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Zulu
"I Wish You Love", Nancy Wilson
---
I wish you bluebirds in the spring
To give your heart a song to sing
And then a kiss
But more than this
I wish you love
And in July
A lemonade To cool you in some leafy glade
I wish you health and more than wealth
Son portable vibre.
I wish you love
My breaking heart and I agree
Le téléphone sonne.
That you and I could never be
So with my best
---
My very best
AllĂŽ?
(anglais) *Il est cinq heures du matin.
I wish you bluebirds in the spring
To give your heart a song to sing
And then a kiss
But more than this
I wish you love
And in July
A lemonade
To cool you in some leafyglade
I wish you health
and more than wealth
I wish you love
---
My breaking heart and I agree
That you and I
(anglais) MERCI!!
could never be
So with my best
My very best
I set you free
I wish you shelter from the storm
A cozy fire to keep you warm
But most ofall
Oh! Merde!
I wish you love
My breaking heart and I agree
That you and I could never be
So with my best
My very best I set you free
I wish you shelter from the storm
A cozy fire to keep you warm
Aéroport JFK, s'il vous plaßt.
But most ofall
When snowflakes fall
I wish you love
But most ofall
---
I wish you love
Oh, merde...
Il inspire bruyamment.
Il halĂšte.
Il souffle.
Oh merde!
(anglais)
Salut.
Salut... Bonjour, Tracy.
Mary.
Bonjour, Mary.
Excuse-moi, tu as les clefs?
Elle pouffe.
Juste lĂ .
Merci.
Désolé, Mary, je dois filer...
et toi aussi.
Elle gémit.
Allez, allez!
Musique jazzy
---
Ils crient.
Putain, le mec?
---
Il frappe Ă la porte.
---
Classe!
*Ah bon? Et t'as rien oublié?
- Non, j'avais mis des post-it.
En tout cas, j'ai hĂąte de rentrer.
Tu me manques, c'est horrible.
Toi aussi, tu me manques. Je te fais plein de baisers.
Combien?
3000.
C'est tout?
Dis-moi "4 millions"!
*Il rit.
4 millions!
Parfait. Tu viendras me chercher?
Euh, je vais essayer de me libérer.
Non, dis-moi: je serai lĂ , mon cĆur.
Je serai lĂ , mon cĆur.
Chuintement d'aérosol
---
Douche française.
---
(anglais) OK, les filles... Je quitte New York!
Allez, allez, allez, on y va!
- Je suis désolé.
- C'est extrĂȘmement grossier!
Enculé de Français...
Au revoir!
---
Bon vol.
- Bonjour.
- Bonjour.
*Bip électronique
Ah, on a une bonne nouvelle.
Vous allez ĂȘtre surclassĂ©e en business.
- Oui.
- Ah bon?
- Mais oui!
- C'est vrai?
- Tenez.
- Oh! Merci!
Merci beaucoup!
---
Merde! Merde!
*Annonce du commandant de bord en anglais
---
Qu'est-ce que tu regardes?
- Euh, sa jupe.
- Ah ouais.
Je sais pas ce que c'est, comme tissu.
Non?
---
Putain quel con, mais quel con!
*Annonce de fin d'embarquement
Fermez pas! Fermez pas!
Monsieur!
Attendez, je suis lĂ ! Fermez pas.
- Ouh!
- Désolé,
mais l'avion est complet.
Mais j'ai ma carte
d'embarquement.
Vous ĂȘtes trĂšs en retard.
Je sais, mais...
Ecoutez... Georges...
Ma mĂšre est trĂšs malade.
C'est presque la fin. Ai-je le droit
- de lui dire au revoir?
- C'est vrai?
Non.
VoilĂ .
Mais je dois prendre cet avion! C'est pour
un boulot, je déconne pas, là .
- Excusez-moi.
- Oui?
J'ai le temps d'aller
aux toilettes?
- Bien sûr, mademoiselle.
- Merci.
Rugissement des moteurs de l'avion
---
- Ah!
- Bonjour, monsieur.
Bonjour, mademoiselle. Ouh lĂ !
Enchanté de vous rencontrer.
- C'est par lĂ ?
- Oui.
- VoilĂ , ici.
- Ăa va, j'ai pas 12 ans.
Elle rit.
Bonjour, madame.
OK...
Oh putain...
Je sens qu'on va se faire chier.
*Musique paisible en fond
---
Excusez-moi,
je crois que c'est Ă vous.
Ah, merci.
---
Euh, mademoiselle...
On va pas un peu vite, lĂ ?
Musique angoissante
---
*Musique paisible en fond
---
On va se faire la gueule
- tout le voyage?
- MĂȘme pas.
On se connaĂźt pas.
On se connaĂźt pas?
T'as changé de coupe.
C'est un peu sévÚre,
mais ça te va bien.
OK...
OK.
Ăa va ĂȘtre long.
*Mesdames, messieurs, ici votre commandant de bord.
Notre vol sera un peu plus long que prévu en raison de vents contraires
qui limitent notre vitesse.
Ăa fait un bail.
- Ăa fait quoi, trois ans?
- J'ai pas compté.
Excusez-moi, il reste
des places libres, mĂȘme en Ă©co?
Ah désolé,
l'avion est complet.
Merci.
Quel succĂšs!
Comment?
Eh, euh... truc! Pardon,
est-ce que vous auriez
un gin tonic? Un gin tonic.
Gin tonic.
Merci.
- Non.
- T'as fait la fĂȘte, hier soir?
Pff! T'as fait la fĂȘte hier soir.
Un peu.
Tu vas vomir?
Je vomis jamais.
Evidemment.
Comme tous les alcooliques.
ArrĂȘte avec ça! Je suis pas
alcoolique, je suis bon vivant.
Toi, tu devrais boire
plus souvent,
ça te rendrait sympathique.
Qu'est-ce que vous souhaiterez
pour petit-déjeuner?
Euh, alors je vais prendre
des tartines,
avec du thé vert, s'il vous plaßt.
Quoique, attendez.
Est-ce que vous avez
des Ćufs brouillĂ©s?
Oui, dans la formule
continentale, avec bacon.
C'est bien, la formule continentale.
On peut avoir les Ćufs brouillĂ©s
- avec les tartines?
- Bien sûr.
J'hésite sur le bacon.
ça s'est pas arrangé.
Ben dis donc,
Te prends pas la tĂȘte, Georges.
Choisis au pif,
de toute façon elle sera déçue.
Excusez-moi,
on a déjà couché ensemble?
- Non.
- Alors je vous prierai
de ne pas me tutoyer.
Je ne suis pas serveur
de discothĂšque.
Je prendrai juste un café.
Bien. Et mademoiselle?
La formule continentale.
Avec bacon?
TrĂšs bien.
Il siffle.
T'as souri, lĂ .
- Non.
- Si, t'as souri.
- Je souris pas.
- Tu souris, lĂ !
Je souris pas!
Bon. Et sinon?
Sinon quoi?
Ben je sais pas, moi,
d'oĂč tu viens, oĂč tu vas?
Tes sculptures? Ta mĂšre?
Ben je viens de New York,
je vais Ă Paris,
mes sculptures vont bien
et ma mĂšre t'emmerde.
Ah tes sculptures, elles marchent?
Non!
Ben faut croire.
Sinon je serais pas en business.
Je viens d'exposer Ă Manhattan.
J'ai un trĂšs, trĂšs gros buzz.
(anglais) Alors,
ça vous plaßt?
C'est... bien.
Impressionnant.
- Bonne continuation!
- Bonne soirée!
Merci.
Ils rient.
(C'est nul Ă chier...)
Eh ben chapeau.
Merci.
T'avais raison:
suffisait que je me lance.
Y a trois ans, je foirais tout,
je rencontrais que des connards,
et là , tout me réussit.
Marrant, hein?
Ouais, c'est marrant.
Et toi, tu dragues toujours
tout ce qui bouge?
Non, pas du tout.
Ah non, si tu savais...
Parfois, j'aimerais bien,
mais j'ai rencontré quelqu'un.
Ah oui?
Tu veux dire que c'est sérieux?
C'est pas sérieux.
C'est magnifique.
Et comment elle s'appelle?
Pearl.
Pearl?
Ouais. Elle est américaine,
c'est une actrice.
Une actrice porno, non?
Oh...
Je comprends pas, je suis désolé.
Je comprends pas. Normalement, je...
Elle éclate de rire.
Merde! C'est vrai!
Quoi?
Stéphanie me l'a dit.
Naomi aussi...
- Qui ça?
- Putain!
Je n'y ai pas cru.
Mais quoi?
Tu ne peux pas désirer une fille
plus de 15 jours.
Moi?
Stephany t'a dit ça?
Ăa va. Tu es mignon quand mĂȘme.
Salut Monsieur-Deux-Semaines!
Pearl, attends!
C'est faux! Pearl!
C'est faux!
La porte se referme.
Petit pédé, va. T'es qu'une petite fiotte.
Je crois que c'est bien parti.
Et vous vivez ensemble?
Oui.
Ben tant mieux.
Il dit quoi, ton horoscope?
Que tu vas rencontrer un type extraordinaire?
Ăa, c'est dĂ©jĂ fait.
On se marie samedi.
Ah oui, samedi... C'est bientĂŽt.
Mmh-mmh. Il s'appelle Franck.
Cool.
C'est un amour.
Super.
On est les mĂȘmes.
Qu'est-ce que j'ai fait
de cette chemise rayée rose?
Merde!
