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Zulu
Quoi encore ?
Oui, je t'ai menti.
Oui, Jorge est avec moi. Et alors ?
C'est mon fils, je l'ai pas enlevé.
Tu m'as tout appris, figure-toi.
Je m'en tape, fais comme tu le sens et lâche-moi la grappe.
T'as pas le droit de faire ça. T'es une criminelle !
- J'appelle les flics. - Ca va !
- Tu vas perdre les gosses. - Va bien te faire voir !
Donne-moi ça. T'es trop petit pour porter ça.
- Je suis déjà un homme. - C'est ça.
Allez, passe derrière.
Je peux monter devant ?
Pas question. Monte derrière.
S'il te plaît.
Alors, du côté passager.
Prends ça.
Passe-moi mes lunettes.
Tu resteras toujours un enfant.
Quoi ?
Ne grandis jamais. Maman a eu sa dose des hommes.
Ta ceinture.
Par ailleurs,
le braqueur surnommé l'Ermite
est l'homme le plus convoité du pays.
Des dizaines de femmes vont lui rendre visite,
disant être des grandes fans. C'est un peu "Qui veut épouser..."
Maman, c'est quoi, cette aventure ?
Une aventure très marrante.
Tiens, cherche les lignes vertes. Ce sont les routes nationales.
Celles-là, c'est tout.
Pas les lignes rouges, je veux pas les autoroutes.
Pourquoi ?
C'est plus beau que sur l'autoroute, tu trouves pas ?
Maman, regarde là.
Non, chéri, les petites routes.
Les petites routes, c'est tout.
Pas les lignes rouges.
Elisa, on te voit plus.
C'est vrai.
- Tu es partie voir l'Ermite ? - Oui.
Le patron a pas dit pourquoi.
On a parié.
Pour moi, tu vas te tatouer "Veuve noire" sur le front.
Les autres disent sur la chatte...
Ma copine m'a toujours dit
que vous étiez une vraie bande de guignols.
Parce qu'elle nous connaît pas.
On se refait pas.
On mange ensemble ?
Non, merci.
On n'a aucun nouvel élément,
la suspecte ayant cessé ses braquages.
Cette absence d'éléments,
cela veut dire que vous abandonnez l'enquête ?
Non, l'enquête se poursuit.
Que comptez-vous faire ensuite ?
Pour le moment, la police judiciaire examine les preuves
et les informations recueillies à ce jour.
Le mieux à faire est d'attendre que la suspecte
récidive.
C'est ce que préconise la police ? Attendre ?
La police n'attend pas sagement.
Tous les moyens sont mis en oeuvre pour la retrouver
et on fait le maximum pour boucler l'enquête rapidement.
Du nouveau sur la braqueuse ?
Aucune idée. C'est plus mon enquête.
Pourquoi ?
J'ai d'autres enquêtes.
Dommage. J'avais des questions à vous poser.
Posez-les à mon chef.
Votre chef ?
Il parle, mais il est radin sur les infos.
Excusez-moi.
Tu peux pas dire ça.
Dire qu'on attend qu'elle commette un autre braquage
et dire en même temps qu'on la recherche activement.
C'est contradictoire !
Elle va rien comprendre. Ca va pas la pousser à refrapper !
- Faut la provoquer. - C'est plus ton enquête.
Arrête de donner des ordres à tout-va !
Fait chier !
Qui est réellement cette femme,
celle dont tout le pays parle ?
Elle est connue pour commettre des actes graves,
parfois avec violence.
Elle aurait eu une enfance difficile,
selon une source...
J'ai faim.
Tu as faim ?
Tu veux qu'on s'arrête acheter un sandwich ?
Je veux manger un vrai repas.
Quoi, à cette heure-là ? Il est 17 h.
Et alors ?
Il est super tôt.
Je veux manger !
Maintenant !
J'ai compris, je vais m'arrêter. C'est bon !
Tu manges ta soupe.
Avant tes frites.
Bonjour.
Je vais vous prendre deux biftecks et deux soupes.
Deux soupes et deux biftecks.
Tu pourras m'acheter un sabre-laser en Espagne ?
Non, pas de jouet violent, j'ai dit.
- Je vous apporte l'apéritif. - Merci.
Tu le sais.
Maman ?
C'est cool d'avoir de l'argent.
