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[sirènes au loin]
["Polaroïd", de Metro Verlaine]
[il chuchote]
Quand tu m'as appelé, tu m'as parlé d'une femme.
Euh, non, je crois pas.
Me prends pas pour une truffe.
T'as dit : "Elle voudra pas de fric." Elle, c'est qui ?
Alison Rowdy.
Alison ? [il rit]
- Ton Alison ? - Oui, Alison Rowdy.
Voilà.
T'as recontacté Alison quand t'étais à Londres ?
Je l'ai jamais perdue de vue, surtout.
Elle t'a traité comme une bouse, et t'y retournes ?
- Je t'ai connu plus rancunier. - C'était la seule qui pouvait m'aider.
T'aider. [il rit]
Elle a construit sa vie en témoignant contre toi.
Et la mort de cette femme rousse qu'elle t'a fait endosser ?
Tu devrais la haïr.
Vlado, c'est quoi ça, regarde ?
C'est ça, casse-toi !
Qu'est-ce qu'il a, lui ?
[propos indistincts]
- [patron] Allez, assieds-toi. - Tu peux pas faire ça.
Oui, je la hais, d'une certaine manière.
S'il te plaît, la petite sœur.
Merci.
T'inquiète pas, je m'en fous.
Elle a changé, elle a pris du poids, elle est tapée,
c'est plus ce que c'était, quoi.
Tiens. [il grogne]
Nathalie, elle s'appelait. Cette femme rousse.
- Ah ouais ? - Tu veux un conseil ?
Méfie-t'en grave de ton Alison. Arrête de jouer au con.
Tiens.
Son téléphone.
Tu crois quoi ?
Hein ?
Rien.
[sirènes en fond]
[Albert soupire]
[en anglais] Mon amour.
Il faut que tu dormes.
[il soupire]
Le truc qu'on avait dit qu'on ferait jamais...
on devrait le faire.
Si on se mariait ?
Je sais, je sais.
Je t'aime, ma chérie.
Et l'idée de vivre sans toi...
[il soupire]
Je t'aime.
["You are the one", de Plumm]
[en français] T'as pas l'air frais toi, ce matin.
- Un peu la tête dans le cul. - Ouais.
Après le Chien Noir, je suis rentré ici.
- Directement, vraiment ? - J'ai fait bosser mes gars cette nuit.
On a trouvé un truc qui va t'intéresser.
[Gabriel] Ah ouais ?
Tiens, envoie.
Vas-y.
[il grogne]
La femme de Samir ?
- Myriam Hamza. - Ouais.
Filière classique. Syrie, Turquie, Grèce...
Elle a utilisé ses papiers, donc on l'a retrouvée.
Elle a fait une demande pour rester dans l'espace Schengen.
Transférée en Belgique.
On a eu son numéro, on a vérifié ses appels.
Il y en a un qui sort tous les jours.
Supposément Samir.
Viens, on va boire un café, j'en ai besoin.
[reportage à la télévision]
[en anglais] C'est presque fini.
- Je lui prescris des antidouleurs. - Merci, docteur.
Tu as mal dormi, cette nuit.
Je reviens te voir demain.
Pas d'inquiétude, elle guérit bien, ça va aller.
[Albert soupire]
Merci, à demain.
Kevin Abbot, âgé de 16 ans, a succombé à ses blessures
à l'hôpital aujourd'hui, ce qui porte le bilan à quatre morts.
[Alison] Je suis désolée, ma puce.
[présentatrice] C'est à l'approche de la gare
de King's Cross...
[elle renifle]
- [en français] Tu veux un café ? - Non, merci.
Si on arrête un peu de tortiller du cul, en fait, il y a deux équipes.
Moi d'un côté, qui renifle les hackeurs,
de l'autre, ceux qui veulent l'éliminer.
Tu veux en venir où ? T'arrêtes la mission, c'est ça ?
Non. Mais on est d'accord, si je retrouve Samir, il meurt.
C'est ce que tu veux ? C'est la commande de ton client ?
C'est Didier Taraud, mon client. [soupir]
Le chef de la coordination des services de sécurité de l'Élysée.
- La "Task Force". - Hmm-hmm.
Chargée de contrer les super-pouvoirs de la DGSE.
T'as un truc sur lui ?
Brillant, ambitieux, l'ENA, inspecteur des finances...
Il adore le pognon.
On se demande pourquoi il est pas dans le privé,
il aurait gagné 10 fois plus.
Bon,
on peut rien faire.
C'est protégé par TrueCrypt, impossible à ouvrir.