T'Ă©nerve pas, mon cĆur. Regarde
sur la deuxiÚme étagÚre, à gauche.
- Sous la pile.
- J'y suis! Ah! Ah oui!
Eh ben voilĂ .
Pendant qu'on y est,
t'as pas vu mon jean brut,
un peu slim?
Le brut slim, euh...
Bas de la pile des pantalons,
- étagÚre du haut.
- Ah oui!
Merci!
Tu devrais t'organiser un peu.
C'est simple, et tu gagnerais du temps.
Pas besoin, puisque t'es lĂ !
Et je serai toujours lĂ .
Parfait.
MĂȘme aprĂšs ta mort.
Elle a un rire gĂȘnĂ©.
Félicitations.
Merci.
Et il fait quoi
dans la vie, Franck?
Il est avocat.
T'es monomaniaque!
En fait, tu kiffes les avocats.
Y en a, c'est les pompiers,
et toi, les avocats.
Il est fiscaliste,
ça n'a rien à voir.
Fiscaliste, tout de suite,
c'est l'aventure, c'est Copacabana!
Ecoute Julie, je voulais te dire...
Chut!
Quoi, chut?
Ta gueule.
J'ai pas envie qu'on se parle.
Je peux quand mĂȘme t'expliquer?
Y a rien Ă expliquer.
T'as tout foiré, c'est ton problÚme.
ArrĂȘte! Ecoute,
j'ai rien voulu foirer.
Je m'en fous!
Ăa va bien. Moi, en tout cas,
je vais trĂšs bien.
Moi, j'ai besoin que tu saches, lĂ !
Chut!
Vous pourriez parler
un peu moins fort?
- Pardon.
- Pardon.
Bon.
Musique jazzy
---
Il compose un numéro.
*Tonalité
*Ouais?
Hugo, ça va?
Antoine?
Ouais.
Bah... t'es pas
dans l'avion, toi?
Ben si.
Merde, vous allez vous crasher?
Mais non!
Oh, putain... Hep hep! Sylviane!
C'est pas un circuit, lĂ !
- Y a des voitures!
- Hugo...
Allez, marche arriĂšre.
Ouais.
Devine qui est à cÎté de moi.
- Je sais pas... Angelina Jolie?
- Non.
Euh, Anne Sinclair?
Julie.
Quoi, Julie? Julie, Julie?
Julie Julie.
Non, putain! Mais genre,
elle est assise à cÎté de toi?
Juste à cÎté, mec.
T'es pas dans l'avion?
Si. Devine qui est à cÎté de moi.
Attends... Antoine!
- Ben comment tu le sais?
- Je le sais, je le sens.
Je suis ta mĂšre.
T'as ta voix d'Antoine.
Ma voix d'Antoine?
C'est quoi, ça?
C'est dangereux.
Fais gaffe, ma chérie.
De quoi?
C'était y a 1000 ans!
C'est drĂŽle, c'est tout.
Moi, ça me fait pas rire!
T'as quelle tĂȘte, lĂ ?
J'ai plus de tĂȘte,
j'ai dormi 5 heures.
Alors file aux toilettes
te refaire une beauté.
Pourquoi?
Pour qu'il se bouffe les couilles
de t'avoir quittée!
- Eh ben j'étais fiÚre de toi.
- C'est moi qui l'ai quitté!
Maintenant, achĂšve-le.
Fais-le bander Ă mort.
*Elle est comment?
Elle est bonne?
- Non!
- Attends, attends.
Chope un Freedent, des lingettes,
mets-toi un coup de fraĂźcheur.
- Parce que tu pues!
- Pourquoi?
Tu pues la Get-vodka,
je le sens d'ici.
Elle va se marier!
Ah... Ah ouais.
Et alors? Qu'est-ce qu'on en a Ă foutre?
C'est pas fait! Combien dure le vol?
*6 heures.
6 heures?
Ăa va, t'es large pour lui expliquer
- un truc qui tient en 5 minutes.
- Elle me laisse pas parler!
Tu la forces, OK? A partir de maintenant,
t'en en mode domptage. Tu prends le petit lasso,
et tu vas choper un... un veau. OK?
Une gifle, une caresse. Commence
par la caresse, rappelle-lui
un truc cool,
rappelle-lui la tour Eiffel.
Et dĂšs qu'elle te prend la tĂȘte,
bam! Une gifle.
AprĂšs, tu radoucis, la caresse.
Et aprĂšs, bam! Une autre gifle.
- Ăa marche comme ça.
- T'en sais quoi, toi?
Je t'ai observé pendant 15 ans.
Sylviane, sans déconner,
je vais dégonfler les roues!
OK?
- Elle t'adore, cette meuf.
- Hugo...
Elle est folle de toi.
- Montre ton jeu.
- Mais...
Rappelle dans 1h.
Attends, Hugo!
Hugo!
Putain... Fait chier!
Il souffle.
C'est pas votre place, monsieur.
Pardon?
Vous ĂȘtes
de la Brigade des siĂšges?
C'est mon siĂšge.
Ben non, excusez-moi,
votre siĂšge, vous ĂȘtes dessus.
Ăa dĂ©pend. Je rĂ©serve
toujours deux siĂšges,
pour des raisons évidentes.
Vous n'aimez pas les obĂšses?
Ah pas du tout, surtout pas.
J'ai énormément de respect pour...
tout le monde.
Eh ben je vous remercie.
Asseyez-vous.
C'est ton amoureux?
Qui?
Ben le monsieur qui est à cÎté de toi.
Non, non,
pas du tout.
Pourquoi?
Ma mĂšre se maquille
avant d'aller voir papa.
Ah oui?
Ben non.
Moi, c'est pas pour le monsieur.
C'est pour qui, alors?
C'est pour moi!
Tu sais,
plus tard,
il faudra que tu apprennes
Ă faire les choses pour toi.
Y a pas que l'amour, dans la vie.
L'amour, c'est trĂšs, trĂšs court.
Enfin, parfois.
Je te préviens, si tu éteins,
je te crĂšve un Ćil.
Quoi?
Rien.
Quoi?
Tu te souviens de la tour Eiffel?
C'était fou, hein?
Elle soupire.
J'y repensais tout Ă l'heure...
Je crois qu'il a bougé.
Qui ça?
Le bébé.
Ăa va faire quatre mois.
Sans déconner,
y a un truc dans ton machin?
Je vais aller me dégourdir
les jambes, ça va le calmer.
Putain...
T'es malade?
Non, non, ça va.
Ăa va. Ăa va.
Ăa va trĂšs bien.
C'est bizarre, hein?
C'est bizarre, tout ça.
Oui...
Bon courage.
Merci.
Musique légÚre
---
Oh, c'est beau, ça...
Ăa, lĂ , tu trouves?
Hein? T'es malade!
Je parle de la petite blonde, lĂ .
Avec ses petites ailes.
Elle a 12 ans, Hugo!
Et alors?
Je lave des vieilles chattes tous
les jours, j'ai besoin de fraĂźcheur.
T'es un malade, t'es un malade!
Putain, elle vient vers moi.
(il chantonne)
Elle vient vers moi...
Elle vient vers toi...
Antoine?
Tu te souviens pas de moi? La sĆur de Virginie.
Ah mais oui, Virginie!
- Celle qui...
- Ta gueule. Eh ben,
t'as grandi, hein...
Je te présente, Hugo.
Hello!
Tu peux me tenir ça?
Je vais aux toilettes.
Vas-y, je t'en prie.
Ah, c'est drÎle, ça!
Et comment dire, vous ĂȘtes...
Vous ĂȘtes majeure?
*Musique bossa nova en fond
Quelqu'un entre.
---
Pardon, il faut que je...
Je crois que vous ĂȘtes
chez les hommes.
La queue était trop longue
chez les femmes!
---
C'est ma présence
qui vous empĂȘche?
Comment?
Elle tire la chasse d'eau.
Elle imite quelqu'un qui urine.
---
Non, c'est gentil, mais partez, plutĂŽt.
Merci.
---
Il urine.
Vous ĂȘtes sĂ»re que c'est votre place?
- Hein?
- Vous ĂȘtes assise
Ă ma place!
Mais...
Ah bon?
Bon, pardon.
Ah, t'es lĂ , je te cherchais.
Faut que je te présente le seul mec
qui vaut le coup ce soir.
Ah bon, c'est qui?
Claude Talesh, directeur des trois
plus grosses galeries de Paris.
Beaucoup de pouvoir, du gros pognon.
Claude?
Ah, Nina, quel plaisir!
Ăa me fait plaisir de te voir!
Je te présente Julie, l'artiste
- dont je t'ai parlé.
- Enchanté.
Vous avez du talent,
il paraĂźt.
- Je vous présente ma mÚre.
- Beaucoup.
On dirait pas, hein?
Ils rient.
Il faut que tu voies ce que fait Julie.
Bien sûr,
avec plaisir! OĂč peut-on voir ça?
Alors justement, on en discute,
et on pense Ă deux lieux trĂšs sympa.
Donne-moi tes coordonnées,
- ton emploi du temps, on fixe ça.
- Non, préviens-moi
un peu avant, je me débrouillerai
pour ĂȘtre lĂ .
Dites-moi oĂč et quand,
et je viendrai.
Excusez-moi, au revoir.
Il pue le fric,
ça m'excite.
Il pue de la gueule aussi,
une infection.
Il est pas mal, ce mec.
Quoi?
Mais non, pas le vieux!
Le type en smoking, lĂ -bas.
