All language subtitles for High Crime (Castellari, Enzo G. 1973)_BDRip.1080p.x264.AAC_FR

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Original subtitles

Merde, il m'a semé ! Donne-moi ça.

Ici Belli. Le Libanais m'a échappé.

Je suis sur la place Caricamento.

Reçu. On met en place des barrages ?

Non, attends !

Commissaire ? Commissaire Belli ?

Vous m'entendez ?

Laisse tomber.

Fonce !

Double !

Fonce !

Ils sont là !

Ici, voiture 33. On les tient.

Au km 66 de la route panoramique.

Envoyez une ambulance.

Fin de la cavale.

COMMISSARIAT

PARKING RÉSERVÉ À LA POLICE

Il se croit où ? Klaxonne.

Luisa !

Coucou, commissaire.

Coucou.

Où il est passé ?

Imbécile !

Luisa ! Luisa !

Je dis quoi à la presse ? Qu'on ignore qui c'est ?

Qu'ils ont inondé Gênes de drogue ? Qu'ils tuent ?

Qu'ils mettent des bombes sous nos fesses ?

Jamais de la vie ! Je dois dire que la police veille,

l'ordre public est sauf !

Oui, il y aura des arrestations.

Des dealers de quatre sous, six ou sept camés !

Et que ceux qui s'en contentent pas aillent se faire voir.

Je comprends pas.

Comment ils ont fait ? Comment ?

Ça faisait pas deux heures qu'on avait le Libanais.

Et ils le savaient déjà ?

Oui ! Et ils savaient qu'ils risquaient gros.

On intercepte un coup de fil.

On file le Libanais, on le chope, on l'amène ici et ils le butent.

Plus une gamine innocente et trois agents.

Qui risquent leur peau pour une misère.

S'ils y restent...

ils ont une médaille et salut la compagnie.

Qu'est-ce qu'on attend ?

Tous ces mois sur le dossier !

Les assassins y sont nommés, c'est sûr !

- Faut chambouler la ville ! - Belli !

On doit bouger quand on sera sûrs. C'est les chefs que je veux !

Les soi-disant intouchables !

Tu piges ?

On a les noms, mais pas de preuves !

Il faut attendre !

Évidemment. Mais je peux pas attendre.

Quel plaisir de vous voir, cher commissaire !

- C'est un honneur... - Ta gueule.

Je suis déjà au courant.

Oui...

Un sacré coup de salaud.

Ils n'ont plus peur de rien.

Et c'est à moi que vous cherchez des embêtements.

Le ci-présent Cafiero.

Comme si j'étais à l'origine de tous les maux !

Des gens assassinent...

et c'est ma faute !

Si je le pensais, je t'aurais déjà buté.

Certes.

Je n'en doute pas. Je vous connais.

Alors, que me voulez-vous ?

Je cultive des roses.

C'est des pavots que tu devrais cultiver.

L'opium !

Commissaire,

pour un retraité comme moi,

le pavot n'est qu'une fleur.

Je donnerai votre nom à ces roses.

Elles sont pleines d'épines.

- Ça ne vous vexe pas ? - Non, non.

Oublie tes roses et écoute.

Le Libanais a de la drogue pour toi.

Mais ces types te doublent.

Maintenant, c'est les plus forts.

Ils t'ont détrôné !

Mais ils ne veulent pas que ça se sache pour que tu paies à leur place.

Mon raisonnement tient debout ou pas ?

Vous déjeunez ?

Tony !

Prenez place, commissaire.

Vous savez,

je mange ces bons petits mets surtout avec les yeux.

Autrement, mon pauvre estomac...

Vous avez vos cachets.

Merci, Tony.

Il me traite comme un bébé.

- Champagne ? - Non.

Moi, ça me fait digérer.

T'as pas répondu.

Peut-être n'ai-je pas compris la question.

Vous me proposez un pacte ?

Pas du tout !

Ce qu'on veut t'arrange toi aussi.

Tu connais les chefs.

Non ! Personne ne les connaît.

Oui, ils sont parmi nous.

Des insoupçonnables bien placés.

Mais des rouages eux aussi.

Les engrenages d'une machine sans visage.

Bon, tant pis pour toi.

Toi et eux, vous le paierez cher !

Parce que je les aurai, même si le bon Dieu les protège !

Ça ne traînera pas.

Faites attention.

Vous finirez vite fait en Sardaigne.

Non, soyez plus malin qu'eux.

Ils ne se laisseront pas faire.

Évitez. Si vous les attaquez de front,

vous pourriez y rester.

Enfin...

ça arriverait aux États-Unis.

Mais c'est un pays corrompu.

C'est ça.

Portez-vous bien.

Cher commissaire !

On était rassurés et vous partez déjà ?

Quel dommage !

Toi !

Enfoiré !

Personne peut vous sacquer. Les gens ont raison à votre sujet !

Dégonflés !

Rico !

Calme-toi.

Notre problème n'est pas la police.

Mais les autres.