On peut aller au restaurant.
Moi aussi, chéri, je trouve ça cool.
... qui donne du fil à retordre à la police
depuis plusieurs semaines
qui piétine : l'affaire de la braqueuse de banque.
Maman, regarde ! Elle a une perruque
comme toi.
- On dirait tes lunettes. - ... son portrait-robot
qui a été établi
à partir des images de surveillance collectées lors des braquages.
Interrogé sur cette affaire,
le lieutenant Manuel Santos...
Mon chéri, on va manger vite fait.
- Quand ça arrive, on mange vite. - Pourquoi ?
T'étais pas pressé d'arriver ?
Tout est mis en oeuvre pour retrouver la Veuve noire.
Ce sera tout.
Page sportive :
l'équipe de football du Benfica a battu le Zénith 4 buts à 3
en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Elle a été vue dans un resto.
3e appel en une semaine.
La serveuse est formelle.
C'est la peine de se déplacer ?
Et si c'était vraiment la Veuve noire ?
On y va.
Tu ne manges pas d'olives ?
J'ai appelé la police.
Ils ne vont pas tarder à arriver.
Je m'en occupe.
Et voici vos soupes.
Merci.
Une bonne soupe aux légumes.
Quel âge a-t-il ?
Il a 10 ans.
C'est déjà un grand garçon.
- Bon appétit. - Merci.
Dépêche-toi de manger, ça va refroidir.
Souffle si c'est trop chaud.
Va me chercher du beurre chez Belmiro.
- Et la police ? - T'occupe.
Va acheter du beurre pour les biftecks.
Fais comme moi.
Voilà.
C'est encore chaud ?
Souffle un peu plus fort.
- Tout se passe bien ? - Oui. On attend les biftecks.
Oui, mais ça ne va pas être possible.
En vous voyant, la serveuse a cru reconnaître une autre personne.
Voyez-vous ça !
Qu'il est mignon !
Tu vas partir sagement
avec ta maman,
parce que des messieurs vont arriver et on ne les apprécie pas trop.
C'est qui ?
Non, laissez.
Sortez par derrière.
Il y a une porte près des toilettes.
Courage !
Merci beaucoup.
- On y va. - On ferme.
- Mais j'ai faim. - Je sais, chéri.
Mais pourquoi ?
- On mangera sur la route. - Mon bifteck et mes frites !
M. Romeu, votre femme a déjà appelé trois fois.
Où est-ce qu'on va ?
On va quelque part.
Tu voulais que ce soit l'aventure ?
On y va ?
Comme c'est l'aventure, on va jouer à un jeu.
On doit se cacher.
C'est notre cachette.
De qui ?
Va.
Le premier arrivé a gagné !
Maman, je veux un bifteck.
Je sais, chéri.
Tu peux attendre encore un peu ?
Je m'arrête au prochain restaurant.
Je vous sers des rissois ? Un demi bien frais ?
Non, c'est gentil. Merci.
Très bien. Mais surtout...
Bonjour.
Maria, c'est qui ?
C'est moi.
- Et vous êtes Celeste ? - Oui.
Lieutenant Santos et Filipe, mon collègue de la PJ.
- Qui nous a appelés ? - Moi.
Expliquez-nous.
J'ai déjà dit à vos collègues que j'avais rien vu.
Moi, si. C'était elle, j'en suis sûre.
Ecoutez-moi. Elle a toujours eu du mal
à reconnaître les visages.
Et la dame qu'elle a prise pour la Veuve noire,
qui était assise là-bas, elle était plus vieille. Pas vrai ?
Non, elle était assise là, mais elle n'était pas plus vieille.
Son fils était avec elle.
- Son fils ? - Oui.
C'est vrai.
Tu as raison.
La dame qui était assise à cette table avait un fils
qui devait avoir 16 ans.
Le gosse devait avoir 10 ans !
Tu es mariée ? Tu as des enfants ?
T'y connais quoi ?
Ecoutez.
La dame qui mangeait là
était bien en chair, elle était bien portante,
et son fils était presque adulte.
Quoi ? Elle était mince !
Elle était rousse, avec un enfant.
Et ça fait d'elle la Veuve noire ?
Mesdames...
Vous savez combien d'appels on reçoit par jour ? Des dizaines.