Antoine? Tu l'oublies.
Tu t'approches pas.
Antoine, ton ex?
Enfin c'est l'ex de tout Paris.
mĂȘme ce qui bouge pas.
Il baise tout ce qui bouge,
Faudrait les castrer
dĂšs la maternelle.
C'est con, il avait l'air sympa.
*Musique douce en fond
---
Maman?
Oui?
- Maman!
J'y vais.
Je m'emmerde, y a que
des faux-culs, je suis crevée.
Ce que t'es chiante!
J'ai l'impression
de traĂźner ma mĂšre.
Eh, tu devrais te prendre une bonne cuite.
Tu serais plus sympathique.
Ouais, moi aussi, je t'aime.
On va se boire un dernier verre?
Ah oui, grave! Grave!
Ben on... Moi, j'ai une pĂȘche
d'enfer, en tout cas.
- Hugo...
- Oui?
Tu peux aller me chercher
mon manteau?
Mais, bien sûr,
mon amour!
Bon, on se casse?
Quoi?
J'ai envie de baiser.
Mais arrĂȘte, qu'est-ce que tu dis?
Je t'ai connue bébé!
Justement,
tu me faisais triper, gamine.
- T'es la sĆur de Virginie!
- Et alors?
Et alors... je me fais jamais
deux filles dans la mĂȘme famille.
Tu mens!
T'en crĂšves d'envie.
OK.
Je vais chercher une capote.
Tu me tiens ça? J'arrive.
Waouh! Ah, coucou.
Foncez, monsieur,
je vous en prie.
Vous faites quoi, lĂ ?
- Chut, chut, chut!
- Antoine!
On peut démarrer?
Elle vous plaisait pas?
Je suis vraiment désolé.
Je descendrai un peu plus loin.
C'est con, elle était jolie.
Bof, y en a partout,
des filles jolies.
vous ĂȘtes pas mal.
MĂȘme vous,
Pas géniale,
mais pas mal.
- ArrĂȘtez la voiture.
- Mais non!
Vous descendez!
Pardon. Je dis des horreurs,
parfois, mais je le pensais pas.
D'ailleurs, lĂ , je vous regarde,
et je vous trouve magnifique.
Vos avez des yeux sublimes.
Je vous offre un verre?
Un dĂźner?
Ma montre?
(elle pouffe)
Quoi?
Excusez-moi, mais vous faites
vraiment comme ça?
Je suis désolée,
j'ai pas l'habitude.
Ecoutez, j'ai jamais passé
une heure avec un gros con,
vous avez une heure,
on va oĂč?
OK.
A la tour Eiffel, s'il vous plaĂźt.
La tour Eiffel, OK. C'est parti.
Oh... Oh, le boulet!
Le boulet?
Vous avez dit "le boulet"?
Vous ĂȘtes dĂ©jĂ montĂ©e en haut
de la tour Eiffel?
Non.
Tout le monde critique
sans connaĂźtre.
*Commentaire de match de football
---
- Ăa va?
- Ăa va.
- Je te dérange pas?
- Non.
Merci, sympa.
Mademoiselle.
- T'as deux heures.
- Ouais, je sais.
Musique paisible
---
Et voilĂ !
Vous leur faites ça à toutes?
Oui! Mais c'est bien, non?
---
Un verre?
Elle rit.
Ah, j'y crois pas!
- La bouteille de champ'!
- Oui, oui.
D'oĂč vous sortez ça?
C'est magique.
---
C'est magique?
---
Julie,
Paris. Paris... Julie.
Elle rit.
Je peux aller encore plus loin.
"Try me", Esther Philips
On danse?
Oui.
---
Approchez-vous, y a rien d'obscĂšne,
lĂ -dedans.
If you really wanna know
Non!
Ifl can stand your brand oflove
Try me
Why don't you try me
If you wanna know
Ifl'm affected by the moon above
Then try me
Come on and try me
Don't you know my heart feels a strong desire
When I'm thrilled by the warmth
Ah, attention.
Maintenant, là , je déconne pas.
Il va falloir fermer les yeux.
Comptez jusqu'Ă cinq. Comptez!
Un, deux,
trois, quatre, cinq...
If you really wanna know
Ifl am longing for your kiss
Then try me
Why won't you try me
Pas mal, hein?
Mmh, ça va.
Ăa m'a coĂ»tĂ© une blinde.
Elle rit.
---
Et lĂ , c'est le moment oĂč
j'ai trĂšs envie de vous embrasser.
And for caresses
Bon, ça suffit. C'est trÚs mignon,
tout ça, mais je me les pÚle.
On y va?
OK.
Bien bien bien...
Il coupe la musique.
Je suis vraiment désolée.
Je suis sûre que la prochaine
trouvera ça génial.
C'est le coup du champagne.
Beaucoup trop 80,
le champagne. C'est ringard!
Il faudrait de la vodka.
Ăa soĂ»le plus vite!
Elle rit.
Vous ĂȘtes rigolo, vous.
Oui!
VoilĂ . Et aujourd'hui,
elle est enceinte d'un autre.
Alors c'est pas con, ça.
On peut grimper lĂ -haut
mĂȘme de nuit?
Ouais, je crois. Enfin je crois
que c'est encore possible.
Eh, j'ai une idée pour nous!
J'ai un plan pour aller
dans la tour Eiffel la nuit.
Pff... Mais on le fera jamais,
t'as le vertige.
En fait, t'es allergique
Ă tout ce qui me plaĂźt, je crois.
Je peux toucher?
Je préfÚre pas, non.
Eh!
C'est quoi?
Un garçon ou une fille?
Une fille. Elle s'appellera Camille.
Ăa me dĂ©goĂ»te.
C'est gentil.
Je te demande pas d'ĂȘtre le parrain.
Merci.
Quelle vie de merde!
Allez, arrĂȘte de boire.
- Quoi?
- C'est bon.
Sinon quoi? Tu vas me quitter?
Eh dites, excusez-moi, hein...
Vous avez toujours le contact
du gars de la tour Eiffel?
Tu leur as raconté la tour Eiffel?
Pas du tout.
AprĂšs, vous vous ĂȘtes
embrassés?
Non, il s'est rien passé.
C'était trÚs bon enfant.
Bon enfant, mon cul!
S'il te touche pas le premier soir,
c'est pour mieux te sauter
le second!
Quand ils bandent,
ils pensent plus.
Le sang peut pas irriguer
le cerveau et la queue.
Il m'a mĂȘme pas embrassĂ©e!
C'était limite vexant.
Et la tour Eiffel, alors?
C'est au sommet de sa bite
qu'il a voulu t'emmener!
Maman, comment tu parles!
Et arrĂȘte de voir
des enfoirés partout!
- Ils sont pas tous comme papa.
- Sauf ceux qui t'attirent.
AccĂšlĂšre, t'as pris du cul.
Tu sais quoi?
Je vais aller dĂźner avec lui.
J'en avais pas envie,
mais rien que pour t'emmerder...
- OK...
- Ecoute, au moins, il me fait rire,
et en plus, il me trouve jolie.
Tu veux savoir quel genre de mec c'est?
- Ouais.
- Fais le test de la commande.
C'est quoi?
Quand vous choisissez, tu fais genre
t'hésites entre deux entrées,
et tu vas aux chiottes. S'il choisit pour toi,
ça veut dire qu'il en a que pour sa gueule.
S'il t'attend pour choisir,
c'est qu'il a pas de couilles.
Cool. Super.
Allez, accélÚre,
t'as pris du bide.
Tu sais que j'ai googlisé la petite
de l'autre soir?
Elle est mannequin seins, c'est une bombe!
Faut que je la revoie. Bonjour.
T'as fait quoi, toi?
T'as pris un taxi, on t'a plus revu.
que ce qui m'arrangerait,
Enfin bref, je te cache pas
c'est que tu ressortes avec
sa sĆur. On se fera des dĂźners,
si elles s'entendent bien,
ça fait tunnel vers moi,
et lĂ , je ramasse,
parce que ça fait un moment
que j'ai pas vu
un morceau de...
Pour toi, c'est rien,
et pour moi, c'est vital.
- T'en penses quoi?
- Hein?
En plus, elle est pas si jeune que ça.
Dans six mois, elle a 18 ans,
légalement, je peux l'épouser.
Ăa te ferait chier, si je me marie?
- AllĂŽ?
- Oh, pardon.
Qu'est-ce que tu dis?
Tu vas te marier?
En fait, t'en as rien Ă branler,
de mon histoire. Je passe ma vie
à t'écouter, entre les Svetlana,
les Juliette, je sais mĂȘme pas, lĂ .
J'ai rien dans ma vie!
Je torche des vioques
toute la journée! Pour une fois
que je peux pécho,
t'en as rien Ă foutre.
J'ai rencontré quelqu'un.
- Mais qui, comment, oĂč, quand?
- A la galerie, l'autre soir.
Aux toilettes.
Non, mais c'est pas vrai.
C'est pas possible!
Le mec, il va 5 minutes aux chiottes,
il se tape la terre entiĂšre!
T'aimes trop les femmes, je te jure.
Alors, c'était bien?
T'as l'air tout sérieux, là .
Ouais, je suis trÚs sérieux.
Elle me rend trÚs sérieux.
Elle pige tout, elle va vite...
J'adore sa tĂȘte quand elle se marre.
T'es amoureux, comme d'hab.
Quoi? Tu dis toujours comme d'hab.
Tu es un amoureux,
mais de trÚs courte durée.
