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Touche pas Ă  mes affaires !

J'ai dit : "Touche pas Ă  mes affaires !"

Vire tes saloperies de chez moi !

Si tu pètes un truc, je la jouerai Ronda Rousey !

- Tu me fais pas peur, Mo. - Ta gueule.

Après tout ce que j'ai fait pour toi.

Mlle Jones, occupez-vous de vous.

Merci, Mlle Jones.

VoilĂ  pourquoi les familles d'accueil te rejettent.

- C'est ça. - À baiser un mec bien plus vieux.

J'ai pas touché à ton gros porc de mec.

Tu te prends pour une femme ?

Alors, assume.

Arrête de jeter mes fringues. Je suis sérieuse.

- Ça te servira de leçon. - C'est ça.

T'avise pas de revenir en pleurnichant.

Ça risque pas ! Va te faire !

Salope.

Connasse.

L'assistante sociale voulait vraiment que je te balance.

T'as dit quoi ?

Y a rien Ă  dire.

Pas besoin de m'acheter des trucs.

T'es comme... mon beau-père, non ?

Nadège a salopé la moitié de mes affaires.

Il m'en faudrait de nouvelles.

Tu devrais le faire.

J'ai pas de thune pour sortir.

Ça t'amuse de sonner à cette heure-ci ?

Elle est désolée.

Je l'emmerde.

Elle mérite un coup de ceinture.

Ces gosses doivent apprendre le respect pour vivre ici.

Tu es là depuis un jour et tu fous déjà le bordel.

Tu as réveillé le bébé.

Monique. Monique.

Tu vas pas dormir toute la journée.

Je dois aller bosser. Tu dois aller à l'école.

Allez. Faut y aller.

C'est pas possible...

Omari.

C'est tout ? Tu peux faire mieux.

Allez, c'est parti.

Omari.

- On dirait une meuf. - Attends.

- Quoi ? - Nadège m'a virée.

- Quand ? - Hier.

Je dois reprendre mes trucs avant qu'elle les vole.

Omari. Tu as mieux Ă  faire ?

Je finis Ă  17 h.

Non, maintenant.

17 h.

- T'es lĂ  pour lutter ? - Allez.

Vous faites que des ramassements.

C'est trop prévisible.

Ton coach craint. Faut faire plus que soulever ton rival.

Tes épaules ne sont pas assez proches. Il faut t'avancer.

Pourquoi il est pas en taule avec tout ce bling-bling ?

- Pourquoi Nadège t'a virée ? - Parce que c'est une folle.

Elle est jalouse qu'Hassan ait payé ma manucure.

Elle n'a qu'Ă  apprendre Ă  satisfaire son mec.

- T'es dans une nouvelle famille ? - Laisse tomber.

Dès que mon père est libéré, je reste avec lui.

Tiens, file-moi ça.

Pourquoi ?

- C'est qui ? - Omari.

Dégage. Mo n'habite plus ici.

- Elle a mon livre de maths. - Elle est avec toi ?

Non.

J'ai besoin de faire mes devoirs.

- Grouille. - Dégage !

Salope ! Et toi, petit enfoiré !

D'accord, Mo.

- Tu veux jouer ? - Mo, grouille.

DARREL MORRIS

Putain !

C'est une intrusion.

Tilden...

- T'appelles qui ? - Les keufs.

Pour quoi faire ?

Cette pouffiasse s'est incrustée chez moi.

Raccroche, avant que je t'en colle une.

Ces débiles essaient de gagner au loto.

Ils ne savent pas que les blacks ne gagnent jamais ?

Moi, si je gagnais...

je m'achèterais une télé géante avec une grosse sono, la totale.

Imagine jouer à Halo. - Une télé ? - Oui.

Si je gagnais autant, j'achèterais une maison et je me casserais.

Pour aller oĂą ? Tout le monde est ici.

Tu peux t'acheter une maison sur une plage de Miami

- et déguster des oranges. - Des oranges ?

Une millionnaire qui épluche des oranges ?

- Tu ferais ça pour moi. - C'est ça.

Je peux goûter ?

Je sais pas. Et moi ?

Et si tu me filais ton 06 ?

06-bonne-meuf. Et voilĂ .

Omari, oĂą tu vas ?

Ne me force pas Ă  retourner chez l'Espagnole.

Reste avec moi. Omari !

- Je me lève tôt. - On devait pas aller glander chez toi ?

- Et ma revanche ? - Regarde oĂą tu vas !

Merde.

Bon, une revanche, mais...

- Salut, O. - Salut, Darrel.

T'es un bonhomme, maintenant.

Comment va ta mère ?

Elle va bien.

Elle danse toujours ?

Oui, mais elle dit pas oĂą elle va.

Ça vaut mieux.

J'y vais. J'ai entraînement demain matin.

De quoi ?

De lutte.

- Sérieux. Tu pèses quoi, 60 kg ? - Oui.

Mais je veux descendre à 55, pour dominer dans ma catégorie.

- Travaille d'abord ton jeu de jambes. - Cause toujours.

Continue et tu vas te prendre les pieds dans le tapis.

Avec tes pompes neuves, tu crois intégrer l'équipe première ?

Tu retires tout le verre ?

- Oui. - Bien.

Je veux pas avoir d'amende.

Tu bosses ici ?

Rentrez Ă  la maison ou vous allez avoir des ennuis.

- Donne-moi ton numéro. - J'en ai pas.

Je te laisse le mien.

Cool, Ă  plus.

Il est sorti quand ?

Occupe-toi de tes affaires.

- J'ai dit quoi ? - "Je vais dominer Ă  55 kg."

Sans moi, tu ferais mĂŞme pas de lutte.

Pourquoi t'es vénère ?

Sois contente que ton père soit sorti.

Mo !

Tu vois pas que je bosse ?

- Tu ne m'as rien dit. - J'étais occupé.

Je peux habiter chez toi ?

