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Original subtitles

Visite.

C'est moi.

Et je suis censé te croire ?

Tu n'es pas obligé de me croire.

Après tes déclarations d'amour, je t'aurais cru content de me voir.

Je peux laisser la place à ta prochaine admiratrice.

Si tu es bien qui tu dis être,

tu en as une sacrée paire pour te pointer ici.

J'en ai pas.

Ca m'a jamais manqué.

Qu'est-ce qui t'amène ?

J'ai besoin de parler.

Tu es le seul à pouvoir me comprendre.

Tu as déjà eu des regrets ?

Non, jamais.

Jamais ?

Tu as jamais pensé à arrêter ?

Et toi ?

Si.

J'ai deux enfants.

Je veux arrêter de leur mentir.

La première fois devait être la dernière.

Puis j'ai remis ça.

Comme ça s'est bien passé,

j'y ai pris goût.

Avant d'arrêter, veille à avoir assez.

Pour que t'aies pas fait ça dans le vent.

Maintenant, demande-toi : assez, ça représente combien ?

Quand on a connu la misère,

on ne veut pas replonger dedans.

Pour ça, il te faut de l'argent.

Beaucoup d'argent.

Je te parle pas d'une petite banque.

Avant qu'on m'arrête,

j'avais presque monté le coup parfait.

J'avais prévu de voler 300 000 euros

dans une grosse banque, ici à Lisbonne.

J'ai jamais sorti plus de 10 000 euros.

Sois plus ambitieuse, ma belle.

A présent, pense à te remplir les poches.

Les grandes banques sont sécurisées. Avec les caméras, c'est impossible.

C'est pour ça que t'es là.

C'est parce que la police espagnole me surveillait.

Un voisin m'a reconnu grâce au portrait-robot.

D'ailleurs, c'est pour ça que ta cavale ne va pas durer.

Quelqu'un finira par te reconnaître.

La banque dont je te parle est très simple à braquer.

J'ai encore le plan en tête, crois-moi.

Chaque lundi,

la banque se fait livrer 300 000 euros.

Pendant la livraison, n'y pense pas, c'est trop surveillé.

Après, tu as une opportunité.

Dans les locaux, l'argent est compté.

Tu dois choisir le bon guichet,

c'est là que tout se joue,

l'employé docile qui coopérera.

Quand tu entendras la compteuse de billets,

ce sera le moment de passer à l'action.

Tu auras une fenêtre de 10 minutes après midi

avant qu'ils mettent l'argent dans le coffre.

Dans cette banque, les guichets sont collés les uns aux autres.

Tu devras faire attention.

Très franchement,

rien ne me ferait plus plaisir

que tu réussisses le coup que j'ai imaginé.

J'ai jamais fait de coup aussi élaboré.

Pour être convaincante, tu dois menacer l'employé avec ton arme.

Le bruit de la gâchette

doit lui foutre la trouille.

Sinon...

on ne te prendra pas au sérieux.

J'ai une arme en plastique.

En plastique ?

T'es plus douée que je pensais.

Ma belle, si tu veux réussir ton dernier coup,

il te faudra une vraie arme.

Ma méthode a fait ses preuves, je la garde.

Tu auras besoin d'une arme.

Tu finiras par comprendre que j'ai raison.

Le numéro que vous avez demandé n'est pas disponible.

Vous êtes là ?

Merci d'avoir patienté. J'ai vérifié : le dernier modèle

qu'on a vendu remonte à un an.

Vous en êtes sûr ?

Oui, je suis désolé.

- Au revoir. - Merci.

Elle est...

Monica, t'as pas à me donner d'explication.

Ce que vous vous dites, ça vous regarde.

Je sais pas quoi faire, c'est tout.

Elle me déteste.

C'est une ado.

C'est l'âge ingrat, tu le sais.

Je lui ai dit qu'elle devrait t'appeler.

Sois patiente.

Qu'est-ce que je ferais sans toi ?

Mince, continue sans moi.

Ouvre la bouteille de rosé qui attend sagement dans le frigo.

J'y retourne, j'ai oublié le dessert des petits.

Ca marche, file. A toute !

Qu'est-ce qui se passe ?

Un voisin s'est noyé.

Quel drame !

Qui ça ?

Alfredo.

Vous ne pouvez pas approcher, veuillez reculer.

