All language subtitles for Brule-t-il Paris_.1966.1080p.BRRip.x264.fr

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Original subtitles

Vous arrivez directement de Normandie ?

Et comment va le moral des troupes ?

ll est excellent.

Vous le pensez vraiment ?

S'il vous pla�t.

C'est l� que l'attaque contre le F�hrer a eu lieu,

il y a � peine 3 semaines.

La bombe �tait plac�e sous la table.

Elle �tait dans une mallette.

Les g�n�raux ont cru tous mourir,

mais Dieu merci, le F�hrer s'en est sorti.

Le g�n�ral Jodl vous attend.

S'il vous pla�t.

G�n�ral Jodl.

Heil Hitler.

Ravi de vous revoir.

Le F�hrer veut vous voir imm�diatement.

Attention � sa main.

ll a �t� bless� ?

Juste une �gratignure !

Nerveux ?

- Ja. - C'est normal.

Salutations, mein F�hrer.

Le g�n�ral von Choltitz a �t� inform� ?

Pas encore, mein F�hrer.

Asseyez-vous, g�n�ral.

Merci, mein F�hrer.

Vous �tes l'un des rares � qui je fasse confiance.

Vous avez toujours ex�cut� mes ordres.

Je place Paris sous votre commandement.

Vous �tes promu gouverneur, cette fois-ci.

Merci, mein F�hrer.

Notre nouvelle arme sera bient�t pr�te.

En attendant, il reste un homme � abattre.

L'ennemi ne doit pas occuper Paris !

Soyez sans piti� avec la population !

Si les gens n'ob�issent pas, tuez-les !

Si on ne peut pas tenir Paris,

si on �choue,

alors, br�lons-le !

Von Choltitz, vous voil� enfin.

Ravi qu'on vous ait envoy�, vous n'avez pas id�e.

J'ai �t� nomm� pour vous remplacer.

Paris est � pr�sent une ville forteresse.

J'ai les pleins pouvoirs,

et malheureusement, ma t�che ne sera pas ais�e.

Je vais vous pr�senter mes officiers.

Le commandant Jay,

le colonel de l'�tat-major,

et mon aide de camp, qui saura vous servir.

Demain matin, � 6 h, au rapport dans mon bureau,

� mon quartier g�n�ral de l'h�tel Meurice.

� 7 h, je veux voir tous les officiers

pour mettre au point le plan de d�fense de Paris,

rue par rue.

Est-ce clair ?

Je ne vous d�range pas plus longtemps, messieurs.

Mon Dieu...

Messieurs, vous l'avez vu : le vent tourne.

Qu'est-ce qui vous prend ? Vous �tes saoul ?

On ne salue plus les officiers ?

Vous trouvez que c'est une tenue ?

On dirait que vous avez dormi dedans.

M�lez-vous de ce qui vous regarde.

�a me regarde !

Vous �tes un soldat de l'arm�e allemande !

Pas de chance... Vous ne savez pas ?

L'Allemagne a perdu la guerre ! Kaputt !

Liquid�e !

Debout.

Vos papiers.

Vous m�ritez un peu de prison. Vous faites honte � l'Allemagne.

Le mus�e ferme !

Allez, on ferme !

Monsieur, fermeture. La sortie est l�.

- Fermeture, monsieur. - Ja, je pars.

600 fusils pour lib�rer Paris.

O� sont les armes et munitions promises par de Gaulle ?

- On les aura bient�t. - ll les faut tout de suite.

J'attends un message ce soir.

Londres nous dira quand les Alli�s arriveront � Paris.

S'ils ne d�cident pas de contourner la ville.

- Alors, on attendra. - Dites �a � nos gars.

Bernard Lab� pourrait leur dire,

et ils l'�couteraient,

mais il est en prison.

ll faut le lib�rer.

Je ne vois qu'un moyen.

Voici le centre de Varsovie,

l� o� les terroristes polonais ont tir� sur les troupes allemandes.

Le F�hrer a donc ordonn� la destruction de la ville.

Une le�on pour les Polonais et le monde entier.

Votre mari est vivant.

- En Allemagne ? - Non.

� Paris.

ll va �tre transf�r� � la prison de Fresnes,

avec d'autres prisonniers politiques.

Fresnes... lls l'envoient donc en Allemagne.

Varsovie n'existe plus

et ne rena�tra pas.

Ainsi p�rissent tous les ennemis du Reich.

Quelles images horribles !

Silence, je regarde !

Si �a te pla�t, va donc en Allemagne !

Je n'ai rien fait ! C'est une erreur !

Apr�s-demain, place des Vosges.

- Je n'ai rien fait ! - Suivez-moi !

Voil� comment on va les lib�rer.

C'est pr�matur�.

Une insurrection ne marchera pas sans les Alli�s.

Alors, qu'ils se d�p�chent.

En 4 ans, j'ai chang� de domicile et de nom.

Nos hommes sont comme moi :

impatients d'agir.

L'impatience n'est pas un argument.

Le moral allemand est bas. Frappons maintenant !

De Gaulle est � Londres. S'il �tait � Paris, ce serait diff�rent.

Pour les Allemands, la R�sistance est une �nigme.

Des soldats sans uniforme !

lls nous croient plus nombreux, profitons-en !

La d�cision ne peut venir que du Conseil national de la R�sistance.

Oui, on le sait. ll faut le r�unir.

ll me donnera raison.

Pensez � Varsovie.

Vous risquez de lib�rer des ruines.

Mon nom est Alain, j'ai �t� parachut� de Londres.

Merci, beau travail.

Ma s�ur, allez chercher les derniers messages,

pendant que je d�code celui-ci.

Les Alli�s ont d�cid� de contourner Paris

et d'aller vers le Rhin.

C'est terrible.

En tant que d�l�gu� du g�n�ral de Gaulle,

vous devez �viter une insurrection.

Comment pourrais-je contr�ler les groupes de r�sistants ?

Que dois-je leur dire ?

''Calmez-vous, les Alli�s viendront'' ?

ll faut convaincre les Alli�s de nous aider.

Amicol, par l'lntelligence Service, pourriez-vous les influencer ?

Tout ce que je peux faire, c'est donner des renseignements,

et j'en donne.

Tout d�pend d'un plan :

�conomiser le carburant pour arriver au Rhin

avant que Hitler ne regroupe ses troupes.

Une seule solution : partir pour Londres.

En votre absence,

j'userai de mon pouvoir pour �viter une insurrection.

Ce ne sera pas possible sans aide.

Bernard Lab�... Lui seul peut nous aider.

Veuillez m'apporter un caf�, je ne tiens plus debout.

Malheureusement, avec le nouveau patron,

plus de caf�, que du travail.

On se donne � fond pour la victoire !

N'exag�rons pas.

Au rapport, Herr General.

Vous avez 7 min de retard.

Pardon, Herr General.

Voici une proclamation pour la ville de Paris,

� imprimer imm�diatement.

''Si un civil tire contre un soldat allemand,

''le b�timent dont les coups de feu auront �t� tir�s

''sera ras�.''

Vous avez une m�moire extraordinaire ?

Oui, Herr General. Enfin, non... Euh, si.

''Deuxi�mement, faites passer l'ordre de d�sarmer toute la ville.

''Troisi�mement,

''pr�parez la destruction de tous les ponts strat�giques,

''au cas o� nous devrions nous battre dans la ville.

''Pour assurer notre d�fense.

''Quatri�mement, pr�parez la destruction de toute la ville.

''Au cas o� nous devrions nous retirer et rejoindre le Rhin.''

- D�truire toute la ville ? - Ja.

Une objection ?

Paris est-il un point strat�gique ? Pourquoi r�duire la ville en miettes ?