Qu'est-ce que je te disais ?
[il soupire] Bien, il faut que tu retrouves Samir.
Nouvelle identité, nouvelle légende.
Pars à Bruxelles, ramène sa femme, ça le fera venir.
[Gabriel grogne]
Sabine Louseau, la maîtresse de Taraud.
Elle travaille à la commission européenne.
Elle prend le train à Gare du Nord pour Bruxelles cet après-midi, branche-la.
Qu'on ait des infos sur Taraud, savoir s'il joue pas double jeu.
[rire]
Désolé, mais il pue la merde, ton taf.
OK ?
Je suis pas là pour me faire buter.
Donc vu les risques et le préjudice moral...
Préjudice moral ? Quel préjudice ?
Hé,
j'ai été obligé de recontacter Alison.
[petit rire] Ouais.
Pour voir comme elle est devenue grosse et moche ?
[il rit]
Arrête. Et ça, c'était intéressant ?
[rire] Des photos à la con.
Cette gonzesse est complètement lisse, ou elle est très, très méfiante.
Très prudente.
Hum. Bon, bref, comme je te disais,
j'ai été payé pour un taf, mais il semblerait que j'en ai deux.
- Alors, il me faut plus de fric. - [rire]
[soupir]
[ambiance de restaurant]
[conversations indistinctes]
S'il vous plaît.
[sonnerie de téléphone]
[Gabriel] Maman ?
C'est toi ?
Bien sûr que c'est toi, espèce de connard.
J'allais pas partir sans un petit souvenir de toi.
[Alison] Fais-toi plaisir, fouille.
Maman, non... Maman, une seconde.
C'est... T'inquiète pas,
ne panique pas.
J'arrive, je prends le train pour Bruxelles.
Ça change rien à nos plans.
T'as retrouvé Samir ?
Il est là-bas ?
[Gabriel] Eh non.
Écoute-moi. J'en sais rien, je vais parler avec sa femme,
peut-être qu'elle me dira.
T'es avec quelqu'un, là.
Maman...
Arrête, sois pas jalouse, hein ?
[en anglais] Parfait. Je serai à Bruxelles cet après-midi.
- Appelle dès que tu as du nouveau. - [en français] Maman, je t'aime.
[bip]
[soupir]
[petit rire]
- Les hommes et leur mère. - Ouais, en plus elle est pas toute jeune.
C'est quand ils veulent.
Je sais pas ce qu'ils font.
- Ah, vous aussi vous allez à Bruxelles ? - Oui.
Moi aussi. On a du retard, vous avez remarqué ?
Beaucoup, oui. Un café, s'il vous plaît.
- Deux, s'il vous plaît. - Très bien.
- Et un pain au chocolat. - Et, euh... Un croissant.
- Tout de suite. - La ligne, hein. [rire]
[elle soupire]
- Oh, vous travaillez pour... - Oui, je travaille pour eux.
Enfin, avec eux.
Jean-Marc.
- Sabine. - Ah !
C'est marrant, parce que justement, ma mère s'appelle Sabine.
[petit rire] Coïncidence.
Hasard.
[en anglais] Gardons ce déplacement pour nous
le temps que je parle au PM.
Allez à Bruxelles et signez.
D'accord ?
Et Gleason ? Il va nous tuer.
Putain, Mark ! Vous avez une autre idée ?
On a des morts.
Je dors pas la nuit. Vous dormez bien, vous ?
Non, pas très bien.
Vous croyez que j'aime vous envoyer...
Le PM va voir les parents de ce pauvre garçon.
Parle-lui là-bas, sans Gleason.
C'est une bonne idée.
Bonne chance.
[soupir]
GARE DE BRUXELLES-MIDI
[il rit]
- [en français] Voilà. - [elle souffle]
Je suis là pour... Je ne sais pas combien de temps.
- Merci. - Donc c'est quand vous voulez.
J'y manquerai pas.
Vous êtes à l'hôtel ?
- Non, j'ai un appartement. - Ah bon, d'accord !
- Je vais reprendre ma valise. [rire] - Pardon !
Et le cramique, le craquelin, vous mangez tout ça ?
- Non, pas du tout. - Vous voyez ce que c'est ?
- Non. - On pourrait aller en manger.
[propos indistincts en arabe]
[il se racle la gorge]
[conversations indistinctes]
[voix dans le talkie-walkie]
[sonnerie de téléphone]
[en français] Bonjour... Bonjour.
C'est au sujet de Mme Hamza, Myriam Hamza.