C'est vrai! T'es une sorte
d'épileptique, "je suis amoureux!",
et aprĂšs, t'oublies.
T'es comme Mme Bernier.
Elle se passionne pour un truc,
deux minutes.
- ArrĂȘte, arrĂȘte!
- Mme Bernier!
Il glougloute.
Elle rit.
Tu vois, elle a déjà oublié.
Pourquoi tu me dis au revoir?
Faut que j'aille me préparer.
Je dĂźne avec elle ce soir.
Elle me plaĂźt.
Il est 16h.
Je sais.
- Je crois qu'elle me plaĂźt.
- Oui?
- Pourtant c'est lui que tu veux
- Ne me laisse pas l'aimer
- Et tu m'oublies peu Ă peu
- Ne me laisse pas l'aimer
- Je sais qu'un jour viendra
- Ne me laisse pas l'aimer
Tu tomberas dans ses bras
- Mais il est déjà trop tard
- Ne me laisse pas l'aimer
- Mais tu l'aimes dĂ©jĂ
- Ne me laisse pas l'aimer
- Un jour il fera mouche
- Ne me laisse pas l'aimer
Tu tomberas sur sa bouche
Tu ne peux pas résister
Il sait que c'estplus fort que toi
Et comme il te veut
Un jour il t'aura
- Mais tu te prends Ă son jeu
- Ne me laisse pas l'aimer
- Il est bien trop dangereux
- Ne me laisse pas l'aimer
Ne me laisse pas l'aimer...
Musique douce au piano
---
Je vous préviens:
on ne couchera pas
ensemble.
Bonsoir... A part ça, vous allez bien?
Ăa va.
Vous avez vu?
- Oui, c'est un restaurant
- Y a que des...
traditionnel français,
il est sur tous les guides.
Du coup, y a que des Japonais,
Chinois, tout ça.
Et vous, vous ĂȘtes spĂ©cialisĂ©
dans les clichés.
Oui, oui. Je viens de province,
moi, vous savez.
Donc j'en reviens toujours pas,
d'habiter Ă Paris,
capitale... La France!
- Merci. VoilĂ .
- Tenez.
- Qu'est-ce que c'est?
- Un Spritz.
Vous désirez un apéritif?
- Je vous présente le menu?
- Non merci.
- OUI.
- Alors en entrée, nous avons
un gaspacho au pistou,
suivi d'un homard rĂŽti,
ou du canard laqué et son risotto au safran.
---
Julie? Julie!
Oui.
Vous vous connaissez?
- Pardon?
- Non, pourquoi?
Non, pour rien.
En fait, je crois que j'hésite
entre le canard et le homard.
Alors je vais
aller aux toilettes.
Vous choisissez?
OK, vous savez quoi?
On va prendre les deux.
Le canard et le homard. Et moi,
je vais mĂȘme prendre le risotto.
Merci. On se fera goûter.
En ce moment, je fais surtout des flyers,
des sites, mais ce qui m'intéresse,
c'est le collage
et le découpage. Et la photo.
Mais bon,
- tout le monde... Pardon!
- Attention!
Enfin, je me prends pas
pour Warhol non plus.
Je suis pas sûr que Warhol se prenait pour Warhol,
au début.
Vous voulez un peu de vin?
Non merci.
MĂȘme pas une goutte? Il est bon.
Non, non.
- Moi, je me sers.
- Oui.
Et...
Sinon, j'essaye de décrocher
une bourse d'études
dans une grande école
d'art, Ă Tokyo.
OĂč ça?
A Tokyo.
- Japon?
- Oui, oui!
Non, mais c'est... loin.
- Oui.
- Ah, tiens.
- Salut, Antoine.
- Salut, ça va?
Hmm hmm...
Musique aérienne
(cris de plaisir) Antoine! Oh, Antoine! Oh!
---
Je crois que je vais boire, en fait.
Un petit verre?
Vous me dites stop, hein?
Quand vous voulez.
Ah d'accord, ça picole. Allez!
Merci.
Wowowow!
Eh ben voilĂ ...
ĂA FAIT DU BIEN!
Ouh!
Musique jazzy
---
Et voici.
- Merci.
- Ah, voilĂ !
- C'est quoi encore?
- Une vieille prune.
Laisse-le pisser, je te dis.
Je les emmerde, lui et sa boĂźte de tafioles.
- Donc, vous ne buvez jamais d'eau.
- J'ai arrĂȘtĂ©
en 82 Ă peu prĂšs.
Tu sais quoi? Je lui chie dessus, OK?
Je lui chie dessus!
Quelle horreur! On dirait mon pĂšre.
Ah bon? Oh là , je suis désolé pour vous.
Quoi? Tu rentres Ă la maison,
- je te rejoins, c'est bon.
- Mais non, enfin.
Ben alors tu restes
et t'attends!
Mais quel connard!
Vous avez encore faim?
Non.
Attendez.
Vous ĂȘtes prĂȘt Ă courir?
Ouais.
Oh, pardon! Je suis navrée.
- Excusez-moi.
- Désolés.
Ăa me gĂȘne, je suis confuse.
- Oh!
- Oh, merde! Pardon!
Je suis maladroite, excusez-moi.
Madame, n'oubliez jamais que
vous ĂȘtes trĂšs belle. Salut mec!
Elle rit.
C'est qui, cette conne?
Attendez...
Il souffle.
Il était comme ça, votre pÚre?
Ah non, moi je parle jamais de mon pĂšre.
Pourquoi?
Ben parce qu'il était odieux.
Parce qu'il a trompé ma mÚre
avec ma prof de maths
et sa meilleure amie.
Ah ouais!
Mais, en mĂȘme temps?
Pardon.
Non, mais c'est bien connu:
tous les hommes ont
un trĂšs grand cĆur
pour pouvoir mettre plein de filles dedans.
Pas tous.
Si, tous.
Toi alors, je t'explique mĂȘme pas.
On se tutoie?
Les types dans ton genre,
je les fuis
- comme la peste.
- Ah bon?
Je me suis renseignée sur toi.
T'es ce qu'il y a
de pire sur le marché.
Alors pourquoi t'es lĂ ?
Pour t'envoyer chier.
Il paraßt que t'as plus de désir
au bout d'une semaine.
Deux semaines.
Mais c'est trĂšs long,
deux semaines.
T'imagines ce qu'on peut faire
en 15 jours?
Musique douce
---
Je t'embrasserai pas.
Moi non plus.
Je sens que t'es... pff...
Je sens que t'es parano.
Je sens que t'es jalouse,
limite folle.
C'est pire que ça.
Casse-toi.
Dégage.
Toi d'abord.
"The More I See You", Chris Montez
---
The more I see you
The more I want you
Somehow this feeling
Justgrows and grows
With every sigh
I become more mad about you
More lost without you
And so itgĆs
Can you imagine
How much I love you?
The more I see you
As years go by
I know the only one for me
Can only be you
My arms won't free you
And my heart won't try
---
Oh, ben il est super
ton bonhomme jaune, il est bien!
Ouais. Tiens, regarde, pitchounette.
On va lui faire un gros nez vert, Ă lui.
Je suis pas une pitchounette,
je suis une princesse, tu vois bien.
Oui, chérie.
Donc, suprĂȘme de volaille
pour mademoisellle.
Merci.
Et filet de lotte pour lui.
Oh là là ... C'est quoi, ça?
On sait mĂȘme pas si c'est une tomate, un poivron...
Mangez un peu.
Ăa Ă©pongera les gin tonics.
Heureusement que vous ĂȘtes lĂ .
Je vous en prie. Bon appétit.
Merci.
Tu bouffes tout, j'imagine.
Une femme enceinte, c'est une poubelle.
C'est élégant, ça.
Et sinon, dans ta vie, ça va mieux, toi?
C'est-Ă -dire?
Ben, je sais pas...
Par rapport Ă tes... tu sais,
à tes angoisses, tout ça.
Ton mec, tu le laisses sortir,
ou t'es toujours aussi flippée?
Mais j'ai jamais été flippée.
Avec les gens normaux,
j'ai toujours été cool.
MĂȘme avec toi, au dĂ©but,
j'étais cool.
Tu peux me répéter ça?
*Alerte de messagerie
Il rit.
C'est qui?
J'en ai marre.
De quoi?
Toutes ces meufs, lĂ .
- Quelles meufs?
- Les Twitter, Facebook,
les textos, les MMS, les Skype,
les WhatsApp, les ex, les demi-ex,
j'en peux plus!
- Je suis totalement clair, moi!
- Alors supprime-les!
Soit tu les supprimes,
soit on se quitte.
Qu'est-ce que je dois faire?
Supprime ton compte Facebook.
Mais pourquoi?
Ben tu te fous de moi?
T'as pas un mur,
mais un journal intime.
Et Barbara Courcel, Sophie Minc,
Justine Caminos... bien vulgos,
celle-lĂ !
Tu lis mes messages?
T'as qu'à l'éteindre
quand t'es pas lĂ .
Il pianote sur le clavier.
VoilĂ , c'est fait.
- Quoi d'autre?
- Les contacts dans ton portable.
- Tous ces textos, je peux plus.
- Quels textos?
- J'hallucine!
- Johanna "blonde", ça te dit rien?
La pauvre Anglaise qui sait pas
oĂč dormir Ă Paris. On s'en fout!
Et Juliette "belles beuges"?
Tu crois que ça fait plaisir
que t'appelles une fille comme ça?