Demandez � Berlin la date d'arriv�e de l'unit� de destruction.

Et quand doit arriver Karl.

La date de l'arriv�e de Karl.

Son nom de famille ?

Ah, oui...

Regardez.

Voici Karl.

Pas celle-ci. Regardez.

Un mortier g�ant. Quel beau jouet !

Quand Karl crache un obus, un quartier vole en �clats.

Vous voyez cet homme ?

�a donne une id�e de sa taille.

Vous avez de jolis enfants.

Apportez-moi la proclamation.

Demain matin, la Gestapo transf�re Bernard � Fresnes.

ll n'y restera que quelques jours.

Si j'avais su...

C'est quand la Gestapo a arr�t� Bernard

que j'ai su qu'il travaillait pour la R�sistance.

ll ignorait que je travaillais aussi pour eux.

On gardait le secret.

Dites-moi la v�rit� : avait-il des responsabilit�s ?

Son r�seau couvrait tout Paris.

ll avait l'estime et l'admiration de toute la R�sistance.

L'insurrection est dans l'air et seul Bernard

saurait influencer le colonel Rol, le faire attendre.

Bernard est tr�s important.

Alors, vous avez un plan ? Vous pouvez le lib�rer ?

Je dois partir en mission. ll vous faudra agir sans moi.

Comment ? Dites-le-moi.

Allez voir Nordling, le consul g�n�ral de Su�de.

ll a n�goci� des transferts de prisonniers.

20 Allemands pour un Fran�ais...

C'est notre dernier espoir.

Nordling.

J'irai le voir.

Merci.

Au revoir.

Rendez-vous apr�s la danse, salle Pleyel.

- Mais o� allez-vous, madame ? - Je veux voir le consul Nordling.

- lmpossible. - C'est important !

Je dois le voir ! C'est une question de vie ou de mort !

- D�sol�... - �a ne prendra qu'une minute !

Que se passe-t-il ?

Je m'appelle...

Elle veut entrer de force.

Que puis-je pour vous ?

M. Nordling, pardon de vous d�ranger : mon mari est � la prison de Fresnes.

Madame, il y a 2 980 prisonniers politiques � Fresnes.

Veuillez m'excuser.

Mais Bernard est important,

pour la R�sistance !

Bernard Lab�, son travail est important !

Bernard Lab�, qui poss�dait cette belle �curie ?

Oui.

J'y suis all� !

Mme Lab�, vous ne vous souvenez pas de moi.

ll y avait du monde, c'�tait charmant.

Je me rappelle le d�jeuner, une admirable mousse...

M. Nordling, c'�tait une autre �poque.

Que-puis faire ?

Les Allemands refusent l'�change de prisonniers politiques,

mais avec le nouveau gouverneur, il serait possible...

Oh, pourriez-vous aller le voir ?

Je donnerais n'importe quoi !

De truite.

Pardon ?

C'�tait une mousse de truite.

Ce jour-l�.

Venez.

On les exp�die o� ?

De l'autre c�t� du Rhin, � Buchenwald.

� Buchenwald...

''Buchenwald, mon doux pays...''

lls envoient les Fran�ais en Allemagne et on reste ici.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu� ?

Papiers, s'il vous pla�t.

Voici les plans de destruction des usines les plus importantes.

Herr General, le consul de Su�de d�sire vous voir.

Non, j'ai donn� l'ordre qu'on ne me d�range pas

durant ma conf�rence avec Ebernach !

- C'est urgent. - Qu'il attende.

- Ce sont les plans des usines ? - Ja whol, plus de 200.

Voici les ponts, 48 en tout.

Les centrales �lectriques.

Les installations hydrauliques.

Les usines � gaz.

En 5 min, la ville sera d�truite.

Combien de temps pour poser les explosifs ?

48 h.

Tr�s bien.

Faut-il pr�voir la destruction des monuments historiques ?

Notre-Dame, le Louvre ?

Tout.

Mais rien sans mon ordre �crit.

C'est un grand ordre du F�hrer : la destruction d'une ville.

Eh bien, on a d�j� bien pratiqu�, non ?

- Jamais sur une telle �chelle ! - Exact.

Le monde a les yeux riv�s sur Paris.

J'insiste : aucune destruction sans un ordre sign� de ma main.

Compris, mon g�n�ral.

Ce sera tout.

Une ville extraordinaire.

Si vous le dites.

Nous sommes des soldats, pas des touristes.

Faites entrer le consul.

M. le Consul, que puis-je pour vous ?

G�n�ral,

je demande que dans les camps de prisonniers politiques,

la Convention de Gen�ve soit respect�e.

Afin d'�viter des massacres,

comme ceux � Caen

et � Rennes.

C'est une question politique et non militaire !

- Que s'est-il pass� ? - J'ai sa signature.

- Vraiment ? - C'est incroyable.

H�tel Majestic.

Oh, mais c'est merveilleux !

lls seront remis � la Croix-Rouge si le gouvernement contresigne.

55 personnes dans le 1er autobus !

47 personnes dans le 2e autobus !

49 personnes dans le 3e autobus !

54 personnes dans le 4e autobus !

Tr�s bien.

Nous garderons les d�tenus jusqu'� l'arriv�e de la Croix-Rouge.

Merci.

Excusez-moi, vous n'auriez pas du cognac ?

Je ne me sens pas bien, c'est la chaleur.

Je regrette, je ne bois pas d'alcool.

Mais voici de l'eau.

L'eau est meilleure pour la sant�.

Tout � fait d'accord.

Commandant...

un convoi de prisonniers se trouve � la gare

et s'appr�te � partir.

- 2 453 prisonniers. - Puis-je voir la liste ?

On doit pouvoir emp�cher ce d�part.

Ce n'est plus de mon ressort.

Les prisonniers d�pendent des SS.

Nous n'avons pas de trains pour rapatrier nos bless�s,

mais ces cochons de SS en ont pour les prisonniers.

ll doit y avoir un moyen de les lib�rer.

En les reprenant aux SS ?

Eh bien...

vous pouvez toujours essayer.

J'ai re�u des instructions, que j'ai donn�es � votre responsable.

Je vous conseille de l'�couter...

tr�s attentivement...

pour �viter tout malentendu.

Est-ce clair ?

Le responsable ?

Le responsable !

Dites � vos hommes ce � quoi ils peuvent s'attendre.

On sera tous ex�cut�s si quelqu'un s'�chappe.

Pas la peine d'essayer de vous enfuir.

lls vous attraperont et tueront le reste d'entre nous.

Papiers !

Je veux voir le commandant.

Le commandant ?

Laissez-les passer !

Commandant.

J'ai un ordre sign� par le gouverneur de Paris.

Entrez.

Arr�tez de me coller cette signature sous le nez !

Je dois envoyer ces porcs en Allemagne !

C'est sign�...

J'ai les papiers, tu es libre !

Bernard, j'ai les papiers !

Tu es libre !

- Par le g�n�ral... - Quel g�n�ral ?

�a veut dire quoi ? Un g�n�ral ici et l� !

Je me fiche des g�n�raux ! Ce sont des tra�tres !

Comment �tes-vous arriv� jusqu'ici, malgr� le barrage ?

Que se passe-t-il ? On d�sob�it aux ordres ?

Qui est cette femme ?

- Elle est sous ma protection. - Su�doise ?

- Non... - Emmenez-la !

Tu es libre !

Les Allemands ont d�sarm� deux commissariats.

Les agents ont quitt� le service,

mais le directeur leur a dit de reprendre.

Vont-ils ob�ir ?

Je n'ai pas d'ordres � donner � la police,

mais notre action serait grandement facilit�e

si elle �tait en gr�ve.