Sa demande d'asile a été acceptée.
[elle acquiesce]
OK.
Ah, euh...
La voilà, elle est arrivée hier.
Elle doit être encore en quarantaine.
D'accord, merci.
[musique en fond]
[conversations indistinctes]
[prières en arabe]
[en français] Bonjour. Le bureau principal, s'il vous plaît.
Votre passe, s'il vous plaît.
C'est juste là-bas.
- Là-bas ? - Ouais.
[chants arabes]
[employé] Myriam Hamza, juste là.
[conversations en arabe]
[en arabe] Mme Hamza.
Enfin je vous ai trouvée !
Mon arabe est un peu rouillé.
Je m'appelle Lounès Cordier.
Mais vous, comment ça va ? Vous êtes en forme ?
Ça va, merci.
Tant mieux.
Et votre fils ? Hicham, c'est ça ?
Il va bien, merci.
Tant mieux.
[en français] Vous parlez français ? [en arabe] Français ?
Non.
[en anglais] Alors, Mme Hamza, si vous voulez bien,
- je vais continuer en anglais. - OK.
Donc...
vous avez fait une demande d'asile en France,
pour vous et votre fils,
mais je ne vois rien pour votre mari.
Il n'est pas avec moi.
OK.
Vous savez où il est ?
Non, je ne sais pas.
[en arabe] Ce n'est pas grave.
[en anglais] Ça ne fait rien, je vais vous emmener
en France maintenant, et on s'occupera de votre mari plus tard.
Maintenant ? Vous voulez y aller maintenant ?
Madame Hamza.
Myriam ?
[en arabe] Vous êtes heureuse ici ?
Bien installée ?
[en anglais] Écoutez.
Le droit d'asile vous a été accordé en France,
ce qui veut dire qu'on peut vous trouver une maison,
et un travail pour votre mari.
Mais si vous préférez rester ici...
Non, je ne veux pas rester, je veux aller en France.
Mais...
Votre mari n'est pas d'accord, c'est ça ?
- C'est ça ? - [en arabe] Je ne sais pas.
Euh...
[en anglais] Vous avez un numéro, un email ?
Vous pouvez communiquer avec lui ?
J'ai un numéro.
Très bien.
Allez appeler votre mari maintenant.
Je vous attends ici.
- OK ? - OK.
OK.
Vous n'avez pas pu le joindre ?
On a un...
... un système. Je laisse un message, il rappelle.
Malheureusement, vous devez vous décider tout de suite.
[en arabe] Je viens. Attendez-moi, s'il vous plaît, monsieur.
Je vais chercher mon fils.
[en anglais] Appelez-moi Lounès.
[en arabe] Merci, Lounès.
Vous êtes très gentil.
De rien.
[conversations indistinctes]
COMMISSION EUROPÉENNE, BRUXELLES
[en anglais] Mme Rowdy, enchantée.
Sabine Louseau, chef de cabinet de M. Vandermeer.
M. Bolton.
- Ravie de vous revoir. - De même.
Par ici.
Le comité est en séance, mais j'ai réussi à vous intercaler.
Nous intercaler dans une séance ?
On ne vient pas faire une présentation.
On vient signer la version déjà négociée.
C'était il y a deux ans.
M. Vandermeer a assuré notre ministre
que l'accord serait signé aujourd'hui,
aux mêmes conditions.
Nos amis anglais,
qui veulent le beurre et l'argent du beurre.
Nous voulons voir M. Vandermeer tout de suite.
Hélas, il est à Berlin.
[petit rire]
[en français] Mme Louseau, vous voulez compliquer les choses ?
Je vous demande juste de respecter la procédure.
L'Europe n'est pas un self-service.
Mark !
[en anglais] On ne va pas partir, elle ment.
Évidemment qu'elle ment.
Elle se prend pour qui ? Il y a toujours une connasse en Chanel
pour me dire qu'on va "m'intercaler".
Évidemment qu'elle ment.
Mais pourquoi ?
En représailles du Brexit.
C'est mesquin, comme une ex jalouse qui nous fait payer.
[notification]
J'ai un rendez-vous.
L'hôtel est par là. Deuxième rue à gauche.
DUNKERQUE, FRANCE
[conversations indistinctes, en français]
[en français] Bonjour, ça va ?
- [vendeur] Ah, salut. - Euh...
- Samir, il vient de Syrie. - [notification]
- Dis bonjour, Samir. - [il souffle]
[en arabe] Attends.
Une seconde.
[en français] Salut, Samir.