C'est interdit. Eloignez-vous.

- C'est le mari de ma copine. - Restez pas là.

Dis à cette femme de quitter les lieux.

Retournez là-bas.

Laissez-nous travailler. Vous n'avez rien à faire ici.

Calmez-vous, madame.

Veuillez rejoindre les autres.

Ne restez pas là.

Alfredo !

Doucement.

Calme-toi !

Doucement !

C'est Alfredo !

Ils dorment ?

Jaime aussi ?

Il était épuisé, il a fini par se calmer.

J'ai pas vu qu'il allait mal.

Ces derniers temps...

il souriait.

Il était joyeux, jamais triste.

C'est vrai qu'il buvait...

un peu.

Mais j'avais aucune idée...

Il ramenait de l'argent,

il bossait beaucoup.

Quel mal il y a à boire un verre après une journée épuisante ?

Il m'avait jamais menti.

En 20 ans.

Jamais.

Et aujourd'hui,

j'apprends qu'il était au chômage depuis deux mois.

Alfredo ne voulait que ton bonheur.

Il voulait ton bien, il voulait te protéger...

Mon mari s'est jeté dans la mer.

Pour me protéger ?

Il aurait pu m'en parler.

On aurait trouvé une solution.

Je dois t'avouer quelque chose.

La semaine dernière, un matin, j'ai vu Alfredo boire au bar.

J'ai pensé te le dire, mais...

j'ai pas voulu faire d'histoires entre vous.

Avec tout ce qui m'arrive, j'ai...

Toujours est-il que j'aurais dû t'en parler.

Désolée, je suis une mauvaise amie.

N'importe quoi, arrête.

Je suis là.

Bonjour. Tu vas bien ?

Super. Et vous ?

Toujours mal quelque part.

Et toi ? Il y a eu du changement ?

Non, rien a changé.

Je suis arrêtée quelques jours pour me reposer un peu.

Mais ça va mieux, non ?

Ca va normalement.

Voyons, tu as une copine.

Non.

Comment ça ? Je l'ai vue.

Vous avez vu qui ?

Olga est passée ?

Non, ce n'était pas Olga.

C'était une femme plus classe. Belle, riche.

Une femme riche ?

Elle est partie dans une belle voiture blanche.

Tu mérites une femme comme ça.

- Félicitations ! - Merci.

Marraine est à la maison avec Jaime.

C'est terrible.

J'appelle marraine.

Chérie...

Je suis là, moi aussi.

Je suis là si tu as besoin de quelque chose.

J'ai besoin de rien.

Je sais, mais sache que je serai toujours là pour toi...

J'ai besoin de rien.

Oui, mais tu as des problèmes. Je peux payer pour la danse...

La danse, je m'en fiche. Et je veux pas de cet argent !

Tu vas continuer à mentir ?

Après, tu t'étonnes que je veuille pas te parler.

Tu avais raison.

C'est vrai, tu as raison.

C'est mal, ce que j'ai fait, mais je l'ai fait pour Jorge et toi.

Pour que vous ayez un meilleur avenir.

Que vous ne subissiez pas cette crise ou même votre père.

Je l'ai fait pour notre famille.

Pour notre famille.

Quelle famille ?

Ca va, ma grande ?

Tu as pas faim ?

Tu es au courant ?

Oui.

Ta marraine, ça va ?

Maman dit qu'elle est effondrée.

Tu as parlé à ta mère ?

Comment elle va ?

Entre le départ de ta mère, la mort d'Alfredo,

toi qui es perturbée...

Papa, arrête.

Arrête de te faire passer pour la victime.

C'est pas à moi de te rassurer.

C'est moi, l'enfant.

Il y a Jorge et Jaime aussi.

C'est nous qui avons perdu quelque chose.

C'est vrai, tu as raison.

Ce que je voulais dire, c'est que...

je m'attendais pas à tout ça.

On a déposé ça pour toi.

Fais voir.

Je dois réviser, j'ai un gros contrôle demain.

Bien sûr.

Tu dors pas, toi non plus ?

Tu en veux ?

Je sais pas ce que je vais faire de ma vie.

Tu n'es pas obligée d'y penser tout de suite.

Chaque chose en son temps.

Je lui en veux tellement.

Il avait pas le droit de nous laisser.