- Oui. - �a aidera nos plans.

Le Front National de la Police en d�cidera ce soir.

J'irai � la r�union, je leur parlerai.

Le chef des �tudiants a �t� contact� par un ''Serge''.

ll dit pouvoir fournir fusils et munitions.

Comment a-t-il �t� contact� ?

Par un ami disant travailler pour l'lntelligence Service.

Un pi�ge de la Gestapo, hors de question.

- On s'occupera des armes. - Quand ?

Bient�t.

Un peu de patience.

- Alors, qu'a dit Rol ? - C'est trop risqu�.

C'est fou, le capitaine Serge est un type s�r.

Non, c'est non.

- �coute... - N'insiste pas.

- ll m'a promis... - N'insiste pas.

Le colonel Rol a dit non.

- Alors, on se bat quand ? - Bient�t.

Sois patient.

Vous venez pour les munitions ? Je suis le capitaine Serge.

- Fran�ois nous envoie. - Vous �tes les 1ers.

�a va, c'est Serge.

- Cigarette ? - Merci.

- Cigarette ? - Merci.

- Cigarette ? - Merci beaucoup !

- Merci. - Des bonnes !

Les voil� !

Ce sont des copains, on est du m�me coin.

- Capitaine Serge. - Diane, Jeunes Chr�tiens.

Paul Laurier, Jeunesses Communistes.

Notre chauffeur.

- Salut. - Salut.

Tous au m�me endroit, c'est l'id�al pour se faire piquer.

Les munitions sont dans un garage. Suivez-moi.

D'accord.

H�, vous attendez quoi ? Grouillez-vous !

Vous avez la marchandise ?

Vous serez surpris, mon cher.

Une trentaine. �a va ?

Personne ne bouge !

Restez dans le camion ! Mains en l'air !

Personne ne bouge !

Terminus, les m�mes.

Mettez-vous en place !

Vous, reculez !

Faites-les sortir !

Dehors !

lls ont tous �t� tu�s.

Tous. Aucune trace de ce Serge.

Un Fran�ais travaillant pour la Gestapo.

Je les avais pr�venus.

Pauvres gosses...

Et la gr�ve ? O� en est la police ?

C'est fait, ils ont d� voter.

Bien, maintenant, � nous de jouer.

La prochaine fois, on fera pire.

L�-bas !

Enlevez-moi �a !

Toutes !

Bande de porcs !

Des nouvelles de Chaban ? Je sais juste qu'il a quitt� Londres.

- Les Alli�s marchent sur Paris ? - J'en sais autant que vous.

Pierrelot, vous �tes en retard.

Je suis d�sol�.

ll y en a partout.

''Paris se bat.''

Le colonel Rol est actif !

La lib�ration a commenc�.

On aurait d� prendre les devants.

Vous repr�sentez de Gaulle � Paris. Que devons-nous faire ?

On n'a plus le choix.

Vous m'avez demand�e ?

Quel est le dernier rapport ?

Chaban est de retour. Je dois le voir avant le couvre-feu.

Demain, r�union du Comit� national.

ll faut frapper les Allemands avant Rol.

On va prendre la pr�fecture de Police.

Le centre nerveux !

- D'ici demain ? - La liste !

- Claire ! - Oui ?

Portez cette liste de noms � la bo�te habituelle.

Les chefs de r�seaux alerteront les agents.

Puis-je vous aider, mademoiselle ?

- Non merci. - Mais c'est bient�t le couvre-feu.

Vous permettez ?

Elle ne marche pas tr�s bien. Je crois qu'elle est cass�e.

Pardon, mais je dois rentrer chez moi.

En ce cas, permettez-moi de vous raccompagner.

Mais vous �tes tr�s aimable !

Vous n'imaginez pas � quel point vous m'aidez !

- O� �tiez-vous ? - Que fais-tu en uniforme ?

ll faut reprendre le travail.

C'est faux, tout gardien en uniforme sera r�voqu�.

- On est en civil. - On doit rejoindre la pr�fecture.

On veut nous diviser.

Je vais me changer.

Partez, M. l'abb�, �a pourrait mal tourner.

Justement, vous aurez besoin d'un aum�nier.

Bayet, les instructions sont arriv�es et tout marche.

- Parfait. - Je...

- Tout � l'heure. - Dites...

Silence ! Silence !

Au nom de la R�publique

et du g�n�ral de Gaulle,

je prends possession de la pr�fecture de Police !

Je n'ai pas donn� l'ordre de prendre la pr�fecture.

Quelqu'un l'a donn� pour vous.

Dites � nos hommes d'agir. Je vais voir ce qui se passe.

Maman, regarde ! L�-bas !

Mon Dieu, c'est fini.

Jean-Pierre Grignon, voulez-vous �pouser Liliane Sivel ?

Oui.

- Et vous, Liliane Sivel ? - Oui.

C'est avec grand plaisir que...

Enlevez cette �charpe. Vous n'�tes plus maire.

On ne peut plus se marier ?

La c�r�monie continue.

Avec tous mes compliments et mes v�ux de bonheur.

M. Luizet, comme l'a voulu de Gaulle,

voici la pr�fecture.

- Bayet ! - Oui ?

- M. Joliot-Curie. - Ah bon ?

- Excusez-moi. Joliot-Curie. - Bayet.

- Emmenez-moi � la cave. - La cave ?

- Conduisez-le de l'autre c�t�. - Merci.

Je vous en prie.

Videz toutes les bouteilles.

Doucement, les valises ! C'est de l'acide.

�a fera de beaux cocktails Molotov.

M�me le Ch�teau Margaux et le champagne ?

Tout, sauf les magnums.

Et l'essence ? L'essence, vite !

Attention !

Attention !

lci le colonel Rol.

En tant que chef des FFl de Paris,

je vous f�licite.

Gr�ce � vous, les Allemands sont sur la d�fensive.

Ce n'est que le d�but.

Mais vous �tes trop nombreux ici.

Regagnez vos commissariats, sauf 300 hommes,

en attente des instructions.

L'essentiel est que les nazis nous voient partout dans Paris !

Ex�cution.

Rol nous a retrouv�s.

Mais on a lanc� le mouvement.

On est tous dans le m�me bateau.

�a y est, les mairies sont occup�es � 80 % .

- Bien. - Voyons les commissariats.

Colonel Rol, j'ai 10 hommes. Que dois-je faire ?

- Prenez le quai. - Mais je n'ai pas d'armes.

Alors, allez vous coucher !

Ne tire pas !

Attends qu'il s'approche.

Sortez !

Vite, les munitions !

Les fusils !

Attendez-moi !

Allez ! Vite !

Vite !

Allez !

- On en fait quoi ? - � la cave.

J'ignorais qu'il �tait interdit de traverser Paris.

Sales Fran�ais, je vous tuerai tous !

Jusqu'au dernier !

Salauds de Fran�ais...

Emmenez-moi � l'h�tel Meurice !

- Que se passe-t-il ? - Ce qui se passe ?

Qu'attendez-vous ?

Mes hommes ont br�l� vifs !

Venez.

Positionnez 3 tanks devant la pr�fecture.

Qu'ils tirent jusqu'� la reddition des insurg�s !

Avertissez la Luftwaffe au Bourget. On aura besoin d'eux.

Ce sera tout.

- Reste l� ! - Laisse-moi y aller !

Reviens ! Monique !

lls vont nous tirer dessus !

Voil� les chars. Voil� les chars !

O� �a ?

Quai Saint-Michel, ils nous encerclent.

lls ont tir� dans les fen�tres. ll y a 3 morts.

- Vite, vous passez l'appel ? - Oui !

- Les voil� ! - Attention !

