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L'audience va commencer.
Madame Lopes.
Avez-vous réclamé la garde ?
Oui, Mme la juge. Ma cliente...
J'aimerais justement l'entendre.
Merci.
Non, car j'ai déjà la garde de mes enfants.
Leur père peut leur rendre visite quand ils le souhaitent.
Je ne veux pas les en priver.
Mais je tiens à m'occuper d'eux.
De votre côté, monsieur Lopes,
vous avez également réclamé la garde.
Avant tout, bonjour, Mme la juge.
J'ai réclamé la garde, oui.
C'est la stricte vérité, quand Vanda dit
qu'elle s'est plus occupée d'eux.
Malgré ça...
elle a beaucoup changé.
Et franchement pas en mieux, Mme la juge.
Vanda a fermé le salon, quitté la maison...
Elle pleure sans arrêt.
De quoi ?
- Elle peut plus les gérer. - Tu te fous de moi ?
J'irais jusqu'à dire que Vanda est en pleine dépression.
En pleine quoi ? Espèce de...
Elle a voulu mettre le feu à l'appart.
Menteur !
Sans mon intervention, y aurait eu un malheur.
Tu sais que c'est vrai.
Vanda, tu vas pas bien.
Pour quelle raison avez-vous fermé votre établissement ?
Vu la conjoncture...
De quelle conjoncture vous parlez ?
Je l'ai surpris au lit avec ma salariée.
Il a payé ni impôts ni cotisations.
J'ai fermé Vanda's par ta faute. Tu m'as volée et trompée !
Elle invente aussi des trucs, Mme la juge.
Selon mes informations,
le salon de beauté était la propriété
de Mme Vanda Lopes.
Fiscalement, elle est responsable.
Non, non.
C'est Mario qui gérait ça.
Vrai ou pas, sac à merde ? Dis-le à Mme la juge.
Maître, dites-lui de se calmer.
Va te faire foutre, Mario !
Pauvre merde.
Calmez-vous.
Madame Lopes,
en cas de nouvel outrage au tribunal,
je me verrai obligée de vous exclure.
Entendu ?
Madame la juge...
ma cliente bénéficie aujourd'hui de l'assurance chômage.
Elle est résolue à trouver un emploi.
Elle a un toit, une voiture...
Une vie bien organisée.
Que faites-vous à l'heure actuelle ?
Consultante en produits de beauté. Je vends des crèmes.
Ca n'est indiqué nulle part.
C'est récent.
- Vous avez un toit ? - En location.
A combien s'élève le loyer ?
Mme la juge, ma cliente a vu sa vie bouleversée.
Elle a besoin d'un peu de temps.
J'entends bien.
Mais je dois savoir comment elle fait
pour payer le loyer,
se nourrir et régler les factures.
Il me faut des justificatifs de revenus mensuels
afin de pouvoir évaluer au mieux
votre situation économique par rapport aux dépenses
qu'impliquent deux mineurs.
Mes revenus proviennent de la vente des crèmes.
Madame, pouvez-vous expliquer au tribunal
quel est votre projet de vie ?
Mes enfants.
Vos enfants.
Et comment comptez-vous subvenir à leurs besoins ?
Bien.
Le tribunal décide que,
dans l'intérêt des mineurs,
ils seront provisoirement remis...
à la garde de leur père.
Merci beaucoup.
Le temps que vos finances vous permettent
de leur offrir une vie décente.
Les mineurs séjourneront chez leur mère
un week-end sur deux,
ainsi qu'un jour par semaine.
Par ailleurs,
la prochaine audience se tiendra dans 90 jours.
Madame Lopes...
J'ai entièrement confiance en vous.
Vous allez vous ressaisir.
Bonne chance.
Un souci ?
Non.
Dis-moi ce qui va pas.
C'est juste que...
Ma mère a jamais raté une audition.
Pour elle, c'était le jour le plus important.
Aujourd'hui, elle est pas là.
Gabriela Lopes.
Chérie...