Ils veulent faire main basse sur tout maintenant.

Mais à force de mauvaises actions, on mâche du sel.

Et c'est bien du sel...

qu'on leur fera mâcher.

Retiens-le bien.

Va, Tony. Je n'ai pas besoin de toi.

Quelqu'un ici mord la main qui le nourrit.

Qui ? Il est comme mort.

Ah, quelle belle phrase !

Mais tuer n'est pas toujours la solution.

Nous autres, vieux, le savons.

Le Libanais a donné la drogue aux autres.

Mais je ne me ferai pas souffler deux milliards.

Alors, on récupère la drogue.

Exactement !

Et seulement après,

on s'occupera du traître parmi nous.

Tu sais ce que me disaient des boss quand j'étais jeune ?

"Cafiero...

"si tu trahis, ne loupe pas ton coup.

"Et il se peut que ça marche.

"Mais si tu t'y prends mal...

"je t'écrase comme une punaise !"

Quoi ?

J'entends rien !

J'ai un boulot pourri !

Tu finis toujours par irriter un ponte !

Tu peux m'expliquer cette histoire de Sardaigne ?

Laisse tomber ! Merde...

Il n'y a qu'une lame ici ?

Et tu t'épiles avec !

Lâche-moi. Et arrête de hurler pour un rien !

Oui, je hurle !

Je peux même pas me raser.

J'ai failli me couper.

Et je hurle si ça me chante ! Tu penses aux voisins ?

Je me fiche des voisins.

C'est moi que ça agace.

Allô ?

Allô ?

Allô ?

Crétin, va te...

C'est sûrement le rigolo qui raccroche tout le temps.

Ah, oui ? Tiens donc !

On dirait un Sicilien.

Jaloux...

et flic !

Précise.

Surtout flic !

Le café !

Je l'ai pas fait fort, t'es trop nerveux.

Tu pars déjà ?

Faut bien avec tout ce qui se passe.

Et voilà !

Une vraie petite femme.

Moi ? Ce serait absurde.

Pourquoi ?

On se voit pas souvent.

Et on se chamaille toujours.

On fait moins l'amour.

C'est comme si on était déjà mariés.

La prochaine fois, apporte ton rasoir.

À vos ordres.

FABRIQUÉ AU JAPON

C'est de la bonne.

Archipure.

Merde, ils nous attendaient !

Il se taille ! Descendez-le !

Tuez-le !

Bonsoir, nous sommes sur la terrasse Martini à Gênes.

Malgré les tensions syndicales,

le cocktail des patrons se tient comme de coutume.

Parmi les noms qui comptent, M. Rivalta de Dunanco.

Les dockers ont interrompu les négociations

et proclamé la grève à outrance.

Quelles sont vos positions ?

Nous aurions préféré ne pas en arriver là.

Mais s'il le faudra,

nous négocierons si les requêtes sont raisonnables.

Plus qu'elles ne le sont en ce moment.

Espérons que les syndicats seront responsables.

Coupe. Merci, M. Rivalta. Cherchons le ministre.

Attends, il y a Umberto Grive.

- Qui ? - Le frère de France Grive.

- Il fait quoi ? - Le frère de France Grive.

C'est le nul de la famille. Va plus près.

Si j'avais ce qu'il claque en un soir !

- Plus près ? - Oui, un gros plan.

Et à l'autre fille.

M. Grive, regardez par ici !

Allez-vous-en ! De l'air !

C'est bon, arrête.

Merci !

Quel con. C'est lui le cocu !

Alors, ce ministre ?

C'est France Grive ! Oublie le ministre.

Allez, un gros plan.

Plus près, c'est le ponte ici.

M. Grive, nos fondations comptent sur vous.

M. Grive !

Il n'a pas l'air d'un milliardaire.

Le ministre est sûrement allé lui acheter ses clopes.

Ça suffit. Viens, on va prendre un verre.

Tu as les fibres textiles.

Un contrat leasing ?

Tu n'as pas intérêt.

M. Rivalta, téléphone.

Excuse-moi.

Allô ?

Rivalta ?

Ça a marché.

Parfait !

Mais il y a un hic. Faut qu'on se voie.

Dès que possible.

Vite ! Ça vaudra mieux !

- Allô ? - Rivalta ?

- Ça a marché. - Parfait !

Mais il y a un hic. Faut qu'on se voie.

- Dès que possible. - Vite ! Ça vaudra mieux !

L'appel provient de la cabine du dock 3.

C'était 23 heures...

23h38.

C'est clair. Cinq minutes après la fusillade,

il y a un appel de l'endroit même.

Tu crois qu'ils se sont massacrés pour quelques jouets ?

Non, la drogue est arrivée.

Ici Belli. Scavino est rentré ?

Soyons prudents, Scavino. C'est délicat.

Rome ne le sait même pas. Pas de scandale sans preuves.

Vous n'allez pas agir ?

Pas encore, M. Le Procureur.

Vous serez le premier averti.

J'ai confiance en vous.