Lieutenant, vous avez raison. Veuillez nous excuser.
Je sais que j'ai raison.
Et je pense avoir compris.
Vous avez trop regardé
la télé et vous nous avez appelés.
Bonne semaine.
On y va.
- A vous aussi. - Bonne journée.
C'était elle.
Non !
- C'était la Veuve noire. - Tais-toi !
Occupe-toi de ta vie au lieu de celle des autres.
J'ignorais qu'elle avait perdu la bourse et arrêté.
Je m'en doutais, alors je vous ai fait venir.
M. Lopes, je vous laisse trouver une solution.
Ca n'a pas été facile pour moi,
car je lui ai consacré beaucoup de temps.
J'ai dû trouver une nouvelle soliste. Quel gâchis !
Ce n'est pas donné à tout le monde. Gabriela le savait.
J'ignore ce qui s'est passé.
Pourquoi tu nous as rien dit ?
On se serait débrouillés
pour trouver l'argent.
Ca sert à rien !
Qu'est-ce qui sert à rien ?
J'en pouvais plus, c'était trop dur.
Tu as toujours dansé.
Tu danses depuis des années.
Ca a toujours été dur.
Dis-moi ce qui t'arrive.
Avant, j'avais maman.
Aujourd'hui, j'ai plus rien.
Vos désirs sont des ordres.
Elle est bonne ?
Tu es tellement gentil, mon chéri.
Parfois, je fais des caprices.
Toi, tu fais jamais rien de mal.
Quand même...
Ces pommes, je les ai volées.
Tu es une voleuse.
Bonjour.
Bonjour, mademoiselle.
On ferme.
Dommage.
J'avais besoin d'un café pour reprendre le route.
Je pique du nez. C'est possible ?
Un petit.
Je vous en fais un.
Merci beaucoup.
Vous avez eu un problème ? Comme une bagarre ou plus grave ?
Il y a des voitures de police devant.
Non, c'est un malentendu.
Comment ça ?
La Veuve noire, la braqueuse, s'est arrêtée manger ici.
C'était elle, j'en suis sûre.
La Veuve noire, ici ?
Le gosse a dit qu'elles avaient la même perruque
et les mêmes lunettes.
J'ai bien vu son visage.
Quel gosse ?
Son fils.
- Elle a un fils. - Tout jeune, il doit avoir 10 ans.
Pas plus.
Ils se sont amusés, ils ont mangé.
Il a demandé à avoir une épée. Elle a dit détester la violence.
Ca lui va bien de dire ça.
Elle a dit ça.
Je vois.
Vous fermez, mais je boirais bien une petite bière fraîche.
Rapidement.
- C'est possible ? - Tout de suite.
Merci beaucoup.
Viens, mon chéri.
C'est beau, hein ?
Touche pas à ça.
Touche pas, je t'ai dit. Viens.
Allez.
C'est beau, hein ?
Excusez-moi.
Bonjour.
- Je voudrais voir Gonzalo Ramirez. - M. Ramirez.
Vous avez rendez-vous ?
Je voudrais une consultation particulière.
Je paierai.
Votre nom ?
Vanda Lopes.
Vanda Ribeiro.
Lopes, c'est le nom de mon ex-mari.
Allô ? Une dame demande à voir Gonzalo.
Elle n'a pas rendez-vous.
Dites-leur que j'ai de quoi payer.
Alors...
M. Ramirez ne peut pas vous recevoir.
Laissez-moi votre numéro, il vous rappellera.
Mon numéro ?
Non, c'est pas la peine.
Je vais attendre.
Ca ne sert à rien, parce qu'il est totalement débordé.
- Aujourd'hui, c'est impossible. - Aucun souci.
Il est débordé.
Aucun souci. J'attends avec mon fils.
Viens, chéri.
D'accord ?
Assieds-toi, chéri.
Arrête, chéri. Descends.
Teresa, tu as accompli un miracle.
C'est fantastique !
Je n'étais pas toute seule.
N'importe quoi.
C'est toi qui as porté le dossier.
Estévez m'a remercié plusieurs fois
de lui avoir épargné la détention.
Félicitations.
Le procès de l'Ermite, il se tiendra à Lisbonne.
Cachez votre joie, surtout.
C'était peut-être une mauvaise idée.