Tu débloques ? Je trouverai un taf.

- Non. - Ça paiera le loyer.

J'ai dit non !

Merde.

Pourquoi tu as besoin de moi ?

Regarde-toi. Tu es une femme maintenant.

Fais ta vie et moi la mienne. On se croisera.

LE LUTTEUR DE BROOKLYN, DARREL MORRIS, EN ROUTE POUR LE CHAMPIONNAT DE 1999

Je lui ai parlé. Il a un boulot.

- Un vrai boulot. - Assieds-toi.

Vous pouvez savoir oĂą il habite, non ?

Parlons d'abord de ce qui s'est passé chez Nadège. - Je récupérais mes affaires. - On avait un accord.

Tu devais me dire ce qui manquait pour que j'envoie quelqu'un.

J'ai pas confiance en elle.

En tant qu'assistante sociale, je dois pouvoir te faire confiance.

J'aurai pas besoin de vous quand je vivrai avec mon père.

On en a déjà parlé.

Ce n'est plus ton tuteur légal.

Eh bien...

il a dit qu'il voulait m'adopter, donc...

Je sais que c'était dur pour toi dans les derniers foyers.

Mais je pense que Lucila...

pourrait ĂŞtre une bonne famille.

C'est pas ma famille, putain !

T'as bien fait de sécher l'algèbre.

Mme Nestor nous a filé une interro et c'était pire que des maths.

Tu me parles plus ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

Fais gaffe.

- Dis-moi ça en face ! - Mo.

- Attention ! - Du calme.

Lâche-moi ! Si tu me lâches pas...

- Mo ! - Je t'emmerde !

Elle a commencé !

Lâche-moi, putain !

C'est sa troisième bagarre, ce mois-ci.

Comme je l'ai dit Ă  Monique, c'est trois jours d'exclusion.

Elle a juste besoin de canaliser sa colère.

J'aimerais qu'elle réussisse.

On lui a donné plusieurs chances, mais ce comportement est inacceptable.

RESTAURANT ET BOULANGERIE CARIBÉEN

Qu'est-ce qui se passe...

avec la porte et la poubelle ?

Il faut partir. Allez.

ÉGLISE SAINT-MARC SOUPE POPULAIRE

File-moi ça.

L'Espagnole Où es-tu ? Appelle, s'il te plaît

Tu te rappelles quand ton daron nous faisait nous battre pour rien...

pour des jouets Happy Meal ?

T'avais pleuré comme un bébé à cause de ce camion.

C'était une tuerie.

Et tu as gagné parce que tu as triché.

Grouille.

Tu vas ĂŞtre en retard.

- Je t'ai dit de pas traîner ici. - Ce quartier ne t'appartient pas.

Je reviens du cours de lutte, pour ton info.

Le coach me voit comme son meilleur poids léger.

Il y a une équipe féminine ?

Non, je suis avec les gars.

J'ai jamais entendu une fille se battre avec des mecs.

Tu sais quoi ? Je suis meilleure que toi.

Ah oui ?

Viens donc vérifier toi-même.

Coupe tes ongles avant le combat.

Salut, la rebelle !

On peut encore s'inscrire ?

L'entraînement commence à 15 h.

Tu as quatre minutes pour me laisser tranquille.

- Vous avez entendu ? - Besoin d'aide, coach ?

Est-ce qu'on peut encore intégrer l'équipe ?

- C'est une équipe de mecs. - On dirait pas.

Et j'ai besoin de canaliser ma colère.

Pas vrai, coach ?

On s'en fiche de tes petits jeux.

- Je te parle ? - Du calme.

Tu veux faire un essai ?

Vous rigolez, j'espère.

Un genou Ă  terre. Maintenant.

- Après avoir attaqué ma nana ? - Un genou à terre.

Combien d'entre vous n'ont pas couru ce matin ?

Allez, 50 pompes.

- Une. - Sérieux ? Ils sont tous punis ?

Tu attends quoi ?

Trois... Quatre...

- Tu aimes tes lobes ? - Cinq... Six...

Et interdit de marcher avec ça sur mon tapis.

Neuf... Dix...

Tu fais quoi lĂ  ?

- À ton avis ? - Plus vite.

Allez.

Roulades !

Allez, Monique.

Baissez-vous Ă  chaque pas.

Baisse-toi. Les coudes à l'intérieur.

Un genou, tête bien levée. lève les deux jambes.

La tête toujours levée.

Va de l'avant avec l'oreille et la jambe gauche.

C'est ça.

Super. Trouvez un partenaire.

Un, deux.

Omari.

Sois mon partenaire.

- Je suis avec Jorge. - Et alors ?

Qu'il trouve quelqu'un d'autre.

Changez.

C'est pas bien.

Relevez vite la tĂŞte. Allez.

Tu dis ça, alors que je t'entraîne depuis des années ?

C'est ton père qui nous a montré ça.

- Il m'entraîne encore, moi. - Quoi ?

- J'ai pas appris toute seule. - Fais-toi respecter.

- Va bouffer des tacos, gros lard. - Ta gueule !

Si vous voulez rester dans l'équipe, activez-vous.

Tyson.

Fais l'exo avec Mo.

- Vas-y, Ty ! - Tyson.

Quoi ? T'as jamais touché une fille ? C'est ton jour de chance.

Olé !

Désolée. On recommence.

Cool ! Maintenant, tu joues les pervers et t'essaies de me peloter ?

Tyson.

Allez, on échange.

Quelle chochotte !

Oh, putain.

Changez de partenaire. Malik.

Concentre-toi sur l'exo.

Un mec a rien Ă  y gagner.

S'il tabasse une fille, il passe pour un bouseux

qui maltraite les nanas. S'il perd, c'est une merde.

En quoi c'est ma faute ?

Tu te souviens quand je t'avais dit de te faire des tresses ?

Tu étais petite, tu marchais toute fière,

comme si tu étais une reine.