Ouvrez, c'est la Croix-Rouge !

Vite, c'est la Croix-Rouge !

Mince, j'allais avoir ma communication.

All� ! Assaut allemand sur pr�fecture !

All� !

All� ! Nous vous demandons toutes vos forces disponibles.

All� ! All� ! � l'�le de la Cit� !

Pour attaquer l'ennemi � revers !

All� ! All� !

Vous m'entendez ?

All� ! All� ! All� ! Quoi ?

ll y a un autre appel, r�pondez.

ll est bless� !

- Vite ! - C'est grave !

La mairie de Neuilly. ll est bless�, il a �t� touch� !

lls demandent des renforts. All� ! Oui ?

Vite, un m�decin ! ll va mourir !

Que fais-tu ? ll est mort.

On doit se battre avec des canifs ?

J'ai demand� des munitions. On doit �vacuer la pr�fecture.

lmpossible, mat�riellement et moralement !

Autant rester.

Vite, d�p�chons !

Voil� comment on me remercie d'avoir lib�r� des prisonniers !

Et maintenant, on me demande de cesser le feu !

�a, jamais ! Je les exterminerai tous !

Demain matin, plus de pr�fecture,

plus de cessez-le-feu, plus de Paris !

La Luftwaffe aura tout an�anti !

Et si des bombes ratent leur but ?

Certaines ratent mais d'autres touchent.

C'est la loi des grands nombres.

Des bombes qui ratent leur cible...

risquent d'atteindre Notre-Dame.

La Sainte-Chapelle.

2 000 ans d'histoire seraient r�duits en poussi�re.

J'entends �a tous les jours.

Hier, le maire de Paris, Taittinger, est venu.

- Taittinger... - ll m'a dit la m�me chose.

Je suis avant tout un soldat, je dois me conformer aux ordres !

G�n�ral...

votre ennemi est l'arm�e des Alli�s...

et non le peuple de Paris.

Ce qui vous importe, c'est de d�fendre la ville.

N'est-ce pas ?

Si vous arrivez � n�gocier une tr�ve,

vous aurez le temps de pr�parer cette d�fense.

On c�de du terrain � la pr�fecture.

- Et � Neuilly ? - Plus de r�sistance que pr�vu.

Dites � la Luftwaffe de bombarder Paris.

Les Alli�s ma�trisent le ciel.

Si on attaque de jour, on perdra nos avions.

Alors demain, avant l'aube !

Les renforts sont arriv�s du Danemark ?

Non, et ils n'arriveront jamais.

Alors ?

Vous allez accepter le cessez-le-feu ?

J'ai besoin des ponts et de temps.

Un cessez-le-feu me donnerait du temps.

Toutefois, vous n�gocierez. Je ne veux pas �tre m�l� � �a.

Mais si un seul soldat allemand �tait tu�...

N'ayez crainte.

L'histoire vous sera reconnaissante.

Vous aurez sauv�...

une tr�s belle ville.

Suzanne ?

�a va.

Je voulais entendre ta voix.

Les enfants ? Comment vont-ils ?

Tu les embrasses.

Mais oui.

Ne t'inqui�te pas.

Mais non, ne t'inqui�te pas.

Je n'ai pas de balles !

On a gagn� ! lls ont foutu le camp !

Non, je t'en prie !

Cessez le feu !

Un cessez-le-feu a �t� conclu avec le gouverneur allemand.

Le Comit� national de la R�sistance

demande � tous les citoyens de la R�publique

de ne pas effectuer de repr�sailles ou tout autre acte.

En �change, les Allemands n'attaqueront pas les �difices publics

aux mains de la R�sistance.

De plus, ils acceptent de traiter les prisonniers

en accord avec les lois de la Convention de Gen�ve.

Cessez le feu !

Un cessez-le-feu a �t� conclu avec le gouverneur allemand.

- �a alors ! - Qu'y a-t-il ?

lls appellent en mon nom � cesser le feu.

On ne va pas arr�ter maintenant !

On est oblig�s, faute de munitions.

On en trouvera.

Gr�ce � la tr�ve, gr�ce � la tr�ve,

nous avons eu la reconnaissance de ce comit� et des forces dans Paris

et pu �viter la d�faite, ce qui est crucial.

La pr�fecture n'aurait pas tenu 1 h de plus.

Vous savez pourquoi. O� �taient les munitions ?

Notre d�l�gation a demand� aux Alli�s d'envoyer des armes

et de pousser sur Paris, sans r�ponse.

J'ai rencontr� le g�n�ral Patton.

ll m'a fait comprendre que les Alli�s

voulaient prendre Paris par encerclement.

Nous devons rester ici, pas le choix.

On a un gentlemen's agreement avec Choltitz !

- Choltitz, un gentleman ? - Oui !

Choltitz ?

Je ne cherche qu'� sauver des vies et nos hommes

et �viter tout massacre inutile.

ll s'agit juste de diff�rer les combats,

jusqu'� ce que la situation �volue en faveur de la R�sistance.

Je vois.

On croise les bras en attendant les Alli�s.

C'est d'une l�chet� !

Bande de tra�tres !

lmpossible de d�lib�rer ! Je me retire !

Je propose de passer au vote.

En faveur de la tr�ve, levez la main.

Contre la tr�ve ?

La tr�ve est d�nonc�e � une voix de majorit�.

J'appuierai votre d�cision.

Pour des raisons tactiques,

n'appelez pas au combat avant demain, 15 h.

Halte !

- Nous sommes importants. - Laissez-moi faire.

Sortez, mains en l'air.

Nous repr�sentons la R�sistance.

Une tr�ve a �t� conclue avec le g�n�ral-commandant,

par l'interm�diaire du consul de Su�de.

Nous en contr�lons l'application.

- On va voir. - Commandant.

Un porte-documents ?

Des terroristes !

Je regrette. �a, c'est tr�s grave !

Vous ne pouvez pas ignorer la tr�ve.

Vous devez nous lib�rer.

Montez. Vite, montez.

lls disent peut-�tre vrai, je ne veux pas avoir d'ennuis.

Je vais v�rifier �a.

Conduisons-les � la Gestapo.

Je prends les femmes et vous, les hommes.

Bien, monsieur.

Venez, vous deux !

J'ai failli les faire ex�cuter,

puis j'ai pens� que vous voudriez leur parler.

Messieurs, vous connaissez le consul de Su�de, M. Nordling.

ll a n�goci� ce cessez-le-feu qui a tu� 200 soldats allemands !

En tant que repr�sentant du g�n�ral de Gaulle,

je proteste contre notre arrestation pendant la tr�ve !

Nous �tions en train de veiller � son application.

On a trouv� dans votre voiture

une proclamation pour prendre les armes !

Vous vous assurez du respect de la tr�ve

et vous nous attaquez sous mon nez !

Je suis membre du gouvernement en exil.

On ne met pas ma parole en doute !

La proclamation dans la voiture a �t� r�voqu�e.

Pourquoi avoir attaqu� mes soldats ?

Vous commandez une arm�e, vos hommes ob�issent.

La R�sistance est faite de mouvements

que je ne contr�le pas.

Les communistes ?

Nous avons dans nos rangs communistes et non-communistes.

Nous combattons tous contre un ennemi commun !

Ceci m'est �gal !

R�glez vos comptes politiques, mais ne tirez pas sur mes soldats !

Pour la fin des incidents, supprimez les patrouilles.

Herr Consul, ils ont �t� arr�t�s apr�s le cessez-le-feu.

- Je vous les remets. - Merci, monsieur.

- �tes-vous officier ? - De r�serve.

Alors...

Emmenez-les avant que je change d'avis.

Attention.