Et Sylvie "grosse chatte",
- t'as pas, ça? Non.
- Classe, ce que tu dis.
Juliette "belles beuges",
on est restés ensemble un an.
- C'est devenu une vraie amie.
- Supprime-la.
- Une amie!
- C'est pareil!
Tu supprimes, tu "deletes"!
Regarde.
Regarde. Regarde!
Je te demande de regarder.
T'es contente?
Non.
Qu'est-ce qu'il y a?
Je sais pas, j'ai peur.
Et je m'en veux,
j'ai l'air d'une folle.
Mais non, mais non!
T'as raison. C'est pas sain, ces trucs-lĂ .
Allez, viens.
Allez viens, on sort.
Déguise-toi en pute,
comme j'aime, lĂ .
Je t'emmĂšne quelque part.
C'est moi qui choisis, alors.
C'est toi qui choisis.
Pute pute ou... juste un peu pute?
- Pute pute!
- Pute pute pute?
Musique jazz
Applaudissements
---
Super!
---
Applaudissements
---
Qu'est-ce que tu fais?
Merci d'accueillir Antoine!
Non! Non!
- Oh non!
- Oh, je t'en prie!
- Non, j'y vais pas.
- Vas-y!
---
Bonjour, messieurs.
Je sais pas, euh...
Il joue quelques notes.
Il joue un air de jazz.
---
Antoine! Antoine!
Viens lĂ !
---
Applaudissements nourris
---
T'étais pas jalouse, là ? T'as vu ton sourire de merde?
On dirait Jean-Pierre Foucault.
Ah mais moi, j'ai jamais dit
que j'étais normale.
Et puis, sois honnĂȘte:
t'aimes le piano
parce que ça plaßt aux putes.
J'en joue depuis mes 5 ans!
Et alors?
Ben...
Et puis la veille, tu t'étais
bien foutu de ma gueule!
Si si.
J'ai les jetons! C'est le plus gros galeriste de Paris,
*- Mais non, c'est superbe.
- Antoine. Il va trouver ça nul.
S'il a du goût, il va aimer.
*Tu viens quand?
J'ai besoin de ton avis, lĂ .
Je termine une réunion,
et j'arrive.
Tu fais vite?
Je te promets.
Antoine!
Merci d'ĂȘtre venu, mon poulet.
- Oui, assieds-toi.
- Je te préviens, je suis pressé.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Rien!
J'ai rencard avec une meuf,
elle veut que tu sois lĂ .
Mais quelle meuf?
Ben d'aprĂšs toi?
Putain, la voilĂ , elle est lĂ .
Oh non, Hugo!
Eh!
Salut!
Hello...
- Je suis trĂšs contente de te voir.
- Ah ben moi aussi.
J'ai super soif, tu me prends un verre de vin?
Bien sûr. Du rouge, du blanc?
N'importe.
OK, du n'importe, alors.
Un petit ChĂąteau-n'importe
86?
A quoi tu joues, toi?
Tu sais que c'est mon meilleur ami,
comme mon frĂšre?
Te fous pas de lui.
Tu t'es pas foutu de la gueule
de ma sĆur, toi?
On est pareils.
Ah je crois pas, non. Je crois pas.
- Ouais, quoi?
- Si tu te casses...
Ben je lui brise le cĆur.
Et voilĂ ...
T'es debout, lĂ .
Non.
VoilĂ du blanc...
Oui, ben tu vas boire, hein.
Bon!
Prenez ce qui vous fait plaisir,
c'est pour moi.
"EntrecĂŽte aller-retour".
Vous vous ĂȘtes jamais
posé la question?
Moi, Ă chaque fois. C'est quoi?
Les mecs, ils font quoi, en fait?
Ils l'amĂšnent
et ils la ramĂšnent de la cuisine?
Et puis...
Enfin, c'est...
Toujours les...
Tu sais qu'Antoine est amoureux?
Oh, eh...
- Ah bon?
- Eh, faut le dire.
C'est vrai?
Oui, complĂštement.
D'ailleurs elle m'attend.
Oui, mais tu vas quand mĂȘme
prendre un petit truc.
Ben justement, non.
Vous savez quoi?
Vous allez choisir pour moi.
J'ai besoin d'aller aux toilettes.
- TrĂšs bien.
- C'est oĂč?
Eh ben,
juste à cÎté des chiottes.
Non, c'est Ă droite.
A cÎté de... de l'esca...
A cÎté de l'escalier, à droite.
T'es en forme.
Putain, quel enfer,
quel enfer, quel enfer!
Hugo...
Je suis pas du tout naturel!
Je sors que de la merde!
Y a que ça
- qui sort de ma bouche.
- Hugo?
Quoi?
Elle s'est barrée.
Qui?
La petite, elle vient de partir.
- Non, tu déconnes, là ?
- Je suis désolé.
Je suis vraiment désolé.
Je suis dégoûté.
Je comprends.
OK...
Ben ouais, je suis maudit,
de toute façon.
Je crois qu'y a un gars qui a égorgé
un poulet sur ma photo.
C'est quoi, le délire, là ?
- S'il te plaĂźt!
- Putain...
- Oui?
- On pourrait avoir deux whiskys?
- OK!
- Merci.
- Je suis si mauvais que ça?
- Mais non!
Si. A un moment, j'avais
l'impression d'avoir des qualités.
J'ai l'impression d'ĂȘtre
un mec bien, honnĂȘte,
mais non: y en a pas une...
qui me laisse ma chance.
Je vais mourir seul,
en me branlant sur YouPorn.
ArrĂȘte.
Hugo rit.
C'est drĂŽle, c'est trĂšs drĂŽle.
Va rejoindre ta connasse, lĂ .
Excuse-moi.
Karine? On va prendre
la bouteille, en fait.
Tu connais son prénom?
Oh, c'était y a 1000 ans, hein.
OK...
*Musique électronique en fond
---
ArrĂȘte de boire!
---
Il vient. Il sera un peu en retard,
mais il vient.
---
Ton mec, il fait quoi?
*"J'ai encore rĂȘvĂ© d'elle"
(ils chantent faux) SI JE POUVAIS ME REVEILLER
- Ouvre les yeux je te vois pas
- A ses cÎtés
Sije savais oĂč la trouver
Regarde-moi!
Bon, ben je vais y aller.
OK.
T'embrasseras ton mec.
Si tu le revois un jour.
Bonne nuit, maman.
Elle fait un bisou.
*Version dance de "Words", F.R. David
Words
Je t'aime...
Elles s'en battent
les couilles de ma gueule!
Ta gueule! T'es une bombe!
J'ai une tĂȘte de kebab.
- J'ai une tĂȘte de kebab.
- T'es con.
Mets mon beau costard.
Non, je veux pas le mettre.
- Bon vas-y, je vais le mettre.
- Mets-le.
- Je rentre pas dedans!
- Eh ben, t'as la classe!
- Mais non, je suis boudin...
- C'est qu'un costard.
- Je suis boudiné.
- Je te prends le mĂȘme.
On dirait un boudin créole.
T'es mon frĂšre.
But my words are coming out wrong
Girl I I reveal my heart to you
And all that you believe is true Cause
Words
Don't come easy to me
Attends, t'arrĂȘte pas lĂ !
Raconte-leur la suite!
Quelle suite?
Quoi, quelle suite? T'as oublié?
Il sonne la cloche.
Pardon, excusez-moi...
Elle dort,
elle veut pas vous voir.
- S'il vous plaĂźt...
- Oh! Vous puez la vodka!
Si j'étais vous, je me suiciderais.
Comment vous pouvez dire ça...
- J'appelle les flics!
- Appelez-les.
Je vous demande 5 minutes, pardon.
Je m'excuse. Je suis désolé.
En fait, j'étais avec Hugo,
mon pote, tu sais...
Je veux pas savoir oĂč t'Ă©tais.
J'ai pas envie de rentrer lĂ -dedans.
Ăa va pas le faire, Antoine.
Ah bon?
- Je fais tes valises.
- Tu fais quoi?
J'ai envie que tu me fasses confiance.
Le seul moyen, c'est qu'on soit
vraiment ensemble.
Il est temps que j'aie des couilles.
Il est temps.
Tu me prends pour un queutard?
T'as raison. Enfin t'avais raison.
Ah, j'en ai fait, des brouillons et des brouillons!
Mais si je cherchais partout, c'est pour trouver
la bonne! Tu sais, moi,
ce que je cherche?
C'est un bon truc de beauf.
Moi, je les veux, les trois gamins,
le pavillon Ă Rueil,
les chiens sur le gravier,
le 4X4 dans le garage, avec les VTT!
Je veux tout ça.
T'aimes bien le VTT?
Non.
Tant mieux.
Bon, qu'est-ce qu'il fait?
Elle déménage!
Ah, et oĂč ça?
Chez moi.
Tu vas pas aller habiter
avec un machin pareil?
Cette chemise, tu la prends pas?
Si.
Si.
Musique jazzy
Welcome! Entre!
LĂ , t'es chez toi. LĂ , t'es chez toi.
Ăa, c'est ton frigo. Partout, t'es chez toi.
LĂ ...
LĂ , c'est pour toi.
LĂ , c'est pour toi. Partout.
Ta brosse Ă dents, et ton parfum.
Viens avec moi.
LĂ , c'est ta table de nuit,
à moins que tu préfÚres
celle prĂšs de la fenĂȘtre.
---
LĂ , t'es chez toi!
C'est ton territoire.
Tu mettras ce que tu veux.