La petite voisine de ta mamie a dit que t'étais moche.

Je l'ai cognée et elle n'a plus jamais recommencé.

En rentrant, quand je te l'ai dit, tu m'as frappée.

Tu sais pourquoi ?

Parce que je t'ai appris

qu'on se fout de ce que les autres disent.

Notre premier combat est dans 15 jours.

Comment vous ferez le poids

si vous n'arrivez mĂŞme pas Ă  vous lever pour aller courir ?

On verra qui sera en équipe première.

Monique.

Quoi ?

Tu habilles ta gosse comme une petite bourge pour l'église ?

Tu as vu mes perles ?

En français.

Je vais prier pour toi.

Dix secondes. Finissez fort.

- Allez, champion. - Donnez tout.

- Oh, putain. - Allez !

- Chad, neuf. Chris, quatre. - Ouais !

Suivant.

- Suivant. - Allez, O.

Allez, O.

- Allez, mon gars. - Ça suffit.

ArrĂŞtez. Omari.

Tu es prĂŞt pour les 55 kg ou tu as trop peur ?

Remets-la Ă  sa place.

Fais-la tomber.

- C'est parti. - Ouais. - Allez. - C'est bien.

Passe en dessous.

Ne reste pas collé. Pousse. Allez, O.

ArrĂŞtez de danser et osez.

- Tu vois ça ? - Joli !

- Par terre. - Lève-toi.

Allez, O. Sors-toi de ce pétrin.

Et voilĂ .

Allez, mec. Elle est toute maigre.

Je gagnerais en 30 secondes.

Mets-la Ă  terre.

Non.

- Qui se laisse dominer par une meuf ? - Lève-toi, O.

Debout.

Merde.

Putain, O.

On a une nouvelle débutante.

Fais signer ça avant la rencontre de samedi.

J'ai cru qu'il allait appeler l'hosto.

C'est bon.

Battu par une fille. Qu'est-ce qui t'arrive ?

Dit le trouillard. Attends que je te file une raclée

avec tes gros nibards.

Tu aimes quand ça fait mal, non ?

- Ça me plaît. - La ferme.

Vous préférez vous branler au McDo que de courir le matin ?

- AĂŻe. - Elle a raison.

Vous ĂŞtes tous des feignasses.

C'est vrai que ton père t'entraîne ?

Oui, et alors ?

Omari dit qu'il était champion national.

Il va venir voir le combat ?

Il sera lĂ .

Une fille de 45 kg.

Elle t'a défoncé.

Je l'ai laissée gagner.

Joue-la profil bas.

Salut, petite.

Tu te souviens de Monique ?

Oui, je l'ai aperçue.

Elle a bien grandi, comme sa maman.

Tu veux quoi ?

Rien. Je t'annonce juste que je suis dans l'équipe.

Sérieux ?

Tu fais partie de quel genre d'équipe ?

Les filles font de la lutte maintenant. Tu le crois ?

Oui, j'y crois.

Certaines meufs sont pires que mes pit-bulls.

Elle a l'esprit combatif de son père, on dirait.

Notre premier combat a lieu samedi.

Ça m'intéresse.

C'est tout ?

Ça commence à 16 h. À Hedgeman.

Bon, Ă  plus.

- Elle reste de nouveau avec toi ? - Non.

Tu sais que j'ai un plan appart pour toi.

Je dois réfléchir.

Comment ça ?

Tu dois réfléchir ?

Tu ne réponds pas à ses appels.

- Tu rentres toute amochée. - De quoi elle parle ?

Regarde. Elle a des bleus partout.

C'est pas ce qu'elle croit.

Il lui manque aussi des bijoux.

Je lui ai dit que j'ai pas volé ces sales boucles d'oreilles.

Il y a une place dans un foyer collectif dans le Bronx.

Mais c'est super loin de mon école.

- Il y a une école près du foyer. - Non.

L'entraîneur de lutte va m'enseigner...

la discipline et autres.

Regardez.

- La lutte ? - Oui.

Elle dit quoi ? C'est quoi, la lutte ?

Je crois qu'elle a intégré l'équipe de lutte

de son école.

La lutte ?

Avec un costume ?

Non, c'est un sport au lycée.

Ce n'est pas pour les filles.

Demandez-lui. Il va m'empĂŞcher de faire des bĂŞtises.

Allez.

Recule tes jambes.

Quoi ?

C'est parti.

Tu vas les démonter, non ?

Eh l'arbitre, faites-les combattre.

Reprends ta position de départ.

Elles sont Ă  ta taille ?

Oui. Merci.

Il faut te relâcher.

Ça va aller.

En plus, ton adversaire est un débutant.

Et il n'a pas vu ton arme secrète.

Mo. C'est Ă  toi.

N'oublie pas, reste devant lui et ne reste pas cramponnée à lui.

Cherche l'ouverture.

Reste concentrée.

D'accord ? Bien.

Sérieux ?

- C'est autorisé ? - Et toi, t'es autorisé ?

- Je suis un mec. - Une chialeuse, ouais.

Mo, du calme !

Ça suffit. Vous êtes ici pour lutter.

Au milieu.

Serrez-vous la main.

Allez. Serrez-vous la main.

Allez, Mo ! Allez !

ArrĂŞte-le.

Reste devant lui.

Fais vite.

Pas de petit coup.

Marque des points.

Tente un truc.

- Deux. - C'est bon !

Allez !

Extirpe-toi, Mo.

Deux.

Allez.

- Trois. - Le pont !

Quatre.

Le rouge choisit.

Le rouge choisit le haut. Le vert, en position.

Le rouge, Ă  vos marques.

Lève-toi et dégage-toi, Mo.

Du calme.

Allez, Mo. Vas-y.

Allez, Mo !

- Vas-y, Mo ! - Un, vert.

Un.

Deux. Trois.

- Lève-toi ! - Quatre.

- Lève-toi ! - Cinq.

- Reprends ta base. - Troisième mise en danger.