Bien, � pr�sent, on descend dans la clandestinit�.

Cette fois, litt�ralement.

On a pris presque tous les commissariats.

Bien, mais de toute mani�re, les Allemands sont dans Paris,

l'ordre est de les combattre.

C'est par ici.

D�p�chons, ils vont appeler.

Tiens, des v�tements allemands !

Pas trop t�t ! On p�le de froid !

Prends �a.

Tiens, donne �a � Jean.

C'est l'heure.

Ja, tout va bien. Heil Hitler !

- Qui est-ce ? - Le surveillant allemand.

Depuis 2 ans, il s'assure que tout va bien dans les �gouts.

All� ! All� !

lci la place de la Concorde.

Un char nazi patrouille toujours.

Sinon, rien � signaler.

ll faut contacter le commandement alli�.

Vous avez envoy� Varreux ?

ll a �t� tu�. ll n'a m�me pas atteint le front.

C'est le 6e homme qu'on perd.

Alors, on en envoie un 7e.

Maurice, tu connais la r�gion ?

Je suis de Marseille.

Tu connais la Normandie ?

J'y �tais en vacances, mais je ne connais pas vraiment.

ll ne reste que vous. Vous voulez y aller ?

Bien s�r.

Le docteur Monod a une voiture.

On passera en pr�textant l'inspection d'h�pitaux en Normandie.

- �a me va. - Bien.

Quand vous contacterez les Am�ricains...

Si j'y arrive.

Bonjour.

Voici vos papiers.

Vous �tes mon assistant, je vous laisse conduire.

Dites, vous vous y connaissez en m�decine ?

Non, pas trop.

Un interne de Versailles viendra avec nous.

Quel moteur !

Pour une fois, c'est de la vraie essence.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

All� ! Oui ? Oui ? C'est Mantes !

- Les Am�ricains sont � Mantes ! - � Mantes !

�coutez... on entend les chars !

�coutez !

�coutez �a !

Sans blague !

- Personnel hospitalier. - Vous voyez ?

- ll est avec nous. - C'est mon assistant !

Nous allons voir un patient � Neauphle-le-Ch�teau.

lls ont re�u un appel d'urgence et aimeraient se rendre � Neauphle.

Que se passe-t-il ?

Faites demi-tour !

Le couvre-feu est dans 30 min.

Filez ou je vous fais fusiller !

Halte ! Demi-tour !

Mais, M. Cocteau, que faites-vous ici ?

- Bonsoir. - Monsieur.

- C'est le couvre-feu. - Justement...

On venait chez vous.

- Bien, avec plaisir ! - On peut entrer ?

Bien s�r, je vous ouvre le portail. Suivez-moi.

C'est votre vrai nom ?

J'esp�re que vous �tes bien install�s. Bonsoir.

Bonsoir.

Merci, monsieur.

D'apr�s le gar�on de ferme, le front n'est qu'� 11 km.

ll va me conduire, c'est moins risqu� de nuit.

Avec un gar�on de ferme inconnu ?

Vous ne ferez pas 2 km sous ce d�luge avec ces chaussures.

Et si une patrouille vous arr�te ?

Vous n'allez pas dire que vous partez soigner une vache.

�coutez, mon vieux.

C'est de la folie de dire aux Alli�s de parachuter des armes � Paris.

Vous imaginez ? Des armes pleuvant dans les rues ?

Dans quelles mains tomberaient-elles ?

C'est ma mission.

Au lieu de demander des armes, dites-leur de foncer sur Paris !

lmpossible...

Si �a ne marche pas, essayez de parler � Leclerc,

seul � seul.

Enfin, foncer sur Paris, il n'attend que �a depuis 4 ans.

J'ai eu tort de manger ces pieds de porc.

Heureusement, je suis m�decin.

�a me d�molit l'estomac.

Vous ne passerez pas.

Les bois sont bourr�s de SS et les routes sont barr�es sur 10 km.

Alors, que fait-on ?

La matin�e est perdue, on n'a pas pass� les Allemands.

Venez.

Le commandant Georges, bien s�r !

C'est le chef de la R�sistance � Corbeilles.

Vite !

- Non, le ticket, demain. - Merci beaucoup.

Tiens, Pierre. Prends ton pain.

Voil� ! Au revoir.

Au revoir et merci beaucoup.

Les Am�ricains sont � l'or�e des bois.

Alors, �a va.

Bien, je vous laisse. Je dois retourner � l'h�pital.

Et les Allemands ?

lls sont � l'autre bout du village.

lls ont fortifi� une ferme avec des mitrailleuses.

Avec eux, il faut passer en force. C'est la seule solution.

Allons-y.

- C'est lui ? - Oui.

ll veut rejoindre les Am�ricains.

On va essayer.

Simone !

Tiens la boutique !

Je les ai choisis pour l'uniforme.

Les Allemands ont un respect inn� de l'uniforme.

- Je vous raconterai. - Non, je vous accompagne.

Allez.

Oui ou non ?

Attention aux mitrailleuses. Pr�t ?

Pr�t.

Stop !

- lci, c'est bien. - D'accord.

Allez-y.

Les Am�ricains sont en face. Bonne chance.

- Merci. - Allez !

Laisse-le filer.

Si on tire, les Am�ricains vont nous rep�rer.

D'o� sortez-vous ?

J'arrive de Paris,

avec un message pour le g�n�ral Eisenhower.

- Voici la nouvelle proclamation. - Bien.

- O� as-tu piqu� ton casque ? - � un Allemand qui dormait.

C'est pas ta taille !

H�, apporte ton lit.

- Des cartouches ! - Porte-les � Colette.

La boulang�re en avait plein.

C'est tr�s simple.

On d�colle du Bourget, on bombarde Paris,

on retourne au Bourget et on repart.

M. le feld-mar�chal.

Laissez-nous seuls un moment.

Vous �tes incapable de maintenir l'ordre en ville

et vous avez n�goci� avec les terroristes.

Vous n'avez pas � faire de politique !

Pourquoi avoir dit aux panzers de quitter la pr�fecture ?

La Luftwaffe aura de meilleurs r�sultats.

Pourquoi ne pas avoir attaqu� ?

� cause de la sup�riorit� a�rienne des Alli�s.

Avec le repr�sentant de l'arm�e de l'air...

Restaurez l'ordre � tout prix.

Sinon, vous savez ce qui vous attend.

Le g�n�ral feld-mar�chal Model.

Pr�parez le bombardement de Paris.

Commandant Gallois ?

Je viens de la part du colonel Rol,

chef de la R�sistance � Paris,

vous dire qu'on ma�trise la moiti� de la ville

et qu'on veut que vous...

Que voulez-vous ?

Nous vous demandons de nous aider.

La situation est la suivante :

nous tenons les �difices officiels.

Apr�s un jour de tr�ve, on se bat de nouveau,

mais on manque d'armes et de munitions.

Les Allemands le d�couvriront t�t ou tard,

et quand �a arrivera, leur r�action sera terrible.

Surtout s'ils re�oivent des renforts de l'est,

comme on nous l'a dit.

lls pourraient d�truire Paris.

Nous vous demandons d'envoyer une unit� pour lib�rer la ville...

imm�diatement.

Vous �tes un soldat, je r�pondrai en soldat.

Primo, notre but n'est pas de lib�rer des villes ou des capitales

mais d'an�antir l'arm�e allemande.

On peut gagner en 3 mois si on continue d'avancer vite.

Secundo, commandant Gallois,

bien que j'aie le d�sir de vous aider,

vous savez dans quelle situation je suis.

Tercio, on ne peut pas changer les plans.

La victoire finale en d�pend.

Ces plans excluent de ravitailler 4 millions de Parisiens.