---
T'Ă©tais oĂč?
Je t'attendais.
Maintenant, t'es lĂ .
Je suis content.
On dort?
---
*Nous entrons dans une zone de fortes turbulences,
veuillez attacher votre ceinture. Merci.
Oh, j'aime pas ça...
C'est rien, ça va passer.
Ăa va passer.
*PNC, attachez-vous.
- Attention!
Cris de panique
---
Ăa va passer...
J'ai peur!
Oh, la vache!
Elle pousse des cris.
On va tous mourir!
Mais non, ma chérie, pas du tout.
Enfin, pas tout de suite.
Cris de panique
---
Regarde-moi.
Je t'aime trĂšs fort.
- Moi aussi!
- Moi, je t'aime
- trĂšs, trĂšs fort.
- Moi aussi.
Moi aussi.
*Le pire estpassé, rassurez-vous, ça va encore secouer,
mais nous allons sortir de la zone
de turbulences.
Je te pardonnerai jamais.
Mais pourquoi?
Parce que c'est trop dur.
ce qui s'est passé!
Tu sais mĂȘme pas
C'est trop tard.
Un peu de champagne, pour fĂȘter
le retour du beau temps.
Merci.
Merci, Georges.
Attends, pardon.
Et le bébé, ça va?
Euh oui.
TrĂšs bien, pourquoi?
T'es pas enceinte.
Si.
Non, t'es pas enceinte. Tu picoles comme une vache.
Tu t'es bien foutu
de ma gueule, hein!
Ah putain, j'y crois pas!
Pourquoi tu m'as fait ça?
Ben pour que tu me lĂąches.
Putain!
Te marie pas, Julie.
Pff, qu'est-ce que tu racontes?
T'es heureuse, avec lui?
Avec ce fiscaliste de mes...
Non.
Antoine, je te dis que oui.
Mais arrĂȘte...
Je suis sûr que tu t'emmerdes.
Qu'est-ce que vous faites? Un resto le vendredi?
Et puis il te parle de vacances?
"Tiens, on n'a pas fait
la Suisse. Ou l'Italie."
Et puis vous comparez la bouffe.
"Il est trop cuit, ce saumon."
Et puis paf, la bagnole,
le garage, pyjama, et au dodo!
C'est ça?
Pas du tout.
Ah ouais? Vous faites quoi?
Raconte.
*Musique douce au piano
---
La Suisse!
La Suisse?
Ben, les montagnes, le chocolat...
Et puis il paraĂźt
que c'est trĂšs propre.
OK, pourquoi pas.
Alors, ta journée, ça a été?
Ouais, super.
J'ai presque fini mon rhinocéros.
Oui!
Ah ben chouette! Faudra que tu me le montres.
---
Tu veux goûter?
C'est excellent, mamour, ça.
Ca. C'est bon?
Petit, petit.
Tiens.
Hop!
Hop hop hop!
Hop lĂ !
Mmh.
C'est peut-ĂȘtre le saumon
qui est un peu trop cuit.
Ah ben je vois que c'est l'éclate.
- Et toi, avec ta Pearl, lĂ ?
Vous vous dites quoi? Tu fais ton show habituel?
Le queutard repenti qui rĂȘve d'un pavillon, quatre gosses,
- un chien...
- Pas du tout.
Et sinon, le mannequinat, ça avance?
Tu fais quoi, en ce moment?
Du shooting, des photos,
des défilés?
Mmh mmh...
C'est fou ce qu'on se fait chier,
hein?
T'as peur des silences?
---
Il souffle.
- T'entends pas?
Les cris! J'entends les vaches
pleurer dans les assiettes!
Waouh!
- Non, ça se voit, tu te forces.
T'as les yeux tout tristes.
Tu me fous le cafard.
Ils rient.
---
J'arrive pas Ă croire
que tu les aies
toutes emmenées
dans notre resto.
T'es marrante, toi.
Tu l'as pas amené, ton fiscaliste?
Si.
Donc en fait, t'es tout seul.
La vérité?
Ăa fait trois ans que je me sens tout seul.
Tu m'as manqué.
Le nombre de fois oĂč j'ai failli
appeler ta mĂšre
pour savoir oĂč t'Ă©tais...
J'ai trop bu.
Tu vas oĂč?
Je reviens.
Embrasse-la dĂšs qu'elle revient!
Quoi?
Roule-lui une grosse pelle! C'est le moment!
Elle est toute secouée,
elle est... elle est un peu pétée,
mange-lui la bouche!
Retiens-toi,
quand mĂȘme!
Merde, merde, merde...
Merde, merde, merde, merde...
Merde.
Merde!
Julie, rappelle-toi, putain!
Rappelle-toi!
Musique mélancolique
---
Ăa va?
Ouais, Ă ton avis?
T'es trĂšs beau.
C'est gentil, mais j'ai trĂšs froid.
Je vois ça.
Ben t'es marrante, toi! Il fait -12, ici.
---
Ăa y est, je t'inspire plus?
Merci.
Merci de quoi?
De croire en moi.
T'es gentil.
Je suis pas gentil.
Je le pense.
Allez, grouille!
Je vais choper une bronchite!
Ecoute, je crois que j'ai fini, en fait.
Ah...
---
Je peux voir?
- Ta ta ta!
- ArrĂȘte!
---
Ah ouais, jusque-lĂ ,
je croyais en toi.
Je rigole!
Oh! Alors ça, c'est dégueulasse!
Tu vas prendre cher, hein!
- Tu vas voir!
- LĂąche ces agrafes!
Tu me fais peur avec ça!
- Tu vas voir!
And I feel love
Everywhere
It just came up today
---
Love
Everywhere
And it's here to stay
Je vais prendre une douche, tu me rejoins?
---
Tu décroches?
Le téléphone sonne.
Ah tu veux que je...
---
AllĂŽ?
*Bonjour, je voudrais parler Ă Julie Rambaud, s'il vous plaĂźt.
Oui, mais lĂ , elle est pas dispo.
C'est de la part de qui?
Ben en fait, c'est LoĂŻc de la fac. Pour les admissions.
C'est Ă propos de sa bourse pour le Geidai Ă Tokyo.
Ah...
Tokyo!
Et alors, qu'est-ce qui se passe avec Tokyo?
C'est bon, la bourse est accordée.
Ah.
Musique inquiétante
---
AllĂŽ?
---
AllĂŽ?
Mais euh... vous ĂȘtes pas...
Vous ĂȘtes pas au courant, elle vous a pas dit?
Euh... non. Quoi?
- Ben... c'est sa mĂšre. Elle a un cancer...
Un cancer des ovaires, en fait.
C'est ce qu'il y a de plus radical.
- Elle est dans un état déplorable.
- Ah bon?
Julie fait des bisous.
J'arrive. J'arrive tout de suite.
(Elle va caner.)
C'est une... c'est une affaire
de quelques jours.
Donc vous comprendrez que Tokyo, la bourse, c'est pas le moment.
Ah ben, je suis désolé...
Mais vous ĂȘtes qui, vous, en fait?
Moi? Je suis son frĂšre.
Ah, d'accord.
Bon ben, qu'est-ce que...
Vous voulez que je... que j'annule le dossier?
Tu viens?
Oui.
(Oui!)
(Vous annulez tout.)
Bon, d'accord.
(VoilĂ .)
C'était qui?
Tu sais,
ces espĂšces de...
Je ne comprends pas, c'est des trucs de télémarketing,
- Ah.
- euh...
OK.
Tu me rejoins?
Putain...
Quel con...
- Je sais, je sais.
- Mais t'es un malade!
C'Ă©tait pas son rĂȘve, cette Ă©cole?
Si, elle attend depuis trois ans.
Rappelle-les.
Je sors de la fac!
Je me suis mis Ă genoux!
Je leur ai mĂȘme proposĂ© du fric!
- Et alors?
- Ils ont filé sa bourse
- LĂ , tu peux pas lutter.
- à une handicapée.
Mais tu devais pas
partir avec elle?
Tu connais Tokyo? Tu vivrais Ă Tokyo?
Carrément! Les Asiates
sont toutes bonnes,
avec des petites chattes comme ça!
Mais je comprends,
tu préfÚres déglinguer sa vie,
c'est normal.
Attends, elle va pas me larguer pour ça.
- Merde...
- Merde.
Musique mélancolique
---
Non...
Ouais...
---
J'y crois pas...
---
Non mais lĂ , elle est juste
un peu en colĂšre.
Ăa doit ĂȘtre
une petite scÚne de ménage.
Putain...
Tu dors chez moi?
Surtout ne décroche pas.
*Alarme de danger
---
AllĂŽ?
Julie!
Désolée, faut que je m'occupe
des ovaires de ma mĂšre.
Pars pas en couille!
Tu vas pas tout gĂącher
- pour une histoire de bourse!
- Non...
C'est juste mon boulot,
ma passion, mon avenir,
c'est rien, hein!
C'est pas ça, ton avenir, putain!
Ton avenir, c'est...
c'est nous deux,
- c'est notre vie, non?
- Ah bon?
C'est pas ces Japonais qui vont
t'apprendre Ă ĂȘtre gĂ©niale!
Pour qui tu te prends?
De quoi tu te mĂȘles?
Je me mĂȘle de ce qui me regarde,
je crois, non?
Ben ça te regarde plus.
Ah bon. Julie, attends!
Merde!
Fait chier!
C'est du choco, en fait.
Ta gueule!
"Remember Me", The Trinikas
---
J'aurais fait pareil.