Rouge. Allez, Mo !

Libère-toi.

C'est bien, Mo.

Amené à terre, vert. Un.

Garde-le au sol.

Deux.

- Trois. - Lève la tête.

- Quatre. - Lève la tête !

Cinq.

C'est bon ! Parfait !

Le vert gagne.

Un riz cantonnais aux crevettes.

Quelle taille ?

Je vais prendre... un petit.

Il faut surveiller ton poids.

Tu sais, on apprécie pas sa chambre,

avant de partager une cellule avec un fou.

Dans un foyer, j'ai dĂ» partager ma chambre avec six gosses.

- Ça sentait la merde. - Oui, eh bien...

Juan m'est redevable, alors...

Tu bosses de nouveau pour lui ?

Tu plaisantes ? Non.

Moi, bosser pour lui ?

C'est juste un remboursement.

Il me doit de l'argent.

Je vais économiser un peu,

avant de me tirer.

- Tu vas oĂą ? - En Caroline du Nord.

- Chez tante Keisha ? - Tu te souviens d'elle ?

Elle a toujours le chien fou ?

- Russell ? Il était pas fou. - Oh que si.

Il voulait mordre mon bras. J'ai encore les marques.

Parce que tes cousins et toi tentiez de le monter.

Et la fois où on a attaché ses oreilles ?

Pas étonnant qu'il t'ait mordue.

Même un chien a sa fierté.

On n'aurait jamais dĂ» revenir ici.

Les choses se passent pas toujours comme prévu.

Mon pote Jay vient d'ouvrir un lavage auto

Ă  Greensboro.

- Vraiment ? - Oui.

Il connaît le proprio.

Le lavage auto est vide Ă  la station-service du mec.

On va le prendre Ă  50/50.

On sera nos propres boss.

Je ne comprends...

Je ne pige pas bien. OĂą va ĂŞtre mon comptoir ?

Sérieux. Je sais faire une vente poussée.

Je doublerai tes bénéfices.

Mini Mo !

Quand Hedgeman a-t-il fait ses derniers play-offs ?

- Jamais. - Ça vous dirait de changer ça ?

- Oui ! - Allez !

Pousse sur son coude. Insiste !

Et voilĂ  !

Tu as vu sa tĂŞte quand je l'ai pris Ă  rebours ? Je suis un serpent.

On croit m'avoir facilement...

- Bientôt, je serai au régional. - La première fois

que j'y étais, j'étais invaincu.

Pas une défaite.

Impressionnant.

Je suis allé au combat avec la grosse tête.

Un mec deux fois plus petit approche, la bave aux lèvres,

comme s'il avait la rage.

Et je me suis dit : "C'est qui, ce bulldog ?"

Ce mec avait du répondant.

- Il t'a battu ? - T'as craqué ?

Non.

Au premier tour, le meilleur affronte un tocard.

Le mec vient en sachant que c'est sa seule chance.

C'était : "Marche ou crève." Cet enfoiré ne voulait pas mourir.

Parfois, avoir la niaque suffit.

Sauf quand vous avez le roi en face de vous.

Dès qu'elle marchera, il faudra fermer ces meubles.

- Surtout dans la cuisine. - Oui, je ferai au mieux.

Je ne veux rien promettre, mais...

il y a une bonne chance que vous puissiez l'adopter.

Voici Monique.

La fille dans l'autre chambre.

Bonjour. Je suis June, l'assistante sociale de Nyasa.

Il paraît que tu as emménagé ici, il y a peu.

Tu aimes vivre ici ?

Je serai pas longtemps ici.

Elle aura bientĂ´t ma chambre.

Je suis un vrai renoi toujours prêt Toi, t'es juste un raté

Quand je m'y mets, je te mets K.O.

T'es un rigolo

Je suis Ghostface, et toi Action Bronson

Écoutez, écoutez !

Fréros, prenez votre pied Pendant je m’assieds sur mon blé

Ils se sentiront trop mal Et on ira en finale

On ira jusqu'au bout

Personne peut rivaliser avec nous

Allez !

Vas-y !

Tu rentres ou pas ?

Tu étais censé avoir fini avec Juan.

Tu préfères que je ramasse des merdes de rat et les poubelles ?

Au moins ici, aucun boss me vole.

Ma fille va faire les play-offs.

Va me chercher mes clopes.

Je les vois pas.

Tu t'entraînes au bear hug ?

Oui.

Alors, qu'est-ce que t'attends ?

Quoi ?

Rien.

Allez, en position.

Non, pas comme ça.

Ça sert à rien.

Attaque ce bras. À toi.

Attrape-moi.

Chope le bras.

Agrippe-le comme ça...

et avance.

Tu piges ?

Vas-y. Assieds-toi.

J'espère qu'il y a des équipes de lutte à Greensboro.

On y retourne.

Allez.

Dans une minute.

On repeindra le lavage auto.

Les gens font laver leur caisse Ă  cause d'une couleur ?

Carrément.

Tu crois que les gens vont aller dans un endroit ennuyeux ?

Y aura des renois avec des jantes de ouf,

des super sièges. Le nettoyage en profondeur ?

C'est ça qui rapporte.

D'accord.

Quelle est la meilleure couleur pour les affaires ?

Facile. Doré.

- Quoi ? - D'où tu sors cette idée ?

Ça s'appelle l'inspiration.

- T'en as pas, toi. - Fais gaffe.

C'est toi le cerveau, maintenant ?

Attention !

J'ai ton bras.

J'ai ton bras.

J'ai ta tĂŞte. Donne-moi...

Mo, sur son dos.

Allez, Mo.

Fais-le tomber.

Mini Mo !

T'as entendu ?

Le frère de Jorge vient en moto cross, après la soirée.

- Sérieux ? - Je pourrai la conduire.

Je vais faire du wheeling.

Quoi ?

C'est facile. J'ai vu ça sur le Net. Tu relâches l'embrayage et hop.