[il respire fort]
Appelle-moi
- [conversation indistincte] - [il halète]
[en arabe] Dieu te garde.
- Myriam Hamza ? - [elle acquiesce]
[en anglais] Vos vaccins ne sont pas à jour, madame. Venez.
Non, j'ai été vaccinée en Grèce.
Ça ne compte pas. Venez à l'hôpital.
Non, revérifiez.
Non, on va à l'hôpital.
[en arabe] Vous êtes sur le répondeur de Myriam.
Je ne peux pas vous répondre, laissez un message.
[homme, en français] Si, on va à l'hôpital.
[en arabe] Aidez-moi !
Aidez-moi !
Arrêtez !
Arrêtez !
- Aidez-moi ! - [cris]
[Gabriel] Laissez-la !
Des trafiquants !
[la foule crie]
[en arabe] Réponds, Myriam.
- C'était qui ? - Je ne sais pas.
Mon mari a des ennuis.
Quel genre d'ennuis ?
- [grognement] - [gémissement]
- [coups] - [cris]
[grésillements]
Lounès ! Lounès !
[crissements de pneus]
[Hicham pleure]
[Gabriel grogne]
Mon chéri.
[sonnerie de téléphone]
Gabriel ?
[en anglais] Lounès est blessé.
Lounès ?
[en français] C'est moi.
[il respire difficilement] J'ai besoin de toi.
T'es où, là ?
[en anglais] Je vous l'emprunte.
[bip]
[voix électronique] Bienvenue à Antropa. Welcome to Antropa.
[en anglais] Bonjour, M. Bolton. Suivez-moi.
Monsieur ?
Bonjour, Mark. Ça va ?
Deux cafés, s'il vous plaît.
[il parle au téléphone]
Hum, OK.
À plus tard.
Bob, vous m'avez impliqué dans la mort de citoyens britanniques ?
Vous n'êtes pas venu pour me parler de l'accord foiré avec la commission ?
Je n'ai pas signé pour ça.
J'ai fait ma part au centre, ça devait s'arrêter là.
[rire] Ne soyez pas naïf.
On ne paie pas pour jouer petits bras. On veut la totale.
Des contrats civils
et militaires avec le gouvernement britannique.
La collision était programmée ?
Pas au départ.
Mais après le piratage des Syriens,
on a dû mettre la pression.
Putain, c'est pas vrai...
J'arrête.
Vu ce qu'on a payé, vous allez attendre.
Non, Bob. J'arrête !
S'il m'arrive quoi que ce soit,
un dossier complet est prêt à être envoyé aux autorités.
Ne soyez pas présomptueux.
Vous n'êtes pas le premier à claquer la porte.
[respiration haletante]
Lounès, là.
- [en français] N'en profite pas. - Allez, viens.
- [Hicham pleure] - [Gabriel grogne]
[en anglais] On va où ?
Vous êtes ensemble ?
Il s'appelle Lounès, il a dit.
Il s'appelle Gabriel.
Il m'a menti.
Je n'ai pas l'asile en France.
Il vous a menti pour vous protéger.
Votre mari détient des informations capitales.
Il est en danger, et vous aussi.
Et vous, qui êtes-vous ?
Je m'appelle Alison, je travaille pour le gouvernement britannique.
On va vous protéger, votre mari et vous.
Là, on va où ?
Faites-moi confiance.
Il faut me faire confiance.
OK ?
[Hicham sanglote]
[Gabriel grogne]
[en français] On arrive.
[conversations indistinctes]
[en anglais] Bonjour. Alison Rowdy, chambre 305.
Auriez-vous une chambre pour mon amie ?
L'hôtel est assez plein, mais je vais regarder.
Merci.
[il tape]
Vous pouvez le mettre là-bas ?
Ce sera tout, mesdames ?
Oui, merci.
Ça vous va ?
Ça va aller.
[elle chuchote, en français] Vas-y, doucement.
Ça va.
[il halète, grogne]
[soupir d'effort]
Aïe ! [il grogne]
Attends, je vais le faire.
- [il grogne] - Je vais le faire.
- [elle souffle] - [il grogne]
[en arabe] Ça va ?
Appelez votre mari.
Dites-lui que vous avez des ennuis.
Et qu'il m'appelle. Vite !
OK, OK.
Puis ôtez la batterie.
- D'accord. - Merci.
[en français] Elle sait où il est ?
Ils ont un code.
Elle laisse un message, il la rappelle.
Tu veux pas voir un médecin ?