Cafiero est en train de se faire doubler et il réagit.

Mais moi, je m'intéresse à ceux qui l'ont roulé.

Scavino !

Oui, le Libanais.

Précisément.

Les jouets sont arrivés hier de Beyrouth.

Pas de papiers en règle,

et les jouets finissent dans l'entrepôt de Dunanco.

Tu m'écoutes ?

Et la drogue est récupérée avant tout contrôle.

Exact.

Cafiero tente de la reprendre.

Et ça tourne au massacre.

Et quelqu'un appelle Rivalta.

Faut qu'on se voie !

Rivalta, un patron de Dunanco.

Continue.

Avec un mandat, je te l'apporte vite fait.

Je parle de l'enregistrement au magistrat ?

Non, Belli. Ce n'est pas une preuve, ça.

Et si je prouve que Rivalta était en contact avec le Libanais ?

Prouve-le !

Là, ce serait autre chose.

Cet idiot m'a même collé un P.V. !

T'as pas de potes flics ?

On se met là ?

C'est dégueulasse !

Pas du tout ! Raconte.

Alors, Rivalta se tape une certaine Chicca.

- Chico ? - Chicca.

Une pute ?

Tout le monde doit vivre.

Il l'entretient.

Rivalta l'a installée dans les beaux quartiers.

Le grand luxe ! Interphone, ascenseur privé.

Personne n'était au courant de tout ça.

Et moi, modestement...

Je vous accompagne ?

Non, attends-moi.

Si je tarde trop, tu imagineras pourquoi.

Rivalta ?

Rivalta...

Non. Vous vous trompez.

Je ne le connais pas.

Désolée, ça ne me dit rien.

Ah, non ?

Pourtant...

beaucoup prétendent le contraire.

Tais-toi !

Ne dis rien.

Laissez-la. Que lui voulez-vous ?

Dites-le à moi.

Un parent ?

Oui.

Non, c'est un ami.

C'est un interrogatoire ?

La demoiselle exige son avocat.

Très juste.

On prend ses précautions.

Je connais les flics. Vous n'avez pas le droit !

Votre mandat ?

J'en ai pas.

Mais j'ai ceci.

Arrêtez ! Ça va pas ?

Vous l'avez mis à l'envers.

Ne prenez pas froid

et soyez gentille.

Je ne veux qu'un renseignement.

Tu n'as pas frappé !

Mille perdons !

Content ?

Elle a parlé.

Tu l'as conquise.

Eh, oui ! Le coup de foudre.

Raconte.

Rivalta était la quand le Libanais a déboulé.

Elle a dû sortir car il attendait quelqu'un.

Que dis-tu de ça ?

Au 3e trou, M. Rivalta.

Rivalta vient pas ? Après ses promesses !

Rico par-ci, Rico par là !

Et il me laisse en rade.

Avec ces dollars, tu vas où tu veux.

Vous croyez qu'il suffit de payer ? Je risque gros.

Si on me trouve, je suis mort.

Je t'écrase comme une punaise !

C'est un plaisir qu'on ne donnera jamais à Cafiero.

Tu risques rien à l'étranger.

On a des amis partout.

Tu seras protégé où que tu sois.

Mais avant, rends-nous

un dernier service.

Une castration dans les règles.

Attendez !

Regarde.

C'était une lame effilée. Un rasoir ?

Du bon boulot. C'est un type connu ?

C'est Rivalta.

Houlà, je ne t'envie pas !

C'était une Triumph.

Une moto cross 250.

Couleur argent.

Trouve-la.

Elle doit déjà être verte ou jaune !

Qu'en penses-tu ?

À ton avis ?

Ça a l'air d'un accident ?

Tu m'as empêché de l'arrêter et ils l'ont eu !

Ils nous devancent toujours.

Il faut repartirà zéro.

Bon Dieu !

Qui l'aurait dit ?

Pauvre Rivalta !

Juste quand il allait nous faire gagner le tournoi !

TUÉ AU GOLF

Umberto Grive est le président honoraire de Dunanco.

Qu'il soit clair qu'il n'est rien de plus.

Le regretté Rivalta couvrait son rôle.

Faites-le imprimer.

Au revoir.

Ah, bravo !

Tu t'es servi de ton nom avec Dunanco.

Ton frère te l'avait défendu.

Oui, je compte pas !

Il n'y en a que pour les lèche-culs comme vous ici.

Mais si je me plante, c'est mes oignons.

Tu oublies la réputation de la famille.

Les Grive ! Mon frère ne pense qu'à ça !

On est la famille royale ?

Non !

On n'est même pas une famille.

On a la même adresse.

Ne te mêle pas de ça.

La presse ne fera pas d'histoires.

Ça ne dépend que de lui.

Il doit disparaître pour quelques jours.

S'il y arrive,

il ne doit pas se faire remarquer et la fermer.

Je m'occupe du reste.

Ben, tiens !

France Grive nous convoque et on se précipite !

Belli, ne t'énerve pas.