D'accord.

- Ça te dit ? - Non, je suis déjà prise.

Juan te fait promener ses chiens ?

Pas question.

"Ils ont intérêt à revenir propres. Je veux pas de crotte sur mes tapis."

La ferme.

Il paraît qu'il nettoie les dents de ses chiens avec une brosse électrique.

T'es prĂŞte ?

Dans une minute.

Pourquoi tu fais cette tĂŞte ?

Prends tes boissons protéinées et ton heure de gloire viendra.

Darrel, c'est ça ?

Il paraît qu'elle tient de vous.

C'est dans le sang, j'imagine.

Vous ĂŞtes plus fort que moi.

Si ma fille voulait faire de la lutte, je...

OĂą l'avez-vous appris ?

Au 569.

J'étais étudiant. C'était sûrement avant votre époque.

- Sûrement. - Bon.

On bouge.

J'emmène manger l'équipe. Vous pouvez vous joindre à nous.

Sauf si vous avez d'autres choses Ă  faire.

- Je dois bosser. - Je croyais que t'avais du temps ?

Peut-ĂŞtre plus tard.

- Mais tu avais dit... - Les choses ont changé.

Et puis l'équipe doit nouer des liens et tout ça, non ?

Oui. C'est ça.

Appelle-moi.

Ralentis ou tu vas te planter.

- C'est bon. - Tu vas te planter.

Je te l'avais dit.

- Ce jeu triche. - Tu m'écoutes pas.

Tu conduis encore plus mal que tu te bats.

C'est ça, la vérité.

- Et maintenant ? - Tu pètes mes tympans.

- Dégage avec ta mauvaise haleine. - Alors défends-toi.

On fait un concours de traction. Tu viens ?

- Tu vas pas faire du wheeling ? - Oui, pourquoi ?

On est là pour ça.

Je t'ai dit que mon frère avait une course.

C'est ça. Tu viens, Mo ?

- Non, je reste ici. - Comme tu veux.

Sérieux, si on va jusqu'en finale...

il y aura plein de recruteurs.

Tu auras sûrement une bourse.

Notre petit prince va aller Ă  la fac gratuitement.

On verra, mec.

Tu viendras chez moi tous les week-ends

pour draguer des meufs de fac.

Je vais fureter avec ma bite. Salut, beauté.

Je te dépose ?

Désolée, il a oublié ses médocs.

Pourquoi tu sabotes mes plans ?

Quels plans ?

C'est ça.

Bref, il y a de super équipes de filles à la fac.

Tu sais ?

Salut, ma belle.

Non, on glande un peu.

- On va oĂą ? - On va...

Par lĂ .

Juan organise les combats de chiens ici ?

Non.

LĂ , c'est du lourd.

Ce soir, il y a la triple vainqueure de Brownsville.

C'est le grand combat, ici.

Keisha, la tueuse. Applaudissez-la !

Mais ne vous y trompez pas,

car Miss Lala a peut-ĂŞtre l'air maigre,

mais elle n'est pas venue de Flatbush pour perdre.

Applaudissez Miss Lala.

- OĂą est l'argent ? - Elles boxent ?

- Sortez l'argent. - Non, c'est plus violent que ça.

Mesdames, approchez du centre du ring. Pas de morsure,

de griffure, de tirage de cheveux, ou d'arme. Compris ?

Applaudissez Keisha, la tueuse !

Viens manger.

Je peux pas trop manger. J'ai un autre combat samedi.

Malik pense qu'il y aura des recruteurs.

Si Malik l'a dit...

ArrĂŞte.

Il y a des équipes féminines.

La fac, c'est sympa

et tout ça,

avant d'avoir de vraies responsabilités.

Quand ta mère est morte...

j'ai fait ce que j'avais Ă  faire. Pas le choix.

J'ai hâte de gagner de l'argent, d'avoir mon appart.

Si je pouvais, je serais sur le ring comme ces filles ce soir.

Ces filles, c'est autre chose.

L'une d'elles s'est brisée la mâchoire.

Tu sais combien elles se font ?

Sérieux.

Tu as dit que Juan te payait bien.

Tu as dit que tu économisais pour un lavage auto.

Jay n'a pas été remis en liberté.

Donc, à moins de trouver l'autre moitié...

et vite, on peut dire adieu au lavage auto.

Putain.

Merde.

À peine sorti, je suis censé m'occuper de toi.

- C'est pas ça du tout. - Tu es dans l'équipe première, non ?

- Oui. - Aucune de ces filles

ne s'entraîne dans l'équipe des mecs.

C'est un avantage.

Tu t'entraînes avec des mecs et avec moi.

Un combat rapporte autant qu'une semaine de taff au parking.

En fait,

si je trouve pas dix patates,

en 15 jours, le proprio va vendre le lavage auto Ă  quelqu'un d'autre.

Je fais ma part.

On sait ce qui arrivera si je continue de bosser pour Juan.

Oublie !

Oublie !

Oublie ! Je suis débile !

Je suis con.

- J'ai pas dit... - J'aurais pas dĂ» t'y emmener.

- Je dis que l'argent... - Mange si tu as envie.

Je dois retourner au parking.

Pas étonnant que t'aies pas été pris.

Toi non plus, si je t'avais pas laissé gagner.

Ils ont tous vu que je t'ai explosé.

Attention à son attaque. C'est juste une rotation arrière.

Juan t'a filé ces pompes ?

Mon père, lui, voit mes combats.

Ta mère est trop occupée à se déshabiller pour des inconnus.

Quoi ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Elle a sûrement faim.

La mère de Nyasa est là.

Quel est le souci ? Tu n'es pas ravie de voir maman ?

Il faut juste...

Je dois aller aux toilettes.

Tu devrais ĂŞtre heureuse pour elle.

Elle devrait être avec sa vraie mère.

Combat demain au lycée Davis à 16 h. Tu viens ?