Navr�, commandant, les d�s sont jet�s.

Je rapporterai notre conversation � mes sup�rieurs � Paris.

Asseyez-vous.

Ordonnance !

- Monsieur ? - Ouvrez une bouteille de champagne.

Bien, monsieur.

Fatigu� ?

Non, monsieur.

Puis-je escompter que vous m'accorderez une faveur ?

Laquelle ?

Je veux parler au g�n�ral Leclerc.

Leclerc ?

Ce lion impatient...

- Pr�t � voyager de nuit ? - Bien s�r.

Bien.

Bonne route.

Kernz !

Monsieur ?

Trouvez-lui une Jeep, qu'il soit conduit � Laval.

ll va voir le g�n�ral Leclerc.

Merci, monsieur.

La route sera longue. Les huiles sont � Laval.

All� ! All� !

Le g�n�ral Bradley.

Bon voyage.

Brad ?

Bon sang, que se passe-t-il � Paris ?

Colonel Lebel, commandant Gallois.

Colonel Lebel,

liaison du g�n�ral de Gaulle aupr�s du g�n�ral Bradley.

Le g�n�ral Patton a dit que vous arriviez.

- Qui ? - Le g�n�ral Patton.

Vous l'avez vu au front.

- C'�tait le g�n�ral Patton ? - Oui.

Le g�n�ral Leclerc n'est pas l�, mais...

j'ai dit aux Am�ricains que vous arriviez

et ils ont h�te de vous voir.

Le g�n�ral Siebert est en r�union et attend votre rapport.

C'est notre derni�re chance de convaincre les Alli�s

de foncer sur Paris.

� vous de jouer, maintenant.

Je vous �coute, commandant.

La R�sistance et la population parisienne

contr�lent � pr�sent la majeure partie de la ville.

Nous voulions vous recevoir dans un Paris lib�r�.

Mais... nous ne tiendrons pas ind�finiment.

Nous avons besoin de votre aide.

Les Allemands n'ont pas d'unit�s organis�es

entre vos lignes et Paris.

D'un point de vue militaire, ce serait une erreur...

pour ne pas dire un crime,

de ne pas tirer parti d'une situation si favorable.

Ce n'est plus qu'une question de temps, messieurs.

Les Allemands vont contre-attaquer.

lls ont pour ordre strict de d�truire Paris !

C'est par centaines de milliers que les Parisiens seront massacr�s.

Le peuple fran�ais ne pardonnerait jamais aux Alli�s

de ne pas l'avoir aid�.

Jamais.

Vous avez �t� �loquent.

Vous nous avez dit la m�me chose que de Gaulle � Eisenhower.

Je vais appeler Bradley.

Envoyez-nous un r�giment.

Dites � Leclerc que j'ai du nouveau.

- Leclerc est l� ? - ll arrive dans quelques heures.

F�licitations, vous avez fait bonne impression.

Venez manger un morceau, vous devez avoir faim.

Je vous en prie.

lci, nous serons tranquilles.

Asseyez-vous.

Le cessez-le-feu n'a pas fonctionn�.

La situation est pire qu'auparavant.

Les Alli�s ont franchi la Seine � Mantes.

Si mes renseignements sont justes, Paris sera bient�t encercl�.

Je devrai prendre des mesures et faire d�truire la ville.

Vous allez vraiment d�truire la ville ?

Si votre tr�ve avait �t� respect�e...

H�las...

personne ne contr�le la R�sistance.

Si de Gaulle �tait l�...

Personne ne lui demande de l'aide ?

� de Gaulle ?

C'est le seul moyen de sauver Paris.

Sinon, la R�sistance va me pousser � l'acte.

J'ai re�u l'ordre suivant de Hitler.

''D�truisez Paris tout entier.''

Faites ce que vous pouvez. Tenez, pour traverser nos lignes.

Pourquoi faites-vous �a ?

Si je pensais que d�truire Paris aiderait l'Allemagne � gagner,

j'irais allumer l'incendie moi-m�me, mais...

la guerre est perdue.

Alors...

pourquoi Hitler ordonne-t-il la destruction de Paris ?

ll a perdu la raison, j'en ai la conviction.

Je l'ai vu � Rastenburg.

Deux officiers SS vous attendent.

Vous avez trouv� quelque chose ?

Non, Herr General. L'habitude, c'est machinal.

Alors ?

C'est une mission d�licate.

C'est la sp�cialit� des SS,

les missions d�licates.

Himmler a appris l'existence

d'une tapisserie au Louvre.

Quoi ?

Une tapisserie. �a s'appelle...

une tapisserie de Bayeux.

Elle date du Xle si�cle.

L'invasion de l'Angleterre par les Normands.

Le Reichsminister veut l'offrir au F�hrer.

Un ersatz de l'invasion de l'Angleterre.

C'est d�plac�, Herr General.

Eh bien, messieurs, prenez donc cette tapisserie.

On comptait sur vous,

Herr General.

Le Louvre est contr�l� par la R�sistance.

Mais il est en face.

Mais y sera-t-il apr�s le bombardement ?

Allez l�-bas avec un drapeau blanc, ils vous l'offriront peut-�tre !

Au revoir. Heil Hitler.

Nous repr�sentons le gouvernement provisoire.

On a pu occuper les minist�res.

Mais il faut continuer � installer le gouvernement

en tenant une s�ance de conseil du cabinet,

disons � 16 h.

D'accord.

Prenons Matignon.

Pierrelot s'en chargera.

- Matignon ? - L'h�tel Matignon.

L� o� se tiennent les conseils de cabinet.

Je ne crois pas qu'il y ait d'Allemands l�-bas,

mais des collaborateurs occupent le b�timent.

lls vont nous repousser ?

Certains d'entre eux sont contre nous.

On ne sait jamais.

R�unissez 30 hommes, �a devrait suffire.

30 hommes...

Bien, je ferais mieux de m'y mettre.

- Claire, t�l�phone. - Oui.

Messieurs, rendez-vous � 16 h pour le conseil.

� Matignon.

Ben voyons...

All� ! Marcel est-il l� ? Ah, il est absent ?

- Alors ? - Personne ne peut venir.

- Maurice ? - ll est coinc� au journal.

- Et Roger ? - � l'H�tel de Ville, pareil.

- J'irai seul. - Je viens avec toi.

Par l�-bas, allez ! Vite !

- O� est Matignon ? - Par l�.

- La pr�sidence du Conseil ? - Ah, pardon, rue de Varennes.

Rue de Varennes !

ll y a des gardes, vous ne pouvez pas vous tromper.

Attention, ils tirent � vue.

On va se faire tuer, viens.

Que fait-on ?

On y va.

- Que voulez-vous ? - Parler au commandant.

Quelqu'un d�sire vous voir.

Je suis le commandant.

Que d�sirez-vous ?

Je prends possession des lieux, au nom du gouvernement provisoire.

Je suis un bon r�publicain.

� votre disposition.

Merci, commandant.

Officiers !

On n'a pas mis notre brassard.

Garde � vous !

Pr�sentez armes !

Bienvenue, M. le ministre.

Merci. La salle du Conseil ?

Suivez-moi.

- Qui �tes-vous ? - La standardiste.

- Au standard. Et vous ? - Un employ� de bureau.

� votre bureau.

- S�ance dans 2 h. - Combien serez-vous ?

- Une trentaine. - Parfait.

Le bureau du premier ministre.

Ah, monsieur, j'ai connu des crises minist�rielles,

mais jamais comme celle-ci.

lls ont tout emport�, m�me l'argenterie !

Voil� la salle des s�ances.

Bien, faites pr�parer des crayons et des gommes.

Et de l'encre.

Comme d'habitude, pour les conseils.