Tu sais bien qu'il peut boucler Gênes du jour au lendemain.

On s'en fout !

On fonce tout droit ! Je sais qu'ils commandent.

Et je sais très bien

qu'ils donnent des ordres même chez nous !

On m'a parlé d'une enquête.

Vous savez de qui.

Ça me semble évident.

Mais continuez.

Commissaire, Umberto Grive n'était qu'un associé du pauvre Rivalta.

D'ailleurs, il n'y a pas que lui à Dunanco.

Il y a des noms qui vont au-delà de Gênes.

Le mien, par exemple.

Alors, vous savez qu'il y a des transports maritimes illégaux.

C'est possible.

On pourrait se servir de Dunanco

pour un trafic illégal.

Quel rapport avec moi ?

Même si ça vous arrangerait de croire de contraire.

M. Grive, veuillez m'excuser...

je ne comprends pas.

J'en doute, vous êtes intelligent.

N'est-ce pas ?

Ça frapperait l'opinion publique.

Et ça changerait la donne politique.

Ce serait habile.

Imaginez la joie des communistes et compagnie

si j'étais mis en croix.

Le Christ aussi a été mis en croix.

Mais il avait été arrêté.

Exactement. Ce qui n'est pas mon cas.

Mais j'espère que vous admettrez...

qu'impliquer notre nom est hors de question.

Et Umberto Grive devient intouchable !

Magnifique !

S'il est tué, que fait-on ?

Réfléchis, ne serait-ce qu'une fois !

Non, tu te fous en rogne !

Tu sors pistolet et menottes,

et tu partages les gens entre gentils et méchants.

Sois plus malin !

Sois patient.

Vas-y doucement ou ça capotera.

Papa !

Anita !

Ma petite puce !

Quand tu es arrivée ?

Quoi ?Je t'ai écrit !

Mais oui ! C'est mercredi ! Comment tu es venue ?

En taxi.

En taxi ? Ça a dû coûter cher.

Un million !

Pas plus ? Ouf !

On a plein de choses à se raconter.

Tu n'as pas neuf de moyenne ?

Sans les maths, je serais la première de ma classe.

Sans blague !

Regarde-moi ça !

Quel désordre !

Rien de rangé !

C'est pas possible !

Papa, qu'est-ce que tu fabriques ?

Ma dame va à l'école, et tout seul...

Maintenant, ta dame est à la maison.

On n'est pas pressés, Picasso. On reprend.

Tu es le concessionnaire auto-moto de la pègre.

C'est toi qui avais la Triumph 250.

À qui tu l'as donnée ? Parle !

- Alors ? - Toujours rien.

Évidemment ! Continue.

Je vais pas te lâcher. Allez !

Rico. Non, il n'est pas si bête.

Il doit tuer Rivalta et il prend la moto chez un repris de justice ?

Non, non. Ça ne prend pas.

Ou alors Cafiero a perdu le nord.

Oui.

Et si les autres avaient voulu coincer Cafiero ?

Cafiero est à côté !

À côté ?

Amène-le. Non, attends !

Je vais à côté.

Laisse l'interphone.

J'y crois pas trop.

Mais il nous dira peut-être tout.

Amène-le.

Tout de suite ?

Amène-le !

Bon, bon.

Bonjour, commissaire.

À quoi dois-je cet honneur, Cafiero ?

J'ai compris que vous me convoqueriez.

Donc...

j'ai pris les devants.

Tu as bien fait, vu qu'il s'agit de Rico, ton homme.

Mon homme ?

S'il n'est plus le tien, c'est qu'il t'a eu.

Et s'il t'a eu,

tu le cherches comme nous.

C'est clair ?

Possible.

Mais faisons comme ceci.

Si je le trouve en premier, je vous en fais cadeau.

Pourquoi ?

Ne le prenez pas mal,

mais vous n'avez pas encore les idées claires.

Vous allez aux courses de chiens ?

Je me sens comme le lièvre en chiffon.

Et vous êtes le levrier.

Nous courons, courons...

on tourne en rond.

Et Scavino

poursuit l'autre lièvre.

Le bon.

Tu es venu te foutre de moi.

Mais j'en ai ma claque.

Va prendre un bol de liberté tant que tu peux.

Très bien.

Je m'en vais.

Commissaire Scavino !

Va te faire foutre.

Tu avais dit mille dollars ! T'es un fumier !

Comme tu veux. C'est ta peau.

Tiens, mais fais gaffe. Je pourrais revenir.

Ben, voyons ! Vous dites tous ça quand vous filez.

- Tu les as comptés ? - Ecrase !

À quelle heure on part ?

À 19h30 pile.

Au dock 12. Je t'attendrai là.

File-moi ton pistolet.

Tu connais la règle.

Pas d'armesà bord.

- À 19h30. - Exactes.

N'ouvre pas les yeux. Triche pas.

Les ouvre pas !

Maintenant, tu peux.

Ben, dis donc !

Tu as tout fait toute seule ?