- Je veux pas te parler. - Attends.
Je sais, je suis en retard.
J'appelle pas ça être en retard !
Pardon...
Pendant des années, t'as obligé les autres
à être à l'heure.
Je sais, écoute-moi.
Gabi chérie !
Je m'en charge et je la ramène. Soyez tranquille.
Trois petits mois.
Après avoir réorganisé ta vie, tu récupéreras les mômes.
- J'ai besoin de toi. - Je suis là.
Pour les crèmes.
Il va falloir en vendre des tonnes.
Si tu as besoin de quelqu'un, appelle Herminia ou...
Et si tu vends un produit à 10 euros,
mets-le à 20 sur la facture.
Tu vas payer plus d'impôts.
Pas grave.
Il se passe quoi ?
Tu m'expliques ?
Tu t'es trouvé un vieux richard ?
Vieux ou jeune, c'est toi qui sais. Je suis pas là pour juger.
Tu vas rien me dire ?
Fais attention, Vanda.
Tout ce qui m'importe, c'est de les récupérer.
Je vais continuer les braquages.
Je veux bien croire
que vous avez beaucoup souffert pour en arriver là,
mais je vous déconseille de recommencer.
Si vous me parlez d'un futur crime, j'ai l'obligation...
Je rentre.
J'arrive, ma puce.
Je suis avec une cliente.
Veuillez m'excuser.
C'est moi ou vous avez dit "une cliente" ?
Je suis loin d'être bilingue, mais j'ai cru capter ça.
Voyons voir.
Je disais simplement
que j'ai l'obligation
de signaler tous les crimes portés à ma connaissance.
Alors je ferais mieux de me taire.
La vache.
Je ne vais rien te faire. L'argent dans le sac.
Calme-toi.
Qui est donc cette braqueuse
qui nous pousse à revoir tous nos repères
en refusant le carcan de la société ?
Cette femme,
et j'ose le dire ouvertement,
agit comme le ferait un homme.
Oui, Manuel ?
SIC, j'ai quelques questions.
Non.
Manuel.
Cette banque est hors secteur. Elle a changé de méthode.
Je sais, mais pourquoi ?
Parce qu'elle a gagné en confiance et prend davantage de risques.
Elle se sent puissante.
Conclusion ?
Je sais pas, ça reste contradictoire.
Le fait de dissimuler son arme contredit le désir de pouvoir.
La plupart des braqueurs l'exhibent pour arriver à leurs fins.
Elle, elle la cache.
Oui, mais pourquoi ?
Ca a peut-être un rapport avec l'arme.
Elle paraît confuse.
Elle est contradictoire et énigmatique.
Elle agit seule...
elle porte exclusivement des vêtements sombres.
Un genre de veuve noire.
La veuve noire, c'est une araignée ?
Oui.
Tout ce que je sais,
c'est qu'on n'a aucune preuve, pas d'images exploitables
et pas d'empreintes.
En gros, on est dans l'impasse.
Où tu veux en venir ?
- Va falloir espérer un faux pas. - Elle en fera pas de sitôt.
Dans ce cas, on l'a dans l'os.
Surnommée par la police la "Veuve noire",
elle a braqué plusieurs banques, toujours dans la même tenue.
Son mode opératoire est invariable.
Jusqu'ici, elle ne s'est jamais montrée violente.
T'es quel genre de fille ?
Comment ça ?
De celles qui se jettent direct à l'eau ?
Ou de celles qui y vont en mode...
J'aime bien plonger direct.
Tant mieux.
Dis.
Pourquoi t'as pas parlé à tes parents ?
OK, t'as pas décroché de bourse,
mais ils ont peut-être une solution.
T'avais le premier rôle.
Mon père est fauché
et je parle plus à ma mère depuis la séparation.
Je veux pas les stresser encore plus.
C'était vachement de pression, aussi.
Répéter encore et encore... Je faisais plus que ça.
Je suis pas mieux ici avec toi ?
Je me plains pas.
On se baigne ?