[il expire] Alors, tu veux plus jouer au docteur avec moi ?
[il grogne]
[il expire]
Écoute, tu les prends, tu les tournes légèrement.
C'est comme un petit crochet.
Tu sors le crochet en essayant de pas tout arracher.
- Tu comprends ? - [elle acquiesce]
Tu désinfectes un peu, en parallèle.
[Alison] OK.
S'il te plaît.
Vas-y.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- T'as peur ou quoi ? - [elle souffle]
Hein ?
Allez.
[grognement]
Voilà.
Tu tournes.
[Alison] Attends.
- Allez, vas-y. - Euh...
[Gabriel] OK.
Tu l'as eu ?
- Ouais. - Tu l'as eu ?
[tintement de métal]
- Il en reste un ? Vas-y. - Oui.
[il crie] Oh, putain !
[cliquetis]
- [les pas s'éloignent] - [la porte claque]
[il soupire]
[il soupire]
[la porte s'ouvre]
Tu peux t'asseoir deux secondes ?
Je sais pas où t'en es...
Enfin, j'imagine que tu m'en veux à mort.
Ce que je veux dire, c'est que...
Je veux plus y penser, j'essaye d'oublier, d'avoir une vie,
et toi, t'es pas un bon souvenir.
Je suis avec quelqu'un depuis 5 ans, et on va se marier.
Mais...
il sait tout ?
Non.
Et tu l'aimes ?
Oui. Énormément.
[petit rire]
Énormément.
[il inspire] Il doit être gentil.
Pourquoi, c'est con, d'être gentil ?
- J'essaye de te dire que j'ai changé. - [il soupire]
- Tu crois qu'on change, toi ? - J'espère.
J'ai horreur de la fille que j'étais...
de ce qui s'est passé.
C'était un accident, non ?
Hein ?
[elle inspire] N'empêche que...
c'est trop tard, on peut pas être...
amis.
Ni rien, d'ailleurs.
Hum...
Bien sûr.
[Hicham pleure]
[il soupire]
Eh bah bravo.
Qu'est-ce que tu racontes, hein ?
[Hicham babille]
Chut, chut, chut.
Alors ?
Qu'est-ce que tu racontes, toi ?
Hein ?
- [Hicham rit] - [Gabriel rit]
[Alison rit]
Eh oui.
[en arabe] Vous l'avez calmé, merci.
Il est adorable.
[gémissement]
[Hicham babille]
[le téléphone vibre]
[tintement de verre]
Richard ?
[en anglais] Un problème ?
[sirènes]
Richard ?
Ça recommence. Encore une attaque.
Ils contrôlent tout le réseau.
L'accord est signé ?
Non, pas encore.
Fais-le.
[hélicoptère qui approche]
- [cris] - [alarmes de voiture]
[grésillements électriques]
[exclamations étonnées]
[les sirènes continuent]
Voilà la méchante sorcière de l'Ouest.
[il soupire]
M. Vandermeer est toujours à Berlin.
On aimerait le joindre là-bas, s'il vous plaît.
Je n'ai pas été assez claire,
hier.
Alison, laissez-moi avec Mme Louseau.
Vous pensez avoir tout pouvoir, mais quand votre chef saura
que vous entravez l'accord
négocié pendant six mois...
[sonnerie de l'ascenseur]
[bip]
[sonnerie de l'ascenseur]
- Le bureau de M. Vandermeer ? - Bien sûr.
C'est au fond à gauche.
- Merci. - De rien.
Lundi matin, 9h30.
S'il vous plaît !
M. Vandermeer ?
Alison Rowdy, secrétaire particulière de Richard Banks.
Excusez-moi. Oui ?
Une seconde.
Je vous croyais repartie.
Un problème avec les conditions, m'a-t-on dit.
[petit rire]
Je crois qu'il y a eu un petit malentendu.
Nous devons rejoindre
le bouclier européen au plus vite.
Je vais préparer les documents.
Euh...
Je peux être prêt à signer à 20h.
Parfait. M. Bolton et moi serons au rendez-vous.
Bien.
[en français] Une chance, M. Vandermeer est revenu de Berlin.
[elle soupire]
C'est la conseillère de Richard Banks.
Tu sais, celle qui flique Bolton.
Quel nom ?
- Alison Rowdy. - Tu crois qu'elle a compris ?
Que je bloquais le deal ?
Oui, ça, elle a compris.
[elle soupire] Je fais quoi ?
Bon, ce soir, quand ils viendront signer, ne sois pas là.
Ça les empêchera pas de signer.