La concierge m'a aidée. Pas mal aidée.

Pas mal...

- Tu as faim ? - Oui.

Aujourd'hui, dînette. Mais demain, on mangera au bord de la mer.

Chouette ! Oui, oui !

- Tu aimes les crevettes ? - Je sais pas.

Tu vas voir !

Mange avant que ça refroidisse.

T'aimes pas ça ?

Une certaine Mirella a téléphoné.

Ah, oui ?

Ben... merci.

Elle savait pas que j'étais là.

Forcément ! Comment elle l'aurait su ?

Y avait pas de raison, non ?

- Papa ! - Oui ?

Si tu me la présentais ?

- Anita ! - Quoi ?

On parle pas la bouche pleine.

Salopard !

Bravo, Chicca.

Tu t'es bien comportée. Mais tu y as gagné, non ?

En deux ans avec Rivalta, combien tu as eu ?

Pas la moitié de ce que je t'ai filé vite fait.

Mais si tu veux que ça dure, continue comme ça.

Même s'ils te le demandent cent fois, tu dois dire la même chose.

Le jour en question...

je n'étais pas...

avec le Libanais.

C'était Rivalta.

Je passe pour un imbécile !

Mais je vais les baiser.

Sois aussi ingénue avec eux que t'es salace avec moi

et on les baise tous.

DROGUE EN VRAC

J'ai oublié de lui parler de toi !

Quoi ?

Je t'ai dit que j'avais oublié !

Je suis à cran, tu le comprends pas ?

Comment veux-tu que je comprenne ?

Tu m'as dit que ça allait avec la petite

et là, tu t'énerves ?

Quoi ?

Si je l'avais su, je n'aurais pas appelé.

J'ai oublié, j'ai trop de soucis !

T'en prends pas à moi !

Bon, on en parlera une autre fois.

Salut.

Attends.

Dis, tu te rappelles ces coups de fil bizarres ?

C'est devenu un cauchemar.

Tu pourrais contrôler ?

Bien sûr. Mais mon téléphone sonne, à plus tard.

Oui ?

Où ça ?

Récupérez tout, ça peut servir.

C'est dégueulasse ici !

Nos enfants devraient se baigner ici ?

- Mouais. - Belli !

Il est méconnaissable.

Avec tous ces coups de crochet !

Coffi, viens voir !

Plus les poissons.

On l'a châtré ?

Les testicules manquent.

Mais ça peut venir d'une hélice ou des poissons.

Je saurai t'en dire plus demain.

Ce nez qui goutte ! Il finira par tomber !

Je t'emmerde.

C'est quoi ?

Des dollars collés sur lui.

Un Américain ?

Si on l'identifie, j'offre un dîner.

Dix dîners ! C'est Rico !

Ils nous ont eus.

Non, c'est Cafiero !

Il l'a fait assassiner !

Pour l'avoir trahi.

Mais c'est pour qui que Rico a descendu Rivalta ?

Cafiero va nous le dire !

Si je trouve Rico en premier, je vous en fais cadeau.

Le lièvre !

Et Scavino poursuit un autre lièvre.

Le bon.

Entrez !

Belli !

C'est quoi ?

Un cadeau. Le rapport sur la mort de Rico.

Du nouveau sur Cafiero ?

Encore rien.

Mais je voudrais te parler du lièvre.

Du lièvre ?

Celui que je poursuis.

Oui ! Ça me revient !

Ton ami Cafiero s'est foutu de toi.

"Si je trouve Rico le premier...

"vous savez quoi ? Je vous l'offre !"

Oui !

Sauf que Cafiero a oublié de te le donner vivant.

Justement !

Cafiero n'est coupable que de la mort de Rico !

C'était une erreur de vieux nostalgique.

Tu le sais. Le traître doit payer !

- Les autres l'auraient pas fait. - Puis il fuit ?

S'il s'est enfui.

En fuyant, Cafiero...

aurait fait une deuxième erreur.

J'ai du mal à croire qu'il en fasse deux l'une sur l'autre.

Il s'est fait écraser par les autres, comme nous.

Tu cherches le bon lièvre, je sais. Mais ils tuent !

Pas nous. Ils ont pigé qu'on était des dégonflés.

Tu sais,

tu raisonnes comme un pied !

Mille perdons !

Je raisonne comme un pied quand j'oublie le dossier !

Mais on fait rien ! Pas touche à Umberto Grive !

Je ne me contente pas de lui.

Tu vas piger que je veux tous ceux qui commandent ?

C'est pour ça que j'attends !

Tu sais depuis quand Umberto Grive

est là-dedans ?Tu le sais ?

Non ! Et personne le sait !

Pas même le préfet sait ce qu'il y a là !

Tu nous fais cavaler comme des forcenés depuis des mois !

Et tu gardes tout pour toi !

Continue.

Oui, je continue !

Qu'est-ce que tu attends ? Ton dossier est une vraie bombe !

Bon Dieu, fais sauter la ville !