Bien, pr�parez �galement quelques chambres pour la nuit.

Je suppose que M. le ministre d�sirera la chambre verte ?

- La chambre verte ? - R�serv�e au premier ministre.

�a alors...

�a fera l'affaire.

Pardonnez-moi...

Pardon.

Je sais exactement ce que vous ressentez.

Pas d'�motions, allez aux faits.

Si vous ne foncez pas sur Paris, la ville risque

d'�tre d�truite.

- La situation est si grave ? - Oui.

ll faudrait que vous partiez pour Paris d�s demain.

C'est mon v�u le plus cher. Je fais ce que je peux.

Une division n'est pas un jouet qu'on trimballe.

On vient de liquider Argentin,

on est tr�s loin de Paris.

Je pourrais y �tre...

ll faudrait l'ordre aujourd'hui.

- Sinon ? - Sinon...

nous aviserons.

Le g�n�ral de Gaulle convaincra les Alli�s.

Maintenant, racontez-moi tout.

Alors ? O� est le g�n�ral Bradley ?

S'il n'est pas l� avant 7 h, il sera trop tard.

ll faut cet ordre avant ce soir.

Ah, le voil�.

ENTRACTE

J'apporte les nouvelles, Siebert. O� est-il ?

Vous avez gagn�.

La d�cision est prise de foncer sur Paris.

Nous trois en portons la responsabilit�.

Moi, car je donne cet ordre.

Vous, Leclerc,

car vous l'ex�cuterez.

Et Gallois, car vos renseignements nous ont conduits � cela.

Merci.

Comment vous sentez-vous ?

Oh, je n'ai pas dormi depuis 3 jours.

Je vous promets du sommeil. Je vous envoie au G2.

Demain, vous rejoindrez Leclerc � Rambouillet.

Gr�bus !

Mouvement sur Paris.

C'est votre fils, lieutenant ?

ll avait 2 ans.

ll en a 4 maintenant.

Je ne l'ai jamais vu.

Rangez tout ! Mouvement sur Paris !

Je ferais mieux de me raser avant que ma femme ne me voie.

�a y est ! On va � Paris !

Le Blanc-Mesnil ?

C'est par l� ! O� allez-vous ?

� Paris !

Paris ? Vous n'�tes pas encore arriv�s !

J'ai une tante qui a un restaurant � Montparnasse.

On mangera l�-bas � vie.

C'est pr�s de la Bastille ?

Pas � la Bastille, � Montparnasse.

Paysan...

Termin�.

Bien, message termin�.

Deux divisions blind�es allemandes arrivent sur Paris.

� toutes les unit�s : plus vite !

Allez, plus vite !

Ordre du g�n�ral, � toutes les unit�s : acc�l�rez !

O� est Leclerc ?

ll marche vite mais il est encore � 50 km du but.

�a fait environ 30 miles.

On ne peut pas prendre le risque

que ce g�n�ral allemand change d'avis et d�truise la ville.

Leclerc n'a pas une t�che facile.

Que la 4e division soit pr�te � l'�pauler.

La tour Eiffel est sur la rive droite de la Seine, pas vrai ?

La rive gauche.

D'accord, elle est sur la rive gauche.

�a veut dire que le Louvre est sur la rive droite

et que la Chambre des d�put�s...

�coute, laisse tomber et fous-moi la paix.

Toi, tu as d�j� visit� Paris, mais pas moi.

Jamais j'aurais cru voir Paris.

''Voir Paris et mourir.''

Non, on dit �a de Naples.

Que se passe-t-il quand on meurt ?

On va � Naples !

Marrant...

D�chargez les bazookas.

- On file sur Paris ? - Oui, on y va.

Le t�l�phone marche !

On peut t�l�phoner � Paris !

H�, le t�l�phone marche ! On peut appeler Paris !

Maurice, c'est le moment de t�l�phoner chez toi.

Madame, s'il vous pla�t !

T�l�phonez � �lys�e-3226, chez ma m�re, Mme Beuvrat !

Dites que j'arrive avec les B�rets noirs !

Vous venez de loin ?

Oui, du Sahara.

Maman ? C'est maman.

C'est moi, Henry !

Mets du champagne au frais, on arrive !

Combien je vous dois ?

- Je peux ? - Bien s�r.

All� ! Le ''Bon Accueil'' � Fresnes ?

Ne quittez pas !

All� !

C'est moi.

C'est moi ! Mais �coute !

C'est moi, je te dis !

- Dites votre nom. - Hein ?

- Votre nom ? - Georges.

All� ! C'est Georges. Mais non !

Enfin, j'appelle de la part de Georges !

ll peut pas parler, il est �mu.

Georges, on s'en va !

- ll est � Arpajon ! - Dites-lui qu'on arrive.

- ll arrive. - Et que je l'embrasse.

- ll vous embrasse ! - Et que je l'aime !

Au revoir, madame.

- D'o� venez-vous ? - De Paris !

Voici les emplacements pour les mines.

Tr�s bien, passons au site suivant.

Dans 1 h, tout sera termin�.

Le feu d'artifice sera soign�.

On croira que le monde entier br�le.

Nous rentrons � Berlin ! Nous reviendrons !

Arr�tez de pousser !

Le g�n�ral Leclerc dit : ''Nous arrivons, tenez bon.''

C'est marrant, on passe juste devant chez moi.

J'habite au coin.

Notre cuisine est au-dessus du resto.

J'allais au tabac d'en face.

Tu sais, j'ai dit � ma femme : ''Je vais chercher des cigarettes'',

et je suis pas rentr�, tout droit chez de Gaulle.

Que vas-tu dire � ta femme ?

Je lui rapporte des Camel !

Allez, debout, et vite.

- Qu'y a-t-il ? - Vous pouvez sortir.

Ah, pas trop t�t !

Que se passe-t-il ?

C'est pour du travail.

Ah, du travail ?

D�p�chez.

Char � 55 m, cible directe.

lls vous foutent en prison, puis on doit la d�fendre.

Feu ! Feu !

Rechargez !

- Que faites-vous ici ? - Je rejoins la colonne.

- C'est idiot. - C'est l'ordre.

Ne jamais ob�ir aux ordres idiots.

- ll n'y a rien devant nous. - Bien, foncez sur Paris.

Ne vous occupez pas des Allemands,

ne vous arr�tez pas.

Dites aux Parisiens qu'on arrive.

- On sera l� demain. - Bien, monsieur.

Allez.

Dronne !

J'avais dit d'effacer �a.

Pas eu le temps.

� Paris, nous devons faire bonne impression.

- Qui est-ce ? - Les Allemands.

Non, les Am�ricains !

Ne restez pas aux fen�tres ! Juliette, rentre !

- C'est les Am�ricains ? - Les Am�ricains ?

- C'est les Am�ricains ! - Les Am�ricains !

Non, les Fran�ais !

Les Fran�ais !

- O� est l'H�tel de Ville ? - C'est tr�s simple.

- Avenue d'ltalie, puis rue de... - Mais non !

- Rue de la... - Merci, merci !

Pourquoi les cloches sonnent ?

Elles sonnent notre glas, ma ch�re fr�ulein.

Passez-moi Spiedel.

Demandez le g�n�ral Spiedel.

Pourquoi donc �tes-vous surpris ?

Vous attendiez un miracle ?

Vous avez l'air d'ignorer ce qui s'est pass� en Russie,

en Allemagne...

et � l'heure qu'il est, en Normandie.

Apr�s ces derniers mois, plus rien ne me surprend.

Le g�n�ral Spiedel.

Bonsoir, Spiedel.

J'ai une surprise, �coutez.

Des cloches ?