Pas tout de suite.
Sur Mars ?
Et vous croyez qu'on va y aller ?
J'ai plusieurs reçus pour toi. Pense à me les réclamer.
J'oublierai pas.
Avec Herminia, on turbine à donf
comme tu voulais.
Servez-vous.
Tu manges rien ?
- T'es déjà bourré. - Danse avec moi.
Maintenant ?
Une serviette ? Attends.
Je t'aime !
Monica, je t'aime.
Ca va ?
Tout roule !
Pas vrai, Jaime ? Joue avec papa.
Il a fait les travaux dans la remise.
Le résultat est impec.
Avec l'autre flemmard, on y serait encore.
Alfredo !
Rien de cassé.
Bouge pas.
- Je vais t'aider. - C'est bon.
Je vais bien.
Ca va.
Viens t'asseoir.
Fais-le s'asseoir là, Monica.
On va tout ramasser.
Fous-moi la paix !
Vous pensez quoi de la Veuve noire ?
Pourquoi ?
Elle en a dans le slip.
Le braqueur espagnol lui a écrit une lettre
depuis sa cellule.
Elle est dans le journal.
"Veuve noire,
"je n'ai qu'une seule question :
"veux-tu m'épouser ?
"On réfléchit et on agit de la même façon.
"Ils peuvent toujours nous dénigrer,
"mais pour faire bouger les choses...
"il faut savoir ne pas être un mouton de Panurge."
Vous entendez ça ?
"Veuve noire, choisis ta robe, j'apporte le champagne."
Pourvu qu'ils se marient pas.
Je peux pas le sentir, cet Ermite chelou.
Elle, je la kiffe.
Cette femme a un sacré courage.
On devrait faire pareil
et récupérer tout l'argent que la banque nous vole.
Je suis bien d'accord.
En fait, cette femme, c'est une justicière.
Donne.
Tu te sens mieux ?
Oui.
Saute, saute !
Mon coeur...
Faut y aller.
Encore un petit peu.
Ca fait déjà deux fois, faut vraiment y aller.
Rends-moi mon portable.
Chéri, rends-moi... Jorge.
T'as dit que je pouvais rester si je voulais.
Je veux rester.
Sauf que c'est pas possible. Tu me le rends ?
Alors pourquoi tu l'as dit ?
Je sais, mais pas cette fois. Faut y aller.
Je veux pas partir. M'oblige pas.
Jaime.
Viens voir papa.
Quoi de neuf ?
Allez.
Maman.
Je peux manger un truc ? J'ai faim.
D'accord, attends.
Laisse-moi voir.
- Allô ? - Parle.
Ton fils a faim. Je peux le nourrir avant de le ramener ?
Non.
Chéri.
Un sandwich en chemin, ça t'ira ?
Oui ?
Debout.
Enfile ça.
Mon petit chéri...
Viens là.
C'est juste pour quelques jours, d'accord ?
Sois pas triste.
Maman viendra très vite te chercher. D'accord ?
Allez.
Ca va ?
Salut.
Gabi est là ?
- Elle est là ? - Non.
Vous me connaissez, maintenant.
Mieux que la plupart des gens.
C'est quand même étrange,
d'entendre le son de votre voix presque tous les jours
sans pouvoir y associer de visage.
En effet...
Vous...
Vous avez réfléchi
à l'éventualité
de me donner votre numéro ?
J'aimerais pouvoir vous appeler quand je le souhaite.
Non, impossible.
Dans ce cas,
ne m'appelez plus.
Merde...
- Bonjour. - Elisa !
Vous allez bien ?
Couci-couça.
Et toi, comment va la vie ?
Je ne vois plus ton amoureuse.
Elle ne reviendra pas.
Tant mieux si elle est partie, elle m'était antipathique.
Elle sortait jamais ma poubelle. Pas comme toi.
Oui.
Tu es jeune.
Tu trouveras une autre femme qui te mérite plus.
C'est sûr.
Pas besoin d'une femme qui me mérite,
tant qu'elle tolère que je fume.