Sinon, faut croire que tu as peur !

Ça suffit, Belli !

Allez ! Tu vas me dire de quel côté tu es ?

Je t'interdis de dire ça ! Pour qui tu te prends ?

Pour le seul flic honnête ?

Rêve pas ! Et t'as pas mes responsabilités !

Oui, je sais que tu es le commissaire général !

Tu tiens à ton fauteuil ! T'as même peur de le perdre.

T'as peur des conséquences si tu oses les frôler !

Tu connaîtras ça.

Mon fauteuil n'est pas confortable,

tu verras quand tu y seras !

- On a chaud aux fesses ! - Et alors ?

Tes fesses passent avant ta conscience ?

J'en reviens pas que tu ne comprennes pas !

Oui, ce dossier est important !

Il est documenté, mais ça suffit ?

Le remettre ne suffit pas !

Il faut des preuves à l'appui !

C'est vrai.

Et comment on les cherche ?

En nous en tenant à un code rédigé pour les malins.

Ça me sort par les yeux !

On a toujours les mains liées !

Belli, Belli, Belli, tu crois que ça me plaît ?

On doit pas nettoyer les égouts, on doit les boucher !

On peut y arriver !

Tu veux jouer les héros.

Mais dans ce boulot,

y a pas de héros, y a rien de personnel !

Y a seulement un monde en péril !

Et on doit le défendre avec ce qu'on a.

On est simplement des flics.

Tu as raison.

On est au service du citoyen.

Mais quel citoyen ?

Le notable.

Celui qui commande.

Et qui paie.

Tu parles...

comme si tu m'accusais moi aussi.

Vraiment Je m'en étais pas rendu compte.

On est au service du citoyen. Mais quel citoyen ?

Le notable.

Celui qui commande.

Et qui paie.

Qui paie.

Qui paie.

Non, M. Le Procureur, je n'attends plus.

Non...

j'ai le dossier, je vous l'apporte.

Excusez-moi, un instant.

Simone, je suis au téléphone. Moins fort !

Oui, papa. Désolé.

Allô ? C'est mon fils.

Le dossier est chez moi, il suffit peut-être.

Je vous laisse juge.

Je crois que vous aurez assez. Oui, examinez-le.

Non, vous seul. N'allez pas plus haut.

À Rome, non. Ils étoufferaient l'affaire.

Oui, j'assume toute responsabilité.

Sans exception.

Très bien, je vous l'apporte à 11h.

Oui.

Je vous remercie. À tout à l'heure.

Ici, patrouille 21.

Tout va bienà l'usine. Terminé.

Enfin !

Où t'es allé acheté la bouffe ? À Milan ?

C'est ça, à Milan.

Un haut fonctionnaire abattu.

Avis à toutes les patrouilles dans le secteur.

Rendez-vous à via Prati.

Rendez-vous à via Prati où un haut fonctionnaire a été abattu.

Patrouilles 3, 9, 10, 11 et 12, installez des barrages...

Les assassins n'ont pas pu quitter la ville,

d'après les enquêteurs.

La police et les carabiniers font des contrôles

dans les gares, à l'aéroport et sur les voies principales.

Les forces de l'ordre ratissent la ville en ce moment même.

Il y a eu de nombreuses arrestations.

Descendez !

Le commissaire Scavino a été assassiné !

Édition spéciale !

LE COMMISSAIRE SCAVINO ASSASSINÉ

SCAVINO TUÉ PAR BALLES

INDIGNATION

IL CONNAISSAIT LES BOSS

CRIME BRUTAL

Commissaire Belli.

Cafiero m'envoie.

Bien sûr que je vais bien !

Mais mes fleurs me manquent.

Je ne peux pas en avoir dans ma chambre.

À cause de leur parfum.

Qui aurait dit que ça pouvait faire du mal !

Je tombe pas dans le panneau.

Tu as filé à Marseille pour éviter une arrestation.

Je n'ai pas filé.

On a vu mieux comme fuite.

Ma course va se terminer ici, à Marseille.

Il me reste deux mois.

Rétablis-toi pour m'aider à avoir le bon lièvre.

C'est risqué. Je ne parle pas pour moi.

Voyez ce pauvre Scavino.

Et lui, il était habile et prudent.

Bien plus que vous. Ça n'a pas suffi.

C'est le moment.

Ils ne s'y attendent pas et tu es dans le bon camp.

Le vôtre, commissaire ? Et si la police savait...

Quoi donc ?

Qu'il y a le marché le samedi, un enterrementà Staglieno,

et qu'un chalutier arrive, que feriez-vous ?

On confisquerait la drogue.

Ils s'exposeraient pour en retrouver.

Ne vous fatiguez pas, j'appelle l'infirmière.

Merci. Et à bientôt.

Espérons.

Faites attention.

Aucune police ne vous protège, vous me suivez ?

Si vous êtes hors d'atteinte,

ils s'en prendront à vos proches, à ceux que vous aimez.

À ceux que vous aimez.