Allez, Nicholas. Allez, c'est parti.

En douceur.

Assure.

Baissez vos chevillères.

Allez, Mo.

Serrez-vous la main.

Tente un truc.

Fais le dos rond. Développe ton jeu !

C'est ça. Va de l'avant, Mo.

OĂą est ta niaque ? Avance.

Développe ton jeu !

Développe !

Lève-toi ! Relève-toi !

Serrez-vous la main.

Serrez-vous la main. Faites de même avec vos entraîneurs.

Dis-moi...

qu'est-ce qui s'est passé ?

Allez, les Huskies !

Allez, Hedgeman !

Allez, les Huskies !

On a tous le droit de perdre un combat.

Quelle connerie t'a dit le coach ?

Perdre n'existe pas...

On ne fait que gagner et apprendre.

Tu sais combien de fois mon père m'a vu combattre ?

On s'y habitue.

Allez, montrez tous vos mises.

Montrez l'argent.

Tu paries sur la grosse ?

Cette fille est redoutable.

Crois-moi.

Sortez votre argent.

Soyez pas radins.

Vous dormez ou quoi ?

Faut combien pour le lavage auto ?

On se passe de Juan et on se tire d'ici.

Pas de morsure, de griffure,

pas d'arme, pas de tirage de cheveux. Compris ?

Quelques combats...

et on sera bons.

Mesdames, rejoignez le centre du ring.

Jab, jab, jab.

C'est ta combinaison. Une série de jabs.

Quand l'autre pense t'avoir deviné, change un peu.

Pour quoi faire, quand je peux faire ça ?

C'est pas de la lutte. Fais ça

et tu t'en prends une dans les dents.

Mo !

Tout droit. Jab, jab, tout droit.

- Allez. - Jab, jab, tout droit.

Un, deux. Uppercut. Uppercut.

Avance et chope mon cou.

Je t'ai dit de choper le cou. Allez, vas-y. Un, deux.

HĂ© !

Qu'est-ce que tu fous ?

Je m'en occupe, coach.

Messieurs, asseyez-vous.

Allez, Mo !

Mini Mo !

Allez, allez.

On ira en finale

Ouais, on ira en finale

T'étais où ? J'ai pas arrêté de te joindre.

Quoi ? Ma sonnerie était éteinte.

Je t'ai dit de rester sur vibreur. Tu vas rater le combat.

- Quoi ? - Vite, on y va.

- Ce soir ? - Mais oui, putain.

Heureusement, Juan t'a gardé ta place.

Il ne faisait que 10 kg de plus.

Tu délires ? J'avais une double prise.

Écoutez tous.

Ce soir, on a des combattantes débutantes.

Donc, je vais vous demander de taper dans vos mains

et de faire du bruit. Allez-y.

C'est qui ?

La cousine de Juan. T'inquiète, tu n'as rien à craindre.

- Mesdames. - Montre-lui qui commande.

Au centre.

Vous savez ce qui va se passer, non ?

Je vous demande un combat aussi clean que possible.

Compris ? Serrez-vous la main.

Et Ă  mon coup de sifflet,

allez-y.

Pourquoi tu cours ? Avance.

Allez, Naya.

Allez, Naya. ArrĂŞte de jouer.

- Voilà. - Relève-toi !

Relève-toi ! Pourquoi tu cours ?

Oui !

Mo.

T'as perdu la tĂŞte ?

Tu me suis ?

- C'est quoi, ton problème ? - Mon problème ?

Qu'est-ce que tu fous lĂ -bas ? On est Ă  un combat de la finale.

Que dira le coach quand il te verra ?

Il dira rien.

Il saura rien. Je te jure

- que si tu l'ouvres... - Alors, hein ?

Elles t'arrivent pas Ă  la cheville.

Salut, O.

Tu as vu ce qu'a fait ta copine ?

Oui.

Elle a assuré.

J'y vais.

Sois prudent.

Tu devais rien dire.

J'ai rien dit. Il est venu de lui-mĂŞme.

Il dira rien.

OĂą est l'argent ?

Regarde toi-mĂŞme.

Cinq cents ?

- T'avais dit 1 000 ? - T'en veux pour quoi ?

Tu as de la chance d'avoir pu combattre.

C'était un entraînement.

Je te dirai quand tu seras prĂŞte pour les gros combats.

Black Moon.

Das EFX.

Special Ed. C'est aussi vieux que moi.

Qui m'a fait aimer ça, à ton avis ?

Tu es une sorte de mini-moi.

Malik m'appelle Mini Mo.

"Malik m'appelle Mini Mo.

- Malik me kiffe." - C'est pas du tout ça.

"Malik me kiffe."

Cause toujours. Il a une meuf.

Écoute-moi.

Oublie Malik.

Tu vas devenir une légende.

Et pas dans...

l'album de ta promo.

Fais-toi un nom ici et personne t'emmerdera.

Approche.

Viens.

Je dois t'apprendre Ă  esquiver.

Tu peux partir maintenant.

Qu'est-ce que t'as ?

Dégage !

Lucila veut que tu quittes l'équipe.

Je sais que tu n'as pas reçu ce coup en lutte.

Alors, dis-moi ce qui se passe avec ton père,

ou je te vire de l'équipe.

Il a rien fait. Je me suis battu avec une fille.

Mon père gère un des parkings de Juan. Je passe parfois du temps avec lui.

Il a nulle part oĂą vivre, alors il dort lĂ -bas.

Une fille l'a traité de SDF, alors...

j'ai pété un câble.

J'ai déconné, mais c'est pas la faute de l'équipe.

Je vais gagner et on ira en finale.

Il gagne du temps.

Il va le tabasser.

On peut parier.

Il s'est fait prendre.

C'est pour ça que j'aime pas le porno blanc.

Tu regardes pas le combat, Mo.

- Parions sur le combat. - Chris a tout regardé.

Y a un problème ? T'as tes ragnagnas ?