C'est dégoûtant, Elisa.
Ca doit être pour ça que je trouve pas.
Votre sac, s'il vous plaît.
Certainement.
Merci.
Ils l'ont déjà publiée ?
C'est une belle lettre.
Pas sûr que j'emploierais ce mot.
Pourquoi pas ?
C'est une lettre d'amour.
Je suis fou amoureux de la Veuve noire.
Je n'ai jamais été à votre place.
Dans un pays étranger, incarcéré...
et amoureux, de surcroît.
Comment vous êtes-vous connus ?
Vous savez ce que c'est, d'être amoureuse ?
Depuis quand dure votre relation ?
Notre amour défie le temps.
- Savez-vous où elle est ? - Evidemment.
Où ?
Vous avez déjà été amoureuse ?
On a tous déjà été amoureux.
Au moins une fois dans sa vie.
Est-ce que vous arrivez à concevoir pourquoi je suis amoureux d'elle ?
Vous mentez.
Vous ne la connaissez pas,
vous ignorez où elle se trouve, vous ne l'avez jamais vue.
Je l'imagine mal
s'intéresser à un homme comme vous.
Un braqueur d'âge mûr...
Un raté.
Croyez ce que vous voulez.
Prouvez-le-moi.
Prouvez-moi que vous la connaissez et qu'elle vous aime.
Quel est son prénom ?
Veuve.
Elle pourra prendre mon nom si elle accepte de m'épouser.
Pourquoi passer par la presse et pas lui demander en face ?
Ecoutez.
Si vous dites vrai, je vous aiderai.
La police peut vous aider.
Donnez-moi des infos plus concrètes
et mes collègues iront voir le juge en votre faveur.
La Veuve noire intéresse à ce point la police ?
J'en doute.
C'est vous qu'elle intéresse.
Vous ne savez pas qui elle est.
Vous n'avez rien du tout.
Rien.
Ca fait peur, n'est-ce pas ?
Ca peut être n'importe qui.
Une caissière de supermarché,
une institutrice...
une infirmière.
Elisa.
T'es allée voir l'Ermite ?
Bordel.
T'es psychologue.
T'as pas à interroger des témoins ou à enquêter sans mon aval.
Tu l'as eu ?
Excuse. De toute façon, il baratine.
T'es sur la touche.
Quoi ?
Manuel !
La hiérarchie t'a déjà menacée de procédure disciplinaire.
J'ai commis aucun crime.
Je suis venue le voir, rien de plus !
T'as pas le droit !
Tu vas retourner à ton bureau t'occuper de tes affaires.
Trouve-toi une autre nana et oublie la Veuve noire.
Tiens, tiens. Regardez qui est là.
Tu te souviens pas de moi ?
Non.
Jamais abandonner.
Les chaudes nuits d'été.
T'as changé. Je me rappelle.
Je peux ?
Vas-y.
Alors, comment tu vas ?
Pas top.
Pourquoi ?
Des fois, les autres veulent que t'abandonnes.
Ils te laissent pas bosser.
Tu rames à contre-courant ?
Dans mon cas de figure, c'est exactement ça.
Je suis seule contre tous.
Pourquoi tu t'accroches ?
Par moments, on tombe sur quelque chose...
de différent.
Quelque chose qui sort totalement du cadre qu'on croyait connaître.
C'est motivant.
Je peux t'en taxer une ?
Prends.
Ton boulot est si intéressant que ça ?
Oui.
Et triste aussi.
Triste ? Pourquoi ?
Il s'agit d'une situation extrême pour quelqu'un de désespéré
que j'admire.
Et qui me fait aussi pitié.
La pitié mène nulle part, ma belle.
Vu qu'on est toutes les deux, tu veux pas vider ton sac ?
Je lis les gens.
Je les observe, je les étudie...
je les écoute attentivement.
C'est comme ça que parfois,
j'arrive à les connaître mieux qu'eux-mêmes.
Toi aussi, t'es coiffeuse.