Vous êtes ensemble depuis longtemps ?

Anita, enfin !

Eh bien, je suis avec ton père...

depuis assez longtemps pour en savoir long sur toi.

Tes chanteurs préférés.

Tu es très bonne à l'école.

Et tu n'aimes pas trop les maths, pas vrai ?

Oui, j'aime pas ça.

Et je n'aime pas non plus vivre chez ma tante.

J'aimerais rester avec mon papa.

Ma puce, je te l'ai expliqué cent fois.

Et je l'ai bien compris, papa.

Tu es policier et je resterai seule, je le sais.

Mais tu me manques encore plus. Si j'habitais avec toi,

tu m'embrasserais le soir.

Tu signes aussi ?

Cours, vilaine ! Attrape-moi !

Vilaine, hein ?

Tu vas voir !

Faites attention.

Aucune police ne vous protège, vous me suivez ?

Si vous êtes hors d'atteinte...

ils s'en prendront

à vos proches.

À ceux que vous aimez.

Anita part demain.

Elle ne devait pas passer les fêtes ici ?

Ça me regarde. Si je pouvais, tu partirais.

- Moi ? - Tu m'as pas attrapée !

C'est moi qui vais t'attraper, tu vas voir !

Viens ici, vilain lapin !

Je t'ai attrapée !

Oh non !

Alors, lapin ? Je suis encore vilaine ?

Non. Et ça me ferait plaisir que tu épouses papa.

Vraiment ?

Oui, comme ça, je resterai à Gênes avec papa et avec toi.

Elle est comme neuve, un vrai éclair.

Le prix ?

C'est une Cooper.

On change la couleur et c'est bon.

Un café !

Un Fernet-Branca.

Tentez la chance !

150 millions !

Tentez la chance !

Tentez la chance ! Allez, monsieur !

- 150 millions ! - Non !

C'est le billet gagnant !

Bon, j'en prends un.

- Je choisis ? - Oui.

Et voilà !

C'est le billet gagnant !

Plus que quelques jours !

11 RUELLE SUPÉRIEUR DE CAMPO PISANO

Prends ton temps, y a pas le feu.

Fascistes, retournez dans les égouts !

Commissaire, on m'a prévenu.

Je ne vous le conseille pas, ils sont enragés.

- C'est trop risqué. - Merci.

Un assassin se cache parmi vous.

Un assassin, celui qui a tué Scavino ?

Écoute, il n'a rien à voir avec vous ! C'est un assassin !

Silence ! Laissez-le passer !

Camarades, arrêtez-le !

C'est un sale facho !

Arrêtez-le !

Crache le morceau, salaud ! Qui t'a payé ?

Ça suffit.

Fais pas l'idiot.

Tu veux morfler à leur place ? Pourquoi ?

Ils t'ont baisé.

Tu as intérêt à parler.

Très bien, tant pis pour vous.

Si je vous dis qui paie...

vous chierez dans votre froc.

Ce que tu as choisi.

Bien. Contente, ma cochonne ?

Salut, Soldano.

La note au bureau !

Pour Grive, même le magasin !

Oh Dieu, non ! Non !

Même la roulure y est restée.

Je suis l'avocat des Grive.

Allez-y.

France Grive ne va pas nous rendre la vie facile.

Son frère comptait assez pour faire tuer Scavino

et celui qui l'a fait tuer compte encore plus.

Le dossier le citait à coup sûr, d'où sa disparition.

Il faut reconstituer ce dossier. Vous y aviez contribué.

Il faut repartir de zéro, je veux tous vos rapports !

Je sais qu'il n'y avait pas de double,

mais il faut y arriver quand même.

La machine est bien huilée,

faisons-la tourner.

La mort de Grive prouve que la corruption arrive haut.

Il faut dévoiler ces visages cachés et aller jusqu'au bout

malgré tous les obstacles.

Nous recevrons avertissements, recommandations.

Vous n'allez pas agir ?

Non, M. Le Procureur. Pas encore.

Le procureur voulait vous voir, commissaire Belli,

mais il se trouve à Rome

pour une réunion.

Il demande si vous pourrez reconstituer ce dossier.

Il y tient beaucoup, comme moi.

Précisément. Que dois-je lui dire ?

Inutile de vous cacher que sa reconstitution sera laborieuse.

Il représentait des mois de travail.

Si bien qu'il en faudra autant.

Si tout va bien.

Quelques jours suffiront, mais cachons-le.

On suspend l'opération antidrogue ?

Non !

Cafiero a raison. Il n'y a que ça pour qu'ils s'exposent.

La voilà !

Et ce n'est que le début !

Vous deux, par là. Ippoliti, par ici.

Vous, suivez-moi. Venez.

Commissaire !

Commissaire !

Vous aviez raison.

Il y en a un paquet.

Si la police savait

qu'il y a un enterrement à Staglieno.

Qu'un chalutier arrive

et qu'il y a le marché le samedi.

Dégage, on doit bosser.

Hé, t'as compris ? D'accord ?