Ouais, c'est sûr que
j'ai merdé sur la bourse.
Ăa, c'est sĂ»r.
- Ăa va, je vous dĂ©range pas?
- Non, non,
je disais, pour Tokyo,
c'est moche.
Si y avait eu que ça...
Alors: "Vous venez d'acheter
"un chien, et le premier jour,
"il vous pisse dessus. Que faire?"
Réponse A: Vous le grondez,
mais vous lui pardonnez, il est gentil, le toutou.
RĂ©ponse B: Il a beau ĂȘtre gentil,
il va dégager.
Vous n'ĂȘtes pas un territoire
qu'on marque avec de la pisse.
Il est pas drĂŽle, ton test.
T'inquiÚte pas, ma chérie.
Ăa va passer. Tout ça,
c'est chimique, de toute façon.
Dans un mois, oublié!
Le tout, c'est de tenir.
C'est comme
la clope, c'est un sevrage.
C'est comme Jean-Pierre.
Au début, j'avais envie de crever.
Tu te souviens?
Eh ben, j'ai serré les dents.
- Un an et demi.
- Trois ans.
C'est pareil. Et puis maintenant,
la vie est belle.
Ah ouais.
Tu la trouves belle, ta vie?
Oui.
Il était cool, Jean-Pierre.
Il avait des défauts, mais
tout le monde fait des conneries.
Toi aussi.
Oui, il était caractériel,
un peu coincé,
un peu vieille France...
Mais il était cultivé,
il était gentil,
et il te faisait marrer.
Et t'étais bien avec lui, et moi
j'étais bien quand t'étais bien.
Si tu vas retrouver ce type,
tu fais la connerie de ta vie.
- T'en sais quoi?
- Je le sais.
Je le sens. Tu vas en chier, ma chérie.
C'est sûr que toi, toute seule,
tu risques pas d'en chier.
Elle est tranquille, ta vie.
Mais moi, ta vie, j'en veux pas.
Julie!
La porte claque.
Elle sonne.
C'est qui?
Antoine, c'est Julie.
Merde!
Ramasse tes affaires, vite!
C'est moi!
Allez, tu rentres lĂ -dedans,
tu bouges plus.
Tu plaisantes?
Désolé.
Coucou.
- Salut.
- Bonjour.
Euh...
Je peux entrer?
Pourquoi? Oui, bien sûr.
Entre. VoilĂ .
Musique jazz
---
Alors?
Euh... Alors en fait...
Ma mĂšre me disait que...
Non. Euh, bref...
Euh... J'ai réalisé que...
que j'ai pas envie que tu meures.
Oh ben écoute, merci, c'est...
C'est gentil.
Désolée pour les rideaux.
Oui... Désolé pour Tokyo.
Antoine, c'est terminé.
Je sais.
Non, pas nous.
La jalousie, les remises en question
permanentes, c'est terminé.
Moi, je veux vivre
à cÎté de toi.
Et mĂȘme si toi, c'est...
tes ex, tes cuites
et tes potes de merde,
ben je m'en fous, je prends tout.
Alors si tu veux bien,
on va changer les rideaux,
je vais nous faire
une petite table basse,
et on va faire
des trucs bien ensemble.
Je veux plus te quitter.
Je te jure sur la tĂȘte de ma mĂšre.
Enfin, Ă moins qu'y ait une pute
dans le placard.
Quoi?
Quoi?
Non, rien, je...
Je suis trÚs ému, c'est tout.
On sonne.
Tu vas pas ouvrir?
Si.
Si, je vais ouvrir.
J'y vais.
On sonne Ă nouveau.
---
Faut que je te parle.
- Attends...
- Ouais.
Putain...
J'ai vraiment cru
que c'était du caca.
Mais t'as quand mĂȘme goĂ»tĂ©.
J'ai été un peu fou.
T'as raison, hein.
TrĂšs mimi.
OK, bon, Hugo, qu'est-ce que tu fous lĂ ?
Je l'ai revue.
- Qui ça?
- Qui? Stéphanie!
Elle est venue hier Ă l'hĂŽpital, je crois qu'elle me kiffe!
- Mais si!
- Non...
Je crois que Dieu est en train de s'excuser
pour ces années de merde qu'il m'a fait vivre. Je t'expliquerai.
T'aurais vu ses yeux!
Méfie-toi.
Faut que je l'invite Ă dĂźner, lĂ .
Si j'étais toi...
Tu l'inviterais oĂč?
- Nulle part!
- La tour Eiffel. C'est original.
C'est bien, ça.
- Non, non!
- Je l'appelle.
Non, c'est trop tĂŽt!
Y a vraiment un resto, lĂ -bas?
- Faut réserver...
- L'appelle pas!
Laisse-la mariner.
Tu viens de me niquer un portable
Ă 400 euros!
Je te rembourserai.
On se tire?
J'en ai marre d'ĂȘtre ici.
J'ai compris.
Quoi? OĂč tu vas?
Laisse-moi passer! Laisse-moi!
Elle est lĂ ? Dis-moi si je chauffe.
- C'est pas ce que tu crois.
- Chaud ou froid?
Vous cherchez quoi, lĂ ?
- N'ouvre pas, mon amour.
- Vous avez cachĂ© des Ćufs?
Je crois que je brûle.
Hugo, viens ouvrir,
s'il te plaĂźt.
OK, j'adore le chocolat.
Coucou.
Stéphanie?
Musique triste
Attends, Julie...
- T'es lourd, toi!
- il s'est rien passé...
Julie, Julie... Je suis fou de toi,
faut que tu me croies!
Regarde-moi dans les yeux.
C'est la derniĂšre fois
que je te vois,
et la derniĂšre fois que je pleure.
---
Maman...
---
Non, mais oui, si on raconte que ça,
c'est sûr que j'ai l'air
d'un enfoiré!
- Ben oui.
- Ah ben oui.
Tu veux ajouter quelque chose?
Oui, depuis trois ans,
mais tu me laisses pas parler.
Ben parle!
*Nous entamons notre descente,
veuillez attacher votre ceinture.
Ecoute-moi, et m'interromps pas.
On sonne.
*"Remember me", The Trinikas
Oui?
---
C'est qui?
C'est Stéphanie.
Stéphanie... Qu'est-ce que tu veux?
J'ai un problĂšme avec Hugo.
Je peux te parler deux minutes?
Qu'est-ce qui se passe?
Faut que je t'explique.
Bon alors, vite! C'est quoi, ton problĂšme?
T'as pas de problĂšme avec Hugo, t'as rien avec Hugo!
Qu'est-ce que tu me racontes?
Je voulais juste m'excuser.
Ah.
C'est pas bien, ce que j'ai fait.
Je me suis servie de ton pote
pour t'allumer comme une salope.
- Exactement.
- T'as jamais le coup de foudre?
Si.
La premiĂšre fois que je t'ai vu,
tu sortais avec ma sĆur.
T'étais si gentil...
Je me suis dit: quand je serai
grande, je veux le mĂȘme.
Mais comment t'as eu mon adresse?
J'ai croisé Hugo par hasard,
hier soir.
Je lui ai demandé ton adresse pour
t'inviter Ă mon prochain shooting.
OK.
Allez, Antoine.
Rien qu'une fois, pour me libérer.
T'as trop bu. Et je suis amoureux.
- Je te parle pas d'amour.
- Je vois ça. Oh putain!
- Fais pas ça, s'il te plaßt.
- J'ai envie que tu me baises
comme un ouvrier.
Hein? C'est quoi cette expression?
Elle sonne.
C'est qui?
Antoine, c'est Julie.
Merde!
Ramasse tes affaires! Vite!
C'est moi!
Allez, rentre lĂ -dedans et bouge plus.
Tu plaisantes?
Désolé.
J'en crois pas un mot.
Je sais.
Pourquoi t'as pas essayé
de me rattraper?
Ăa prouve bien que t'avais un truc
Ă te reprocher.
J'ai pas pu te rattraper.
Pourquoi?
que je veux,
Pourquoi tu t'es tapé la meuf
- elle aussi!
- Laisse-moi!
Je t'expliquerai.
EspÚce d'enculé!
Il crie.
Merde, merde!
Merde! Antoine!
Antoine! Désolé!
Reste avec nous!
Allez, on se grouille!
Qu'est-ce que c'est
que ces conneries?
Ces conneries?
Et ça, c'est des conneries, ça?
Fracture du fémur, traumatisme
crĂąnien... des conneries?
*PNC, préparez-vous à l'atterrissage.
Je suis sorti 10 jours plus tard.
Je suis directement passé chez toi.
Mais t'étais déjà partie.
Demande Ă ta mĂšre.
*Je voulais que tu viennes vers moi,
mais tu n'as pas compris.
- Mais je suis fou de toi!
*Musique émouvante
- Et moi, j'aime Clément.
Oh, quelle connasse!
---
On sonne la cloche.
Alex, s'il te plaĂźt! Laisse-moi.
Ah, Antoine!
Vous vous ĂȘtes fait mal?
Non, c'est un nouveau look.
Faut que je lui parle.
- Non, elle est pas lĂ .
- C'est ça, ouais.
Je vous mens pas.
Vous pouvez fouiller.
Elle est partie.
- J'en sais rien, je vous promets.
- OĂč ça?
J'aimerais bien le savoir.
Elle m'a juste dit qu'elle est loin et qu'elle va bien.
Asseyez-vous deux minutes.
Oh putain!
- Je suis désolée!