Je suis criminologue.
Tu es coiffeuse ?
J'étais.
Du coup, je comprends mieux pourquoi t'as mauvaise mine.
Ca épuise de courir après les voyous.
C'est pas vrai ?
Si, mais parfois, je sais plus qui sont les voyous.
Ce quelqu'un...
c'est un criminel dangereux ?
Je peux rien dire.
Mais tu peux boire.
On va faire un jeu.
Je vais te poser des questions.
Si j'ai bon, tu bois,
si je me trompe, on arrête.
Ca marche ?
Je suis partante.
Si j'en crois ta petite mine et tes énormes cernes,
tu dois être sur cette affaire depuis plusieurs mois.
Et si tu dis que ça va pas fort...
c'est que t'as aucune piste.
C'est un assassin ?
Je rigole.
T'as épuisé tes questions. Terminé.
En plus, faut que j'y aille.
Si tu veux, on peut recommander.
Non, il se fait tard.
C'est quoi, tout ce boucan ?
Tu dormais, et j'avais faim.
Suffisait de me réveiller, tu crois pas ?
Bouge de là, va t'asseoir. Je m'en occupe.
Et ta soeur ?
- Pas là. - Hein ?
Elle est pas là.
Quoi ?
Le pain est rassis.
Acheté du jour, le pain est rassis.
Manquait plus que ça.
C'est bien ma veine.
La maison de maman est mieux qu'ici.
Pas de bol. C'est ici que tu vis.
Jorge ?
Chier.
Comment ça, il est sorti ?
Par la porte. C'est ta faute parce que t'es pas là.
Tu te fous de moi ?
C'est toi qui as la garde et c'est ma faute ?
La police est là, baisse d'un ton.
Vanda.
C'est ma femme,
la mère de Jorge.
Bonsoir.
Vous disiez avoir entendu du bruit.
Il avait faim.
Je lui ai dit de s'asseoir à table.
Le pain et le beurre y sont encore. Vous allez rester là ?
Pardon.
Désolé de vous demander ça, mais...
Oui ?
Vanda ?
- Maman, c'est moi. - Chéri, tu es où ?
Donne-moi ton adresse.
D'accord, mon coeur.
Une dame peut me déposer.
On verra plus tard.
Passe-moi la dame qui est avec toi.
S'il a fugué, c'est parce que je lui ai un peu crié dessus.
Il m'a pas réveillé et m'a mal parlé.
Je sais où ça se trouve. J'y suis dans 10 min.
Restez où vous êtes, j'arrive.
Oui, merci. A tout de suite.
J'ai un problème de commande, je dois aller m'approvisionner.
J'ai mon portable. Appelle-moi.
- Maintenant ? - Je fais vite.
Bonne soirée.
Je le crois pas.
Jorge !
Comment tu vas ?
Tu vas bien ?
Mon coeur...
Je ne sais pas comment vous remercier.
Il était un peu perdu,
puis il m'a dit qu'il cherchait sa maman.
Tout se termine bien.
Me refais plus jamais ça. Plus jamais, t'entends ?
Je ne sais pas comment vous remercier.
Prenez ça, j'insiste.
Ce n'est pas nécessaire.
L'essentiel, c'est qu'il aille bien.
Au revoir, Jorge.
Au revoir, merci.
Merci pour tout.
Au revoir.
Bonne soirée.
Tu vas bien ?
Maman...
Je me suis enfui de chez papa.
Je sais, mon coeur.
Tu vas me renvoyer là-bas ?
Allô ?
Réponds-moi.
- T'es avec Jorge, je l'ai entendu. - C'est pas lui.
Vanda, t'iras en taule...
Je te dis que c'est pas lui, merde.
T'iras en taule !
Tu vas finir en taule.
Tu rêvais pas de voir autre chose que le Portugal ?
Si ?
On part en voyage, mon chéri.
Viens.
Adaptation : Christophe Ferreira
Sous-titrage : Iyuno.SDI Group Paris
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