Je sais rien !
- OĂč elle est ? - Je sais pas !
OĂč elle est ?
Je sais rien ! Je sais rien !
"Je sais rien, je sais rien !" l'enfant de salaud !
Y a de quoi inonder la moitié de l'Europe !
La presse attend.
LE TRAFIC DE DROGUE Ă GENOUX
GRANDE OPERATION POLICIĂRE CONTRE LA DROGUE
Bien joué, commissaire Belli.
Il n'a pas perdu son temps, ils n'ont plus la marchandise.
Ils chercheront un autre Libanais, mais je les précÚderai.
Vous n'allez pas vous y remettre ? Nous sommes seuls.
Nos hommes ont filé.
Ils croyaient que vous...
Oui, je sais.
Je sais.
Mais pour ce que j'ai en tĂȘte, nous deux suffisons.
Ces salauds ont eu la vie trop douce.
Je veux la leur gĂącher.
Mais comment ?
Comme la derniĂšre fois.
Je ferai venir un Libanais et tu le contacteras.
Mais pas Ă GĂȘnes.
C'est dangereux.
Ici, Ă Marseille.
Ils l'apprendront aussitĂŽt ! Et la police aussi.
Sûrement.
Qui te dit que ce n'est pas...
ce que je veux ?
Plus rien ne l'arrĂȘte, ce monsieur Belli !
J'ai eu le procureur. InouĂŻ !
Il m'a invité à la patience. Pas moins !
On a peur d'un simple commissaire ?
On a peur de la presse.
Belli rend tout public.
Nos noms ont fini dans les journaux Ă maintes reprises.
Sans accusation précise, juste une publicité...
Moi, la publicité, je la paie.
Je la paie.
Ăa y est, le commissaire arrive.
Beaux yeux bleus, vous m'arrĂȘtez jamais.
Une autre fois si t'es sage.
J'attends depuis une demi-heure.
J'attends, vous attendez. Ăa arrive.
ANTIDROGUE LES DĂVELOPPEMENTS
Belli !
C'est toi ?
Belli...
Attends d'ĂȘtre dans mon fauteuil !
Qu'il entre.
Vous pourriez boucler GĂȘnes.
Ce qu'on raconte est vrai, M. Grive ?
C'est vite dit.
Mais n'exagérez pas.
Vous partez en croisade ? Faites !
Mais laissez les honnĂȘtes gens.
Qui sont les honnĂȘtes gens, M. Grive ? Je m'y perds un peu.
Si votre avocat parle de vous,
je vous rappelle qu'un autre Grive
a été accusé de la mort de Scavino.
Qu'en savais-je ?
Vous voulez un scandale ?
Vous faire voir ? Faire carriĂšre Ă tout prix ?
Allez chercher la corruption ailleurs, commissaire.
Non, M. Grive ! Elle est parmi vous !
Et quand la vérité éclatera, parce qu'elle éclatera,
ils seront tous dans la merde ! MĂȘme les puissants !
Commissaire, vous malmenez la loi !
Vous ne voulez que des ennemis ?
J'espérais que vous étiez plus sensé.
Je ne suis ni sensé, ni malin.
Je vais tout droit et j'irai jusqu'au bout.
Si vous ĂȘtes hors d'atteinte,
ils s'en prendront Ă vos proches, Ă ceux que vous aimez.
- OĂč vous ĂȘtes ? - HĂ©, Anita !
J'arriverai avant !
Je vais t'attraper !
Encore Ă toi !
C'est encore Ă toi.
Oui, nous, on a déjà cherché.
Anita, compte pas trop vite.
Allez, on y va !
Ăa y est !
Fonce.
Un accident, c'est impossible.
On n'a pas freiné, elle a été traßnée.
C'était la plaque d'une voiture volée.
Et la description des deux hommes
est sommaire. Il y avait un barbu.
Je te déteste !
Je te déteste !
Oui, je te déteste !
Je dois m'en aller pour mon travail !
Je m'en moque, je veux rester !
Seule, non !
Je veux rester avec toi.
Ne fais pas la tĂȘte, Anita !
J'irai te chercher, on restera ensemble.
Ce sera super !
D'accord ? Tu feras ce que tu veux !
Et on restera ensemble ! Toujours ensemble !
- Toi et moi ! - Papa !
Anita !
On a appelé le Libanais sans prendre de précaution.
Ils doivent déjà le savoir. Désolé, je ne vous laisse plus seul.
Qui s'en prendrait Ă moi ?
Non, tu retournes Ă GĂȘnes.
J'attends des nouvelles du Libanais.
Je vends le stock d'avance ?
Si le Libanais est malin,
il risque plus de se faire voir.
Fais ce que je demande.
Pourquoi ça tournerait mal ?
C'est lui.
J'ai été surpris, monsieur.
- Je pensais Cafiero fini. - Il l'est.
Vous y gagnerez plus avec nous, surtout en discrétion.
Il faudrait anticiper la livraison. Ăa pose des problĂšmes ?
Aucun.
Si le virement est effectué.
Ă la banque habituelle de Trinidad.
Bien. C'est entendu, M. Gamal.
Au port !
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