Il aurait dû être plus fort.

C'est pas une question d'être fort ou pas.

Si tout le monde pouvait être comme toi !

Comme moi ?

C'est-à-dire ?

Mon mari m'a trompée,

j'ai perdu mon salon,

ma fille ne m'adresse plus la parole.

Gabi m'a tout dit, Vanda.

Dit quoi ?

Tu as fait ce que tu devais faire.

Tu as fait ce qu'il fallait.

T'as pas eu le choix.

Ce que je voudrais,

c'est rouvrir mon salon.

Madame, pourvu que le pays retrouve sa stabilité.

On n'était pas riches, mais là, j'ai honte.

Il a été racheté ? L'autre jour, en passant devant,

il était encore en vente.

Non.

Non.

Aujourd'hui, il vaut combien ?

Sa valeur n'a pas changé.

150 000 euros.

150 000...

Alors...

Personne n'est intéressé et il est toujours à vendre.

Personne ne mettra 150 000 euros, parce que c'était sa valeur...

avant la crise.

C'est une estimation de la banque, je n'ai aucune marge de négociation.

Il va rester inoccupé

et la banque s'en fiche ?

Mme Ribeiro,

je peux vous faire une confidence ?

Il y a 3 semaines, on a saisi la propriété d'un monsieur

qui ne payait plus son crédit depuis un an.

Il était pauvre,

seul.

J'ai retardé l'échéance au maximum,

j'ai même failli payer moi-même,

mais l'inévitable est arrivé.

La semaine dernière, il est venu.

Au milieu de la banque,

il a baissé son pantalon...

et il a fait sur le sol.

Il a chié dans la banque ?

Le directeur a appelé la police et il a passé la nuit en cellule.

Je n'en dors plus la nuit.

Le numéro de notre service clients joignable entre 8 h et 17 h.

Entre 8 h et 13 h le week-end et jours fériés.

Marilia, on peut se voir ?

Oui, bien sûr.

Marilia, on frôle l'incompétence sur ce dossier que vous gérez.

Je vous ai pourtant dit

que la banque comptait sur cet investissement.

- Vous m'expliquez ? - Je suis fatiguée, je dors mal...

Reprenez ce dossier et rectifiez le tir.

Entendu.

Le reste, ça m'est égal.

Tenez.

Bonjour. Je peux vous aider ?

Tout à fait. Je suis... J'ai oublié mon numéro fiscal.

Je peux remplir la fiche chez moi et revenir demain ?

- Bien sûr. - Parfait.

Toutes mes excuses.

Merci beaucoup.

- On va manger ? - Ouais, j'ai la dalle.

Salut.

Tu t'es bien reposée ?

Ca m'a fait du bien de rien faire.

Tant mieux.

Du nouveau ?

Simple curiosité.

Non, elle n'a pas récidivé.

Elle a peut-être décroché.

Ou ta stratégie avec la journaliste a marché.

Je t'avais dit que ça marcherait.

On mange ensemble ?

Avec plaisir.

Chinois ?

Cela dit, je reste persuadée qu'elle va remettre ça.

Je préfère que tu sois prévenu.

C'est toi qui régales ?

Fait chier.

J'y arriverai jamais.

Calme-toi.

Calme-toi et pose l'argent sur le comptoir.

Calme-toi, j'ai dit !

Putain de merde !

C'est qui ?

Maman ?

Bonsoir, ma chérie.

Qu'est-ce qui se passe ?

Tout va bien ?

Assieds-toi.

J'ai rompu avec Cobra.

Ma chérie...

Comment ça se fait ?

Faute de bourse,

il a demandé à ses parents de payer pour mes cours.

Ils ont refusé et ça m'a gênée.

Toujours se méfier des gens qui ont une cave à vin chez eux.

Ils y sont pour rien.

C'est vrai, c'est pas à eux de payer pour moi.

C'est mon rôle. Pourquoi tu m'as rien dit ?

Pardon.

Après, il m'a fait ces dessins.

Il est vraiment à fond sur toi.

Oui. Même si, parfois, il prend des risques.

Comme toi.

C'est vrai.

Je prends des risques.

Tu peux encore faire marche arrière.

Tu veux rester dîner ?

Je veux bien.

C'est vrai ?

Super.

Tu peux changer les choses.

Et revenir en arrière.