Parfois, ta mère a de très mauvaises idées.
Maman ?
Dans ton salon, les clients avaient toujours raison ?
Bien sûr.
Tu fais quoi ?
S'il vous plaît.
J'ai une question.
Vous connaissez un synonyme de "maintenant" ?
Un synonyme de "maintenant" ?
Le plus fréquent, c'est "tout de suite".
Ma maman demande à voir M. Gonzalo Ramirez
tout de suite !
Tout de suite !
Vous avez compris ?
Allô ?
Salut.
Je pourrai pas venir aujourd'hui.
J'ai passé une sale journée.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Mon père est au courant.
Il m'a accompagné à la danse et il a parlé à la prof.
Elle lui a dit que j'y allais plus, que j'avais plus de bourse
et que j'avais pas payé pour la danse.
Tu peux encore le faire ?
Je sais pas, j'y ai pas réfléchi.
Ca sert à rien, j'ai abandonné.
C'est ce qui te rend heureuse.
Tout le monde s'en fout.
Pas moi.
Tu ne peux pas m'aider.
Tu veux qu'on aille faire un tour ?
Je viens en moto et on va à la plage
se baigner. Ca te dit ?
Non, j'ai pas la tête à ça.
Je vais rester chez moi.
Je t'appelle plus tard.
Bisous.
Vous allez le rappeler.
- Il ne peut pas vous voir. - Si. Vous savez pourquoi ?
Si !
Dites-lui que tous les deux, on a une amie en commun.
Je connais la Veuve noire.
Appelez-le.
Chéri !
Ne joue pas avec ça. Repose-le.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Vanda Ribeiro.
Je viens de Lisbonne pour vous voir.
J'admire la façon dont vous défendez les gens...
Vous avez dit
que vous connaissiez la Veuve noire ?
Je la connais.
Très bien.
C'est ma meilleure amie.
Votre meilleure amie ?
La meilleure amie de la Veuve noire
est venue du Portugal pour me voir ?
Oui, j'ai besoin d'un avocat.
Pour vous ?
Vanda ? Ou...
Pour moi.
Oui, j'aimerais obtenir la garde de mes enfants.
Je ne m'attendais pas à ça.
Gonzalo ?
Un instant. J'arrive.
Entendu.
Nous devrions poursuivre cette conversation plus tard.
Très bien.
Chéri, tu devrais reposer la loupe.
Merci.
Salut.
Je t'ai apporté des T-shirts.
Merci, maman.
- Comment ça va, fiston ? - Papa, ça va ?
Oui. Le lycée, ça se passe bien ?
Très bien.
J'aimerais te parler d'un truc.
Bien sûr.
Tu es sûr que tout va bien ?
- J'ai un service à te demander. - Viens.
Dis-moi tout.
Je dois examiner le certificat du dossier Estévez,
mais je n'ai pas le temps.
Je suis débordée et je suis attendue au tribunal.
Moi aussi, je suis débordé.
Tu es sur quoi ?
Tu réponds pas ?
C'est une femme ?
L'appel est masqué.
Ce ne serait pas drôle, sinon. Je saurais pour ta maîtresse.
Gonzalo.
J'ai besoin de ton aide.
Je dois travailler sur l'affaire de l'Ermite.
Ton dossier Estévez est bien avancé ?
Ecoute.
Moi aussi, je préférerais faire du pro bono.
Mais pour ça, comment on fait ?
Je rends la voiture qu'on vient d'acheter ?
On annule nos vacances d'été à Rome ?
Comment on fait ?
Dis-moi.
J'ai besoin que tu m'aides au cabinet.
Un jour, il sera à nous deux, je te rappelle.
Pense à notre avenir.
Ce n'est pas l'Ermite qui paie les factures.
Oublie cette affaire.
Olga ?
Arrête de m'envoyer des messages.
J'aimerais te parler.
Demain, on pourrait se voir ?
Autour d'un café.
Je sais pas trop.
S'il te plaît. On se doit bien ça toutes les deux.
Pourquoi ?
Parce qu'on a vécu ensemble,
pour tout ce qu'on a partagé.
Me retrouver sans toi, du jour au lendemain...
je ne m'y fais pas.
Tu veux bien ?
D'accord.
A demain.
C'est bon.
Boum,
à terre !