J'ai mis du fric sur un compte en Suisse pour toi, discute pas.
- Me parle pas comme ça. - Alors arrête.
Ils ont pas signé. Tu auras un empêchement à cause de ton fils.
Tu laisses Vandermeer se démerder avec les anglais.
Reprends ce fric, j'en veux pas.
Tu te fous de Pierre, alors ?
C'est un luxe de faire un enfant mal cuit, ma chérie.
Bob, vous avez envoyé un abruti
à Bruxelles, il a rien compris.
Un problème ?
Ils ont rendez-vous pour signer ce soir, je peux plus rien faire.
[programme TV en arabe]
[le téléphone vibre]
[le programme TV continue]
- Sabine ! - Jean-Marc ?
[il grogne]
C'est gentil de se rappeler de mon prénom.
J'ai vraiment besoin d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Très bonne nouvelle.
Dans une heure ?
Je peux gérer.
Allez, à tout à l'heure. Je t'envoie l'adresse.
[la sonnette retentit]
[en anglais] Il n'y a de caméras
que dans les couloirs, mais regardez.
C'est Delage ?
Oui.
Dans la confusion, il est entré pour l'achever ?
Ça aurait été commode, mais non.
Walid a été empoisonné à la Scoline.
Un paralysant à diffusion lente qui plonge dans le coma.
On arrête de respirer au bout de 24 h.
Donc il agonisait déjà ?
Il y a autre chose.
Alison.
Attendez.
On était ensemble en bas.
Elle reçoit un appel de Banks,
elle monte voir Walid sachant qu'il est là aussi.
Et elle tombe sur Delage.
Ils sont ensemble dans la pièce pendant 45 secondes.
Quoi ?
Elle n'a pas dû le reconnaître.
Là, Walid vient de mourir.
Delage sort en vitesse,
elle reste dans la pièce.
Bon sang !
Elle vous a caché qu'elle n'était pas seule ?
[conversations indistinctes]
- [femme, en français] Bonjour. - [Sabine] Bonjour.
- Ça va ? - Ça va.
[petit rire]
Ça a dû faire mal. Moi qui pensais avoir une journée de merde.
C'est rien. Bricolage.
- Un autre. - OK.
Je m'en foutais qu'il soit marié. J'étais fascinée par lui.
Je voulais tout ce qu'il peut m'apporter.
J'étais addict à son monde. C'est con, hein ?
Non.
Moi aussi, à un moment, j'étais accro.
Ça m'a fait faire que des conneries.
- Hum. - J'ai compris que dans cette situation,
il y a pas 36 solutions.
Ou tu te casses, ou t'es mort.
Et t'as réussi, toi ?
- À rompre complètement ? - Oui.
Enfin, je te dis pas que...
Quand je pense à elle, ça me fait quelque chose, mais bon...
C'est la nostalgie. C'est le passé.
Tu la vois souvent ?
Non. Non, non.
C'est pas possible.
Mais moi, j'ai un enfant avec lui.
Je savais pas. T'as un enfant ?
[elle acquiesce]
[petit rire]
- Aux enfants. - Ouais.
Des autres ! [rire]
[en anglais] Vous êtes sur le répondeur de Mark Bolton,
je ne suis pas disponible...
[elle soupire]
Pourriez-vous appeler la chambre de M. Bolton ?
La chambre 105, c'est ça ?
[elle acquiesce]
[elle compose le numéro]
[Gabriel, en français] Je t'en prie.
[Sabine] Merci. Gentleman.
Je fais le tour, j'arrive.
- Je te rejoins. - Oui.
Go !
[Gabriel] Allez !
[elle souffle]
Mark !
C'est charmant.
Chut. La nounou dort là-bas.
[gémissements, souffles]
[respirations haletantes]
- [elle gémit] - [il grogne]
Attends.
- [il grogne] - [elle rit]
[gémissements]
- [gémissements] - Chut.
[en anglais] Vous l'avez vu entrer ?
Oui.
Il n'a pas pu se perdre.
Euh... Gerry ?
Tu n'aurais pas vu Mark Bolton ?
- Le collègue de Mme Rowdy ? - Non, désolé.
Merci.
Sabine vous transmet
ses regrets de ne pas être présente.
Une urgence, m'a-t-elle dit.
Un problème personnel.
Excusez-moi.
Mme Rowdy,
tout va bien ?
[respiration tremblante]
[elle renifle]
[la porte claque]
[elle renifle]
[le sèche-mains souffle]
[soupir de surprise]
[elle respire difficilement]
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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