Descendez vite !

Arrête-le !

Bouge plus.

Où est la drogue ?

Je sais rien !

- Où elle est ? - Je sais pas !

Où elle est ?

Je sais rien ! Je sais rien !

"Je sais rien, je sais rien !" l'enfant de salaud !

Y a de quoi inonder la moitié de l'Europe !

La presse attend.

LE TRAFIC DE DROGUE À GENOUX

GRANDE OPERATION POLICIÈRE CONTRE LA DROGUE

Bien joué, commissaire Belli.

Il n'a pas perdu son temps, ils n'ont plus la marchandise.

Ils chercheront un autre Libanais, mais je les précèderai.

Vous n'allez pas vous y remettre ? Nous sommes seuls.

Nos hommes ont filé.

Ils croyaient que vous...

Oui, je sais.

Je sais.

Mais pour ce que j'ai en tête, nous deux suffisons.

Ces salauds ont eu la vie trop douce.

Je veux la leur gâcher.

Mais comment ?

Comme la dernière fois.

Je ferai venir un Libanais et tu le contacteras.

Mais pas à Gênes.

C'est dangereux.

Ici, à Marseille.

Ils l'apprendront aussitôt ! Et la police aussi.

Sûrement.

Qui te dit que ce n'est pas...

ce que je veux ?

Plus rien ne l'arrête, ce monsieur Belli !

J'ai eu le procureur. Inouï !

Il m'a invité à la patience. Pas moins !

On a peur d'un simple commissaire ?

On a peur de la presse.

Belli rend tout public.

Nos noms ont fini dans les journaux à maintes reprises.

Sans accusation précise, juste une publicité...

Moi, la publicité, je la paie.

Je la paie.

Ça y est, le commissaire arrive.

Beaux yeux bleus, vous m'arrêtez jamais.

Une autre fois si t'es sage.

J'attends depuis une demi-heure.

J'attends, vous attendez. Ça arrive.

ANTIDROGUE LES DÉVELOPPEMENTS

Belli !

C'est toi ?

Belli...

Attends d'être dans mon fauteuil !

Qu'il entre.

Vous pourriez boucler Gênes.

Ce qu'on raconte est vrai, M. Grive ?

C'est vite dit.

Mais n'exagérez pas.

Vous partez en croisade ? Faites !

Mais laissez les honnêtes gens.

Qui sont les honnêtes gens, M. Grive ? Je m'y perds un peu.

Si votre avocat parle de vous,

je vous rappelle qu'un autre Grive

a été accusé de la mort de Scavino.

Qu'en savais-je ?

Vous voulez un scandale ?

Vous faire voir ? Faire carrière à tout prix ?

Allez chercher la corruption ailleurs, commissaire.

Non, M. Grive ! Elle est parmi vous !

Et quand la vérité éclatera, parce qu'elle éclatera,

ils seront tous dans la merde ! Même les puissants !

Commissaire, vous malmenez la loi !

Vous ne voulez que des ennemis ?

J'espérais que vous étiez plus sensé.

Je ne suis ni sensé, ni malin.

Je vais tout droit et j'irai jusqu'au bout.

Si vous êtes hors d'atteinte,

ils s'en prendront à vos proches, à ceux que vous aimez.

- Où vous êtes ? - Hé, Anita !

J'arriverai avant !

Je vais t'attraper !

Encore à toi !

C'est encore à toi.

Oui, nous, on a déjà cherché.

Anita, compte pas trop vite.

Allez, on y va !

Ça y est !

Fonce.

Un accident, c'est impossible.

On n'a pas freiné, elle a été traînée.

C'était la plaque d'une voiture volée.

Et la description des deux hommes

est sommaire. Il y avait un barbu.

Je te déteste !

Je te déteste !

Oui, je te déteste !

Je dois m'en aller pour mon travail !

Je m'en moque, je veux rester !

Seule, non !

Je veux rester avec toi.

Ne fais pas la tête, Anita !

J'irai te chercher, on restera ensemble.

Ce sera super !

D'accord ? Tu feras ce que tu veux !

Et on restera ensemble ! Toujours ensemble !

- Toi et moi ! - Papa !

Anita !

On a appelé le Libanais sans prendre de précaution.

Ils doivent déjà le savoir. Désolé, je ne vous laisse plus seul.

Qui s'en prendrait à moi ?

Non, tu retournes à Gênes.

J'attends des nouvelles du Libanais.

Je vends le stock d'avance ?

Si le Libanais est malin,

il risque plus de se faire voir.

Fais ce que je demande.

Pourquoi ça tournerait mal ?

C'est lui.

J'ai été surpris, monsieur.

- Je pensais Cafiero fini. - Il l'est.

Vous y gagnerez plus avec nous, surtout en discrétion.

Il faudrait anticiper la livraison. Ça pose des problèmes ?

Aucun.

Si le virement est effectué.

À la banque habituelle de Trinidad.

Bien. C'est entendu, M. Gamal.

Au port !

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