Maman ?
- Ca, c'est une vraie suite. - Je suis d'accord.
Une vraie suite.
Il est tard. On va se coucher ?
J'ai pas envie de dormir.
Je sais...
Sale monstre ! Je rêve ou tu m'as frappée ?
Tu maltraites ta propre mère ?
Jorge, tout va bien ?
C'est bon !
Tu as gagné.
Vous avez rencontré mon amie.
Votre amie Vanda.
Deux enfants,
un mariage raté.
Vous m'entendez ?
Oui.
Vous êtes le seul avocat que je recommanderais à une amie paumée.
C'est normal.
Elle ne doit pas avoir une vie facile.
Vous pouvez l'aider.
Elle peut vous faire confiance ? J'ai besoin d'en être certaine.
Alors, rendez-vous à Lisbonne.
Salut.
J'aurais peut-être dû choisir un autre endroit.
Non, c'est bon.
Ca ira.
Comment ça va, au studio ?
Tout se passe bien ?
La routine.
Si je pouvais, je retournerais à la bibliothèque.
J'en ai marre de ces foutus clients.
Je t'écoute.
Tu es partie sans rien dire.
Tu as pris tes affaires.
Tu ne réponds pas quand je t'appelle.
On a laissé des choses en suspens.
Tu détestes les choses en suspens, hein ?
Ecoute...
C'était déjà fini entre nous, tu t'en rends compte ?
Quand je te parle, tu m'écoutes jamais.
C'était déjà pas facile avant,
mais ton obsession
pour cette braqueuse de banque...
L'arme.
Elisa...
Attends, je veux qu'on parle et que ça s'arrange.
C'est faux.
Si !
Tu veux bien qu'on en reparle un autre jour ?
Demain ?
Bon appétit !
Bonjour.
Tu vas bien ?
- Gabriela, c'est ça ? - Oui.
Celle dont Zé nous a tant parlé.
Ma femme va arriver, elle vérifie que rien ne brûle.
Je ne te propose pas de vin. Un jus ?
Non, merci. Merci de m'avoir invitée.
C'est normal. On voulait absolument connaître
la petite amie de Zé.
Bonjour, Gabriela.
Ta maman tient un salon de coiffure ?
Oui, le Vanda's.
Où se trouve-t-il ?
Près du marché.
A côté de l'hôtel.
On passe à table ?
Le film se termine,
j'ouvre les yeux
et la salle est vide.
Véridique.
Je te ressers ?
Non, ça va, merci.
- Et toi, chéri ? - Non.
Moi non plus, je suis repu.
Puisqu'on a fini...
Gabi, j'ai parlé à mes parents de ton école de danse
et je leur ai demandé de payer tes cours.
- Chéri... - Ils ont dit
qu'ils y réfléchiraient.
On fait ce qu'on peut pour aider,
mais ce n'est pas à nous de payer.
Je suis d'accord, Zé.
Gabriela a des parents.
Et on ne les connaît même pas.
On ignore s'ils accepteraient qu'on se permette de faire ça.
D'ailleurs,
ils pourraient mal le prendre.
Pourquoi ?
Vous, vous pouvez l'aider.
Ca ne marche pas comme ça.
Et pourquoi pas ?
La vie, c'est pas ça. Et on ne peut pas.
- Pourquoi ? - On n'a pas d'argent.
Vraiment ?
Tu dis ça sérieusement ?
Tu as payé combien pour ce vin ? Dis-moi.
Et toi, maman ? Combien, ce tableau ?
Ca suffit. Le sujet est clos.
On interrompt ce journal pour un flash spécial.
Tu es un homme. Tu devrais déjà comprendre ces choses-là.
... a diffusé le portrait-robot de la braqueuse dite la Veuve noire
ainsi que son profil psychologique.
On en sait davantage sur la Veuve noire.
Selon certaines sources, il s'agit
d'une femme dangereuse et instable.
Marquée par une enfance difficile,
elle aurait été maltraitée et agressée sexuellement.
On suppose qu'elle répète cette violence sur ses enfants.
C'est une femme violente,
une mère narcissique qui maltraite son entourage.
Les mêmes sources affirment qu'on a affaire à un monstre.
Adaptation : Benjamin Hagelberger
Sous-titrage : Iyuno-SDI Group
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