Viens.

- Tu veux manger quoi ? - Tout sauf de la seiche.

Gabi ?

Tout va bien ?

Oui. Je m'excuse pour l'autre jour.

Je m'excuse pour mes parents.

J'ai reçu tes dessins.

Ils te plaisent ?

Tu dois continuer le dessin.

Tu le penses ?

J'ai bien aimé me voir en danseuse. Ca m'avait manqué.

Tu parles de moi ou de la danse ?

T'es con.

Je suis venue à pied,

mais j'ai cours dans 15 minutes.

Il y a un arrêt de bus là-bas.

Je te prends un casque.

C'est la voiture de mon mari.

Sa société vend des filtres à eau.

Il fait beaucoup de kilomètres par jour.

D'accord. Vous avez des enfants ?

On a deux chats.

D'accord, je vois.

Désolée. Au revoir.

Au revoir.

Tu es passée où ?

J'arrive.

Les profils sur lesquels tu bossais hier, ils sont faits ?

- Oui. Je te les donne en arrivant. - A tout de suite.

A demain.

Gabriela ?

Bonjour.

Je ne m'attendais pas à te voir.

Je veux reprendre la danse.

Tiens donc. Quand ?

Dès que possible, si vous le permettez.

Tu aurais dû continuer.

Tu n'as plus le niveau. J'ai donné le rôle à Raquel.

Raquel danse très bien.

Tu étais bien meilleure.

J'ignore ce qui t'a pris.

J'ai eu quelques problèmes.

On a tous nos problèmes,

mais ce n'est pas une raison pour abandonner.

Je retrouverai mon niveau d'avant.

Trouve-toi une autre école de danse. Tu pourrais repartir à zéro.

Les autres écoles ne m'intéressent pas.

Je n'abandonnerai plus si j'ai des problèmes.

Quand j'aurai des problèmes.

Je suis sérieuse.

Vous devez me croire. Donnez-moi une seconde chance.

J'espère te voir au prochain cours.

- Au revoir. - File !

Bonjour, police. J'aimerais parler à Vanda Lopes.

Vous m'ouvrez ?

Bonjour.

Est-ce que Vanda Lopes est là ?

Non, ma mère n'habite plus ici.

Tu es seule ?

Oui.

J'ai quelques questions à te poser.

Je peux entrer ?

Non, mon père est pas là. Je peux pas ouvrir aux inconnus.

Ca ne prendra pas longtemps.

Je pense qu'on devrait rentrer.

Ca évitera que les voisins me voient. Non ?

D'accord.

Combien de personnes vivent ici ?

Juste mon père et moi.

Ta mère habite où, maintenant ?

Je sais pas, je l'ai pas revue.

Elle est partie quand elle a quitté mon père.

J'en sais rien.

Tu sais où elle aurait pu aller ?

Papa pense qu'elle est partie au Brésil.

Et pourquoi le Brésil en particulier ?

On a de la famille là-bas. On y va souvent.

- Qui est-ce qui vit là-bas ? - Ma tante.

Comment elle s'appelle ?

Tu ne sais plus ?

Ca fait longtemps qu'on n'y est pas allés.

Tu viens de dire que vous y alliez souvent.

Ta mère n'est pas au Brésil, je me trompe ?

Tu sais que si tu me mens, tu risques d'avoir des problèmes ?

C'est mon chef.

Oui, Manuel, je t'écoute.

Bordel, Elisa !

Tu fais quoi ? Pourquoi t'interroges des plaques ?

Me dis pas

que ça concerne la Veuve noire.

D'accord. C'est compris.

"C'est compris" ? Tu racontes quoi ?

Ramène tes fesses dans mon bureau. Tu m'entends ?

Bien sûr.

Je lui dis tout de suite.

Ils ont localisé ta maman.

Ils vont l'arrêter dans 30 min.

Ce serait plus simple si tu me disais où elle se trouve.

Moi, je serai moins brusque que mes collègues.

Si tu ne veux pas me le dire, je comprends,

mais je trouve ça dommage.

Il est encore temps d'aider ta maman.

A condition de me dire où elle est.

Comme ça, je ferai en sorte de la trouver avant eux.

Tu veux aider ta maman ou non ?

Adaptation : Benjamin Hagelberger

Sous-titrage : Iyuno-SDI Group

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