Pourquoi t'es...

Viens.

Tu fais de la lutte depuis quand ?

Mes 10 ans.

Mon oncle voulait que je boxe.

J'ai reçu un coup dans la bouche et j'ai fait :

"Non, merci."

On m'appelait Mauvais Sens, parce qu'Ă  chaque bagarre,

tous mes potes fonçaient dans le tas, et je courais dans l'autre sens.

Il y a un nom scientifique pour ça : la "padecouillite".

En tout cas, quand mon père est revenu,

j'ai failli être éjecté de l'équipe.

J'ai essayé de faire le guet avec lui et d'être plus dur...

Toi, dealer ? J'aimerais bien voir ça.

Si le coach n'était pas intervenu chez moi,

j'aurais abandonné.

- Le coach t'a payé pour dire ça ? - Quoi ?

Pas du tout.

On dirait un orateur invité.

"Allez à l'école. Dites non à la drogue."

Eh bien...

tu es un gangster Ă  l'eau de rose.

Dis donc, pourquoi toutes ces facs veulent de toi ?

- C'est des bonnes facs. - Parce que j'ai bûché.

Pas comme toi. Regarde-toi. Tu fais semblant.

Tu te prends pour une vraie lutteuse.

C'est ça.

Et lĂ , c'est qui le boss ?

Je t'en prie.

- Je te croyais plus classe que ça. - C'est pas ce que tu crois.

Vraiment.

- Et ce que j'ai vu ? - Ça veut rien dire.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - On faisait rien.

Nathalie...

- Tu l'as baisé ? - Pousse-toi.

Tu sais qu'elle est enceinte ?

- Sérieux. - Elle avait raison.

Tout le monde peut te baiser.

Je suis prĂŞte pour du lourd.

Je veux me casser d'ici.

Regarde ces filles et apprends.

La prise sous le bras. Feinte, attrape une jambe et tire vers le bas.

Bien. Passe en dessous. Relâche l'avant-bras.

Cercle. Bien, recommence.

Bien. Un, deux.

C'est pas une prise sous le bras. Tiens ses mains.

Tu appelles ça passer en dessous ? Refais.

Coach...

j'ai des problèmes... féminins.

Tu te soucies de ton poids ?

Ça ira si je mange pas, à condition de...

T'es oĂą ?

La prison espagnole

Quelque chose se prépare. Sois prête

Cool. Dernier combat demain Ă  18 h. Tu viens ?

Tu aimes quelle couleur ?

J'ai pas droit aux ongles longs Ă  cause de la lutte.

Je vais les rendre jolis.

Pour te porter chance demain.

Pourquoi tu n'as jamais eu d'enfants ?

Dieu, pas...

Dieu ne me l'a pas permis.

Écoutez tous. Souvenez-vous...

perdre n'existe pas.

On ne fait que gagner...

et apprendre.

Soyez fiers d'être arrivés jusqu'ici,

et croyez en vous pour aller loin.

D'accord ? Rapprochez-vous.

Une accolade générale.

- Les gagnants ne lâchent pas. - Les lâcheurs ne gagnent pas.

- Un, deux, trois ! - Hedgeman !

- Trois, deux, un. - Les Huskies !

Le lycée Hedgeman est heureux de recevoir Garn pour le dernier combat de la saison.

Vous ĂŞtes tous impatients.

Nous allons commencer dans quelques minutes.

Comment ça va , aujourd'hui ?

- Ça va. - Tant mieux.

Je compte sur toi.

Repousse-le de la main !

Une mise au sol. Un. Deux.

Allez, tu peux le faire !

Tu vas assurer !

Allez, lutteur dessus. Tente un truc.

Je sais que ça a dérapé l'autre soir.

Je suis vraiment allé trop loin.

On est de la mĂŞme famille.

J'ai déjà une famille.

Ah bon ?

Quel genre de père fait ça à sa fille ?

Quel père abandonne son gosse pour la fac ?

Regarde ! Fonce. C'est bien.

Avertissement.

Il faut tenter un truc.

Ça fait un.

Deux.

Trois.

Quatre.

Darrel - COMBAT CE SOIR. T'es où ? 4 appels manqués.

Deux mises en danger.

Continuez.

M. l'arbitre, obligez-les Ă  combattre.

Un.

Deux.

Trois.

Deux mises en danger.

Lutteur dessous, tente quelque chose.

Ne lâche rien.

Reprends tes bases. ContrĂ´le ses mains.

Relève-toi !

- Relève-toi ! - Un.

Deux.

Trois.

Quatre. Cinq.

Tiens jusqu'Ă  trois, lutteur du dessus.

Si tu perds, on n'ira pas en finale.

Alors, t'as intérêt à gagner.

- Pourquoi tu prends tout ça ? - Je peux pas revenir.

Par ici, la monnaie.

- Échauffe-toi. - Et mes affaires ?

Quoi ? T'inquiète.

- On va me les voler. - T'inquiète.

Échauffe-toi. Allez, monte.

Il y a du sang neuf, ce soir.

Ça va commencer.

Installez-vous.

Ce soir, on va voir si la nouvelle recrue de King D

peut faire face Ă  la terreur de Brownsville.

Miss Cheryl !

- Quelle championne. - J'attends vos paris.

Tue-la, maman.

C'est le moment de parier.

Écoute-moi. C'est ton jour. Il y a cinq briques qui t'attendent.

Mais il faut gagner.

Montrez vos paris. Allez.

Je vous rappelle :

pas de morsure,

de griffure, de tirage de cheveux,

ou d'arme. Compris ?

Serrez-vous la main.

C'est parti.

Allez, Mo. Défends-toi ! Allez !

Lève tes poings !

Séparez-vous.

Ça, c'est du combat !

- Mais qu'est-ce que tu fous ? - Elle me lâche pas.

Tu voulais te battre. C'est le moment.

Alors tu vas nager ou couler ?