- Vous avez fait exprĂšs?
Vous me prenez pour une sadique?
Donnez-moi la main.
Non, pas ce bras-lĂ !
- Pardon!
- Stop!
- N'essayez plus de m'aider.
- D'accord.
Elle me fait la gueule,
Antoine.
Vous avez bien merdé.
Moi aussi, remarquez.
J'ai été un peu trop dure
avec vous.
Enfin,
on fait tous des erreurs.
- C'est ici que ça vous fait mal?
- Non.
- C'est lĂ ?
- Putain!
Oui, c'est tout
le cÎté droit qui est touché.
Ne m'approchez plus, Marie.
D'accord!
si j'ai du nouveau,
Antoine, si elle m'appelle,
je peux vous joindre quelque part?
Vous feriez ça pour moi, vous?
Evidemment, elle m'a jamais rappelé.
Et je t'ai cherchée partout,
j'ai appelé Nina,
les écoles d'art, j'ai traversé
la France pour trouver une fille qui
s'appelait comme toi,
mais elle avait 12 ans.
Je t'ai cherchée partout.
Quand je disparais, je disparais.
T'Ă©tais oĂč?
A Berlin. Dans une école privée.
J'ai dû prendre un crédit,
ça m'a coûté une blinde.
C'est trop con.
Ouais.
Embrassez-vous, putain...
Julie...
Musique émouvante
Je...
Je me marie samedi, vraiment.
---
- Bon.
- OK.
OK.
Désolée.
Mauvais timing.
Musique triste
Les passagers applaudissent.
---
---
Ravi de vous avoir connus, jeunes gens.
TrÚs émouvante, votre histoire.
C'était mieux que le film.
Restez bons copains, hein?
Bon, on se dĂ©pĂȘche? Le vol
pour Sydney est dans une heure.
Ben oui! Noces d'argent,
c'est pas de la tarte...
---
La compagnie vous remercie de votre fidélité.
Au revoir, monsieur.
Au revoir, madame.
Au revoir.
Au revoir.
La compagnie vous remercie de votre fidélité.
Et vous conseille d'insister.
- Rien.
- Comment?
Tu veux mon numéro?
Non, je rigole.
Salut, Georges.
Au revoir, monsieur.
---
BON, BEN...
Le fameux "bon, ben"...
*Un téléphone sonne.
Excuse-moi.
AllĂŽ?
*- Mamour, bien arrivée?
- Oui, chéri.
Tout juste.
OK, super. DĂ©solĂ©, je pourraipas ĂȘtre lĂ , j'ai un rendez-vous
que je peux pas annuler.
Bertrand passe te récupérer,
et tu me rejoins au bureau, OK?
Bisous bisous.
OK, Ă tout de suite.
---
Bonjour! Vous avez fait bon voyage?
Oui, merci.
Je prends vos valises. Par ici.
TrĂšs bien, merci.
---
Ouais.
*Alors?
Alors c'est mort.
Je suis désolé.
*- A ce soir.
- Ouais, Ă ce soir.
C'est mort.
---
Bonjour!
Ah, Mlle Rambaud.
Vous avez fat
bon voyage, j'espĂšre?
- Il est en rendez-vous.
- TrĂšs bon, merci.
Ăa ne vous dĂ©range pas de l'attendre
- en salle de conférence?
- Non, merci.
Eh! Ăa va, mamour?
Je suis désolé, hein,
j'en ai pour 10 minutes.
Tu m'en veux pas?
Je t'aime.
Ăa va pas ĂȘtre long,
j'ai juste quelques questions,
histoire d'ĂȘtre sĂ»r
qu'on s'entend bien.
- Allez-y, faites-vous plaisir.
- Qu'est-ce que vous comptez faire
chez "Sport et Acquisitions"?
Donnez-moi une bonne raison de vous donner le poste.
- Une bonne raison...
Il souffle.
Je sais pas, moi...
Lisez mon CV.
Je l'ai lu.
Alors relisez-le.
Je suis désolé. Vous m'auriez vu hier,
je vous aurais fait mon speech de super winner,
voire des claquettes,
mais aujourd'hui, j'ai pas le courage.
Je viens de faire 7h d'avion
avec une femme que j'aime encore,
et qui s'en fout. Alors le coup de
"prouve-moi que t'es le meilleur,
fais-moi rĂȘver",
pardon, mais je suis pas sûr
d'en ĂȘtre capable.
C'est dommage de le prendre comme ça.
Si j'ai pas le poste,
ça sera juste une tuile de plus.
De toute façon, en ce moment,
j'ai pas de bol.
D'ailleurs,
si j'étais vous,
je m'engagerais pas.
Franck rit.
- Vous ĂȘtes sĂ©rieux, lĂ ?
- Oui, pourquoi?
J'ai pas l'air?
Musique émouvante
C'est marrant, la vie.
---
Un jour, vous ĂȘtes sur le point
de décrocher le job idéal,
vous retrouvez miraculeusement
la femme de votre vie...
---
Et puis... paf!
Juste comme ça, là ...
Tout se casse la gueule.
- Bon.
- Je peux fumer?
Non.
C'est gentil.
---
- Vous ĂȘtes mariĂ©?
- Oui.
Enfin, presque. Ecoutez,
c'est pas que je suis pressé...
- Elle est belle?
- Pas mal.
Elle est drĂŽle?
Oui, parfois. Je vous remercie. Bon.
Prenez-en soin, mon vieux.
Prenez-en soin, vraiment.
Rendez-la folle.
Folle de joie, folle de vous.
Tout le temps, le matin,
le soir, Ă table...
Faites-la rĂȘver. Soyez balaise.
Vous ĂȘtes balaise. Et gardez-la.
Eh ben j'y penserai.
---
Je vous tiens au courant, ou pas.
En tout cas, merci d'ĂȘtre venu.
Mais de rien, oh lĂ , de rien.
- Merci, au revoir.
- Au revoir.
Tenez, monsieur. Je vous ai appelé un taxi.
Il doit ĂȘtre en bas.
Ăa me touche.
Au revoir.
Au revoir.
Bon, voilĂ . Ben tu vois,
c'était pas long.
Bah, ça va pas, mamour?
Si si, je suis fatiguée...
T'aurais vu le mec
que je viens de recevoir!
Une vraie loque.
Je lui donne pas une semaine
avant de se foutre en l'air.
Je lui propose un salaire
en or, et il foire
Ă cause d'un chagrin d'amour.
Le taré!
Alors, oĂč est-ce qu'on va dĂźner ce soir
pour fĂȘter le retour de ma chĂ©rie?
J'ai eu le traiteur
pour la couleur des dragées.
Moi, j'aime bien le blanc.
VoilĂ , c'est classique.
Ta mĂšre est d'accord,
mais c'est toi qui choisis.
Je m'en fous.
De quoi?
De la couleur des dragées.
De... de la Baule,
de la cuisson du saumon,
je m'en fous!
Bah! Mais enfin de...
de quoi tu parles, mon cĆur?
Je crois que je préfÚre avoir peur avec lui
qu'ĂȘtre tranquille avec toi.
Avec qui?
Je te demande pardon,
Franck. T'es un type
formidable.
C'est juste pas suffisant.
Pardon. Pardon.
Julie!
Julie!
"What a Difference a Day Makes", Dinah Washington
---
What a difference a day makes
---
There's a rainbow before me
---
Skies above can't be stormy
---
Since that moment of bliss
---
That thrilling kiss
It's heaven when you
---
Find romance on your menu
---
What a difference a day made
---
And the difference is you
---
AllĂŽ? Bonjour, mademoiselle.
Désolée, il vous rappellera
d'ici quatre-cinq ans. Merci!
Bon.
Musique douce
---
VoilĂ .
On peut y aller, maintenant.
On va oĂč?
OĂč tu veux. Je me suis jamais
mariée avec un connard.
En revanche, il va falloir bosser
tes entretiens, t'as été nul.
Elle rit.
Comment tu sais ça?
Je t'expliquerai.
Faut que tu trouves du boulot.
Pas question que je retourne chez ma mĂšre.
- Tu sais ce qui me plairait?
- Non, dis-moi.
Une maison Ă Rueil, avec...
un garage, un jardin, et des VTT.
- T'aimes ça, le VTT?
- Non.
Cool. Parfait.
"Heaven Must Have Sent You", The Elgins
I cried through many endless nights
Just holding my pillow tight
Then you came into my lonely days
With your tender love and sweet ways
Now I don't know where you come from baby
Don't know where you've been, my baby
Heaven must have sent you
Into my arms
Now in the morning when I awake
There's a smile upon my face
You've touched my heart with gladness
Wiped away all my sadness
So long I needed love right near me
A soft voice to cheer me
Heaven must have sent you, honey
Into my life
Ooh, it's heaven in your arms
It's the sweetness of your charms
Makes me love you more each day
In your arms I wanna stay
Wanna thank you for the joy you brought me
Thank you for the things you taught me
Thank you for holding me close
When I needed you the most
Now I don't know much about you, baby
But I know I can't live without you
Heaven must have sent you
To love only me
Ooh, it's heaven in your arms
Boy, it's the sweetness of your charms
Makes me love you more each day
In your arms I wanna stay
It's heaven in your arms
It's the sweetness of your charms
It makes me love you more each day
In your arms I wanna stay
It's heaven in your arms
It's the sweetness of your charms
Makes me love you more each day
In your arms I wanna stay
"Here To Stay", Nancy Mensah et Nicolas Wauquiez
---
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