Ja, elles n'avaient pas sonn� depuis 4 ans et demi.

Elles annoncent l'arriv�e des Alli�s.

Vais-je recevoir les renforts promis il y a pr�s d'un mois ?

H�las, nos r�serves sont �puis�es.

Alors, mon cher Spiedel,

j'ai une faveur � vous demander.

Veillez � ce que ma famille ne souffre pas.

Merci.

Le tombeau de Napol�on.

Toutes ses victoires.

Marengo,

Austerlitz, l�na,

Friedland, Wagram,

Moscou.

Moscou...

lci Choltitz.

Le F�hrer s'impatiente. Pr�ts � br�ler Paris ?

Bien s�r, g�n�ral Jodl.

Les explosifs ont �t� plac�s sous le Louvre et la tour Eiffel.

Qu'attendez-vous ? Qu'est-ce qui vous retarde ?

Les explosifs sont sous les 45 ponts

et les ouvrages d'art.

Donnez l'ordre de destruction imm�diate et totale !

D�s que nos troupes auront �t� �vacu�es.

Non, le F�hrer exige que ce soit fait imm�diatement !

- Avez-vous vu mon fils ? - Son nom ?

- Maurice Beuvrat ! - Connais pas !

O� sont les B�rets noirs ?

- L�-bas ! - Merci !

Colonel Fabien, en soutien de l'attaque du Luxembourg.

- Attention ! - Lieutenant de la Fouchardi�re.

Pour avoir ces nazis, il faut monter l�-haut.

- Marco, Jacky, couvrez-nous. - Entendu.

Pr�ts ?

Lieutenant Pierre de la Fouchardi�re, 2e division blind�e.

Mes hommages, madame.

- Pardon. - Par ici, je vous prie.

Attendez, attendez ! ll faut la conna�tre.

Attention, ils sont juste en face.

Reculez, madame.

- Un homme � chaque fen�tre. - Entendu.

- Pr�parez les grenades. - C'est pr�t.

Bien, tu es pr�t ?

- Mon secr�taire ! - Pardon.

- S'il vous pla�t, madame ! - Ne vous inqui�tez pas pour moi.

Ne nous faisons pas rep�rer. Jacky, grenades incendiaires ?

- Je les ai. - Bien. Marco, pr�t ?

- Par�. - � mon commandement.

- Pr�ts ? - Pr�ts.

Allez-y !

Parfait. Feu !

Cessez le feu !

Ferme la fen�tre.

Merci pour votre hospitalit�.

- Ramassez les douilles. - Bien, monsieur.

Mes hommages, madame.

Allez, d�p�chons !

On est � Paris !

ll y a le pont � traverser.

Pardon, madame !

Excusez-moi...

C'est � droite. L�-bas, � droite.

� droite.

S'il vous pla�t !

Allez ! Allez !

On vous attendait depuis 4 ans !

Mais on est en guerre que depuis 3 ans.

Et alors ? On savait que vous viendriez !

Quoi ?

ll a un rendez-vous, mais pas moi.

Le capitaine vous cherche.

ll y a un char, il faut le bousiller.

Arr�tez ! Un panzer ! Venez !

Par ici !

Excusez-moi. Vous auriez un bazooka ?

- Oui ! - Tr�s bien.

Venez vite.

Couvre-moi, Charlie.

Entendu, fais gaffe.

- On est sur la rive gauche ? - Quoi ?

- La rive gauche ? - Oui.

Boulevard Saint-Michel ici, Jardins du Luxembourg l�.

C'est le Quartier latin !

C'est pas un dancing mais le quartier des facult�s.

Oui, je vous expliquerai.

- Vous voyez cette porte ? - Oui.

Allons-y.

On l'a eu !

On l'a eu !

- H�, buvons un coup. - D'accord.

- Au 1er bistrot ? - Au 1er bistrot.

Dans le mille !

Servez-nous,

vite !

Non, pas celle-ci.

- Venez boire un coup. - Un bon Bordeaux !

J'ai d�couvert le vin en Normandie.

- Alors, �a vous pla�t ? - Oui, j'aime �a.

H�, la guerre continue !

�a va, laisse-moi souffler !

J'avais r�v� Paris comme �a.

Un bistrot de ce genre, nappe � carreaux, vin rouge...

Allez, grand-p�re, �a suffit.

Revenez donc demain.

Rentrez, bon Dieu, vous allez vous faire tuer !

Rentrez !

lls approchent ! Pr�parez-vous � tirer ! 300 m !

Restons group�s !

Par ici !

Foutez-moi la mitrailleuse en l'air ! Qu'est-ce que vous attendez ?

- Qu'y a-t-il ? - ll est enray� !

L'un des chars a allum� le panzer.

Bien, allons-y !

Bonne chance, caporal.

J'ai h�te de revoir ma femme. Elle m'attend depuis 6 ans.

On a tous de la famille.

Le panzer !

Feu !

Merde, c'�tait un fumig�ne !

Vite, d�p�che-toi !

- ll va tirer ! - Pas le temps de recharger !

Rentre-lui dedans !

Notre 1er panzer � Paris !

Bande de l�ches, ils se sont tir�s.

Allez, en arri�re !

Recule !

Vas-y !

Allez, vas-y ! Recule, recule !

On y est enfin.

Le voil�. ll ne nous reste qu'� entrer.

�a ne sera pas facile.

ll faut que quelqu'un le fasse.

Bien, allons-y.

Julien, avec tes hommes, garde l'entr�e.

Les autres, Colin, Herman, avec moi !

- On tire ? - On n'est pas l� pour pique-niquer !

Reculez tous ! Une grenade, vite !

''Pour �pargner des vies et apr�s une courte r�sistance,

''je capitule.

''Agr�ez, M. le Consul, mes sentiments.''

Etc, etc.

Mettez tout ceci en ordre.

Nous serons prisonniers de guerre, si on a de la chance.

Je pourrai enfin lire ''Guerre et paix''.

Je vous remercie aussi.

Sortez un par un, les mains en l'air !

Franjou, occupe-toi d'eux.

O� est le g�n�ral ?

Herman, � nous de jouer !

- O� est le g�n�ral ? - ll est l�-haut.

- Veut-il se rendre ? - � un officier de l'arm�e r�guli�re.

Montrez-nous le chemin.

lls sont l�.

Lieutenant Henri Karcher, arm�e du g�n�ral de Gaulle.

G�n�ral von Choltitz, gouverneur de Paris.

Vous vous rendez ?

Sans conditions ?

Vous �tes prisonnier. Rendez vos armes.

Merci, lieutenant.

Commandant Lawry.

Vous avez voulu vous battre, vous avez perdu.

Au nom du g�n�ral Billotte, je vous demande des officiers

pour porter le drapeau blanc et obtenir la reddition des troupes.

ll y a eu trop de morts et de bless�s.

G�n�ral, suivez-moi.

- Karcher, occupez-vous des autres. - Bien.

Le moment est venu.

Herman !

- O� me conduisez-vous ? - Vous vous �tes rendu.

Vous allez signer l'acte de capitulation.

lci le lieutenant Karcher.

Ton fils !

En d�pit de tes pronostics pessimistes,

sache que j'ai captur� le g�n�ral-commandant de Paris.

� l'h�tel Meurice. Je l'ai fait se rendre !

Mais je suis pas encore brillant.

Allez, fonce ! Fonce !

On a gagn� la course !

O� on est ?

- Devant Notre-Dame. - Comment c'est ?

Comme on nous avait dit : immense...

et magnifique, avec deux tours.

Paris br�le-t-il ?

Paris br�le-t-il ?

Paris br�le-t-il ?

Adaptation : Edouard SONET Sous-titrage : BAREJO

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