Allez, Mo, défends-toi ! Bouge tes pieds !

Allez, Mo !

Pas de tirage de cheveux !

ArrĂŞtez le round !

Séparez-vous !

Séparez-vous ! Ça va aller ?

Va dans le coin.

Va dans ton coin.

La prochaine fois qu'elle te frappe, tombe et reste Ă  terre.

- Quoi ? - T'es pas prĂŞte.

- Je suis pas une lâcheuse. - Mo !

Monique !

Reste Ă  terre.

Défonce-la !

Ouais !

Ouais !

C'est bon ! On a gagné !

Les keufs ! Partons !

Allez !

- J'ai gagné. Tu as vu ? - On doit se séparer.

- Et je vais oĂą ? - Je sais pas.

- Retourne chez l'Espagnole. - Comme ça ?

Elle m'a vue à la compète. Elle saura.

Si on m'arrĂŞte, tu sais oĂą je vais atterrir.

- Tu as eu l'argent ? - Tu n'écoutes pas.

Je t'appelle quand ça se tasse.

T'es la reine.

Tu m'entends ? Tu vas devenir une légende. T'en fais pas.

T'es la reine !

Et mes affaires ?

Par ici.

Tout le périmètre est bouclé.

Regarde-moi ça.

Mon Dieu.

Quoi ?

Qu'est-ce que vous regardez ?

Une lutteuse débile.

T'as gagné ?

Je t'ai bien appris.

Salut.

Remets de la glace.

Tu sais que j'ai l'obligation de le signaler ?

Petite, je croyais ĂŞtre super chanceuse.

La plupart de mes amis ne voyaient pas leur père à part...

cinq minutes pour leur anniversaire...

Moi, je vivais avec le mien.

Je voulais absolument une trottinette.

J'arrĂŞtais pas d'en parler.

Un jour, il m'en a rapporté une.

Il m'a dit d'en faire seulement dans la cité Tilden.

Mais j'étais super fière.

J'en faisais partout.

Un jour, un gosse Ă  Marcus Garvey

m'a vue avec et a dit que c'était la sienne.

Et qu'il avait mis ses initiales sur le guidon.

Je les avais vues.

Je lui ai dit : "Mon père l'a achetée et il va te frapper."

Le gosse m'a harcelé.

Un jour, il m'a vue avec mon père et...

il l'a balancé aux flics.

Ils ont découvert qu'il volait des gens pour Juan.

Tu étais petite, Mo.

Tu n'es pas responsable de ton père.

Je vais faire ce qu'il faut.

Je le jure, mais...

n'envoyez pas mon père en prison à cause de moi.

Ma mère a dit que tu peux rester dans la chambre de Tanya.

Elle dort dans la chambre de ma mère.

Je sais.

Je suis désolée pour tout ce que j'ai fait.

Et...

tu es la seule famille à ne pas m'avoir rejetée.

Et...

Sois gentille, maintenant.

ArrĂŞte de pleurer. Pourquoi tu pleures ?

ArrĂŞte de pleurer. Ne crie plus.

Je sais. Tout va bien.

Bon.

Non seulement elle a lâché, mais elle a lâché toute l'équipe.

Donc, c'est au groupe de décider.

Devrait-on l'interdire de finale, oui ou non ?

Si Omari n'avait pas gagné, on ne serait pas en finale.

C'est vrai. Ouais.

On a tous le droit Ă  l'erreur.

C'en était une grosse.

Mais pensons au bien de l'équipe.

C'est notre première finale. Et respect à Omari

d'avoir relevé le défi...

mais Mo a assuré toute la saison.

Mo...

tu as un truc Ă  ajouter ?

J'agirai pour le bien de l'équipe.

Quoi que vous décidiez.

Il est temps de voter. Qui est pour que Mo commence vendredi ?

Mo.

Mo.

Monique.

- Tu as mon sac ? - Pourquoi ?

Parce que t'es débile. Vérifie, car j'ai pas le mien.

Oui.

J'ai bien fait de demander ou j'aurais encore dĂ» te sauver la mise.

Sans tes grands pieds, je les aurais portées. Allez, bouge.

- Tu vas où ? - J'ai oublié mon sac à l'intérieur.

Mo.

Jolie coupe. Merci.

Vas-y, ma belle !

C'est pas un défilé. Allez, dépêche-toi.

Monique.

T'as un combat ?

Tu es difficile Ă  joindre.

Tu joues les stars ?

Je sais que c'est parti en vrille.

Je me sens mal d'être parti après le combat.

Sérieux.

Mais...

tu sais que je pouvais pas me faire repérer.

Mo...

j'ai essayé de doubler nos gains.

J'étais là pendant un petit moment.

Monique.

Je me suis... emballé.

C'est tout.

Te voir sur le ring, sur le tapis...

ça m'a rappelé ma vie. Toute cette énergie.

Tu pourrais en faire quelque chose.

Je sais.

Et si on montait notre propre affaire ?

Je connais un mec qui a une salle de gym.

Mo.

Monique.

C'est comme ça, maintenant ?

Tu es trop bien pour ton père ?

Jamal est lĂ  ?

Bien. Et Chad ? Il est oĂą ? On va faire un truc ensemble.

Allez...

On est un, deux, trois, quatre, cinq, six,

sept, huit, neuf. OĂą est Tyson ?

Appelez-le pour savoir s'il vient par lui-mĂŞme.

Je n'attendrai pas plus de cinq minutes.

Papa.

Écoute, ne...

commence pas Ă  te ramollir.

Tu as mon carnet depuis quand ?

- Vous ĂŞtes prĂŞts pour la finale ? - On est en finale !

Ouais !

Allez, Hedgeman ! Allez, Hedgeman !

Allez, les Huskies !

Allez, Hedgeman !

Allez, les Huskies !

Allez, les Huskies !

Allez, Hedgeman !

Allez, les Huskies !

À la mémoire de Bobby Kashif Cox

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